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Nouvelles

Vie des marchés au quatrième trimestre 2022: Hausse de l’indice des prix des produits agricoles
L’indice des prix à la production des produits agricoles affiche une hausse tirée par les prix des racines et tubercules dont le manioc et la patate douce. C’est ce que révèle le bulletin du 4e trimestre 2022 de l’Institut national de la stratégie et de la démographie (Instad), publié lundi 13 janvier 2023. Les racines et tubercules ont fait grimper les prix au 4e trimestre 2022, selon les données publiées par l’Institut national de la stratégie et de la démographie (Instad). Globalement, il est noté que l’indice des prix à la production des produits vivriers s’est établi à 148,0 au cours de ce trimestre, soit un accroissement de 2,1 % par rapport au trimestre précédent. Selon l’Instad, cet accroissement est favorisé par l’augmentation des indices des céréales (+5,5%) ainsi que des racines et tubercules (+2,7 %), qui constituent les deux groupes de produits à forte pondération. Ainsi, en variation annuelle, l’indice des prix à la production des produits agricoles s’est accru de 5,7 %. Cette évolution est due à l’accroissement des indices des racines et tubercules (+11,4 %) et des légumineuses (+4,0 %). En effet, l’indice des prix à la production des céréales a connu un accroissement en s’établissant à 144,1 au quatrième trimestre 2022 contre 136,6 au troisième trimestre, soit une hausse de 5,5%. Cette évolution est favorisée par le fort accroissement des indices du mil (+46 %), du sorgho (+32,1%) et du riz local (+21,7 %) en lien avec une forte demande de ces produits en période de fête de fin d’année. L’Instad précise qu’en glissement annuel, il est enregistré une baisse de 8,6 % de l’indice des prix à la production des céréales provoquée principalement par un repli des indices des prix du maïs (-11,6%) et du sorgho blanc (-3,8 %). En ce que concerne l’indice des prix des racines et tubercules, il est relevé un renchérissement impulsé par l’évolution des prix du manioc et de la patate douce. Les prix des racines et tubercules affichent un indice de 148,8 au quatrième trimestre 2022 contre 144,9 au trimestre antérieur, soit une augmentation de 3,9%. La hausse de cet indice est imputable essentiellement au renchérissement de l’indice des prix du manioc (+13,6 %) et de la patate douce (+44,7 %) causé par la rareté desdits produits sur le marché. En glissement annuel, l’indice a évolué de 11,4 %.

Production des légumineuses

L’indice des prix à la production des légumineuses a affiché une baisse de 5,7 % par rapport au troisième trimestre 2022. Selon les données publiées par l’Institut national de la stratégie et de la démographie (Instad), ce repli est imprimé spécifiquement par les indices des prix à la production du niébé/haricot (-8,5 %). En glissement annuel, cet indice affiche par contre un accroissement de 4,0 % favorisé globalement par la hausse des indices des prix du voandzou (+53,3 %) et du pois d’angole (+31,9 %). Quant aux produits maraîchers, leurs prix sont en baisse par rapport au trimestre précédent. L’indice des prix à la production des cultures maraîchères a atteint un niveau de 143,0 au quatrième trimestre 2022, soit un recul de 16,3 % par rapport à un trimestre plus tôt. Cette baisse a été favorisée par le ralentissement des indices de la tomate (-54,8 %). En glissement annuel, l’indice des prix des produits maraîchers affiche un repli de 8,5 %, dû principalement à l’évolution des indices des prix de la tomate (-55,5 %). En ce qui concerne les prix des produits fruitiers, une diminution a été enregistrée. En variation trimestrielle, il a été enregistré une baisse de prix des principaux produits que sont la banane plantain (-15,8 %), l’ananas (-2,7%), la papaye (-12,3%), l’orange (-4 %). En glissement annuel, les prix de l’ananas et du citron ont enregistré une hausse de plus de 20 %, soit respectivement de 24,2 % et 22,4 % ■
Economie 15 févr. 2023


Assemblée nationale, 9e législature: Des débats parlementaires houleux en pespective
Avec la présence de certains poids lourds de l’opposition comme de la mouvance, à l’Assemblée nationale, le débat parlementaires'annonce prometteur. Des échanges riches et intenses, voire houleux en pespective. Depuis l’annonce des résultats des législatives du 8 janvier dernier, certains observateurs de la vie politique béninoise présagent des débats houleux à l'Assemblée nationale. « En face de la mouvance, il y a une minorité mais à l’intérieur de cette minorité il y a des parlementaires expérimentés. Vous prenez quelqu’un comme Eric Houndété qui a fait 16 ans au Parlement, qui a été membre de la Conférence des présidents, vice-président de l’Assemblée nationale sous Me Adrien Houngbédji, président de groupe parlementaire… Vous prenez des élus comme Léon Ahossi et Nourénou Atchadé, ils connaissent les rouages du Parlement. Ce sont les trois qui sont les lumières du groupe parlementaire Les Démocrates que la mouvance ne devrait pas prendre à la légère… », analyse Eugène Allossoukpo, ancien journaliste chroniqueur à l’Assemblée nationale, intervenu dimanche dernier sur les antennes de la Télévision nationale. Avec ces trois figures de l’opposition, Dr Claude Azalou-Tingbé, spécialiste en sociologie politique, voit « une minorité d’influence » qui pourrait titiller la mouvance. Mais au sein de la mouvance présidentielle, il y a du répondant, des députés expérimentés. En exemple, il y a le président du Parlement Louis Vlavonou, le premier vice-président Barthélémy Kassa, les députés Aké Natondé, Janvier Yahouédéhou, Lazare Maurice Sèhouéto et bien d’autres encore. Ceux-ci comme d'autres, sauront répondre aux interventions des députés de l’opposition, à chaque fois que le besoin se fera sentir. Au vu donc des forces en présence, l’ancien chroniqueur parlementaire prédit déjà des débats riches, voire houleux sur plusieurs dossiers au cours de cette législature. Ce sera certainement une très belle législature si nous nous en tenons déjà au premier jour… », présage Eugène Allossoukpo ■ Actualités 15 févr. 2023


Constitution de groupes parlementaires et commissions permanentes: Les députés renvoient les travaux
Aucun des deux points à savoir la poursuite de la création des groupes parlementaires et la constitution des commissions permanentes, inscrits à l’ordre du jour de la séance plénière des députés, ce mardi, n’a pu être examiné. Les travaux sont reportés.Les députés ne sont pas encore prêts pour la constitution des commissions permanentes. Il en est de même pour les députés des partis Bloc républicain (Br) et Union progressiste (Up) Le Renouveau attendus pour mettre en place leurs groupes parlementaires après leurs collègues de Les Démocrates déjà en règle. Les deux points sont inscrits à l’ordre du jour de la séance plénière de ce mardi. Mais les travaux n’ont pu évoluer comme cela se doit. Les discussions traineraient au niveau de chaque camp surtout pour la mise en place des commissions permanentes. La séance plénière a été renvoyée à plus tard, le temps de permettre à chaque camp de peaufiner les choses à l’interne. Les commissions permanentes sont attendues pour être constituées assez vite. Cela, conformément aux dispositions de l’article 29 du Règlement intérieur du Parlement qui dispose qu’au début de chaque législature, après l’élection du bureau, l’Assemblée nationale constitue pour l’étude des affaires dont elle doit connaitre, cinq commissions permanentes comprenant chacune au moins treize députés. La première concerne la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme. Elle est compétente pour traiter des affaires relatives à la Constitution béninoise, aux lois, à la justice, aux pétitions, à l’administration générale et territoriale, à la promotion et la protection de la démocratie et des droits de l’homme. La deuxième commission est intitulée: Commission des Finances et des Echanges. Elle traite des questions touchant les recettes et dépenses de l’Etat, l’exécution du budget, la monnaie et le crédit, les activités financières intérieures et extérieures, le contrôle financier des entreprises publiques, le domaine de l’Etat, la consommation, le commerce intérieur et extérieur ainsi que la fiscalité. La troisième commission est dénommée Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production. Comme son nom l’indique, cette commission technique permanente est chargée d’étudier les dossiers concernant la planification, l’agriculture, l’élevage et pêche, la forêt et chasse, l’hydraulique, l’énergie, les mines et l’industrie, l’action coopérative, la technologie, la communication et le tourisme, l’aménagement du territoire et urbanisme, l’équipement, le transport et les travaux publics, l’habitat, l’environnement et la protection de la nature. En ce qui concerne la quatrième commission, elle est appelée Commission de l’Education, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales. Elle connait des sujets qui ont rapport avec l’éducation nationale, la recherche scientifique et technique, la formation professionnelle, la promotion sociale, jeunesse et sports, la promotion culturelle, l’information, l’alphabétisation, le travail et l’emploi, la santé, la famille, la condition de la femme et de l’enfant, la population, la sécurité sociale et aide sociale sans oublier les pensions.

Un député, une commission

Et enfin, la cinquième et dernière commission s’appelle Commission des Relations extérieures, de la Coopération au développement, de la Défense et de sécurité. Elle est compétente pour étudier les dossiers se rapportant aux Relations internationales, la politique extérieure, la coopération internationale, les traités et accords internationaux, les relations interparlementaires, les conférences internationales, la protection des intérêts des Béninois à l’étranger, le statut des étrangers résidant au Bénin, la coopération et l’intégration interafricaines, l’organisation générale de la défense, le domaine de la défense et de la sécurité , le personnel civil et militaire des armées, la justice militaire, la police, la sécurité et intégrité territoriale, la sécurité des personnes et des biens. La constitution des cinq commissions permanentes est nécessaire pour permettre à la 9e législature de démarrer réellement ses missions notamment le vote des lois et le contrôle de l’action gouvernementale. Il faut signaler qu’aucun député ne peut faire partie de plus d’une commission permanente. Les membres du bureau de l’Assemblée nationale ne peuvent être membres des commissions permanentes. Toutefois, à titre consultatif, et pour leur propre information, ils peuvent assister aux travaux de toutes commissions créées par l’Assemblée nationale et prendre part aux débats. Les commissions techniques sont dirigées en leur sein par un président, un vice-président, un premier rapport au deuxième rapporteur et un secrétaire.
Actualités 15 févr. 2023


Minakpon Stanislas Hounkanlin, ingénieur en développement local: « J’invite les acteurs à divers niveaux à continuer à croire en cette réforme »
Plus de douze mois déjà que la réforme de la décentralisation est devenue réalité. Après un an de mise en œuvre, l’heure est au bilan. Entre constats des bonnes performances et des insuffisances, Minakpon Stanislas Hounkanlin, ingénieur en développement local et directeur du plaidoyer de l’Association nationale des communes du Bénin, formule des propositions pour une meilleure gestion des collectivités territoriales.La Nation : Douze mois que la réforme de la décentralisation a été amorcée avec le vote du code de l’administration territoriale. Quel bilan pouvez-vous en faire ? Minakpon Stanislas Hounkanlin : Avant tout, je voudrais en tant qu’observateur et praticien à la fois, saluer l’avènement du code de l’administration territoriale qui marque un changement majeur de paradigme dans notre jeune expérience de décentralisation. Cette réforme tire sa substance de la volonté clairement exprimée et totalement assumée par le président Patrice Talon qui souhaite la séparation des fonctions politiques de celles administratives et techniques. Le principal résultat obtenu de la mise en œuvre de la réforme est l’installation effective de tous les nouveaux dispositifs institutionnels prévus par le nouveau cadre légal. Les secrétaires exécutifs, en tant qu’organes techniques et administratifs créés par le code, sont tous en place dans les 77 communes avec des équipes de cadres techniques qualifiés en charge des principales fonctions techniques communales. Les conseils de supervision qui représentent l’une des plus grandes innovations de la réforme sont officiellement installés dans la quasi-totalité des communes. Ils sont chargés d’adopter les actes, les décisions et les documents produits par les secrétaires exécutifs. Par ailleurs, toutes les réunions statutaires préconisées par le code sont régulièrement organisées. En sus de ces exigences légales, d’autres initiatives de rencontres sont prises dans le but de booster le fonctionnement communal. A titre d’exemple, dans certains départements, une réunion de commandement se tient périodiquement entre le préfet, les maires et les secrétaires exécutifs. Enfin, la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes, bras armé de la réforme, est installée et fonctionnelle. Elle travaille activement à la mise en place du cadre règlementaire, à la formation des différents acteurs et au respect des dispositions du code de l’administration territoriale. En somme, on note des efforts considérables à tous les niveaux pour la réussite de la réforme. Mais étant donné que le code de l’administration territoriale est un nouvel univers que les parties prenantes de la décentralisation découvrent ensemble, cet apprentissage collectif laisse apparaître quelques dysfonctionnements inhérents à tout processus de réforme. L’un des points marquants de cette réforme, c’est la cohabitation entre les maires et les secrétaires exécutifs. Quels ont été les principaux constats relevés à ce niveau? Les premières semaines suivant l’installation officielle des secrétaires exécutifs ont donné lieu à plusieurs incidents et à une collaboration assez froide ou même conflictuelle entre beaucoup de maires et leurs secrétaires exécutifs. La méconnaissance ou la mauvaise interprétation des textes est à la base de cette situation. Dans certains cas, des secrétaires exécutifs pensaient être au-dessus des maires et leur donnaient des ordres à la limite. Il y en a dans ce lot qui convoquaient même les organes politiques pour leurs réunions statutaires. Un autre exemple anecdotique de cette situation de tension est la demande d’explication adressée à un chef d’arrondissement par un secrétaire exécutif. Dans l’autre sens, ce sont des maires qui demeurent nostalgiques de leurs prérogatives du passé que le nouveau code a pourtant réaménagées. Ils ne se rendent pas compte que les nouveaux textes ont accordé des attributions propres aux secrétaires exécutifs. Mais depuis quelques mois, la collaboration s’est améliorée de façon significative entre les maires et les secrétaires exécutifs. Les médiations, les recadrages, les instructions et les conseils des préfectures et de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes ont contribué à aplanir les différends et à fluidifier les rapports entre ces deux acteurs clés qui travaillent désormais la main dans la main. Dans beaucoup de communes, on note des bonnes pratiques relationnelles telles que l’affectation conjointe des courriers, les consultations avant les nominations, les visites conjointes dans les marchés dans le cadre de la mobilisation des ressources propres, etc.

A votre avis, que faut-il améliorer dans cette cohabitation?

Les efforts du côté des préfectures et de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes doivent être poursuivis pour un meilleur encadrement des rapports entre les maires et les secrétaires exécutifs. Aussi, des séances de renforcement des capacités doivent-elles être organisées de façon périodique au profit de ces deux catégories d’acteurs pour une meilleure appropriation de leurs attributions respectives.

Certains chefs d’arrondissement réclament leur entrée dans le conseil de supervision. Pensez-vous que cela est réellement nécessaire ?

Je pense que si votre information est vérifiée, l’ambition des chefs d’arrondissement est légitime. Cependant, on ne peut pas mettre tous les élus de la commune dans le conseil de supervision qui deviendrait ainsi un conseil communal ou municipal bis. La présence des adjoints au maire et des présidents de commission au sein du conseil de supervision se justifie en ce sens que ces acteurs étaient désœuvrés ou n’étaient pas suffisamment impliqués sous l’ancien régime légal alors que les chefs d’arrondissement ont été toujours bien positionnés. Ils sont déjà membres de la municipalité qui regroupe le maire, les adjoints au maire et les chefs d’arrondissement et qui traite des affaires courantes de la commune. Par ailleurs, les chefs d’arrondissement dirigent au sein de leurs arrondissements respectifs, le conseil d’arrondissement qui est une instance de prise de décisions importantes. En somme, il ne nous paraît pas pertinent de les faire membres du conseil de supervision, car les dossiers traités au sein du conseil de supervision sont envoyés au conseil communal ou municipal pour validation.

Le code offre des modèles économiques aux communes. Pensez-vous que les premiers pas que mènent les communes vont dans l’amélioration de leurs économies?

Je pense que la plupart des communes sont sur la bonne voie. Les efforts conjugués des maires et des secrétaires exécutifs en sont une bonne illustration. L’Association nationale des communes du Bénin apporte elle aussi sa pierre à la construction de la durabilité financière des communes. La faîtière a déjà accompagné une trentaine de communes dans l’élaboration de leurs plans de mobilisation de ressources. Par ailleurs, les innovations projetées par le Fonds d’investissement communal permettront aux communes de lever des financements plus importants y compris sur le marché financier international.

En son temps, vous aviez fait des propositions et offert vos compétences aux communes qui le souhaitent. Quel bilan pouvez-vous en faire ?

Suite à cette offre, quelques secrétaires exécutifs m’ont contacté pour des conseils et des orientations spécifiques sur certains aspects de leur gestion y compris sur la mobilisation des ressources. J’espère que ces quelques apports ont été utiles à quelque chose. Dans tous les cas, je reste disponible pour appuyer les efforts des acteurs locaux que j’ai le plaisir de côtoyer depuis une quinzaine d’années.

Un mot pour conclure cet entretien ?

J’invite les acteurs à divers niveaux à continuer à croire en cette réforme. Sa bonne mise en œuvre permettra à coup sûr à la décentralisation de réaliser pleinement les deux principaux objectifs à savoir d’une part, la démocratie à la base et d’autre part, le développement local.
Actualités 14 févr. 2023


Médaillé du Jubilé de platine de la reine Élisabeth II: Le Bénin honoré au Canada
Cyriaque Kiti, consul honoraire du Bénin à Moncton, a reçu ce lundi 13 février à la résidence de la Gouverneure au 51, la Médaille du Jubilé de platine de la reine Élisabeth II. Cette cérémonie solennelle a été l’occasion pour les autorités canadiennes de saluer les mérites du Bénin et de sa diplomatie.Le Bénin émerveille les autorités canadiennes par ses mérites. Les qualités exceptionnelles ainsi que le service remarquable qui caractérisent la mission consulaire de Cyriaque Kiti au Canada en général et au Nouveau Brunswick en particulier séduisent. [caption id="attachment_92876" align="alignnone" width="170"] La Médaille du Jubilé de platine de la reine Élisabeth II reçue[/caption] Au nom du premier ministre canadien, Justin Trudeau et de l’honorable Brenda Murphy, Lieutenante-Gouverneure du Nouveau Brunswick représen-tant la Reine dans cette province canadienne, Lana Tingley, cheffe du protocole, a salué ces qualités. Elle rappelle que feue Élisabeth II a approuvé la création d'une médaille commémorative en l'honneur du 70e anniversaire de son accession au trône en tant que reine d'Angleterre. Cette médaille est remise à quelque 3000 personnalités de haut rang qui ont apporté une contribution importante à la province du Nouveau Brunswick. Selon elle, Cyriaque Kiti est la deuxième personnalité béninoise à recevoir cette médaille de la couronne britannique. La particularité de la distinction du consul honoraire du Bénin à Moncton réside en ses accomplissements entre le Bénin et le Nouveau Brunswick et ses implications ainsi qu’au caractère exceptionnel du Jubilé de platine de la reine Élisabeth Il, le dernier avant qu’elle ne rentre dans l’éternité. C'est un exploit qui fait la fierté du "Bénin révélé" et sa diplomatie. Société 14 févr. 2023


28 femmes au sein de la 9e législature: Les Démocrates saluent la réforme à l'origine
La discrimination positive en faveur des femmes a porté ses fruits avec la présence de 28 d’entre elles au sein de la neuvième législature. C'est l'une des satisfactions exprimées explicitement par le groupe parlementaire Les Démocrates lors de l'installation des députés, hier dimanche 12 février.«Mon parti, le parti Les Démocrates, salue la réforme qui a favorisé la présence de 28 femmes à l'Assemblée nationale. Est-ce à dire que si cette réforme n'existait pas, nous n'aurions que quatre femmes à l'Assemblée nationale ? Je laisse cette question à la réflexion des partis politiques», a déclaré Nourénou Atchadé, président du groupe parlementaire Les Démocrates qui comporte les 28 députés du parti. Dans son discours de constitution de groupe parlementaire lors de la session d'installation de la neuvième législature, Nourénou Atchadé s'est prononcé sur la gouvernance actuelle, relevant plusieurs points d'insatisfaction de sa formation politique. Mais s'il y a une certitude, c'est que la réforme du système partisan a des avantages. Elle a notamment induit une meilleure représentativité des femmes à l'Assemblée nationale. Le groupe parlementaire Les Démocrates a justement salué la réforme qui a permis d'obtenir ce taux de femmes dans la neuvième législature. C'est dire que toute la classe politique s'accorde sur la nécessité et l'opportunité d'améliorer la présence des femmes dans les hautes instances de décisions. Et comme pour inviter le chef de l'Etat à poursuivre sur cette lancée, le parti Les Démocrates, par la voix de Nourénou Atchadé, a exprimé le vœu que le chef de l'Etat arrive à atteindre 40 % de femmes dans son gouvernement. Actualités 13 févr. 2023


Promotion de la paix et prévention de l’extrémisme: Des pare-feu autour de Sègbana et Malanville
Le projet de renforcement des capacités des organisations de la Société civile et d’appui aux initiatives de prévention de l’extrémisme violent au Nord du Bénin ReCOPE_Bààni a été lancé, jeudi 9 février dernier à l’hôtel de ville de Sègbana, par le préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah. D’un coût global de 305 675 960 F Cfa et d’une durée de 24 mois, il est porté par Educo et son partenaire APIDev Ong et traduit leur engagement pour la cohésion sociale, la paix et la prévention de l’extrémisme violent à Sègbana et Malanville. Le préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah, a procédé, jeudi 9 février dernier à l’hôtel de ville de Sègbana, au lancement du projet de renforcement des capacités des organisations de la Société civile et d’appui aux initiatives de prévention de l’extrémisme violent au Nord du Bénin ReCOPE_Bààni. Près de 332 557 personnes dont 164 319 femmes sont prévues pour être impactées. Les défis sécuritaires à relever au Bénin, dans le septentrion et surtout l’Alibori, exigent l’implication de tous aux côtés du gouvernement. Pour l’avoir compris, Educo et son partenaire APIDev Ong ont, depuis la cité des Kissama, donné l’exemple à travers la mise en œuvre de ce projet. Appréciant la portée de leur initiative, le préfet Ahmed Bello Ky-Samah a fait observer sa pertinence. La lutte contre l’insécurité, a-t-il admis, exige également une approche de développement global avec une implication des acteurs de la Société civile. En effet, de par sa position géographique aujourd’hui, puis les incursions répétées des individus armés non identifiés dans certaines de ses communes frontalières, le Bénin est de plus en plus exposé à des risques qui mettent à mal sa stabilité et son développement. A cela s’ajoutent les tensions et les conflits internes entre les communautés. Cette situation qui compromet de plus en plus la cohésion sociale et le vivre-ensemble, informe la coordonnatrice des programmes à Educo, Carine Agossou Alihonou, a amené l’Union européenne à décider d’accompagner, à travers un appel à projets, les organisations de la Société civile préoccupées par la question. D’où ce projet qui ambitionne, selon elle, de contribuer à la culture de la paix, au renforcement du dialogue et de la cohésion sociale, puis à la prévention de l’extrémisme violent dans les deux communes, lesquelles sont très exposées. « En termes de stratégies, nous allons mobiliser et renforcer les capacités des associations locales et communautaires et leurs initiatives visant la promotion d’une culture de dialogue. Mettre en avant les leaders traditionnels et religieux de tous ordres, les jeunes, les femmes qui seront les parties prenantes de ce projet. Le projet va mettre en lumière leurs initiatives en se basant sur les mécanismes communautaires qui existent, les façons de faire que nous avions avant et qui nous permettaient d’avoir la paix», insiste-t-elle. « Nous sommes conscients que la sécurité est un sujet sensible et que l’Etat fait de son mieux. Ce que nous voulons apporter, c’est la contribution de la Société civile à la coproduction de cette sécurité », clarifie-t-elle. Le maire de Sègbana, Orou Zimé Bio Tian, s’est réjoui du choix porté sur sa commune, aux côtés de celle de Malanville, pour bénéficier de ce projet. Au nom de ses populations, il a exprimé sa gratitude à Educo. Cofinancé à 75 % par l’Union européenne et à 25 % par Educo, le projet vise donc à faire de Ségbana et Malanville, où il sera mis en œuvre, des espaces de développement. Aux populations de ces deux communes de saisir cette opportunité qui se présente à elles afin de jouer à fond leur partition dans l’édification d’un Bénin prospère et pacifique ■ Société 13 févr. 2023


Production de bananes: Le génome des cultivars locaux établi
Un progrès vient d'être réalisé dans la connaissance des cultivars de bananiers locaux au Bénin. Au Laboratoire de Génétique, Horticulture et Sciences des Semences (Gbios) de l'Uac, le génome de ces variétés est désormais établi. es perspectives sont bonnes pour la production de bananes au Bénin. Les résultats d’une étude menée récemment à l’Université d’Abomey-Calavi ouvrent la voie à une approche de sélection génomique pour les cultivars locaux de bananiers. En effet, les travaux menés par Luther Fort Mbo Nkoulou et publiés dans la revue internationale ScienceDirect, Volume 859, du 5 avril 2023, ont permis de comprendre les variations phénotypiques et génétiques des accessions de bananier en cas de stress hydrique. « La corrélation positive observée entre les variables de croissance et de rendement montre qu'il est possible de sélectionner des accessions de bananier avec une bonne croissance et un rendement élevé », déclare Luther Fort Mbo Nkoulou, un des auteurs de la publication scientifique. Les bananiers, ces herbes géantes, sont très importants dans toutes les zones intertropicales où ils sont cultivés. Au Bénin, les fruits sont parmi les plus produits, consommés et commercialisés. Cependant, le manque d'eau dans le sol reste une menace majeure qui affecte la croissance et le rendement de la plante. Pour faire face à cette pénurie d'eau, on procède souvent à la création de variétés résistantes au travers de cycles de sélection pouvant durer plus de 15 ans.

Un grand pas

Selon les auteurs, même si la science a permis d'obtenir des variétés cultivées, d'autres défis subsistent, notamment le coût du phénotypage, la complexité du génome polyploïde du bananier et la variabilité génétique limitée. Que ce soit pour les variétés "Gbakokoué", "Dankokoué", "Planta", "Aloga", "Kpahissi" ou "Sotoumon", le génome des cultivars locaux des bananiers et plantains du Bénin est désormais connu. L'établissement du génome des bananiers locaux est un moyen de sélection variétale, selon le professeur Enoch Achigan-Dako, directeur du Laboratoire de Génétique, Horticulture et Sciences des Semences (Gbios). L'étude, intitulée “Analyse de la diversité génétique et de la variation agronomique des sous-populations de bananiers pour la sélection génomique sous stress hydrique au sud du Bénin" marque un grand pas. Elle permettra ainsi d'utiliser la sélection génomique (Gs) comme outil d'amélioration des bananiers triploïdes face à la sécheresse. Puisque les travaux rendent compte ainsi du statut génomique des bananes dessert, bananes plantain et bananes à cuire de la collection du Bénin ■
Environnement 13 févr. 2023


Coupe du monde des clubs Maroc 2022: Le 5e titre pour les Merengues, des lauriers pour le Maroc
Vainqueurs des Saoudiens d’Al Hilal (5-3), les Espagnols du Real Madrid ont remporté, samedi 11 février, l’édition 2022 de la Coupe du monde des clubs au complexe sportif Moulay-Abdallah de Rabat. Favoris en finale, les Merengues s’adjugent leur cinquième trophée de l’histoire de ce tournoi pendant que le Royaume chérifien a réussi le pari de l’organisation. Terminus ! Tout le monde descend ! L’édition 2022 de la Coupe du monde des clubs s’est achevée, samedi 11 février avec le sacre du Real Madrid au complexe sportif Moulay-Abdallah de Rabat. Arrivés en finale de la compétition, les Merengues ont prouvé leur statut de favoris en s’imposant au club saoudien d’Al Hilal par le score de 5-3. Portés par Karim Benzema, ballon d’or 2022, ce sont eux qui ont pris les devants des initiatives en ouvrant le score par le biais de Vinicius Junior à la 13e minute. Cinq minutes plus tard, ils vont corser la note grâce à Federico Valverde (18e). A 2-0, les champions d'Europe deviennent maitres de la partie et gagnent les duels dans tous les compartiments de jeu. Mais, c'est sans compter avec la détermination des Saoudiens qui vont réduire le score dans la foulée grâce à l’attaquant d’origine malienne Moussa Marega à la 26e minute. A 2-1, le juge de la partie renvoie les deux formations à la pause. Du retour des vestiaires, les Merengues vont se montrer davantage efficaces. Menaçant en première partie (20e, 41e), Karim Benzema qui vient de remporter son 25e trophée avec le club espagnol a inscrit son 14e but de la saison toutes compétitions confondues à la réception d'un centre de Vinicius (54e). Quatre minutes plus tard, alors que les Saoudiens cherchaient à revenir dans la partie, ils seront surpris par Valverde qui achève une belle offensive madrilène suite à une passe de Carvajal (4-1). Acculés mais généreux dans l'effort, les Saoudiens, dans une fin de match débridée, vont inscrire deux autres buts. Verni lors de cette finale, l’ancien joueur de l'Atlético de Madrid Luciano Vietto a permis à Al Hilal, tombeur de Flamengo au tour précédent, de sortir la tête haute du tournoi avec un doublé (63e, 78e). Meilleurs lors de cette rencontre, les Madrilènes vont porter l’estocade aux champions de l’Asie par l’intermédiaire de l’attaquant brésilien Vinicius Junior qui réussit son doublé à la 69e minute. Ainsi, le Real succède à Chelsea et offre au Vieux continent son dixième trophée. Cette victoire en Coupe du monde des clubs est le 31e titre remporté par le Real Madrid sous la présidence de Florentino Perez qui égale ainsi le légendaire Santiago Bernabeu. Quant aux Brésiliens de Flamengo, ils se sont adjugé la 3e place de cette Coupe du monde des clubs Maroc 2022, suite à leur victoire face aux Egyptiens d’Al Ahly par le score de 3-2 au Grand stade de Tanger.

Les mérites du Royaume chérifien salués

Au terme de la compétition, plusieurs journalistes, joueurs, officiels et dirigeants du football venus du monde entier s’accordent sur la capacité du Maroc à accueillir de grands événements sportifs. Choisi au pifomètre pour abriter cette 19e édition de la Coupe du monde des clubs, le Maroc a une fois encore séduit par ses installations aux normes internationales, ses infrastructures de transport, d’hébergement et les compétences managériales sous le lead de la Fédération royale marocaine de Football. Le Royaume chérifien a gagné le pari de l’organisation de sa troisième coupe du monde des clubs après les éditions de 2013 et 2014. Se réjouissant de revenir au Maroc, « un magnifique pays de football qui a eu un énorme succès lors du mondial 2022 au Qatar », Gianni Infantino a ajouté que cette édition du Mondial des clubs a suscité l’engouement des supporters à travers le monde. Il se dit heureux du dynamisme des dirigeants du football marocain et du Royaume qui ont offert de meilleures conditions de séjour à leurs hôtes lors de ce tournoi en dépit du délai court. « L'accueil par le Maroc a été donné à court terme, car le choix a été porté sur ce pays à Doha le 14 décembre 2022, moins de deux mois avant l'événement», a-t-il justifié. Le président de la Fifa, Gianni Infantino se dit satisfait que le Maroc ait mobilisé tous les moyens et ressources nécessaires pour assurer le succès de ce tournoi. «Après le succès de la Coupe du monde au Qatar, cette Coupe du monde des clubs au Maroc prend une signification tout à fait unique et particulière dans le monde », a-t-il poursuivi. Pour lui, le Maroc a fait des efforts substantiels pour garantir la qualité du tournoi. « Si nous n'avions pas pleinement confiance [au Maroc], nous ne serions pas ici aujourd'hui pour organiser la Coupe du monde des clubs », a-t-il souligné. Notant l'amour et la passion du peuple marocain pour le football, Infantino a hâte de visiter à nouveau le Maroc à l'avenir, « C'est un beau pays. C’est un pays de football », a relevé Infantino, célébrant "l'énorme succès" de l'équipe nationale marocaine de football lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Abondant dans le même sens, Carlos Ancelotti, l'entraîneur italien du Real Madrid qui a remporté le trophée, a exprimé sa satisfaction d’avoir pris part à ce tournoi au Royaume chérifien. « Nous avons eu une atmosphère fantastique. Les gens et les fans nous ont respectés. Nous sommes ravis d'être ici. Nous repartons très heureux. », a-t-il conclu ■
Sports 13 févr. 2023


Assemblée nationale du Bénin : Les membres du nouveau bureau connus, Vlavonou réélu président
Candidat à sa propre succession, le député Louis Vlavonou a été plébiscité au poste de président de l'Assemblée nationale 9e législature, ce dimanche 12 février 2023. Il préside un bureau de sept membres. Louis Vlavonou reconduit président du Parlement béninois pour le compte de la 9e législature, ce dimanche 12 février 2023. Député du parti Union progressiste le Renouveau, l'ancien nouveau président de l'Assemblée nationale a recueilli 77 voix contre 30 pour sa challenger Orou Tama Viviane, députée du parti Les Démocrates. Des 109 élus du peuple, 107/108 étaient présents lors du vote des membres du bureau du Parlement, ce dimanche. La composition du reste du bureau se présente comme suit : 1er vice-président : Barthélémy Kassa 2è vice-président : Léon Basile Ahossi 1er Questeur : Djibril Amadou 2è Questeur : Chantal Ahyi 1er secrétaire parlementaire : Mahougnon Kakpo 2è secrétaire parlementaire : David Houinsa Actualités 12 févr. 2023


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