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Nouvelles

Audiences au Conseil économique et social: Marie-Laure Essan et Salimane Issifou reçus par Augustin Tabé Gbian
Une délégation de la Confédération africaine de Randonnée pédestre conduite par sa présidente, Marie-Laure Essan, et Salimane Issifou, directeur national Sos Village d’Enfants, ont été reçus, mercredi 7 juillet, en audience par Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces). Au menu des échanges, l’organisation prochaine d’une compétition de randonnée pédestre et la question de la protection des enfants au Bénin. Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces) a échangé, ce mercredi 7 juillet, avec une délégation de la Confédération africaine de Randonnée pédestre (Carp) conduite par sa présidente, Marie-Laure Essan. Au cours de cette rencontre à laquelle a pris part Imorou Sofiyanou, président de la Fédération béninoise de Sport pour Tous, elle a présenté la Carp avant d'exprimer des doléances par rapport à la randonnée pédestre de la zone ouest qui se déroulera du 1er au 5 septembre prochain. « Cet événement est à caractère international et il était nécessaire de rencontrer ce grand homme», a-t-elle confié. Pour elle, le président du Ces est soucieux du développement du Bénin et de l’Afrique. « Il a compris notre vision et a accepté de nous accompagner », a-t-elle ajouté. Après avoir désigné ce dernier comme parrain de l’évènement, la délégation de la Carp lui a exprimé sa gratitude en lui offrant une écharpe et un fanion. Salimane Issifou, directeur national Sos Villages d’Enfants, a également été reçu par le président du Conseil économique et social. Les deux hommes ont parlé du fonctionnement et du rôle de Sos Village d’Enfants Bénin et du Réseau des structures de protection des enfants en situation difficile. « Nous venons de célébrer la journée de l’enfant africain et nous lui avons soumis une série de doléances», a-t-il déclaré. C’est le lieu pour le directeur national de Sos Village d’Enfants Bénin de donner son appréciation sur le développement social du Bénin. « Le président du Ces était satisfait de nous rencontrer et nous a prodigué de sages conseils », a-t-il conclu. Actualités 08 juil. 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Paul Hounkpè et Pascal Essou en artisans de paix
Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience, vendredi 25 juin dernier, Paul Hounkpè, chef de file de l'Opposition, et Pascal Essou, Médiateur de la République. Les deux personnalités ont pris contact avec leur hôte et lui ont exprimé leurs préoccupations respectives pour le renforcement de la démocratie, la paix et la concorde au Bénin. « Je suis venu me présenter au président de la Cour constitutionnelle pour qu’il y ait une passerelle entre nos institutions, une possibilité de discuter, de poser les problèmes, de faire en sorte que les questions qui fâchent soient abordées à temps, afin d’éviter qu’elles ne se transforment en des crises comme nous en avons connu», a indiqué Paul Hounkpè à sa sortie d'audience. Le chef de file de l’Opposition fait savoir qu’à l’occasion, il a pu discuter avec le président de la Haute juridiction de préoccupations électorales cruciales. « Depuis l’avènement de la Rupture, toutes les élections ont connu des innovations! Aux élections de 2019, il y a eu l’exigence du certificat de conformité qui a généré ce que cela a généré au point où nous avons aujourd’hui un Parlement que vous connaissez. En 2020, nous avons fait l’expérience de l’application du taux de représentativité de 10 %. En 2021, il y a eu le parrainage. Ça veut dire qu’à chaque élection, il y a des innovations qui viennent agiter la classe politique», fait remarquer le secrétaire exécutif du parti Fcbe, chef de file de l’Opposition. Il poursuit : «Les élections qui viennent vont également connaître ces genres d’innovations. Nous passerons de 83 députés à 109 députés ; il y aura, cette fois-ci, une discrimination positive en faveur des femmes. Comment cela va-t-il se passer ? La liste sera conçue de quelle manière ? ». C’est de ces différents sujets que Paul Hounkpè a échangé avec Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. Par ailleurs, le chef de file de l’Opposition rappelle que la Haute juridiction, lors du dernier processus électoral, a attiré l’attention du peuple sur l’existence dans la liste électorale de personnes décédées, plus de 500 mille en l’occurrence… «C’est une situation assez préoccupante qu’il va falloir gérer avant les prochaines élections », a-t-il annoncé. A en croire Paul Hounkpè, le président de la Cour constitutionnelle s’est montré tout aussi préoccupé. Il assure que le rôle du chef de file de l’Opposition est bien cerné par le président de la Cour constitutionnelle qui a exprimé sa disponibilité à l’écouter chaque fois qu’il en manifestera le désir. « Le président de la Cour constitutionnelle a véritablement apprécié notre démarche et aussi l’existence de ce poste, cette innovation qui permet non seulement que l’Opposition soit au courant des grands dossiers de la nation mais aussi et surtout qu’il lui soit permis de poser des problèmes et d’opter pour le dialogue », indique le chef de file de l’Opposition. Engagement pour la concorde La tournée du Médiateur de la République auprès des présidents d’institutions et personnalités se poursuit. Pascal Essou était, vendredi dernier, au cabinet du président de la Haute juridiction. Avec Joseph Djogbénou, le Médiateur de la République a eu des échanges sur la vie des deux institutions et les axes de collaboration pour la préservation de la paix au Bénin. « C’est une visite de courtoisie et de prise de contact avec le président de la Cour constitutionnelle. Nous sommes allé le voir pour prendre des conseils afin de réussir notre mission, particulièrement la mission de rétablissement de la paix, de la concorde et de l’unité », a déclaré Pascal Essou au terme des échanges avec son hôte. Le président de la Cour constitutionnelle n’a pas manqué de réaffirmer son engagement pour la paix et le renforcement de la démocratie. Il se dit disposé à soutenir les initiatives allant dans ce sens. Le Médiateur de la République a d’ailleurs sollicité l’accompagnement du président Joseph Djogbénou pour plus de visibilité et pour la réussite de sa mission. « J’avoue que les échanges ont été cordiaux et fructueux », s’est réjoui Pascal Essou. Actualités 28 juin 2021


Lutte contre le paludisme grave: De nouvelles stratégies pour réduire de 75 % la maladie chez les enfants
Les élus locaux et les directeurs départementaux des services déconcentrés de l’Atacora et de la Donga ont été entretenus sur la nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme au Bénin. A la faveur de la Conférence administrative départementale tenue mercredi 16 juin dernier à la préfecture de Djougou, une équipe du Programme national de lutte contre le paludisme est allée faire des plaidoyers pour l’implication des élus locaux dans la prévention du paludisme chez les enfants. La nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme appelée chimio prévention de paludisme saisonnier vise à réduire de 75 % le paludisme chez les enfants de trois à cinquante-neuf mois. Elle consiste en un traitement préventif du paludisme à travers la prise de médicaments mis en place par les services du ministère de la Santé. Les substances antipaludéennes desdits médicaments se concentrent dans le sang de ces enfants et après piqûre de moustiques, ils ne tombent plus malades, martèle Anicet Adjin, chef service des interventions communautaires au niveau du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Il a indiqué que chaque enfant recevra sur trois jours ce médicament par mois et ce pendant quatre mois. « On parle pendant ce temps de traitement complet. Là où ça devient efficace, pendant ce temps, vous ne verrez aucun enfant malade, aucun enfant ne va plus faire le paludisme. Mais c’est une stratégie qui coûte énormément cher », confie Anicet Adjin. Dans ses explications aux directeurs départementaux, le chef service des interventions communautaires au niveau du Programme national de lutte contre le paludisme s’est voulu, ce mercredi 16 juin à Djougou, rassurant. Leur implication est souhaitée afin de réussir cette lutte. Ils doivent jouer le rôle de veille de proximité au cours des activités de masse prévues dans le cadre de cette stratégie, exhorte Anicet Adjin. Le paludisme est un fardeau lourd au Bénin, les enfants en souffrent sérieusement, sans parler des parents, précise l’émissaire du Pnlp. « Ce qui nous intéresse, ce sont les enfants parce qu’ils sont les plus vulnérables et une fois anémiés, c’est la mort. Les enfants font le paludisme grave, c’est pourquoi on parle de couche vulnérable, il y a aussi les femmes enceintes qui constituent des couches vulnérables, mais les enfants nous préoccupent d’abord. Aujourd’hui, il faut dire que ces enfants ont droit à la santé. Pourquoi les laisser décimer par le paludisme ? » ajoute Anicet Adjin.
Renforcement des anciennes stratégies
Le ministère de la Santé dispose de plusieurs stratégies, mais une nouvelle stratégie complémentaire de prévention appelée la chimio prévention de paludisme saisonnier est mise en œuvre, précise-t-il, avant d’ajouter que le ministère veut réduire de 75 % au moins ces cas de paludisme chez les enfants. Les départements du Nord Bénin sont prioritaires à l’instar des pays situés dans les régions de la ceinture sahélienne comme le Burkina Faso, le Niger…qui ont entamé depuis cette stratégie suivant les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Il y a une saison pluvieuse et une saison sèche dans le Nord du Bénin. La saison pluvieuse étant longue, c’est en cette période qu’il y a assez de moustiques et en même temps assez de maladies, selon Anicet Adjin. Il a profité de son passage pour souligner que le Bénin met en œuvre diverses initiatives dans le cadre de la lutte contre le paludisme. « En 2019, on avait commencé par deux zones que sont Malanville-Karimama puis Tanguiéta-Matéri-Cobly. L’année 2020, on a ajouté deux zones à savoir Kandi-Gogounou et Ségbana-Banikoara. Cette année, on a élargi encore à deux nouvelles zones à savoir Natitingou-Boukombé-Toucountouna et Kouandé-Kérou-Péhunco », précise-t-il. Le souhait d’Anicet Adjin est la réussite à 100 % de la nouvelle stratégie car, confie-t-il, on ne veut laisser aucun enfant. « Par conséquent, nous sommes venus faire un plaidoyer auprès des autorités, pour demander l’accompagnement du préfet pour que les élus locaux s’impliquent fortement dans la mise en œuvre de cette stratégie et après ce plaidoyer, on va descendre au niveau de chaque commune, toujours pour le plaidoyer ainsi que dans les arrondissements, pour que les ménages ne laissent aucun enfant sans le traiter », a insisté Anicet Adjin. Aussi, souhaite-t-il l’appropriation par la communauté de la stratégie chimio prévention de paludisme saisonnier. Déré Lydie Martine Chabi Nah, préfet de l’Atacora, n’a pas marchandé son soutien à cette politique. Toutes les dispositions seront prises pour accompagner l’initiative, soutient l’autorité préfectorale.
Santé 18 juin 2021


Audience à la Cour suprême: Le préfet de l’Ouémé prend conseils auprès du président
Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou se donne toutes les garanties pour la réussite de sa mission à la tête de la préfecture de Porto-Novo. C’est dans ce cadre qu’elle a jugé utile de rencontrer le président de la Cour suprême, Victor Adossou qui l’a reçue en audience, dans l’après-midi du mardi 15 juin dernier. Pour la représentante du chef de l'Etat au niveau du département de l'Ouémé, les échanges avec son hôte lui ont permis de s’abreuver des principes de la légalité des actes en matière de décentralisation et de la gouvernance locale. En effet, selon elle, l'une des missions du préfet est le contrôle de la légalité des actes pris par les maires. « Il faut que les actes soient conformes à la loi. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de me déplacer pour rencontrer le président de la Haute juridiction afin de m'abreuver de ses conseils », précise-t-elle. Le préfet de l’Ouémé avoue avoir beaucoup appris lors de sa visite au président de la Cour suprême. Victor Dassi Adossou, confie-t-elle, l’a conseillée de prendre soin de vérifier tous les actes qui lui parviennent. Mieux, Marie Akpotrossou informe que le président de la Cour suprême lui recommande de s’assurer de la conformité de l’acte à la loi avant de se décider, si elle est amenée à prendre une décision. L’autorité préfectorale n’entend pas s’arrêter au niveau de la Cour suprême compétente en matière administrative et judiciaire. Marie Akpotrossou a prévu de faire le même exercice avec tous les autres présidents d’institutions de la République installées dans l'Ouémé afin de bénéficier aussi de leurs conseils avisés pour la réussite de sa mission. Immaculée HOUEDETE, (Stag.) Ouémé-Plateau Actualités 17 juin 2021


Première session ordinaire de la Haac: D’importants dossiers étudiés
Les chantiers ouverts durant la première session ordinaire 2021 de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) nécessitent les efforts soutenus des uns et des autres pour des victoires plus éclatantes. Le président de la Haac, Rémi Prosper Moretti, a profité de la cérémonie de clôture de ladite session, ce mardi 15 juin, au siège de l’institution à Cotonou, pour rappeler ce besoin aux acteurs à divers niveaux. Clap de fin pour la première session ordinaire 2021 de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac). Les travaux ouverts, le 16 février dernier, se sont achevés ce mardi 15 juin. Cette session a été essentiellement consacrée à la gestion de la campagne médiatique de la présidentielle d’avril 2021, comme l’illustre le rapport d’activités présenté par le conseiller Fernand Gbaguidi, premier rapporteur de l’institution. Au total, 16 dossiers sont passés au scanner et 13 décisions prises au cours des travaux. Le président de la Haac, Rémi Prosper Moretti, compare ce résultat à la liste de dossiers auxquels il a promis de s’attaquer il y a quatre mois, avant d’adresser sa gratitude à l’ensemble des conseillers pour leur « collaboration active » et leur « assiduité ». Il salue tout de même « le sens de responsabilité élevé des professionnels des médias qui ont respecté les dispositions de toutes les décisions » de la Haac « contribuant ainsi à une élection apaisée, au développement du pays et à l’unité nationale ». Les dossiers abordés durant la session sont d’une importance capitale et il paraît nécessaire de maintenir le flambeau allumé. Raison pour laquelle le premier responsable de la Haac pense qu’il faut des efforts soutenus de la part de tous. « Il nous revient de multiplier nos énergies pour enregistrer des victoires meilleures », exhorte Rémi Prosper Moretti. Comme priorités de l’institution, sans doute, pour la prochaine session, il y a l’aboutissement du processus d’autorisation des médias en ligne et la sélection et l’implantation des radios. Pour y arriver, « il est important que nous renouvelions notre engagement, que nous maintenions le cap et que la solidarité prime entre nous, en toute circonstance, dans les tâches qui nous attendent pour le bonheur de toutes et de tous », conclut-il. Actualités 16 juin 2021


Lutte contre les maladies prioritaires et les épidémies: « Un bilan satisfaisant », dixit le ministre de la Santé
Le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp) a fait, ce jeudi 10 juin à Cotonou, le point de ses activités sur la période 2016-2020. Le bilan est satisfaisant et les indicateurs encourageants, ont noté le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et les autres membres du creuset. L’année 2020 a été marquée par la gestion de la crise de Covid-19 mais les autres maladies n’ont pas été pour autant négligées. Mieux, « Globalement, les indicateurs par rapport aux maladies prioritaires et les épidémies sont en bonne voie : le bilan des cinq dernières années est satisfaisant », a laissé entendre hier Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. C’était à l’issue de la session consacrée au bilan 2016-2020 du Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp), tenue à Cotonou. En effet, les données publiées par l’Onusida en 2020 indiquent une régression de 15 % des nouvelles infections à Vih au Bénin depuis 2010. La prévalence tend à se stabiliser à 1,2 % dans la population en général. En ce qui concerne la tuberculose, le taux de notification effective est en régression, passant de 39 à 35 cas pour 100 000 habitants entre 2014 et 2018, selon les statistiques sanitaires nationales. La séroprévalence du Vih chez les patients tuberculeux est restée stable à 15 % depuis 2014 avec une légère baisse à 14 % en 2018. Les données du Système national d’information et de gestion sanitaire (Snigs) indiquent que l’incidence annuelle du paludisme grave connaît une baisse régulière sur les cinq dernières années, passant de 1,9 % en 2014 à 1,5 % en 2019. Selon les données de l’Agence nationale de la transfusion sanguine (Ants), la proportion de poches de sang révélées positives au virus à hépatite B varie de 7,56 % en 2013 à 5,98 % en 2019, et celles à hépatite C de 2,63 % à 1,25 % sur la même période. Des résultats probants sont également obtenus dans la lutte contre les maladies à potentiel épidémique : choléra, méningite cérébro-spinale, rougeole, paralysie flasque aiguë, fièvres hémorragiques (dengue, Lassa) et autres maladies concernant la santé animale (rage, charbon bactéridien), selon Dr Melchior Aïssi, secrétaire exécutif du Cnls-Tp. « Sur tous les fronts, nous avons enregistré des progrès relativement importants », se réjouit Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale.
Défis et actions à mener
« C’est vrai que nous avons des défis, des progrès à encore accomplir. Et pour cela, nous devons mettre tous nos moyens à disposition », reconnaît M. Bio Tchané. Le gouvernement travaille en ce moment, annonce-t-il, sur un programme à moyen terme qui va s’attaquer à des problèmes structurels au niveau de la santé : infrastructures, équipements et surtout les ressources humaines. Une des solutions, dévoile-t-il, c’est la mise en place des relais communautaires qui se déploient à travers une phase pilote dans douze communes avec l’appui de la Banque islamique de développement. Entre autres défis, indique Dr Melchior Aïssi, le paludisme reste la première cause de consultation dans les formations sanitaires : 46,1 %, selon l’Annuaire des statistiques sanitaires 2019. Il est question de réduire l’incidence annuelle du paludisme simple qui, après une diminution de 14,2 % en 2014 à 13,1 % en 2016, est repartie à la hausse en 2017 avec 15,2 % puis à 17,1 % en 2018. Sur la même période, le taux de létalité reste presque stable : 1,1 % en 2018 contre 1,2 % en 2014. Pour infléchir ces tendances, «Nous avons des initiatives qui sont en cours avec la nouvelle politique de santé communautaire que nous sommes en train de mettre en place pour pouvoir impacter positivement au niveau des ménages », confie Benjamin Hounkpatin. Ainsi, assure-t-il, l’hygiène et l’assainissement seront au rendez-vous et les malades seront rapidement orientés vers les structures sanitaires pour être pris en charge tôt afin de ne pas développer des formes graves de la maladie. Pour les hépatites virales, le Bénin demeure dans les zones d’endémies élevées. La vaccination pour tous les nouveau-nés a démarré et se poursuivra. En ce qui concerne le Vih/Sida, des pochettes de forte contamination existent, notamment dans les rangs des professionnelles de sexe (8,5 %), les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes (7 %), les serveuses de bars et restaurants (5,2 %). Aussi, est-il important d’amener les populations à se faire dépister à 90 % au moins et que 90 % des cas positifs soient mis sous traitement pour atteindre une charge virale indétectable, préconise Benjamin Hounkpatin. « L’assurance-maladie du projet Arch (Assurance pour le renforcement du capital humain) qui permet de prendre en charge les pauvres extrêmes et non extrêmes, est également quelque chose de très important pour assurer une prise en charge efficiente de ces pathologies », estime le ministre de la santé.
Santé 11 juin 2021


Programme d’alimentation scolaire intégrée: Le Burundi à l’école du Bénin
L’expérience du Bénin en matière d’alimentation scolaire intégrée sidère le Burundi. Marraine d’un pareil programme dans son pays, la première dame du Burundi, Angélique N. Ndayishimiye, est à Cotonou accompagnée d’une forte délégation, pour capitaliser l’expérience béninoise afin d’améliorer la pratique dans son pays. Une séance de travail s’est déroulée à cet effet, mercredi 9 juin dernier, au ministère du Plan et du Développement, entre les parties béninoise et burundaise sous la conduite du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Pour améliorer son programme d’alimentation scolaire universelle, le Burundi mise sur plusieurs stratégies dont, entre autres, les échanges d’expériences et de bonnes pratiques entre les pays. Ayant reçu bon écho de l’expérience des cantines scolaires au Bénin, le gouvernement burundais a dépêché une forte délégation à Cotonou, pour s’imprégner de la pratique béninoise. La délégation est conduite par la première dame du Burundi, Angélique Ndayubaha Ndayishimiye, marraine du programme d’alimentation scolaire dans son pays. Elle est accompagnée des ministres burundais de l’Agriculture, de l’Education nationale et de la Santé publique, ainsi que de la mission pays du Programme alimentaire mondial (Pam) qui, tout comme au Bénin, met en œuvre le programme dans les écoles burundaises. Sous la présidence du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, une séance de travail a eu lieu entre les deux parties (chaque ministre du Burundi avait son homologue béninois en face), séance élargie aux partenaires techniques et financiers des deux pays. La première dame indique que la mobilisation de tous ces ministres et bailleurs au sein de sa délégation, s’explique par la volonté du gouvernement de son pays de bâtir une cantine scolaire intégrée. «Nous osons espérer qu’à la fin de cette mission, le Burundi capitalisera l’expérience béninoise en matière d’alimentation scolaire pour une cantine scolaire universelle au Burundi », souhaite-t-elle. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a, entre autres, salué l’intérêt que le programme alimentaire scolaire béninois suscite auprès du gouvernement burundais et les acteurs à divers niveaux qui ont contribué à la réussite du programme, côté béninois. Il présente par la suite le cheminement du Bénin, depuis cinq ans, en termes de cantine scolaire intégrée, de même que les objectifs, le coût, le système d’approvisionnement local des vivres, et les bénéfices actuels du programme pour l’école béninoise et ses acteurs. Abdoulaye Bio Tchané a rappelé, à l’occasion, l’engagement du président Patrice Talon de porter l’accès aux cantines scolaires à 100 % des enfants des écoles primaires du Bénin d’ici deux ans. Les résultats détaillés du programme de cantines scolaires au Bénin ont été présentés par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Les échanges entre les deux parties, notamment les ministères sectoriels burundais et béninois, vont se poursuivre tout au long du séjour de la délégation au Bénin. Actualités 10 juin 2021


Wilfrid Houndjè, promoteur culturel: « Le Carnaval de Ouidah est conçu pour être une fête populaire »
On lui devait l’organisation du festival Kaletas, pour la valorisation des masques très usités en fin d’année par les jeunes enfants. Sauf que, entre-temps, dans le but de mieux faire, il est passé à un évènement plus grand, pensé pour Ouidah, mais rêvé pour tout le Bénin afin de donner un coup d’accélérateur au tourisme. Wilfrid Houndjè, promoteur culturel et désormais Délégué général du Carnaval international de Ouidah (Cio), parle de cet évènement dont il livre la charpente à travers cet entretien exclusif ! Vous projetez l’organisation du Carnaval international de Ouidah (Cio). Parlez-nous en ! Le Cio, c’est le Carnaval international de Ouidah. Il est conçu pour être un grand événement de rue, une manifestation et une fête populaire qui rassemble les peuples et les communautés au-delà des clivages culturels et identitaires. Il se veut être un condensé des couleurs culturelles et artistiques du Bénin, d’Afrique et de sa diaspora à travers un mixage harmonieux des rythmes, danses, masques, traditions et créations artistiques. Le Carnaval international de Ouidah mettra 4 000 acteurs de scène dans la rue pour produire un spectacle inédit. Il est né pour accompagner l’ambition du gouvernement béninois qui veut faire de la ville de Ouidah la première destination touristique en Afrique de l’Ouest. Le Cio est un projet culturel, artistique et touristique de grande attraction. Il est unique en son genre. Il se refuse d’être la copie d’un autre évènement au monde. Que peut-on savoir d’autre de cet évènement que vous ambitionnez grandiose ? Le Carnaval International de Ouidah va se tenir du 17 au 19 décembre 2021 dans la ville historique de Ouidah. Mais avant, les artistes peintres et graffeurs vont commencer la réalisation des fresques dès le 14 décembre pour finir le 19 décembre. Il aura lieu dans la commune de Ouidah au Sud du Bénin. Il va occuper plusieurs lieux de diffusion du produit culturel. Le Cio va se dérouler sous la forme d’œuvres d’art, d’échanges intellectuels, d’évènements de rue, de spectacles de scène, d’expositions, de fashion et de visites touristiques. Le Carnaval international de Ouidah est innovant, il apporte un masque nouveau, une création artistique contemporaine qui vient renforcer le marché des masques africains. Il s’agit du «Masque Python» qui vient faire honneur à toute la communauté Xwedah de Ouidah. Pour une première fois, le monde entier va voir ce masque qui fera tache d’huile dans l’histoire. Des pays étrangers sont-ils invités ? Oui, plusieurs pays du monde sont attendus à Ouidah pour cette première édition du Carnaval international de Ouidah. Le Togo, le Sénégal, le Congo, la France, la Belgique, Haïti, la Guadeloupe, la Martinique, Brésil, la Belgique, Cuba, le Venezuela, le Burkina Faso, la Chine, la Turquie pour ne citer que ceux-là seront de la partie pour différentes activités. Au nombre de celles-ci, le carnaval populaire (4 000 acteurs de scènes dans la rue en masques africains, en déguisements, sur fond de musiques et danses africaines), des spectacles d’attraction d’inspiration Vodun, des spectacles des masques africains (du Bénin, d’Afrique et de sa diaspora), un défilé de mode « Cio Fashion», une exposition d’œuvres d’art (peintures et photographies), un concert de musique Afro-beat, des fresques dans la ville de Ouidah… Pour la préparation, à quel niveau peut-on se situer ? Depuis un an et demi, le comité d’organisation du Cio est à pied d’œuvre. Nous sommes très avancés sur les préparatifs du projet : conception et réalisation des masques, accoutrements, pavoisement de la ville, rencontres des acteurs, des partenaires, communications, nous sommes très en avance. Nous sommes déjà à plus de quinze millions d’investissement sur fonds propres. A la date d’aujourd’hui, nous pouvons dire avec certitude que l’évènement est déjà téléchargé à plus de 75 %. Le reste, c’est juste mobiliser les ressources financières qu’il faut pour réaliser la partie évènementielle du projet. Quelle part prend le gouver-nement dans l’organisation ? Le Carnaval international de Ouidah est porté par un groupe de jeunes regroupés au sein de l’association Ouidah tourisme. Mais le gouvernement du président Talon est très attentif au projet. C’est un projet qui vient accompagner l’axe développement touristique du Programme d’action du gouvernement (Pag) à Ouidah. Donc, nous travaillons ensemble avec les directions techniques de plusieurs ministères afin que l’accompagnement du gouvernement du président Talon soit effectif et chose tangible. Au nombre des soutiens de l’évènement, il y a la ville de Ouidah avec son maire, certaines institutions internationales, l’Etat béninois, et quelques bonnes volontés. Nous bénéficions aussi de l’accompagnement de jeunes professionnels et volontaires. C’est le lieu de leur dire un grand merci et courage. Plusieurs dossiers sont déposés auprès des structures pour solliciter leur sponsoring, les discussions sont en cours, nous gardons l’espoir d’un aboutissement heureux de ces dossiers. Franchement, le maire actuel porte le projet à bras-le-corps avec nous. Le maire a délivré une lettre de recommandation du projet, beaucoup de facilités administratives pour nous. La mairie apportera sa contribution financière et aidera à la mobilisation des ressources. Les services techniques de la mairie nous assistent aussi. Y a-t-il une part de sacré dans ce carnaval ? Le Carnaval international de Ouidah est un évènement artistique, culturel et touristique ouvert au public de toutes obédiences religieuses. Ces spectacles et activités vont se dérouler sur les espaces et lieux publics. Néanmoins, une cérémonie Vodun sera au programme, une libation qui sera entièrement confiée aux hauts dignitaires du culte Vodun, et va se dérouler dans un lieu de culte traditionnel. Pour nous, le sacré ne sera jamais dans la rue. C’est notre option et les dignitaires Vodun sont d’accord et nous accompagnent sur ce projet porteur. Ouidah est la ville du chef de l’Etat. Est-il informé de l’organisation de ce carnaval ? Le président a certainement eu vent de ce projet. J’ai demandé à ses collaborateurs que je connais de l’informer et je pense qu’il va me recevoir afin que je lui transmette officiellement son invitation. Puisque pour nous, c’est sous son haut patronage que cette première édition du Carnaval international de Ouidah va se dérouler. Le Cio et le Pag à Ouidah sont liés. Quelle est la périodicité de l’organisation ? Le Carnaval international de Ouidah est un évènement qui va s’organiser tous les deux ans. Donc après l’édition de cette année 2021, le Cio vous donne rendez-vous pour décembre 2023. Pour l’organisation, nous avons déjà fait beaucoup d’étapes, et tant que l’activité n’est pas encore réalisée, nous allons continuer de travailler. Par exemple, organiser des rencontres d’information, de sensibilisation et de mobilisation à travers les lycées et collèges de Ouidah, à l’Université d’Abomey-Calavi, rencontrer les sages et notables de Ouidah, les dignitaires de culte, les groupements de femmes, les associations des jeunes et des artisans, lancer la grande communication du Cio, continuer sur la recherche de financement, etc. Un mot pour conclure cet entretien ! Je demande humblement au chef de l’Etat, le président Talon de nous apporter son soutien personnel et celui de son gouvernement, d’aider le projet à grandir pour que Ouidah soit la première destination telle qu’il le veut. Aux sponsors sollicités, je demande de donner une suite favorable. A la presse nationale et internationale, je demande un séjour de reportage culturel à Ouidah. Aux touristes, je dis de venir à Ouidah qui les attend. Quand la jeunesse veut, la jeunesse peut, ce projet, nous allons le réaliser. A bientôt à Ouidah, Ouidah vous attend ! Culture 10 juin 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Joseph Djogbénou échange avec les jeunes leaders
Vendredi 4 juin dernier, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience une délégation des jeunes leaders en stage à la Friedrich Herbert Stiftung. Ils sont venus enrichir leurs connaissances, mieux connaître l'institution et recevoir les conseils de l'autorité constitutionnelle. C'est avec près d'une trentaine de jeunes leaders en stage à la Fondation Friedrich Hébert, que le président de la Cour constitutionnelle a échangé vendredi dernier. Conduits par Hans Preuss, représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung, ces jeunes leaders ont laissé libre cours à leur curiosité. « Vous avez devant vous un groupe de jeunes curieux, déterminés, ambitieux... Ceux qui porteront demain le drapeau du Bénin », a d’ailleurs précisé Hans Preuss dès le début des échanges. Le président de la Cour constitutionnelle a salué le programme politique de la Fondation Friedrich Hebert et apprécié à juste titre l'initiative de la visite à son institution. « J'ai l'impression que c'est un vrai institut de l'État que vous mettez en place », va-t-il dire au représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung. S'adressant aux jeunes, Joseph Dogbénou les a invités à se cultiver sans cesse, à s’interroger sur le vrai sens des choses de l’Etat. Pourquoi parle-t-on de séparation des pouvoirs, de Garde des sceaux, de chef suprême de l'Armée ? Pourquoi 21 coups de canon lors des grandes manifestations ? Qu'entend-on par communication en conseil des ministres ; par hémicycle ? Autant de questions que les jeunes leaders devraient se poser. Présentant son institution à la délégation, le président Joseph Djogbénou fait savoir que le terme Cour est hérité du colon et plus proche, des traditions royales en Afrique. L’origine de la Cour constitutionnelle au Bénin ne peut s’entrevoir sans référence à l’histoire politique du Bénin. Le président Joseph Djogbénou rappelle que le Bénin de 1960 à 1972 a connu la régulation au moyen de l'incursion de l'armée avec plusieurs coups d’Etat. « Ce n'est pas parce que l'incursion de l'armée est mauvaise que le besoin de régulation ne s'impose pas », a-t-il nuancé. C'est pourquoi à l'ère démocratique, la Conférence a reconnu la nécessité de la mise en place d'un organe régulateur. D'où la naissance de la Cour constitutionnelle dont la première mission est la régulation des rapports entre les institutions. Il ajoute qu’au regard des violations flagrantes des droits de l'homme de 1972 à 1989, la Conférence a voulu que la Cour constitutionnelle soit également garante des libertés fondamentales. La Cour est donc une juridiction de protection des droits de l'homme. Puis, devant l’évidence que le législateur pouvait se tromper, la Conférence nationale a fait de la Cour constitutionnelle la garante de la Constitution. C’est dans ce cadre qu’elle exerce le contrôle de constitutionnalité dans les conditions fixées par la Constitution. La Cour a d’autres prérogatives comme la proclamation des résultats des élections législatives et présidentielle et la gestion des contentieux qui en découlent… La Cour reçoit aussi les prestations de serment et assure les missions que le législateur lui confère exceptionnellement. Après avoir suivi le Professeur Joseph Djogbénou, les jeunes leaders, sans langue de bois, ont laissé leur curiosité s’exprimer sur divers points en rapport avec le fonctionnement de l’institution. Des questions auxquelles le président Joseph Djogbénou a répondu volontiers. Actualités 07 juin 2021


Renforcement des interventions canadiennes au Bénin: Pcv Clé, Ceci et Suco inaugurent leur siège commun
Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) vont conjuguer leurs efforts au Bénin pour des actions de développement et un meilleur impact sur les communautés. Ces trois organisations canadiennes ont inauguré leur siège commun hier jeudi 27 mai à Cotonou en présence de Carol Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Bénin et le Burkina Faso. Un siège commun et un programme commun pour renforcer la coopération avec les Organisations de la société civile au Bénin dans différents domaines d’interventions ! Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) se donnent ainsi la main. Financé à hauteur de 18,4 millions de dollars canadiens pour une durée de 7 ans, ce programme commun va permettre entre autres l’envoi d’experts canadiens qui viendront renforcer et soutenir les capacités des Organisations de la société civile. Carole Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Burkina et le Bénin, indique que les orientations de ce programme répondent à la politique canadienne qui vise à éradiquer la pauvreté et sont également arrimées au Programme d’action du gouvernement. Elle précise que le Programme de coopération volontaire a déjà permis de mobiliser plusieurs volontaires au Bénin. A l’en croire, une moyenne de 90 volontaires par an contribuent au renforcement des capacités des Osc, dans un vaste éventail de secteurs. Pour Nathalie Desautels, Représentante pays du Pcv Clé, l’inauguration du siège commun du Pcv Clé, du Ceci et de Suco, est un moment solennel et historique dans la coopération bénino-canadienne. Elle réitère l’engagement du Pcv à travailler pour que tous les jeunes au Bénin aient accès à une éducation de qualité et à œuvrer pour l’autonomisation des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité. Esther Djèguo, Représentante du Ceci mesure à juste titre l’intérêt du programme. Après avoir rappelé que la mission du Ceci est de combattre la pauvreté, l’exclusion et les inégalités, elle va réaffirmer à son tour l’engagement du Ceci à travailler au relèvement du pouvoir économique des femmes, à lutter pour les droits des femmes et à appuyer les capacités de résilience des femmes. Christelle Ouattara, Représentante de Suco se réjouit tout aussi de l’inauguration du siège commun. Le programme va, selon elle, faciliter les actions de Suco pour la résilience alimentaire et climatique au Bénin. Bénéficiaires de l’appui des organisations canadiennes, les Osc reconnaissent l’opportunité du programme. « Le partenariat entre le Canada et les Osc au Bénin est une coopération dont les résultats sont tangibles et probants dans nos communautés. Nous sommes très heureux d’être les privilégiés de ce programme et nous promettons d’œuvrer pour sa réussite... », a déclaré Marlène Seydou Babio, représentante de l’Ong Fawe (Forum for african women educationalist). Société 28 mai 2021


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