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Nouvelles

Conseil économique et social: Hommages à feus Nestor Wadagni et Dieudonné Lokossou
La cérémonie de clôture de la septième session extraordinaire de l’année 2021 du Conseil économique et social a été l’occasion pour ses membres de rendre, ce jeudi 09 septembre, hommage à leurs anciens collègues, feus Nestor Wadagni et Dieudonné Lokossou. Après l’adoption du procès-verbal de la cinquième session extraordinaire du Conseil économique et social, le président Tabé Gbian et les autres conseillers ont présenté officiellement, ce jeudi 09 septembre 2021, les condoléances du Ces à la nation et à leurs familles, suite aux décès de Nestor Wadagni et Dieudonné Lokossou, respectivement vice-président et ancien conseiller de l’institution. A en croire le président Tabé Gbian, les conseillers se préparaient pour la visite de terrain et un séminaire quand la nouvelle du décès du vice-président Nestor Wadagni est tombée. «A ce moment précis, nous étions bien loin de nous imaginer la triste réalité à laquelle nous nous trouverions confrontés. Au petit matin du samedi 04 septembre la nouvelle du décès de monsieur Nestor Wadagni, vice-président de l’institution, nous est parvenue. Plus qu’un collègue, nous venons de perdre un frère à tout point de vue », a-t-il déclaré. Mais Nestor Wadagni n’est pas le seul collègue que pleure le Ces. « Comme si cela ne suffisait pas, la nouvelle de la mort de l’ancien conseiller Dieudonné Lokossou nous est parvenue le mardi 07 septembre. Ces disparitions tragiques créent un grand vide dans nos cœurs », a poursuivi Tabé Gbian. Selon le président du Ces, le décès du vice-président Nestor Wadagni est la principale raison de la modification du calendrier de la 7e session extraordinaire du Ces. Un registre de condoléances est déjà ouvert au siège de l’institution afin de recueillir les témoignages des familles, proches et collègues des illustres disparus. Tabé Gbian rassure de la présence du Ces à toutes les étapes des obsèques des illustres disparus. Dans la même logique d’hommage, les conseillers ont décidé de baptiser la salle des plénières « salle Nestor Wadagni ». Pour finir, le président du Ces a remercié tous les conseillers pour le professionnalisme et l’esprit de sacrifice qui les a animés tout au long des visites de terrain. « Les comptes rendus qui nous ont été présentés sont édifiants et augurent de bonnes conclusions qui permettront à notre institution de s’illustrer une fois encore par la qualité des informations à adresser aux décideurs», a-t-il fait savoir. Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Actualités 10 sept. 2021


Décès du syndicaliste Dieudonné Lokossou: Une « voix de la justice sociale » s’est éteinte
L’ancien secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) n’est plus. Dieudonné Lokossou s’en est allé à l’aube du 7 septembre 2021, laissant le monde syndical en deuil. 7 septembre 2021. Dieudonné Lokossou n’a pas attendu le lever du jour avant de prendre départ pour la félicité céleste. Admis 48 heures plus tôt aux urgences du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm), il y a rendu l’âme. De retour à la Bourse du travail, le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), Noël Chadaré a du mal à cacher ses émotions. « Je suis sonné, dévasté et pratiquement inconsolable. Celui qui s’en est allé, le camarade Dieudonné Lokossou est un grand frère, un ami de tous les instants. C’est quelqu’un avec qui j’ai une relation fraternelle, chaleureuse et avec qui je partage les moments les plus difficiles », confie-t-il. Pourtant, selon ses proches, rien ne présageait d’un départ précipité du « Général » à la retraite. Il venait parfois en renfort à ses camardes de lutte, à chaque fois qu’il s’agit de la défense des intérêts des travailleurs. Mais tout a changé du coup ce premier week-end de septembre 2021. L’ancien secrétaire général de la Csa-Bénin a commencé par se plaindre de malaise. Il sera très vite admis aux urgences du Cnhu. « Les enfants disaient que sa santé s’est dégradée dans la nuit du dimanche. Je suis allé très tôt le matin le voir. Il a fait un taux de glycémie élevé de 4. C’est un peu trop. Il était dans un état comateux. Il a été envoyé donc en réanimation. C’est ce que le Sonseil des médecins a décidé», précise Noël Chadaré. Mais une fois à l’hôpital, le tableau donnait toujours des signes d’alerte. Au petit matin du mardi, il a déposé, pour toujours, les armes. « On nous a fait comprendre qu’il a rendu l’âme des suites d’une embolie pulmonaire, contrairement à ce que les gens pourraient faire croire sur les réseaux sociaux. Nous avons déposé son corps à la morgue à Akpakpa, en attendant que la famille décide de la suite. S’il était mort de Covid, on n’aurait pas eu son corps. Ils ont fait les tests et ça n’a rien à voir avec la Covid », martèle le Sg de la Cosi-Bénin. Dieudonné Lokossou est un syndicaliste très connu pour ses critiques à l’encontre des régimes. Avec verve, l’ancien secrétaire général du syndicat des travailleurs de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) dénonçait les problèmes de gouvernance qui ont fini par emporter cette société d’Etat. Déjà en 2004, avec Guillaume Attigbé, il a été représentant de la Confédération des Syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) au Conseil d’administration de la Caisse nationale de Sécurité sociale (Cnss). Dans plusieurs autres institutions, il a laissé ses empreintes comme au Conseil économique et social. Après deux mandats consécutifs à la tête de la Csa-Bénin, le Sg Dieudonné Lokossou a passé le témoin à Anselme Amoussou en janvier 2017. Une retraite écourtée par son départ pour la félicité céleste.   Actualités 08 sept. 2021


Couverture maladie universelle et assainissement pluvial : Le Bénin obtient 86 milliards de la Bid
Le Bénin obtient deux financements concessionnels de 86 milliards de francs Cfa auprès de la Banque islamique de développement (Bid) pour la mise en œuvre de deux grands projets du Programme d’action du gouvernement. Ces accords de prêt ont été signés lors de la 46e assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du groupe de la Bid entre Muhammed Sulaiman Al-Jaser, président dudit groupe et Romuald Wadagni, ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances. Le projet « Combler les écarts: santé commu-nautaire, ressources humaines et nutrition » ainsi que celui « d’Appui au Programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou (Papc) » deviendront bientôt réalité au Bénin. Le gouvernement vient de signer deux accords de prêt de 86 milliards F Cfa avec la Banque islamique de développement (Bid), lors de la 46e Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du groupe de la Banque islamique de développement (Bid). Le projet « Combler les écarts : santé communautaire, ressources humaines et nutrition » vise à améliorer l’offre de services en santé en vue d’une couverture maladie universelle pour la population à l’horizon 2025. Ce projet a pour but de rendre accessibles les services de santé de façon permanente à toute la population à travers le renforcement du système de santé communautaire, des ressources humaines de qualité en santé et des services de nutrition. Pour sa part, le projet d’Appui au programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou (Papc) consiste en la construction de 13 km de collecteurs de drainage toutes sections confondues dans les quatre bassins versants de la ville de Cotonou. Cet ouvrage contribuera à améliorer la qualité de vie des habitants de plusieurs quartiers défavorisés.

Excellentes relations saluées

Saisissant l’opportunité de cette cérémonie, le ministre d’Etat Romuald Wadagni a transmis au président de la Bid, Muhammed Sulaiman Al-Jaser, les chaleureuses félicitations du président de la République Patrice Talon pour sa brillante élection aux fonctions de président du groupe de la Bid, ainsi que ses vœux d’excellente santé et de plein succès pour le développement des pays membres. Il a aussi salué les excellentes relations entre la Bid et le Bénin, matérialisées par des financements substantiels au profit du Programme d’action du gouvernement, puis exprimé ses vifs remerciements pour le soutien constant apporté au Bénin par son prédécesseur Mohamed Bandar Hajjar. A son tour, Muhammed Sulaiman Al-Jaser a exprimé ses sincères remerciements au ministre d’Etat Romuald Wadagni, et l’a rassuré de la poursuite sans relâche des appuis du groupe de la Bid au profit de la prospérité et du bien-être des populations du Bénin. Il a enfin félicité le président de la République et son gouvernement pour les grandes avancées du pays sur le front économique. Rappelons que la cérémonie de signature a connu la présence de tous les membres de la délégation du Bénin dont Hamet Aguemon, ministre conseiller aux Investissements, et Zul-Kifl Salami, chargé de mission du président de la République, ainsi que les cadres du ministère de l’Economie et des Finances du Bénin.
Actualités 02 sept. 2021


Arnaud Gbétchédji à propos de la sûreté radiologique : « Les rayonnements ionisants donnent des maladies comme le cancer »
Le Bénin dispose désormais d’une loi qui réglemente le secteur de la radiologie. Une avancée en matière de protection des populations contre les méfaits des rayonnements radiologiques, selon Arnaud Gbétchédji, chef de la sûreté radiologique à l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection (Ansr). Ce qui revient aux exploitants des différentes sources radiologiques de déclarer à l’autorité, leurs sources et le domaine dans lequel ils l’exploitent, pour des mesures. Quel processus suivre au plan national pour réglementer l’usage des matières radiologiques trois ans après le vote de la loi n°2017-29 du 15 mars 2018 portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin ? Arnaud Gbétchédji : Toutes les installations au Bénin qui utilisent des sources de rayonnements ionisants dans le cadre de la recherche ou du développement devraient se rapprocher de l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection (Ansr) pour faire une déclaration desdites sources et le domaine dans lequel elles sont utilisées. A la suite de cette démarche, l’Ansr répondra à la déclaration pour accorder l’autorisation si cela est nécessaire, puisque toutes les sources ne vont pas bénéficier d’une autorisation. Certaines pourraient être exemptées. Mais c’est à l’autorité de notifier à l’exploitant que sa source peut être exemptée de la réglementation ou qu’elle est sous réglementation. C’est dans ce sens que nous rencontrons les exploitants pour les sensibiliser, conformément à la loi, qu’ils ont l’obligation de déclarer leurs sources et d’avoir une autorisation avant de les exploiter. Ils ne peuvent pas utiliser ces sources simplement sans autorisation puisqu’elles peuvent porter des dommages aussi bien aux travailleurs qu’au public. Par conséquent, ceux qui utilisent les sources de rayonnements ionisants doivent les déclarer afin d’avoir une autorisation avant de les utiliser. Que peut-on entendre par rayonnements ionisants ? Les rayonnements ionisants sont des énergies un peu comme de la lumière, mais une lumière qui comporte une quantité d’énergie qui est capable de faire du mal. Ça traverse des matières, ça peut traverser des murs, des chaises, l’eau… A l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection, nous avons la capacité de donner des informations aux gens pour les orienter sur le type de matériel à prendre pour réduire cette lumière à une quantité qui ne va pas causer de dommages. On utilise ces sources dans le domaine de la santé, dans l’industrie, dans le domaine de la recherche et ce n’est pas limitatif, la science étant en évolution. On peut même introduire des sources dans des matières sans qu'on le sache au niveau de l’autorité. La science évolue et dès lors que ça entre dans la constitution de ces matériaux, les exploitants ont le devoir de nous les déclarer parce que quand nous allons sur le terrain avec des équipements, on a la capacité de détecter ces rayonnements. Les matières à rayonnements ionisants se trouvent-elles sur le territoire béninois? Les matières à rayonnements ionisants existent dans notre pays. Nous ne souhaitons pas des catastrophes dans notre pays parce que les rayonnements ionisants créent des dommages et donnent des maladies comme le cancer. C’est pour cela que le chef de l’Etat a jugé utile de mettre en place l'Ansr qui est là pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de danger sur la santé des populations. Santé 31 août 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Serge Codo reçoit les conseils du président Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu à son cabinet le 13 août 2021, le nouveau président de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin). Serge Codo a présenté à l’autorité les chantiers à réaliser par son bureau. Du Professeur Joseph Djogbénou, la délégation de l’Oecca-Bénin a reçu de sages conseils. En témoigne la satisfaction éprouvée par le nouveau président de l’Ordre Serge Armand Codo au terme de l’audience. « Il nous a donné les conseils nécessaires et les démarches à suivre pour réaliser les chantiers contenus dans notre programme d’action», a-t-il déclaré à la presse. En effet, il y a deux semaines que Serge Armand Codo a pris les rênes de l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Bénin. Il est donc venu avec son bureau prendre conseils auprès du président Djogbénou afin de concrétiser la vision qu’il entend imprimer à l’organisation. Ainsi, un certain nombre d’actions prioritaires ont été présentées au président de la Cour constitutionnelle. Il s’agit entre autres de la relecture des textes fondamentaux. Pour la délégation de l’Oecca-Bénin, les échanges ont été satisfaisants. « Nous avons trouvé le président de la Cour constitutionnelle un peu comme s’il était un expert-comptable. Il connait la profession et est allé sur un certain nombre de thématiques auxquelles nous nous attachons. La mission à nous confiée est de crédibiliser l’information financière. Le président de la Cour constitutionnelle nous a présenté comme les gouverneurs de l’ordre économique », se sent-il rassuré. Serge Armand Codo promet de s’investir avec son équipe pour parfaire leurs actions dans la société. L’Oecca-Bénin est une institution qui veille entre autres au respect des règles de déontologie applicables aux professions d’expert-comptable et comptable agréé. Estelle VODOUNNOU & Mathilde ASSOGBA (Stags.) Actualités 17 août 2021


Audiences au Ces: Plusieurs personnalités reçues par Tabé Gbian
Fadèl Kabassi, président de l’Organisation non gouvernementale Cap Equilibre, et les membres de la Force royale pour la réconciliation en Afrique et au Bénin (Forab) étaient hier lundi 16 août, au cabinet de Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces). Les échanges entre le président du Conseil économique et social (Ces) et les membres de la Force royale pour la réconciliation en Afrique et au Bénin ont notamment porté sur les objectifs et le fonctionnement de la Forab. « Le président du Ces n’a pas caché sa satisfaction par rapport à ce que nous faisons sur le terrain. Il a voulu que désormais nous soyons ensemble pour une meilleure synergie d’actions. Le fonctionnement de la Forab est beaucoup plus basé sur la paix et la réconciliation », a souligné Arcadius Accochepko, porte-parole de la Forab. La Force royale pour la réconciliation en Afrique et au Bénin milite chaque jour pour la paix. Selon Arcadius Accochekpo, elle a joué un grand rôle pour le retour à la paix lors de la dernière élection présidentielle. « Il faut qu’on arrive à trouver une solution pour que désormais les choses se passent de la plus belle des manières. Nous sommes venus voir le président du Ces pour lui dire les efforts que nous fournissons pour que le peuple béninois soit désormais uni dans la cohésion et la paix », a conclu le porte-parole de la Forab. Avec Fadèl Kabassi, président de l’Organisation non gouvernementale Cap Equilibre, il était question de faire le point au président du Ces de la deuxième édition du concours « La dictée du président ». « Avant la finale qui a eu lieu le samedi 14 août dernier, nous étions venus présenter le concept au président, recueillir son adhésion pour qu’il puisse recevoir les enfants et leur expliquer en quoi consiste le travail qui se fait au Conseil économique et social. Puisque c’était avant la finale, il est de bon ton qu’après la finale, nous revenions faire un compte rendu au président sur ce qui s’est passé et comment s’est déroulée la grande finale», a expliqué Fadèl Kabassi. A l’en croire, le président du Ces était heureux et a voulu que ce concours ne s’arrête pas à cette deuxième édition. Par Ulrich Akpovo Société 17 août 2021


Lycée militaire de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou: Des places d’honneur décrochées au Bac et au Bepc
Avec le succès de tous ses pensionnaires au Bac et au Bepc 2021 et les taux de mentions excellents, le lycée de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou est en tête de peloton. C’est à nouveau la preuve de l’excellence académique des lycées militaires. Une fois encore, les enfants de troupe ont tenu haut le flambeau. Au terme des examens de fin d’année 2021, ceux du lycée de jeunes filles Général Mathieu Kérékou ont entretenu la flamme de l’excellence en se classant parmi les meilleurs admis aux examens. Pour preuve, les 45 candidates présentées au Baccalauréat ont toutes décroché leur premier diplôme universitaire avec, cerise sur le gâteau, de bonnes mentions. Elles sont 11 à avoir la mention « Très bien ». 22 se sont démarquées avec la mention « bien » et 12 finissent le secondaire avec la mention « assez bien ». Mieux, l’enfant de troupe Gaga Crystal Yassindé Elom de la série C occupe la deuxième place au plan national avec une moyenne de 18, 31. Au Bepc, les candidates pensionnaires du lycée de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou n’ont pas déjoué les pronostics. Elles ont fini la course en tête de peloton, avec de très belles performances : 39 candidates, 39 réussites. Dans l’Atacora, l’école compte 28 de ses pensionnaires parmi les 100 premiers. 9 d’entre elles figurent dans le top 10 avec des moyennes qui varient entre 18,89 et 18,17 sur 20. Ce lycée militaire détient fièrement la plus forte moyenne nationale au Bepc par le biais de Houngbédji Goodness B. Elle totalise une moyenne de 18,89. Cette performance permet ainsi au Lycée de détenir pour la 2e année consécutive le record national au Bepc. Aussi, avec 10 de ses pensionnaires parmi les 100 premiers du Bepc 2021, cette école militaire reste le seul établissement ayant autant de récipiendaires pour les 100 en tête du classement. Du côté du prytanée militaire de Bembèrèkè, les jeunes garçons ont réalisé eux aussi de belles performances aux examens de fin d’année. Rien d’étonnant quand on sait la rigueur et les valeurs qui caractérisent ces centres de formation. C’est le fruit de l’investissement des enfants de troupe, mais aussi du personnel d’encadrement et de l’état-major général des forces armées béninoises sous la férule du contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho. Un suivi après le Bac, avec des bourses de formation pour des études universitaires serait le bienvenu. Ils seront sans doute de « petits génies » et feront de belles carrières au service de la Nation. Le bonus d’encouragement pourrait venir du président de la République. Société 13 août 2021


Lionel Fréjus Daniel Gangbè, diététicien nutritionniste: « On parle de menstrues précoces quand elles surviennent avant l’âge de 10 ans »
La précocité des menstruations chez les adolescentes n’est plus un tabou aujourd’hui. Si certains parents s’en inquiètent, Lionel Fréjus Daniel Gangbè, diététicien nutritionniste et spécialiste en promotion de la santé, justifie plutôt le phénomène par un ensemble de facteurs affectifs, sociaux et sanitaires. Il n’exclut aussi pas l’influence de l’alimentation et exhorte les parents à être disponibles pour accompagner les filles dans cette période délicate. La Nation : La précocité des menstruations chez les adolescentes est devenue pratiquement la norme dans notre société aujourd’hui. Certains justifient le phénomène par leur alimentation. Etes-vous de leur avis ? Lionel Fréjus Daniel Gangbè: L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) définit l’adolescence chez les filles à partir de 10 ans. L’adolescence, c’est donc la période qui couvre la tranche d’âge de 10 à 19 ans. Cela veut dire que tant que la menstruation apparaît dans cette tranche, on ne saurait la qualifier de précoce. On parlerait de menstruations précoces lorsqu’elles surviennent avant l’âge de 10 ans. Beaucoup de facteurs expliquent ce phénomène. Il peut être d’origine psychologique ou hormonale. Le stress au niveau de l’environnement familial ou sociétal fait partie des causes psychologiques qui peuvent amener l’organisme à déclencher le processus des menstruations précoces. Cela peut s’observer chez les enfants qui sont très tôt exposés à la sexualité. La première menstruation est à la fois source d’inquiétude et de complexité au sein des familles, selon qu’elle survient à un âge relativement précoce ou avancé. Qu’en dites-vous ? On ne saurait définir un âge requis pour les premières menstruations. Elles apparaissent parfois chez certaines filles et disparaissent jusqu’à un certain âge. Les effets de pression ou encore des circonstances particulières peuvent provoquer cela. Des causes alimentaires, sanitaires ou affectives pourraient l’expliquer. Existent-ils des types d’alimentation spécifiques à la base de cette situation ? Nous sommes ce que nous mangeons. Il n’y a pas d’aspect de notre vie sur lequel l’alimentation n’a pas un impact direct. Nous consommons aujourd’hui beaucoup d’aliments trop gras, trop salés ou trop sucrés qui agissent sérieusement sur les hormones. Mais ce n’est pas parce que nous mangeons du maïs et de la banane à la fois par exemple que les menstruations interviennent précocement. L’alimentation peut jouer un rôle. Autrefois, elle était naturelle et subissait très peu de transformation. Aujourd’hui, nous avons subi une transition nutritionnelle trop riche en sucre et en sel. Sans oublier le phénomène des organismes génétiquement modifiés (Ogm) et la production des aliments à base de pesticides. Tout cela a un impact sur la santé que la science même n’a pas encore fini de déceler et peut expliquer la survenue précoce des menstruations chez les filles. Une alimentation trop riche en sucre entraîne au niveau du pancréas une augmentation de la production de l’insuline. Ce qui peut entraîner au niveau du cycle de la femme une augmentation de la production des prostaglandines (hormones à la base des contractilités au niveau de l’utérus) qui provoquent des règles douloureuses. Quelles sont les habitudes alimentaires à privilégier pour améliorer le bien-être de l’adolescente avant et pendant les menstruations ? Il faut la soumettre à une alimentation équilibrée en quantité et en qualité pour améliorer son bien-être. Sur le plan qualitatif, il importe de lui apporter les différents nutriments dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner. Il faut manger en quantité suffisante les différents groupes alimentaires susceptibles de fournir à l’organisme les nutriments nécessaires à son fonctionnement. Le guide alimentaire béninois téléchargeable sur internet gratuitement renseigne sur les différents groupes d’aliments et aide à faire de meilleurs choix alimentaires. Le groupe des céréales et tubercules procure à l’organisme des glucides. Celui des légumineuses, viandes et poissons lui procure des protéines. Et celui des fruits, légumes et produits laitiers fournit à l’organisme le calcium. Manger équilibré qualitativement et quantitativement suppose que l’adolescente doit prendre au moins un aliment de chaque groupe. Il n’est pas dit qu’à chaque repas, il faut un produit laitier. Toutefois, on en tient compte pour rappeler l’importance du calcium surtout chez les enfants et les adolescents, afin de soutenir leur croissance osseuse. Les aliments trop sucrés pendant les menstrues sont déconseillés. Il en est de même des boissons sucrées, gazeuses, alcoolisées et des caféines. D’aucuns disent que les régimes trop stricts ne sont pas toujours favorables à la survenue des menstruations. Dans ces conditions, n’expose-t-on pas les adolescentes à des risques sur le plan sanitaire ? Les régimes ne sont pas indiqués lors des menstruations. Il ne s’agit pas de faire des restrictions. Ce n’est pas une période où il faut exposer l’enfant à la dénutrition. L’habituer à ces restrictions, c’est lui faire prendre des habitudes non indiquées qu’elle peut développer jusqu’à la ménopause. Il faut juste manger équilibré en évitant surtout le trop plein de sucre. Quelle doit être la part de responsabilité des parents ? L’adolescence est une période sensible. C’est une période où les filles vont développer leurs caractères sexuels, poussent les seins, les fesses, les poils du pubis et les premières menstruations. Il faut préparer psychologiquement l’enfant à cela, encadrer leur hygiène menstruelle. L’encadrement parental est inévitable pour assurer une gestion adéquate des menstruations chez les adolescentes. C’est une période où la croissance de la fille atteint son summum. Il faut aider l’enfant à avoir une alimentation équilibrée au cours de cette période en vue de couvrir l’essentiel de ses besoins alimentaires. Autrement, cela peut provoquer sa dénutrition. Or, lorsqu’une adolescente est dénutrie, elle est susceptible d’engendrer plus tard des enfants malnutris. Un enfant malnutri est un facteur de sous-développement. Santé 09 août 2021


Gbedo Sossa Edmond, médecin santé publique sur l’hépatite C: « Une maladie silencieuse mais dangereuse »
Inconnue d’un grand nombre de personnes, l’hépatite C est une maladie contagieuse, dangereuse, voire mortelle due à un virus qui s’attaque au foie. L’Organisation mondiale de la santé (Oms) estime qu’en 2019, environ 290 000 personnes sont mortes de l’hépatite C. Gbedo Sossa Edmond, médecin de la santé publique et coordonnateur national adjoint du Programme national de lutte contre les hépatites renseigne dans cette interview sur ce que c’est que l’hépatite C. La nation : Qu’est-ce que l’hépatite C ? L’hépatite C est une inflammation des cellules du foie due à un microbe appelé virus de l’hépatite C qui peut engendrer une souffrance chez la personne infectée. Quelle différence y a-t-il entre l’hépatite C et l’hépatite B ? Les deux maladies atteignent le foie et peuvent devenir chroniques en persistant plus de six mois dans le corps et évoluer vers des complications : cirrhose, cancer de foie. Mais, les microbes (virus) responsables de ces maladies diffèrent de par le mode de transmission et leur réponse au traitement administré. En effet, la voie prédominante de la transmission de l’hépatite B est la transmission de la mère à l’enfant. Ce mode de transmission est très rare pour l’hépatite C qui se transmet principalement par voie sanguine. Pour ce qui est de leur réponse au traitement, l’hépatite C peut être guérie tandis que l’hépatite B ne peut qu’être contrôlée. Autrement dit, une personne atteinte de l’hépatite C chronique qui nécessite un traitement peut guérir de cette maladie après trois mois de traitement alors que le traitement de l’hépatite B peut durer des années. Par ailleurs, il existe un vaccin contre l’hépatite B, ce qui n’est pas le cas pour l’hépatite C. Comment se manifeste l’hépatite C ? Souvent, la personne infectée ne présente aucun signe. Une découverte fortuite de la maladie peut être faite lors d’un dépistage systématique ou orienté. Quand les signes sont présents, ils ne sont pas spécifiques : fatigue importante, vomissement, urines foncées, maux de ventre, etc. Dans bien des cas, c’est à l’occasion des complications de la maladie que le mal est diagnostiqué et c’est souvent tard. Quels sont les modes de transmission ? L’hépatite C est transmise essentiellement par voie sanguine (toxicomanie par voie intraveineuse, scarifications, tatouages, circoncision non médicalisée en utilisant le même matériel…). La transmission par voie sexuelle et celle de la mère à l’enfant à l’accouchement sont très rares. Pour prévenir cette maladie, il faut éviter le partage des objets tranchants et surtout veiller à la sécurité transfusionnelle. A quel moment faire le dépistage de l’hépatite C ? Vu que les signes sont absents, tout sujet peut à tout moment faire une prise de sang pour savoir s’il est infecté ou pas. Ce test n’est pas coûteux et est disponible dans la plupart des laboratoires sur toute l’étendue du territoire national. Le dépistage des hépatites B et C est obligatoire et/ou recommandé à certains sujets à haut risque ou vulnérables. Il y a des structures qui organisent cela au profit de leur personnel. Le dépistage familial est vivement recommandé quand un membre de la famille est porteur du virus. Pour les personnes déjà atteintes, y a-t-il un traitement efficace ? Il existe un traitement sous forme de comprimé, efficace, permettant une guérison après douze semaines. Ce traitement est disponible au Bénin et plusieurs patients en ont déjà bénéficié. Le traitement est institué après la réalisation de la charge virale. Autrement dit, tout malade dépisté positif peut ne pas nécessiter un traitement. Est-ce une maladie mortelle ? Lorsque le diagnostic n’est pas fait tôt et que le traitement adéquat n’est pas instauré à temps, cette maladie pourrait évoluer vers des complications comme la cirrhose et le cancer du foie, voire le décès. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est considérée comme un problème de santé publique à l’échelle mondiale. Pendant combien de temps, peut-on vivre avec l’hépatite C ? Les sujets arrivent à guérir et donc à se débarrasser du virus soit spontanément dans les six mois suivant la contamination, soit au détour du traitement. Autrement, ils porteront toujours le virus et vivront donc avec l’hépatite C. L’hépatite C ne saurait attendre. Il faut passer à l’action en faisant le dépistage pour connaitre son statut sérologique. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Santé 07 août 2021


Audiences à la vice-présidence de la République: Mariam Chabi Talata échange avec deux ambassadeurs
L’un après l’autre, les chefs des représentations diplomatiques chinoise et américaine au Bénin ont eu un tête-à-tête, mardi 27 juillet dernier, avec la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata. Les discussions ont porté sur la coopération actuelle et future entre le Bénin et leurs pays respectifs. Jingtao Peng, ambassadeur de Chine près le Bénin, au cabinet de la vice-présidente de la République. Il est le premier diplomate reçu par Mariam Chabi Talata dans la journée de ce mardi. Au sortir de l’audience, l’ambassadeur chinois confie à la presse qu’il est allé féliciter la vice-présidente pour son élection qui «va certainement marquer l’histoire du Bénin parce que c’est une grande dame ». En outre, Jingtao Peng lui a présenté l’état de la coopération entre la Chine et le Bénin. Une coopération que le diplomate chinois qualifie de « riche, variée et prometteuse». De plus, il a fait savoir à la vice-présidente que 2021 est l’année de récolte pour la coopération sino-béninoise, et a sollicité le soutien constant de la vice-présidente pour le raffermissement des liens entre les gouvernements et les peuples chinois et béninois. En réponse, Mariam Chabi Talata « a apprécié la qualité de cette coopération qui profite directement au peuple et qui a un grand avenir parce que nous sommes tous des pays en développement ; nous avons beaucoup de points communs et d'aspirations communes. Nous avons notre propre rêve pour changer nos destins, notre vie et nous pouvons aussi conjuguer nos efforts pour réaliser nos rêves pour faire développer nos pays», rapporte l’ambassadeur. A sa suite, la vice-présidente de la République a reçu Patricia Mahoney, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin. Après environ une heure d’échanges, l’hôte américaine est ressortie toute souriante. Elle informe les professionnels des médias que l’audience a porté sur les priorités et défis de la vice-présidente, et qu’elles ont également discuté des possibilités de coopération à l’avenir, entre les gouvernements béninois et américain par rapport à ces priorités. « J’ai beaucoup apprécié le ton et l’engagement de madame la vice-présidente ; j’ai beaucoup appris de son engagement en faveur des femmes et des enfants, et pour l’avenir, pour un Bénin plus prospère, démocratique et sûr », a-t-elle conclu. Actualités 28 juil. 2021


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