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Nouvelles

Forum d’investissement sino-béninois: Les financements chinois en route

Un forum, deux pays, de nombreuses opportunités. Le Forum d’investissement Chine-Bénin qui se tiendra le 20 avril à la Salle bleue du Palais des Congrès sera une plateforme importante d’échanges, de commu-nication et de partenariat pour les opérateurs  économiques des deux pays. Une délégation de 73 personnes représentant quelque 43 entreprises chinoises est attendue à Cotonou. Les investissements chinois sont de retour, pour de vrai.

Actualités 19 avr. 2023


Développement du commerce extérieur: Le Bénin élabore sa stratégie nationale

Les experts et acteurs de la chaîne du commerce au Bénin sont mobilisés dans le cadre de l’élaboration d’une Stratégie nationale d’exportation (Sne). Shadiya A. Assouman, ministre de l’industrie et du commerce, a lancé les travaux qui se dérouleront les 18 et 19 avril à Cotonou.

Economie 19 avr. 2023


Diplomatie: L’agenda de Paul Kagamé à Cotonou
A Cotonou où il va séjourner dès ce vendredi, ce jusqu’au dimanche prochain, Paul Kagamé, président de la République rwandaise, aura des échanges avec son homologue Patrice Talon. Il est prévu également des signatures d’accords entre les deux parties et un déplacement symbolique en hommage aux femmes.Le programme de la visite officielle de Paul Kagamé, chef d’Etat rwandais, à Cotonou, du 14 au 16 avril, est rendu public par la présidence de la République béninoise. Tout commencera par l’accueil du couple présidentiel rwandais ce jour à l’aéroport international de Cotonou par une délégation gouvernementale. Tôt le lendemain, Paul Kagamé et sa délégation seront reçus au palais de la Marina par le président Patrice Talon. Dans un premier temps, les deux personnalités auront un tête-à-tête avant d’ouvrir les discussions à leurs collaborateurs respectifs. Selon les prévisions, cette séance de travail sera sanctionnée par la signature d’accords dans divers domaines. Dans la soirée du samedi, Paul Kagamé sera à l’Agence de développement de Sèmè City, la Cité internationale de l'innovation et du savoir où il aura des échanges avec des jeunes entrepreneurs, des étudiants et des promoteurs de start-up. L’autre temps fort du séjour du couple présidentiel rwandais à Cotonou, c’est la visite guidée de la Place de l’Amazone érigée en l'honneur des femmes du Bénin d'hier et d'aujourd'hui d’une part et du Monument aux Dévoués implanté dans le Jardin de Mathieu en mémoire des enfants du Bénin dévoués à la patrie. Il faut dire que ce déplacement de Paul Kagamé contribuera à renforcer les relations entre le Bénin et le Rwanda ; des relations qui sont au beau fixe depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs dans ce sens qu’il est annoncé des dossiers d’ordres économique et militaire au cœur de ce séjour à Cotonou. Dès son accession au pouvoir, Patrice Talon s’était rendu à Kigali en visite officielle sur invitation de son homologue Paul Kagame du 29 au 31 août 2016 où il n’a pas fait que constater différentes approches de développement, et s’enrichir des modèles utilisés par le Rwanda dans plusieurs secteurs. Les échanges entre les deux chefs d’Etat avait abouti à un accord de coopération multisectorielle qui avait pour ambitions de développer des actions conjointes afin de lancer le premier vol de la compagnie rwandaise qui desservira désormais le Bénin, d’exploiter un agrément de coopération technique entre le Rwanda Development Board, l’institution au cœur du développement au Rwanda, et le Bureau d’analyse et d’investigation qui, au sein de la présidence de la République du Bénin, accompagne la mise en place de diverses agences, notamment dans le numérique. Il avait aussi été décidé de travailler en commun en matière de gouvernance locale, d’éducation, etc. Il est à noter que, dans le cadre du renforcement des relations entre le Bénin et le Rwanda, les deux pays ont signé, lors de la première session de la Grande commission mixte de coopération entre les deux pays tenue les 29 et 30 septembre 2017 à Rubavu au Rwanda, des accords dans les domaines des Technologies de l’information et de la communication, du service cadastral, de l'environnement et du développement durable. Ces différents accords ont permis aux experts des deux pays de travailler en commun pour le bien-être des deux peuples ■ Actualités 14 avr. 2023


Première cohorte du programme: '' 75xelles'' Des mentorées impactées
Puissant moyen pouvant provoquer auprès des personnes moins expérimentées le développement personnel nécessaire à la réalisation de leurs projets de vie, la première cohorte du programme de mentorat "75xelles" a connu son épilogue ce mercredi 12 avril à Cotonou.Fin de la première cohorte du programme de mentorat "75xelles". Durant un an, les filles retenues pour participer à ce programme ont été suivies par des mentors qui ont partagé avec elles leurs savoir-faire et savoir-être pour accompagner leur transformation. Grâce à ce programme, elles ont vu éclore les potentialités dont elles regorgent. Ces potentialités qui leur permettront de devenir des leaders et de s'investir dans des projets d'avenir. « Je voudrais en cette occasion vous rendre un hommage bien mérité pour avoir dans la diversité et la pluralité de vos domaines d'expertise conseillé et outillé les mentorées. En tant que modèles de réussite, vous leur avez donné l'envie du dépassement de soi, de l'endurance et de la persévérance à travers les différents exemples de vie qu'elles ont pu voir », a déclaré Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance qui dit mesurer les effets positifs de ce programme sur chaque fille. Elle affirme avoir la certitude qu'au bilan, les fruits tiendront la promesse des fleurs. À l'endroit des mentorées, l’autorité ministérielle souligne que grâce à la disponibilité de leurs mentors, elles ont pu obtenir tout ce qu'il leur faut pour devenir des acteurs de développement. «Vous avez reçu un paquet d'informations sur les expériences acquises au fil de nombreuses années de pratique et il faut en profiter. Et surtout, faites en sorte que ce partage influence positivement vos choix d'avenir et que les jeunes autour de vous aussi en profitent », a-t-elle recommandé. Ce programme qui constitue la fin d'un processus très enrichissant est aussi le début d'une ère nouvelle dans le cadre de la promotion de la femme. Pour Djanabou Mahondé, représentante résidente de l'Unicef, l'idée de ce programme leur est venue après plusieurs constats faits sur le terrain, à chaque fois qu'ils rencontrent des adolescentes et des jeunes femmes mais aussi des partenaires. « Toutes et tous disaient qu'il fallait que les filles puissent avoir des modèles de réussite auxquelles elles pourraient s'identifier, pour les inspirer, leur donner de l'espoir et la confiance nécessaire pour atteindre leur plein potentiel», a-t-elle révélé. Sur les réseaux sociaux et dans la presse, rappelle-t-elle, ce programme avait un impact pour ces jeunes femmes qui, grâce aux conseils reçus, ont créé des Ong, mené des initiatives génératrices de revenus, des actions sociales, trouvé des emplois et gagné la confiance nécessaire pour atteindre leurs objectifs tant sur le plan personnel que sur celui professionnel. Société 14 avr. 2023


Végétarisme/végétalisme: Un mode d’alimentation pas forcément sain
Le végétalisme est un mode de vie alimentaire qui exclut la consommation de viandes, de poissons et de produits dérivés. Si les nutritionnistes reconnaissent les avantages d’un tel régime pour la santé et pour l'environnement, ils mettent en garde aussi contre les inconvénients d’une telle alimentation sur le long terme.Les Béninois ont la chance de pouvoir profiter d’une grande variété de légumes, fruits, céréales et légumineuses dans le pays. De quoi permettre à certaines personnes de se tourner vers le végétarisme ou le végétalisme pour améliorer leur santé ou pour des considérations éthiques ou religieuses. Plusieurs termes désignent les adeptes de ce type d’alimentation. Végétarien, végétalien, végan, comment s’y retrouver? Tous ces termes font référence à des régimes alimentaires différents qui impliquent des restrictions dans la consommation de produits d'origine animale. Cependant, il y a quelques nuances. Un régime végétarien exclut la viande et le poisson, mais peut inclure des produits laitiers, des œufs et du miel. Un régime végétalien, également appelé régime végan, exclut tous les produits d'origine animale, y compris les produits laitiers, les œufs et le miel. Les végétaliens peuvent avoir des raisons éthiques, environnementales, de santé ou religieuses pour adopter ce régime alimentaire. Etre végan va au-delà d'un simple régime alimentaire. Les végans adoptent un mode de vie strict, respectueux des animaux et par conséquent, évitent toute utilisation de produits d'origine animale dans leur vie quotidienne, y compris les vêtements, les cosmétiques et les produits ménagers. Le véganisme est souvent motivé par des raisons éthiques et environnementales, visant à minimiser l'exploitation et la cruauté envers les animaux.

Des avantages mais aussi des inconvénients

Qu’il soit végétarien, végétalien ou végan, ce type d’alimentation offre beaucoup d’avantages pour la santé. La réduction de la consommation ou la non-consommation de viande peut aider à réduire les risques de maladies cardiovasculaires et de certains types de cancer. Cette alimentation revient potentiellement moins cher que manger de la viande, selon le régime alimentaire choisi. En mettant de côté les produits d’origine animale, les adeptes du végétarisme se donnent la possibilité de consommer plus de légumes et de fruits, qui peuvent aider à réduire le risque de certaines maladies. Le végétarisme est également bénéfique pour l'environnement. En effet, l'industrie de la viande est l'une des principales sources de pollution de l'eau et de l'air. En choisissant de manger des aliments végétaux, on contribue à préserver l’environnement. Cependant, adopter ce type d’alimentation n’est pas sans inconvénient pour la santé. Les adeptes présentent des risques de carence en nutriments importants tels que la vitamine B12, le fer, le calcium et les acides gras oméga-3, qui sont présents en plus grande quantité dans les produits animaux. Ils courent aussi le risque de consommer des aliments transformés riches en glucides et en graisses, ce qui peut avoir des effets négatifs sur leur santé. L’autre difficulté à laquelle ils sont confrontés est celle de trouver des options de repas lors de sorties ou dans les restaurants, car la plupart des menus sont centrés sur la viande. Au Bénin, le nombre de restaurants spécialisés dans le végétarisme est assez faible et ne se concentre que dans quelques grandes villes du pays. Certains restaurants commencent à intégrer des plats végétariens dans leur menu, ce qui permet de faire découvrir de nouvelles saveurs aux clients. Dans un pays où s’offrir les trois repas quotidiens est parfois un challenge, de nombreuses personnes ont encore des préjugés sur le végétarisme, le considérant comme un régime alimentaire réservé aux riches et aux Occidentaux. Dans un article intitulé « Alimentation végétalienne : pourquoi non parfois ? », publié sur son site ayandjolé.com, la nutritionniste Pomme Cannelle affirme qu’« Il n’est pas nécessaire d’être végétalien pour avoir une bonne alimentation. Une alimentation optimale est une alimentation équilibrée à base de plantes avec les apports minimes en produits animaliers ». Elle précise que la consommation des produits d’origine animale a des effets bénéfiques pour la santé ; seuls les excès sont nocifs. Elle ajoute qu’une alimentation végétalienne peut être déséquilibrée: « On peut manger déséquilibré et carencé étant végétalien. Être végétalien signifie simplement que les produits animaliers sont absents de l’alimentation mais encore faut-il s’assurer d’inclure les aliments adéquats pour une alimentation équilibrée ». Étant végétalien, on peut consommer trop d’aliments raffinés comme le sucre, l’huile, etc. Il ne suffit donc pas d’exclure les produits animaliers mais aussi et surtout d’inclure les bons aliments dans son régime végétalien. Au Bénin et en Afrique en général, ce n’est pas facile d’être végétalien ; l’intégration sociale n’est pas fameuse et il y a très peu d’options concernant la restauration, souligne Pomme Cannelle. Le manque de soutien social et l’isolement lors des évènements sociaux peuvent être difficiles à supporter. En outre, recommande-t-elle, «Il faut faire attention à certains nutriments comme la B12. Il faut une consommation fréquente et journalière d’aliments fortifiés en B12 ou un complément alimentaire à acheter en pharmacie ». Il ne suffit donc pas de retirer les produits animaliers de son alimentation pour jouir d’une bonne santé en tant que végétalien. « Il est nécessaire d’inclure les aliments adéquats pour équilibrer son alimentation. Il faut une certaine discipline, tout au moins au début, pour s’assurer de bien s’alimenter », conclut-elle.
Société 14 avr. 2023


Espace Uemoa: L’intégration confrontée à des défis multidimensionnels
En dépit des avancées notées dans le processus d’intégration, l’espace Uemoa est confronté à des difficultés d’ordres économique, sécuritaire et climatique. Le Rapport annuel 2022 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union fait des recommandations par rapport aux défis.Persistance des pressions inflationnistes, obstacles à la libre circulation des populations, insécurité dans plusieurs zones, vulnérabilité des économies face aux chocs exogènes… Le processus d’intégration dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) reste confronté à de nombreuses difficultés, en dépit des mesures prises par les Etats membres. Le Rapport annuel 2022 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union insiste particulièrement sur la persistance de la crise sécuritaire dans la zone du Sahel, et les crises sociopolitiques dans certains Etats membres qui ont impacté négativement les performances économiques. L’insécurité occasionne le déplacement de nombreuses populations de leurs zones habituelles de résidence et impacte négativement la mise en œuvre des programmes et projets de développement socio-économique dans les zones concernées, indique le document. Les menaces sécuritaires auxquelles font face la plupart des Etats constituent un frein à l’approfondissement du processus d’intégration. La vulnérabilité des économies face aux effets néfastes du changement climatique s'est exacerbée avec la persistance de la Covid-19 qui freine toujours les activités économiques et grève le budget des Etats, et la survenance en 2022 de la crise russo-ukrainienne qui a engendré le resserrement accru des conditions monétaires au niveau international. A tout cela, s’ajoute la lenteur dans l’application des réformes, notamment celles relatives à la libre circulation et au droit d’établissement, à la concurrence, à l’édification du marché commun et à l’harmonisation des cadres de gestion des finances publiques. Les tracasseries routières dans plusieurs pays empêchent la libre circulation des populations au sein de l’Union, à l’instar de la fermeture des frontières terrestres de la Côte d’Ivoire, seul pays qui a encore officiellement ses frontières terrestres fermées pour cause de la Covid-19. Ces difficultés rendent fragiles les perspectives économiques des Etats membres de l’Uemoa.

Focus

Au regard de l’évolution de l’environnement économique international, il importe que les dirigeants se focalisent sur l’amélioration de l’environnement sécuritaire, la relance des économies nationales post-Covid, l’assainissement des finances publiques et l’adoption d’un nouveau Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité de l’Union, selon le rapport de la Commission de l’Uemoa. D’autres défis doivent également faire l’objet d’attention particulière, notamment l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), l’avènement de l’Eco, le développement de l’offre de services numériques, la forte croissance démographique, le chômage des jeunes, la mortalité maternelle et infantile, la baisse relative des ressources propres et extérieures, la conduite du processus de convergence avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Pour lever les obstacles, il est recommandé, entre autres, la finalisation et la mise en œuvre de la stratégie régionale de renforcement des capacités des Etats membres en matière de prévention, de détection et de réponse aux épidémies, le renforcement des capacités d’alerte et de réponse des États membres dans la prévention des crises politiques et des conflits, l’accélération de la mise en œuvre du plan d’actions de l’Uemoa dans le domaine de la paix et de la sécurité. La transformation structurelle des économies des Etats membres reste un impératif qui appelle à l’accélération de la mise en œuvre des réformes structurelles et des politiques sectorielles, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et des innovations technologiques afin d’accroître les capacités productives de ces derniers. Par ailleurs, la poursuite du renforcement du dialogue avec les États membres permettrait de renforcer l’efficacité du processus de revues annuelles des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, l’accélération de la mise en œuvre des réformes communautaires, notamment dans le domaine de la concurrence, de la libre circulation et du droit d’établissement ■
Economie 13 avr. 2023


Forces armées béninoises: Un recrutement de 5 000 jeunes annoncé
A titre exceptionnel, cinq mille (5 000) jeunes gens seront recrutés et formés pour constituer un groupement de projection des Forces armées béninoises, au titre des années 2023 et 2024. C’est l’une des principales décisions du Conseil des ministres de ce mercredi 12 avril.5 000 jeunes gens seront recrutés et formés à titre exceptionnel pour constituer un groupement de projection des Forces armées béninoises, au titre des années 2023 et 2024. Ces recrues, après la formation commune de base d’une durée de trois mois, seront déployées dans les structures des Forces armées béninoises pour une formation complémentaire qui durera neuf mois à l’issue de laquelle elles seront projetées sur le théâtre d’intervention. C’est l’autre décision prise, ce mercredi 12 avril, par le gouvernement en Conseil des ministres. Cette vague de recrues aura pour mission de contribuer à constituer un groupement de projection des Forces armées béninoises. Dans la pratique, on parle de projection lorsqu’il y a envoi de troupes au sol sur le théâtre d’opération. Cette projection de forces s’accompagne de la projection de puissance qui équivaut à l’envoi de ces troupes en corps expéditionnaire par le biais de moyens rapides et de puissance de feu. La projection, en matière de défense, est donc l’ensemble des interventions conduites hors des frontières d’un Etat. Ce groupement de projection mènera ainsi des opérations de sécurisation destinées à maintenir et entretenir durablement la quiétude des populations et l’attractivité du patrimoine touristique des localités de notre pays où s’enregistrent des tentatives d’incursions terroristes. Cette initiative du gouvernement intervient dans un contexte où le Bénin, en parfaite intelligence avec ses voisins, met en place le droit de poursuivre les terroristes sur les territoires étrangers notamment les pays limitrophes et tisse donc la toile pour les pousser dans leurs derniers retranchements mais aussi les couper de leur base-arrière. Actualités 13 avr. 2023


Lutte contre le terrorisme en Afrique: La Chine exprime ses inquiétudes
La montée du terrorisme en Afrique inquiète la Chine. Elle y voit une menace pour la stabilité et donc pour le développement. Le sujet a fait l’objet de débat entre journalistes et responsables politiques du pays au cours d’une causerie, lundi 10 avril dernier à Pékin.« Le terrorisme touche à la sécurité et la paix de l’Afrique. C’est une question à laquelle la Chine attache une grande importance parce que cela concerne le développement durable d’une part et d’autre part les relations Chine-Afrique ». Jianbo Luo, professeur à l’Institut d’études stratégiques internationales, haut responsable politique chinois et spécialiste des relations sino-africaines, porte ainsi les préoccupations de son pays relativement à la montée du terrorisme dans certains pays du continent. Selon lui, « l’investissement chinois en Afrique et le développement des pays africains nécessitent un environnement stable » que menacent les actions des groupes terroriste qui s’illustrent çà et là sur le continent. « La stabilité d’un pays est toujours un enjeu majeur », laisse-t-il entendre, soutenant que cette stabilité représente « une orientation privilégiée des relations de coopération Chine-Afrique ». Jianbo Luo indique par ailleurs que la Chine a fait de la paix à travers le monde, son vadémécum. « Nous participons activement au maintien de la paix et la Chine est le deuxième grand pays qui assure les dépenses de maintien de paix et des actions de la sécurité et de la paix de l’Organisation des Nations Unies», laisse-t-il entendre. Au niveau de l’Union africaine, poursuit-il, « nous fournissons des aides, du matériel, du capital pour aider à renforcer la sécurité sur le continent », assure-t-il. Le troisième et dernier niveau d’intervention de Pékin pour la sécurité sur le continent, ce sont les coopérations bilatérales. «Il y a des échanges entre les armées et des échanges sur la gouvernance. Il faut voir derrière ces actions, un engagement en faveur de la sécurité et de la stabilité de ces pays du continent», soutient-il. Lundi 10 avril dernier, recevant plus d’une trentaine de journalistes venus du monde entier dans les locaux de l’école du parti communiste chinois pour une causerie sur les fondements de cette école, le terrorisme et d’autres questions touchant aux relations entre la Chine et le reste du monde ont été largement abordés. Autant que Jianbo Luo, le professeur Qing Dong, directrice générale du département de la coopération internationale, Wentang Li, prévôt et chef du département de la culture et de l’histoire, Xingwei Gao, professeur d’économie, Jishe Fan, directeur général adjoint de l’Institut d’études stratégiques internationales, Chenguang Liu, professeur au département de socialisme scientifique et d’autres responsables ont largement évoqué l’importance pour les pays africains de prendre des options qui leur assurent mieux-être et développement. Au plan des relations commerciales par exemple, ils doivent travailler à apporter plus de valeur ajoutée à leurs exportations. L’avenir du continent se jouera aussi avec la participation de la Chine, ont-ils assuré. En plus des multiples réalisations en matière d’infrastructures au compteur de la coopération sino-africaine et une part active dans les grands travaux, la Chine se projette aussi sur l’avenir du continent à travers d’autres formes d’aides qui impactent directement les populations. Pour le professeur Xingwei Gao, il se dessine « un nouvel axe de la coopération pour le présent et pour l’avenir ». Il s’agit, a-t-il expliqué, de « petits mais beaux projets », à moindre investissement, qui touchent directement la population locale pour assurer des bénéfices directs aux habitants. « Nous avons beaucoup de prévisions à cet effet », a assuré ce haut responsable chinois. Société 12 avr. 2023


Accréditation à la norme Iso 15189 version 2012: Les efforts du laboratoire de parasitologie-mycologie du Cnhu reconnus
Le laboratoire de parasitologie-mycologie du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) est désormais accrédité à la norme Iso 15189 version 2012 pour avoir adopté la démarche qualité dans ses prestations de soins depuis une dizaine d’années. La cérémonie de remise du certificat d’accréditation par le Système ouest-africain d’accréditation (Soac) aux responsables dudit laboratoire s’est tenue, ce mardi 11 avril à Cotonou.La marche entamée par le laboratoire de parasitologie-mycologie du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) sur le chemin de la démarche qualité porte ses fruits. Depuis une dizaine d’années, ce service dispose d’une organisation technique, managériale et d’un personnel compétent pour assurer aux populations, des services de qualité. Ce qui lui a valu son accréditation à la norme Iso 15189 version 2012 par le Système ouest-africain d’accréditation (Soac), dont le certificat lui a été remis ce mardi. « La démarche qualité est devenue un outil incontournable pour une meilleure qualité des soins dans les structures sanitaires», a indiqué Aurore Hounto, chef de la Clinique universitaire de parasitologie-mycologie du Cnhu. Elle a rappelé le parcours qui a été celui du laboratoire de parasitologie-mycologie dans le processus de réception de l’accréditation. Selon elle, la démarche qualité a démarré dans le service de microbiologie du Cnhu composé alors du laboratoire de parasitologie-mycologie et de bactériologie-virologie, il y a plus de 10 ans. Elle souligne que les difficultés liées au parcours ont fait piétiner le processus jusqu’en 2022 où grâce à la détermination du professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard et l’accompagnement sans faille de la direction du Cnhu, le laboratoire est entré dans la phase active. Cette phase a consisté à l’élaboration de plusieurs documents, la nomination de la cellule Qualité et des sous-comités de travail, la contractualisation des consultants accompagnateurs du processus d'accréditation du laboratoire. Il y a aussi l'élaboration d'un manuel qualité, l'élaboration d'un manuel de biosécurité, l'élaboration d'un manuel de prélèvement commun à tous les laboratoires, l'actualisation de 112 procédures opérationnelles standardisées en vigueur dans le laboratoire, l'organisation des audits interne et externe par les experts accompagnateurs assortis des plans de résolution des insuffisances et la revue de direction qui en fait est un creuset d'analyse avec la mise en place d'un plan d'amélioration continue. Une fois tous ces éléments mis en place, justifie-t-elle, le laboratoire a été soumis à un audit d'accréditation à blanc, avec correction des écarts relevés, avant la programmation et l'exécution de l'audit définitif d'accréditation. En outre, tous les techniciens du laboratoire ont été formés sur la norme Iso 15189 version 2012. Le dernier audit externe, réalisé les 3, 4 et 5 août 2022, qui a été conduit par un auditeur international a préparé définitivement le laboratoire à déposer son dossier d'accréditation auprès du Système ouest africain d'accréditation (Soac). Ce certificat n’étant pas éternel, au nom de tout le personnel du laboratoire, Aurore Hounto prend l’engagement de le garder précieusement. « Nous serons évalués à nouveau d’ici un an et demi et l’accréditation pourrait être retirée si des écarts majeurs venaient à être observés. Restons donc vigilants dans l’amélioration continue », a-t-elle invité.

Démarche qualité

Pour le professeur Dorothée Akoko Kindé-Gazard, ce résultat est le fruit d'une organisation sérieuse et rigoureuse. « C’est pour dire à tous les autres services, spécialement à tous les autres laboratoires, que l’espoir est permis. Nous devons tous nous inscrire dans la démarche qualité. Le Cnhu étant le centre de référence de notre système de santé », a-t-elle déclaré. Dieu Donné Gnonlonfoun, directeur du Cnhu, souligne pour sa part que la qualité existe, et peut être améliorée dans les hôpitaux. A l’en croire, la démarche qualité occupe une place de choix dans la vision de gouvernance de l’hôpital et son souhait est que cette avancée notable du laboratoire fasse école dans les autres services pour la satisfaction des clients. D’après lui, une meilleure organisation du travail avec des procédures bien élaborées et des responsabilités bien situées sont autant d’éléments qui pourraient aider les services à bien remplir leurs rôles de prestataires de soins de qualité. Autant de choses, précise-t-il, qui ne peuvent être mises en place et entretenues que lorsque l’on s’inscrit dans une démarche qualité.

L’Ars saluée

Les résultats d’accréditation en général et spécifiquement en biologie médicale, certes encourageants, restent fragiles. Pour les renforcer, Marcel Gbaguidi, représentant résident du Système ouest africain d’accréditation (Soac), note que son organisation a entamé la réflexion sur les contraintes de l’accréditation au cours de deux ateliers dont un spécifiquement dédié à la biologie médicale tenu à Abidjan le 4 avril dernier. Parmi les constats récurrents, il est relevé que la budgétisation de la qualité dont l’accréditation n’a pas été systématisée dans les différents ministères publics des Etats membres. « C’est pourquoi, nous nous réjouissons de la mise en place de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars) au Bénin. Elle démontre l’engagement des autorités béninoises à offrir à leurs concitoyens des services de santé de classe mondiale. Nous voulons saluer les actions menées par l’autorité notamment pour assurer le renforcement et le maintien des compétences du personnel de santé et celles prévues pour l’évaluation des établissements de santé », a-t-il déclare. Marcel Gbaguidi rappelle que le Soac totalise à ce jour, 46 organismes d’évaluation de la conformité accrédités dont six au Bénin. Avec ce résultat, selon lui, le Bénin se positionne à la 2e place avec le Sénégal après la Côte d’Ivoire.

Fruit des réformes

La remise de cette accréditation n’a été possible que grâce aux réformes engagées par le président Patrice Talon dans le secteur de la santé avec un accent particulier sur la nécessité de délivrer à tous, des soins de qualité. Lucien Dossou-Gbété, président de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars), s’en félicite et rappelle que c’est à l’Ars que revient la prérogative de conduire le processus de certification des établissements de santé et d’accréditation des professionnels de santé publics ou privés sur tout le territoire béninois. Mais, dit-il, la recherche d’une accréditation ou d’une certification en dehors de l’Ars est une belle preuve du besoin des requérants d’instaurer une amélioration continue de la qualité de leurs prestations. Elle contribue au développement de la culture de la qualité dans le secteur de la santé. « C’est pourquoi, il importe de saluer les efforts réalisés par le laboratoire de parasitologie-mycologie du Cnhu pour respecter le processus et se conformer à la réglementation. Vous devez être fiers de recevoir aujourd’hui ce certificat d’accréditation selon la norme Iso 15189 version 2012 », a-t-il lancé tout en ajoutant que cette accréditation ne doit pas être perçue comme une fin mais elle leur impose de persister dans l’amélioration continue de leurs pratiques.
Actualités 12 avr. 2023


« Braver, bolder, better »: Un booster pour devenir plus courageux, audacieux et meilleur
« Braver, bolder, better » est un livre de développement personnel qui incite à devenir plus courageux, plus audacieux pour aller au-delà de ses propres limites. Il est inspiré de l’histoire de son auteure, Randa Modjissola Adéchoubou, une Béninoise de la diaspora, et encourage le lecteur à devenir son propre coach. Le livre a été lancé à Cotonou, jeudi 6 avril dernier, sous le parrainage d’Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères.Le livre « Braver, bolder, better » de Randa Modjissola Adéchoubou, lancé jeudi dernier, est un ouvrage de développement personnel entièrement consacré, selon l’auteure, aux petites et grandes histoires. Des histoires de faux départs, de victoires, d’échecs mais aussi des moments d’espoirs, de découvertes et plus. « Braver » veut dire courage, « bolder » : l’audace et « better»: l’amélioration et l’excellence. Le livre fait environ 335 pages. Il est articulé autour des trois idées maîtresses du titre, englobant chacune 10 chapitres. Dans « Braver », l’auteure parle des valeurs, des barrières et de la gestion des émotions. « Bolder » : ici, Randa Modjissola Adéchoubou essaie de briser les barrières, de sortir de sa zone de confort pour construire de meilleures choses. « Better » est la partie où le lecteur découvre comment mieux écouter, utiliser ses atouts et s’équiper pour exceller. « J’ai structuré le livre de cette façon, parce que, d’après moi, nous devons trouver le courage pour devenir plus audacieux, avoir plus de succès et nous améliorer encore plus… », a expliqué l’auteure. Chaque chapitre du livre comporte un exercice à faire avant de passer au chapitre suivant. L’auteure a ses chapitres favoris et ne doute pas que chaque lecteur aura également les siens. Mais Randa Modjissola Adéchoubou ne voit pas le livre comme une simple invitation à devenir plus courageux, audacieux et meilleur. Elle la considère comme un mouvement communautaire destiné à aider les autres notamment la jeunesse à devenir plus courageux, audacieux et meilleurs. Trois valeurs nécessaires à la vie et à la réussite, et sans lesquelles le livre n’allait pas voir le jour. En effet, Randa Modjissola Adéchoubou qui aime beaucoup lire n’avait jamais imaginé devenir auteure un jour. Mais cela arriva. L’histoire du livre prend corps pendant qu’elle était confinée aux Usa en 2020 en raison de la Covid-19. « La majorité des livres sur le développement personnel vous diront tout ce que nous faisons de mal et nous donnent des listes qu’il faut cocher pour nous inciter à changer… J’ai décidé d’écrire un livre qui nous met dans la position d’être notre propre coach », détaille-t-elle. Certes, l’auteure a profité du large temps de réflexion qu’offrait le confinement pour écrire son livre, mais au départ, elle n’avait pas les moyens de financer les travaux d’édition. Pour y arriver, elle décide d’oser en recourant au financement participatif (crowdfunding). L’opération fut une réussite et elle confie avoir vendu 150 exemplaires du livre avant même de finir la rédaction du premier chapitre. « Cela a renforcé ma confiance et m’avait aidée à croire en ce que j’avais à dire et la vision que j’avais. Cela m’a également tenue responsable parce que je devrais livrer tous les exemplaires achetés à l’avance, et je ne pouvais pas dormir sur mes lauriers… », a-t-elle fait savoir.

Tapis rouge pour cette Béninoise de la diaspora

Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et parrain de l’événement, à qui un exemplaire du livre avait été dédicacé plus tôt, y a découvert plusieurs des valeurs qui le caractérisent aussi. Il cite le « better ». C’est ainsi qu’il a décidé de parrainer le lancement de ce livre et a y convié plusieurs associations de jeunes, les cadres du ministère et des membres du corps diplomatique accrédités. « Nos sociétés s’améliorent lorsque les individus décident d’être résilients. Et leur résilience se fonde sur les trois valeurs citées par l’auteure… Le gouvernail, ce sont les valeurs… La question de la zone de confort. Nous vivons bien aujourd’hui parce que à un moment donné, certaines personnes ont pris le risque de faire les choses autrement. Sortir de sa zone de confort, c’est réaliser que le monde change, il se transforme… Et j’ai aimé ce qu’elle a dit sur la relation que nous avons avec l’échec qui est un essai qui n’a pas réussi, et il faut se réorganiser pour transcender cette situation… C’est un ouvrage qui inspire…», a soutenu Aurélien Agbénonci. Le ministre dit avoir senti quelque chose de très fort dans ce livre. Il recommande à l’auteure de le traduire en français afin que la jeunesse béninoise puisse le lire. L’autre chose qui a poussé Aurélien Agbénonci à soutenir l’auteure, c’est qu’elle est une Béninoise de la diaspora. Depuis 2016, le Bénin a décidé de célébrer ses citoyens de l’étranger qui émergent. C’est aussi pourquoi, en tant que ministre chargé de la diaspora, il a tenu à célébrer Randa Modjissola Adéchoubou « qui tout en gagnant sa vie, a pris le temps de la réflexion » ■
Culture 11 avr. 2023


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