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Nouvelles

Audience à la Cour constitutionnelle: Joseph Djogbénou échange avec les jeunes leaders
Vendredi 4 juin dernier, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience une délégation des jeunes leaders en stage à la Friedrich Herbert Stiftung. Ils sont venus enrichir leurs connaissances, mieux connaître l'institution et recevoir les conseils de l'autorité constitutionnelle. C'est avec près d'une trentaine de jeunes leaders en stage à la Fondation Friedrich Hébert, que le président de la Cour constitutionnelle a échangé vendredi dernier. Conduits par Hans Preuss, représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung, ces jeunes leaders ont laissé libre cours à leur curiosité. « Vous avez devant vous un groupe de jeunes curieux, déterminés, ambitieux... Ceux qui porteront demain le drapeau du Bénin », a d’ailleurs précisé Hans Preuss dès le début des échanges. Le président de la Cour constitutionnelle a salué le programme politique de la Fondation Friedrich Hebert et apprécié à juste titre l'initiative de la visite à son institution. « J'ai l'impression que c'est un vrai institut de l'État que vous mettez en place », va-t-il dire au représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung. S'adressant aux jeunes, Joseph Dogbénou les a invités à se cultiver sans cesse, à s’interroger sur le vrai sens des choses de l’Etat. Pourquoi parle-t-on de séparation des pouvoirs, de Garde des sceaux, de chef suprême de l'Armée ? Pourquoi 21 coups de canon lors des grandes manifestations ? Qu'entend-on par communication en conseil des ministres ; par hémicycle ? Autant de questions que les jeunes leaders devraient se poser. Présentant son institution à la délégation, le président Joseph Djogbénou fait savoir que le terme Cour est hérité du colon et plus proche, des traditions royales en Afrique. L’origine de la Cour constitutionnelle au Bénin ne peut s’entrevoir sans référence à l’histoire politique du Bénin. Le président Joseph Djogbénou rappelle que le Bénin de 1960 à 1972 a connu la régulation au moyen de l'incursion de l'armée avec plusieurs coups d’Etat. « Ce n'est pas parce que l'incursion de l'armée est mauvaise que le besoin de régulation ne s'impose pas », a-t-il nuancé. C'est pourquoi à l'ère démocratique, la Conférence a reconnu la nécessité de la mise en place d'un organe régulateur. D'où la naissance de la Cour constitutionnelle dont la première mission est la régulation des rapports entre les institutions. Il ajoute qu’au regard des violations flagrantes des droits de l'homme de 1972 à 1989, la Conférence a voulu que la Cour constitutionnelle soit également garante des libertés fondamentales. La Cour est donc une juridiction de protection des droits de l'homme. Puis, devant l’évidence que le législateur pouvait se tromper, la Conférence nationale a fait de la Cour constitutionnelle la garante de la Constitution. C’est dans ce cadre qu’elle exerce le contrôle de constitutionnalité dans les conditions fixées par la Constitution. La Cour a d’autres prérogatives comme la proclamation des résultats des élections législatives et présidentielle et la gestion des contentieux qui en découlent… La Cour reçoit aussi les prestations de serment et assure les missions que le législateur lui confère exceptionnellement. Après avoir suivi le Professeur Joseph Djogbénou, les jeunes leaders, sans langue de bois, ont laissé leur curiosité s’exprimer sur divers points en rapport avec le fonctionnement de l’institution. Des questions auxquelles le président Joseph Djogbénou a répondu volontiers. Actualités 07 juin 2021


Bilan de la présidentielle de 2021: Des propositions en sept points au sortir des travaux
Commencé mardi 25 mai, l’atelier d’évaluation de l’élection présidentielle 2021 organisé par la Cena à Parakou, a pris fin vendredi 28 mai dernier. Au-delà du bilan, l’accent a été mis sur sept points majeurs susceptibles de conduire à la relecture du Code électoral. Le président de la Cena a procédé, vendredi 28 mai dernier à Parakou, à la clôture de l’atelier d’évaluation de l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Pendant quatre jours, son institution a, ensemble avec les autres parties prenantes, passé en revue le déroulement dudit scrutin. Elle a fait le bilan de la mise en œuvre des dispositions du Code électoral dans le cadre de son organisation, en relevant les avancées et les insuffisances enregistrées. Comme points majeurs ayant fait l’objet des débats en plénière et en travaux de groupes, le président de la Cena, Emmanuel Tiando, en a retenu sept. En premier lieu, il s’agit de la question liée à la convocation du corps électoral. A ce niveau, les participants ont estimé qu’il est important qu’un acte de souveraineté soit pris pour informer l’opinion publique de la tenue des élections et que soit déclenché le processus concernant leur organisation. Le deuxième point majeur relevé est le caractère pléthorique des pièces exigées aux candidats à ces élections. « Nous avons proposé des amendements pour un allègement », a confié le président de la Cena. La gestion des candidatures est le troisième point majeur relevé. « Il faut, là aussi, envisager une meilleure organisation pour que la gestion de ces candidatures s’effectue dans la transparence, mais également dans l’ordre», a recommandé le président Emmanuel Tiando. La question du parrainage fait également partie des points qui ont retenu l’attention des participants. Sans exiger sa suppression, informe le président, ils ont estimé qu’il est nécessaire de procéder d’abord à une extension du nombre de parrains, puis à une réflexion sur les modalités de son application. Selon les participants à l’atelier, une clarification sur la publication et la proclamation provisoire des résultats est à envisager. C’est, fait remarquer Emmanuel Tiando, pour qu’il n’y ait plus de confusions entre ce que la Cena fait et ce que la Cour constitutionnelle donne. Par rapport aux personnes handicapées, la suggestion a été faite qu’il y ait des modalités pour leur permettre d’accomplir leur devoir civique sans difficultés. Le septième et dernier point majeur évoqué a porté sur l’expérimentation du vote électronique, au moins avec les électeurs de la diaspora. « Toutes ces propositions que nous avons faites nécessitent forcément une relecture du Code électoral », soutient le président de la Cena. C’est ce que l’atelier, selon lui, a préconisé, pour charge pour ceux qui en détiennent la possibilité d’accéder ou pas, à cette relecture. Actualités 31 mai 2021


Renforcement des interventions canadiennes au Bénin: Pcv Clé, Ceci et Suco inaugurent leur siège commun
Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) vont conjuguer leurs efforts au Bénin pour des actions de développement et un meilleur impact sur les communautés. Ces trois organisations canadiennes ont inauguré leur siège commun hier jeudi 27 mai à Cotonou en présence de Carol Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Bénin et le Burkina Faso. Un siège commun et un programme commun pour renforcer la coopération avec les Organisations de la société civile au Bénin dans différents domaines d’interventions ! Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) se donnent ainsi la main. Financé à hauteur de 18,4 millions de dollars canadiens pour une durée de 7 ans, ce programme commun va permettre entre autres l’envoi d’experts canadiens qui viendront renforcer et soutenir les capacités des Organisations de la société civile. Carole Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Burkina et le Bénin, indique que les orientations de ce programme répondent à la politique canadienne qui vise à éradiquer la pauvreté et sont également arrimées au Programme d’action du gouvernement. Elle précise que le Programme de coopération volontaire a déjà permis de mobiliser plusieurs volontaires au Bénin. A l’en croire, une moyenne de 90 volontaires par an contribuent au renforcement des capacités des Osc, dans un vaste éventail de secteurs. Pour Nathalie Desautels, Représentante pays du Pcv Clé, l’inauguration du siège commun du Pcv Clé, du Ceci et de Suco, est un moment solennel et historique dans la coopération bénino-canadienne. Elle réitère l’engagement du Pcv à travailler pour que tous les jeunes au Bénin aient accès à une éducation de qualité et à œuvrer pour l’autonomisation des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité. Esther Djèguo, Représentante du Ceci mesure à juste titre l’intérêt du programme. Après avoir rappelé que la mission du Ceci est de combattre la pauvreté, l’exclusion et les inégalités, elle va réaffirmer à son tour l’engagement du Ceci à travailler au relèvement du pouvoir économique des femmes, à lutter pour les droits des femmes et à appuyer les capacités de résilience des femmes. Christelle Ouattara, Représentante de Suco se réjouit tout aussi de l’inauguration du siège commun. Le programme va, selon elle, faciliter les actions de Suco pour la résilience alimentaire et climatique au Bénin. Bénéficiaires de l’appui des organisations canadiennes, les Osc reconnaissent l’opportunité du programme. « Le partenariat entre le Canada et les Osc au Bénin est une coopération dont les résultats sont tangibles et probants dans nos communautés. Nous sommes très heureux d’être les privilégiés de ce programme et nous promettons d’œuvrer pour sa réussite... », a déclaré Marlène Seydou Babio, représentante de l’Ong Fawe (Forum for african women educationalist). Société 28 mai 2021


Télévision numérique terrestre: Les conseils d’administration de Bénin Diffusion et Sbir Sa installés
Les membres du conseil d’administration de la Société Bénin Diffusion et de la Société béninoise d’Infrastructures de radiodiffusion ont été installés, hier jeudi 20 mai à Cotonou, par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Leur installation marque une étape importante dans la mise en œuvre de la Télévision numérique terrestre (Tnt). Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a fait d’une pierre deux coups en installant, hier jeudi 20 mai à Cotonou, les membres du conseil d’administration de la société Bénin Diffusion et de la Société béninoise d’Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir Sa). Les cinq membres du conseil d’administration de la société Bénin Diffusion, chargée de diffuser les programmes de la Télévision numérique terrestre (Tnt) auprès des foyers béninois ont été renvoyés à leur mission. Il s’agit de trois représentants de l’Etat et de deux du secteur privé. Ainsi, Houégnon Geoffroy Bonou, Jean Toboula et Eric Ahokpè, représentant respectivement les ministères du Numérique et de la Digitalisation, de l’Economie et des Finances et celui de la Communication et de la Poste sont mandatés par l’Etat béninois au sein de cette institution. Ils auront à accomplir leur mission avec deux promoteurs de télévisions privées à savoir Claudine Afiavi Prudencio et Agapit Napoléon Maforikan, représentant les éditeurs. A l’occasion, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a exprimé sa satisfaction. Selon elle, cette cérémonie d’installation est l’aboutissement d’un long processus inclusif. La ministre du Numérique et de la Digitalisation explique que Bénin Diffusion est une société d’économie mixte où le gouvernement et le secteur privé se donnent la main pour la réalisation de ce projet phare du Programme d’action du gouvernement (2016-2021). C’est pourquoi, elle a salué la présence des éditeurs privés dans le conseil d’administration qui aura la lourde responsabilité de donner les orientations au directeur général de la société. « Bénin Diffusion sera un maillon clé dans l’écosystème de la Tnt et de la production des contenus des médias audiovisuels au Bénin », a-t-elle précisé. Au nom des administrateurs, Claudine Afiavi Prudencio se félicite du choix porté sur elle et les autres membres dans le cadre de la mise en œuvre de la Tnt. Elle prend l’engagement, en leur nom, d’accomplir loyalement cette mission.
La Sbir rendue opérationnelle
Nommés en conseil des ministres, en janvier dernier, pour un mandat de trois ans qui court à partir de leur installation, les membres du conseil d’administration de la Société béninoise d’Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir Sa) ont été aussi installés. Il s’agit d’Ahmed Sacca Yarou, du ministère du Numérique et de la Digitalisation, Edouard Loko, de la présidence de la République, Alain Ahounou, du ministère de l’Economie et des Finances, Roger Tohoundjo, du ministère du Plan et du Développement et Séraphin Loussin, du ministère de la Communication et de la Poste. Selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le gouvernement a consenti d’énormes investissements dans le cadre de la transition vers la Tnt. « La Tnt est un projet important qui vient moderniser toute la chaîne de valeur de la production, de multiplexage et de la diffusion dans notre pays », a-t-elle indiqué. A l’en croire, tout le patrimoine infrastructurel est logé au sein de la Sbir qui est une société qui aura à cœur de participer à la gestion, au développement, à l’entretien ainsi qu’à l’exploitation d’infrastructures publiques de transmission et de diffusion audiovisuelle au Bénin. «Vous êtes les personnes appelées à accompagner la direction générale afin que les objectifs du gouvernement soient atteints», a-t-elle conclu.
Société 21 mai 2021


Conformité des installations électriques intérieures au Bénin: Les membres du Conseil d’administration de Contrelec installés
Après l’approbation des statuts de l’Agence de contrôle des installations électriques intérieures (Contrelec), les membres de son conseil d’administration ont été installés dans leurs fonctions, le jeudi 6 mai. C’est Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie, qui a présidé la cérémonie au sein de l’agence à Cotonou. Les nouveaux membres du conseil d’administration de l’Agence de contrôle des installations électriques intérieures (Contrelec) sont entrés en fonction. C’est à la faveur d’une cérémonie fort simple présidée par Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie. Après lecture du décret portant nomination des membres du conseil d’administration de Contrelec, Armand Dakehoun, directeur de cabinet du ministre de l’Energie a fait savoir que le gouvernement a ainsi doté l’agence de son organe de gouvernance. Ayant un mandat de trois ans renouvelables, le conseil d’administration est composé de sept membres représentant six ministères et la présidence de la République. Le président répond au nom de Faïkou Yaya (ministère de l’Energie), et les membres sont Serge Hervé Houssou (Présidence de la République), Stéphane Yarou (ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement), Djibril Labirou Amadou (ministère de l’Economie est des Finances), Victor Ananou (ministère du Cadre de vie et du Développement durable), le lieutenant-colonel Zoulkifouli Sani (ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique) et Aboudou Latifou Saliou (ministère de l’Industrie et du Commerce). Procédant à leur installation, Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie, a rappelé le contexte de création de l’agence Contrelec. Selon lui, elle a été mise en place pour faire face à l’anarchie observée au niveau des installations électriques intérieures au Bénin. Cette anarchie est relative au non-respect des normes de sécurité et au mépris des règles de l’art. Son objet, a-t-il souligné, est de veiller au respect « des normes et règlements en matière de conception, réalisation et exploitation des installations électriques intérieures dans le but de protéger les personnes et les biens contre le risque électrique». Il en déduit que sa mission est d’effectuer des contrôles obligatoires sur les installations électriques intérieures avant leur première mise sous tension. Mais au constat, retient le ministre de l’Energie, il y a défaillance. A titre illustratif, il évoque la situation récente dans un grand centre de santé dont les installations électriques ont causé des dégâts qu’il a dû gérer. « Le compte n’y est pas», relève-t-il pour signifier aux nouveaux membres du conseil d’administration les défis. Dès lors, il invite et l’agence et le conseil d’administration à plus d’efficacité dans la mise en œuvre de leur mission. S’adressant au conseil d’administration, il indique qu’il constitue un organe suprême de décision et de gestion. A ce titre, il fait savoir qu’il a des pouvoirs les plus étendus. « Le conseil d’administration a la responsabilité d’orienter, de guider et de conduire les destinées de l’agence », a-t-il martelé, exhortant au dynamisme et à l’innovation. Par Alain ALLABI Société 07 mai 2021


Hémophilie: Une maladie génétique peu connue
Douleurs articulaires, saignements internes ou externes, les sujets atteints de l’hémophilie n’ont pas une existence normale. Caractérisée par une anomalie de la coagulation du sang, cette maladie génétique, peu connue du public, touche plus les personnes de sexe masculin et entraîne parfois la mort si elle n’est pas vite diagnostiquée. Les hémophiles au tréfonds de leur douleur ne demandent qu’une seule chose, de meilleurs traitements. « La seule chose qui me perturbe est l’hémorragie interne. Lorsque je commence par sentir des douleurs, je viens dans ce centre et les médecins m’injectent du plasma et du sang. Arrivé à la maison, je continue le traitement à base des plantes pour pouvoir me retrouver. A chaque fois, ils me recommandent l’hospitalisation. Or moi je ne suis pas prêt puisque je n’ai pas les moyens », confie Charles-le-bon B., un hémophile rencontré dans une salle d’hospitalisation du service Hématologie du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, une unité de prise en charge de l’hémophilie et des autres maladies hémorragiques. Dans ce centre de référence, les médecins au nombre de six, sous la direction du professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard, reçoivent tous les jours des malades souffrant de l’hémophilie. Tous prennent en charge les hémophiles ainsi que les maladies du sang avec les moyens mis à leur disposition. Charles-le-bon B. a été diagnostiqué hémophile en 2015 à l’âge de 17 ans. Il a alors été hospitalisé au Cnhu de Cotonou. Charles-le-bon B. vit avec son frère et leurs parents. Ils se débrouillent pour subvenir à leurs besoins. « Nous ne bénéficions d’aucun soutien. Nous nous débrouillons pour pouvoir nous en sortir. Dès que je me retrouve à l’hôpital, c’est mon petit frère qui commence par se battre pour m’apporter à manger et à payer le loyer », poursuit le patient, ordonnance en main et ne sachant que faire.
Vivre avec l’hémophilie: le coût
Hugues G., professeur de mathématiques dans un collège public de la place, est lui aussi hémophile. Contrairement à Charles-le-bon B., la maladie a été détectée chez lui depuis qu’il avait 28 mois et jusqu’à ce jour, il n’a pas de repos. Toutes les semaines, il doit se rendre à l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu pour se faire soigner. Son malheur a commencé depuis son enfance où il a été blessé par une lame au niveau de l’index. Ce qui a provoqué des saignements à n’en point finir malgré les soins reçus dans les hôpitaux. Hugues G. ajoute que son enfance n’a pas été heureuse, car, avoue-t-il, il n’arrivait pas à fréquenter normalement comme tous les autres enfants. « A chaque fois que j’ai un saignement dans une articulation, j’abandonne l’école pendant des jours. C’est dans cette souffrance que ses parents ont eu connaissance de l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu qui s’appelait dans le temps, Chimax. Admis dans ce service, il a fait des tests qui ont démontré qu’il souffrait de l’hémophilie, il est déficitaire en facteur 8. « Mon taux de facteur de coagulation est de 4 %. Dans le temps, on m’administrait les poches de plasma qui est un produit sanguin que l’on obtient à la banque de sang et dont l’unité coûtait 2000 F Cfa. Ce qui pesait sur les parents parce que je devrais prendre deux poches le matin et deux le soir sur 7 jours et plus, sans oublier les frais d’hospitalisation qui revenaient un peu plus cher», fait-il comprendre. Ses parents dépensaient même au-delà de 200 000 F Cfa en une semaine. Tout récemment, en octobre 2020, il avait eu un problème au niveau du genou gauche dû à l’hémophilie et les parents ont banalement dépensé 163 000 F Cfa. Lors du traitement, explique-t-il, les médecins se sont rendu compte que ce n’est plus un problème qui relève de leur ressort et qu’il fallait qu’il aille en kinésithérapie. Jusqu’à ce jour, il a du mal à plier le genou gauche. « Ils m’ont expliqué que depuis mon enfance, j’ai toujours saigné dans l’articulation gauche, ce qui a détruit le cartilage », précise-t-il. Au service aujourd’hui, c’est très difficile pour moi parce que toutes les semaines, le genou enfle. Il me suffit de rester légèrement debout sur le pied et ça commence par me déranger», précise-t-il. Les hémophiles rencontrés manifestent tous leur gratitude au personnel du Cnhu, à l’Association béninoise des hémophiles et la Fédération mondiale des hémophiles qui leur envoie de temps en temps des facteurs pour leur survie. Mais cela ne suffit pas. « Nous demandons l’aide de l’Etat afin qu’on ait plus de facteurs pour traiter chaque hémophile. Nous avons vraiment besoin de la prophylaxie. Si l’Etat peut créer des centres pour le traitement hémophile dans le centre et au nord du pays, cela va faciliter la tâche aux frères hémophiles qui vivent dans le septentrion », suggère Hugues G.
Santé 06 mai 2021


« Promotion des entreprises béninoises: Eurocham lance ‘’Soutenir l’entreprise’’, un projet de 579 millions FCFA
La Chambre de commerce européenne au Bénin (Eurocham) a initié, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCI Bénin), un projet en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises béninoises. Ledit projet a été lancé lors d’une conférence de presse à la CCI Bénin à Cotonou. Le projet est financé par l’Union européenne à hauteur de 579 millions de Fcfa ; il s’étendra sur une durée de 28 mois et sera coordonné par Eurocham et l’Unité Technique d’appui à l’Ordonnateur National des Fonds européens de développement, comme autorité contractante. La réalisation du projet se fera en partenariat avec la CCIB. Sous l’égide de sa présidente Stéphanie Antar, Eurocham se positionne comme un partenaire clé qui accompagne l’ensemble de la communauté d’affaires européenne mais également l’ensemble de l’écosystème béninois à travers des initiatives entrepreneuriales notamment des concours start-up, mentorat, etc. Les stratégies Eurocham visent à accompagner les entreprises dans le processus de la certification qualité et ceci dans la continuité des actions menées par la plateforme qualité de la CCIB ainsi qu’à renforcer les compétences du personnel et des prestataires afin de garantir une meilleure adéquation avec les besoins des entreprises. Lors de la conférence de presse qui a fait office de lancement du projet, la déléguée d’Eurocham, Mme Edwige Bibilary, a apporté des éléments d’informations concernant les activités qui seront menées. « Nous avons élaboré ce projet afin de soutenir les entreprises béninoises à travers la certification et la plateforme qualité, déjà mise en place par la CCIB et que l’on va pérenniser. Le second volet concerne le rapprochement entre le milieu scolaire et le monde de l’entreprise afin d’orienter les jeunes vers les secteurs porteurs. Le dernier volet concerne la formation professionnelle afin de valoriser les corps de métier qui ont besoin de renforcement des capacités techniques et aussi de la formalisation de leur entreprise», a affirmé la déléguée de la Chambre. Le chef de coopération de l’UE au Bénin, Ruben Alba Aguilera, a ajouté qu’il s’agissait d’un dispositif d’appui aux entreprises béninoises pour l’amélioration de leur compétitivité et de l’emploi. A sa suite, le coordonnateur national de l’UT FED, Septime Ulrich Azonnoudo, a fait savoir que le projet ‘’Soutenir l’entreprise’’ est la résultante d’une vision du gouvernement du Bénin soutenue par l’Union européenne pour la transformation structurelle de l’économie nationale. Le secrétaire général de la CCIB, Raymond Adjakpa-Abilé, a saisi l’opportunité de cette conférence de presse de lancement pour remercier les partenaires techniques et financiers européens en l’occurrence l’Union européenne et Eurocham. Il a également précisé que l’institution consulaire du Bénin travaille déjà à accompagner les entreprises béninoises à travers la certification et la plateforme qualité. Le projet ‘’Soutenir l’entreprise » vient donc s’ajouter aux efforts faits par la CCIB dans ce sens. Représentant le président de la CCIB, le premier vice-président de l’institution consulaire, Casimir Migan, a aussi pris part à cette conférence de presse. Tribune Plurielle. Société 26 avr. 2021


Victor Dassi Adossou à propos de son audience à la Haac : « Nous avons discuté du déficit législatif...»
Le président de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication a reçu en audience son collègue de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, le jeudi 22 avril 2021. Les deux présidents ont discuté de plusieurs sujets dont le renforcement de la législation au niveau de la Haac. Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Remi Prosper Moretti, a reçu en audience dans l’après-midi de ce jeudi 22 avril 2021, Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême. Entre autres sujets objet de leur tête-à-tête, les relations inter institutions, la relation de travail… Aussi, est-il question pour les deux personnalités d’échanger sur le déficit législatif qu’il y a au niveau de l’institution Haac. « J’ai été particulièrement heureux de voir le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication lui-même soulever cette question. La Cour suprême lui a marqué sa disponibilité à accompagner la Haac dans sa volonté de renforcer sa capacité en matière de législation. Il y a beaucoup de choses à faire à ce niveau, nous en avons discuté », a informé le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou. Il a rassuré que son institution est disposée à accompagner le processus qui est déjà enclenché au niveau de la Haac afin de renforcer les textes, pour permettre à la Haac de jouer convenablement son rôle. Actualités 24 avr. 2021


Didier Hubert Madafimè, expert en environnement: « La restauration de la terre doit être un principe sacré »
Ce 22 avril, le monde entier voue un certain respect à la terre. A défaut d’une célébration discrète et sporadique, les hommes devraient plutôt vénérer cette ressource naturelle à l’instar des dieux, car ils y puisent l’essentiel de leur vie terrestre et y retournent encore à leur mort. C’est le point de vue que défend Didier Hubert Madafimè, expert en environnement, à l’occasion de la Journée mondiale de la terre. Il dénonce les comportements dégradants de l’homme envers la terre et indique des pistes pour sa restauration. La Nation : La communauté internationale célèbre, ce jeudi 22 avril, la Journée mondiale de la terre. Quelle importance revêt cette journée ? Didier Hubert Madafimè : De toutes les célébrations, la Journée mondiale de la terre devrait être la plus importante. La terre représente toute notre vie. Sans elle, point d’activité agricole. Tous les écosystèmes reposent sur elle. Nous retournons à la terre après notre passage terrestre. Malheureusement, on observe peu d’intérêt autour de cette ressource naturelle. Lorsque nous tombons malade, nous nous rendons à l’hôpital pour recevoir des soins, par contre quand la terre est malade, personne ne la soigne. Cette journée passe discrètement alors qu’on devrait saisir l’occasion pour sensibiliser les populations à l’utilisation des techniques qui la protègent, comme les plantes fertilisantes. Comment sait-on que la terre devient malade ? Les maladies de la terre sautent à l’œil. En temps normal, elle doit répondre à un certain nombre de critères. Elle ne doit pas être dégradée. Dans le cadre des productions agricoles, on doit éviter les produits chimiques qui l’altèrent. On tire l’essentiel de la terre, mais on ne lui accorde aucun respect. Tous les jours, nous devons vénérer la terre. Voulez-vous dire qu’il faut vénérer la terre comme un dieu ? La terre est un dieu. L’humanité vit sur la terre. Et toutes nos activités gravitent autour d’elle. La terre est aujourd’hui menacée, du fait des pressions anthropiques. Au même moment, on la qualifie de ressource nourricière ? Comment peut-on comprendre ce contraste ? Le contraste est né de la poussée démographique à l’échelle mondiale. Il est question aujourd’hui de nourrir plusieurs bouches. A partir de cet instant, les hommes ont commencé par en faire une utilisation exagérée, car pour augmenter les rendements agricoles, il fallait lui apporter des nutriments. D’où la naissance des problèmes que l’homme a créés à cette ressource naturelle. A force de couper tous les arbres dans le cadre des plantations, on expose la terre aux aléas climatiques. Or, les changements climatiques sont des facteurs aggravants. On peut produire sur de petits espaces et augmenter le rendement. Lorsque la terre sur laquelle le paysan cultive devient infertile, il quitte cette terre pour occuper un autre espace, laissant sa première ressource de production au gré des aléas. Du nord au sud, des terres sont à la fois moyennement et fortement dégradées. L’effort qui doit accompagner cette dégradation ne suit pas. Nous ne sommes pas un pays désertique, mais nous avons déjà commencé par ressentir les effets du désert, étant donné que nos terres subissent également des dégradations et que nous sommes à proximité des pays désertiques. Il y a trop d’exagération de l’homme sur la terre. Au Sommet de Rio en 1992, plusieurs conventions ont été ratifiées sur le changement climatique, la biodiversité et l’environnement. Mais les lignes n’ont pas vraiment bougé. Chaque pays gère la terre comme il l’entend. Il existe des techniques pour sauver la terre, mais qui sont peu expérimentées. Il n’existe pas une politique de sauvegarde ou de restauration de la terre. La Journée mondiale de la terre est à sa 50e édition cette année. Faudra-t-il encore peut-être 50 ans voire 100 ans avant que l’homme ne prenne conscience des préjudices qu’il fait subir à la terre ? Si nous ne revoyons pas nos comportements vis-à-vis de la terre, nous risquons de manquer d’espace pour vivre un jour. Chaque pays devrait revoir sa politique de conservation de la terre. Après la ratification des trois conventions que j’ai évoquées plus haut, les pays européens ont refusé de mettre en place la Convention sur la dégradation des terres. Aujourd’hui, les nations investissent beaucoup dans les préoccupations liées au changement climatique, parce qu’elles savent que les effets n’épargnent aucun pays. La biodiversité est préservée ailleurs en vue de mieux faire face aux maladies émergentes. La dégradation des terres concerne notamment l’Afrique et l’Asie. L’Afrique peine à mettre en place les outils pour faire avancer les problèmes liés à la terre. Doit-on comprendre que les bonnes pratiques tardent à faire école en Afrique ? Au Burkina Faso par exemple, la technique du ‘’Zaï’’ est privilégiée par les paysans. Il s’agit d’une pratique ancestrale dans ce pays. Les paysans font des poquets dans lesquels ils mettent des déchets de telle sorte que l’intérieur de ces poquets est toujours humide même en saison sèche. Ces paysans allient les pratiques ancestrales et modernes pour en tirer le meilleur de leurs productions agricoles. Cette technique exige beaucoup d’efforts mais elle permet de sauver la terre, en produisant sur un espace réduit et d’avoir un rendement élevé. Dans notre pays, quelques Ong apprennent aux paysans cette technique. Les paysans préfèrent utiliser les engrais pour rapidement sauver leurs cultures. Or, les engrais qu’ils utilisent, détruisent la terre au bout d’un temps. Ce qui explique le nomadisme des paysans lors des plantations. Si rien n’est fait pour renverser la tendance, l’humanité court à sa perte. Le désert va s’installer partout. Quelles actions fortes les pays peuvent-ils mettre en place pour redonner vie à la terre ? La restauration de la terre doit être un principe sacré. Il faut redonner vie à toutes les terres dégradées. A la Cop22 au Maroc, des Ong ont manifesté leur volonté à soutenir le Bénin dans cet élan. Il est possible de sauver les terres dégradées. Il suffit juste d’avoir la volonté. Environnement 22 avr. 2021


Avec plus de 10 % à la présidentielle 2021: Le duo Fcbe récupère sa caution et une partie de ses frais de campagne
Le duo candidat du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Alassane Soumanou Djimba et Paul Hounkpè va se faire rembourser ses 50 millions F Cfa de cautionnement et un forfait de ses frais de campagne dans le cadre de la présidentielle du 11 avril dernier dont les résultats définitifs ont été proclamés ce mercredi. Le duo candidat Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) n’a pas tout perdu dans le cadre de la présidentielle du 11 avril dernier. Alassane Soumanou Djimba et Paul Hounkpè, respectivement candidats aux postes de président de la République et de vice-président de la République pour le compte de ce parti de l’opposition est rassuré de reprendre non seulement sa caution d’un montant de 50 millions F Cfa qu’il a versée au Trésor public avant de faire valider sa candidature mais aussi une partie de ses frais de campagne. Ceci, tout simplement parce que le duo candidat Fcbe a franchi la barre des 10 % des suffrages exprimés au premier tour du scrutin. La mesure de remboursement de caution est prévue à l’article 138 du Code électoral. Lequel article dispose : « Le montant de cautionnement à verser par le duo candidats aux postes de président de la République et de vice-président de la République est de cinquante millions (50 000 000) de francs Cfa. Ce montant est versé au directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique et est remboursable aux candidats ayant obtenu au moins dix pour cent (10 %) des suffrages exprimés au premier tour ». En plus du remboursement de la caution, les candidats ayant obtenu 10 % des suffrages exprimés doivent rentrer également en possession d’une partie des frais qu’ils ont engagés pour la campagne électorale présidentielle et qui ne doivent pas dépasser la somme de 2,5 milliards F Cfa. Le montant de remboursement forfaitaire ne saurait être inférieur à 25 % du montant total des frais de campagne justifiés, précise l’article 100 du Code électoral. Ces remboursements doivent être payés aux candidats concernés, au plus tard le 31 décembre prochain. Ainsi, le duo candidat Fcbe qui a obtenu plus de 11 % des suffrages exprimés au premier tour du scrutin présidentiel (au-delà des 10 % exigés par la loi), peut donc se frotter les mains d’avoir réalisé un tel score. Car cette performance permet aujourd’hui à Alassane Soumanou Djimba et Paul Hounkpè d’espérer récupérer leur caution et une partie de leurs frais de campagne au même titre que le duo candidat Patrice Talon et Mariam Chabi Zimé Talata élu par K.O avec plus de 86 %. Echec et mat Corentin Kohoué et Irénée Agossa, le troisième et dernier duo en lice dans le cadre de cette présidentielle, pour sa part, a mordu la poussière sur toute la ligne. Il n’a aucun remboursement à attendre du Trésor public. Et pour cause ! Le duo de la dynamique « Restaurer la confiance (Rlc) » n’a obtenu que 2 % des suffrages exprimés, loin du seuil exigé par la loi. Il perd ainsi sa caution de 50 millions F Cfa ainsi que ses frais pour la campagne électorale. Mais en attendant les remboursements, les trois duos candidats ont 60 jours au plus tard à compter de ce mercredi 21 avril, où la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs du scrutin, pour déposer contre récépissé auprès de la Cour des comptes, leur compte de campagne accompagné des pièces justificatives. La juridiction financière dispose d’un délai de 15 jours pour rendre publics ces comptes de campagne afin de recueillir les observations des partis politiques et des candidats. « Après vérification des comptes, s’il est constaté un dépassement des dépenses de campagne, la Cour des comptes dénonce dans les quinze (15) jours, les faits de dépassement de seuil autorisé de dépenses de campagne au procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou pour l’élection présidentielle ou les élections législatives et près le tribunal de première instance territorialement compétent, en ce qui concerne les élections communales», dispose l’alinéa dernier de l’article 99 du Code électoral. Actualités 22 avr. 2021


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