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Nouvelles

Arnaud Gbétchédji à propos de la sûreté radiologique : « Les rayonnements ionisants donnent des maladies comme le cancer »
Le Bénin dispose désormais d’une loi qui réglemente le secteur de la radiologie. Une avancée en matière de protection des populations contre les méfaits des rayonnements radiologiques, selon Arnaud Gbétchédji, chef de la sûreté radiologique à l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection (Ansr). Ce qui revient aux exploitants des différentes sources radiologiques de déclarer à l’autorité, leurs sources et le domaine dans lequel ils l’exploitent, pour des mesures. Quel processus suivre au plan national pour réglementer l’usage des matières radiologiques trois ans après le vote de la loi n°2017-29 du 15 mars 2018 portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin ? Arnaud Gbétchédji : Toutes les installations au Bénin qui utilisent des sources de rayonnements ionisants dans le cadre de la recherche ou du développement devraient se rapprocher de l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection (Ansr) pour faire une déclaration desdites sources et le domaine dans lequel elles sont utilisées. A la suite de cette démarche, l’Ansr répondra à la déclaration pour accorder l’autorisation si cela est nécessaire, puisque toutes les sources ne vont pas bénéficier d’une autorisation. Certaines pourraient être exemptées. Mais c’est à l’autorité de notifier à l’exploitant que sa source peut être exemptée de la réglementation ou qu’elle est sous réglementation. C’est dans ce sens que nous rencontrons les exploitants pour les sensibiliser, conformément à la loi, qu’ils ont l’obligation de déclarer leurs sources et d’avoir une autorisation avant de les exploiter. Ils ne peuvent pas utiliser ces sources simplement sans autorisation puisqu’elles peuvent porter des dommages aussi bien aux travailleurs qu’au public. Par conséquent, ceux qui utilisent les sources de rayonnements ionisants doivent les déclarer afin d’avoir une autorisation avant de les utiliser. Que peut-on entendre par rayonnements ionisants ? Les rayonnements ionisants sont des énergies un peu comme de la lumière, mais une lumière qui comporte une quantité d’énergie qui est capable de faire du mal. Ça traverse des matières, ça peut traverser des murs, des chaises, l’eau… A l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection, nous avons la capacité de donner des informations aux gens pour les orienter sur le type de matériel à prendre pour réduire cette lumière à une quantité qui ne va pas causer de dommages. On utilise ces sources dans le domaine de la santé, dans l’industrie, dans le domaine de la recherche et ce n’est pas limitatif, la science étant en évolution. On peut même introduire des sources dans des matières sans qu'on le sache au niveau de l’autorité. La science évolue et dès lors que ça entre dans la constitution de ces matériaux, les exploitants ont le devoir de nous les déclarer parce que quand nous allons sur le terrain avec des équipements, on a la capacité de détecter ces rayonnements. Les matières à rayonnements ionisants se trouvent-elles sur le territoire béninois? Les matières à rayonnements ionisants existent dans notre pays. Nous ne souhaitons pas des catastrophes dans notre pays parce que les rayonnements ionisants créent des dommages et donnent des maladies comme le cancer. C’est pour cela que le chef de l’Etat a jugé utile de mettre en place l'Ansr qui est là pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de danger sur la santé des populations. Santé 31 août 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Serge Codo reçoit les conseils du président Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu à son cabinet le 13 août 2021, le nouveau président de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin). Serge Codo a présenté à l’autorité les chantiers à réaliser par son bureau. Du Professeur Joseph Djogbénou, la délégation de l’Oecca-Bénin a reçu de sages conseils. En témoigne la satisfaction éprouvée par le nouveau président de l’Ordre Serge Armand Codo au terme de l’audience. « Il nous a donné les conseils nécessaires et les démarches à suivre pour réaliser les chantiers contenus dans notre programme d’action», a-t-il déclaré à la presse. En effet, il y a deux semaines que Serge Armand Codo a pris les rênes de l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Bénin. Il est donc venu avec son bureau prendre conseils auprès du président Djogbénou afin de concrétiser la vision qu’il entend imprimer à l’organisation. Ainsi, un certain nombre d’actions prioritaires ont été présentées au président de la Cour constitutionnelle. Il s’agit entre autres de la relecture des textes fondamentaux. Pour la délégation de l’Oecca-Bénin, les échanges ont été satisfaisants. « Nous avons trouvé le président de la Cour constitutionnelle un peu comme s’il était un expert-comptable. Il connait la profession et est allé sur un certain nombre de thématiques auxquelles nous nous attachons. La mission à nous confiée est de crédibiliser l’information financière. Le président de la Cour constitutionnelle nous a présenté comme les gouverneurs de l’ordre économique », se sent-il rassuré. Serge Armand Codo promet de s’investir avec son équipe pour parfaire leurs actions dans la société. L’Oecca-Bénin est une institution qui veille entre autres au respect des règles de déontologie applicables aux professions d’expert-comptable et comptable agréé. Estelle VODOUNNOU & Mathilde ASSOGBA (Stags.) Actualités 17 août 2021


Audiences au Ces: Plusieurs personnalités reçues par Tabé Gbian
Fadèl Kabassi, président de l’Organisation non gouvernementale Cap Equilibre, et les membres de la Force royale pour la réconciliation en Afrique et au Bénin (Forab) étaient hier lundi 16 août, au cabinet de Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces). Les échanges entre le président du Conseil économique et social (Ces) et les membres de la Force royale pour la réconciliation en Afrique et au Bénin ont notamment porté sur les objectifs et le fonctionnement de la Forab. « Le président du Ces n’a pas caché sa satisfaction par rapport à ce que nous faisons sur le terrain. Il a voulu que désormais nous soyons ensemble pour une meilleure synergie d’actions. Le fonctionnement de la Forab est beaucoup plus basé sur la paix et la réconciliation », a souligné Arcadius Accochepko, porte-parole de la Forab. La Force royale pour la réconciliation en Afrique et au Bénin milite chaque jour pour la paix. Selon Arcadius Accochekpo, elle a joué un grand rôle pour le retour à la paix lors de la dernière élection présidentielle. « Il faut qu’on arrive à trouver une solution pour que désormais les choses se passent de la plus belle des manières. Nous sommes venus voir le président du Ces pour lui dire les efforts que nous fournissons pour que le peuple béninois soit désormais uni dans la cohésion et la paix », a conclu le porte-parole de la Forab. Avec Fadèl Kabassi, président de l’Organisation non gouvernementale Cap Equilibre, il était question de faire le point au président du Ces de la deuxième édition du concours « La dictée du président ». « Avant la finale qui a eu lieu le samedi 14 août dernier, nous étions venus présenter le concept au président, recueillir son adhésion pour qu’il puisse recevoir les enfants et leur expliquer en quoi consiste le travail qui se fait au Conseil économique et social. Puisque c’était avant la finale, il est de bon ton qu’après la finale, nous revenions faire un compte rendu au président sur ce qui s’est passé et comment s’est déroulée la grande finale», a expliqué Fadèl Kabassi. A l’en croire, le président du Ces était heureux et a voulu que ce concours ne s’arrête pas à cette deuxième édition. Par Ulrich Akpovo Société 17 août 2021


Lycée militaire de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou: Des places d’honneur décrochées au Bac et au Bepc
Avec le succès de tous ses pensionnaires au Bac et au Bepc 2021 et les taux de mentions excellents, le lycée de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou est en tête de peloton. C’est à nouveau la preuve de l’excellence académique des lycées militaires. Une fois encore, les enfants de troupe ont tenu haut le flambeau. Au terme des examens de fin d’année 2021, ceux du lycée de jeunes filles Général Mathieu Kérékou ont entretenu la flamme de l’excellence en se classant parmi les meilleurs admis aux examens. Pour preuve, les 45 candidates présentées au Baccalauréat ont toutes décroché leur premier diplôme universitaire avec, cerise sur le gâteau, de bonnes mentions. Elles sont 11 à avoir la mention « Très bien ». 22 se sont démarquées avec la mention « bien » et 12 finissent le secondaire avec la mention « assez bien ». Mieux, l’enfant de troupe Gaga Crystal Yassindé Elom de la série C occupe la deuxième place au plan national avec une moyenne de 18, 31. Au Bepc, les candidates pensionnaires du lycée de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou n’ont pas déjoué les pronostics. Elles ont fini la course en tête de peloton, avec de très belles performances : 39 candidates, 39 réussites. Dans l’Atacora, l’école compte 28 de ses pensionnaires parmi les 100 premiers. 9 d’entre elles figurent dans le top 10 avec des moyennes qui varient entre 18,89 et 18,17 sur 20. Ce lycée militaire détient fièrement la plus forte moyenne nationale au Bepc par le biais de Houngbédji Goodness B. Elle totalise une moyenne de 18,89. Cette performance permet ainsi au Lycée de détenir pour la 2e année consécutive le record national au Bepc. Aussi, avec 10 de ses pensionnaires parmi les 100 premiers du Bepc 2021, cette école militaire reste le seul établissement ayant autant de récipiendaires pour les 100 en tête du classement. Du côté du prytanée militaire de Bembèrèkè, les jeunes garçons ont réalisé eux aussi de belles performances aux examens de fin d’année. Rien d’étonnant quand on sait la rigueur et les valeurs qui caractérisent ces centres de formation. C’est le fruit de l’investissement des enfants de troupe, mais aussi du personnel d’encadrement et de l’état-major général des forces armées béninoises sous la férule du contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho. Un suivi après le Bac, avec des bourses de formation pour des études universitaires serait le bienvenu. Ils seront sans doute de « petits génies » et feront de belles carrières au service de la Nation. Le bonus d’encouragement pourrait venir du président de la République. Société 13 août 2021


Lionel Fréjus Daniel Gangbè, diététicien nutritionniste: « On parle de menstrues précoces quand elles surviennent avant l’âge de 10 ans »
La précocité des menstruations chez les adolescentes n’est plus un tabou aujourd’hui. Si certains parents s’en inquiètent, Lionel Fréjus Daniel Gangbè, diététicien nutritionniste et spécialiste en promotion de la santé, justifie plutôt le phénomène par un ensemble de facteurs affectifs, sociaux et sanitaires. Il n’exclut aussi pas l’influence de l’alimentation et exhorte les parents à être disponibles pour accompagner les filles dans cette période délicate. La Nation : La précocité des menstruations chez les adolescentes est devenue pratiquement la norme dans notre société aujourd’hui. Certains justifient le phénomène par leur alimentation. Etes-vous de leur avis ? Lionel Fréjus Daniel Gangbè: L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) définit l’adolescence chez les filles à partir de 10 ans. L’adolescence, c’est donc la période qui couvre la tranche d’âge de 10 à 19 ans. Cela veut dire que tant que la menstruation apparaît dans cette tranche, on ne saurait la qualifier de précoce. On parlerait de menstruations précoces lorsqu’elles surviennent avant l’âge de 10 ans. Beaucoup de facteurs expliquent ce phénomène. Il peut être d’origine psychologique ou hormonale. Le stress au niveau de l’environnement familial ou sociétal fait partie des causes psychologiques qui peuvent amener l’organisme à déclencher le processus des menstruations précoces. Cela peut s’observer chez les enfants qui sont très tôt exposés à la sexualité. La première menstruation est à la fois source d’inquiétude et de complexité au sein des familles, selon qu’elle survient à un âge relativement précoce ou avancé. Qu’en dites-vous ? On ne saurait définir un âge requis pour les premières menstruations. Elles apparaissent parfois chez certaines filles et disparaissent jusqu’à un certain âge. Les effets de pression ou encore des circonstances particulières peuvent provoquer cela. Des causes alimentaires, sanitaires ou affectives pourraient l’expliquer. Existent-ils des types d’alimentation spécifiques à la base de cette situation ? Nous sommes ce que nous mangeons. Il n’y a pas d’aspect de notre vie sur lequel l’alimentation n’a pas un impact direct. Nous consommons aujourd’hui beaucoup d’aliments trop gras, trop salés ou trop sucrés qui agissent sérieusement sur les hormones. Mais ce n’est pas parce que nous mangeons du maïs et de la banane à la fois par exemple que les menstruations interviennent précocement. L’alimentation peut jouer un rôle. Autrefois, elle était naturelle et subissait très peu de transformation. Aujourd’hui, nous avons subi une transition nutritionnelle trop riche en sucre et en sel. Sans oublier le phénomène des organismes génétiquement modifiés (Ogm) et la production des aliments à base de pesticides. Tout cela a un impact sur la santé que la science même n’a pas encore fini de déceler et peut expliquer la survenue précoce des menstruations chez les filles. Une alimentation trop riche en sucre entraîne au niveau du pancréas une augmentation de la production de l’insuline. Ce qui peut entraîner au niveau du cycle de la femme une augmentation de la production des prostaglandines (hormones à la base des contractilités au niveau de l’utérus) qui provoquent des règles douloureuses. Quelles sont les habitudes alimentaires à privilégier pour améliorer le bien-être de l’adolescente avant et pendant les menstruations ? Il faut la soumettre à une alimentation équilibrée en quantité et en qualité pour améliorer son bien-être. Sur le plan qualitatif, il importe de lui apporter les différents nutriments dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner. Il faut manger en quantité suffisante les différents groupes alimentaires susceptibles de fournir à l’organisme les nutriments nécessaires à son fonctionnement. Le guide alimentaire béninois téléchargeable sur internet gratuitement renseigne sur les différents groupes d’aliments et aide à faire de meilleurs choix alimentaires. Le groupe des céréales et tubercules procure à l’organisme des glucides. Celui des légumineuses, viandes et poissons lui procure des protéines. Et celui des fruits, légumes et produits laitiers fournit à l’organisme le calcium. Manger équilibré qualitativement et quantitativement suppose que l’adolescente doit prendre au moins un aliment de chaque groupe. Il n’est pas dit qu’à chaque repas, il faut un produit laitier. Toutefois, on en tient compte pour rappeler l’importance du calcium surtout chez les enfants et les adolescents, afin de soutenir leur croissance osseuse. Les aliments trop sucrés pendant les menstrues sont déconseillés. Il en est de même des boissons sucrées, gazeuses, alcoolisées et des caféines. D’aucuns disent que les régimes trop stricts ne sont pas toujours favorables à la survenue des menstruations. Dans ces conditions, n’expose-t-on pas les adolescentes à des risques sur le plan sanitaire ? Les régimes ne sont pas indiqués lors des menstruations. Il ne s’agit pas de faire des restrictions. Ce n’est pas une période où il faut exposer l’enfant à la dénutrition. L’habituer à ces restrictions, c’est lui faire prendre des habitudes non indiquées qu’elle peut développer jusqu’à la ménopause. Il faut juste manger équilibré en évitant surtout le trop plein de sucre. Quelle doit être la part de responsabilité des parents ? L’adolescence est une période sensible. C’est une période où les filles vont développer leurs caractères sexuels, poussent les seins, les fesses, les poils du pubis et les premières menstruations. Il faut préparer psychologiquement l’enfant à cela, encadrer leur hygiène menstruelle. L’encadrement parental est inévitable pour assurer une gestion adéquate des menstruations chez les adolescentes. C’est une période où la croissance de la fille atteint son summum. Il faut aider l’enfant à avoir une alimentation équilibrée au cours de cette période en vue de couvrir l’essentiel de ses besoins alimentaires. Autrement, cela peut provoquer sa dénutrition. Or, lorsqu’une adolescente est dénutrie, elle est susceptible d’engendrer plus tard des enfants malnutris. Un enfant malnutri est un facteur de sous-développement. Santé 09 août 2021


Gbedo Sossa Edmond, médecin santé publique sur l’hépatite C: « Une maladie silencieuse mais dangereuse »
Inconnue d’un grand nombre de personnes, l’hépatite C est une maladie contagieuse, dangereuse, voire mortelle due à un virus qui s’attaque au foie. L’Organisation mondiale de la santé (Oms) estime qu’en 2019, environ 290 000 personnes sont mortes de l’hépatite C. Gbedo Sossa Edmond, médecin de la santé publique et coordonnateur national adjoint du Programme national de lutte contre les hépatites renseigne dans cette interview sur ce que c’est que l’hépatite C. La nation : Qu’est-ce que l’hépatite C ? L’hépatite C est une inflammation des cellules du foie due à un microbe appelé virus de l’hépatite C qui peut engendrer une souffrance chez la personne infectée. Quelle différence y a-t-il entre l’hépatite C et l’hépatite B ? Les deux maladies atteignent le foie et peuvent devenir chroniques en persistant plus de six mois dans le corps et évoluer vers des complications : cirrhose, cancer de foie. Mais, les microbes (virus) responsables de ces maladies diffèrent de par le mode de transmission et leur réponse au traitement administré. En effet, la voie prédominante de la transmission de l’hépatite B est la transmission de la mère à l’enfant. Ce mode de transmission est très rare pour l’hépatite C qui se transmet principalement par voie sanguine. Pour ce qui est de leur réponse au traitement, l’hépatite C peut être guérie tandis que l’hépatite B ne peut qu’être contrôlée. Autrement dit, une personne atteinte de l’hépatite C chronique qui nécessite un traitement peut guérir de cette maladie après trois mois de traitement alors que le traitement de l’hépatite B peut durer des années. Par ailleurs, il existe un vaccin contre l’hépatite B, ce qui n’est pas le cas pour l’hépatite C. Comment se manifeste l’hépatite C ? Souvent, la personne infectée ne présente aucun signe. Une découverte fortuite de la maladie peut être faite lors d’un dépistage systématique ou orienté. Quand les signes sont présents, ils ne sont pas spécifiques : fatigue importante, vomissement, urines foncées, maux de ventre, etc. Dans bien des cas, c’est à l’occasion des complications de la maladie que le mal est diagnostiqué et c’est souvent tard. Quels sont les modes de transmission ? L’hépatite C est transmise essentiellement par voie sanguine (toxicomanie par voie intraveineuse, scarifications, tatouages, circoncision non médicalisée en utilisant le même matériel…). La transmission par voie sexuelle et celle de la mère à l’enfant à l’accouchement sont très rares. Pour prévenir cette maladie, il faut éviter le partage des objets tranchants et surtout veiller à la sécurité transfusionnelle. A quel moment faire le dépistage de l’hépatite C ? Vu que les signes sont absents, tout sujet peut à tout moment faire une prise de sang pour savoir s’il est infecté ou pas. Ce test n’est pas coûteux et est disponible dans la plupart des laboratoires sur toute l’étendue du territoire national. Le dépistage des hépatites B et C est obligatoire et/ou recommandé à certains sujets à haut risque ou vulnérables. Il y a des structures qui organisent cela au profit de leur personnel. Le dépistage familial est vivement recommandé quand un membre de la famille est porteur du virus. Pour les personnes déjà atteintes, y a-t-il un traitement efficace ? Il existe un traitement sous forme de comprimé, efficace, permettant une guérison après douze semaines. Ce traitement est disponible au Bénin et plusieurs patients en ont déjà bénéficié. Le traitement est institué après la réalisation de la charge virale. Autrement dit, tout malade dépisté positif peut ne pas nécessiter un traitement. Est-ce une maladie mortelle ? Lorsque le diagnostic n’est pas fait tôt et que le traitement adéquat n’est pas instauré à temps, cette maladie pourrait évoluer vers des complications comme la cirrhose et le cancer du foie, voire le décès. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est considérée comme un problème de santé publique à l’échelle mondiale. Pendant combien de temps, peut-on vivre avec l’hépatite C ? Les sujets arrivent à guérir et donc à se débarrasser du virus soit spontanément dans les six mois suivant la contamination, soit au détour du traitement. Autrement, ils porteront toujours le virus et vivront donc avec l’hépatite C. L’hépatite C ne saurait attendre. Il faut passer à l’action en faisant le dépistage pour connaitre son statut sérologique. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Santé 07 août 2021


Audiences à la vice-présidence de la République: Mariam Chabi Talata échange avec deux ambassadeurs
L’un après l’autre, les chefs des représentations diplomatiques chinoise et américaine au Bénin ont eu un tête-à-tête, mardi 27 juillet dernier, avec la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata. Les discussions ont porté sur la coopération actuelle et future entre le Bénin et leurs pays respectifs. Jingtao Peng, ambassadeur de Chine près le Bénin, au cabinet de la vice-présidente de la République. Il est le premier diplomate reçu par Mariam Chabi Talata dans la journée de ce mardi. Au sortir de l’audience, l’ambassadeur chinois confie à la presse qu’il est allé féliciter la vice-présidente pour son élection qui «va certainement marquer l’histoire du Bénin parce que c’est une grande dame ». En outre, Jingtao Peng lui a présenté l’état de la coopération entre la Chine et le Bénin. Une coopération que le diplomate chinois qualifie de « riche, variée et prometteuse». De plus, il a fait savoir à la vice-présidente que 2021 est l’année de récolte pour la coopération sino-béninoise, et a sollicité le soutien constant de la vice-présidente pour le raffermissement des liens entre les gouvernements et les peuples chinois et béninois. En réponse, Mariam Chabi Talata « a apprécié la qualité de cette coopération qui profite directement au peuple et qui a un grand avenir parce que nous sommes tous des pays en développement ; nous avons beaucoup de points communs et d'aspirations communes. Nous avons notre propre rêve pour changer nos destins, notre vie et nous pouvons aussi conjuguer nos efforts pour réaliser nos rêves pour faire développer nos pays», rapporte l’ambassadeur. A sa suite, la vice-présidente de la République a reçu Patricia Mahoney, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin. Après environ une heure d’échanges, l’hôte américaine est ressortie toute souriante. Elle informe les professionnels des médias que l’audience a porté sur les priorités et défis de la vice-présidente, et qu’elles ont également discuté des possibilités de coopération à l’avenir, entre les gouvernements béninois et américain par rapport à ces priorités. « J’ai beaucoup apprécié le ton et l’engagement de madame la vice-présidente ; j’ai beaucoup appris de son engagement en faveur des femmes et des enfants, et pour l’avenir, pour un Bénin plus prospère, démocratique et sûr », a-t-elle conclu. Actualités 28 juil. 2021


Célébration de la Tabaski: Un mouton sacrifié au miséricordieux Allah à Bohicon
Comme partout, la communauté musulmane de Bohicon s’est retrouvée à la place Idi de Zakpo, dans la matinée d’hier du mardi 20 juillet, pour commémorer la Tabaski ou la fête du mouton. C’était autour d'El Hadj Aboubacar Idrissou, imam de la mosquée centrale de Bohicon. Déjà à 9 h, la place Idi de Bohicon était bondée de musulmans venant de tous les quartiers de la commune et d’ailleurs pour sacrifier à la tradition. Comme à l’accoutumée, les fidèles musulmans ont eu droit au "Koutouba", un sermon, et au rappel des comportements que doit avoir un bon musulman pour bénéficier des grâces de la fête. Entre autres, tous les musulmans doivent être en joie, et partager cette joie avec leurs frères, car c’est une fête de partage avec les autres. Ils ont aussi eu droit à un rappel de l’histoire de la fête. En effet, la fête tire ses origines du temps du prophète Abraham à qui Allah le Créateur a réclamé en songe de sacrifier son fils bien-aimé. Le prophète obéit donc et s’apprêtait à immoler son fils quand Dieu lui envoya un bélier qu’il a sacrifié à sa place. A 9 h 20 mm, la séance de prière démarre comme le prescrit le Saint Coran. Elle est dirigée par El Hadj Aboubacar Idrissou, intérimaire de l’imam de la mosquée centrale de Bohicon en pèlerinage à la Mecque. Prière au cours de laquelle il rend gloire à Allah, le plus grand et miséricordieux. Il rappelle à l’assistance qu’il n'y a aucun dieu excepté Allah. Il est le seul et plus grand. Tous les éloges et reconnaissances sont pour lui. « Musulmans, craignez Dieu le miséricordieux, car quand il est en dévotion, sa faveur est toujours sur le croyant », a rappelé l’imam Idrissou aux fidèles présents hier à la place Idi. Après 20 minutes de prières et de prêche, l’Imam Idrissou a procédé à l’immolation du bélier choisi à cet effet. C’est l’instant tant attendu par les fidèles pour rentrer chez eux afin de répéter le même geste et bénéficier des grâces attachées à ce sacrifice de mouton. Après cette immolation, les fidèles musulmans présents se sont donc séparés pour continuer la fête dans les domiciles et quartiers. Société 21 juil. 2021


Célébration de la Tabaski: Les fidèles musulmans reconnaissants à Dieu à Akpakpa
D’intenses moments de prière, ce mardi 20 juillet, à la place Idi de Pk5 à Akpakpa. Rassemblés autour de l’imam de la mosquée centrale de Cotonou, Ibrahim Ousmane, les fidèles musulmans ont participé à la traditionnelle prière de l’Aïd el-Kébir. Occasion pour eux d’exprimer leur reconnaissance à Dieu pour les nombreuses grâces dont il les a comblés. Vêtus de leurs plus beaux habits, les fidèles musulmans d’Akpakpa et environs ont pris d’assaut, hier mardi 20 juillet, la place Idi de Pk5 pour commémorer l’Aïd el-Kebir encore appelé fête de la Tabaski. A 9 heures précises, l’imam de la mosquée centrale de Cotonou, Ibrahim Ousmane a entamé la prière publique qui n’a duré que cinq minutes. Ce fut pour les fidèles, un moment de recueillement profond et de dévotion qui leur a permis de raffermir leur foi. Il s’agit aussi pour eux, d’un jour d’immolation en guise d’adoration et de sacrifice à Allah. Après la prière, l’imam est passé au sermon. Ibrahim Ousmane a rendu gloire à Dieu pour les avoir dotés d’intelligence et de la raison. Il a aussi imploré Allah d’accepter les prières de chacun d’entre eux et de bénir leurs œuvres comme il a accepté les œuvres des prophètes Abraham et Mahomet. « Il n’y a pas meilleur acte agréé par Dieu que puisse accomplir le fidèle le jour de la Tabaski si ce n’est l’écoulement du sang des bêtes immolées. Dieu n’a pas fait de nous des bêtes exposées à la chasse ni assujetties à l’immolation. En conséquence, le devoir qui nous incombe est d’exploiter cette grâce en guise de reconnaissance à Dieu en lui vouant exclusivement adoration afin que nous puissions nous démarquer des animaux en général », a-t-il fait comprendre. L’imam note que le sang de la bête immolée occupe une place prépondérante dans la science de Dieu avant qu’il ne touche le sol. L’essentiel, selon lui, est d’accomplir l’acte d’immolation avec une foi sincère et une bonne intention. Tout en invitant les fidèles à la dévotion et au partage, l’imam Ibrahim Ousmane a imploré les bénédictions de Dieu sur le Bénin et le chef de l’Etat, Patrice Talon. Après son sermon, l’imam a posé devant les fidèles, l’acte tant attendu qu’est l’immolation du bélier. Présent à cette célébration, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, a exprimé toute sa joie de se retrouver parmi ses frères musulmans. Il affirme qu’il s’agit d’une fête importante dans l’islam. Une fête qui leur permet d’exprimer leur solidarité envers la communauté musulmane et en particulier envers les plus déshérités. A sa suite, Alain Orounla, préfet du Littoral, dit avoir écouté avec beaucoup d’attention et de recueillement, le prêche de l’imam dont il connait l’éloquence et la connaissance du Coran. « Ma présence ici est le symbole d’une fraternité et surtout du témoignage de la reconnaissance du chef de l’Etat pour ce que fait la communauté musulmane de notre pays », a-t-il ajouté. Société 21 juil. 2021


Criet/ Affaire Joël Aïvo et consorts: L’incompétence de la cour de céans requise ( La défense s’enflamme, les parties fixées le 5 août prochain )
Le procès de Joël Aïvo et de ses trois coaccusés n’a pas pu réellement démarrer ce jeudi 15 juillet, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Et pour cause, le ministère public, à l’entame de l’audience, a demandé à la cour de céans de se déclarer incompétente et d’envoyer le dossier en instruction pour une requalification des faits. Ce changement de procédure fait monter l’adrénaline au niveau de la défense qui réclame la mise en liberté provisoire de ses clients. La cour fixe les parties le 5 août prochain sur ces deux demandes. Le dossier de Joël Aïvo et consorts passera-t-il devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) en procédure de fragrant délit ou de crime ? La cour a donné rendez-vous au 5 août prochain pour fixer les parties sur ces aspects de la procédure. Elle a décidé de ce renvoi, hier jeudi 15 juillet, afin de délibérer au fond notamment sur une demande du ministère public. Lequel a requis l’incompétence de la cour de céans pour connaitre de ce dossier et le renvoi de l’affaire en instruction préparatoire. Pour le procureur spécial près la Criet, Mario Mètonou, les faits de la cause constituent un crime et non un délit. Mieux, soutient-il, il y a deux prévenus cités dans le dossier actuellement en fuite et dont leur présence est indispensable pour la manifestation de la vérité. Les réquisitions du ministère public n’ont pas été du goût des avocats de la défense. Ils ont tenté de battre en brèche l’argument du procureur spécial près la Criet. Me Elvis Sèdjro Didè, membre du collège de neuf avocats assurant les intérêts du professeur de droit constitutionnel Joël Aïvo et de son comptable, Alain Gnonlonfoun, analyse les réquisitions du magistrat Mario Mètonou comme un détournement de procédure. Il s’étonne que le procureur spécial près la Criet qui a correctionnalisé les faits à travers une procédure de fragrant délit et saisi la cour de jugement puisse se rebiffer aujourd’hui et trouver que les infractions sont plutôt criminelles et non délictuelles. Et demander à ce même juge à qui il a affecté le même dossier de se déclarer incompétent alors qu’il n’y a eu entre-temps aucun élément nouveau qui puisse conduire à une certaine requalification des faits. Passe d’armes juridique Le bâtonnier Robert Dossou qui a coordonné hier les interventions des conseils de Joël Aïvo et de son comptable, insiste sur la demande de mise en liberté provisoire de ses deux clients. Pour lui, ce ne sera pas justice que les prévenus restent en prison pendant tout le temps que pourrait durer cette phase d’instruction préparatoire. Les mis en cause présentent tous des garanties sérieuses de représentation. Ils ne s’enfuiront pas et répondront chaque fois en cas de besoin aux convocations de la commission d’instruction de la Criet, plaide la défense de Joël Aïvo et de Alain Gnonlonfoun pour soutenir la mise en liberté provisoire de leurs clients. « Acquiescer la demande du procureur spécial serait une erreur », fait savoir Me Robert Dossou dénonçant une violation de procédure. Car, selon lui, le juge a la possibilité de poursuivre la procédure en disjoignant, comme c’est le cas dans toute matière pénale, les cas des prévenus présents de ceux des autres absents et recherchés. Me Boubakar Baparapé constitué aux intérêts des prévenus Moudjaïdou Ibrahim Bachabi, un militaire et Issiakou Bio Sarè a dit qu’il reconduit les mêmes arguments de défense de ses collègues pour ses deux clients. Il plaide aussi la mise en liberté provisoire pour les sieurs Moudjaïdou Ibrahim Bachabi et Issiakou Bio Sarè si le dossier doit aller en instruction. « La demande de liberté provisoire à l’étape actuelle de la procédure est prématurée. Mieux, les faits reprochés aux mis en cause sont assez graves » réplique le procureur spécial près la Criet, Mario Mètonou avant de noter qu’il y a beaucoup de passions dans le dossier. Clôturant le débat, la cour de céans a décidé de donner rendez-vous aux différentes parties pour le 5 août prochain. A cette date, elle va se prononcer sur son incompétence à connaitre du dossier requise par le ministère public et la demande de mise en liberté provisoire des prévenus formulée par leurs avocats. Actualités 16 juil. 2021


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Journaux

Quotidien ''La Nation'' du 12 Juillet 2024
Quotidien ''La Nation'' du 12 Juillet 2024 Journaux Publié le 12 juil. 2024

Quotidien ''La Nation'' du 11 Juillet 2024
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