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Nouvelles

Le président de la Fifa à sa sortie d’audience à la présidence : « Nous suivons avec grande attention les réformes en cours au Bénin »

Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) en séjour au Bénin dans le cadre d’une tournée africaine était le jeudi 10 janvier à la présidence de la République. L’audience suivie d'une séance de travail entre le patron du football mondial et le président Patrice Talon a permis à l’hôte du Bénin de toucher du doigt les nombreux efforts et investissements faits dans le secteur. Et il s’en félicite.

Gianni Infantino est au Bénin depuis ce jeudi dès les premières heures. Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) a en effet foulé le sol béninois au petit matin du jeudi 10 janvier. Le patron du football mondial et sa suite ont été accueillis chaleureusement par les ministres des Affaires étrangères et des Sports et une foule de supporters ayant effectué le déplacement.
Le président de la Fifa a ensuite rallié la présidence de la République pour une audience avec le président Patrice Talon et d’autres membres du gouvernement. Audience au cours de laquelle le sport a été au cœur des échanges. «J’aimerais remercier le président pour son accueil et remercier tous ceux qui ont la charge du football. Nous nous sentons chez nous et je peux dire qu’aujourd’hui, Cotonou est la capitale mondiale du football », a laissé entendre le président de la Fifa, Gianni Infantino à la fin de son entretien avec le président Talon. « Nous avons pu constater, au cours de cet entretien, que le chef de l’Etat béninois est un véritable passionné de football comme tout le peuple béninois d’ailleurs. Mais le président en parle avec une énergie tout particulière, je dirais même unique, certainement exemplaire», apprécie fasciné, le patron du sport roi.
L’autre élément de satisfaction de Gianni Infantino porte sur la vision des autorités béninoises pour le développement du football. « Nous avons pu parler de ce que nous allons faire ensemble avec le Bénin pour développer le football avec la fédération béninoise. J’ai pu personnellement constater le travail qui est effectué par le président, le gouvernement et par le ministre en charge des Sports; c’est extraordinaire!», exulte le numéro 1 de la Fifa. Il confie même avoir suggéré au ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, de changer la dénomination de son département en ministère du football eu égard au vaste programme de la promotion de ce sport mis en place par le Bénin. « Nous allons négocier cela après », lance-t-il avec sourire.
Le Bénin innove par des actions qui fascinent l’instance dont il a la charge et il a tenu à le marteler. «L’engagement et les travaux qui sont effectués aujourd’hui partout dans le pays non seulement pour le développement du football qui est le sport phare, mais aussi de tous les sports avec un engagement très conséquent sur les infrastructures, sur l’éducation, sur le développement, c’est exactement le même axe que nous avons à notre niveau». Gianni Infantino « félicite tout particulièrement le président pour le travail qu’il fait avec sérieux ».

Des investissements pour le futur

Dans sa déclaration à la presse à sa sortie du cabinet présidentiel et à la suite de la signature d’un mémorandum avec le Bénin relativement à la promotion du sport scolaire, le président de la Fifa, sans doute fasciné par l’importance de ce qui est prévu, a tenu là encore à féliciter les autorités béninoises. « Comme je le disais lors de la réunion, ce ne sont pas des dépenses, mais des investissements pour nos jeunes et sur le futur », apprécie-t-il. De quoi susciter au niveau du ministre en charge des Sports, une fierté qu'il a du mal à cacher. « Nous sommes très fiers et très heureux de recevoir le président de la Fifa, et c’est aussi avec beaucoup de fierté que nous accueillons cette visite historique car, c’est la première fois qu’un président de la Fifa arrive au Bénin », souligne Oswald Homeky. Il se dit aussi « sensible aux engagements de la Fifa qui a accepté signer ce mémorandum d’entente avec le Bénin pour le sport à l’école ». Pour lui, « c’est une première et c’est aussi la première fois que la Fifa signe un mémorandum avec un Etat ». Et si la Fifa a accédé à cette demande du Bénin, c’est, à l’en croire, « parce que ce programme des classes sportives rentre dans la droite ligne de ce que la Fifa envisage de faire pour le sport scolaire ». Au cours de la séance de travail, le programme des associations sportives communales, les académies départementales et l’ambitieux programme de construction d’infrastructures avec 22 stades, actuellement en construction au Bénin, (34 autres vont suivre), ont été présentés à la délégation de la Fifa. « La jeunesse béninoise recommence à rêver », assure le ministre Oswald Homeky qui rappelle que le Bénin a été malade pendant longtemps, qu’il était même en crise le 6 avril 2016, quand le président Talon prêtait serment. « Nous avons tout fait pour tourner la page de cette crise », se soulage-t-il.

Fierté aussi !

« Nous serons fiers d’être un exemple, vous avez cru en nous et vous ne serez pas déçu ». Cet engagement fort et même solennel a été pris par le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, devant le patron du football mondial, lui demandant de croire en la volonté et aux engagements des autorités béninoises. « Le président Patrice Talon est un visionnaire qui a l’énergie pour mettre en pratique sa vision et nous à la Fifa et au niveau de la fédération béninoise, nous sommes fiers d’être à ses côtés pour le soutenir dans ce sens », laisse entendre Gianni Infantino, visiblement très satisfait de ses échanges avec le président de la République. « Avec l’engagement et la passion que je note pour le football dans ce pays et la structuration mise en place, avec le président Mathurin (de Chacus), nous sommes sur le même chemin, nous allons travailler ensemble », promet-il. « Nous suivons avec grande attention les réformes en cours au niveau du Bénin et nous voulons que le pays soit un exemple et qu’on puisse le montrer dans le monde et je crois que les ingrédients sont là », conclut enfin le président de la Fifa.

Actualités 11 janv. 2019


Audience publique à la Cour constitutionnelle: 44 décisions rendues sur divers dossiers

La Cour constitutionnelle a tenu, jeudi 3 janvier dernier, sa première audience plénière de l'année 2019. Au rôle, des recours électoraux, des requêtes portant sur des présomptions de violation de la Constitution, de non-respect de décision de justice, d'atteinte aux droits de la défense... Les délibérés de ces différents dossiers sont intervenus vendredi 4 janvier.

Au terme de sa première audience de l'année 2019, la Haute juridiction a rendu 44 décisions. Des décisions sur des requêtes de diverses natures. Ainsi, la Cour a pu reconnaître la violation de l'article 35 de la Constitution et l'atteinte à l'intégrité physique du sieur Édith Toudonou par le maréchal des logis Hervé Toviessi et son supérieur, le chef de Brigade d'Akassato d'alors. Le plaignant, Édith Toudonou, expose en effet que le gendarme Hervé Toviessi l'aurait brutalisé après son interpellation, pour lui faire porter des déclarations mensongères et que son supérieur, le chef de la brigade d'Akassato d'alors, aurait cautionné les faits. Ni le maréchal des logis Hervé Toviessi, ni le chef brigade ne s'étant fait représenter à l'audience de mise en état pour s'expliquer, la cour a rendu sa décision en l'état.
Par une requête en date du 13 juillet 2018, les sieurs Jacob Hounkanrin et Tampignou Djossou ont dénoncé une présumée violation du droit d'accès à la justice. Le tribunal de première instance de deuxième classe avait ordonné leur dédommagement par la société d'assurance dont la responsabilité a été engagée suite à un accident survenu en 1980 mais lorsqu'il s'est agi de payer le dédommagement, l'avocat de la défense a opposé le fait qu'il ne se soit pas constitué en partie pour défendre ses clients. Les plaignants ont signalé les faits au tribunal, puis à l'Ordre national des avocats qui n'ont pas apporté de réponse au dossier depuis plus de 25 ans. «Le droit de voir sa cause jugée dans un délai raisonnable a été violé», a déclaré la cour qui précise que ce droit a créé des préjudices aux ayants droit qui méritent des dédommagements auxquels s'exposent ceux qui ont retardé le droit de voir la cause jugée en un délai raisonnable. Ainsi, le tribunal et l'Ordre national des avocats devront dédommager les plaignants.
Dans sa requête, le sieur Alain Tchansi dénonce quant à lui le Centre des œuvres universitaires sociales (Cous), la Soneb et la Sbee pour violation de ses droits fondamentaux. Il expose que le Cous, la Soneb et la Sbee ont respectivement détruit ses équipements, lui ont coupé l'eau et l'énergie. Le Cous expose que le plaignant à qui un kiosque avait été attribué pour ses activités commerciales a voulu une reconduction de cette concession sans contrepartie. Le directeur de la Soneb fait savoir que le plaignant n'est pas un abonné de la Soneb et qu'il aurait hérité des installations de son frère qui, lui, devait trois mois d'arriérés. La Sbee précise qu'une fois qu'elle met à disposition de l'énergie, sa distribution par le Cous ou l'Uac n'est pas de son ressort. Considérant que le plaignant demande à la Cour de régler un différend entre lui, le Cous, la Sbee et la Soneb, alors qu'un tel contentieux relève du juge de la légalité, la Cour s'est déclarée incompétente.

Recours contre l'Exécutif

L'avocat Sadikou Alao et le pharmacien Alphonse Gonçalves ont formé un recours en inconstitutionnalité du relevé 11.9 du Conseil des ministres portant compte rendu d'état de la lutte contre les faux médicaments et relatif à la suspension de l'Ordre des pharmaciens. Ils exposent que, suite à la décision de condamnation par le tribunal de première instance de Cotonou de New Cesamex et des grossistes répartiteurs, alors même que cette décision a fait l'objet d'un appel, le Conseil des ministres, sous le rapport du ministre de la Justice d'alors, a suspendu l'Ordre des pharmaciens pour une durée de 6 mois. Ils présument une violation de la séparation des pouvoirs, une violation de la présomption d'innocence, une violation de la liberté d'association et du droit à la défense. Considérant que le Conseil des ministres ne s'est pas prononcé sur la culpabilité et a simplement pris acte d'une situation puis tirer les conséquences qui s'imposent, considérant que la mesure de suspension prononcée par le conseil des ministres n'est pas une exécution d'une décision de condamnation, mais une mesure conservatoire provisoire... ; la Cour constitutionnelle a décidé qu'il n'y a pas violation de la Constitution.
Présumant une violation de la Constitution par le chef de l'Etat, le sieur Blaise Kouton expose que, le 26 janvier 2018, Simplice Dato a démissionné de la Cour constititionnelle, mais le président de la République n'a pas procédé au remplacement de celui-ci dans le délai légal d'un mois. La Cour constitutionnelle ayant déjà rendu une décision sur la régularité de la démission de Simplice Dato ainsi que sa conformité à la Constitution et à la loi organique sur la Cour constititionnelle, a purement et simplement déclaré la requête irrecevable pour autorité de la chose jugée.

Recours électoraux

Lors de son audience, la Cour constitutionnelle a ordonné l'insertion de certains citoyens sur le Fichier électoral national et leur inscription sur la Liste électorale permanente informatisée. Il s'agit de : Ignace Adigbli, Calixte Sèna Acabassi, Charlotte Okpèchan, Mathieu Yarigo, Aboudou Latif Sidi, Rianatou Tidjani, Codjo Jorès Tonato, Phidelphin Gbènan Dores Ayihounton, Phidelphin Gbènan Ayihounton, Mémoria Sannou, Pierre Nanhoum, Cédric Aïssi, Flobert Aïssi, Nicole Voda, Dieudonné Ahouansou, Bona Adam Soulé, Jean-Louis Fanou, Abdoul Zakari, Bérénice Sannou... D'autres citoyens ont vu leurs requêtes rejetées notamment : Edmond Anagni, Lionel Houéto, Agossou Damien Hounkpatin, Sourou Félix Gnansounou, Geneviève Ayohouton, Jérémie Abayomi, Sovi Jean Arcadius, Enoch Amégbédji, Jules Hounkpatin...
La Cour a aussi ordonné la délivrance d'une carte d'électeur à Christelle Tandjè, la rectification du patronyme du sieur Abaccus Mivécan dans le Fen, le transfert de Corneille Ayité vers le centre de vote du lieu de sa résidence actuelle. Elle a déclaré irrecevable la requête du Cos-Lepi d'inscrire certains citoyens sur la Lépi. Elle s'est, par ailleurs, déclarée incompétente pour le rétablissement d'un centre de vote supprimé mais a nommément ordonné le transfert de certaines personnes défavorisées par cette suppression vers le centre de vote de leur choix?

Actualités 07 janv. 2019


Théâtre dans les lycées et collèges: Comédiens et metteurs en scène amateurs s’arment contre l’incivisme

Un nouveau projet pour porter le théâtre en direction des scolaires et faire d’eux des acteurs de l’éducation civique dans la ville de Cotonou. L’initiative émane de l’acteur culturel Sébastien Davo qui entend par ailleurs assurer une relève de qualité au théâtre.

Une pièce de théâtre sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire, joué et mis en scène par des élèves du collège d’enseignement général de Houéyiho et leurs pairs d’autres établissements privés de Cotonou. Elle est mise en scène par  Odjo Isaac Adonon, sous la supervision du formateur Barnabé Ayosso et du coordonnateur du projet, Sébastien Davo. Elle dénonce un fait de société qui constitue un frein au développement du pays. C’est donc pour dénoncer le phénomène et sensibiliser leurs camarades que les bénéficiaires du projet, Bill Rhétice, dans le rôle de Grâce, Abel Agbadjigan dans le rôle du professeur, Vanessa Méya dans le rôle de Sandra, Christelle Tonoukouin dans le rôle d’Akwa, leur ont offert ce tableau riche en enseignements.
Des amateurs sur la planche qui rivalisaient de génie et d’imagination pour porter leurs différents rôles sous les ovations de leurs camarades et des responsables d’établissements scolaires. Une pépinière qui fera sans doute parler d’elle dans les années à venir au théâtre comme une relève qui a eu, très tôt, la chance de passer par le moule des professionnels. Pour le moment, seulement trois établissements sont concernés par cette initiative qui s’étendra sous peu à tous les établissements de la ville de Cotonou. Sous cet angle, c’est beaucoup plus le second volet du projet qui sera mis en exergue, explique Sébastien Davo, le concepteur. Le comédien et metteur en scène n’est pas seulement soucieux de la relève au théâtre. Il faut, selon lui, faire du théâtre un instrument de lutte contre l’incivisme dans la ville de Cotonou et dans toutes les autres villes du Bénin. Ce qui passera par la distraction via le théâtre, soutient-il.
A chaque étape du projet, les thématiques seront étudiées et choisies en fonction des besoins. Mais d’ores et déjà, Sébastien Davo se félicite des retombées de ce projet qui permet d’avoir aussi bien de jeunes comédiens que des metteurs en scène. Pour l’heure, l’aventure a été possible dans les trois collèges bénéficiaires grâce au Fonds des arts et de la Culture dont la direction a été le partenaire financier, explique Sébastien Davo.

Société 04 janv. 2019


Incendie à Sèmè-Podji: Le commissariat de Police d’Owodé parti en fumée

Les éléments de la Police républicaine du commissariat frontalier de Police d’Owodé, dans la commune de Sèmè-Podji, n’ont plus de cadre de travail. Tous les bâtiments abritant le commissariat sont partis en fumée suite à un incendie occasionné par un camion chargé de produits pétroliers. Le véhicule a pris feu aux environs de trois heures du matin ce mardi 1er janvier, juste à hauteur du commissariat. Même si l'on ne déplore pas de pertes en vie humaine, le bilan du drame n’est pas non moins lourd.

En effet, en dehors des bâtiments partis en fumée, l’incendie a également emporté un important matériel de travail. Il s’agit notamment des ordinateurs et autres matériels informatiques, des tenues des policiers, des véhicules en fourrière, celui du commissaire ainsi que des motos. L’armurerie du commissariat, constituée d’une vingtaine d’armes, n’a pas non plus résisté aux flammes. Seulement, le conducteur du camion à la base de cet incendie est jusque-là introuvable. Il a pris la poudre d’escampette après le drame. Une enquête est ouverte pour tirer au clair les circonstances de la survenue de l’incendie et situer les responsabilités.
Aussitôt informé de la situation, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, et le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé, Gaudens Sègbo, sont descendus sur le terrain pour toucher du doigt l’ampleur des dégâts. L’autorité préfectorale a promis voir avec le conseil communal de Sèmè-Podji dans quelle mesure un nouveau domaine situé au bord de la voie bitumée Djrègbé-Dja-Owodé pourrait être mis à disposition pour la construction d’un nouveau commissariat. Mais dans l’urgence, un local sera provisoirement affecté pour servir de lieu de travail au personnel afin de lui permettre d'accomplir sans désemparer sa mission sécuritaire surtout en cette période de fin d’année au niveau de la frontière d’Owodé.
Th. C. N.

Société 02 janv. 2019


7e journée du procès Icc-Services : Des perdiems payés aux membres de la commission d’enquête

Chaque jour avec son lot de révélations au procès de l’affaire Icc-Sservices poursuivi, ce jeudi, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Les dernières viennent du sachant Barnabé Adounsiba, major de l’ex-gendarmerie nationale à la retraite et membre de la commission d’enquête judiciaire mise sur pied pour gérer ce dossier en 2010.

Les membres de la commission d’enquête judiciaire mis sur pied dans le cadre de l’affaire Icc-Services se sucraient pendant que les spoliés de cette structure de collecte illégale et de placement d’argent mouraient de faim et étaient dans le désespoir. Ils percevaient entre 30 mille et 20 mille F cfa par jour comme perdiem, selon le grade. C’est du moins la révélation faite, hier, à la barre de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) par le sachant Barnabé Adounsiba, major de l’ex-gendarmerie nationale à la retraite, membre de cette commission d’enquête judiciaire mise sur pied en 2010 dans le cadre de la gestion de ce dossier. Cette commission composée de quinze personnes avait pour mission principale de répertorier tous les biens meubles et immeubles des responsables et des agents Icc-Services et de les mettre à la disposition de la justice.
Selon Barnabé Adounsiba, la commission d’enquête s’est acquittée de sa mission de juillet à novembre 2010. Mais les perdiems ont été payés pendant trois mois sur les cinq. L’administration publique reste devoir encore aux membres de la commission deux mois de payement. La commission était payée à partir de quelles ressources ?, a voulu savoir le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa. Barnabé Adounsiba dit ne pas en savoir. Seulement, il précise que c’est l’un de ses collègues membres de la commission qui se charge d’aller chercher les états financiers et les fonds pour leur payer. Mais ça ne peut être que le budget national, explique l’ancien ministre chargé de la Justice, Grégoire Akofodji, au moment des faits. Ces genres de payement se font par le ministère de l’Economie et des Finances sur les rubriques des charges non réparties du budget général de l’Etat, précise Grégoire Akofodji, membre du comité de crise Icc-Services et consorts, pour balayer du revers de la main que les perdiems ne sont pas payés avec les fonds des promoteurs Icc-Services et consorts gelés encore moins les fonds issus de la vente les biens saisis.

Akofodji regrette

Le sieur Barnabé Adounsiba était également attendu à la barre pour clarifier la déclaration de l’accusé Emile Tégbénou qui a affirmé que, lors de l’opération de recensement des biens meubles et immeubles, il a été reçu au domicile de ce dernier au quartier de Tokpota à Porto-Novo et il a mangé du ‘’télibo’’ avec lui. Ce que ne reconnait pas l’officier de police judiciaire qui confirme avoir effectué une telle mission avec Emile Tégbénou à Porto-Novo mais réfute avoir reçu à son domicile l’accusé. La confrontation organisée entre les deux à la barre n’a pas permis à la cour de savoir si « oui » ou « non » il y a eu une telle rencontre suspecte.
Egalement à la barre ce jeudi, l’ancien ministre, Grégoire Akofodji, persiste et signe dans sa déclaration de la veille où il avoue avoir reçu chez lui à Vèdoko à Cotonou, le président directeur général d’Icc-Services, Guy Akplogan, détenu à la prison civile de Cotonou. Est-il légal d’extraire un détenu en prison sans l’autorisation d’un juge d’instruction? Grégoire Akofodji dit avoir tenu cette rencontre à la demande de l’avocat de l’accusé Me Kato Attita qui est passé le voir au bureau pour l’informer du souhait des responsables Icc-Services de rencontrer le chef de l’Etat et de rembourser les épargnants si une liberté conditionnelle leur était accordée. C’est donc à la suite de cette audience qu’il a organisé la rencontre avec Guy Akplogan à son domicile. Il s’agit surtout de l’écouter par rapport au plan proposé pour le remboursement des spoliés. Mais il a constaté que les avoirs d’Icc-Services étaient largement insignifiants par rapport au montant total estroqué estimé à plusieurs 100 milliards F Cfa. C’est ainsi il a éconduit l’accusé. Ne s’agit-il pas de l’immixtion de l’Exécutif dans le judiciaire ? «Cette rencontre étant informelle, je n’ai pas pris toutes les précautions. Dans le feu de l’action, on ne sait pas si tel acte qu’on pose pourrait nous créer des ennuis demain », déclare Grégoire Akofodji. L’ancien ministre chargé de la Justice dit prendre acte du caractère illégal de l’acte qu’il a posé en recevant l’accusé chez lui sans l’autorisation du juge en charge du dossier. « Je n’avais aucun intérêt à inviter un détenu chez moi. Je l’ai fait pour la survie de la nation», martèle Grégoire Akoffodji.

Actualités 28 déc. 2018


Audience à la Cour constitutionnelle: La Céni de la Mauritanie au cabinet de Joseph Djogbénou

Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou, a reçu, hier mercredi 26 décembre à son cabinet, une délégation de la Commission électorale nationale indépendante de la Mauritanie conduite par son président Abderrhamane Abeid. Il a été essentiellement question du rôle de la Cour constitutionnelle béninoise dans les élections.

Echanger avec le président de la Cour constitutionnelle béninoise sur la préparation des élections, en l’occurrence la partition de la Haute juridiction dans le processus électoral, puis partager les expériences en la matière. C’est ce qui a motivé la conduite par la Céna, de la délégation de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de la Mauritanie au cabinet du professeur Joseph Djogbénou.
Venue s’enquerir de l’expérience béninoise dans la gestion des élections, la délégation mauritanienne est, en effet, en visite de travail au Bénin depuis quelques jours, dans le cadre de sa coopération avec la Commission électorale nationale autonome (Céna). « Ils sont venus s’imprégner de ce que nous faisons en tant qu’institution chargée de l’organisation des élections... C’est dans ce cadre que nous avons voulu les introduire au cabinet du président de la Cour constitutionnelle», informe le représentant de la Céna, Abou Adam Soulé Boukari, au cabinet du professeur Joseph Djogbénou. Il précise que la législation béninoise met en jeu plusieurs acteurs dans le processus électoral, ce qui implique la synchronisation des actions pour la tenue d’élections crédibles et transparentes. Cette visite à la Cour constitutionnelle, un des acteurs principaux du processus électoral, permettra donc aux hôtes mauritaniens de mieux s’imprégner de l’organisation des élections au Bénin.
Au sortir de l’audience, le chef de délégation, Abderrhamane Abeid, président de la Céni mauritanienne, s’est d’ailleurs réjoui de la richesse des échanges avec le président de la Cour constitutionnelle béninoise. Le commissaire Abou Adam Soulé Boukari ajoute que le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a insisté sur le fait que tout résultat au terme d’une élection dépend de la préparation. « C’est une rencontre riche en enseignements. Cela nous permet de mieux affronter nos défis », a déclaré le président de la Céni mauritanienne.

Actualités 27 déc. 2018


Alida Adjilé, coordonnatrice régionale du Sp/Can: « Le lait maternel, un véritable chef-d’œuvre de Dieu »

Les séances d’information et de sensibilisation sur l’allaitement maternel exclusif ne manquent pas, mais des résistances s’observent encore dans le rang des mères de bébés de 0 à 2 ans. Aussi, l’introduction des pratiques alimentaires essentielles dans la nutrition de l’enfant préoccupe-t-elle. Alida Adjilé, coordonnatrice régionale du Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp/Can) de l’Atlantique-Littoral, s’attarde ici encore sur les enjeux d’une bonne nutrition des enfants.

La Nation : L’Unicef promeut les bonnes pratiques en matière d’alimentation et de nutrition des enfants. Quelles doivent être les précautions pour les bébés de 0 à 24 mois ?

Alida Adjilé : Les pratiques essentielles sont indispensables au développement de l’enfant. Elles ne prennent pas seulement en compte la période du sevrage. En ce qui concerne les enfants de 0 à 2 ans, nous insistons sur la mise au sein précoce dans l’heure qui suit la naissance, la pratique de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois et la pratique de l’alimentation de complément à l’allaitement maternel jusqu’à 24 mois au moins.

Quelles sont les conséquences des aliments autres que le lait maternel sur la santé d’un bébé ?

Définissons d’abord ce qu’on entend par allaitement maternel exclusif (Ame) pour les bébés de 0 à 6 mois. L’Ame signifie donner au bébé uniquement du lait maternel dès sa naissance jusqu’à l’âge de six mois, sans apporter aucun autre aliment liquide ou solide, ni même de l’eau ou de la tisane. Des gouttes ou des sirops de vitamines, des compléments d’oligo-éléments ou des médicaments sont autorisés sur prescription d’un professionnel de la santé.
Le lait maternel est un véritable chef-d’œuvre de Dieu. Il est la meilleure nourriture pour l’enfant et le protège contre les maladies. Il contient tous les nutriments et l’eau dont le bébé a besoin pour sa croissance. Sa composition ne demeure pas constante. Du colostrum (le premier lait de couleur jaunâtre) au lait parvenu à maturité, les composantes changent de jour en jour afin de combler les besoins du bébé qui grandit. Il contient des anticorps qui le protègent contre les maladies, spécialement contre la diarrhée et les infections respiratoires. Il est facile à digérer (20 min chez le nourrisson), aide au développement de la mâchoire et des dents. Aussi, le contact fréquent de la peau de la mère contre celle du nourrisson contribue-t-il au rapprochement affectif, à une meilleure psychomotricité, au développement affectif et social du nourrisson. Au regard de ces avantages, on comprend aisément les risques liés à l’utilisation d’autres aliments en dehors du lait maternel.
Selon une étude américaine réalisée en 2004, l’allaitement maternel réduit la mortalité après la naissance d’environ 21% par rapport à l’allaitement artificiel. Le bébé qui n’est pas nourri au lait maternel est plus vulnérable aux allergies. Il court plus de risques d’épisodes de diarrhée dus au lait et à l’eau contaminés. Il digère moins vite, et n’aura pas d’anticorps et immunostimulants comme l’immunoglobuline ou le lactoferrine et lysosyme. Il court un plus grand risque de tomber dans la malnutrition infantile (retard de croissance, malnutrition aiguë, insuffisance pondérale, etc.

Comment les parents doivent-ils assurer la transition vers l’alimentation complémentaire pour éviter la malnutrition chez les bébés?

Après six mois d’allaitement maternel exclusif, le nourrisson doit recevoir des aliments complémentaires diversifiés tout en continuant d’être allaité jusqu’à l’âge de deux ans et plus. Pendant cette période de transition où commence l’alimentation complémentaire, le nourrisson est particulièrement vulnérable. Pour que ses besoins nutritionnels soient satisfaits, il faut donc que les aliments complémentaires soient apportés au bon moment, c’est-à-dire introduits quand les besoins en énergie et en éléments nutritifs ne sont plus totalement couverts par le lait maternel. Adéquats, car ils doivent apporter l’énergie, les protéines et les micronutriments suffisants pour satisfaire les besoins nutritionnels liés à la croissance de l’enfant.
Ces nouveaux aliments doivent être sûrs, c’est-à-dire préparés et conservés dans de bonnes conditions d’hygiène et donnés avec des mains propres dans des ustensiles propres, et non au moyen de biberons et de tétines. Ils doivent être correctement administrés, c’est-à-dire donnés en suivant les signes d’appétit et de satiété émis par l’enfant, parce que la fréquence des repas et la méthode utilisée pour alimenter l’enfant sont adaptées à son âge.

Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO

Société 14 déc. 2018


Audience à la Cour constitutionnelle: L’ambassadeur du Venezuela en fin de mission au Bénin

L’ambassadeur de la République bolivarienne de Venezuela près le Bénin Alejandro Correa Ortega a été reçu en audience, hier, par le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. C’est pour lui faire part de la fin de sa mission au Bénin

Présent au Bénin depuis le mercredi 9 juillet 2014, l’ambassadeur de la République bolivarienne de Venezuela près le Bénin est en fin de mission et rejoint son pays. Il a été reçu hier par le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbenou. L’objectif est de faire le bilan de son séjour au Benin et remercier le président de la Cour pour le travail considérable qu’il abat pour le rayonnement de la démocratie.
À sa sortie d’audience, l’ambassadeur s’est dit très ravi d’avoir rencontré le président de la Cour constitutionnelle. « J’ai été heureux de servir au Bénin et cela fait 4 ans 9 mois, au vu des relations historiques qui lient l’Afrique à la terre bolivarienne du Venezuela. Je considère nos relations diplomatiques comme une relation d’entraide entre deux peuples unis par des liens de sang », indique-t-il. L’ambassadeur Alejandro Correa Ortega a ensuite dressé un bref bilan de la coopération entre le Bénin et le Venezuela, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures sociocommunautaires et de l’énergie. Entre autres réalisations, l’ambassadeur a cité la finalisation de l’Accord relatif à la fourniture du pétrole vénézuélien et la conclusion d’un partenariat sur la technologie satellitaire, la suppression des visas pour les porteurs de passeport diplomatique et de service au niveau des deux pays, la lutte contre le trafic des stupéfiants. Un troisième accord relatif à des facilités de formation dans les universités vénézuéliennes et des bourses accordées aux Béninois a été également signé. Alejandro Correa Ortega affirme que son pays, le Venezuela, reste ouvert dans le cadre de la coopération avec le Bénin. Le diplomate vénézuélien profite de cette occasion pour souhaiter ses meilleurs vœux au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou.

Actualités 13 déc. 2018


Audience publique de la Cour constitutionnelle : Fortunes diverses pour les demandeurs d'inscription sur la Lépi
[caption id="attachment_31679" align="alignnone" width="1024"]Saisie d’un recours en inconstitutionnalité des audiences publiques, la Cour constitutionnelle réaffrme le bien-fondé et l’ancrage légal de cette initiative[/caption]

Certains citoyens pourront encore se faire enregistrer sur le Fichier électoral national et la Liste électorale permanente informatisée (Lepi). Lors de son audience publique hebdomadaire tenue le jeudi 6 décembre, la première qu'elle tient à son siège provisoire sis au quartier Les Cocotiers, la Cour constitutionnelle a connu de plusieurs dossiers de demande d'inscription et de transfert ou de toutes autres prétentions rentrant dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral.

La liste électorale va s’allonger de quelques noms de citoyens béninois. Entre autres les sieurs Aurélien Agbénonci, Marc Dowi, Chrislin Glodjinon, Apollinaire Coovi Houngnonvi… Ils ont respectivement sollicité par requête adressée à la Haute juridiction leur insertion dans le fichier électoral national et leur inscription sur la Liste électorale permanente informatisée. Certains réquérants, notamment Mériadac Mègnigbéto, Rosemonde Akindès, ont obtenu le transfert de leur centre de vote vers le centre de vote correspondant à leur lieu de résidence actuel. Mais d’autres n’ont pas connu la même fortune. Leurs requêtes ont été déclarées irrecevables ou rejetées.
La Cour constitutionnelle a, par ailleurs, connu de plusieurs autres recours ayant rapport à des textes normatifs et à des actes dénoncés pour violation de la Constitution. C’est le cas de la requête du 5 août 2017 par laquelle Komi Koutché forme un recours en inconstitutionnalité du relevé du Conseil des ministres du 2 août 2017 en son point qui a trait à la mission d'audit organisationnel comptable et financier du Fonds d'appui à la microfinance au titre des exercices 2013-2016. Il dénonce la violation de son droit à la défense par le Conseil des ministres. Il indique qu'il n'a pas été écouté, le rapport d’audit fait état d’actes de mauvaise gouvernance dont il serait responsable, en sa qualité d'ex-directeur, et que le Conseil aurait instruit le ministre de la Justice aux fins d’engager des poursuites. « Le fait pour le Conseil des ministres d'instruire le ministre aux fins de poursuites ne constitue pas en soi une décision qui engage la responsabilité de l'individu », fait savoir la Cour avant de déclarer le relevé incriminé non contraire à la Constitution.
Demeurant à Bohicon, le requérant Janvier Hessou dénonce, quant à lui, le décret 2016-488 du 11 aout 2016 portant régime indemnitaire applicable au personnel civil travaillant à la Présidence de la République. Selon lui, ce décret est contraire aux articles 26 de la Constitution et 15 de la Charte africaine des droits de l'Homme, en ce qu’il viole l'égalité de tous devant la loi. Il indique que le décret institue au profit du personnel administratif de la Présidence des avantages dont ne bénéficient pas les autres agents de la Fonction publique. Dans sa décision, la Cour rappelle que la discrimination ou l’inégalité de traitement s’apprécie lorsque des citoyens placés dans les mêmes conditions sont traités différemment. Or les agents de la Présidence ne sont pas placés dans les mêmes conditions que ceux des autres structures publiques.

Grief contre les audiences publiques de la Cour

Par requête, le sieur Simplice Soudé a formé un recours en inconstitutionnalité des audiences publiques à la Cour constitutionnelle. Selon lui, l’institution de cette pratique par la 6e mandature de la Cour serait contraire à la tradition du secret devant caractériser certains dossiers sensibles. Il cite à l'appui les délibérations du Haut conseil de la République et celles des mandatures passées qui sont restées secrètes. Dans sa décision, la Cour fait savoir que l'institution des audiences plénières renforce la célérité attendue de la Cour dans le traitement des requêtes, la mise en œuvre de la transparence qui est un principe universel et correspond à la mise en application du règlement intérieur de la Cour qui édicte le caractère contradictoire et public de la procédure devant la Haute juridiction. Par conséquent, les audiences publiques de la Haute juridiction ne sont pas contraires à la Constitution.
Par ailleurs, d’autres citoyens ou associations se sont respectivement plaints de dommages générés par les opérations de déguerpissement, les mesures restrictives de la loi-cadre sur la pêche et l’aquaculture… Des requêtes qui n’ont pas abouti aux réponses espérées par leurs auteurs.

Société 10 déc. 2018


Maladies virales du manioc : Le Bénin se dote d’un plan d’action national

Au Bénin, la lutte contre les virus, qui attaquent le manioc, est désormais soutenue par un Plan d’action national. Les documents stratégiques entrant dans ce cadre ont été conçus, du 29 au 30 novembre dernier à Grand-Popo, grâce au soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates à travers le Programme ouest- africain d'épidémiologie virale pour la sécurité alimentaire (Ndlr, West african virus epidemiology for foodsecurity, Wave).

Un Plan d’action national de lutte contre les maladies virales du manioc a été effectivement conçu pour le Bénin au terme d’un atelier scientifique organisé dans le département du Mono. Il comporte les interventions à faire avant, pendant et après une attaque de maladies de la mosaïque africaine du manioc (Africancassavamosaicdisease,Acmd) et de la striure brune du manioc (Cassavabrownstreakdisease,Cbsd) ou dans le cas de toute autre attaque virale, à en croire le professeur Corneille Ahanhanzo, coordonnateur du programme Wave-Bénin. Assorti d’un chronogramme de mise en œuvre, le plan définit les interventions institutionnelles et le champ des actions opérationnelles telles que la sensibilisation, l’identification desdites maladies, la riposte et le suivi.
Concernant l’enjeu d’une telle disposition, le professeur Félicien Avléssi, deuxième vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, a expliqué, à l’ouverture de l’atelier, que si l’Acmd est la plus importante maladie de par sa propagation sur le continent africain, la Cbsd, quant à elle, occasionne des ravages pouvant atteindre 90%, voire 100% de sa cible. Il en déduit que les ravages peuvent entraîner les pays victimes dans un scenario catastrophique qu’il faut éviter à tout prix. « Nous devons nous préparer à parer au drame comme s’il est déjà là », a insisté l’universitaire.
Abondant dans le même sens, le directeur du Centre de recherche agricole (Cra Sud), Dr Marcellin Allagbé, souligne que les crises qui adviendraient des maladies virales du manioc peuvent être d’ordre alimentaire ou liées au secteur pharmaceutique et à la fabrication des sachets biodégradables tant les industries de production respectives, justifie-t-il, ont recours au tubercule pour son amidon. Deuxième culture vivrière au Bénin, le manioc est l’aliment de base de près de 800 millions de personnes dans le monde dont 500 millions d’Africains, ont rappelé les scientifiques qui saluent l’attention du gouvernement pour le problème des attaques virales contre le manioc.

Société 04 déc. 2018


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