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Nouvelles

Réduction de la pauvreté en milieu rural: Les clés de réussite du modèle chinois
Plusieurs indicateurs sur la réduction de la pauvreté révèlent des avancées notables à l’actif de la Chine, ces dernières années. Le pays de Xi Jinping développe dans ses milieux ruraux une approche d’extraction des populations de la pauvreté qui porte ses fruits. Plusieurs clés sont à la base d’une telle réussite, selon des chercheurs et économistes chinois.La guerre contre la pauvreté et la réduction de la pauvreté centrée sur le peuple en Chine résultent d’une volonté politique, expose Wang Sangui, professeur à l’Institut chinois de recherche sur la lutte contre la pauvreté. « Les objectifs de la cinquième session plénière du 18e Comité central du parti communiste chinois et la décision du Comité central et du Conseil d’État de gagner la guerre contre la pauvreté en 2015 ont été mis en avant », explique l’universitaire. L’ambition, poursuit-il, c’était de faire en sorte qu’en 2020, «les ruraux pauvres selon les normes de pauvreté actuelles de la Chine … et tous les comtés pauvres sortent de la pauvreté ». A l’heure du bilan, même si de nombreux indices restent à parfaire, la promesse des fleurs laisse des espoirs. Wang Sangui explique qu’en 2012, il y avait 98,99 millions de pauvres dans les zones rurales. Le revenu disponible par habitant est inférieur à 2 500 Yuans (à peine 19 Euros). Cela représente moins de 50 % du revenu moyen des agriculteurs des zones pauvres et moins de 30 % de la moyenne nationale. Les services de base pour une vie prospère, la nourriture, l’habillement, le logement, l’éducation de base et le traitement médical de base représentaient encore un défi. 22,3 % des pauvres avaient des difficultés d’accès à l’eau potable. 19,8 % n’ont pas d’eau potable tandis que 1,4 % des pauvres n’ont pas d’électricité. 13,6 % n’avaient pas encore accès à la radio et à la télévision et 20,4 % des maisons des pauvres étaient vétustes. Au total, la Chine a identifié 29,48 millions de ménages pauvres avec une population totale de 89,62 millions en 2013. Face à un tel tableau, résoudre le problème régional global de la pauvreté et « construire une société modérément prospère à tous égards » sont devenus un challenge pour les dirigeants à la base comme au sommet, renseigne le chercheur chinois. La croissance économique rapide et soutenue a joué un rôle clé dans la réduction de la pauvreté en Chine. A cela s’ajoutent la réforme du développement agricole, le développement des secteurs pourvoyeurs d’emplois à forte intensité de main-d’œuvre, l’urbanisation et la migration des zones rurales vers les zones urbaines… Selon les données du Bureau national des statistiques, les comtés pauvres ont obtenu de meilleurs résultats que les comtés non pauvres dans les principaux indicateurs économiques au cours de la période du plan de réduction de la pauvreté. La valeur ajoutée agricole de 592 comtés pauvres a augmenté de 7,5 % par an, soit 0,5 point de pourcentage de plus que la moyenne rurale. La production céréalière a augmenté de 1,9 % par an, soit 3,2 fois le taux de croissance rural moyen national. Le taux de croissance annuel moyen du revenu net par habitant des agriculteurs dans ces milieux était de 12,8 % et donc supérieur au taux de croissance moyen national. [caption id="attachment_95092" align="alignnone" width="400"] De Pékin à Changsha, le développement des grandes villes ...[/caption]

Les clés de l’élimination de la pauvreté absolue

La pauvreté et la répartition des richesses sont des questions essentielles en Chine. Depuis la réforme économique des années 1970, le pays a connu une très forte croissance. Pour construire une société modérément prospère à tous égards et réduire la pauvreté, le goulot d’étranglement identifié était les zones pauvres et la population pauvre. Il avait donc été décrété que « d’ici 2020, personne ne vivra en dessous du seuil de pauvreté absolue de 2 300 Yuans» et qu’il fallait « résoudre le problème de la pauvreté absolue », fait savoir le professeur Wang Sangui. Il fallait veiller à ce que les ruraux pauvres de la Chine en sortent. « La réduction ciblée de la pauvreté a été identifiée comme la stratégie de base pour l’éradication de la pauvreté dans la lutte contre la pauvreté », indique le chercheur. Grâce à une identification précise, une assistance, une gestion et une affectation optimale des ressources aux besoins, la mise en place d’un mécanisme à long terme, le pays est parvenu à de meilleurs résultats, annonce-t-il. La Chine a, en effet, selon ses explications, enregistré tous les ménages et la population pauvres avec des détails sur les familles, les ressources disponibles, les sources de revenus et les raisons de la pauvreté dans le système national d’information sur la réduction de la pauvreté. Ces ménages pauvres identifiés et enregistrés sont devenus les principales cibles de tous les types de programmes de lutte contre la pauvreté. Entre autres stratégies mises en œuvre, il a été convenu de développer l’éducation préscolaire dans les zones défavorisées… Amener tous les enfants d’âge scolaire des ménages pauvres à l’école primaire et secondaire, leur assurer un enseignement secondaire ou professionnel gratuit ainsi que des allocations de subsistance aux étudiants issus de familles pauvres identifiées… constituent autant de mesures qui ont permis de « réduire non seulement les dépenses d’éducation des ménages pauvres, mais aussi de contribuer à mettre fin à la transmission intergénérationnelle de la pauvreté ». A cela, il faut ajouter l’aide aux pauvres par le biais de services médicaux et de santé pour une couverture complète et des subventions des soins de base, une assurance médicale et des secours en cas de maladie grave, des visites à domicile pour les patients atteints de maladies chroniques, pas de caution pour l’hospitalisation des pauvres.

Mesures d’accompagnement

D’autres mesures sociales ont accompagné la politique anti-pauvreté de Pékin. Pour les familles qui ne peuvent pas travailler, il est accordé une sécurité systématique et complète ainsi que des subventions. Il en est de même pour les personnes handicapées ou celles détenant un certificat d’invalidité. Autres facilités, la construction de cliniques villageoises, la mise en place des équipements sportifs et culturels (place de la Culture, bibliothèque). Acteurs centraux et décentralisés « sont tenus responsables de la réduction de la pauvreté… et doivent rester dans leurs fonctions jusqu’à l’accomplissement de la tâche de réduction de la pauvreté dans leurs comtés pour renforcer la capacité de lutte contre la pauvreté au niveau communautaire. » Résultat, en 2020, le revenu disponible par habitant des résidents ruraux a atteint 12 588 Yuans dans les zones pauvres. Au cours de la période 2014-2020, on a enregistré une moyenne annuelle de croissance nominale de 11,0 %, supérieure de 2,1 % à la moyenne sur la même période, détaille le chercheur. Le programme d’élimination de la pauvreté absolue mis en œuvre avec succès a permis d’améliorer les conditions de vie de plus de 850 millions de Chinois et a contribué au recul de l’extrême pauvreté à l’échelle mondiale. D’ici 2035, l’écart entre les niveaux de développement urbain et rural doit être considérablement réduit, et il est impératif que l’amélioration du mécanisme de répartition des revenus et de la richesse devienne la priorité. «Rien n’est facile, mais tout est possible», conclut le professeur Wang Sangui.
International 14 avr. 2023


Espace Uemoa: L’intégration confrontée à des défis multidimensionnels
En dépit des avancées notées dans le processus d’intégration, l’espace Uemoa est confronté à des difficultés d’ordres économique, sécuritaire et climatique. Le Rapport annuel 2022 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union fait des recommandations par rapport aux défis.Persistance des pressions inflationnistes, obstacles à la libre circulation des populations, insécurité dans plusieurs zones, vulnérabilité des économies face aux chocs exogènes… Le processus d’intégration dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) reste confronté à de nombreuses difficultés, en dépit des mesures prises par les Etats membres. Le Rapport annuel 2022 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union insiste particulièrement sur la persistance de la crise sécuritaire dans la zone du Sahel, et les crises sociopolitiques dans certains Etats membres qui ont impacté négativement les performances économiques. L’insécurité occasionne le déplacement de nombreuses populations de leurs zones habituelles de résidence et impacte négativement la mise en œuvre des programmes et projets de développement socio-économique dans les zones concernées, indique le document. Les menaces sécuritaires auxquelles font face la plupart des Etats constituent un frein à l’approfondissement du processus d’intégration. La vulnérabilité des économies face aux effets néfastes du changement climatique s'est exacerbée avec la persistance de la Covid-19 qui freine toujours les activités économiques et grève le budget des Etats, et la survenance en 2022 de la crise russo-ukrainienne qui a engendré le resserrement accru des conditions monétaires au niveau international. A tout cela, s’ajoute la lenteur dans l’application des réformes, notamment celles relatives à la libre circulation et au droit d’établissement, à la concurrence, à l’édification du marché commun et à l’harmonisation des cadres de gestion des finances publiques. Les tracasseries routières dans plusieurs pays empêchent la libre circulation des populations au sein de l’Union, à l’instar de la fermeture des frontières terrestres de la Côte d’Ivoire, seul pays qui a encore officiellement ses frontières terrestres fermées pour cause de la Covid-19. Ces difficultés rendent fragiles les perspectives économiques des Etats membres de l’Uemoa.

Focus

Au regard de l’évolution de l’environnement économique international, il importe que les dirigeants se focalisent sur l’amélioration de l’environnement sécuritaire, la relance des économies nationales post-Covid, l’assainissement des finances publiques et l’adoption d’un nouveau Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité de l’Union, selon le rapport de la Commission de l’Uemoa. D’autres défis doivent également faire l’objet d’attention particulière, notamment l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), l’avènement de l’Eco, le développement de l’offre de services numériques, la forte croissance démographique, le chômage des jeunes, la mortalité maternelle et infantile, la baisse relative des ressources propres et extérieures, la conduite du processus de convergence avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Pour lever les obstacles, il est recommandé, entre autres, la finalisation et la mise en œuvre de la stratégie régionale de renforcement des capacités des Etats membres en matière de prévention, de détection et de réponse aux épidémies, le renforcement des capacités d’alerte et de réponse des États membres dans la prévention des crises politiques et des conflits, l’accélération de la mise en œuvre du plan d’actions de l’Uemoa dans le domaine de la paix et de la sécurité. La transformation structurelle des économies des Etats membres reste un impératif qui appelle à l’accélération de la mise en œuvre des réformes structurelles et des politiques sectorielles, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et des innovations technologiques afin d’accroître les capacités productives de ces derniers. Par ailleurs, la poursuite du renforcement du dialogue avec les États membres permettrait de renforcer l’efficacité du processus de revues annuelles des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, l’accélération de la mise en œuvre des réformes communautaires, notamment dans le domaine de la concurrence, de la libre circulation et du droit d’établissement ■
Economie 13 avr. 2023


Sécurité et sûreté sur les eaux béninoises: Des douaniers et policiers à l’école des forces navales
Renforcement de la sécurité et de la sûreté sur les espaces maritimes, fleuves et lagunes. Dans cette perspective, Maxime Ahoyo, capitaine de vaisseau, Préfet maritime, a lancé, ce mercredi 12 avril à la base navale de Cotonou, une session de formation en navigation et en mécanique au profit des fonctionnaires de la Douane et de la Police républicaine. Une mutualisation des connaissances et savoir-faire pour renforcer la sécurité et la sûreté sur les espaces maritimes, fleuves et lagunes. C’est l’objectif de la session de formation initiée au profit de 13 agents des douanes dont 11 en navigation et 2 en mécanique, et de 5 fonctionnaires de la Police républicaine, dont 2 en navigation et 3 en mécanique. Les travaux démarrent, ce mercredi 12 avril, sous la houlette du Centre d’instruction naval, et s'étendent sur une durée de 6 semaines. « Je nourris l’espoir qu’à l’issue de cette formation, nos collègues de la police et des douanes auront un peu plus mis le pied dans l’eau, prélude à une belle aventure vers le large, avec des connaissances de base solides en navigation maritime, en conduite nautique et en mécanique », a souligné Maxime Ahoyo, capitaine de Vaisseau, Préfet maritime. A en croire le capitaine de Vaisseau Dossa Hounkpatin, représentant du chef d’état-major de la Marine nationale, la maîtrise de la sécurité dans les espaces maritimes, fleuves et lagunes, reste un défi incontournable pour tout pays côtier qui vise à avoir une économie prospère. Pour des pays comme le Bénin, insiste-t-il, la synergie d’actions et la mutualisation des moyens et des ressources s’imposent afin d’aller de l’avant face au challenge de la sécurité et de la bonne gouvernance. A juste titre, cette session de formation qui s’ouvre à Cotonou marque le début de la mutualisation des connaissances et savoir-faire entre la Marine nationale, la Police républicaine et la Douane pour une meilleure sécurisation des espaces liquides.

Les phases

Selon le Lieutenant de Vaisseau major François Hounkponou, directeur du Centre d’instruction naval (Cin), les participants passeront une semaine en tronc commun, au cours de laquelle les deux spécialités seront mises ensemble pour leur accoutumance au milieu marin. La phase théorique se déroulera au Cin, et la partie pratique à la base navale de Cotonou et la Brigade lagunaire de Ladji. Le Lieutenant de Vaisseau major François Hounkponou explique qu’à terme, les fonctionnaires de police et des douanes auraient acquis les rudiments nécessaires au déploiement des vecteurs ou moyens flottants mis à la disposition de leurs administrations, les connaissances sur la navigation côtière et hauturière et le code maritime, le balisage et les règles d’abordage en mer et surtout la maîtrise des manœuvres sur le plan d’eau. « Quant aux postulants en mécanique, cette formation leur donnera les compétences de pouvoir diagnostiquer les pannes et intervenir en vue de remédier à l’indisponibilité des moteurs hors-bords reçus en dotation », a fait savoir le directeur du Centre d’instruction naval (Cin). Le Préfet maritime a indiqué que cette formation est l’un des aspects de mise en œuvre concrète de la Convention de subside, elle-même induite par le projet d’appui au développement du secteur (para) portuaire (PasPort) exécuté par l’Agence belge de développement (Enabel), et qui ambitionne d’accompagner la Préfecture maritime dans le processus d’analyse, d’arbitrage, de planification et d’évaluation des actions de formation au profit des administrations en charge de l’action de l’Etat en mer. « Dans le cadre de son programme de coopération bilatérale 2019-2022, l’Agence belge de développement a initié le projet d’appui au développement du secteur portuaire, dénommé PasPort, qui a pour finalité d’améliorer la compétitivité du secteur portuaire au sens large et du Port autonome de Cotonou en particulier », a précisé Hervé Corbel, responsable projet PasPort, avant d’ajouter que ce projet se positionne sur toute la chaîne logistique portuaire dont le maillon sûreté maritime. « Ce segment de la chaîne est important, car c’est le premier facteur qui rassure les armateurs et les différents clients du Port d’un pays dans leur approche », a-t-il insisté.
Actualités 13 avr. 2023


Appui aux petites et moyennes entreprises: L’Usadf renforce son partenariat avec le Bénin
La Fondation des États-Unis d'Amérique pour le Développement en Afrique (Usadf) et le gouvernement du Bénin ont renouvelé leur accord de partenariat stratégique, ce mercredi 12 avril. Ce nouvel accord qui court de janvier 2023 à décembre 2027 va impacter des milliers de petites et moyennes entreprises béninoises.Bonne nouvelle pour les femmes et les jeunes, promoteurs de petites et moyennes entreprises intervenant dans le domaine agroalimentaire ! Le partenariat stratégique entre la Fondation des États-Unis d'Amérique pour le Développement en Afrique (Usadf) et le gouvernement du Bénin vient d’être renouvelé avec en perspective un élargissement de la mobilisation financière et une meilleure prise en compte des secteurs prioritaires. Lors d’une cérémonie protocolaire qui s’est déroulée au ministère béninois des Affaires étrangères, Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi (Mpmepe), et Travis Adkins, président directeur général de la Fondation des États-Unis d'Amérique pour le Développement en Afrique (Usadf), ont procédé à la signature du nouvel accord et présenté ses spécificités. Couvrant la période allant de janvier 2023 à décembre 2027, cet accord de partenariat va permettre de mobiliser 5 milliards francs Cfa pour intensifier l'impact sur les populations ; renforcer les capacités des jeunes et femmes entrepreneurs ; améliorer l'offre et la qualité des produits ; accroitre les potentialités et ouvrir aux bénéficiaires de nouvelles opportunités sur le marché notamment américain… Pour Brian Shukan, ambassadeur des États-Unis d'Amérique près le Bénin, il s'agit d'un partenariat stratégique qui s’inscrit dans les ambitions du gouvernement béninois notamment le soutien à l’entreprenariat, à l’autonomisation des femmes et l’essor des Petites et moyennes entreprises (Pme). Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, y voit des perspectives heureuses au regard de l’évolution constante de ce partenariat. Il rappelle que pour l’accord intervenu en 2005 et qui a expiré en 2017, les parties béninoise et américaine avaient contribué à hauteur de 250 millions francs Cfa par partie. Mais avec le renouvellement qui a suivi et qui a couvert la période allant de 2018 à 2022, les deux parties ont contribué à hauteur de 500 millions francs Cfa chacune. Ce dernier partenariat a permis de mobiliser plus de 3 milliards francs Cfa pour soutenir des milliers de Pme sur toute l’étendue du territoire ; valoriser les filières phares telles que l'ananas, le manioc, le fonio, le maïs; avec à la clé la création de 11 900 emplois permanents. « Ce programme a également contribué à la sécurité alimentaire », atteste le ministre Modeste Kérékou qui met l’accent sur la contribution des petites et moyennes entreprises bénéficiaires du programme, dans l’approvisionnement des cantines scolaires.

Un partenariat fructueux

Travis Adkins, président directeur général de la Fondation des États-Unis d'Amérique pour le Développement en Afrique (Usadf), est sidéré au regard des résultats de ce partenariat stratégique que le Bénin et l’Usadf entretiennent si bien depuis plusieurs années. « J'ai eu le bonheur de rencontrer de nombreuses femmes, de nombreux jeunes et j'ai pu constater combien ce partenariat a eu un impact significatif sur leurs vies, sur leurs familles, sur leurs communautés. Ces investissements ont permis à des jeunes, des femmes, de pouvoir se projeter et de mieux contribuer à l’épanouissement de leurs communautés et au développement du pays », a-t-il confié. Travis Adkins rassure de l’engagement de la Fondation des États-Unis d'Amérique pour le Développement en Afrique (Usadf) à accroitre ce partenariat, conformément à la vision américaine portée par le président Joe Biden pour toute l'Afrique. « Le bilan de ce partenariat est fort appréciable. Quand on fait le point du passé, l'on se dit que le présent peut offrir davantage pour un futur radieux », va conclure le Pdg de l’Usadf.
Société 13 avr. 2023


Forces armées béninoises: Un recrutement de 5 000 jeunes annoncé
A titre exceptionnel, cinq mille (5 000) jeunes gens seront recrutés et formés pour constituer un groupement de projection des Forces armées béninoises, au titre des années 2023 et 2024. C’est l’une des principales décisions du Conseil des ministres de ce mercredi 12 avril.5 000 jeunes gens seront recrutés et formés à titre exceptionnel pour constituer un groupement de projection des Forces armées béninoises, au titre des années 2023 et 2024. Ces recrues, après la formation commune de base d’une durée de trois mois, seront déployées dans les structures des Forces armées béninoises pour une formation complémentaire qui durera neuf mois à l’issue de laquelle elles seront projetées sur le théâtre d’intervention. C’est l’autre décision prise, ce mercredi 12 avril, par le gouvernement en Conseil des ministres. Cette vague de recrues aura pour mission de contribuer à constituer un groupement de projection des Forces armées béninoises. Dans la pratique, on parle de projection lorsqu’il y a envoi de troupes au sol sur le théâtre d’opération. Cette projection de forces s’accompagne de la projection de puissance qui équivaut à l’envoi de ces troupes en corps expéditionnaire par le biais de moyens rapides et de puissance de feu. La projection, en matière de défense, est donc l’ensemble des interventions conduites hors des frontières d’un Etat. Ce groupement de projection mènera ainsi des opérations de sécurisation destinées à maintenir et entretenir durablement la quiétude des populations et l’attractivité du patrimoine touristique des localités de notre pays où s’enregistrent des tentatives d’incursions terroristes. Cette initiative du gouvernement intervient dans un contexte où le Bénin, en parfaite intelligence avec ses voisins, met en place le droit de poursuivre les terroristes sur les territoires étrangers notamment les pays limitrophes et tisse donc la toile pour les pousser dans leurs derniers retranchements mais aussi les couper de leur base-arrière. Actualités 13 avr. 2023


Révocation de trois secrétaires exécutifs: Une marque de la Cellule de suivi
La Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes vient, une fois encore, de prouver toute son utilité. Grâce à son intervention, des actes non conformes à la règlementation ont été relevés au niveau des secrétaires exécutifs des communes de Houéyogbé, Sèmè-Podji et Cotonou. Ces derniers ont alors été purement et simplement révoqués par le Conseil des ministres.En instaurant le poste de secrétaire exécutif de mairie dans l’élan de la réforme de la décentralisation, le gouvernement vise une amélioration qualitative de la gouvernance administrative et financière au niveau des collectivités territoriales. Et il n’entend tolérer aucun écart de comportement de ces nouveaux acteurs dans l’accomplissement de leur mission. Trois d’entre eux viennent de l’apprendre à leurs dépens. Pour divers faits en déphasage avec l’orthodoxie financière et les procédures conventionnelles. Moutawakilou Assan Aoudou de la mairie de Houéyogbé, Nestor Manonwomeh Bossou de la mairie de Cotonou et Patrice Lafia de la mairie de Sèmè-Podji sont ainsi relevés de leurs fonctions. C’est une décision induite par des actes constitutifs de violation des règles de déontologie administrative, de l’orthodoxie financière, d’abus de pouvoir ou d’atteinte grave aux intérêts des communes dont ils avaient jusque-là la charge. Ces griefs ont été relevés et constatés à la suite d’une mission de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes, une structure sous tutelle de la présidence de la République. A Houéyogbé, l’acte incriminé traduit, à en croire le Conseil des ministres, une volonté délibérée de passer outre l’orthodoxie financière. En effet, la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes révèle que le secrétaire exécutif de cette mairie, en dépit de l’avis contraire du responsable des Affaires administratives et financières, son collaborateur censé être le plus avisé sur le sujet, a maintenu hors les livres du Trésor public, des comptes de la commune, au mépris des directives du ministre de l’Economie et des Finances ordonnant la clôture de ces comptes. « Il s’est en outre rendu coupable d’avoir autorisé, pour un montant de 9 071 500 F Cfa, des opérations de décaissement sur les comptes tenus dans les livres de la Clcam de Houéyogbé, en violation des dispositions de l’article 390 du code de l’administration territoriale qui habilite, seul, le trésorier communal pour effectuer les opérations de recettes et de dépenses de la commune », relate le Conseil des ministres. Dans la commune de Cotonou, la situation est plus complexe. Il est reproché à Nestor Manonwomeh Bossou d’avoir interféré dans les attributions de la Personne responsable des marchés publics. Le désormais ancien secrétaire exécutif a ainsi outrepassé ses prérogatives par des recommandations et/ou instructions, lesquelles ont prévalu dans l’attribution du marché à un prestataire à un coût plus onéreux pour la commune. De même, il lui est reproché d’avoir approuvé un marché d’acquisition de véhicules au profit des services de la mairie, des responsables et du Trésorier communal, en violation de la réglementation sur la gestion du parc des véhicules et autres équipements motorisés de l’Etat. Le montant mis à la charge de l’ex-secrétaire exécutif de la mairie de Sèmè-Podji est encore plus important. Il lui est reproché d’avoir approuvé, pour un montant de 54 280 000 F Cfa Ttc, un contrat de marché pour lequel les crédits nécessaires n’étaient pas prévus au budget de la commune et ce, en dépit des dispositions du code des marchés publics. Il a aussi approuvé sept (07) contrats de marchés sans le visa du contrôleur financier.

Pertinent !

C’est le décret 2022-303 du 25 mai 2022 portant organisation, attributions et fonctionnement de cette Cellule rattachée au Secrétariat général de la présidence de la République qui fixe les prérogatives de cette structure qui se retrouve désormais au cœur de la réforme du processus de la décentralisation. Selon ce décret, la cellule composée de membres permanents et non permanents a pour mission principale d’œuvrer à la mise en place des outils indispensables à l’opérationnalisation de la réforme de la décentralisation et d’assurer le suivi et le contrôle de la gestion des communes. Le texte règlementaire détaille ses prérogatives à travers une série d’activités qu’il lui revient de mener. En effet, en matière de mise en place des outils indispensables à l’opérationnalisation de la réforme, la cellule est chargée de mettre en œuvre les actions retenues par le comité stratégique de supervision. Elle a aussi pour prérogatives d’accomplir toutes autres tâches entrant dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme, en particulier l’état des lieux des ressources humaines, l’organisation des communes, l’élaboration des manuels de procédures et de diverses règles de fonctionnement, la formation des personnels des communes aux nouvelles règles de fonctionnement, la mise en place du fonds d’investissement communal, l’élaboration des décrets d’application du code, etc. En ce qui concerne le second volet de la mission de la cellule, il consiste à identifier les goulots d’étranglement et toutes difficultés de la réforme afin de faire des propositions correctives, faire le contrôle a posteriori des procédures de passation des marchés publics communaux. Les membres de la cellule ont aussi pour compétences de prévenir les cas de conflit d’attributions entre maires et secrétaires exécutifs de mairie, de veiller au respect des attributions des titulaires des fonctions administratives et techniques des mairies, de suivre l’effectivité de la mutualisation de certaines fonctions au niveau des communes et de veiller à la bonne évaluation des performances des secrétaires exécutifs et leurs collaborateurs.

Légalité

Le code de l’administration territoriale a prévu plusieurs sanctions contre le secrétaire exécutif de mairie en cas de faute. « Le secrétaire exécutif est, en sa qualité de fonctionnaire ou d’agent contractuel, punissable du chef des faits constituant une faute disciplinaire en vertu et conformément aux règles statutaires ou stimulations contractuelles auxquelles il est soumis. Toutefois, le secrétaire exécutif peut être révoqué de ses fonctions, pour faute lourde… », stipule l’article 143 du Code de l’administration territoriale. Parlant de faute lourde, il s’agit de tout fait réprimé par la loi pénale et constitutif d’une atteinte à l’honneur ou à la probité, toute violation des règles de déontologie administrative représentant un manquement grave ou un abus de pouvoir, ou qui induit un dysfonctionnement grave dans l’exécution ou le fonctionnement du service public. C’est aussi toute violation des règles de déontologie administrative qui porte gravement atteinte aux intérêts de la commune. Dans l’un ou l’autre de ces cas, c’est le maire qui constate l’infraction mais il ne peut à lui tout seul décider du sort du secrétaire exécutif. L’article 144 lui impose de saisir le conseil de supervision à qui il incombe de décider « s’il y a lieu à délibérer sur la révocation et saisit le préfet à cette fin ». Plus loin, le même article précise que « la révocation du secrétaire exécutif est décidée par délibérations favorables du préfet d’une part et du conseil de supervision d’autre part, prises en réunion conjointe. La date et le lieu de la réunion sont notifiés au préfet, par le président du conseil de supervision, au moins huit (08) jours avant sa tenue ». Dans la suite de la procédure, le secrétaire exécutif mis en cause a le droit de faire valoir ses moyens de défense auprès du conseil de supervision avant que ce dernier ne statue et ne délibère. Mais à terme, c’est au maire de prendre l’acte de révocation du secrétaire exécutif. Et ce n’est pas tout. « Le secrétaire exécutif peut également être révoqué pour faute lourde par décret pris en Conseil des ministres, après rapport circonstancié du préfet…», ajoute l’article 145. Un cas de figure habituel en ce qui concerne les maires. Les anciens maires de Cotonou et Bantè en sont des exemples palpables. Dès son éviction, le secrétaire exécutif n’a qu’une seule voie de recours. Non pas sur la révocation elle-même mais sur les implications financières. Selon l’article 146, la décision de révocation du secrétaire exécutif n’est susceptible que d’un recours en indemnité devant la juridiction compétente. Ce recours s’exerce dans les formes et délais de droit commun. Mais avant, il peut saisir, selon le cas, l’administration communale ou le ministre chargé des Finances de sa demande d’indemnité. Par ailleurs, la faute lourde n’est pas le seul motif de révocation du numéro 1 de l’administration des mairies. Bien qu’ayant un large domaine de compétences, le secrétaire exécutif a l’obligation de résultats. Autrement, il s’expose à une sanction de sa hiérarchie. «La procédure disciplinaire en cas de faute lourde est également applicable, en cas d’insuffisance de résultats du secrétaire exécutif reproché par le maire », stipule l’article 147 du Code de l’administration territoriale. Ce faisant, la nouvelle législation qui met le secrétaire exécutif au cœur du développement local lui impose des actions concrètes qui impactent réellement le quotidien des populations. Ce qui constitue une avancée dans le processus de décentralisation puisqu’en dehors des séances de reddition de comptes, les maires n’avaient pas une obligation de résultats. Dès que la révocation est prononcée, le secrétaire exécutif est remplacé par un directeur du secrétariat exécutif pour une période maximum de quinze jours.
Actualités 13 avr. 2023


Lutte contre le terrorisme en Afrique: La Chine exprime ses inquiétudes
La montée du terrorisme en Afrique inquiète la Chine. Elle y voit une menace pour la stabilité et donc pour le développement. Le sujet a fait l’objet de débat entre journalistes et responsables politiques du pays au cours d’une causerie, lundi 10 avril dernier à Pékin.« Le terrorisme touche à la sécurité et la paix de l’Afrique. C’est une question à laquelle la Chine attache une grande importance parce que cela concerne le développement durable d’une part et d’autre part les relations Chine-Afrique ». Jianbo Luo, professeur à l’Institut d’études stratégiques internationales, haut responsable politique chinois et spécialiste des relations sino-africaines, porte ainsi les préoccupations de son pays relativement à la montée du terrorisme dans certains pays du continent. Selon lui, « l’investissement chinois en Afrique et le développement des pays africains nécessitent un environnement stable » que menacent les actions des groupes terroriste qui s’illustrent çà et là sur le continent. « La stabilité d’un pays est toujours un enjeu majeur », laisse-t-il entendre, soutenant que cette stabilité représente « une orientation privilégiée des relations de coopération Chine-Afrique ». Jianbo Luo indique par ailleurs que la Chine a fait de la paix à travers le monde, son vadémécum. « Nous participons activement au maintien de la paix et la Chine est le deuxième grand pays qui assure les dépenses de maintien de paix et des actions de la sécurité et de la paix de l’Organisation des Nations Unies», laisse-t-il entendre. Au niveau de l’Union africaine, poursuit-il, « nous fournissons des aides, du matériel, du capital pour aider à renforcer la sécurité sur le continent », assure-t-il. Le troisième et dernier niveau d’intervention de Pékin pour la sécurité sur le continent, ce sont les coopérations bilatérales. «Il y a des échanges entre les armées et des échanges sur la gouvernance. Il faut voir derrière ces actions, un engagement en faveur de la sécurité et de la stabilité de ces pays du continent», soutient-il. Lundi 10 avril dernier, recevant plus d’une trentaine de journalistes venus du monde entier dans les locaux de l’école du parti communiste chinois pour une causerie sur les fondements de cette école, le terrorisme et d’autres questions touchant aux relations entre la Chine et le reste du monde ont été largement abordés. Autant que Jianbo Luo, le professeur Qing Dong, directrice générale du département de la coopération internationale, Wentang Li, prévôt et chef du département de la culture et de l’histoire, Xingwei Gao, professeur d’économie, Jishe Fan, directeur général adjoint de l’Institut d’études stratégiques internationales, Chenguang Liu, professeur au département de socialisme scientifique et d’autres responsables ont largement évoqué l’importance pour les pays africains de prendre des options qui leur assurent mieux-être et développement. Au plan des relations commerciales par exemple, ils doivent travailler à apporter plus de valeur ajoutée à leurs exportations. L’avenir du continent se jouera aussi avec la participation de la Chine, ont-ils assuré. En plus des multiples réalisations en matière d’infrastructures au compteur de la coopération sino-africaine et une part active dans les grands travaux, la Chine se projette aussi sur l’avenir du continent à travers d’autres formes d’aides qui impactent directement les populations. Pour le professeur Xingwei Gao, il se dessine « un nouvel axe de la coopération pour le présent et pour l’avenir ». Il s’agit, a-t-il expliqué, de « petits mais beaux projets », à moindre investissement, qui touchent directement la population locale pour assurer des bénéfices directs aux habitants. « Nous avons beaucoup de prévisions à cet effet », a assuré ce haut responsable chinois. Société 12 avr. 2023


Chine / histoire et culture:La Cité interdite, le plus grand complexe palatial du monde
Dix fois la taille de Versailles, des milliers de pièces, des reliques et des pièces soigneusement conservées et surtout, une architecture et une histoire qui se conte de génération en génération avec fierté. « La Cité interdite » en Chine n’a pas fini d’être objet de curiosité et de recherches.En novembre 2017, l’ancien président américain Donald Trump devenait le premier dirigeant étranger à bénéficier d’un dîner officiel dans la Cité interdite depuis la fondation de la République populaire en 1949. En plus d’avoir goûté à l’occasion, le thé traditionnel chinois, le président américain et son épouse ont eu droit à un accueil de classe, ensuite à un spectacle d'opéra et d'acrobaties avec des costumes colorés. Une manière pour la Chine de faire goûter au locataire de la Maison Blanche, un pan de la riche tradition des lieux jalousement conservée à ce jour. La « Forbidden city », ou encore Cité interdite avec ses 720 000 mètres carrés est connue comme l’ancienne résidence des empereurs et figure parmi les merveilles du pays. Elle a été édifiée à Pékin entre 1406 et 1420 par l'empereur Yongle de la dynastie Ming, et est identifiée comme le plus grand complexe palatial du monde. Lorsqu’on demande à Susan Su, professeure au Language and culture center for diplomatic missions de Beijing d’en dire un mot, elle s’extasie particulièrement pour l’architecture des lieux. Elle en parle avec passion et fierté. Selon ses explications, les lieux regorgent de près de sept cent mille pièces et reliques culturelles de haute qualité. Elle cite entre autres des peintures anciennes, de la calligraphie, des objets en jade, des céramiques, des objets en bronze, des livres anciens, des documents, etc. La Cité interdite contenait à l'origine 9999 pièces et constituait un vaste harem pour l’empereur. On y découvre des jardins, des temples entourés de fortifications et d’impressionnantes barrières visant à assurer la sécurité des lieux, mais aussi cinq grands ponts de marbre enjambant la rivière Jinshui creusée artificiellement, pour offrir une vue magnifique menant à la spectaculaire cour extérieure. L’historien de l'architecture Jonathan Dugdale indique à son propos que c’est « le plus grand complexe de palais de l’histoire du monde ». Le professeur et historien Robin Yates, pour sa part, soutient que ce site est le plus important de toute l'Asie depuis cinq cents ans. Société 12 avr. 2023


Accréditation à la norme Iso 15189 version 2012: Les efforts du laboratoire de parasitologie-mycologie du Cnhu reconnus
Le laboratoire de parasitologie-mycologie du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) est désormais accrédité à la norme Iso 15189 version 2012 pour avoir adopté la démarche qualité dans ses prestations de soins depuis une dizaine d’années. La cérémonie de remise du certificat d’accréditation par le Système ouest-africain d’accréditation (Soac) aux responsables dudit laboratoire s’est tenue, ce mardi 11 avril à Cotonou.La marche entamée par le laboratoire de parasitologie-mycologie du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) sur le chemin de la démarche qualité porte ses fruits. Depuis une dizaine d’années, ce service dispose d’une organisation technique, managériale et d’un personnel compétent pour assurer aux populations, des services de qualité. Ce qui lui a valu son accréditation à la norme Iso 15189 version 2012 par le Système ouest-africain d’accréditation (Soac), dont le certificat lui a été remis ce mardi. « La démarche qualité est devenue un outil incontournable pour une meilleure qualité des soins dans les structures sanitaires», a indiqué Aurore Hounto, chef de la Clinique universitaire de parasitologie-mycologie du Cnhu. Elle a rappelé le parcours qui a été celui du laboratoire de parasitologie-mycologie dans le processus de réception de l’accréditation. Selon elle, la démarche qualité a démarré dans le service de microbiologie du Cnhu composé alors du laboratoire de parasitologie-mycologie et de bactériologie-virologie, il y a plus de 10 ans. Elle souligne que les difficultés liées au parcours ont fait piétiner le processus jusqu’en 2022 où grâce à la détermination du professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard et l’accompagnement sans faille de la direction du Cnhu, le laboratoire est entré dans la phase active. Cette phase a consisté à l’élaboration de plusieurs documents, la nomination de la cellule Qualité et des sous-comités de travail, la contractualisation des consultants accompagnateurs du processus d'accréditation du laboratoire. Il y a aussi l'élaboration d'un manuel qualité, l'élaboration d'un manuel de biosécurité, l'élaboration d'un manuel de prélèvement commun à tous les laboratoires, l'actualisation de 112 procédures opérationnelles standardisées en vigueur dans le laboratoire, l'organisation des audits interne et externe par les experts accompagnateurs assortis des plans de résolution des insuffisances et la revue de direction qui en fait est un creuset d'analyse avec la mise en place d'un plan d'amélioration continue. Une fois tous ces éléments mis en place, justifie-t-elle, le laboratoire a été soumis à un audit d'accréditation à blanc, avec correction des écarts relevés, avant la programmation et l'exécution de l'audit définitif d'accréditation. En outre, tous les techniciens du laboratoire ont été formés sur la norme Iso 15189 version 2012. Le dernier audit externe, réalisé les 3, 4 et 5 août 2022, qui a été conduit par un auditeur international a préparé définitivement le laboratoire à déposer son dossier d'accréditation auprès du Système ouest africain d'accréditation (Soac). Ce certificat n’étant pas éternel, au nom de tout le personnel du laboratoire, Aurore Hounto prend l’engagement de le garder précieusement. « Nous serons évalués à nouveau d’ici un an et demi et l’accréditation pourrait être retirée si des écarts majeurs venaient à être observés. Restons donc vigilants dans l’amélioration continue », a-t-elle invité.

Démarche qualité

Pour le professeur Dorothée Akoko Kindé-Gazard, ce résultat est le fruit d'une organisation sérieuse et rigoureuse. « C’est pour dire à tous les autres services, spécialement à tous les autres laboratoires, que l’espoir est permis. Nous devons tous nous inscrire dans la démarche qualité. Le Cnhu étant le centre de référence de notre système de santé », a-t-elle déclaré. Dieu Donné Gnonlonfoun, directeur du Cnhu, souligne pour sa part que la qualité existe, et peut être améliorée dans les hôpitaux. A l’en croire, la démarche qualité occupe une place de choix dans la vision de gouvernance de l’hôpital et son souhait est que cette avancée notable du laboratoire fasse école dans les autres services pour la satisfaction des clients. D’après lui, une meilleure organisation du travail avec des procédures bien élaborées et des responsabilités bien situées sont autant d’éléments qui pourraient aider les services à bien remplir leurs rôles de prestataires de soins de qualité. Autant de choses, précise-t-il, qui ne peuvent être mises en place et entretenues que lorsque l’on s’inscrit dans une démarche qualité.

L’Ars saluée

Les résultats d’accréditation en général et spécifiquement en biologie médicale, certes encourageants, restent fragiles. Pour les renforcer, Marcel Gbaguidi, représentant résident du Système ouest africain d’accréditation (Soac), note que son organisation a entamé la réflexion sur les contraintes de l’accréditation au cours de deux ateliers dont un spécifiquement dédié à la biologie médicale tenu à Abidjan le 4 avril dernier. Parmi les constats récurrents, il est relevé que la budgétisation de la qualité dont l’accréditation n’a pas été systématisée dans les différents ministères publics des Etats membres. « C’est pourquoi, nous nous réjouissons de la mise en place de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars) au Bénin. Elle démontre l’engagement des autorités béninoises à offrir à leurs concitoyens des services de santé de classe mondiale. Nous voulons saluer les actions menées par l’autorité notamment pour assurer le renforcement et le maintien des compétences du personnel de santé et celles prévues pour l’évaluation des établissements de santé », a-t-il déclare. Marcel Gbaguidi rappelle que le Soac totalise à ce jour, 46 organismes d’évaluation de la conformité accrédités dont six au Bénin. Avec ce résultat, selon lui, le Bénin se positionne à la 2e place avec le Sénégal après la Côte d’Ivoire.

Fruit des réformes

La remise de cette accréditation n’a été possible que grâce aux réformes engagées par le président Patrice Talon dans le secteur de la santé avec un accent particulier sur la nécessité de délivrer à tous, des soins de qualité. Lucien Dossou-Gbété, président de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars), s’en félicite et rappelle que c’est à l’Ars que revient la prérogative de conduire le processus de certification des établissements de santé et d’accréditation des professionnels de santé publics ou privés sur tout le territoire béninois. Mais, dit-il, la recherche d’une accréditation ou d’une certification en dehors de l’Ars est une belle preuve du besoin des requérants d’instaurer une amélioration continue de la qualité de leurs prestations. Elle contribue au développement de la culture de la qualité dans le secteur de la santé. « C’est pourquoi, il importe de saluer les efforts réalisés par le laboratoire de parasitologie-mycologie du Cnhu pour respecter le processus et se conformer à la réglementation. Vous devez être fiers de recevoir aujourd’hui ce certificat d’accréditation selon la norme Iso 15189 version 2012 », a-t-il lancé tout en ajoutant que cette accréditation ne doit pas être perçue comme une fin mais elle leur impose de persister dans l’amélioration continue de leurs pratiques.
Actualités 12 avr. 2023


Bénin : Voici les nouvelles dénominations des ministères après le remaniement technique (album photo)
Le président Patrice Talon a effectué un remaniement technique le 5 avril 2023. Un jeu de chaise musicale ayant permis au ministère de l' Économie et des Finances de récupérer le volet Coopération du ministère des Affaires étrangères. Toutefois, l'appellation Coopération ne transparaît pas dans la dénomination du ministère de l'Economie et des Finances.Voici l'album photo du gouvernement conformément aux nouvelles dénominations des deux ministères concernés par le remaniement technique.   Actualités 08 avr. 2023


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