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Nouvelles

Retombées de la traversée du pipeline: WAPCO Bénin lance le Projet de développement communautaire intégré
La commune de Gogounou a servi de cadre, jeudi 16 mars dernier, à la cérémonie de lancement du Projet de développement communautaire intégré (PDCI) par West african oil pipeline (Benin) company S.A. (WAPCO Bénin). Il s’agit de faire planter et d’entretenir des manguiers de qualité supérieure sur une distance de 20 km, le long de la zone d'acquisition permanente des terres traversées par le pipeline. Le projet vise également à construire et à mettre en service des forages d'eau à énergie solaire au profit des populations riveraines.La traversée du pipeline du Niger jusqu’au terminal du port à Sèmè a des retombées pour le Bénin et ses populations. En témoigne le lancement du Projet de développement communautaire intégré (PDCI) par West african oil pipeline (Benin) company S.A. (WAPCO Bénin) effectué, jeudi 16 mars dernier à Gogounou, dans le département de l’Alibori. Le projet va consister en la mise en place, à partir de juin prochain, des plantations de manguiers de qualité supérieure sur une distance de 20 km, le long de la zone d'acquisition permanente des terres traversées par le pipeline. Prévu pour une période de 2 ans, il sera consacré à la mise en terre de plus de 4 000 arbres. A cela s’ajoute la mise en service des forages d'eau profonde alimentés par l'énergie solaire. C’est pour assurer l'accès à l'eau potable aux populations des villages environnants traversés par le pipeline. [caption id="attachment_94256" align="alignnone" width="450"] Forte mobilisation des autorités politico-administratives à la cérémonie[/caption] Des objectifs ambitieux Comme objectifs généraux, le projet vise la restauration de la végétation, puis la protection et l’exploitation des installations du pipeline. Il y a également l’implication des populations locales dans l’entretien des plantations. Elles seront embauchées pour l’assurer. Afin d’acquérir les compétences nécessaires pour l’amélioration du niveau de la production locale, ainsi que celle de leurs conditions de vie, une assistance technique leur sera apportée. Une fois les fruits mûrs, ils seront à leur disposition et elles pourront en disposer librement. A terme, il s’agit d’honorer des promesses faites aux populations qui vivent le long du pipeline par rapport aux retombées. Appréciant la pertinence du PDCI, le représentant du ministre de l’Eau et des Mines, Théodore Kpéyi, entrevoit à travers ses réalisations des œuvres sociocommunautaires. Selon lui, il contribue à la sauvegarde de l’écosystème des localités traversées par le pipeline écologique. [caption id="attachment_94257" align="alignnone" width="450"] Les autorités procédant à la coupure symbolique
du ruban du forage d’eau[/caption] Abondant dans le même sens, le représentant du préfet de l’Alibori, Isaac Aguéhounka, fait observer que WAPCO Bénin est conscient du bien-être des populations riveraines du pipeline. Quant au manager du Département hygiène, santé, sécurité et environnement (HSSE) et représentant de WAPCO Bénin à la cérémonie, Lu Baojun, il compte sur l’adhésion des populations bénéficiaires. [caption id="attachment_94258" align="alignnone" width="450"] L’eau potable désormais à la disposition des populations
riveraines du pipeline à Gogounou[/caption] « Le dérèglement climatique est un défi majeur auquel nous sommes confrontés. Lutter contre les changements climatiques est l’un des 17 objectifs du développement durable de l’ONU à l’horizon 2030. La Chine, en tant que pays signataire de l’Accord de Paris sur le climat, a fixé l’objectif ambitieux qui consiste à faire baisser les émissions de CO2 avant 2030, et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2060», a expliqué le conseiller économique de l’ambassade de la République populaire de la Chine près le Bénin, Zhang Bohui. Ainsi, ce projet revêt aujourd’hui, selon lui, un sens particulier. Il correspond aux orientations définies par les autorités chinoises en matière de lutte contre le dérèglement climatique, mais également, par l’intermédiaire des différents projets à l’étranger, dans le cadre de l’initiative dénommée la Ceinture et la Route.

Une alternative de choix

Pour le maire de Gogounou, Seydou Bary Tidjani, ce projet vient à point normé. Il intervient à un moment où, non seulement la demande des populations en eau potable est pressante, mais aussi la question de la lutte contre la désertification et l’avancée du désert dans sa commune est au cœur des préoccupations. Au nom des membres du Conseil communal de Gogounou, il a tenu à remercier WAPCO Bénin pour avoir initié le projet. La présence de l’Agence béninoise pour l’environnement (ABE), confie son directeur François Corneille Kèdowidé, s’explique en partie, par le fait que nous devons accompagner le projet, pour le respect des activités prévues dans le plan de gestion environnementale et sociale, plan qui a justifié la délivrance du certificat de conformité. « Parmi les activités, il y a une qui devient concrète, à travers le lancement de ce projet», fait-il remarquer. Actuellement, le projet est à sa phase expérimentale avec une intégration poussée des principales zones traversées par le pipeline. Telle une action bienfaisante tant sur le plan social qu’environnemental, il va stimuler le développement de l'économie à la base. Ceci, en fournissant de véritables infrastructures nécessaires au bien-être social et des opportunités d'emplois aux populations des localités concernées. A l’arrivée, il contribuera à la création de communautés harmonieuses le long du pipeline.
Société 21 mars 2023


Chasse à la battue: Entre interdiction et réglementation dans l’Atacora
La chasse à la battue est soumise à une autorisation administrative préalable, selon un communiqué du préfet de l’Atacora en date du 12 mars 2023. Mieux, pour la sécurité et le maintien de l’ordre public, la pratique est suspendue jusqu’à nouvel ordre.La pratique de la chasse à la battue est suspendue dans toutes les communes du département de l’Atacora. Le préfet en a ainsi décidé pour des raisons de sécurité et de maintien de l’ordre public. Dans un communiqué, le préfet de l’Atacora porte à la connaissance des autorités politico-administratives et des populations que, pour des besoins de sécurité et des nécessités de maintien de l’ordre public, la pratique de la chasse à la battue est suspendue jusqu’à nouvel ordre, sur toute l’étendue du territoire de son département. Déré Lydie Chabi Nah rappelle qu’en vertu des dispositions de l’article 69 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin, la pratique de la chasse à la battue organisée au niveau local est subordonnée à une autorisation administrative préalable délivrée par le maire après avis de l’Inspection forestière. « En conséquence, les associations de chasseurs et de sécurité ainsi que les autorités compétentes du département de l’Atacora sont instruites pour faire respecter les dispositions légales et réglementaires en la matière », a précisé l’acte d’interdiction de la chasse à la battue. Dans le rang des chasseurs locaux, la plupart ne disposent pas d’agrément encore moins d’autorisation. Il s’agit, selon certains, d’une pratique ancestrale qu’ils tentent de perpétuer pour qu’elle ne sombre pas dans l’oubli. La chasse est pour les communautés de l’Atacora non seulement une pratique ancestrale mais aussi un type de sport qui occupe les jeunes au cours de cette saison. Elle empêche ces derniers, dira Ousmane T., de rester en ville pour faire du désordre. «L’initiative du préfet est louable puisqu’elle vise notre intérêt. Mais au lieu de suspendre la chasse, on peut imposer certaines restrictions qui pourraient tout au moins nous permettre de continuer à entretenir cette pratique qui date des temps anciens et qui reste un rituel, à voir tout le symbole qu’elle constitue », a-t-il expliqué. Société 21 mars 2023


Visite de Sagbohan Danialou à la Sobebra: Le musicien, impressionné, recommande les produits
L’artiste musicien Sagbohan Danialou a eu droit à une immersion dans les différents ateliers de l’usine de production de la Société béninoise de brasseries, vendredi 17 mars dernier. Une occasion pour lui de s’informer des conditions de fabrication des divers produits du label. Ils s’en sort impressionné par leur qualité ainsi que le niveau des investissements de la société. Une entreprise éco-citoyenne qui ne finit par d’impressionner ses visiteurs. La Sobebra une fois encore, s’est permis de faire visiter ses usines à ses potentiels consommateurs. Dans le lot, un invité de luxe. Sagbohan Danialou, artiste musicien réputé, a été l’attraction de cette visite que la Société béninoise de brasseries organise de temps à temps pour ses consommateurs, clients et autres partenaires. Ce vendredi, l’homme-orchestre, comme il est surnommé, a fait le tour du complexe industriel, sous la conduite de Carole Maguy Midahuen, responsable Réponse consommateurs. [caption id="attachment_94218" align="alignnone" width="450"] La bière sortie des cuves de ...[/caption] [caption id="attachment_94219" align="alignnone" width="450"] ... à la pointe de la technologie[/caption] [caption id="attachment_94220" align="alignnone" width="450"] ... promues par cette société écocitoyenne ...[/caption] [caption id="attachment_94222" align="alignnone" width="450"] La bière sortie des cuves de ...[/caption] [caption id="attachment_94223" align="alignnone" width="450"] ... tout autant impressionnée par les valeurs ...[/caption] [caption id="attachment_94224" align="alignnone" width="450"] ... sont appréciés des consommateurs[/caption] [caption id="attachment_94221" align="alignnone" width="450"] ... fermentation savourée par la vedette ...[/caption] Arborant des équipements de protection, en compagnie de journalistes tout aussi curieux, il s’est vu ouvrir les portes de la société de fabrication de boissons. Une visite guidée à travers laquelle il s’est imprégné des conditions de production des boissons notamment de la bière. Des machines à brasser le moût aux cuves de fermentation de la bière en passant par les machines pour mettre la bière dans des bouteilles et des fûts, l’artiste est allé à la découverte d’une super usine dont les équipements témoignent de l’ambition de ses responsables de mettre à la disposition des consommateurs des produits de qualité irréprochable et par conséquent de satisfaire sa clientèle. Sous les bruits des machines et du branle-bas des équipes mobilisées par la société pour la production des boissons, la visite s’est révélée édifiante par le fait que peu en savent sur le mode de fabrication ainsi que sur les conditions. Une véritable immersion dans l’usine qui laisse l’artiste satisfait et fier des équipements qui garantissent aux populations des produits sains. Sans manquer de relever qu’il est un grand consommateur des produits de la Sobebra et surtout de la bière, il indique toutefois qu’il n’a pas eu l’opportunité de se familiariser avec l’outil industriel. L’occasion faisant le larron, la visite qu’il a effectuée lui permet désormais d’apprécier davantage les efforts qui se font au niveau de l’usine pour garantir la sécurité aux consommateurs. Ne s’attendant pas à cette visite avant son invitation surprise, il recommande tous les produits de la Sobebra aux consommateurs. « J’ai souvent travaillé avec la Sobebra mais je n’ai jamais eu ce privilège de visiter l’usine de production. La Béninoise reste pour moi une bonne boisson. C’est vrai qu’il faut la consommer avec modération mais il faut aussi se satisfaire. J’ai toujours bu cette bière mais je n’ai jamais su comment elle est fabriquée et dans quelles conditions; aujourd’hui c’est chose faite. Je loue la qualité des équipements et des produits qui en sont issus », confie-t-il, au terme de la visite. Il convient de rappeler qu’un million de bouteilles de boissons toutes catégories confondues sont produites par jour dans cette usine. La visite s’inscrit dans le cadre des programmes Académie de la Sobebra à travers lesquels des consommateurs, clients et autres partenaires vont à la découverte de l’usine et de ses procédés pour davantage les rassurer de la qualité des produits et les fidéliser ■ Société 20 mars 2023


Hermann Mèton à propos des droits des consommateurs: « Sensibiliser les consommateurs à l’usage local des services digitaux »
Célébrée le 15 mars de chaque année, la Journée mondiale des consommateurs est devenue réalité depuis 1983. L’évènement rappelle les principaux droits des consommateurs. Cette quarantième édition s’intéresse à la ‘’finance numérique’’. A l’occasion, Hermann Mèton, président de Bénin Conso et Droits de l'Homme (Bcdh), lève un coin de voile sur lesdits droits et les réalités locales.

La Nation : Chaque 15 mars est consacré aux droits des consommateurs. Quel sens revêt cette journée ?

Hermann Mèton : La journée du 15 mars est capitale pour les associations de consommateurs à travers les différents thèmes qu’elle aborde chaque année. Nous profitons de cette journée pour réfléchir sur nos actions, apprécier le sens de notre lutte au profit des consommateurs et voir dans quel secteur les consommateurs ont plus besoin de soutien et d'actions de notre part.

« Finance numérique équitable ». C'est le thème de la présente édition. Que comprendre par ce thème ?

La finance numérique équitable sous-entend un accès équitable aux transactions monétaires électroniques quels que soient le genre, la race, la religion, le degré d'alphabétisation, …. Nous devons reconnaître qu’un pas important a été franchi aujourd'hui dans le domaine digital au Bénin. Mais tant que la population, en majorité, est analphabète, le fossé sera grand. Aujourd'hui, la finance numérique a facilité la vie à une majorité de la population. Les services de mobile money sont à la portée de tous avec beaucoup de points marchands ou encore la possibilité pour nombre de Béninois de faire divers payements et opérations en ligne. La liste des e.services est longue. Je veux citer par exemple l’abonnement aux programmes de Tv en ligne, l’association de son compte bancaire à son compte mobile money, l’accès au micro-crédit par mobile money et sans tracasseries administratives, les remboursements de crédit en ligne, l’usage des Terminaux de paiements électroniques (Tpe) dans les supermarchés, les hôtels et certains lieux. Aujourd'hui, tout est portable dans son appareil téléphonique et cela offre moins de risque d'insécurité dans le déplacement de fortes sommes ou de documents sensibles. Il faut davantage sensibiliser les usagers dans les langues locales sur le mode opératoire de ces services digitaux. Il faut aussi renforcer les mesures de sécurité, car les analphabètes se font vite arnaquer soit parce qu'ils ont un mot de passe très facile, soit parce qu'ils ne s’y connaissent pas du tout.

Les associations de consommateurs évoquent souvent les droits des consommateurs. De quels droits s'agit-il ?

Parlant des droits des consommateurs, il s'agit du droit à l'information, à la sécurité, au choix, droit d'être entendu, droit à l'éducation, à la réparation des torts et du droit à un environnement sain. Relativement au droit à l’information, le consommateur doit être informé de tout ce qui a rapport aux services qui lui sont proposés. Le droit à la sécurité fait référence à la protection du consommateur dans tous les domaines. Le droit au choix suppose que le consommateur a le droit de choisir les produits qu'il veut en conformité avec les textes et lois sans aucune contrainte. Dans les offres et services proposés, il doit avoir plusieurs possibilités afin d'opérer son choix. Lorsque le consommateur a des préoccupations, on doit lui prêter une oreille attentive. Cette écoute relève du droit d’être entendu. Quant au droit à la consommation, il faut que le consommateur soit éduqué pour mieux cerner les choses et pouvoir se défendre. Le droit à la réparation des torts est nécessaire lorsque le consommateur est brimé, escroqué ou a subi un dommage. Dans ce cas, la personne ou structure responsable qui a causé le tort doit le réparer. Aussi, le consommateur a-t-il droit à un endroit propre, vivable, où tous les services auxquels il doit s'attendre sont présents. Exemple : l'eau, l'électricité, la communication, les routes, les hôpitaux, marchés….

Avez-vous le sentiment que les consommateurs béninois connaissent leurs droits et les revendiquent ?

Les consommateurs ne connaissent pas leurs droits. C'est pour cette raison qu'ils n'arrivent pas à les revendiquer et cela profite aux sociétés et autres acteurs. Les consommateurs ne s'intéressent qu’aux associations de consommateurs seulement lorsqu’ils sont en difficulté. C'est à travers des journées comme celle-ci et d'autres émissions que nous essayons de les sensibiliser.

Que font les associations de consommateurs, en l'occurrence la vôtre pour sauvegarder les droits des consommateurs ?

Les associations de consommateurs se battent pour la sauvegarde des droits des consommateurs. Lors des séminaires, ateliers et journées de réflexion avec les cadres et autorités à divers niveaux du secteur public comme privé, nous essayons d'attirer l’attention des consommateurs sur la violation de leurs droits. Souvent, les autorités trouvent que nous sommes durs dans nos déclarations. Il y a environ deux semaines, nous avons tenu une séance avec les responsables de l'Autorité de régulation de l’électricité (Are) et ceux de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) sur certaines pratiques de la Sbee qui pénalisent et violent le droit du consommateur par rapport à sa consommation d'énergie.

A quelles pratiques faites-vous allusion ?

Les agents releveurs sont censés passer rigoureusement chaque mois relever les compteurs. Malheureusement, certains accusent du retard dans le cadre de cette opération. Résultat, les consommateurs consomment dans le mois suivant et le nombre de kw augmente et après la Sbee les balance dans une autre tranche plus chère. J'ai eu des échanges avec certaines boulangeries et des responsables de grands magasins, de supermarchés et hypermarchés de la place en leur rappelant certains articles de la loi, qui abordent la question de la protection du consommateur en République du Bénin.
Société 20 mars 2023


Les explications du gouvernement attendues au Parlement
Le gouvernement est attendu pour donner des explications au Parlement sur notamment l’utilité du poste de péage et de pesage de Tigninti érigé entre Perma et Natitingou, le coût de l’ouvrage et les bases qui ont permis de fixer le tarif de passage qui est par exemple de 1000 F Cfa pour les véhicules légers.Le poste de péage et de pesage de Tigninti situé entre Perma et Natitingou, dans le département de l’Atacora, fait l’objet d’une question orale sans débat à l’Assemblée nationale. L’initiative de cette interpellation du gouvernement émane du député Abdel Kamel Bio Sika Ouassagari. L’élu de l’Opposition se base sur le communiqué radio-télévisé n°0787/2023/Sirat/Dg/De du 06 mars 2023 de la direction générale de la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat). Le message annonce la mise en service officielle de ce poste de péage et de pesage, en application des dispositions de l’arrêté n°025/Mit-Mef-Misp/Dc/Sgm/Ctj/Sirat/Sa 023 Sgg 22 du 24/11/2022. Abdel Kamel Bio Sika Ouassagari demande à avoir la lumière sur l’utilité de l’érection d’un pont de péage dans cette zone et les bases qui ont permis de fixer les montants à payer au niveau de chaque poste de péage et de pesage. Les véhicules légers sont tenus par exemple de payer 1000 F Cfa comme droit de passage. Dans sa question orale, le parlementaire de l’Opposition se préoccupe par ailleurs des critères qui permettent de choisir le site d’implantation d’un poste de péage et les éléments permettant de fixer le montant à payer au niveau de chaque poste de péage et pesage au Bénin. Mieux, il voudrait savoir si les élus communaux ont été impliqués dans la fixation du montant à payer à ce poste de péage et pesage ; les spécificités du poste de péage et pesage de Tigninti qui le rendent si cher comparativement aux péages d’Êkpè, Ahozon et Grand-Popo. Abdel Kamel Bio Sika Ouassagari exige du gouvernement des clarifications sur ce traitement différentiel des populations de l’Atacora par rapport au droit de passage au niveau de ce poste de péage et pesage. Abdel Bio Sika Ouassagari demande pourquoi ne pas envisager la gratuité pour le passage de véhicules légers à Tigninti comme au niveau du poste de péage et pesage de Houègbo ; des mesures spéciales pour les populations riveraines et les bénéfices de ce péage pour chacune des localités de l’Atacora en général et de Natitingou en particulier. Il faut signaler que l’initiative, vendredi 17 mars dernier, de cette question orale sans débat, s’inscrit dans le cadre de l’exercice des prérogatives constitutionnelles de contrôle de l’action gouvernementale conférées à la Représentation nationale. Actualités 20 mars 2023


Campagne de commercialisation de la noix de cajou: L’embellie de la filière relevée
La campagne nationale de commercialisation 2022-2023 de la noix de cajou a été lancée, ce jeudi 16 mars, à la Maison des jeunes de Natitingou. La cérémonie a mobilisé, les acteurs de la filière et bien d’autres personnalités.Le top est donné, ce jeudi 16 mars, pour la commercialisation de la noix de cajou. La campagne 2022-2023 vient ainsi de démarrer à la satisfaction des acteurs du secteur, fortement mobilisés. Au cours de la période du 16 mars au 31 octobre 2023, ces derniers sont invités à s’organiser en vue de garantir la réussite de la campagne de commercialisation de l’anacarde et de préserver les intérêts de tous. Il s’agit des producteurs, acheteurs, transformateurs, exportateurs, partenaires techniques et financiers et des structures d’accompagnement, selon Rufus Saré, directeur départemental de l’Industrie et du Commerce Atacora-Donga, représentant le ministre. Il informe que le gouvernement a pris les mesures nécessaires pour la réussite de la campagne. Il cite le respect des textes en vigueur en République du Bénin et l’application des sanctions aux acteurs indélicats, le suivi et la régulation des flux transfrontaliers afin d’éviter la concurrence déloyale. Le gouvernement préconise aussi le contrôle et la certification des ponts bascules et des balances, le respect des normes en matière d’opérations post-récoltes en vue de conserver la qualité des produits … Rufus Saré informe qu’au Bénin, la production, la transformation et la commercialisation de l’anacarde intéressent de plus en plus les opérateurs économiques. Au titre de la campagne 2021-2022, précise-t-il, la production est estimée à 215 809 tonnes sans compter les quantités de noix qui pourraient être sorties frauduleusement par les frontières terrestres. Les producteurs membres de la Fédération nationale des producteurs d’anacarde du Bénin ont produit une quantité de 112 859 tonnes, soit 52,29 %. 37 880 tonnes ont été commercialisées en système de vente groupée. Selon Rufus Saré, les prix pratiqués au cours de la campagne 2021-2022 ont évolué de 350 francs le kilo au début de la campagne pour atteindre un pic de 750 francs le kilo. En fin de campagne, les prix ont chuté à 350 francs, souligne le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce et ils sont maintenus à 625 francs en système de vente groupée. Dans le domaine de la transformation, il fait savoir que 225 000 kg de pommes ont été utilisés pour fabriquer le jus de pomme de cajou. 112 500 litres de jus conditionnés dans 450 000 bouteilles de 25 cl ont été produits. Pour ce qui est de la noix de cajou au titre de la campagne 2021-2022, pour une capacité installée de 608 000 tonnes, 17 700 ont été transformées par dix industries sur un ensemble de quatorze usines dont quatre sont en cessation d’activités. Au total, 1187 tonnes d’amandes de cajou ont été exportées, malgré les difficultés auxquelles les acteurs de la filière anacarde ont été confrontés, détaille Rufus Saré. Les acteurs présents à la cérémonie sont unanimes sur les efforts du gouvernement à moderniser le secteur. « Ce lancement nous offre l’opportunité de réitérer la gratitude et la reconnaissance de l’Interprofession filière anacarde du Bénin au président de la République pour son sens de développement », a fait savoir Moussa do Régo, président de l’Interprofession filière anacarde. Pour cette édition, il est interdit, sauf autorisation expresse, l’exportation des noix d’anacarde par voie terrestre. Actualités 17 mars 2023


Traitement de la boue sur la station terminale de Sèmè: WAPCO-Bénin : un vrai modèle écologique
A la West African Oil Pipeline (Benin) Company S.A. (WAPCO-Bénin), la préservation de l’environnement est une priorité absolue. Connue pour son professionnalisme et son expertise, WAPCO-Bénin est aussi une société écologiquement responsable. Elle l’a démontré à travers le traitement efficient et conforme de la boue issue des travaux de forage des fondations des trois réservoirs du projet de Pipeline Export Niger-Bénin au niveau de la station terminale de Sèmè.Les travaux de construction des pieux (fondations) des réservoirs du projet de Pipeline Export Niger-Bénin à la station terminale de Sèmè ne présentent pas de risques environnementaux liés à la gestion de la boue ou à quelque substance chimique que ce soit. Loin s’en faut ! Le traitement de la boue issue des forages verticaux sur ce site est une réussite qui peut faire école et inspirer d’autres entreprises. [caption id="attachment_94143" align="alignnone" width="400"] Dans le processus de traitement, la boue est déversée dans un bourbier, un bassin bien protégé par une enveloppe plastique de 3 à 5 mm d’épaisseur pour éviter tout contact avec le sol[/caption] Et pour preuve, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, après une minutieuse visite d’inspection effectuée sur les lieux par ses services compétents, a attesté à travers la lettre N°0021/MCVDD/DC/SGM/DGEC/CDGPN/SA en date du 31 janvier 2023 ce qui suit : « … Les observations faites sur le terrain et les informations recueillies ont révélé que le protocole proposé et validé par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable a été respecté et aucun impact environnemental n’a été observé sur le site ». Voilà qui dissipe toute incertitude ! Mais pour qui veut comprendre davantage comment la boue issue des travaux de forage a été traitée, les explications sont accessibles. De quelle boue s’agit-il déjà et comment est-elle obtenue ? Armel Rock Gbédjinou, ingénieur en environnement et chargé du suivi-évaluation du Plan de Gestion environnementale et sociale (Pges) à WAPCO-Bénin, explique: « La boue dont il est question, c’est une boue liquide qui est le résidu issu du forage de pieux. C’est le mélange entre l’eau du milieu, le sol et le sous-sol du milieu et l’argile propre au milieu. C’est donc une boue tout à fait naturelle sans aucun ajout chimique puisque dans le forage des pieux, aucune substance chimique n’a été utilisée ». Rockaire Coovi Adjovi, coordinateur Construction au niveau de la station terminale de Sèmè, situe le contexte : « Au niveau de la station terminale de Sèmè, cette boue a été obtenue dans le cadre des travaux de construction des fondations sur lesquelles vont se poser les trois réservoirs de 100 mille m3. Au total 1083 pieux ont été forés à raison de 6 pieux par jour ; chaque réservoir devant tenir sur environ 400 pieux. [caption id="attachment_94144" align="alignnone" width="470"] Au terme du processus de traitement, notamment après les
phases de mélange et de séchage, la boue devient du sable
meuble et est utilisée pour le remblai[/caption] Chaque pieu génère 40 m3 de boue ce qui veut dire que les six pieux forés par jour ont entraîné 240 m3 de boue. Le forage de l’ensemble des 1083 pieux, a donc produit 40 mille m3 de boue ». Le contexte étant défini, l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou poursuit : « Dans le processus de forage, le bout de l’appareil qu’on appelle le trépan rogne la roche avec l’argile et l’eau et il y a un conduit qui permet de faire ressortir les flux liquides. Ce sont ces déchets qui constituent la boue liquide. Pour ceux qui ne s’y connaissent pas, ils peuvent penser que cette boue est une substance nocive. Or, en réalité, c’est le résultat de trois substrats du milieu dans lequel les travaux se font. Il s’agit du sol et du sous-sol du milieu, de l’eau du milieu et de l’argile du Bénin notamment l’argile provenant de Ouinhi qui est très élastique ». Dans une démarche scientifique, il a été procédé après forage, à une analyse de la boue issue des travaux. « Les résultats ont montré que les éléments constitutifs de cette boue ne sont que les trois substrats du milieu que j’ai énumérés plus haut. Ce qui veut dire que cette boue ne contient aucun élément chimique ou toxique. C’est une boue sans dangerosité ! », atteste Armel Rock Gbédjinou. A l’en croire, une partie de la boue a même été utilisée pendant les travaux et a permis de stabiliser les parois pour que les trous forés ne s’affaissent pas. Que comprendre à présent du traitement des 40 mille m3 de boue naturelle collectée suite au forage ?

Une méthode efficiente !

L’efficacité, c’est l’atteinte des résultats fixés avec les moyens prévus mais l’efficience, c’est l’atteinte des résultats avec rationalité. Et dans la gestion de la boue issue des travaux de forage sur le site de la station terminale de Sèmè, la société WAPCO-Bénin a fait preuve d’efficience avec une méthode qui a permis le recyclage à 100 % de la boue pour en faire de la terre meuble et surtout une terre arable, capable de porter des gerbes. Comment cela s’est-il produit ? En vue de protéger l’environnement pour un développement durable et dans le respect de son Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), la société WAPCO-Bénin a en effet contracté avec une entreprise professionnelle pour un traitement de la boue respectant les normes de protection environnementale. Armel Rock Gbédjinou, ingénieur en environnement et chargé du suivi-évaluation du PGES à WAPCO-Bénin, explique le procédé : « La boue benthonique obtenue suite au forage, à travers un conduit, va directement dans un bourbier que l’on appelle bourbier premier. Ensuite la boue est pompée par des camions citernes pour être injectée dans l’un des trois grands bourbiers d’environ 10 mètres de long, 8 mètres de large et 1,5 à 2,5 mètres de profondeur, selon les lieux et tenant compte du niveau de la nappe phréatique. Avant de contenir la boue, ces bourbiers sont bien aménagés et protégés par un dispositif plastique anti-infiltration de 3 à 5 millimètres d’épaisseur qui est posé dans le bourbier et qui recouvre toute la superficie, le long de la paroi interne et même les extrémités externes du bourbier ; de façon à ce qu’il n’y ait aucun contact entre la boue et le sous-sol du bourbier ni les parois. La boue injectée dans ces grands bassins est laissée à l’ensoleillement pour l’évaporation. Au fur et à mesure que l’eau s’évapore, il se produit la concentration de la boue qui présente une forme craquelée. C’est sous cette forme que la boue peut être manipulée et traitée ». Le traitement s’opère conformément au plan de traitement conçu par l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou et validé à un niveau supra. A ce sujet, Rockaire Coovi Adjovi, coordinateur Construction au niveau de la station terminale de Sèmè, renseigne : « La boue sous forme craquelée est transférée au site de malaxage pour être traitée avec du sable meuble sédimentaire. Il s’agit du sable lagunaire acheté pour la circonstance. La boue est donc mixée avec ce sable meuble et est séchée sur une grande surface plane jusqu’à obtenir un type de sable meuble qui, ramené sur un lieu de dépôt, donne après un à deux mois des gerbes. La boue traitée et déposée devient donc un sable utilisable dans tout milieu comme sol arable, ou sol de remblai ». C’est ce sable qui a servi à fermer les bourbiers et c’est ce sable qui sert à l’entretien des routes proches du site. « Beaucoup de personnes sollicitent même ce sable pour faire du remblai. Il sera utilisé aussi pour le remblai des trois tanks et pour les jardins qui seront aménagés. On peut donc dire que c’est une bonne politique environnementale car elle a consisté à traiter les déchets produits sur place, à les recycler pour les réutiliser », conclut Armel Rock Gbédjinou. La réussite de cette opération de traitement de la boue a été constatée par les services de la Direction générale de l’environnement et du climat qui ont inspecté les lieux. Cela a valu une lettre de conformité du ministère du Cadre de vie et du Développement durable qui a attesté qu’aucun impact environnemental n’a été observé sur le site. [caption id="attachment_94145" align="alignnone" width="400"] Cerise sur le gâteau, le sable meuble obtenu après traitement
de la boue est un sol arable, capable de porter des gerbes et
de faire germer la semence[/caption]

WAPCO-Bénin, très écolo !

Au-delà de toutes considérations, WAPCO-Bénin dans la mise en œuvre du projet de Pipeline Export Niger-Bénin est très attentive aux questions liées à la protection de l’environnement et du cadre de vie ainsi qu’à la gestion des déchets en général. En effet, la station terminale du projet de Pipeline d’Export Niger-Bénin située à Sèmè fait partie intégrante du projet d’oléoduc Niger-Bénin qui parcourt plusieurs régions. WAPCO-Bénin est sensible à l’environnement tout le long du tracé du projet. Pour une gestion optimale des déchets solides, WAPCO-Bénin a contracté avec la Société de gestion des déchets et de salubrité et d’autres prestataires pour un enlèvement régulier des déchets solides. WAPCO-Bénin dispose également d’un plan d’épurement des eaux usées. Mieux, dans sa politique de verdissement, WAPCO-Bénin a prévu tout le long du tracé du projet, aménager des espaces verts avec une variété d’espèces à mettre en plants, selon les sols et selon les régions; une façon de mettre en valeur les ressources propres à chaque région traversée par ce vaste projet. « Il y a une campagne de reboisement le long du tracé. C’est une opération propre à WAPCO-Bénin. Dans le même temps, il y a des forages construits pour permettre à l’étape de plantation d’arroser les plantes et de mettre à la disposition des populations de l’eau de consommation. Les forages seront actionnés par l’énergie solaire. Tout cela fait partie de la responsabilité sociale de WAPCO-Bénin », a confié l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou. C’est dire qu’à WAPCO-Bénin, c’est zéro déchet dans la nature et aménagement du cadre de vie !
Société 17 mars 2023


Bénin : La suspension des soutenances de mémoires n’est pas du ressort des étudiants, selon l’Uac
Le 13 mars 2023, les étudiants de la Faculté des Lettres Langues Arts et Communication (FLLAC), à travers un sit-in, ont exigé l’annulation des soutenances des mémoires de Licence dans cinq départements. Dans un communiqué de presse en date du 15 mars 2023, le Rectorat a réagi aux exigences des étudiants.  [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/03/Communique-de-presse-suite-aux-mouvement-s-dhumeur-des-etudiants-de-la-FLLAC.pdf" title="Communiqué de presse suite aux mouvement s d'humeur des étudiants de la FLLAC"] Actualités 16 mars 2023


Renforcement de la coopération Sud-Sud: Aurélien Agbénonci échange avec Kwati Candith Mashego-Dlamini
La coopération entre le Bénin et l’Afrique du Sud se renforce davantage. Ce mercredi 15 mars, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a reçu en audience, Kwati Candith Mashego-Dlamini, vice-ministre des Relations internationales et de la Coopération de la République d’Afrique du Sud. Les échanges entre les deux personnalités ont notamment porté sur des sujets diplomatiques, économiques et politiques. « Nous avons été reçus par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération pour approfondir les discussions et faire asseoir les bonnes relations diplomatiques, économiques et politiques qui existent entre le Bénin et l’Afrique du Sud, surtout concernant la mise en œuvre de certains projets », a affirmé Kwati Candith Mashego-Dlamini à sa sortie d’audience. Elle informe qu’actuellement, son pays procède à la formation de 662 aspirants dans les lycées agricoles du Bénin et soutient aussi le pays dans un projet de production de sel à Djêgbadji. « Nous sommes aussi arrivés avec des banques de développement pour accompagner les jeunes dans le financement des projets et la construction des infrastructures », a-t-elle souligné tout en rappelant que l’Afrique du Sud est aussi présente au Bénin aux fins de mieux explorer des opportunités qui s’offrent pour son peuple. La relation entre le Bénin et l’Afrique du Sud est vieille d’une trentaine d’années et les deux pays ont démontré leur volonté d’aller plus loin dans cette coopération ■ Actualités 16 mars 2023


Publication de livre: L’histoire du Royaume Xwla Djèkin de Kétonou retracée
« Le Royaume Xwla Djèkin de Kétonou », tel est le titre du livre écrit par le professeur Jean-Claude Hounmènou et le certifié d’histoire, Avihoué Romain Kiki, deux dignes fils de Xwla Djèkin. L’ouvrage plonge le lecteur dans les origines de cette communauté socio culturelle pour mieux la faire connaitre. Le professeur titulaire des universités Jean-Claude Hounmènou et le certifié d’histoire, Avihoué Romain Kiki, comblent un vide. Ils ont publié un livre qui renseigne sur l’histoire du peuple Xwla Djèkin de Kétonou. L’ouvrage est intitulé : « Le Royaume Xwla Djèkin de Kétonou ». Il est composé de 94 pages et structuré en trois grandes parties. L’œuvre aborde, dans une première partie, les origines des habitants à la fondation du royaume Xwla Djèkin de Kétonou et ensuite la vie sociopolitique, culturelle et économique dans le royaume. La troisième et dernière partie traite du royaume de Kétonou face aux convoitises impérialistes du XIXe siècle. L’ouvrage se veut le fruit d’une synthèse de traditions orales des communautés Xwla orientales du Sud-Bénin, et surtout un condensé de documents écrits provenant de sources diverses. Les traditions orales évoquées ont été recueillies entre 1980 et 2014, auprès d’anciens, de sages et de dignitaires de la famille royale de l’aire d’influence du royaume des Xwla Djèkin. Lequel royaume a été fondé en 1780 et comprend la région de Sèmè-Podji jusqu’à Houinta au niveau du pont de Porto-Novo, les Aguégués, la localité d’Ahouansori à Cotonou et toute la plage. Le livre révèle par ailleurs que la ville de Cotonou a été fondée par des Xwla Djèkin de Kétonou. Ainsi, les deux auteurs, au regard de l’importance historique évidente du royaume auquel ils appartiennent, ont décidé de se mobiliser pour lui consacrer un ouvrage qui raconte de la façon la plus exhaustive et approfondie toute l’histoire qui soit des Xwla Djèkin. Pour le professeur Jean-Claude Hounmènou, la connaissance de l’histoire est très importante pour la vie d’une communauté et d’un peuple. Selon lui, l’ouvrage vise à mieux faire connaitre le peuple Xwla Djèkin. Il s’agit d’explorer le passé de cette communauté socioculturelle afin de lui permettre de mieux se révéler à elle-même pour affronter le présent et tracer avec assurance le chemin de l’avenir, a ajouté le premier recteur de l’ex-Université de Porto-Novo.

Témoignages lumineux

Avihoué Romain Kiki abonde dans le même sens pour souligner que l’histoire du peuple Xwla Djèkin n’est pas bien connue ; même de ses propres filles et fils. Il y a même certains qui doutent, fait-il constater, de l’existence par le passé d’une entité socio-politique et administrative Xwla pourtant bien organisée et objet de grand intérêt pour des Européens. Avihoué Romain Kiki se réjouit d’avoir co-publié ce chef-d’œuvre écrit dans un style simple et accessible à tous. Présentant le livre, Maxime Moïse Agbodandé, dit avoir été sidéré notamment par l’histoire sur la naissance de Cotonou qui a connu plusieurs écritures dans le temps telles que « Okoutonou» et « Koutonou ». « C’est un livre qui fait vivre tout le parcours historique des Xwla. Il faut l’avoir absolument », vante le présentateur. L’initiative a été saluée par plusieurs invités dont l’ancien maire de Sèmè-Podji, Mathias Gbèdan, les députés Jean-Claude Apithy et Charlemagne Honfo ■
Société 16 mars 2023


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