La Nation Bénin...



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Nouvelles

Audience à la Haac: Des échanges sur la garantie démocratique dans l’espace informationnel

Camille Grenier, directeur des Opérations du Forum sur l’information et la démocratie, a présenté à Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (Haac), les recommandations du 4e rapport du Forum. C’était lundi 24 avril à Cotonou.

Actualités 26 avr. 2023


Audience au palais de la Marina: Patrice Talon reçoit Eric Houndété

En audience au palais de la Marina, ce lundi 24 avril, Eric Houndété, président du parti «Les Démocrates», a échangé avec Patrice Talon, président de la République, sur plusieurs sujets d’actualité. Au sortir de leur tête-à-tête, l’hôte du chef de l’Etat a exprimé sa satisfaction sur certains points et ses attentes sur d’autres.
 

Actualités 25 avr. 2023


Coupe du Monde U20: Les pays africains fixés sur leur sort

Le tirage au sort de la Coupe du Monde U 20 Argentine 2023 s’est déroulé, vendredi 21 avril dernier, au siège de la Fédération internationale de Football Associations à Zurich. Ainsi, les quatre représentants du continent africain à savoir le Sénégal, le Nigeria, la Gambie et la Tunisie sont fixés sur l’identité de leurs adversaires lors de cette compétition qui débute le 20 mai prochain.

Sports 24 avr. 2023


Lotissement au Bénin : Tonato fait une sommation aux cabinets de géomètre et d’urbaniste
Des cabinets de géomètre et d'urbaniste ont jusqu'au vendredi 14 avril 2023 pour déposer leurs documents techniques actualisés des opérations de lotissement/remembrement urbain dans les communes. Malgré les multiples relances de José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, certains cabinets ne se sont pas exécutés obligeant l'autorité à leur « lancer un dernier appel ». Lire le communiqué signé du ministre José Tonato : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/04/Communique-n°272-MCVDD.pdf" title="Communiqué n°272-MCVDD"] [embed]https://twitter.com/gouvbenin/status/1643916498581221377?s=20[/embed] Actualités 06 avr. 2023


Retombées de la traversée du pipeline: WAPCO Bénin lance le Projet de développement communautaire intégré
La commune de Gogounou a servi de cadre, jeudi 16 mars dernier, à la cérémonie de lancement du Projet de développement communautaire intégré (PDCI) par West african oil pipeline (Benin) company S.A. (WAPCO Bénin). Il s’agit de faire planter et d’entretenir des manguiers de qualité supérieure sur une distance de 20 km, le long de la zone d'acquisition permanente des terres traversées par le pipeline. Le projet vise également à construire et à mettre en service des forages d'eau à énergie solaire au profit des populations riveraines.La traversée du pipeline du Niger jusqu’au terminal du port à Sèmè a des retombées pour le Bénin et ses populations. En témoigne le lancement du Projet de développement communautaire intégré (PDCI) par West african oil pipeline (Benin) company S.A. (WAPCO Bénin) effectué, jeudi 16 mars dernier à Gogounou, dans le département de l’Alibori. Le projet va consister en la mise en place, à partir de juin prochain, des plantations de manguiers de qualité supérieure sur une distance de 20 km, le long de la zone d'acquisition permanente des terres traversées par le pipeline. Prévu pour une période de 2 ans, il sera consacré à la mise en terre de plus de 4 000 arbres. A cela s’ajoute la mise en service des forages d'eau profonde alimentés par l'énergie solaire. C’est pour assurer l'accès à l'eau potable aux populations des villages environnants traversés par le pipeline. [caption id="attachment_94256" align="alignnone" width="450"] Forte mobilisation des autorités politico-administratives à la cérémonie[/caption] Des objectifs ambitieux Comme objectifs généraux, le projet vise la restauration de la végétation, puis la protection et l’exploitation des installations du pipeline. Il y a également l’implication des populations locales dans l’entretien des plantations. Elles seront embauchées pour l’assurer. Afin d’acquérir les compétences nécessaires pour l’amélioration du niveau de la production locale, ainsi que celle de leurs conditions de vie, une assistance technique leur sera apportée. Une fois les fruits mûrs, ils seront à leur disposition et elles pourront en disposer librement. A terme, il s’agit d’honorer des promesses faites aux populations qui vivent le long du pipeline par rapport aux retombées. Appréciant la pertinence du PDCI, le représentant du ministre de l’Eau et des Mines, Théodore Kpéyi, entrevoit à travers ses réalisations des œuvres sociocommunautaires. Selon lui, il contribue à la sauvegarde de l’écosystème des localités traversées par le pipeline écologique. [caption id="attachment_94257" align="alignnone" width="450"] Les autorités procédant à la coupure symbolique
du ruban du forage d’eau[/caption] Abondant dans le même sens, le représentant du préfet de l’Alibori, Isaac Aguéhounka, fait observer que WAPCO Bénin est conscient du bien-être des populations riveraines du pipeline. Quant au manager du Département hygiène, santé, sécurité et environnement (HSSE) et représentant de WAPCO Bénin à la cérémonie, Lu Baojun, il compte sur l’adhésion des populations bénéficiaires. [caption id="attachment_94258" align="alignnone" width="450"] L’eau potable désormais à la disposition des populations
riveraines du pipeline à Gogounou[/caption] « Le dérèglement climatique est un défi majeur auquel nous sommes confrontés. Lutter contre les changements climatiques est l’un des 17 objectifs du développement durable de l’ONU à l’horizon 2030. La Chine, en tant que pays signataire de l’Accord de Paris sur le climat, a fixé l’objectif ambitieux qui consiste à faire baisser les émissions de CO2 avant 2030, et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2060», a expliqué le conseiller économique de l’ambassade de la République populaire de la Chine près le Bénin, Zhang Bohui. Ainsi, ce projet revêt aujourd’hui, selon lui, un sens particulier. Il correspond aux orientations définies par les autorités chinoises en matière de lutte contre le dérèglement climatique, mais également, par l’intermédiaire des différents projets à l’étranger, dans le cadre de l’initiative dénommée la Ceinture et la Route.

Une alternative de choix

Pour le maire de Gogounou, Seydou Bary Tidjani, ce projet vient à point normé. Il intervient à un moment où, non seulement la demande des populations en eau potable est pressante, mais aussi la question de la lutte contre la désertification et l’avancée du désert dans sa commune est au cœur des préoccupations. Au nom des membres du Conseil communal de Gogounou, il a tenu à remercier WAPCO Bénin pour avoir initié le projet. La présence de l’Agence béninoise pour l’environnement (ABE), confie son directeur François Corneille Kèdowidé, s’explique en partie, par le fait que nous devons accompagner le projet, pour le respect des activités prévues dans le plan de gestion environnementale et sociale, plan qui a justifié la délivrance du certificat de conformité. « Parmi les activités, il y a une qui devient concrète, à travers le lancement de ce projet», fait-il remarquer. Actuellement, le projet est à sa phase expérimentale avec une intégration poussée des principales zones traversées par le pipeline. Telle une action bienfaisante tant sur le plan social qu’environnemental, il va stimuler le développement de l'économie à la base. Ceci, en fournissant de véritables infrastructures nécessaires au bien-être social et des opportunités d'emplois aux populations des localités concernées. A l’arrivée, il contribuera à la création de communautés harmonieuses le long du pipeline.
Société 21 mars 2023


Irresponsabilité pénale et atténuation: Les conditions fixées par le code pénal
La responsabilité pénale est invoquée lorsqu’il y a infraction à la loi pénale. Elle vise à réprimer une atteinte à l’ordre public et fait répondre les mis en cause de leurs actes. Mais il arrive bien souvent que dans un procès, l’on disqualifie la responsabilité pénale de celui qui pourtant est l’auteur de l’infraction. Il est alors utile de comprendre comment s’apprécie la responsabilité pénale à la lecture du code pénal. Dans son titre II consacré à la responsabilité pénale, la loi 2018-16 portant code pénal en République du Bénin dispose en son article 15 : « Nul n’est responsable pénalement que de son propre fait ». Et pour mettre l’accent sur l’invalidité des excuses et arguments fallacieux, le législateur stipule dans l’article suivant : « L’ignorance de la loi pénale, le mobile, l’erreur sur la personne de la victime ou sur l’objet de l’infraction ainsi que le pardon de la victime, sont sans conséquence sur l’existence de la responsabilité. Ils peuvent cependant être pris en compte dans l’appréciation par la juridiction de la mesure de la peine ». Il est clair que l’on ne peut prétexter d’une quelconque ignorance de la loi ou d’excuses présentées pour prétendre à une exclusion de responsabilité pénale. Le législateur est rigide en la matière, car au pénal, la loi est d’application stricte. Toutefois, il existe des causes d’irresponsabilité ou d’atténuation de la responsabilité pénale qui sont explicitement prévues. Ouvrant le chapitre des causes d’irresponsabilité, l’article 24 de la loi 2018-16 portant code pénal en République du Bénin stipule : « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. La personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le contrôle de ses actes demeure punissable. Toutefois, la juridiction tient compte de cette circonstance lorsqu’elle détermine la peine et en fixe le régime ». Les deux alinéas de cet article amènent à faire la nuance entre deux participes passés : aboli et altéré. Le législateur fait une distinction entre les troubles psychiques ou neuropsychiques ayant aboli le discernement du mis en cause et les troubles psychiques ou neuropsychiques ayant altéré le discernement. Il est question de savoir si l’inculpé au moment des faits ne possédait pas du tout ses facultés mentales ou s’il était simplement dans un état qui a influencé ses facultés mentales. Dans le premier cas, le mis en cause n’est pas pénalement responsable, mais dans le second cas, il demeure punissable. Dans la même logique, l’article 25 du code pénal indique :« N’est pas pénalement responsable la personne qui a agi sous l’emprise d’une force ou d’une contrainte à laquelle elle n’a pu résister ». Le législateur, quoique strict et dur en matière pénale, met les balises nécessaires pour que ne soit pas condamnée la personne qui a commis l’infraction sans pouvoir résister à une contrainte. L’on peut imaginer le cas de figure où le mis en cause est drogué par une personne malveillante et commet une infraction sous l’effet de cette drogue. Par ailleurs, l’article 27 nuance: «N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit ou autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires. N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l’autorité légitime, sauf si cet acte est manifestement illégal». C’est pourquoi en matière de responsabilité civile, le principe de la légalité s’impose. L’infraction doit avoir été prévue comme étant une infraction à la loi pénale. Mais l’alinéa 2 de cet article met en exergue la nécessité pour tout exécutant de se dérober de la commission d’un acte illégal même si l’ordre vient de l’autorité légitime. Un argument comme : « C’est le ministre qui m’a demandé de commettre le crime », n’exclut pas la responsabilité de l’auteur sans préjudice de la mise en œuvre de la responsabilité du commanditaire. La légitime défense est bien souvent invoquée pour exclure la responsabilité pénale du mis en cause ou tout au moins atténuer sa responsabilité. L’article 28 du code pénal stipule : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit dans le même temps un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte ». Deux nuances sont à faire : elles sont relatives à la gravité de l’atteinte ayant conduit à la légitime défense et aux moyens qui doivent être proportionnels. Si quelqu’un vous administre une paire de gifles et en riposte vous brisez une bouteille sur sa tête et qu’il en arrive à porter des blessures graves ou à en mourir, l’excuse de légitime défense ne sera pas valable ni au regard de la gravité de l’atteinte ni des moyens utilisés. L’alinéa suivant du même article met en scène un autre cas de figure : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction ». L’assistance à personne en danger ne doit pas amener à utiliser des moyens disproportionnés. Vouloir délivrer un voisin de la menace d’un voleur de cabris n’autorise pas à utiliser une machette en plein jour pour en découdre avec ledit voleur. Mais le code pénal reconnait la légitime défense pour « celui qui accomplit l’acte pour repousser de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité ; ou pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.» Quant aux mineurs capables de discernement, conformément à l’article 31 du code pénal, ils sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans les conditions fixées par une loi particulière qui détermine les mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation dont ils peuvent faire l’objet. « Cette loi détermine également les sanctions éducatives qui peuvent être prononcées à l’encontre des mineurs de dix (10) ans à treize (13) ans ainsi que les peines auxquelles peuvent être condamnés les mineurs de treize (13) ans à moins de dix-huit (18) ans, en tenant compte de l’atténuation de responsabilité dont ils bénéficient en raison de leur âge », précise l’article 31 du code pénal.

Responsable même en cas de tentative criminelle

Généralement, exception faite des causes d’irresponsabilité et d’atténuation, l’auteur d’une infraction est pénalement responsable de ses faits.Est auteur de l’infraction la personne qui commet les faits incriminés ou tente de commettre un crime. C’est dire que la tentative est punissable en matière criminelle et selon les dispositions de la loi, en matière délictuelle. L’article 21 précise: « La tentative est constituée dès lors que, manifestée par un commencement d’exécution, elle n’a été suspendue ou n’a manqué son effet qu’en raison de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur ». Dès lors, l’auteur d’une tentative qualifiée conformément à la définition donnée par le code pénal, est tout aussi responsable que si le crime était consommé. Faut-il le préciser, auteur, coauteur ou complice, commanditaire…, tous peuvent voir leur responsabilité engagée dans une même affaire pénale. S’agissant des complices, les articles 22 et 23 du code pénal clarifient et mettent en garde: « Est complice d’un crime ou d’un délit, la personne qui par don, promesse, menace, ordre, abus d’autorité ou de pouvoir aura provoqué une infraction ou donné des instructions pour la commettre. Est également complice la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation. Les complices d’un crime ou d’un délit sont punis de la même peine que les auteurs mêmes de ce crime ou de ce délit, sauf si la loi en dispose autrement » ■
Droits et Devoirs 17 mars 2023


Traitement de la boue sur la station terminale de Sèmè: WAPCO-Bénin : un vrai modèle écologique
A la West African Oil Pipeline (Benin) Company S.A. (WAPCO-Bénin), la préservation de l’environnement est une priorité absolue. Connue pour son professionnalisme et son expertise, WAPCO-Bénin est aussi une société écologiquement responsable. Elle l’a démontré à travers le traitement efficient et conforme de la boue issue des travaux de forage des fondations des trois réservoirs du projet de Pipeline Export Niger-Bénin au niveau de la station terminale de Sèmè.Les travaux de construction des pieux (fondations) des réservoirs du projet de Pipeline Export Niger-Bénin à la station terminale de Sèmè ne présentent pas de risques environnementaux liés à la gestion de la boue ou à quelque substance chimique que ce soit. Loin s’en faut ! Le traitement de la boue issue des forages verticaux sur ce site est une réussite qui peut faire école et inspirer d’autres entreprises. [caption id="attachment_94143" align="alignnone" width="400"] Dans le processus de traitement, la boue est déversée dans un bourbier, un bassin bien protégé par une enveloppe plastique de 3 à 5 mm d’épaisseur pour éviter tout contact avec le sol[/caption] Et pour preuve, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, après une minutieuse visite d’inspection effectuée sur les lieux par ses services compétents, a attesté à travers la lettre N°0021/MCVDD/DC/SGM/DGEC/CDGPN/SA en date du 31 janvier 2023 ce qui suit : « … Les observations faites sur le terrain et les informations recueillies ont révélé que le protocole proposé et validé par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable a été respecté et aucun impact environnemental n’a été observé sur le site ». Voilà qui dissipe toute incertitude ! Mais pour qui veut comprendre davantage comment la boue issue des travaux de forage a été traitée, les explications sont accessibles. De quelle boue s’agit-il déjà et comment est-elle obtenue ? Armel Rock Gbédjinou, ingénieur en environnement et chargé du suivi-évaluation du Plan de Gestion environnementale et sociale (Pges) à WAPCO-Bénin, explique: « La boue dont il est question, c’est une boue liquide qui est le résidu issu du forage de pieux. C’est le mélange entre l’eau du milieu, le sol et le sous-sol du milieu et l’argile propre au milieu. C’est donc une boue tout à fait naturelle sans aucun ajout chimique puisque dans le forage des pieux, aucune substance chimique n’a été utilisée ». Rockaire Coovi Adjovi, coordinateur Construction au niveau de la station terminale de Sèmè, situe le contexte : « Au niveau de la station terminale de Sèmè, cette boue a été obtenue dans le cadre des travaux de construction des fondations sur lesquelles vont se poser les trois réservoirs de 100 mille m3. Au total 1083 pieux ont été forés à raison de 6 pieux par jour ; chaque réservoir devant tenir sur environ 400 pieux. [caption id="attachment_94144" align="alignnone" width="470"] Au terme du processus de traitement, notamment après les
phases de mélange et de séchage, la boue devient du sable
meuble et est utilisée pour le remblai[/caption] Chaque pieu génère 40 m3 de boue ce qui veut dire que les six pieux forés par jour ont entraîné 240 m3 de boue. Le forage de l’ensemble des 1083 pieux, a donc produit 40 mille m3 de boue ». Le contexte étant défini, l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou poursuit : « Dans le processus de forage, le bout de l’appareil qu’on appelle le trépan rogne la roche avec l’argile et l’eau et il y a un conduit qui permet de faire ressortir les flux liquides. Ce sont ces déchets qui constituent la boue liquide. Pour ceux qui ne s’y connaissent pas, ils peuvent penser que cette boue est une substance nocive. Or, en réalité, c’est le résultat de trois substrats du milieu dans lequel les travaux se font. Il s’agit du sol et du sous-sol du milieu, de l’eau du milieu et de l’argile du Bénin notamment l’argile provenant de Ouinhi qui est très élastique ». Dans une démarche scientifique, il a été procédé après forage, à une analyse de la boue issue des travaux. « Les résultats ont montré que les éléments constitutifs de cette boue ne sont que les trois substrats du milieu que j’ai énumérés plus haut. Ce qui veut dire que cette boue ne contient aucun élément chimique ou toxique. C’est une boue sans dangerosité ! », atteste Armel Rock Gbédjinou. A l’en croire, une partie de la boue a même été utilisée pendant les travaux et a permis de stabiliser les parois pour que les trous forés ne s’affaissent pas. Que comprendre à présent du traitement des 40 mille m3 de boue naturelle collectée suite au forage ?

Une méthode efficiente !

L’efficacité, c’est l’atteinte des résultats fixés avec les moyens prévus mais l’efficience, c’est l’atteinte des résultats avec rationalité. Et dans la gestion de la boue issue des travaux de forage sur le site de la station terminale de Sèmè, la société WAPCO-Bénin a fait preuve d’efficience avec une méthode qui a permis le recyclage à 100 % de la boue pour en faire de la terre meuble et surtout une terre arable, capable de porter des gerbes. Comment cela s’est-il produit ? En vue de protéger l’environnement pour un développement durable et dans le respect de son Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), la société WAPCO-Bénin a en effet contracté avec une entreprise professionnelle pour un traitement de la boue respectant les normes de protection environnementale. Armel Rock Gbédjinou, ingénieur en environnement et chargé du suivi-évaluation du PGES à WAPCO-Bénin, explique le procédé : « La boue benthonique obtenue suite au forage, à travers un conduit, va directement dans un bourbier que l’on appelle bourbier premier. Ensuite la boue est pompée par des camions citernes pour être injectée dans l’un des trois grands bourbiers d’environ 10 mètres de long, 8 mètres de large et 1,5 à 2,5 mètres de profondeur, selon les lieux et tenant compte du niveau de la nappe phréatique. Avant de contenir la boue, ces bourbiers sont bien aménagés et protégés par un dispositif plastique anti-infiltration de 3 à 5 millimètres d’épaisseur qui est posé dans le bourbier et qui recouvre toute la superficie, le long de la paroi interne et même les extrémités externes du bourbier ; de façon à ce qu’il n’y ait aucun contact entre la boue et le sous-sol du bourbier ni les parois. La boue injectée dans ces grands bassins est laissée à l’ensoleillement pour l’évaporation. Au fur et à mesure que l’eau s’évapore, il se produit la concentration de la boue qui présente une forme craquelée. C’est sous cette forme que la boue peut être manipulée et traitée ». Le traitement s’opère conformément au plan de traitement conçu par l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou et validé à un niveau supra. A ce sujet, Rockaire Coovi Adjovi, coordinateur Construction au niveau de la station terminale de Sèmè, renseigne : « La boue sous forme craquelée est transférée au site de malaxage pour être traitée avec du sable meuble sédimentaire. Il s’agit du sable lagunaire acheté pour la circonstance. La boue est donc mixée avec ce sable meuble et est séchée sur une grande surface plane jusqu’à obtenir un type de sable meuble qui, ramené sur un lieu de dépôt, donne après un à deux mois des gerbes. La boue traitée et déposée devient donc un sable utilisable dans tout milieu comme sol arable, ou sol de remblai ». C’est ce sable qui a servi à fermer les bourbiers et c’est ce sable qui sert à l’entretien des routes proches du site. « Beaucoup de personnes sollicitent même ce sable pour faire du remblai. Il sera utilisé aussi pour le remblai des trois tanks et pour les jardins qui seront aménagés. On peut donc dire que c’est une bonne politique environnementale car elle a consisté à traiter les déchets produits sur place, à les recycler pour les réutiliser », conclut Armel Rock Gbédjinou. La réussite de cette opération de traitement de la boue a été constatée par les services de la Direction générale de l’environnement et du climat qui ont inspecté les lieux. Cela a valu une lettre de conformité du ministère du Cadre de vie et du Développement durable qui a attesté qu’aucun impact environnemental n’a été observé sur le site. [caption id="attachment_94145" align="alignnone" width="400"] Cerise sur le gâteau, le sable meuble obtenu après traitement
de la boue est un sol arable, capable de porter des gerbes et
de faire germer la semence[/caption]

WAPCO-Bénin, très écolo !

Au-delà de toutes considérations, WAPCO-Bénin dans la mise en œuvre du projet de Pipeline Export Niger-Bénin est très attentive aux questions liées à la protection de l’environnement et du cadre de vie ainsi qu’à la gestion des déchets en général. En effet, la station terminale du projet de Pipeline d’Export Niger-Bénin située à Sèmè fait partie intégrante du projet d’oléoduc Niger-Bénin qui parcourt plusieurs régions. WAPCO-Bénin est sensible à l’environnement tout le long du tracé du projet. Pour une gestion optimale des déchets solides, WAPCO-Bénin a contracté avec la Société de gestion des déchets et de salubrité et d’autres prestataires pour un enlèvement régulier des déchets solides. WAPCO-Bénin dispose également d’un plan d’épurement des eaux usées. Mieux, dans sa politique de verdissement, WAPCO-Bénin a prévu tout le long du tracé du projet, aménager des espaces verts avec une variété d’espèces à mettre en plants, selon les sols et selon les régions; une façon de mettre en valeur les ressources propres à chaque région traversée par ce vaste projet. « Il y a une campagne de reboisement le long du tracé. C’est une opération propre à WAPCO-Bénin. Dans le même temps, il y a des forages construits pour permettre à l’étape de plantation d’arroser les plantes et de mettre à la disposition des populations de l’eau de consommation. Les forages seront actionnés par l’énergie solaire. Tout cela fait partie de la responsabilité sociale de WAPCO-Bénin », a confié l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou. C’est dire qu’à WAPCO-Bénin, c’est zéro déchet dans la nature et aménagement du cadre de vie !
Société 17 mars 2023


Aux sinistrés de l’incendie de Sô-Ava: Le gouvernement apporte son assistance
  Dans les flammes, elles ont perdu maisons et vivres, outils de travail et argent… Les populations sinistrées de l’incendie du 17 février dernier dans la commune de Sô-Ava ne sont pas laissées pour compte. Le gouvernement entend leur manifester la sollicitude de la nation à travers des soutiens de diverses formes dont une assistance en vivres et en matériaux de construction. Très attendue, l’assistance humanitaire du gouver-nement aux populations sinistrées de l’incendie du 17 février 2023 qui a ravagé plusieurs habitations dans le village de Béssétonou, arrondissement d’Ahomey-Lokpo, commune de Sô-Ava, va prendre plusieurs formes. «Les sinistrés ayant tout perdu, le besoin d’assistance à leur profit est pressant. Aussi, le gouvernement a-t-il décidé de les soutenir de diverses manières, notamment par une prise en charge psychologique et la mise à disposition de produits alimentaires et de matériaux de construction », a annoncé l’Exécutif au terme du Conseil des ministres de ce mercredi 1er mars. C’est une nouvelle qui va consoler quelque peu les centaines de personnes affectées par ce drame. En effet, le bilan officiel de cet incendie, fait état de 86 habitations totalement consumées ; 110 ménages sinistrés avec un effectif total de 645 personnes ; de divers biens personnels consumés à savoir : effets vestimentaires, outils agricoles et de pêche, numéraires, vivres, documents administratifs et autres. Quand en un instant, on se retrouve sans abri et sans subsistance, l’existence devient pénible ! Heureusement, les populations ont pu compter sur la promptitude de leurs concitoyens. « … le curé de la paroisse catholique, puisque l’église n’est pas loin du lieu du sinistre, a mis les locaux de la paroisse à disposition des populations pour leur permettre d’être à l’abri, en attendant qu’on trouve des solutions pérennes. Il y a aussi les voisins de ceux qui ont été frappés par le drame qui ont accepté de partager leurs chambres avec les sinistrés, le temps qu’on arrive à résoudre le problème d’habitation », avait confié Honoré Gohoungo, chef de l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo, au quotidien de service public La Nation. A l’en croire, la proximité de l’Exécutif a été aussitôt ressentie grâce à la visite du préfet de l’Atlantique qui a conduit une délégation sur les lieux de l’incendie pour assister les sinistrés et leur exprimer la compassion du chef de l’État et de son gouvernement. A l’occasion, le préfet de l’Atlantique avait laissé entendre que le gouvernement manifesterait dans les prochains jours sa sollicitude aux populations sinistrées pour soulager leurs peines. C’est chose désormais officielle avec l’assistance annoncée par le Conseil des ministres pour rehausser le moral des personnes affectées et les soutenir en vivres et en matériaux pour la reconstruction des habitations. Prompte réaction locale Quand un drame survient, la réaction locale instantanée est bien souvent déterminante. «Une fois la mauvaise nouvelle annoncée, le maire de la commune de Sô-Ava nous a instruit pour aller sur le terrain, et nous avons recensé tous les ménages et les habitations touchés. Suite à notre compte rendu détaillé, les conseillers et autres responsables de l’administration locale ainsi que le maire se sont déplacés pour assister les populations victimes à travers des dons de diverses natures », a indiqué Honoré Gohoungo, chef de l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo. Outre l’apport financier du maire, le chef d’arrondissement évoque au titre des soutiens venus de particuliers et d’organismes : 99 kits scolaires, 100 nattes, 400 tee-shirts et 200 moustiquaires ; 100 pièces de tissus ; des kits de cuisine, et autres équipements de première nécessité… C’est dire combien les populations sinistrées ont bénéficié de l’attention des autorités locales, des organismes d’assistance humanitaire et de leurs concitoyens. Situant sur la cause du sinistre survenu dans l’après-midi du 17 février à Béssétonou, le Conseil des ministres parle plutôt d’un incendie, occasionné par une imprudence humaine. Actualités 02 mars 2023


Incendie à Sô-Ava: Les explications du chef d’arrondissement
Dans l’après-midi du vendredi 17 février 2023, un incendie a ravagé plusieurs habitations dans l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo, commune de Sô-Ava. Honoré T. Y. Gohoungo, chef dudit arrondissement, apporte des précisions sur le sinistre et les actions d’urgence déjà menées. LA NATION : Quel bilan peut-on faire du drame survenu dans votre arrondissement ? Honoré T. Y. Gohoungo : Le 17 février dans l’après-midi, il y a eu un incendie qui a ravagé 86 habitations dans le village de Bessétonou, affectant un nombre total de 116 ménages. A la date d’aujourd’hui, nous ne pouvons pas dire avec exactitude les causes de cet incendie, parce que l’équipe qui est en train de travailler n'a pas encore déposé son rapport.

Quelles ont été les diligences faites à l’endroit des sinistrés ?

Une fois la mauvaise nouvelle annoncée, le maire de la commune de Sô-Ava nous a instruit pour aller sur le terrain, et nous avons recensé tous les ménages et les habitations touchés. Suite à notre compte rendu détaillé, les conseillers et autres responsables de l’administration locale ainsi que le maire se sont déplacés pour assister les populations victimes à travers des dons de diverses natures. On peut noter le montant d’un million offert par le maire, et une femme de bonne volonté, 99 kits scolaires recueillis, 100 nattes, 400 tee-shirts et 200 moustiquaires. Gbadamassi Amoudatou, ex-députée et fille de la commune de Sô-Ava, a offert 100 pièces de tissus aux sinistrés. Nous avons également bénéficié de l’appui de la Croix-Rouge, qui a mis à notre disposition des kits de cuisine, et autres équipements de première nécessité, afin de permettre aux populations de continuer à vivre, de surmonter cette situation, en attendant des appuis plus consistants.

Pour le moment, où dorment les populations ?

Toute la population ne dort pas à la belle étoile, mais il y a certains qui dorment à la belle étoile pour des raisons que nous ne maîtrisons pas encore. Sinon, le curé de la paroisse catholique, puisque l’église n’est pas loin du lieu du sinistre, a mis les locaux de la paroisse à disposition des populations pour leur permettre d'être à l'abri, en attendant qu’on trouve des solutions pérennes. Il y a aussi les voisins de ceux qui ont été frappés par le drame qui ont accepté de partager leurs chambres avec les sinistrés, le temps qu’on arrive à résoudre le problème d’habitation.

Des solutions pérennes, pensez-vous à la générosité de nouveaux donateurs ?

Nous allons d’abord remercier le gouvernement, parce que le préfet de l'Atlantique a conduit une délégation sur les lieux de l’incendie pour assister les sinistrés et leur exprimer la compassion du chef de l'État et de son gouvernement. Il a annoncé que, bientôt, le gouvernement s’investira à soulager leurs peines. Mais nous lançons également un appel aux donateurs, que ce soit du Bénin ou à l'international, qu’ils prennent contact avec la mairie de Sô-Ava aux fins d’apporter leurs dons pour assister les sinistrés du village de Béssétonou, arrondissement d’Ahomey-Lokpo, pour qu'ils puissent recommencer à vivre. Il urge de voler au secours de ces populations, surtout en ce qui concerne la reconstruction des habitations. [caption id="attachment_93172" align="alignnone" width="200"] Honoré T. Y. Gohoungo[/caption]

Des mesures sont-elles envisagées pour prévenir un tel drame ?

Le conseil communal de Sô-Ava va se réunir et réfléchir sur les mesures à prendre afin d’éviter que ce drame se reproduise à l’avenir. Nous allons, les prochains jours, mûrir les réflexions sur les stratégies à mettre en place. Les conclusions du rapport sur les causes de l’incendie vont nous édifier davantage ■
Société 21 févr. 2023


Intérêt légal au Bénin: Le taux fixé à 4,22 % pour 2023
Le taux d’intérêt légal en République du Bénin est fixé à 4,2205 % pour l’année 2023, d’après l’arrêté N°132-C/Mef/Dc/Sgm/Dgtcp/Damf/Smpe/Sp du 20 janvier dernier.L’intérêt légal représente l’indemnité due au créancier, à titre de dommages et intérêts moratoires, par le débiteur d’un engagement qui s’acquitte avec retard de l’exécution de celui-ci, à défaut d’un autre taux préalablement fixé par les parties pour le calcul du montant de la réparation, en cas d’exécution tardive, conformément aux dispositions de l’annexe à la décision n° Cm/Umoa/010/06/2013 du 28 juin 2013 portant adoption du Projet de Loi uniforme relative au taux d’intérêt légal. Le taux d'intérêt légal est, en toute matière, fixé pour toute la durée de l’année civile et ce, à l’initiative du ministre chargé de l’Economie et des Finances. « Il est, pour l’année considérée, égal à la moyenne pondérée du taux d'escompte pratiqué par la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l’Ouest (Bceao) au cours de l’année civile précédente», stipule l’article 12 nouveau de la loi n° 2003-22 du 11 novembre 2003 portant modification de la loi n° 83-008 du 17 mai 1983 portant définition et répression de l’usure en République du Bénin. Celui de 2023 connaît une hausse par rapport à 2022 où il était de 4 %, en lien avec le relèvement par la Banque centrale de ses taux directeurs pour contrer l’inflation dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). En fait, le principal taux directeur auquel la Bceao prête ses ressources aux banques primaires est passé successivement de 2,00 % à 2,25% le 16 juin 2022, puis à 2,50 % à compter du 16 septembre et à 2,75 % depuis le 16 décembre 2022. Economie 21 févr. 2023


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