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Nouvelles

Hémophilie: Une maladie génétique peu connue
Douleurs articulaires, saignements internes ou externes, les sujets atteints de l’hémophilie n’ont pas une existence normale. Caractérisée par une anomalie de la coagulation du sang, cette maladie génétique, peu connue du public, touche plus les personnes de sexe masculin et entraîne parfois la mort si elle n’est pas vite diagnostiquée. Les hémophiles au tréfonds de leur douleur ne demandent qu’une seule chose, de meilleurs traitements. « La seule chose qui me perturbe est l’hémorragie interne. Lorsque je commence par sentir des douleurs, je viens dans ce centre et les médecins m’injectent du plasma et du sang. Arrivé à la maison, je continue le traitement à base des plantes pour pouvoir me retrouver. A chaque fois, ils me recommandent l’hospitalisation. Or moi je ne suis pas prêt puisque je n’ai pas les moyens », confie Charles-le-bon B., un hémophile rencontré dans une salle d’hospitalisation du service Hématologie du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, une unité de prise en charge de l’hémophilie et des autres maladies hémorragiques. Dans ce centre de référence, les médecins au nombre de six, sous la direction du professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard, reçoivent tous les jours des malades souffrant de l’hémophilie. Tous prennent en charge les hémophiles ainsi que les maladies du sang avec les moyens mis à leur disposition. Charles-le-bon B. a été diagnostiqué hémophile en 2015 à l’âge de 17 ans. Il a alors été hospitalisé au Cnhu de Cotonou. Charles-le-bon B. vit avec son frère et leurs parents. Ils se débrouillent pour subvenir à leurs besoins. « Nous ne bénéficions d’aucun soutien. Nous nous débrouillons pour pouvoir nous en sortir. Dès que je me retrouve à l’hôpital, c’est mon petit frère qui commence par se battre pour m’apporter à manger et à payer le loyer », poursuit le patient, ordonnance en main et ne sachant que faire.
Vivre avec l’hémophilie: le coût
Hugues G., professeur de mathématiques dans un collège public de la place, est lui aussi hémophile. Contrairement à Charles-le-bon B., la maladie a été détectée chez lui depuis qu’il avait 28 mois et jusqu’à ce jour, il n’a pas de repos. Toutes les semaines, il doit se rendre à l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu pour se faire soigner. Son malheur a commencé depuis son enfance où il a été blessé par une lame au niveau de l’index. Ce qui a provoqué des saignements à n’en point finir malgré les soins reçus dans les hôpitaux. Hugues G. ajoute que son enfance n’a pas été heureuse, car, avoue-t-il, il n’arrivait pas à fréquenter normalement comme tous les autres enfants. « A chaque fois que j’ai un saignement dans une articulation, j’abandonne l’école pendant des jours. C’est dans cette souffrance que ses parents ont eu connaissance de l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu qui s’appelait dans le temps, Chimax. Admis dans ce service, il a fait des tests qui ont démontré qu’il souffrait de l’hémophilie, il est déficitaire en facteur 8. « Mon taux de facteur de coagulation est de 4 %. Dans le temps, on m’administrait les poches de plasma qui est un produit sanguin que l’on obtient à la banque de sang et dont l’unité coûtait 2000 F Cfa. Ce qui pesait sur les parents parce que je devrais prendre deux poches le matin et deux le soir sur 7 jours et plus, sans oublier les frais d’hospitalisation qui revenaient un peu plus cher», fait-il comprendre. Ses parents dépensaient même au-delà de 200 000 F Cfa en une semaine. Tout récemment, en octobre 2020, il avait eu un problème au niveau du genou gauche dû à l’hémophilie et les parents ont banalement dépensé 163 000 F Cfa. Lors du traitement, explique-t-il, les médecins se sont rendu compte que ce n’est plus un problème qui relève de leur ressort et qu’il fallait qu’il aille en kinésithérapie. Jusqu’à ce jour, il a du mal à plier le genou gauche. « Ils m’ont expliqué que depuis mon enfance, j’ai toujours saigné dans l’articulation gauche, ce qui a détruit le cartilage », précise-t-il. Au service aujourd’hui, c’est très difficile pour moi parce que toutes les semaines, le genou enfle. Il me suffit de rester légèrement debout sur le pied et ça commence par me déranger», précise-t-il. Les hémophiles rencontrés manifestent tous leur gratitude au personnel du Cnhu, à l’Association béninoise des hémophiles et la Fédération mondiale des hémophiles qui leur envoie de temps en temps des facteurs pour leur survie. Mais cela ne suffit pas. « Nous demandons l’aide de l’Etat afin qu’on ait plus de facteurs pour traiter chaque hémophile. Nous avons vraiment besoin de la prophylaxie. Si l’Etat peut créer des centres pour le traitement hémophile dans le centre et au nord du pays, cela va faciliter la tâche aux frères hémophiles qui vivent dans le septentrion », suggère Hugues G.
Santé 06 mai 2021


Partenariat entre l’Université d’Abomey-Calavi et celle d’État de Kalmoukie en Russie: Anselme Houndayi évoque l’intérêt pour étudiants et enseignants
Anselme Houndayi est chargé du département des Relations internationales de l’Université d’État de Kalmoukie située au sud de la Russie. Venu au Bénin dans le cadre d’un accord de partenariat avec l’Université d’Abomey-Calavi signé en septembre 2018, ce Béninois de nationalité évoque les opportunités que son pays d’accueil offre aux étudiants béninois d’une part et aux enseignants d’autre part. Son souhait est que la communauté universitaire dispose d’amples informations sur les clauses du contrat entre l’Uac et l’université d’État de Kalmoukie. L’Université d’Etat de Kalmoukie, située au sud de la Russie, offre des opportunités à l’Université d’Abomey-Calavi. Les deux universités ont procédé à la signature en septembre 2018 d’un accord de partenariat sur la base duquel les étudiants ont une panoplie d’offres, à en croire Anselme Houndayi, chargé du département des Relations internationales au sein de cette université. Le but de cet accord est de faciliter la mobilité des étudiants et des enseignants béninois en Russie pour se faire former dans divers domaines à travers des stages. Doctorant en économie, Anselme Houndayi reconnaît l’intérêt de ce partenariat pour la communauté universitaire du Bénin et souhaite que des bénéficiaires disposent d’amples informations sur les clauses du contrat afin de mieux profiter de cette offre de la Russie. «?En 2016, je suis rentré au pays dans le but de créer les relations très étroites entre l’Université d’Abomey-Calavi et mon université plus précisément. Dans ce cadre, nous avions eu une rencontre en avril 2018 avec le recteur et l’ambassadeur de la Russie près le Bénin où nous avions décidé de signer en septembre 2018 un contrat de partenariat dont le but est de permettre aux étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi de faire des stages professionnels dans n’importe quel domaine au sein de mon université gratuitement pendant une année. Mon université prend en charge le logement pour les étudiants. Pour ce qui est du côté scientifique, le contrat stipule que les professeurs de l’Uac en collaboration avec ceux de mon université pouvaient assister les étudiants dans la rédaction de leur thèse de fin de formation, puis l’organisation des fora scientifiques entre professeurs, docteurs ou doctorants pour permettre au Bénin de faire découvrir son côté scientifique en Europe?», a expliqué Anselme Houndayi. L’Université d’Abomey-Calavi a des relations avec les pays européens, mais avec la Russie, il n’y a pas trop de collaboration étroite, souligne-t-il.
Expliquer les clauses du contrat
Pour lui, il fallait revenir expliquer aux étudiants les clauses du contrat afin qu’ils sachent les opportunités qui s’offrent à eux, de quoi bénéficie l’université. Il rappelle qu’il y a eu des contacts avec l’Uac. «?Quand le message ne passe pas au sein des étudiants, ils ne sont pas informés. Cette visite m’a permis de rencontrer la personne qui s’occupe directement des relations internationales à l’Uac », précise-t-il. Cela lui a permis, dit-il, de mettre à disposition les documents nécessaires qu’il fallait. Ainsi, les étudiants ont pu « s’inscrire pour participer au concours sur la culture, la géographie et l’histoire de la Russie?». C’est le nouveau projet en réalité qu’il est venu présenter en 2021 aux autorités de l’Université d’Abomey-Calavi. Il est relatif à l’organisation d’une olympiade sur la culture, la géographie et l’histoire de la Russie en français. Les participants auront la possibilité de se faire tester tout en obtenant un certificat de participation venant d’une université russe et les gagnants de ce concours auront la possibilité d’aller en Russie pour suivre une formation d’une année dans un domaine de leur choix. Les bénéficiaires qui ne comprennent pas le russe auront la possibilité de suivre des cours en ligne, à distance, avant le voyage pour une formation beaucoup plus pratique. «?Nous avons discuté de ce projet nouveau d’intérêt pour l’Uac. Actuellement, soixante-dix Béninois se sont déjà inscrits sur la plateforme. Jusqu’à la fin du mois d’avril, nous allons clôturer et publier les résultats des gagnants le 10 mai prochain?», ajoute-t-il.
Attente des autorités rectorales
La Russie est en train de s’ouvrir. Elle a formé plus de trois mille cadres béninois. Parmi le corps professoral, on dénombre des enseignants qui ont fait la Russie. «?Notre Université veut se faire connaître sur le plan africain. Nous n’avons jusque-là de contrat qu’avec l’Uac. Donc, notre objectif est d’augmenter le nombre d’étrangers venant du continent africain?», fait savoir Anselme Houndayi. Revenant sur les opportunités qu’offre la Russie, il entend en faire bénéficier aux camarades béninois pour agrandir le cercle des cadres qui s’y sont formés. Il revient aux autorités rectorales de peser de tout leur poids pour donner l’information aux étudiants pour se faire compter parmi les bénéficiaires de stages en Russie. Toutes choses qui, mentionne Anselme Houndayi, valorisent le curriculum vitae des étudiants béninois. Pour l’heure, il salue leur engouement pour s’être fortement manifestés sur le concours en ligne sur la culture, la géographie et l’histoire de la Russie. Les candidats seront fixés en mai et les gagnants vont commencer leur stage en septembre prochain, assure-t-il. L’Université d’État de Kalmoukie envisage la possibilité des cours à distance à cause de la fermeture des frontières due à la pandémie du Covid-19, selon ses explications. «?C’est le début d’une nouvelle collaboration qui sera gagnante pour le Bénin et pour la Russie en particulier. L’opportunité est ouverte à tout le monde, seuls ceux qui recherchent l’information obtiennent gain de cause. J’exhorte les étudiants à aller sur le site www.kalmgu.com pour lire les informations?», indique-t-il. D’après ses explications, son université s’engage à accompagner tout projet de développement de l’Uac. Elle envisage aussi dans le futur de créer un centre culturel et de langue russe au sein de l’Uac qui va permettre aux étudiants, avant leur arrivée en Russie, d’avoir déjà une maitrise de la langue russe pour ne plus perdre une année avant d’intégrer la faculté.
Modernité de l’Uac
La plus grande université au Bénin qui forme environ 70 % des cadres se modernise et le pays doit en être fier. La technique, la science, l’innovation … tout est intégré à l’Uac, se réjouit Anselme Houndayi qui reconnaît le mérite des enseignants de l’Uac qui sont bien qualifiés. La Russie peut apporter beaucoup, soutient-il, en matière de technologie, de médecine, de sécurité informatique … Pour Anselme Houndayi, le Bénin et la Russie doivent collaborer dans ces domaines pour un partenariat très fructueux qui sera gagnant pour le Bénin. Pour rappel, 1 500 étudiants étrangers en provenance de 44 pays du monde dont 18 pays africains y compris le Bénin suivent les cours à l’Université d’État de Kalmoukie.
Education 28 avr. 2021


Victor Dassi Adossou à propos de son audience à la Haac : « Nous avons discuté du déficit législatif...»
Le président de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication a reçu en audience son collègue de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, le jeudi 22 avril 2021. Les deux présidents ont discuté de plusieurs sujets dont le renforcement de la législation au niveau de la Haac. Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Remi Prosper Moretti, a reçu en audience dans l’après-midi de ce jeudi 22 avril 2021, Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême. Entre autres sujets objet de leur tête-à-tête, les relations inter institutions, la relation de travail… Aussi, est-il question pour les deux personnalités d’échanger sur le déficit législatif qu’il y a au niveau de l’institution Haac. « J’ai été particulièrement heureux de voir le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication lui-même soulever cette question. La Cour suprême lui a marqué sa disponibilité à accompagner la Haac dans sa volonté de renforcer sa capacité en matière de législation. Il y a beaucoup de choses à faire à ce niveau, nous en avons discuté », a informé le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou. Il a rassuré que son institution est disposée à accompagner le processus qui est déjà enclenché au niveau de la Haac afin de renforcer les textes, pour permettre à la Haac de jouer convenablement son rôle. Actualités 24 avr. 2021


Didier Hubert Madafimè, expert en environnement: « La restauration de la terre doit être un principe sacré »
Ce 22 avril, le monde entier voue un certain respect à la terre. A défaut d’une célébration discrète et sporadique, les hommes devraient plutôt vénérer cette ressource naturelle à l’instar des dieux, car ils y puisent l’essentiel de leur vie terrestre et y retournent encore à leur mort. C’est le point de vue que défend Didier Hubert Madafimè, expert en environnement, à l’occasion de la Journée mondiale de la terre. Il dénonce les comportements dégradants de l’homme envers la terre et indique des pistes pour sa restauration. La Nation : La communauté internationale célèbre, ce jeudi 22 avril, la Journée mondiale de la terre. Quelle importance revêt cette journée ? Didier Hubert Madafimè : De toutes les célébrations, la Journée mondiale de la terre devrait être la plus importante. La terre représente toute notre vie. Sans elle, point d’activité agricole. Tous les écosystèmes reposent sur elle. Nous retournons à la terre après notre passage terrestre. Malheureusement, on observe peu d’intérêt autour de cette ressource naturelle. Lorsque nous tombons malade, nous nous rendons à l’hôpital pour recevoir des soins, par contre quand la terre est malade, personne ne la soigne. Cette journée passe discrètement alors qu’on devrait saisir l’occasion pour sensibiliser les populations à l’utilisation des techniques qui la protègent, comme les plantes fertilisantes. Comment sait-on que la terre devient malade ? Les maladies de la terre sautent à l’œil. En temps normal, elle doit répondre à un certain nombre de critères. Elle ne doit pas être dégradée. Dans le cadre des productions agricoles, on doit éviter les produits chimiques qui l’altèrent. On tire l’essentiel de la terre, mais on ne lui accorde aucun respect. Tous les jours, nous devons vénérer la terre. Voulez-vous dire qu’il faut vénérer la terre comme un dieu ? La terre est un dieu. L’humanité vit sur la terre. Et toutes nos activités gravitent autour d’elle. La terre est aujourd’hui menacée, du fait des pressions anthropiques. Au même moment, on la qualifie de ressource nourricière ? Comment peut-on comprendre ce contraste ? Le contraste est né de la poussée démographique à l’échelle mondiale. Il est question aujourd’hui de nourrir plusieurs bouches. A partir de cet instant, les hommes ont commencé par en faire une utilisation exagérée, car pour augmenter les rendements agricoles, il fallait lui apporter des nutriments. D’où la naissance des problèmes que l’homme a créés à cette ressource naturelle. A force de couper tous les arbres dans le cadre des plantations, on expose la terre aux aléas climatiques. Or, les changements climatiques sont des facteurs aggravants. On peut produire sur de petits espaces et augmenter le rendement. Lorsque la terre sur laquelle le paysan cultive devient infertile, il quitte cette terre pour occuper un autre espace, laissant sa première ressource de production au gré des aléas. Du nord au sud, des terres sont à la fois moyennement et fortement dégradées. L’effort qui doit accompagner cette dégradation ne suit pas. Nous ne sommes pas un pays désertique, mais nous avons déjà commencé par ressentir les effets du désert, étant donné que nos terres subissent également des dégradations et que nous sommes à proximité des pays désertiques. Il y a trop d’exagération de l’homme sur la terre. Au Sommet de Rio en 1992, plusieurs conventions ont été ratifiées sur le changement climatique, la biodiversité et l’environnement. Mais les lignes n’ont pas vraiment bougé. Chaque pays gère la terre comme il l’entend. Il existe des techniques pour sauver la terre, mais qui sont peu expérimentées. Il n’existe pas une politique de sauvegarde ou de restauration de la terre. La Journée mondiale de la terre est à sa 50e édition cette année. Faudra-t-il encore peut-être 50 ans voire 100 ans avant que l’homme ne prenne conscience des préjudices qu’il fait subir à la terre ? Si nous ne revoyons pas nos comportements vis-à-vis de la terre, nous risquons de manquer d’espace pour vivre un jour. Chaque pays devrait revoir sa politique de conservation de la terre. Après la ratification des trois conventions que j’ai évoquées plus haut, les pays européens ont refusé de mettre en place la Convention sur la dégradation des terres. Aujourd’hui, les nations investissent beaucoup dans les préoccupations liées au changement climatique, parce qu’elles savent que les effets n’épargnent aucun pays. La biodiversité est préservée ailleurs en vue de mieux faire face aux maladies émergentes. La dégradation des terres concerne notamment l’Afrique et l’Asie. L’Afrique peine à mettre en place les outils pour faire avancer les problèmes liés à la terre. Doit-on comprendre que les bonnes pratiques tardent à faire école en Afrique ? Au Burkina Faso par exemple, la technique du ‘’Zaï’’ est privilégiée par les paysans. Il s’agit d’une pratique ancestrale dans ce pays. Les paysans font des poquets dans lesquels ils mettent des déchets de telle sorte que l’intérieur de ces poquets est toujours humide même en saison sèche. Ces paysans allient les pratiques ancestrales et modernes pour en tirer le meilleur de leurs productions agricoles. Cette technique exige beaucoup d’efforts mais elle permet de sauver la terre, en produisant sur un espace réduit et d’avoir un rendement élevé. Dans notre pays, quelques Ong apprennent aux paysans cette technique. Les paysans préfèrent utiliser les engrais pour rapidement sauver leurs cultures. Or, les engrais qu’ils utilisent, détruisent la terre au bout d’un temps. Ce qui explique le nomadisme des paysans lors des plantations. Si rien n’est fait pour renverser la tendance, l’humanité court à sa perte. Le désert va s’installer partout. Quelles actions fortes les pays peuvent-ils mettre en place pour redonner vie à la terre ? La restauration de la terre doit être un principe sacré. Il faut redonner vie à toutes les terres dégradées. A la Cop22 au Maroc, des Ong ont manifesté leur volonté à soutenir le Bénin dans cet élan. Il est possible de sauver les terres dégradées. Il suffit juste d’avoir la volonté. Environnement 22 avr. 2021


Décès de Idriss Déby Itno: Talon compatit à la douleur du peuple tchadien
La mort du président tchadien Idriss Déby Itno, n’a pas laissé indifférent le chef de l’Etat béninois. Sur sa page Facebook, ce mardi 20 avril, Patrice Talon a dit à quel point il a été surpris par cette nouvelle et présente en son nom et au nom du peuple béninois ses condoléances au peuple frère du Tchad. « J'ai appris avec stupéfaction le décès, ce jour, du président de la République du Tchad, Monsieur Idriss Deby Itno », a introduit le président Patrice Talon, touché par cette triste nouvelle. « Dans ces conditions tragiques, je présente au nom du Bénin et en mon nom propre nos sincères condoléances à l'ensemble du peuple tchadien. Recevez la solidarité du peuple béninois. », conclut-il. La mort du maréchal-président du Tchad, Idriss Déby Itno, a été annoncée par l’armée tchadienne à travers un communiqué lu sur les ondes de la télévision d’Etat. Le communiqué indique que Idriss Déby Itno est mort «des suites de ses blessures au front » alors qu’il commandait une opération militaire contre les rebelles au nord du pays. Pour la continuité de l’Etat, un conseil militaire de transition, dirigé par Mahamat Idriss Déby, l’un des fils du président défunt, a été mis en place pour une durée de dix-huit mois et devra déboucher sur l’organisation d’élections démocratiques. Ariel GBAGUIDI Actualités 21 avr. 2021


Incendie du marché Dantokpa : « C’est un dossier qui préoccupe le gouvernement »
Les personnes touchées par l'incendie du marché de Dantokpa seront soutenues par le gouvernement. En visite dans le marché ce mardi 20 avril, le ministre Alassane Séidou a rassuré les victimes. Alassane Séidou, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, est allé visiter le marché Dantokpa ce mardi 20 avril 2021, suite à l’incendie survenu le 4 avril dernier. Appréciant le niveau des dégâts causés par ce sinistre, Alassane Séidou a indiqué que le gouvernement est préoccupé par ce dossier. « C’est un dossier qui préoccupe beaucoup tout le gouvernement et en particulier son chef », informe le ministre. Il a rassuré qu’après l’étude, des mesures adéquates seront prises pour permettre aux usagers de reprendre leurs activités dans de meilleures conditions. Il annonce un appui du gouvernement pour soulager les sinistrées. Actualités 20 avr. 2021


Audiences à l’Assemblée nationale: Le nouveau président de la Cour suprême chez Louis Vlavonou
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience, mercredi 14 avril, plusieurs délégations dont celle de la Cour suprême conduite par son nouveau président, Victor Adossou. Ce dernier est allé présenter ses civilités à la deuxième personnalité de l’Etat après sa nomination et sa prise de fonction. « Je viens d’être nommé à la tête de la Cour suprême, la plus haute juridiction de notre pays en matière administrative, judiciaire et des comptes. J’ai pris officiellement fonction le 25 mars dernier et il était donc normal que je vienne vers le président de l’Assemblée nationale, la deuxième personnalité de l’État, pour lui faire mes civilités. Je suis donc venu lui rendre une visite de courtoisie administrative et de prise de contact », a précisé Victor Dassi Adossou. Selon lui, il a profité de l’occasion pour échanger avec Louis Vlavonou, sur certaines questions concernant surtout la haute juridiction. « Nous avons échangé, nous nous sommes compris et nous nous sommes mis dans un agenda de travail. Nous avons décidé de maintenir le contact pour que nous puissions ensemble aborder les questions qui touchent le meilleur fonctionnement de la Cour suprême », a ajouté le nouveau président de la Cour suprême. Victor Dassi Adossou était accompagné de trois de ses collaborateurs dont la secrétaire générale de l’institution, Dandi Gnamou. A la suite de Victor Adossou, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a reçu l’ambassadeur du Bénin près la Chine, Simon Pierre Adovèlandé. Les deux personnalités ont surtout discuté de la coopération interparlementaire avec les pays qui sont sous la juridiction de l’ambassade et les groupes d’amitié qui pourront travailler entre le Parlement et l’ambassade du Bénin en Chine. « Nous avons visité également certains projets qui sont en cours et pour lesquels la partie chinoise intervient, notamment le nouveau siège de l’Assemblée nationale qui sera construit par une entreprise chinoise », a indiqué Simon Pierre Adovèlandé. Il a expliqué que la coopération entre le Parlement béninois et l’Assemblée populaire de Chine se porte très bien. Le diplomate béninois dit avoir exploré avec Louis Vlavonou les voies et moyens pour renforcer davantage cette coopération à travers de nouveaux canaux et mécanismes en ces temps de pandémie du Covid-19 où les voyages se raréfient. Le président de l’Assemblée nationale a bouclé ses audiences avec l’ambassadeur du Bénin près le Japon, Makarimi Abissola Adéchoubou. Il s’est agi ici aussi de comment faire pour fouetter davantage la coopération entre les Parlements béninois et japonais. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 15 avr. 2021


Incendie au marché Dantokpa: Le gouvernement au chevet des sinistrés
Suite à l’incendie survenu au marché Dantokpa, dimanche 4 avril dernier, Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, accompagnée de Armand Gansè, directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), a effectué une descente, mardi 6 avril dernier, sur les lieux. L’objectif est d’évaluer les dégâts causés par les flammes et d’exprimer la compassion du gouvernement aux sinistrés. Le feu a encore fait parler de lui, ce dimanche de Pâques, au marché Dantokpa. Pour une énième fois, les flammes ont dévasté une cinquantaine de boutiques. Des hangars de fortune, céréales, vaisselle, fils électriques et autres sont consumés sur une superficie de 2000 m². Pour faire une évaluation rapide des dégâts causés par le feu et exprimer la compassion du gouvernement aux sinistrés, Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce s’est rendue sur les lieux, mardi 6 avril. L’autorité ministérielle a exprimé toute sa désolation pour les dégâts causés par l’incendie. Elle affirme que le gouvernement suit cette situation de très près avec beaucoup de tristesse. «Quand on sait que Dantokpa est un poumon économique, il y a de quoi parer au plus pressé pour trouver des solutions face à la situation », indique-t-elle. Selon elle, le gouvernement a prévu dans son Programme d’action la modernisation des marchés, et c’est ce vaste programme qui est mis en oeuvre depuis deux ans et qui connaîtra son achèvement très bientôt. Elle souligne qu’il est nécessaire pour les femmes d’exercer leur commerce dans un cadre sécurisé. A l’en croire, grâce au leadership du président Patrice Talon, les incendies auxquels les Béninois assistent dans les marchés principalement dans le marché Dantokpa seront bientôt conjugués au passé. Au terme de la visite, la délégation a tenu une séance de travail avec les sinistrés au siège de la Sogema afin de connaître la position de chaque commerçant sur le site et d’avoir une idée approximative des pertes subies. Après avoir écouté les sinistrés et en attendant que la lumière soit faite sur les conditions de survenance de l’incendie, elle les rassure que le gouvernement prendra les mesures nécessaires pour les accompagner. Armand Gansè, directeur général de la Sogema renchérit que les sinistrés ne seront pas laissés pour compte. « La Sogema et le gouvernement prendront toutes les dispositions pour permettre aux femmes de vite reprendre leurs activités », promet-il. Actualités 08 avr. 2021


Audience à la présidence de la République: Bertin Koovi reçu par le chef de l’Etat
Le président de la République a reçu en audience, mardi 6 avril, l’acteur politique Bertin Koovi. Rentré au pays il y a peu, ce militant de l’opposition qui a échangé avec le président Patrice Talon n’a pas caché sa satisfaction de voir que le pays a beaucoup changé en cinq ans. Avec le président de la République, Bertin Koovi a eu environ soixante minutes d’échanges. Avec à ses côtés son épouse et des dignitaires religieux, cet ancien candidat à l’élection présidentielle, parti en exil depuis des années, n’a pas caché, à la sortie du cabinet présidentiel, sa satisfaction en voyant les villes du pays beaucoup changer. Il dit avoir observé depuis son retour au bercail que les villes du pays notamment Cotonou et Parakou arborent un visage de modernité. Je me suis rendu compte que les choses ont changé. En 2016, je n’ai pas soutenu le président Patrice Talon… parce que j’avais demandé à son équipe de pouvoir mettre un pan d’économie fondamentale pour un développement à visage humain dans ce qu’il proposait », a indiqué Bertin Koovi. Il reconnait aussi qu’il y a cinq ans, il était convaincu que le chef de l’Etat portait l’ambition de développer le Bénin, mais il y a eu achoppement entre eux parce que lui Koovi souhaitait qu’on donne à manger aux Béninois avant de donner priorité aux infrastructures de base. « J’ai vu qu’il a eu raison de mettre d’abord les infrastructures et que cette fois-ci, il propose de faire un peu ce que je disais. C’est pourquoi quand j’ai lu son programme de développement, je me suis dit que c’est ce que je lui demandais et c’est ce qui nous séparait il y a cinq ans », indique-t-il. Dès lors, soutient-il, il y a convergence de vues. Ainsi, il a décidé de revenir au pays pour rejoindre le combat pour le retour aux affaires de Patrice Talon. Tirant des leçons de son passé dans l’opposition, il remercie le chef de l’Etat pour avoir fait preuve de magnanimité à son égard, malgré les quelques trois mille audios dont il était auteur contre lui, notamment sur les réseaux sociaux. « Pourquoi ne pas me joindre à lui pour que nous fassions ce qu’il propose pour les cinq prochaines années… J’ai parcouru le pays. J’ai trouvé une avancée, surtout sur le plan des infrastructures », apprécie-t-il. Il souhaite que les autres Béninois encore en exil arpentent la même piste que lui et reviennent construire leur pays. « L’opposition ne doit pas être un principe religieux. Ce n’est pas de l’antagonisme intuitu personae. Je n’ai trahi personne. J’ai fini par comprendre que tel que nous procédons, nous n’irons nulle part », révèle Bertin Koovi qui a invité par la même occasion les jeunes à ne pas investir la rue. « Nous devons faire profil bas et faire en sorte que la paix règne », lâche-t-il. Actualités 07 avr. 2021


Audience à la Cour constitutionnelle / Présidentielle 2021: La mission d’observation de la Cedeao se rassure
Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu en audience, hier jeudi 25 mars 2021, la mission d’observation de la Cedeao dans le cadre de la présidentielle du 11 avril prochain. Les hôtes ont eu des assurances quant aux précautions prises pour un scrutin transparent et apaisé. «A la Cedeao, nous avons des protocoles en matière d’observation des élections qui nous imposent des échanges avec les différentes parties, les institutions, les partis politiques, la société civile..., afin de nous rassurer du bon déroulement du processus électoral et pour avoir l’assurance que le scrutin est sécurisé», a laissé entendre Blaise Diplo Djomand, Représentant résident de la Cedeao au Bénin. La mission d’observation déployée par la Cedeao dans le cadre de l’élection présidentielle du 11 avril prochain a longtemps échangé avec le président de la Cour constitutionnelle du Bénin. A en croire le chef de délégation, le président Joseph Djogbénou a donné des réponses à leurs diverses préoccupations. «Le président de la Cour constitutionnelle nous a vraiment éclairés sur certaines choses, certaines critiques que nous ne comprenions pas. Il nous a parlé de droit rien que de droit», fait savoir Blaise Diplo Djomand. Le chef de délégation précise qu’à l’occasion, il a informé le président de la Cour constitutionnelle des dispositions prises par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour une observation minutieuse sur toute l’étendue du territoire. «Les hautes autorités de la Cedeao ont déployé des observateurs à long terme pour la présidentielle d’avril prochain», a indiqué le Représentant résident de la Cedeao avant d’ajouter qu’il s’agit, par dessus tout, d’une visite de courtoisie et d’échanges. Actualités 26 mars 2021


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Journaux

Quotidien ''La Nation'' du 23 Septembre 2024
Quotidien ''La Nation'' du 23 Septembre 2024 Journaux Publié le 23 sept. 2024

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Quotidien ''La Nation'' du 20 Septembre 2024 Journaux Publié le 20 sept. 2024

Quotidien ''La Nation'' du 19 Septembre 2024
Quotidien ''La Nation'' du 19 Septembre 2024 Journaux Publié le 19 sept. 2024

Quotidien ''La Nation'' du 18 Septembre 2024
Quotidien ''La Nation'' du 18 Septembre 2024 Journaux Publié le 18 sept. 2024

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Quotidien ''La Nation'' du 17 Septembre 2024 Journaux Publié le 17 sept. 2024

Quotidien ''La Nation'' du 16 Septembre 2024
Quotidien ''La Nation'' du 16 Septembre 2024 Journaux Publié le 16 sept. 2024

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Quotidien ''La Nation'' du 13 Septembre 2024 Journaux Publié le 13 sept. 2024

Quotidien ''La Nation'' du 12 Septembre 2024
Quotidien ''La Nation'' du 12 Septembre 2024 Journaux Publié le 12 sept. 2024

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