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Nouvelles

Prix de l’Excellence du président de la Caf 2023: Le Roi Mohammed VI et Paul Kagamé distingués
Gianni Infantino, président de la Fifa, et Patrice Motsepe, président de la Caf, ont remis, mardi 14 mars, le Prix de l’Excellence à Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc et Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, pour leurs réalisations exceptionnelles en faveur du football en 2022. A cette occasion, Chakib Benmoussa, ministre marocain des Sports, représentant le roi Mohamed VI a dévoilé l’intention du Maroc d’organiser conjointement le mondial 2030 avec le Portugal et l’Espagne.Sa Majesté le Roi Mohammed VI, du Maroc et Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, ont reçu, mardi 14 mars à Kigali le Prix de l’Excellence du président de la Confédération africaine de Football pour leurs réalisations exceptionnelles en faveur du football en 2022. En présence de Gianni Infantino, président de la Fifa, des présidents des associations membres de la Caf et de plusieurs légendes du football africain parmi lesquelles l’Ivoirien Didier Drogba, le Brésilien Cafu, le Nigérian Ayegbeni Yakubu, l’ancien joueur des Black Stars Asamoah Gyan et autres, Patrice Motsepe, président de la Caf, a témoigné sa reconnaissance aux deux lauréats pour leur appui au football africain et pour le sport-roi dans pour leurs pays en 2022. « Nous voulons que vous soyez une source d’inspiration pour d’autres chefs d’Etat et de gouvernement sur le continent », a-t-il déclaré. Félicitant les joueurs marocains pour leur parcours lors du dernier mondial au Qatar, il a exprimé sa volonté de voir l’Afrique remporter un jour une Coupe du monde. Fier d’accompagner l’Afrique, Giani Infantino se dit honoré de remettre les prix à ces deux autorités africaines. « Vous êtes des leaders qui croient en vos pays et à l’avenir du continent », a-t-il confié. [caption id="attachment_94069" align="alignnone" width="450"] Le ministre marocain Chakib Benmoussa (au milieu) recevant le prix au nom du roi Mohamed VI[/caption] C’est le lieu pour Chakib Benmoussa, ministre de l’Education nationale et des Sports du Maroc, de présenter le message du roi Mohamed VI du Maroc. A l’en croire, fidèle à sa vision à l’occasion du 29e Sommet de l’Union africaine, en 2017, le roi reste convaincu que «l’avenir de l’Afrique passe par sa jeunesse» et seule « une politique volontariste orientée vers la jeunesse canalisera l’énergie pour le développement ». Pour lui, en faisant honneur à l’Afrique lors de la dernière Coupe du monde au Qatar, le football marocain a aussi fait honneur à ces valeurs de persévérance, d’abnégation et de dépassement de soi. « Dans cet esprit, j’annonce devant votre assemblée que le Royaume du Maroc a décidé, avec l’Espagne et le Portugal, de présenter une candidature conjointe pour abriter la Coupe du monde 2030 », a-t-il annoncé. Sports 15 mars 2023


AgriHack: Un challenge pour les start-up e-agricoles béninoises
Le programme Netherlands Trust Fund V qui accompagne les secteurs des technologies numériques dans certains pays africains organise un concours au profit des start-up e-agricoles béninoises. Ce hackaton a pour objectif d'offrir l’opportunité à une agritech de bénéficier d’un accompagnement technique et d’un soutien financier de 2 000 000 F Cfa.Les start-up agricoles béninoises qui utilisent les outils des Technologies de l’information et de la Communication (Tic) pour booster leur projet ou business ont jusqu'au 16 mars prochain pour postuler au challenge AgriHack à travers le lien https://lnkd.in/dBDXwPaM. Cette compétition qui s’inscrit dans le cadre du programme Netherlands Trust Fund V permettra à ces agritech de présenter leurs idées les plus innovantes pour l'agriculture et de remporter des prix exceptionnels, y compris un petit financement et des sessions de coaching qui peuvent les propulser vers les sommets. Selon les organisateurs, l’objectif de ce challenge est d'offrir l’opportunité à une start-up e-agricole (agritech) de bénéficier d’un accompagnement technique (coaching) et d’un soutien financier de 2 000 000 F Cfa afin d’optimiser sa solution ou produit minimal viable (Mvp) pour offrir des services de qualité basés sur le numérique. Ainsi, les agritech béninoises ayant des?solutions technologiques innovantes et efficaces, pouvant avoir un impact socio-économique sur l'ensemble de la chaîne de valeur agricole, seront sélectionnées lors de cette compétition qui va se dérouler en trois phases. La première étape du hackathon qui va concerner les cinq équipes sélectionnées aura lieu du 29 mars au 4 avril prochain. A ce niveau, les lauréats bénéficieront d’un renforcement de capacités pour améliorer la qualité de leurs solutions avec l'appui des coaches experts dans l’agriculture, l’entrepreneuriat, le numérique et l'innovation. Plusieurs sessions allant de la recherche du marché et de sa compréhension, au prototypage, à des démos de solutions, la maîtrise des techniques innovantes pour entreprendre sont prévues. Cette phase outillera les start-up pour le pitch de leurs solutions qui est une étape décisive pour la phase post-challenge et pour accéder au prix. Ensuite, il y aura le jour de pitch où un représentant de chacune des cinq start-up pitchera devant un jury qualifié. Les deux finalistes et le gagnant de la compétition seront connus au terme de cette phase. Les trois meilleures start-up bénéficieront d'un coaching de trois mois rigoureusement pour avancer dans l'amélioration de leurs applications ou services numériques. A la fin du coaching, le gagnant bénéficiera de 2 000 000 F Cfa pour mettre en œuvre ou améliorer son produit. Il faut noter que basé sur un accord de partenariat entre le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et le Centre du commerce international des Nations Unies (Itc), le programme Netherlands Trust Fund V (Ntf V) a été lancé en septembre 2021 et prendra fin en juin 2025. Numérique 15 mars 2023


Affectation d’un domaine à l’Institut français de Cotonou: Des précisions sur le décret
La délocalisation de l’Institut français de Cotonou est imminente. A travers un décret en date du 8 février dernier signé par le chef de l’Etat, le ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, et celui du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, le gouvernement affecte au dit institut un domaine de 5 000 m2 sis à Zongo-Nima, dans le 5e arrondissement de Cotonou. L’Institut français de Cotonou s’installera sur un nouveau site dans les prochains mois. Il s’agit d’un immeuble de contenance 5 000 m2, sis à Zongo-Nima dans le 5e arrondissement de Cotonou, portion de l’ilot 539 du registre foncier urbain de Cotonou. Ce site lui a été octroyé par décret n° 2023-049 du 8 février 2023 portant affectation d’un domaine à l’Institut français de Cotonou. A travers cet acte, le gouvernement du président Patrice Talon renforce la coopération bilatérale avec la France. Selon l’article 3 dudit décret, les travaux projetés sur ce terrain devront s’achever dans un délai de deux ans et respecteront les textes en vigueur en matière de construction. L’Institut français de Cotonou ne sera pas seulement délogé, mais il changera aussi de dénomination et deviendra Institut franco-béninois avec de nouvelles missions basées sur les aspirations des acteurs culturels béninois et du public. Un quartier culturel et créatif verra le jour à Zongo (Cotonou) pour, entre autres, contribuer à la promotion de l’identité béninoise en matière touristique. Il sera composé de plusieurs entités dont l’Institut français du Bénin. Cette idée de transformer l’Institut français de Cotonou et de contribuer à la mise en place du quartier culturel et créatif plaît bien aux autorités françaises. « La France va y contribuer. Donc, on est tout à fait enthousiaste à cette idée. Cela va évidemment avoir des conséquences favorables sur l’institut qui va fonctionner de manière un peu différente », s’est réjoui l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy, au cours d’une conférence de presse organisée le 24 septembre dernier pour expliquer le projet Actualités 15 mars 2023


Places publiques au Bénin: Ces statues qui racontent l’histoire
Les unes aussi imposantes que les autres, les différentes statues érigées à Cotonou et dans d’autres villes du Bénin durant la période révolutionnaire renferment leur lot d’histoire que le temps n’a jamais pu écorcher.Aucune d’elles ne passe inaperçue. Erigées au cœur des grandes villes du Bénin, ces statues sont des symboles et font référence à l’histoire. Les statues érigées à Cotonou et dans d’autres villes du Bénin à une certaine période renseignent sur la marche du pays, ses péripéties ainsi que ses acquis. Qu’il s’agisse des places ‘’Lénine’’, ‘’ de l’Etoile rouge’’, ‘’ du souvenir’’, ‘’ Bulgarie’’, à Cotonou ou encore de la ‘’Place Goho’’ à Abomey et bien d’autres encore, les monuments érigés en ces lieux racontent des faits. « Les places publiques représentent un attrait. Elles confèrent une grande visibilité à la ville et symbolisent plusieurs évènements historiques qui ont marqué la vie du pays », explique Dr Ebénézer Sèdégan, historien contemporainiste, maître-assistant, enseignant-chercheur au département d’Histoire et d’Archéologie de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). [caption id="attachment_94032" align="alignnone" width="200"] Si ces statues embellissent les villes dans lesquelles
elles sont érigées...[/caption] De quoi retournent en réalité ces faits ? L’historien contemporainiste en a une large vue. « Pendant la période révolutionnaire, les dirigeants de la République populaire du Bénin avaient fait l’option idéologique du marxisme-léninisme le 30 novembre 1974 (au lendemain du putsch révolutionnaire de 1972). A partir de cet instant, les militaires associés à une frange de l’élite dahoméenne ont fini par basculer dans le camp de l’Union soviétique, puisque nous étions dans un contexte international marqué par la guerre froide (tensions géopolitiques sur fond d’affrontements et de rivalités idéologiques) entre les Etats-Unis et l’Union soviétique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale », raconte-t-il. Il ajoute d’autres détails : « Ces deux superpuissances se sont lancées dans une conquête des zones d’influence. Elles ont fini par créer des blocs idéologiques. Les Etats-Unis avaient créé le bloc capitaliste et l’Union soviétique, le bloc socialiste. A l’indépendance, le Bénin s’est inscrit sur la liste des pays appartenant au bloc capitaliste. Jusqu’en 1972, nous sommes restés dans le giron des Etats-Unis et de la France. Avec tous les problèmes sociopolitiques que notre pays avait connus dans le temps, cela a fini par aiguiser le nationalisme de certains Dahoméens, notamment la frange juvénile, représentée par l’Union générale des élèves et étudiants du Dahomey ».

Preuve d’engagement et de solidarité

Selon ses explications, les soutiens des jeunes révolutionnaires militaires issus du coup d’Etat de 1972 ont pesé de leur poids dans la nouvelle orientation du pays. « Une frange avait accepté d’accompagner le gouvernement militaire révolutionnaire (Gmr) avec à leur tête Ignace Adjo Boko, de sorte que le 30 novembre 1972, le discours programme envisagé par le général Mathieu Kérékou avait déjà des relents socialistes exprimés par ces jeunes dans leurs travaux. Du coup, les signes prémonitoires que le pays allait quitter le giron de la France pour se retrouver dans l’orbite soviétique n’ont pas raté », relate l’histoirien. Dans la foulée de ces évènements, les paroles seules ne suffisaient plus pour montrer l’engagement du Bénin pour ce nouveau bloc. Il fallait y joindre des actes. « Le 30 novembre 1974, le gouvernement a prononcé le Discours d’orientation nationale qui a consacré le choix idéologique du Gmr : le marxisme-léninisme. Le pays est entré dans le bloc socialiste. Plusieurs réformes ont été opérées à partir de cette période. Pour montrer leur appartenance à ce bloc, les liens diplomatiques, culturels, d’amitié et de coopération ont été renforcés avec les pays de l’Est à savoir l’Union Soviétique, la Roumanie, Cuba, la Bulgarie, la Corée du Nord…Pendant cette période, beaucoup de Béninois avaient voyagé en Union Soviétique pour poursuivre leurs études universitaires. C’est pour montrer l’engagement du Bénin et de ces pays à collaborer dans la solidarité que les places publiques comme ‘’Lénine’’, ‘’Bulgarie’’, Goho…, ont été érigées », développe Ebénézer Sèdégan. Ces places symbolisent l’appartenance de la République populaire du Bénin au bloc socialiste. Chacune d’elles tient son nom de l’évènement dont elle porte les traces. A la place Lénine à Cotonou, se trouve la statue de Lénine, de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov. A la place Bulgarie, trône la statue du président du Conseil des ministres de la République populaire de Bulgarie, qui fut aussi un grand idéologue du système soviétique. Ces deux places ont été inaugurées en 1979 au lendemain de l’agression du 16 janvier 1977. C’est à la même date que la ‘’Place des Martyrs’’, aujourd’hui appelée ‘’Place du souvenir’’ a été érigée avec le concours des Nord-Coréens, afin d’immortaliser les soldats béninois tombés sur le champ de bataille, le 16 janvier 1977.

Quid de la place Goho et de l’Etoile rouge ?

Située au cœur de la ville d’Abomey, la place Goho était un territoire appelé Kpatinlin (chemin qui reliait cet espace et ses environs au palais du roi Glèlè). Le toponyme a changé après la résistance du roi Béhanzin et est devenu, un symbole de la résistance parce qu’en novembre 1892, c’est en ces lieux que le dernier combat entre le corps expéditionnaire français dirigé par le général Alfred Dodds et la dernière poche de résistance du roi Béhanzin s’est déroulé, après le Discours d’adieu du roi à ses compagnons fidèles, le 20 janvier 1894. La place symbolise la capitulation totale du roi Béhanzin face à l’armée française. En novembre 1974, soit 80 ans après, le gouvernement militaire révolutionnaire était allé proclamer le Discours d’orientation nationale, (le discours de Goho), qui consacre le nouveau choix idéologique (marxisme-léninisme) et qui a conduit le pays jusqu’en 1989. A propos de la place de l’‘’Etoile rouge'' à Cotonou, l’historien ne manque pas d'explications. « Dans l’angle gauche du drapeau du Prpb, l’étoile rouge figure. Cela symbolise la combativité du peuple béninois. Jacob, (personnage hissé au-dessus du monument), tenant une houe et un fagot de bois, symbolise la production, parce qu’en 1974, le gouvernement avait décidé de faire de l’agriculture le socle du développement et de l’industrie, le moteur. Il fallait produire manuellement parce que la mécanisation agricole n’était pas encore d’actualité. Le fagot symbolise l’énergie ». Ceux qui ne partageaient pas la vision du régime en ce temps lançaient cette boutade pour faire rire : ‘’Jacob, descends, la terre n’est pas haut’’ ». Si physiquement, ces différentes statues paraissent muettes, leur histoire est assez éloquente pour ne laisser aucune génération indifférente. « Ces statues constituent à la fois le symbole de l’appartenance du Bénin au bloc socialiste et des attraits touristiques pour le Bénin », explique l’universitaire. Les hommes du passé ont été témoins de leur histoire. Ceux du présent la vivent encore avec émotion et conviction. Demain, d’autres générations en quête de connaissances pourront aussi s’abreuver à leur source. Chacune d’elles est comme un livre dont les pages renseignent sur des traits du passé que le temps n’a jamais pu écorcher. A leur ombre, des citoyens passent du temps pour s’abriter, se reposer, contempler la nature ou encore mieux réfléchir. Un peuple qui aspire au développement doit tirer leçon de son histoire. Là-dessus, chacune de ces statues inspire sans doute les dirigeants.

Statue de Lénine décoiffée

Si toutes les autres statues figurent encore à leur place, celle de Lénine n’existe plus à la place qui l’abritée. Ce monument a subi quelques changements. « La statue de Lénine qui représente le père fondateur du bloc socialiste n’est plus là aujourd’hui. Il faisait partie des pionniers de la révolution bolchévique d’octobre 1977 en Russie. Cette révolution a consacré la naissance du communisme, donc de l’idéologie socialiste prônée par Karl Marx dont Lénine était un disciple ; ce que les Occidentaux percevaient très mal. Les rivalités idéologiques avaient commencé à l’issue de la Première Guerre mondiale et se sont renforcées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1947 », relate l’enseignant chercheur à l’Uac. Ces évènements ont aussi secoué le Bénin à leur manière. Entre autres incidents diplomatiques, la statue de Lénine était la cible des mécontents. « Aux heures chaudes des tensions sociales en 1989, la foule avait investi les rues de Cotonou. Elle demandait le départ du président Mathieu Kérékou. Dans la foulée, elle a voulu prendre d’assaut la statue de Lénine à Akpakpa. On a su préserver la place. Mais après la Conférence nationale et l’installation du gouvernement de la transition dirigé par Nicéphore Soglo, alors premier ministre, les Russes qui vivaient à Cotonou à l’époque ont demandé la permission d’aller déboulonner la statue de Lénine afin de la ramener à Moscou », témoigne l’historien.

Un ordre venait d’être changé

Les historiens ne justifient pas le déboulonnage, mais tentent d’exposer les raisons qui le sous-tendent. « Cela interroge parce que pour les Soviétiques de l’époque, Lénine était presque une idole, un idéologue. Ils ne pouvaient pas être témoins des dégâts de la cassure de ce monument qui incarne cette personnalité de renommée internationale. C’était certainement pour des questions de principe et l’attachement à la vision de Lénine que ces Russes sont allés déboulonner la statue. Elle est emportée à Moscou parce que à la Conférence nationale de février 1990, il fallait que le gouvernement révolutionnaire prenne la décision de renoncer à l’idéologie marxisme-léninisme pour apaiser l’élite qui n’était pas en accord avec le régime en place », poursuit Dr Ebénézer Sèdégan. Le gouvernement accède au vœu des contestataires. « Quand on a déclaré que le marxisme-léninisme est abandonné et que le Prpb est mis en veilleuse, le 22 décembre 1989, on a mis en place le comité préparatoire de la Conférence nationale. A ces assises, nous avons fait l’option de retourner dans le système capitaliste avec le multipartisme intégral et permettre la restauration des libertés individuelles et collectives. De ce point de vue, il n’était plus question que les symboles de l’ancien régime continuent d’exister sur le territoire national », clarifie l’historien contemporainiste. Les historiens et les hommes avertis perçoivent tout de même cet acte comme une erreur. « L’enlever était une grande erreur. Heureusement que la place existe encore. Une partie de l’histoire a été forcément effacée. La génération de 1990 ne sait pas grand-chose de ces faits », se désole Dr Ebénézer Sèdégan. [caption id="attachment_94034" align="alignnone" width="450"] La Place Lénine sans la statue[/caption] Si ces monuments demeurent à leur place, leur histoire est peu connue des jeunes. Comment faire pour que leurs enseignements ne s’effacent pas ? Là-dessus, la responsabilité des historiens est engagée. « Au cours des grandes discussions sur le sujet, certaines personnes nous rejettent le tort. Il faut que les jeunes cherchent à comprendre leur histoire », note-t-il. Et pour que cette doléance connaisse une suite favorable, il pense que le gouvernement doit s’y mettre à fond. « En déclarant cette date du 16 janvier, jour mémorable en la fériant, les élèves chercheront davantage à comprendre et à apprendre ce pan de notre histoire. L’histoire n’est pas un conte qu’on raconte en famille. Il faut célébrer le fait. Il faut une stratégie de communication pour réussir le pari », préconise Ebénézer Sèdégan. Il va même plus loin : « Il faudra penser à l’instauration de l’histoire de la révolution et des grands faits du Bénin dans les écoles, comme modules d’apprentissage. On peut également recenser les reliques liées à ces évènements afin de permettre aux jeunes de mieux apprécier l’histoire ». M.A

L’appellation ‘’Place du souvenir’’ est vague

La nouvelle appellation de l’ex-place des Martyrs, baptisée depuis quelques années ‘’Place du souvenir’’, n’est pas du goût du professeur d’université, car le premier toponyme cadre parfaitement avec l’évènement. « C’est un manquement à la mémoire des personnes disparues pendant l’agression du dimanche 16 janvier 1977. Les révolutionnaires ont baptisé les lieux ‘’Place des martyrs’’ pour rendre hommage aux Béninois aussi bien civils que militaires qui ont perdu leur vie dans cette agression », rappelle-t-il. Il trouve que le nouveau toponyme est vague. « Quand on appelle aujourd’hui les lieux ‘’Place du souvenir’’, on lie ce souvenir par rapport à quel évènement ? On veut tordre le cou à l’histoire en faisant ça », se désole-t-il. Pendant la révolution, le 16 janvier était une date de commémoration solennelle. « Cette date était fériée. A l’époque, les armes et documents abandonnés par les mercenaires sur le tarmac de l’aéroport de Cotonou et qui avaient servi de preuves au gouvernement dans ses réquisitoires au niveau des institutions sous- régionales et même au Conseil de sécurité de l’Onu sont exposés », se souvient l’historien. M.A
Société 15 mars 2023


Conférence sur le LinkedIn local: Un creuset d’échanges pour les entreprises et les candidats à l'emploi
Comment tirer parti de LinkedIn pour asseoir son expertise et bâtir sa notoriété grâce à son image de marque pour décrocher des opportunités d’affaires ou professionnelles ? C’est le thème de la conférence sur le LinkedIn Local prévue pour le 18 mars prochain à Cotonou.« Comment tirer parti de LinkedIn pour asseoir son expertise et bâtir sa notoriété grâce à son image de marque pour décrocher des opportunités d’affaires ou professionnelles ? » C’est autour de ce thème que vont se réunir les acteurs du numérique lors de la conférence sur le LinkedIn local le 18 mars prochain à Cotonou. Cette rencontre qui se veut un moment de partage d’expériences et de réseautage intervient après deux ans d’interruption du fait de la pandémie de Covid-19, selon Adjaratou Lawani, co-organisatrice de la conférence. «Cette édition se veut une relance exclusive de nos activités dont le grand rassemblement de réseautage, d’information, de formation. Animée par des invités, des professionnels de divers horizons qui viendront parler de leurs expériences sur l’utilisation du réseau LinkedIn dans leurs activités professionnelles, cette conférence a pour but de faire connaître davantage cette plateforme aux participants. «Cette conférence a pour but de nous remettre dans le bain avec cette communauté qui entretemps a connu de fortes expériences et surtout être un creuset d’échanges pour les entreprises, les candidats à l’emploi et les entrepreneurs parce que vous êtes conscients que c’est le réseau qui est le plus important aujourd’hui», poursuit Adjaratou Lawani. Elle indique que ce sera aussi l’occasion pour eux de faire un grand réseautage parce que la communauté béninoise sur LinkedIn depuis 2020 a grandi. « Ceci permettra de resserrer les liens et de pouvoir booster les synergies et la connectivité», a-t-elle noté. Dans la sous-région que ce soit à Lomé, Dakar, Abidjan, Bamako, Brazzaville, ils ont aidé des personnes à organiser ces conférences qui permettent aux professionnels présents sur ce réseau social de pouvoir se réunir dans un endroit pour renforcer les liens et établir des relations de confiance. « Il a été prouvé que les personnes qui assistent au ‘’LinkedIn Local’’ arrivent à conclure des affaires plus rapidement dans une proportion beaucoup plus grande et avoir un réseau de qualité beaucoup plus dynamique », a-t-elle affirmé.

Des opportunités

Adjaratou Lawani souligne que pour décrocher des opportunités, les utilisateurs de ce réseau social doivent être connectés aux personnes qui ont les informations sur ces opportunités. « Quand vous avez l’information, vous avez un coup d’avance sur tout le monde. C’est pour ça que nous exhortons toutes les personnes qui entendront parler du LinkedIn local à soutenir cette initiative pour que nous puissions continuer à créer ensemble ce creuset d’échanges, de réseautage de qualité pour les professionnels et pour que les entreprises puissent trouver facilement les talents par recommandation ou par identification », a-t-elle lancé. Selon elle, pour bâtir sa notoriété grâce au réseau social, il faut être authentique, rester égal à soi-même et parler de ses valeurs et de sa vision. « C’est en vous comportant de ces manières que vous pourrez en même temps débloquer des opportunités et de l’autre côté, bâtir votre notoriété grâce au réseau social », a-t-elle préconisé. Elle a, à cet effet, fait savoir que les candidats à l’emploi ont un intérêt à participer au LinkedIn local au moins une fois dans leur vie pour voir à quoi cela correspond et apprendre comment on l’utilise. Elle précise aussi que les entrepreneurs doivent participer au LinkedIn local pour comprendre comment en tant qu’entreprise, ils peuvent recruter des talents via ce réseau. Une fois qu’ils ont ces talents, comment ils doivent s’occuper d’eux pour qu’ils soient des collaborateurs percutants et performants. « Le réseau social professionnel LinkedIn qui est le premier au monde avec 900 millions d’utilisateurs est un réseau qui leur offre la possibilité de travailler sur tous ces points. Nous leur demandons de venir participer pour voir de leurs yeux cet outil que nous avons utilisé nous-mêmes et qui nous a donné de si bons résultats », a-t-elle conclu.  
Numérique 14 mars 2023


Visite de terrain du président nigérien: Bazoum édifié sur l’attractivité du Port de Cotonou
Le Niger est le premier partenaire du Port autonome de Cotonou (Pac). En visite à Cotonou, ce lundi 13 mars, le président du Niger, Mohamed Bazoum, est allé découvrir les activités qui y sont développées, les infrastructures ainsi que les grands projets dont l’aboutissement est prévu pour l’horizon 2025-2026.La visite de Mohamed Bazoum, ce lundi, au Port autonome de Cotonou (Pac) témoigne du grand intérêt que le port représente pour son pays. Le Niger est le premier partenaire du Bénin en matière de trafic avec l’hinterland estimé à 2 314 000 tonnes de marchandises qui transitent par le Pac ; et cela devrait augmenter les années à venir avec les grands projets en cours. La visite du président Mohamed Bazoum au port a été marqué par deux temps forts. Il s’est d’abord imprégné du plan directeur du port et des grands travaux qui y sont prévus. La vision du gouvernement béninois est de porter la capacité du Pac à 25 millions de tonnes à l’horizon 2025-2026. Pour y arriver, douze grands projets seront mis en œuvre. Le directeur général du Pac, Joris Albert Thys, et le ministre des Transports et des Infrastructures, Hervé Hêhomey, ont exposé ces différents projets au chef de l’Etat nigérien et à sa délégation. « Nous avons présenté au président du Niger ce que sera le port à l’horizon 2025-2026. Nous avons insisté sur les questions de performance du port, la gestion des terminaux, tel que cela va se passer, les espaces que nous sommes en train de réaffecter pour une meilleure productivité du port. Nous avons parlé du parc logistique du Grand Nokoué qui sera réalisé à Abomey-Calavi, nous avons présenté la zone logistique portuaire qui est une zone de production à forte valeur ajoutée, etc. », a fait savoir le ministre Hervé Hêhomey. [caption id="attachment_93982" align="alignnone" width="450"] Mohamed Bazoum suivant la présentation du Plan directeur et des grands travaux[/caption] Tous ces projets ont intéressé le président du Niger qui, au passage, a soulevé une préoccupation à laquelle le ministre des Transports et des Infrastructures a apporté une réponse satisfaisante. A l’horizon 2026, avec la mise en œuvre des douze grands travaux, le Port autonome de Cotonou sera doté de nouveaux équipements de pointe et d’infrastructures, grâce à la mise en œuvre d’un ambitieux plan directeur évalué à plus de 600 milliards F Cfa. L’ambition est de faire du port de Cotonou une plateforme logistique moderne, sécurisée, qui n’offre que des services de qualité. Le second temps fort du passage de Mohamed Bazoum a été marqué par la visite des installations du Port autonome de Cotonou. Le président nigérien et sa suite ont pu voir les espaces portuaires, les affectations, les terminaux tels que répartis suivant le nouveau plan directeur. La délégation est repartie toute satisfaite. Actualités 14 mars 2023


Organisation et fonctionnement du Parlement: Les députés de la 9e législature en retraite d’imprégnation
Une retraite de trois jours d'imprégnation et d'immersion sur l’organisation et le fonctionnement de l’institution parlementaire est organisée au profit des 109 députés de la neuvième législature. Elle se tient grâce à l'appui du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).Présenter aux députés de la 9e législature l’organisation et le fonctionnement de l’institution parlementaire, ses services, ainsi que les procédures et pratiques parlementaires. Telle est la motivation d’une retraite d'imprégnation et d'immersion qui se tient, depuis ce lundi 13 mars, pour finir demain. Les travaux réunissent des élus et cadres de l'administration parlementaire autour de 16 thématiques. Ils s’inscrivent dans une tradition au Parlement qui veut que les nouveaux députés, en début de chaque législature, soient aguerris sur tous les contours de la mission parlementaire. Pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, qui a officiellement lancé les assises, cette retraite d'imprégnation et d'immersion en début de législature offre de nombreux avantages aux parlementaires notamment en favorisant la collaboration et la cohésion, en renforçant la compréhension des enjeux clés, en suscitant des pistes de formation et de conseils, en établissant une vision partagée et en encourageant l'innovation et la créativité. Cette rencontre, estime-t-il, « donne l'occasion d’ouvrir des perspectives sur notre mission en tant que parlementaires, en vue de l’améliorer, de partager nos expériences et d'apprendre les uns des autres ». Louis Vlavonou remercie le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) qui appuie le Parlement dans le cadre de l’organisation de cette retraite à travers le Projet d'Appui au Renforcement des capacités du Parlement et des organes de gestion des élections (Parcpoge). Pour le représentant résident du Pnud au Bénin, Mohamed Bechir, l’Assemblée nationale du Bénin reste un partenaire privilégié pour son institution. Le Pnud continuera de l'accompagner dans le processus de consolidation de la démocratie et des objectifs de développement durable au Bénin, assure le fonctionnaire onusien. Actualités 14 mars 2023


Journée internationale des droits des femmes : Bolloré Africa Logistics au Bénin se mobilise
A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, L’Amicale des femmes de Bolloré Africa Logistics au Bénin, a fait don le 04 mars 2023, de six fauteuils roulants neufs, de plus d’une vingtaine de tricycles adaptés aux personnes en situation de handicap, de cannes anglaises et de béquilles axillaires à l’Ong Angeles de la Tierra. Avec ces dons, l’association ambitionne de faciliter le quotidien des personnes à mobilité réduite, qu’elle suit. Le coût total de ces dons est évalué à plus de cinq millions (5 000 000) de francs Cfa. Pour l’entreprise, la journée internationale des droits de la femme est l’occasion de renforcer les engagements de ses collaboratrices, à travers L’Amicale des Femmes, pour apporter des actions concrètes et solidaires en faveur du développement social. « Le 08 mars est réputé dans le monde entier pour être une journée de manifestations diverses pour les droits des femmes. Nous, les femmes exerçant au sein des filiales de Bolloré Africa Logistics au Bénin, saisissons chaque année l’occasion de cette journée pour apporter notre soutien à l’amélioration des conditions de vie de ceux qui nous entourent », souligne Nadine Acacha, déléguée commerciale à Bolloré Africa Logistics. A travers sa charte dédiée à la diversité, Bolloré Africa Logistics au Bénin fait de l’égalité hommes-femmes un des enjeux prioritaires de sa politique des Ressources Humaines. Au quotidien, l’entreprise s’attache à promouvoir les femmes à toutes les échelles de son organisation et tend à augmenter leur part, en leur confiant autant que possible des emplois traditionnellement occupés par des hommes. Aujourd’hui, elles représentent plus de 30 % de ses effectifs.   À propos de Bollore Africa Logistics au Bénin Bolloré Africa Logistics au Bénin est un partenaire portuaire et logistique de référence au Bénin. Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Africa Logistics au Bénin multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1 300 personnes à travers 4 filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Confiant dans le potentiel de développement du pays, Bolloré Africa Logistics au Bénin investit sur le long terme au Bénin. www.bolloreafricalogistics.com Société 13 mars 2023


Encadrement technique des Guépards du Bénin: Rohr justifie sa liste contre le Rwanda
L’objectif de Gernot Rohr, nouveau sélectionneur des Guépards, c’est de qualifier le Bénin pour le mondial 2026. Il l’a fait savoir, vendredi 10 mars dernier, lors d’une conférence de presse où il a rendu publique sa liste pour la double confrontation contre le Rwanda. Face aux hommes des médias, vendredi 10 mars dernier, Gernot Rohr, nouveau sélectionneur des Guépards, a dévoilé son objectif avec le Bénin pour les trois prochaines années avant de dévoiler sa liste pour la double confrontation contre le Rwanda. Entre l’ambition de faire qualifier le Bénin pour la Coupe du monde 2026 et la volonté de finir les éliminatoires de la Can Côte d’Ivoire 2023 en beauté, le technicien franco-allemand compte tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne pour bâtir une équipe compétitive. C’est pourquoi, pour les deux prochaines journées des éliminatoires contre le Rwanda, Gernot Rohr a fait appel à 25 joueurs dont les cadres comme Stéphane Sèssègon, Khaled Adénon et Steve Mounié mais aussi les jeunes comme les Guépardeaux juniors Dodo Dokou, Imourane Hassane et autres, quart de finalistes de la Can U20-Egypte 2023. Face aux préoccupations des journalistes sur ses choix, il se justifie. « Nous ne pouvons pas lancer rien que les jeunes maintenant », a-t-il fait remarquer. Il croit à un passage de témoin progressif entre l’ancienne et la nouvelle génération. « Au Nigeria, les Mikel Obi, Victor Moses et autres ont laissé progressivement la place aux plus jeunes comme Victor Osimhen », a-t-il justifié. Pour lui, à 38 ans, à défaut d’être titulaire, le capitaine Stéphane Sèssègnon peut beaucoup apporter en termes d’expérience aux jeunes. « Son rôle est plus en dehors du terrain, car c’est un cadre important qui sera là pour encadrer les plus jeunes », a-t-il ajouté. Il n’est pas question pour Gernot Rohr de faire impasse sur la Can Côte d’Ivoire 2023. « Tout est encore possible pour la Can 2023 mais l’objectif de la fédération et du ministère, c’est de qualifier le Bénin pour la Coupe du monde 2026. C’est aussi notre ambition», a-t-il souligné, conscient que le Bénin part avec beaucoup de retard. Selon l’ancien sélectionneur des Super Eagles, il faut y croire jusqu’au bout. « Si on gagne le prochain match, tout reste ouvert », ajoute-t-il avec la forte conviction qu’on a besoin de rêver grand pour réaliser des prouesses en football. Et pour y arriver, Gernot Rohr veut faire avec le potentiel offensif en présence et les jeunes joueurs comme Dodo Dokou Imourane Hassane qui ont fait belle impression à la Coupe d’Afrique des Nations U20-Egypte 2023. « On va les lancer et leur donner leur chance », confie-t-il. Pour le nouveau sélectionneur, les joueurs sont conscients que c’est un nouveau départ. « J’ai échangé avec la plupart des joueurs de la sélection nationale et ils sont prêts et motivés pour le nouveau projet », rassure-t-il.

Un staff étoffé

Sans dévoiler tous les termes de son contrat avec le Bénin, Gernot Rohr invite le public sportif à croire en sa parole. « Je n’ai rien signé pour le moment. Ma parole vaut plus que ma signature », a déclaré Gernot Rohr qui dit avoir trouvé un accord de 3 ans avec les autorités béninoises à Paris. En dehors de Moussa Latoundji qui fera office de sélectionneur adjoint, Gernot Rohr pense travailler avec un staff étoffé notamment avec Nabil Trabelsi, qui avait été son assistant quand il était à la tête du Nigeria. « Il y aura aussi un ostéopathe et un préparateur physique qui étaient avec moi depuis le Gabon, un analyste vidéo et aussi un entraîneur des gardiens qu’on m’a demandé d’emmener avec moi », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Gernot Rohr compte poursuivre avec l’ancien staff médical. « On m’a dit beaucoup de bien du staff médical en place et il n’y a pas de raison de changer », a-t-il fait savoir. Acculé par les journalistes sur son salaire, le Franco-Allemand fait cette mise au point : « Ici au Bénin, je gagnerai la moitié de ce que je gagnais au Nigeria parce que je ne viens pas pour l'argent. Il faut être raisonnable, humble et je veux donner l'exemple moi-même», a-t-il conclu.
Sports 13 mars 2023


Douanes béninoises: 548 milliards F Cfa de recettes réalisées en 2022
A la célébration de la Journée internationale de la Douane, vendredi 10 mars à Cotonou, Alain Hinkati, directeur général des Douanes béninoises, a annoncé que son institution a réalisé des recettes de l’ordre de 548 milliards F Cfa en 2022. Des performances qui dépassent les prévisions. l’Etat. Au lieu de 440 milliards F Cfa émis comme prévisions de recettes pour l’année 2022 à la base puis revues à la hausse à 539 milliards F Cfa, 548 milliards F Cfa ont été mobilisés par les agents à travers leurs différentes unités. Ceci laisse constater un taux de réalisation de 102%. En comparant ce résultat à celui de l’année précédente qui s’élevait à 440 milliards F Cfa, on note une augmentation de 108 milliards F Cfa, correspondant à une embellie de 24,35 %. Ceci en dépit des mesures sociales prises par le gouvernement pour répondre efficacement aux conséquences de la crise économique née de la guerre en Ukraine. C’est le point présenté par le directeur général de la Douane, ce vendredi 10 mars, lors de la célébration en différé de la Journée internationale de la Douane dont le thème était « Nourrir la prochaine génération: promouvoir une culture de partage des connaissances et de fierté professionnelle dans la Douane ». Mais ces recettes auraient été bien meilleures s’il n’y avait pas eu les mesures sociales du gouvernement. Selon Alain Hinkati, si ce n’était le renoncement à la perception des droits et taxes de douane sur certains produits de grande consommation en l’occurrence les hydrocarbures qui s’évaluent à 102 milliards F Cfa, le niveau des recettes douanières aurait été de 649 milliards F Cfa, soit un taux de réalisation de 120,41% et une augmentation de 200 milliards F Cfa par rapport à 2021. Au niveau des autres activités qui relèvent des prérogatives des Douanes, la moisson n’est pas moins abondante. Ainsi, des actions remarquables ont été menées dans les domaines de la protection de l’économie nationale et la sécurisation de la chaîne logistique. Entre autres, on peut citer la saisie de près de 30 000 kg de produits pharmaceutiques, 4 500 kg de chanvre indien et 59 000 kg d’intrants agricoles de contrebande.

Au nom des réformes

Si des performances aussi reluisantes ont été enregistrées, c’est grâce aux réformes menées par le gouvernement. Ces réformes ont d’ailleurs généré bien d’autres résultats. Entre autres, le directeur général de la Douane cite la mise en œuvre du Programme national des Opérateurs économiques agréés (Oea), la mise en ligne de Sydonia World qui permet aujourd’hui aux commissionnaires en douane agréés d’avoir accès sans contrainte à l’outil de dédouanement sans se déplacer, le démarrage de la digitalisation de la gestion des demandes d’exonérations, l’élaboration d’un nouveau projet de décret définissant les conditions d’agrément des Commissionnaires en douane agréés (Cad) et la poursuite de l’interconnexion. Alain Hinkati n’oublie pas le renforcement de la surveillance maritime et du contrôle des frontières terrestres avec le démarrage du projet d’installation des équipements de vidéo surveillance au niveau des recettes des Douanes de Kraké-plage et Hillacondji, le maintien de la certification aux normes internationales Iso 9001, version 2015 ; etc. Revenant au thème de la Journée internationale de la Douane, le numéro 1 des disciples de Saint Mathieu indique que le « thème choisi s’inscrit dans l’approche qui consiste à placer le capital humain, et en particulier la nouvelle génération, au cœur des réformes mises en œuvre pour moderniser les administrations douanières ». Il a alors exhorté ses éléments à des comportements exemplaires. Le directeur central de supervision des régies financières ira dans le même sens. Peter Ruyumbu Rukera, représentant le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, appellera les douaniers à la probité. « C’est le seul moyen pour vous rendre fiers de votre travail », a-t-il indiqué ■
Actualités 13 mars 2023


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