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Nouvelles

Appui à la compétitivité de l’agrobusiness au Bénin: Le Système de récépissé d’entrepôt mis en route
Le Bénin sera doté sous peu d’un Système de récépissé d’entreposage pour le commerce des produits agricoles. Avec l’appui de la Société financière internationale, le groupe de travail chargé de l’élaboration des textes, a démarré ses activités, à la faveur d’un atelier tenu ce mardi 21 février à Cotonou.Le processus de mise en place du cadre légal et réglementaire du Système de récépissé d’entreposage (SRE) au Bénin est enclenché. Le groupe de travail chargé de l’élaboration des textes a démarré ses activités par un atelier organisé, ce mardi à Cotonou, avec l’appui de la Société financière internationale (IFC) à travers le Projet d’appui à la compétitivité de l’agrobusiness au Bénin (PCAB). Provenant des secteurs public, privé et associatif, les acteurs réunis dans ce creuset ont adopté le chronogramme d’activités, après avoir échangé sur le contexte de mise en place, les expériences d’appui de l’IFC dans d’autres pays et l’approche méthodologique d’opéra-tionnalisation du nouveau système de commercialisation et de contrôle des flux des produits agricoles. En procédant au lancement des travaux, Dr Laurent G. Akpo, directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce, a exhorté les membres du groupe de travail à faire preuve de disponibilité, de volonté et d’engagement pour l’aboutissement de ce projet. « L’objectif derrière cette modernisation du mécanisme de commercialisation des produits agricoles, c’est de générer davantage de valeurs, mais aussi et surtout de créer d’autres activités, d’autres métiers et de faciliter la mobilisation du financement du secteur », indique-t-il. Pour Flavien Ahouigbèmey, représentant le ministre en charge de l’Agriculture, il s’agit d’un « chantier indispensable » au développement du secteur agricole. « Cet instrument qui se met en place progressivement, souligne-t-il, vient combler un vide et est en parfaite cohérence avec la vision du gouvernement d’améliorer le taux de croissance ». En termes de défis, au-delà du cadre légal et réglementaire, il importe de travailler à la mise en place d’infrastructures, à la sécurisation des produits agricoles, à la diversification des cultures et à la digitalisation, laisse-t-il entendre.

Assistance

L’initiative de mise en place du SRE remonte à plus de deux ans et émane de la volonté du gouvernement de moderniser la commercialisation des produits tropicaux, dira Marius Konssago, directeur du commerce intérieur. Cette option est retenue après des voyages de prospection en Tanzanie et au Mozambique en 2020, suivis d’échanges d’expériences avec la Côte d’Ivoire et d’une table ronde des parties prenantes, informe-t-il. Selon Cyndo Obre, responsable pays d’IFC pour le Bénin, le diagnostic du secteur privé au Bénin en 2022 identifie la difficulté d’accès au financement comme une contrainte majeure dans le développement des PME, en particulier dans le domaine de l’agriculture. Il révèle la nécessité d’accroître les efforts à travers la mise à disposition de nouveaux produits de financement capables d’améliorer durablement la capacité d’accès au crédit auprès des banques et des systèmes financiers décentralisés. C’est fort de ce constat, justifie-t-il, que conformément à sa stratégie et à son approche holistique pour susciter et mobiliser l’investissement privé, l’IFC met à la disposition du gouvernement du Bénin son assistance technique pour la mise en place d’un Système de récépissé d’entreposage qui au-delà de faciliter l’accès au financement va également catalyser l’investissement privé dans les infrastructures de stockage et de logistique, créer de l’emploi et des nouveaux métiers. « Le Groupe de la Banque mondiale en général et l’IFC en particulier ne ménageront aucun effort afin d’accompagner le gouvernement du Bénin dans cette réforme qui a fait ses preuves », assure-t-il. Des projets de SRE mis en œuvre au Sénégal, au Kenya et au Malawi ont permis aux acteurs d’obtenir des prêts de 65 millions de dollars et de toucher des centaines de milliers de producteurs.
Société 27 févr. 2023


Stratégie d’autosuffisance alimentaire: Le Bénin sollicite un pacte de 300 milliards F Cfa
Le Bénin sollicite une alliance d’acteurs financiers pour atteindre ses objectifs de production agricole et d’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2026. Ce « Pacte » nécessite la mobilisation d’environ 300 milliards F Cfa.Le Bénin lance un appel aux partenaires techniques et financiers, aux investisseurs privés et aux acteurs des filières agricoles pour construire une alliance d’acteurs du secteur financier pour des investissements agricoles et alimentaires. La mise en œuvre de ce « Pacte » requiert la mobilisation de 491 millions de dollars, soit environ 300 milliards F Cfa, afin d’augmenter les rendements de 20 à 30 % et la transformation des aliments pour au moins 50 % de l’offre en 2026, d’après le Compact Bénin pour l’alimentation et l’agriculture épaulé par l’Union africaine et publié par la Banque africaine de développement (Bad). Dans sa stratégie d’autosuffisance alimentaire, le pays compte atteindre une production supplémentaire de 400 000 tonnes de maïs (passant de 1,6 million de tonnes en 2021 à deux millions de tonnes en 2026), de 500 000 tonnes de riz (500 000 t à 1 Mt), de 1,5 million de tonnes de manioc (4,2 t à 5,7 t), de 200 000 tonnes de soja (300 000 t à 500 000 t), de 300 000 tonnes de produits maraîchers (650 000 t à 950 000 t), de 150 000 tonnes de viande, toutes espèces confondues (69 000 t à 219 000 t) et de 5 000 tonnes de poisson d’élevage (2 649,2 t à 7 649,2 t). Pour ce faire, le Bénin s’engage à accorder une priorité à la maîtrise de l’eau. En fait, pour un potentiel de 375 000 hectares de terres irrigables, seulement 24 231 hectares sont actuellement aménagés, soit 6 %. Le Pacte prévoit 276 millions de dollars pour aménager 20 000 hectares d’ici à 2026, détaille le document. Quelque 70 millions de dollars seront consacrés au développement de la mécanisation agricole (le taux de mécanisation des travaux de sol actuel est de 12,4 %), afin de favoriser l’utilisation de matériels et équipements modernes de production et de transformation.

Focus productivité !

Il est question de faciliter l’accès aux facteurs de production, notamment les semences certifiées et climato-intelligentes de bonne qualité dont les besoins sont couverts à moins de 20 %. La mise en place des engrais et autres intrants végétaux, animaux et halieutiques (aliments pour poisson, aliments de bétail) sera effective ainsi que la sédentarisation de l’élevage des gros ruminants. Dans le domaine aquacole, 48 millions de dollars sont prévus pour les aménagements et dix aqua-pôles de 25 hectares d’étang chacun sont à réaliser d’ici à 2026. Environ 40 millions de dollars sont prévus pour le développement des filières lait, viande, œufs de table. Pour développer des solutions numériques dans le secteur agricole, 15 millions de dollars seront nécessaires, notamment dans l’agriculture de précision, le conseil digitalisé, les systèmes d’information sur les marchés, les prix, le paiement digitalisé le long des chaînes de valeur et le « e-market ». L’objectif visé est de doubler la productivité agricole grâce à des technologies et des services de conseil de pointe, adaptés au climat, pour les cultures, l’élevage et l’aquaculture. Il faut ajouter que 42 millions de dollars seront alloués au développement des filières conventionnelles, les cultures maraîchères, la transformation et l’accès au marché. L’alliance d’acteurs du secteur financier favorisera le développement des infrastructures et de la logistique nécessaires avec des zones spéciales de transformation agro-industrielle pour créer des marchés et des chaînes de valeur agro-alimentaires compétitives.

Situation préoccupante

Le taux d’insécurité alimentaire est passé de 9,6 % en 2017 à 26 % en 2022 au Bénin, selon l’Analyse globale de la vulnérabilité, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des systèmes alimentaires (Agvsan-Sa). Près de 2 % des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire sévère. La prévalence de l’émaciation ressort à 9,2 %, dont 6,3 % de forme modérée et 2,9 % de forme sévère en 2022. Pourtant, la balance commerciale agricole s’est améliorée depuis 2017, avec le déficit qui est passé de 579,38 milliards en 2017 à 94,12 milliards F Cfa en 2021, grâce aux efforts d’accroissement de la production locale. En 2021, le taux de couverture des besoins alimentaires est ressorti à 165,48 %. Mais, ce taux global cache des disparités dans la satisfaction des besoins par filière. A titre d’exemple, le riz a enregistré une production record de 519 667 tonnes au Bénin au cours de la campagne 2021-2022 contre 411 578 tonnes lors de la précédente, selon la direction de la Statistique agricole du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Dsa/Maep). Ainsi, on est passé d’un taux de satisfaction des besoins de la population par la production locale de 28 % en 2015 à 60 % en 2021. Malgré le boom de production, le taux d’autosuffisance pour le riz est seulement de 27,0 % en 2021. Cette tendance est observée notamment pour le soja, dont le taux de couverture est passé de 341 % en 2017 à 545 % en 2021. Il en est de même pour les produits halieutiques et la viande, avec des taux d’autosuffisance qui sont respectivement de 41,4 %, et 37,2 % respectivement en 2021.
Actualités 27 févr. 2023


Sébastien Ajavon : Tout sur ses immeubles en vente et les mises à prix
Il sera procédé à la vente aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur à l’audience du Tribunal de Première instance d’Abomey Calavi statuant en matière de vente sur saisie  immobilière , le lundi 20 mars 2023 à 10 heures 00 Minute, de 15 immeubles de Sébastien Ajavon. Retrouvez ci-dessous les immeubles concernés et les mises à prix. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/02/Page-8-22.pdf" title="Page 8 (22)"] [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/02/Page-9.pdf" title="Page 9"] [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/02/Page-10-43.pdf" title="Page 10 (43)"] Actualités 24 févr. 2023


Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou - Phase 1: La Bad note des résultats « très satisfaisants »
Le projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de facilitation du transport sur le corridor Abidjan-Lagos a atteint les résultats attendus, contribuant à l’intégration dans la région ouest-africaine et à la promotion des échanges entre le Bénin et le Togo, selon la Bad. Les progrès accomplis dans l’atteinte des objectifs de développement du Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de facilitation du transport sur le corridor Abidjan–Lagos / Phase 1 sont « très satisfaisants », d’après un récent Rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats (Eer) publié par la Banque africaine de développement (Bad), partenaire financier du projet. Avec l’achèvement des travaux routiers et du poste de contrôle juxtaposé (Pcj) de Hillacondji / Sanvée-Condji, les cibles relatives aux effets et produits du projet sont atteintes dans leur majorité, indique le document en date du 10 février 2023 réalisé par Ibrahim Boubacar, chargé de projet. Toutefois, les processus de mise en œuvre peuvent être qualifiés globalement de « moyennement satisfaisants» au vu de l’âge du projet (approuvé depuis octobre 2011) et du nombre de prorogations effectuées, soit sept au total, pour pouvoir mener à terme toutes les activités surtout celles liées au volet « facilitation du transport ». Le rapport précise que 94 % des effets ont été atteints et 100 % des produits ont été obtenus. En termes d’amélioration des conditions de circulation des personnes et des biens entre Lomé et Cotonou, le temps de parcours entre Pahou et Hillacondji est passé de 115 minutes à 50,8 minutes pour une cible finale de 55 min, soit un progrès de 107 %. Le nombre de barrages routiers aux 100 km est réduit de 6 à 1 contre 3 prévu au Togo, soit une réalisation de 166,67 %, et de 7 à 1 contre 3 initialement prévu au Bénin, soit un taux de 150 %. Au total, 77,5 km de route ont été réhabilités (100 %) avec des travaux de reconstruction en 2x2 voies entre Pahou et Ouidah (18,75 km) et réhabilitation entre Ouidah et Hillacondji à la frontière du Togo (58,75 km), y compris construction d’une passerelle au marché de Ouidah. La durée de transit à la frontière Hillacondji - Sanvée-Condji pour un camion de marchandises est passée de 24 à 13,5 heures contre une cible de 18 heures, soit une réalisation de 175 %, mentionne l’auteur du rapport. Le nombre d’accidents de la route entre Pahou et Hillacondji est réduit de 237 à 114 contre une cible de 200. Les aménagements engendrent un gain en termes de coût d’exploitation des véhicules légers qui passe de 220 F Cfa par véhicule au kilomètre à 181 F Cfa/vkm contre une cible de 166 F Cfa/vkm, soit un taux de 72,22% progressant vers 82 %. Dans le cadre de ce projet dont le coût est estimé à 9,4 milliards F Cfa, 110 km de pistes rurales sont aménagés sur 102,9 km prévus (106,90 %), favorisant l’accessibilité aux zones de production et aux services sociaux de base dans la Zone d’influence du projet au Bénin. L’indice d’accessibilité rurale est passé de 30 à 95 % contre une cible de 35 %. Pour tout cela, l’impact socioéconomique global du projet sur les populations est jugé « très satisfaisant » sur la base du rapport d’évaluation par les bénéficiaires de l’impact du projet, selon la Bad. Les autorités, les utilisateurs directs et les usagers ont salué l’approche des aménagements connexes, notamment des pistes connexes et des infrastructures commerciales, sanitaires et scolaires. Ces aménagements ont contribué à l’amélioration des services sociaux de base et à la facilitation de l’acheminement des intrants, des productions et articles de commerce, et ainsi au développement d'activités de rentes, et non seulement de suffisance alimentaire. A noter que le Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou (Phase II) et de protection côtière est en cours d’exécution et devrait prendre fin en décembre 2024. Le Corridor Abidjan-Lagos est identifié comme l’épine dorsale du développement économique et social de la sous-région, une priorité du Programme de développement des infrastructures en Afrique (Pida) de l'Union africaine (Ua) et du Programme régional de facilitation des transports de la Cedeao ■ Economie 24 févr. 2023


Can U20 Egypte 2023: Deuxième journée décisive pour les Guépards dans le groupe C
Contraints au nul lors de la première journée, les Guépards juniors du Bénin effectuent leur deuxième sortie, ce vendredi 24 février, dans le groupe C au stade du club Haras-ElHedood où ils sont attendus pour défier les Aiglons de Carthage battus par la Gambie. Dans le deuxième match de cette poule, la Gambie tentera de valider son billet face à la Zambie.Au nombre des deux matches au programme, ce vendredi 24 février lors de la deuxième journée de la Coupe d’Afrique des Nations U 20 Egypte 2023, la confrontation Bénin-Tunisie va focaliser l’attention du public sportif béninois. Accrochés par la Zambie lors de leur première sortie, les Guépards juniors du Bénin sont contraints à l’exploit face aux Aiglons de Carthage qui n’ont plus droit à l’erreur après leur faux pas contre la Gambie. Et, pour réussir ce pari, le Bénin s'appuiera sur ses atouts, selon le sélectionneur national, Mathias Déguénon lors de sa conférence de presse d'avant-match au stade d'Alexandrie. Auteurs d’un match plaisant contre les Chipolopolos de la Zambie, les Béninois se disent prêts à en découdre avec les Tunisiens qui chercheront à rebondir pour ne pas réduire leurs chances de passer le cap du premier tour. « Il faut arrêter leur plan, on ne va pas s'adapter au jeu de la Tunisie mais s'appuyer sur nos forces », a poursuivi Mathias Déguénon qui compte prendre en compte les points faibles et les points forts de l'équipe tunisienne pour atteindre ses objectifs. Conscient que son équipe avait commis beaucoup d'erreurs dans la finition contre les Zambiens, le sélectionneur national compte corriger ces insuffisances pour mieux jouer contre la Tunisie. Pour sa part, Rodolfo Aloko, qui a marqué l’unique but des Guépards contre la Zambie compte faire le nécessaire avec ses coéquipiers pour offrir la première victoire au Bénin après le premier match contre la Zambie. « Nous étions très frustrés après le premier match, nous méritions de gagner », regrette-t-il. Dans le second match, les jeunes Scorpions de la Gambie vont jouer les Chipolopolos de la Zambie. En tête de ce groupe C avec 3 points, ils auront à cœur de gagner pour confirmer leur qualification au deuxième tour de la compétition. Dans ce choc, les Zambiens aussi n’ont pas droit à l’erreur pour garder leurs chances de poursuivre le tournoi intactes. Sports 24 févr. 2023


Transformation de l’économie informelle: Des pistes pour un renforcement des systèmes d’apprentissage
Le Bénin a abrité l’atelier régional de renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a clôturé les travaux qui ont réuni plus d’une vingtaine de pays à Cotonou, les 22 et 23 février.Des résolutions sont prises à Cotonou pour une amélioration des systèmes d’apprentissage dans les pays africains. Au total, plus de 200 délégués provenant de plus de 20 pays, ont participé aux réflexions sur la thématique. Au terme des travaux, il est revenu à Davis Tuo, directeur de l’insertion professionnelle de la Côte d’Ivoire, de décliner les facteurs clés de succès identifiés par les participants, de même que les priorités pour toutes les parties prenantes à savoir, les gouvernants, les patronats, et les partenaires sociaux. En ce qui concerne les facteurs d’amélioration des systèmes d’apprentissage, il relève un environnement propice notamment en termes de gouvernance, de financement et de cadre réglementaire, des systèmes de certification basés sur des référentiels. La mise en œuvre de programme d’apprentissage constitue également un facteur clé. Le développement des programmes d’études et les ressources liées à l’apprentissage dans le secteur informel sont des éléments importants facilitant la mise en œuvre. Et en ce qui concerne le quatrième facteur clé, il s’agit du soutien après les apprentissages, qui permet la transition de l’apprentissage à l’emploi durable. Au-delà de ces facteurs, des évidences ont été relevées dont l’importance d’identifier les besoins des bénéficiaires.

Priorités

Pour l’implémentation des différents facteurs, des priorités sont définies par les participants à cet atelier régional consacré au renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité. En ce qui concerne les gouvernants, ils doivent travailler entre autres, à la mise en place du cadre national de certification des apprentissages, l’appui à la structuration des organisations professionnelles d’artisans et au renforcement de leurs capacités pour pouvoir assurer la mise en œuvre des différentes formations, le financement durable de l’apprentissage, l’introduction du numérique dans le processus d’apprentissage, l’amélioration du suivi-évaluation, l’établissement d’un réseau subsaharien sur les compétences et l’apprentissage, faire de Cotonou un point focal de l’apprentissage pour assurer le dialogue, et la mise sur pied d’un comité interafricain de l’apprentissage pour accompagner le point focal. Quant aux organisations d’employeurs, elles sont appelées à introduire le sujet de l’apprentissage dans le dialogue social national, à renforcer le dialogue entre apprentis, employeurs et centres de formation, à adopter le mode dual comme modèle privilégié de l’apprentissage. Les organisations des travailleurs devront également promouvoir le dialogue social. « On pense souvent à tort que la formation professionnelle est la dernière alternative en termes d’insertion sociale. Nous avons besoin de l’apprentissage, nous avons besoin d’insérer nos jeunes », a déclaré Régis Facia, représentant du Conseil national du patronat du Bénin, qui note que cette rencontre de Cotonou donne une autre dimension aux systèmes d’apprentissage. A en croire Yves Chabi Kouaro, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les conclusions des assises de Cotonou offrent les perspectives d’un programme régional sur le renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité.
Société 24 févr. 2023


Trois questions à Colombe Quirin-Vidjingninou, réalisatrice: « Mon film Ethique est une contribution à une meilleure gestion des deniers publics »
Certaines réalités de la gestion du pouvoir d’Etat échappent au citoyen lambda. A travers son film « Ethique » qui sort en salle sous peu, Colombe Quirin-Vidjingninou amène à la découverte du quotidien et des intérêts qui s’entrechoquent au sommet des Etats. Sans mettre des gants, la réalisatrice expose les antagonismes, les intrigues, les conflits d’intérêts…

La Nation : Madame la réalisatrice, pourquoi Éthique ?

Colombe Quirin-Vidjingninou : Pour nous à Barry Productions, la question du pourquoi ne se pose pas autour de ce film que nous avons baptisé « Ethique ». C’est comme si on se demandait à l’inverse, pourquoi ne pas avoir fait un tel film. Une production de cette nature n’a pas une raison d’être particulière. Il nous a plu de faire parler une des interrogations majeures de la masse populaire à savoir les intrigues au sommet de l’Etat. Bien souvent, les médias et les réseaux sociaux nous rapportent pêle-mêle des informations sur la gestion publique sans que le citoyen lambda ne comprenne le ci de ça et le pourquoi de cela. Ce film donne donc l’opportunité de voir la chose sous mille facettes. Il projette les coulisses des partis d’opposition, les négociations pour accéder au pouvoir, les secrets de la prise du pouvoir et surtout la gestion de ce pouvoir qui se révèle bien souvent la partie la plus douloureuse et la plus difficile pour ceux qui accèdent à la charge publique, en raison des clans, des antagonismes, des intérêts de telle ou telle autre partie, des amis, de la famille, etc. Pour être plus trivial : les intrigues du pouvoir. L’avantage de cette production, c’est qu’elle ne met pas de réserve à éclairer sur tous ces aspects. Généralement, les productions sur la gestion politique prennent fait et cause pour un système ou un modèle de gestion. Pour nous, il faut tout exposer, mettre le doigt sur chaque maillon et c’est bien là l’un des avantages de ce film que j’invite le public à voir pour mieux comprendre, via une lucarne, l’appareil d’État à travers ses vertus et ses vices.

Cela se voit que vous jouez la provocatrice à travers ce film. Pourquoi ?

Provocation ? Je ne sais pas pourquoi vous parlez de provocation. Cette œuvre est une œuvre de fiction qui peint le quotidien de la gouvernance au sommet de l’Etat dans la plupart de nos pays. Je voudrais qu’on n’y voie ni provocation, ni moralisation, mais plutôt une contribution à une meilleure gestion de nos deniers et ressources. Un film laisse mille émotions. « Ethique » fait l’apologie d’un idéal que les acteurs qui l’ont produit souhaitent voir s’accomplir. Pourquoi devrions-nous nous taire nous-mêmes sur nos travers si nous avons l’occasion d’en discuter et d’en débattre à travers le divertissement. Mais nous parlons ici de divertissement utile et éducateur. Ce film qui aura une suite dans les mois à venir n’est qu’une projection au cœur de la face cachée du pouvoir et les intrigues autour. Bien souvent, nous sommes prompts à jeter la pierre à nos dirigeants sans savoir qu’ils sont parfois aussi les otages d’un système dont ils ne maitrisent pas toujours tous les contours. Ce qui me réjouit, c’est que ce film de Barry Productions donne l’opportunité à chacun de changer, d’améliorer, de revoir ou de renforcer sa vision et ses appréciations sur la gestion de la chose publique dès qu’on l’a vu.

Parlez-nous de ce que vous réservez pour la suite.

Ce serait tuer la deuxième partie du film « Ethique » dans l’œuf que de se mettre à en dévoiler ici les contours. L’équipe de production et les acteurs sont mobilisés. Ce que je peux vous promettre, c’est que la suite sera encore plus riche en suspense et en rebondissements. Cette première partie finit sur la démission du président Blaise Assouka et sur l’appel de son peuple à le voir reprendre les rênes du pouvoir d’Etat. Qu’en sera-t-il ? Va-t-il accéder à la requête ? Que feront ses amis qui veulent le garder otage pour perpétuer l’autarcie ? Que fera son épouse ? Aura-t-il le soutien de son peuple ? Ce sont là autant d’interrogations auxquelles la réalisation apportera des réponses au cours de cette seconde partie. Je voudrais donc vous assurer que le suspense est entier et inviter les cinéphiles africains à adopter « Ethique » qui est d’abord et avant tout leur production. Nous avons fait le choix de donner la chance à des visages inconnus du cinéma de faire leur premier clap… c’est aussi notre ambition: « donner sa chance à tout le monde ». C’est un film du peuple qui parle au peuple et oriente le peuple. Je voudrais, pour finir, remercier toutes les équipes qui ont travaillé à mes côtés pour donner corps à ce rêve qui n’est que le prélude d’une longue série de réalisations.
Société 24 févr. 2023


Confusion dans la chaîne de distribution des boulangeries: « Le prix du pain au Bénin reste à 125 francs… », dixit la ministre Assouman
La décision des producteurs et exploitants de boulangeries de revoir le prix de cession du pain aux distributeurs a induit une surenchère au niveau du marché local et laissé entretenir de fausses rumeurs sur l’augmentation du prix de cette denrée. Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce clarifie et déploie ses équipes pour faire respecter la règlementation en vigueur. « Il est hors de question que le prix du pain aux consommateurs soit au-delà de 125 F ». Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce est formelle et a indiqué, ce mercredi 22 février, qu’il existe une subvention dans la chaîne de production. « La farine de blé est subventionnée pour que le prix du pain puisse rester à 125F», a-t-elle insisté. Ainsi, il n’y a pas de raison, selon l’autorité ministérielle, qu’on assiste à une augmentation du prix de cette denrée alimentaire de grande consommation. La ministre Assouman explique qu’en l’absence d’un nouveau texte régissant le secteur, le pain sera vendu au consommateur final, les 160 g à 125 F conformément à l’arrêté qui date de 2008 et toujours en vigueur. Après cette clarification, la ministre fait savoir que la confusion entretenue vient du fait que les boulangers ont décidé de revoir les prix de cession à la source aux intermédiaires. Alors que l’arrêté a prévu ce prix de cession à 112F, les boulangers cédaient le pain à 80, voire 90 F aux distributeurs, qui vont ensuite le remettre aux bonnes dames à 100 F afin que le consommateur final l’obtienne à 125 F. « Donc, au lieu de céder le pain à 112 F conformément à l'arrêté, ils cèdent le pain à 90, voire 80 F, après c’est monté à 100 francs, 105 F . C’est un contrat qui est régi par un accord tacite entre les distributeurs et les boulangers. C’est un contrat dans lequel l'État n'intervient pas puisqu’il a déjà réglementé la distribution du pain à 112 F la cession et 125 F au consommateur », clarifie la ministre. Elle ajoute que depuis quelques jours, unilatéralement, les boulangers ont rompu ce contrat, sans un dialogue préalable. Ainsi, elle invite les boulangers à un dialogue avec les femmes revendeuses, pour revoir les termes de ce contrat qu'ils ont eux-mêmes mis en place. Alimatou Shadiya Assouman relève qu’au niveau de son ministère, les équipes sont déployées aux fins de faire respecter la règlementation en vigueur, les réformes dans le secteur étant presque à terme. « La réforme part de la recette, la distribution, le prix, l'outil même de production, et surtout la formation des boulangers. Nous sommes avec la Chambre de l'artisanat à travers le ministère des Pme pour pouvoir arriver à aborder toutes ces questions afin que le pain soit distribué dans de très bonnes conditions », a conclu la ministre Assouman ■ Actualités 23 févr. 2023


Lutte contre l’extrémisme violent: Care International Bénin/Togo lance Prevnire à Djougou
Le projet de Prévention de l’extrémisme violent au Nord Bénin par les initiatives de résilience économique (Prevnire) a été lancé à Djougou, ce mardi 21 février, en présence d’un parterre de personnalités et d’acteurs des Organisations de la société civile. Une initiative de Care International Bénin/Togo, d’une durée de vingt-quatre mois, dans les communes de Nikki, Pèrèrè, Bassila et Djougou.Le lancement officiel du projet de Prévention de l’extrémisme violent au Nord- Bénin par les initiatives de résilience économique (Prevnire), ce mardi 21 février dans la commune de Djougou est, selon Alain Troukou, représentant du directeur de mission de Care International Bénin/Togo, une réponse au tableau sécuritaire préoccupant dans des régions vulnérables à l’extrémisme violent du Bénin. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la vision 2030 de Care en adressant les possibles solutions en matière de stabilisation et prévention des conflits à travers la résilience des groupes. Il intègre, selon le représentant de Care, la vision du Programme d’action du gouvernement. Son objectif, précise-t-il, est de prévenir l’extrémisme violent dans les zones du Bénin les plus exposées au risque afin d’éviter que ces milieux deviennent des terreaux fertiles de canalisation et/ou d’expansion des entrepreneurs de violence. Spécifiquement, Prevnire soutient les initiatives des Organisations de la société civile visant à renforcer les capacités professionnelles et économiques des jeunes et femmes vulnérables exposés au risque de l’extrémisme violent. Prevnire est financé à hauteur de 733 333 euros pour un appui conséquent de 550 000 euros par l’Union européenne à travers le 11e Fonds européen de développement. Il sera mis en œuvre durant vingt-quatre mois à Nikki et Pèrèrè dans le Borgou et à Djougou et Bassila dans la Donga.

Impacter les communautés du Nord-Bénin

Il ressort des explications d’Alain Troukou que l’analyse situationnelle dans la région Nord du Bénin, conduite par plusieurs organisations y compris Care International Bénin/Togo, a confirmé la vulnérabilité socio-économique des jeunes et des femmes. Les incidences de pauvreté monétaire en 2019 y sont élevées avec 53,3 % dans le Borgou et 43,3 % dans la Donga contre 38,5 % au niveau national, selon l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (Ehcvm 2019). « Grâce à l’appui des Ong partenaires sur le projet, Care International Bénin/Togo entend impacter 600 jeunes vulnérables composés de 300 jeunes femmes et 300 jeunes hommes de 18 à 35 ans sans emploi ou exerçant un emploi précaire, 1 200 femmes vulnérables constituées en groupes d’épargne et de crédit dénommés Fafawa (femmes autonomes, filles ambitieuses). 60 Fafawa, 50 agents et membres des Organisations de la société civile locale (Osc), 10 Osc locales et 4 mairies seront aussi impactés », fait savoir Alain Troukou. Les bénéficiaires finaux sont 15 300 personnes des ménages des participants au projet. Leurs conditions de vie sont indirectement impactées par le renforcement des activités économiques des participants au programme. 234 000 actifs agricoles dont 128 922 hommes et 105 414 femmes des quatre communes cibles sont impactés par la promotion des opportunités économiques locales ainsi que 911 646 personnes dont 452 786 hommes et 457 860 femmes représentant les populations exposées au risque de radicalisation et d’extrémisme violent dans les quatre communes cibles. Pour Djibril Amadou, premier adjoint au maire de Djougou, le projet prend en compte les garanties d’une paix durable en vue du développement socio-économique des femmes. Mountarou Kassimou, directeur exécutif de l’un des consortiums en charge de la mise en œuvre du projet, réitère l’engagement des partenaires à atteindre les résultats. Toutes choses qu’encourage Amadine Amoussouga-Akpo, chargée de mission à la mobilisation des ressources bilatérales à la direction générale du Financement et du développement. La présentation de Marielle Dégboé, coordonnatrice de programme, a permis aux participants de cerner le contour du projet Prevnire.

Initiative sociale

Le préfet de la Donga souligne qu’au Bénin comme ailleurs, plusieurs programmes sont mis en œuvre pour réduire les risques liés aux actes de violence par et envers les jeunes et les femmes, cibles les plus vulnérables du fait de leurs conditions de vie précaires. « À travers ces initiatives, nous sommes d’accord qu’aucune raison, qu’elle soit d’ordre culturel, économique ou social, ne justifie que les jeunes hommes et femmes âgés de 18 à 35 ans et les femmes de 15 à 49 ans se voient restreindre l’accès aux multiples opportunités », a insisté le préfet Illiassou Biaou Aïnin. Prevnire vient compléter les efforts du gouvernement béninois en fournissant aux jeunes et aux femmes les moyens adéquats d’autonomisation leur permettant de s’épanouir pleinement, a-t-il ajouté. Il recommande aux acteurs d’accorder de l'importance au projet à tous les niveaux afin que les jeunes et les femmes puissent atteindre une autonomisation socio-économique véritable pour le bien-être des populations.
Société 23 févr. 2023


Modernisation du lycée technique agricole d’Akodeha: Le conseil de Comé joue sa partition
La modernisation du lycée technique agricole d’Akodeha, à Comé, enregistre un acte décisif avec la mise à disposition par le conseil communal d’un domaine devant servir de ferme d’expérimentation aux apprenants. D’une superficie de mille hectares, le domaine a été identifié entre les arrondissements de Comé et de Oumako. Situés dans la zone hydromorphe de la commune, les villages ou quartiers de ville dénommés Gativé, Sossigbé et Tové sont directement touchés par cette affectation de domaine. Et pour que les lycéens puissent en jouir sans être inquiétés, le conseil communal procède depuis quelques semaines, au recensement des propriétaires et présumés propriétaires de la zone en vue de leur dédommagement. Une opération qui se déroule sous la houlette d’un cabinet de géomètres appuyé par des commissions où siègent les chefs de villages ou de quartiers concernés. C’est dire que le processus d’affectation du domaine se déroule selon les règles en la matière et s’entend comme la volonté de Comé de jouer sa partition en vue de la modernisation du lycée technique agricole d’Akodeha. Annoncée en 2021 par le gouvernement, la modernisation dudit lycée nécessite la mise en place d'une ferme expérimentale dont le domaine vient d'être mis à disposition par le conseil communal ■ Education 22 févr. 2023


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