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Nouvelles

Raynald Ballo, spécialiste de mobilité durable: «Il faut mettre fin au désordre»
La tragédie survenue à Dassa-Zoumè a relancé le débat sur la nécessité de réformer le secteur des transports au Bénin. En tant que spécialiste de mobilité durable et concepteur de R-Mobility, Raynald Ballo identifie des faiblesses et fait des suggestions. La Nation : Comment avez-vous accueilli la nouvelle de la tragédie en tant que spécialiste de mobilité durable ? Raynald Ballo : J'ai accueilli la nouvelle avec un cœur meurtri, ce lundi matin. Cette situation catastrophique déchire les cœurs. Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux personnes touchées. Il est important de noter que le Centre national de sécurité routière a constaté depuis 2016 que, selon les bulletins annuels des accidents, les accidents de la route causent officiellement la mort de 700 personnes chaque année au Bénin, soit en moyenne deux personnes par jour. La situation peut être justifiée par plusieurs raisons, telles que l'imprudence pendant la conduite, le non-respect du code de la route et l'état des véhicules. Il faut également noter que cette problématique est assez systémique et que chaque problème en entraîne un autre. C'est un peu comme le serpent qui se mord la queue. Nous avons connu une situation similaire au Sénégal l'année dernière, impliquant encore les autocars de transport en commun sur de longues distances.

Quelle analyse faites-vous de ces drames récurrents ?

En premier lieu, il faudrait s'inquiéter de l'état des véhicules utilisés pour le transport en commun. Ceux-ci sont souvent des véhicules d’occasion importés et, même quand certains sont neufs, l’état de nos routes ne permet pas de les maintenir en bon état. Il est aussi important de vérifier l'état des véhicules via un contrôle technique adéquat. Le système actuel semble défaillant, avec le constat que j’ai fait lors d’une visite technique à Ouidah. Des contrôles plus rigoureux révéleraient sans doute que beaucoup de véhicules ne sont pas aptes à circuler car ils représentent un danger public. La condition d’archivage des documents de contrôle technique, avec ce que j'ai constaté récemment, doit également être examinée. Il ne faut pas oublier que nous sommes quand même à l’ère de la digitalisation. Ensuite, interrogeons-nous sur les vraies questions de sécurité routière. Les issues de secours servent dans de pareilles situations à s’échapper. Mais le drame montre à quel point quand les passagers sont à bord des transports en commun au Bénin, on ne leur explique pas les consignes de sécurité, comme dans un avion. Dans les autocars, les gens ne portent même pas de ceinture de sécurité. On s’en fout. Enfin, je voudrais attirer l’attention de tous sur les temps de conduite imposés aux conducteurs, ils sont souvent trop longs, ce qui peut les fatiguer et compromettre leur capacité à contrôler leur véhicule. De Cotonou à Malanville, il faut compter 742 km. Avec l’état de la route, il faut prévoir tout au moins dix heures de conduite. Même sur l’axe Cotonou- Parakou faisant environ 450 km, il faut tout au moins deux conducteurs qui doivent se relayer pour assurer tout le trajet. Puisque les gens veulent optimiser le coût de l’exploitation, c’est généralement un seul conducteur qui fait tout l’axe, même de Cotonou à Malanville. Le conducteur peut être amené à faire l’aller le matin et le retour le soir. Imaginez son état, puisqu’il n’est pas un robot. Il faut un maximum de 4 heures 30 min de conduite, y compris les temps de repos pour se faire relayer par un autre conducteur.

Que suggérez-vous aux autorités ?

Honnêtement, je sais que le chef de l'État va prendre des mesures pour faire face à ce drame. Mais, il risque de se mettre à dos le peuple car ces mesures seront sévères. Par exemple, il y a la décision prise par un préfet à Cotonou de réorganiser la circulation urbaine. Malheureusement, les gens ne comprennent pas toujours que ces mesures sont prises pour leur sécurité collective. Et lorsqu'un tel drame se produit, le peuple se lamente. Alors, je voudrais faire des propositions un peu plus cartésiennes. Premièrement, les structures actuelles chargées de la surveillance routière sont défaillantes. Il est donc nécessaire de créer une structure spécialisée pour contrôler et veiller aux interdictions grâce à un outil spécialisé de pointage et de surveillance des heures de conduites. Nous pouvons proposer cet outil au gouvernement car c'est fondamental pour réduire les risques. Deuxièmement, en ce qui concerne l'état des véhicules, il faut limiter les années d'exploitation des autocars mis en circulation. Par exemple, un véhicule vieux de plus de dix ans ne sera plus autorisé à transporter des passagers. La sécurité humaine ne peut pas être mise en danger pour des raisons commerciales. Cette restriction peut être élargie aux véhicules de transport de marchandises et même aux véhicules de particulier concernant les importations. Ainsi, nous aurons des moyens de transport de qualité sur la route. Troisièmement, il est nécessaire de durcir le contrôle technique pour les compagnies de transport et, pourquoi pas, de le rendre gratuit. Il faut également veiller à ce qu'il y ait un réseau de services de contrôle bien équipés dans chaque département ou grande ville, de sorte qu'il n'y ait plus d'excuses et que les amendes soient élevées pour les compagnies qui ne respectent pas la réglementation. Quatrièmement, Il faut également interdire l'importation de pneus d'occasion pour les poids lourds, car le taux d'usure des pneus peut rendre un véhicule incapable de freiner correctement. En réduisant l'importation de pneus d'occasion, les gens pourront utiliser des pneus relativement neufs, que le service de contrôle routier pourra vérifier lors des contrôles inopinés. Enfin, il est important de réfléchir sérieusement à la limitation de la vitesse à 90 km/h en installant des radars, comme la Côte d'Ivoire l'expérimente dans le grand Abidjan. Nous devrions en tirer inspiration pour le Grand Nokoué afin de réduire les accidents de la route.

Le covoiturage peut-il limiter les dégâts dans de telles situations ?

Les véhicules particuliers sont généralement mieux entretenus que les véhicules commerciaux en circulation. Actuellement, les particuliers se déplacent souvent avec des places vides. Même si des passagers sont ajoutés, l'impact en cas d'accident sera moindre comparé aux récents accidents. Nous pouvons également encourager le covoiturage entre les passagers et les conducteurs comme une alternative sécurisée, économique, sociale et durable. De cette façon, les compagnies de transport pourraient également utiliser la même application de covoiturage pour leurs activités commerciales, ce qui permettrait une traçabilité des voyageurs inscrits. Les citoyens peuvent également faire leur part en encourageant le covoiturage et en privilégiant des alternatives aux autocars. Dans un véhicule personnel, ils bénéficient d'une assurance, contrairement aux autocars, qui généralement n’assurent que le matériel roulant. C’est ici également l’occasion d’interpeler les compagnies d’assurance sur cette problématique de couverture de passagers en cas d’accident en covoiturage ou en transport en commun classique. Imaginons un instant que les taxis populaires « Tokpa-Tokpa » soient à l’origine d’une situation similaire en centre urbain…
Actualités 31 janv. 2023


Echanges de vœux au ministère du Numérique: Cap sur de nouveaux défis (Les priorités pour 2023 dévoilées)
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, et son personnel ont échangé les vœux du nouvel an, vendredi 27 janvier dernier à Cotonou. Occasion de faire un bilan des activités menées en 2022 et de s’engager pour de nouveaux défis. Santé, succès, paix et bonheur étaient au menu des échanges de vœux entre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et le personnel de son département. « Que Dieu vous éclaire afin que vos décisions soient en faveur de la prospérité de notre secteur, et améliorent le moral et la productivité de vos équipes », a déclaré Amon Dedehouanou, au nom des syndicats et des délégués de personnel des différentes structures sous tutelle. Oumarou Chabi Boubakar, secrétaire général du ministère (Sgm), s’appliquera, au-delà de la présentation des bons vœux de l’administration à la ministre du Numérique et de la Digitalisation, à donner un aperçu du bilan des réalisations menées au cours de l’exercice 2022. Il relève entre autres, le renforcement des cadres de l’administration publique en compétences numériques pour une certification, l’élaboration de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle adoptée en Conseil des ministres, la migration d’applications du ministère du Numérique, structures, institutions ou entités de l’Etat vers la data center nationale, l’acquisition et l’installation des équipements de production d’énergie solaire pour la mise en place de points numériques communautaires dans les chefs-lieux des 30 communes restantes. En ce qui concerne les réalisations liées au domaine des médias, le Sgm fait mention de la mise en place de l’outil de télégestion du réseau de la Tnt, l’installation et activation d’une connexion d’internet par fibre optique, la mise en place d’une liaison internet, la sécurisation du réseau de collecte, transport des éditeurs par fibre optique, l’acquisition des appareils de mesure et pièces de rechange pour le réseau Tnt. Oumarou Chabi Boubakar n’a pas occulté la mise en œuvre de l’assistance technique pour la modernisation de l’Ortb, de même que la couverture médiatique de l’actualité nationale, des grands évènements, des activités des partis politiques et de la société civile. « Grâce à votre leadership, les crédits alloués au titre de 2022 ont été bien arrimés avec les activités y afférentes… », a fait savoir à l’autorité, le secrétaire général du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Pour le compte de l’année 2023, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a invité ses collaborateurs à maintenir le cap en vue de l’amélioration des performances. Au titre des priorités, elle indique: «Il faut réussir l’adoption des usages que nous mettons à disposition des citoyens et le passage à l’échelle de tous les projets et initiatives mis en œuvre jusqu’ici ». Elle veut compter sur ses cadres pour l’exécution à 100% des activités prévues au titre de 2023, dans les plans de travail annuels et les passations des marchés ; ceci, dans le respect des délais. Aurélie Adam Soulé Zoumarou exhorte à la ponctualité, la nécessité de tenir et de mettre à jour un tableau de bord des activités aux fins d’entretenir la proactivité, assurer une bonne préparation de leur mise en œuvre, faciliter leur suivi et la prise de décisions. « Par-dessus tout, la cohésion d’équipe sera la clé de voûte. Je puis vous assurer que les questions liées à la motivation du personnel et à l’amélioration de l’environnement de travail des agents constituent des préoccupations quotidiennes auxquelles nous essayons de trouver ensemble les réponses les plus appropriées… », a conclu la ministre du Numérique et de la Digitalisation, tout en remerciant le chef de l’Etat pour les autorisations nécessaires et les directives en vue de l’assainissement du cadre du ministère ■ Actualités 30 janv. 2023



Père Eric Aguénounon sur les 25 ans de l’Iajp: « L’Institut est resté dans la droite ligne de sa mission »
L’Institut des Artisans de Justice et de Paix «Le Chant d’Oiseau» (Iajp/Co) est dans la fièvre de son jubilé d’argent. Un quart de siècle pendant lequel l’institut s’est dédié à l’enseignement de la doctrine sociale de l’Eglise catholique au service du peuple. Père Arnaud Eric Aguénounon, directeur de l’Iajp et du centre de recherche et de formation «Le Chant d’oiseau», en dresse le bilan et partage les perspectives.La Nation : L’Institut des Artisans de Justice et de Paix a 25 ans. Peut-on en savoir davantage sur son origine, sa mission et ses attributions ? Père Eric Aguénounon : L’Institut des Artisans de Justice et de Paix est une institution catholique née sous l’inspiration de Mgr Isidore de Souza qui, au sortir de la Conférence nationale, a souhaité un institut qui réfléchisse sur les questions sociopolitiques à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise. La doctrine sociale de l’Eglise est cette branche de la Théologie qui traite, en général, des questions socio-politiques et économiques. Mgr de Souza a donc voulu former les acteurs politiques et surtout mettre au service de toute femme et de tout homme de bonne volonté, des armes intellectuelles leur permettant d’avoir une conscience aiguisée et un cœur ouvert à la paix et à la justice. Cette institution a alors vu le jour le 22 décembre 1997 au grand séminaire Saint Gall au cours d’un symposium. Au départ, l’institut était lié à la Commission pontificale Justice et Paix, qui aujourd’hui est confondue au grand dicastère chargé du développement durable au Vatican. Le premier directeur à qui Mgr Isidore de Souza a demandé de créer cet institut, c’est le père Raymond Goudjo. C’est lui qui a été le pionnier et qui a bâti cet institut. C’est un prêtre qui, envoyé aux Etudes, savait déjà ce à quoi il était destiné à son retour: fonder un institut ! Arrivé donc en Allemagne, il a présenté son projet pour le Bénin et l’Afrique de l’Ouest et cela a convaincu de nombreuses personnes, de sorte qu’il a pu obtenir le soutien d’amis et bienfaiteurs qui ont financé la construction de cet édifice ainsi que la promotion de la doctrine sociale de l’Eglise catholique au Bénin. Et depuis 25 ans, nous existons.

En 25 ans d’existence, avez-vous l’assurance que l’Iajp s’est véritablement inscrit dans sa mission ?

Bien-sûr ! L’institut a atteint son but et continue de jouer fidèlement son rôle. Au long des années et à travers ses différents programmes, l’institut est resté dans la droite ligne de sa vision et de sa mission. Nous avons essentiellement trois programmes. Le programme phare, c’est la promotion de la doctrine sociale de l’Eglise dans l’enseignement catholique. Dans le cadre de ce programme, nous intervenons dans 193 écoles sur tout le territoire béninois. C’est un programme qui a impacté 47 mille jeunes parmi lesquels des élèves, des collégiens et lycéens. Nous fournissons aux enseignants des outils pédagogiques pouvant les aider à former les élèves en matière de valeurs chrétiennes et citoyennes, les conduisant à être de bons citoyens. Nous avons de bons retours chaque fois que nous passons faire l’évaluation sur le terrain. Le deuxième programme, c’est la formation des agents pastoraux et acteurs sociaux: prêtres, religieux, laïcs et tout acteur du monde social. Par promotion, ils sont 30 à 40 personnes et c’est une formation triennale à raison de quatre semaines l’année. Il y a des centaines de personnes qui sont passées dans cet institut et qui ont été formées au titre de ce programme. Il s’agit d’une formation en renforcement de capacités qui a un impact certain. Depuis qu’ils sont formés, je puis vous dire qu’ils restent attachés à l’institut et sont de véritables artisans de paix et de justice; ils sont imprégnés de la doctrine sociale de l’Eglise catholique. Avec la doctrine de la foi, on apprend qui est Jésus, qui est Marie, le Credo, la résurrection, l’incarnation… Mais ce que l’Eglise pense du monde économique et social, de la sphère politique, de la culture, de l’environnement et de la cité, c’est avec la doctrine sociale qu’on l’apprend. Il s’agit entre autres de questions touchant aux concepts tels que le bien commun, la destination finale des ressources, la subsidiarité, les droits de l’homme, la gouvernance, le développement, la justice, l’Etat de droit, le travail, la démocratie… L’Eglise se prononce aussi sur ces matières et a une doctrine sur ces questions. C’est louable que plusieurs personnes s’intéressent à ce programme de formation et quand elles viennent s’abreuver, elles continuent d’en vivre. Enfin, notre troisième programme, est certainement le plus connu, c’est l’organisation de conférences sociales, sept fois dans l’année, et d’un symposium par an. L’intérêt du public autour de ces conférences et symposium est manifeste et s’accroît au fil des éditions. Aujourd’hui nous voulons aller plus loin.

Aller plus loin ! Avec quels perspectives et défis ?

Nous avons deux défis majeurs: le défi de l’originalité et le défi de la continuité. Il est question de rester original, avec de nouvelles idées, perspectives et défis ; mais aussi de toujours garder la sève originale. Comme je le disais, nous organisons déjà des conférences sociales mais aujourd’hui nous pensons à des activités intellectuelles autour d’un thème trimestriel. Au premier mois, une conférence délivrée par un spécialiste ; au deuxième mois, un panel avec trois spécialistes sur le même thème pour un débat contradictoire; au troisième mois, des carrefours de discussions avec les participants sous l’égide d’un présidium composé du président et du rapporteur. Cela permettra de mieux développer les idées et d’aller vers un conseil scientifique. L’autre perspective qui nous tient à cœur, est relative à notre programme d’enseignement des valeurs chrétiennes et citoyennes. L’ambition, c’est d’arriver à mettre en place la formation par les pairs. Que les enfants eux-mêmes puissent se former, qu’ils soient responsables et travaillent à la formation de leurs pairs. Cela va se faire à travers des cercles de réflexions constitués par les enfants et pour les enfants. [caption id="attachment_92370" align="alignnone" width="450"] Père Arnaud Eric Aguénounon[/caption]

Parlant du jubilé, quelles sont les activités prévues dans le cadre de la célébration des 25 ans de l’Iajp ?

Nous avons eu une soirée culturelle avec deux concerts le jeudi 5 janvier dernier et la projection d’un documentaire produit dans le cadre des 25 ans de l’institut. Le vendredi 6 janvier, il y a eu la messe solennelle avec les évêques du Bénin, messe inscrite à l’agenda de leur session épiscopale de janvier et qui a justement consacré la clôture de la deuxième session ordinaire de la Conférence épiscopale du Bénin. Tout au long de l’année, nous allons poursuivre avec une série de conférences et d’activités pour lesquelles nous invitons d’ores et déjà les populations.

L’Iajp célèbre 25 ans dans un climat électoral où les acteurs sont appelés à être des artisans de paix. Que dire de la démocratie, de la justice et de la paix au Bénin ?

Comme plusieurs autres pays africains, le Bénin est en fondation de la démocratie. Quand on observe les vieilles démocraties, on constate que leurs peuples n’en sont pas si satisfaits que ça. Nous avons vu les «gilets jaunes» en France, nous avons vu l’invasion du Capitole aux Etats-Unis après l’échec de Donald Trump… Ce que ces peuples revendiquent ou ce qu’ils contestent, nous, nous ne l’avons même pas encore. C’est pour dire que nous sommes encore à une étape de fondation de la démocratie. Et la question qui me taraude l’esprit est celle-ci: comment peut-on constituer la démocratie si dans notre esprit, on ne désire pas la liberté, le respect des droits de l’homme, l’égalité, l’éthique et le patriotisme. Il faut désirer ces valeurs ! La démocratie vient d’abord d’un désir interne et intrinsèque à l’homme. Quand on n’a pas ce désir, on transgresse les normes juridiques et sociales. Quand vous prenez un pays comme la France où nous avons nos compatriotes et certains ont même la bi-nationalité ; ces compatriotes ne se comportent pas en France comme nous nous comportons ici. Le niveau de démocratie est autre ! Tout Français respire cette démocratie parce qu’ils ont connu aussi des moments de monarchie, ils ont connu la révolution française, ils ont destitué la noblesse et se sont affranchis du clergé. Et donc, ils sont pétris de cet élan de liberté, de rationalité et de revendication. Mais nous, dans notre contexte endogène, où nous avons la féodalité, la culture, les religions traditionnelles…, la démocratie a besoin d’être inculturée et c’est là le deuxième niveau : partir d’un désir et ensuite inculturer la démocratie. Puis, comprendre que c’est le peuple qui est au cœur de la démocratie et par conséquent, former le peuple, priser l’enseignement à tous les niveaux. Et à partir de là, on pourra semer des graines d’espérance. La démocratie ne s’arrête pas à l’organisation des élections. La démocratie, c’est un désir qui devient culture, une culture qui devient habitude et la culture qui devient habitude est au rang de vertu. Mais nous sommes bien loin de là.

Un mot sur le déroulement des dernières élections législatives ?

Les élections législatives se sont déroulées dans le calme. Toutefois, on sent à travers le faible taux de participation l’inquiétude et le désintérêt du peuple. En général, en Afrique, le pouvoir politique travaille du chapeau pour des résultats d’élections qui sortent du chapeau et certains portent leur chapeau ou avalent leur chapeau. De toutes les façons, les élections sont passées et nous sommes désormais dans la période post-électorale. En cette période, j’invite tous les acteurs de la société à demeurer des artisans de paix et de justice et à ne pas être des vecteurs de haine et de violence. La violence, on sait quand ça commence mais on ne sait pas quand ça s’achève. En plus, la violence ne profite à personne.
Société 29 janv. 2023


Législatives 2023/Contentieux électoral: Sept recours rejetés par la Cour constitutionnelle (Méconnaissance des textes électoraux par les partis)
Aucun des recours formulés par les candidats des partis politiques Bloc républicain et Les Démocrates n’a prospéré devant la Cour constitutionnelle. Ainsi en a délibéré le juge du contentieux électoral, dans le cadre des législatives du 8 janvier, au terme de la plénière de ce jeudi 26 janvier, au siège de l’institution à Cotonou.Les requêtes formulées par les candidats des partis politiques Bloc républicain et Les Démocrates ont été toutes rejetées par la Cour constitutionnelle. A l’issue de l’audience plénière, au cours de laquelle les parties ont exposé leurs arguments devant le juge du contentieux électoral, aucune modification n’est apportée aux résultats définitifs des législatives du 8 janvier. L’Union progressiste le Renouveau conserve ses 53 sièges, le Bloc républicain 28 et Les Démocrates repartent également de la Cour, avec 28 sièges. Au total, sept dossiers ont été examinés au cours de cette plénière. De la délibération, il ressort que les requérants ont méconnu les dispositions des articles 92 et 93 du code électoral. En substance, les documents électoraux sont constitués au niveau des postes de vote, et comportent des réclamations et observations éventuelles des représentants des candidats, des listes de candidats ou des partis politiques, ainsi que des réclamations rédigées par les électeurs, s’il y en a. Une copie du procès-verbal et une copie de la feuille de dépouillement sont immédiatement remises aux représentants des candidats ou partis politiques présents. C’est sur la base des observations préalablement mentionnées le jour du scrutin sur lesdits documents que les recours sont formulés devant la Cour constitutionnelle. Mais les requérants n’ont pas tenu rigueur à ces dispositions, et ont procédé à des constats d’huissier des jours après le scrutin. Certains ont exposé des vidéos et photos de supposées fraudes devant le juge du contentieux électoral. Ils n’obtiendront pas gain de cause. Ces preuves ne sont pas recevables. Ainsi, tous les recours formulés, ne se fondant pas sur les dispositions du code électoral et de la loi organique de la Cour en cette matière ont été rejetés. Il s’agit des requêtes formulées par Moussa Rafiou, candidat du parti Ld, pour l’invalidation du siège de l’élu Br, Comlan Benoît Degla, dans la 10e circonscription électorale. Une demande similaire formulée dans la 9e circonscription par Rufin Zomahoun du parti Ld, contre l’élection de Nicaise Kotchami Fagnon de l’Up-r a échoué. Dans la 23e circonscription, le recours en annulation du siège accordé à Armand Gansè du Bloc républicain par Raoul Glessougbé du parti Ld n’a pas prospéré. Les élus Viwagnon Jean M. Zannou et Nestor Noutai de l’Union progressiste le renouveau ont été également mis en cause sans succès dans la 6e circonscription. Deux recours sont enregistrés dans la 11e circonscription et rejetés par la Cour. D’une part, une réformation des résultats définitifs proclamés le jeudi 12 janvier dernier, et l’invalidation du siège de Gisèle Sewadé, élue Up-r, et d’autre part, Emmanuel Golou, candidat Br, a sollicité l’invalidation de l’élection des élus Up-r, Richard Allossohoun et Gisèle Sewadé. Au niveau de la 19e circonscription, la requête de dame Gbèssouvègni Aimée Gnonlonfon, candidate du parti Ld contre l’élection de Cécile Ahouménou, élue Up-R, a échoué.

--------------- Ils ont dit… -------------

Me Ibrahim Salami, conseil des élus de l’Union progressiste le Renouveau

« Nous avons démontré que les allégations ne sont pas des preuves… »

« Des recours sont faits contre les élections de nos candidats. Dans toutes les requêtes qui ont été adressées à la Cour constitutionnelle, des allégations ont été faites et nous avons démontré que ces allégations ne sont pas des preuves légalement admises en droit positif béninois. Les preuves légalement admises dans le droit positif béninois et dans le contentieux constitutionnel béninois ne sont pas des vidéos ou des affirmations, ou même des constats d’huissiers. Ce sont des irrégularités qui sont reconnues comme telles et mentionnées comme telles dans les documents électoraux le jour de l’élection. Toutes les requêtes qui ont été présentées aujourd’hui, n’ont pas respecté cet élément fondamental de procédure et de preuves. Et c’est sur ce terrain que toutes les requêtes ont été rejetées » n ---------------------------------------- Armand Gansè, élu Br de la 23e circonscription :«La Cour vient de rétablir la vérité… »

« La Cour vient de rétablir la vérité. J’avais comme l’impression que mon adversaire a voulu saboter ma victoire. Il a présenté un recours sans aucune preuve. Les sages de la Cour sont là pour trancher selon les preuves à eux soumises. Ce soir, l’émotion qui m’étreint est grande. Je voudrais rendre un hommage mérité à la Haute juridiction qui a tranché en toute impartialité. J’ai noté également que la Cour constitutionnelle est un champ de débat technique sur la base de supports juridiques. Je voudrais aussi féliciter les populations de la 23e circonscription qui ont voulu porter leur choix sur ma modeste personne. Je ne vais pas les décevoir. Nous allons rester dans la dynamique du gouvernement, en tant que député de la mouvance, afin que les zones qui manquent d’eau, de routes et autres besoins soient comblées ». ----------------------------------------

Gisèle Sèwadé, élu Up-R de la 11e circonscription électorale

« Le droit électoral a été dit » « Le recours dont nous avons fait objet a été rejeté par la Cour constitutionnelle. Le droit électoral a été dit. Je voudrais saluer toute la chaîne institutionnelle impliquée dans l’organisation des élections, jusqu’au règlement du contentieux électoral, pour la qualité du travail abattu pour des élections libres, crédibles et transparentes. Nous remercions nos mandants, les militants de l’Union progressiste le Renouveau et surtout les populations d’Aplahoué, de Djakotomey et Klouékanmè pour cette adhésion claire à notre vision. Il faut maintenant qu’ensemble, au-delà de nos divergences, nous nous mettions au travail pour la construction de notre nation ». ----------------------------------------

Cécile Ahouménou, élue Up-R de la 19e circonscription électorale « Au bout des chemins tumultueux, il y a toujours la lumière… »

«La Cour constitutionnelle a rendu son verdict. Je n’ai qu’une phrase. Au bout des chemins tumultueux, il y a toujours la lumière ». Propos recueillis : Arnaud DOUMANHOUN
Actualités 27 janv. 2023


Echange de vœux à l’Assemblée nationale: Le bilan de la 8e législature au peigne fin
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et ses collègues députés de la 8e législature ont échangé les vœux de nouvel an, ce jeudi 26 janvier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Occasion pour eux de saluer le bilan de leur mandature qui arrive à terme le 11 février prochain.« Au cours des quatre années que nous avons passé ensemble, nous avons pu jouer notre partition dans le processus de développement de notre cher et beau pays, le Bénin. Ainsi, sur le plan législatif, plusieurs lois à fort impact social, politique et économique ont été adoptées. On note une centaine de textes de lois votés dont la plupart touchent les secteurs vitaux de notre nation ou permettent au gouvernement de disposer de ressources nécessaires à la mise en œuvre de son programme d’action. A ces lois, s’ajoutent d’autres relatives aux finances et aux accords de crédits, de conventions et protocoles signés entre l’Etat béninois et ses partenaires internationaux». C’est en ces termes que le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, a planté, au nom de tous les députés, le décor de son message de présentation de vœux de nouvel an au numéro 1 du Parlement, Louis Vlavonou ainsi qu’à toute sa famille. Selon lui, sans aucun doute, la 8e législature s’est démarquée par son total soutien aux réformes entreprises par le gouvernement du président Patrice Talon. Les instruments juridiques nécessaires aux réformes et la mise à disposition des ressources financières y afférentes ont été aussi accordés. Robert Gbian n’oublie pas les actes posés dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale et de la diplomatie parlementaire. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale se dit fier du bilan de la 8e législature. Il se réjouit de ce que la qualité du travail a été reconnue par le chef de l’Etat, lui-même, qui l’a souligné à maintes reprises notamment le 12 janvier dernier à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an aux institutions de la République.

Place à la 9e législature

« J'ai eu de la peine à contenir mon émotion en écoutant les propos très touchants que le chef de l'État a rendus à notre législature à l'occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an des présidents des institutions de la République du Bénin. Pour ma part, j'estime humblement que ce mérite revient plutôt à nous tous, car ce fut, en réalité, une œuvre collégiale et collective ; je n'en fus, de ce point de vue, que le chef d’orchestre », a dit le président Louis Vlavonou. Il a félicité tous les députés de la 8e législature de façon générale pour leur assiduité, leurs riches contributions lors des travaux en commission ou au cours des débats en plénière. « C'est en effet à tout cela, et aussi à bien d'autres facteurs encore, comme l'esprit de responsabilité et de tolérance par exemple, qui ont caractérisé les uns et les autres, que nous devons l'immense travail législatif que nous avons pu accomplir ensemble et opérer les diverses réformes qui améliorent progressivement et notablement la gouvernance de l'institution parlementaire», a ajouté Louis Vlavonou. Il a par ailleurs eu une pensée particulière pour ceux qui, pour une raison ou une autre, ne seront pas dans la barque de la 9e législature. Le président de l’Assemblée nationale a enfin rappelé à l’intention de ceux qui ont bénéficié du renouvellement de la confiance des électeurs qu’ils ont une lourde responsabilité devant l'histoire après leur installation le dimanche 12 février prochain.
Actualités 27 janv. 2023


Amélioration du taux de pénétration Internet: Aurélie Adam Soulé Zomarou exhorte les fournisseurs d’accès
Face aux ambitions du gouvernement pour l’amélioration du taux de pénétration internet au Bénin, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, s’est entretenue, ce jeudi 26 janvier à Cotonou, avec les fournisseurs d’accès internet (Fai) agréés. Au cours de cette rencontre, il a été question non seulement d’écouter les acteurs de l’écosystème mais aussi de réfléchir afin de relever le défi d’un Bénin où l’accès à internet pour tous est une réalité.Analyser et réfléchir sur la situation des fournisseurs d’accès internet (Fai) afin de leur permettre d’offrir aux populations un service à la hauteur des ambitions du gouvernement. C’est l’objectif de la rencontre d’échanges entre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et les Fai agréés, ce jeudi 26 janvier à Cotonou. C’est l’occasion pour la ministre de tutelle de rappeler les investissements importants consentis par le gouvernement du président Patrice Talon en matière de déploiement des infrastructures et des usages numériques depuis 2016. «Aujourd'hui, l'État béninois a offert les conditions nécessaires à l'essor de la connectivité à internet et nous ambitionnons que l'accès à internet ne soit plus un problème dans notre pays », a-t-elle déclaré. Selon elle, les fournisseurs d’accès internet constituent dans l’écosystème du numérique des acteurs importants sans qui le gouvernement ne peut atteindre son objectif dans le cadre de l’amélioration du taux de pénétration internet. « Vous êtes les instruments de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière du numérique », a-t-elle poursuivi. Vu que les attentes peinent à être comblées malgré la présence d’acteurs de poids sur le marché et en dépit des efforts déployés par le gouvernement dans le secteur, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a invité tous les Fai à relever le défi pour un Bénin numérique où l’accès à internet est une réalité pour toutes les couches de la population. [caption id="attachment_92330" align="alignnone" width="470"] Le parterre des fournisseurs d’accès internet lors de la séance[/caption]

Pour un secteur plus rayonnant

Au regard des sujets abordés par les Fai, elle les a rassurés qu’un plan d’actions sera mis en place en synergie avec l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste afin de contribuer à l’avancement du secteur. «Je prends l'engagement que vos préoccupations seront abordées pour trouver des solutions et parvenir dans les prochains mois à une situation plus conforme aux attentes du secteur », a-t-elle conclu. Heureux du bon déroulement de cette séance qui a permis de passer en revue les forces et les faiblesses du secteur des Fai, Flavien Bachabi, président de l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep Bénin) a salué cette initiative de la ministre du Numérique et de la Digitalisation avant d’exhorter les Fai à plus d’efficacité. «Cette rencontre est la preuve que votre secteur constitue une priorité pour le gouvernement qui est préoccupé par son rayonnement», a-t-il indiqué. Déplorant le manque d’initiatives de certains Fai, il a réitéré la volonté de l’Arcep de contribuer à la dynamisation de ce secteur. Abordant les questions relatives aux difficultés avec les entités étatiques notamment la Société béninoise des Infrastructures numériques (Sbin), à la mutualisation des infrastructures, aux disparités des tarifs et autres, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence des Systèmes d’information et du Numérique, pense que le gouvernement dispose du meilleur dispositif pour répondre aux besoins des Fai. « Nous avons le dispositif pour aller beaucoup plus vers des marges d'exploitation qui vous permettront d'opérer facilement », a-t-il rassuré. Pour lui, la question du taux de pénétration de l’internet dans les différentes régions du pays est un enjeu majeur pour le gouvernement disposé à travailler avec tous les acteurs. Au terme de la séance, Robert Aouad, directeur général d’Isocel Telecom, se dit satisfait de cette séance qui leur a permis de partager leurs difficultés avec les autorités. « C’est une opportunité pour nous permettre de poser nos problèmes afin d’aider le gouvernement à atteindre ses objectifs », a-t-il déclaré avant de réitérer sa disponibilité à accompagner le gouvernement dans son ambition. Abondant dans le même sens, Carl Aniambossou de Sud Télécom Solutions se dit prêt à impacter davantage le secteur. « Nous sommes disponibles à travailler avec l’Etat pour trouver des solutions idoines en vue de l’amélioration du taux de pénétration internet», a-t-il promis n
Actualités 27 janv. 2023


Législatives 2023/ Recours après les résultats: La société civile appelle à la retenue et à la sagesse
Une mission conjointe du Centre africain des relations internationales et stratégiques et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance a invité les acteurs politiques à œuvrer pour la cohésion sociale. C’était à la faveur de la remise officielle de son rapport à la Cour constitutionnelle, ce lundi 23 janvier à Cotonou. Maintien d’un climat de paix post-scrutin. C’est une préoccupation des observateurs de la Société civile. Ils l’ont fait savoir au terme de leurs échanges avec le président de la Cour constitutionnelle, juge du contentieux électoral. La mission conjointe du Centre africain des relations internationales et stratégiques et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance, a appelé les parties prenantes au processus ayant conduit à l’élection des députés de la 9e législature à préserver la cohésion sociale. « La Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs des législatives du 8 janvier, mais certaines formations politiques ayant participé au scrutin ont estimé qu’il y a lieu de faire quelques recours que la juridiction s’attèle à vider », a déclaré Paul Caves, chef de la mission. Il va insister sur la compétence et la capacité de la Haute juridiction composée des sachants à trancher. « Ce sont des pratiquants mieux outillés et ils sauront comment évacuer tous les recours. Nous appelons toute la classe politique béninoise à la retenue et à la sagesse. Les élections qui se sont déroulées, nous paraissent être crédibles puisqu’elles étaient inclusives », a exhorté le chef de la mission conjointe du Centre africain des relations internationales et stratégiques et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance. La délégation a aussi appelé à un dialogue permanent aux fins de conjurer à jamais les germes de la division, sources de tension dans les Etats. A en croire Paul Caves, les Etats africains ont pour la plupart une jeune démocratie mais agissante qu’il faut œuvrer à préserver. Ainsi, ces acteurs venus de la Mauritanie, du Togo, de la Côte d’Ivoire et du Mali ont exprimé leur souhait de voir maintenu le climat de paix qui a prévalu dans le cadre des législatives du 8 janvier 2023. Au siège de la Cour constitutionnelle, ce lundi 23 janvier à Cotonou, ils ont transmis au président Amouda Razaki, le rapport définitif de leur mission, et se sont renseignés sur la suite du processus notamment en ce qui concerne les recours déposés sur la table des sages. « Après le scrutin, nous devons transmettre de façon symbolique et officielle notre rapport définitif englobant tout le processus en terre béninoise. Le président nous a écoutés et édifiés. En ce qui concerne les acteurs politiques ayant pris part à ces élections, nous pensons qu’il faut dialoguer en toutes circonstances. C’est en dialoguant qu’on trouve des solutions aux problèmes », a conclu Paul Caves. Actualités 25 janv. 2023


Entretien avec l’ancien ministre sénégalais Youssou N’Dour: « Le leadership du président Talon a complètement changé la donne au Bénin »
De passage à Cotonou où il s’est montré très admiratif des changements et avancées que le Bénin connaît, l’ancien ministre sénégalais et artiste de renommée internationale Youssou N’Dour s’est prononcé sur les projets culturels et touristiques du pays et la partition qui sera la sienne.La Nation : Vous parliez dès votre arrivée à Cotonou de changements importants. Qu’est ce qui a changé dans cette ville ? Youssou N’Dour : Ce sont d’abord les infrastructures et en même temps beaucoup d’autres choses. Cela fait dix ans que je ne suis pas venu, mais j’ai observé que la ville est en train d’être transformée, ainsi que le pays et je crois que c’est l’arrivée du président Patrice Talon avec son leadership qui a complètement changé la donne. En tant qu'ancien ministre du secteur, comment se porte, selon-vous, le secteur des arts et de la culture en général en Afrique? Le secteur des arts et de la culture se porte bien dans chaque pays. Ce qui est dommage c’est qu’il n’y a pas une harmonisation des politiques culturelles parce que si au Bénin, il y a une politique qui n’est pas en phase avec le voisin togolais, sur les droits d’auteurs on a des problèmes. Je pense qu’on gagnerait à harmoniser les politiques culturelles, à harmoniser les lois pour protéger les créateurs, à faire des politiques qui soient synergiques par rapport à la culture parce que cela nous manque. Vous allez au Libéria par exemple, les lois de ce pays ne sont pas conformes à celles du Bénin, de la Mauritanie ou du Sénégal, c’est le même constat. Donc il y a lieu aujourd’hui, autour de nos organisations comme la Cedeao, l’Union africaine, d’harmoniser les politiques culturelles. Si on y parvient, ce sera plus facile pour nous. Le Bénin fait du tourisme un pilier fort de son développement. Qu’en pense l’ancien ministre du Tourisme du Sénégal ? C’est une très bonne idée. Déjà, la destination, elle est lancée mais pour cela, il faut des éléments. Les gens ne viennent pas juste comme ça pour occuper vos chambres d’hôtels. On vient pour un évènement et après on loue une chambre. Je pense que c’est très bien vu, il y a des évènements qui se préparent, des évènements qui attirent, des histoires qu’on remet sur la scène et c’est cela qui va davantage attirer les touristes avant qu’ils ne viennent fréquenter les hôtels. C’est dans ce cadre-là d’ailleurs que j’ai rencontré le chef de l’Etat béninois et nous avons échangé. Je l’ai encouragé pour tout ce qu’il entreprend dans le secteur et je suis prêt à accompagner le pays sur ses projets relatifs à la culture pour attirer assez de gens vers la destination Bénin. Qu’est-ce que vous suggérez au regard de la vision du chef de l’Etat béninois pour ces secteurs ? C’est tellement énorme le secteur de la culture que même avec tout ce qui se fait, il manque des choses qu’il faut ajouter. Je ne veux pas ici dire publiquement ce que nous allons faire ou ce que nous prévoyons de faire. Il y a des voix beaucoup plus autorisées mais nous pensons que nous pouvons compléter ce package du programme culturel qui est conduit sous le leadership du président Patrice Talon. Nous avons eu des discussions et nous allons apporter un peu, au même titre que d’autres qui apporteront aussi du leur parce que la culture est énorme. L’histoire du Bénin est énorme de même que les industries créatives. Comment concevez-vous le financement de la culture par les pouvoirs publics ? D’abord il faut regarder les politiques qui ont été là seulement pour perfuser le secteur de la culture. On ne peut plus parler de ces politiques. Nous devons parler plutôt du développement. Ce sont des plaidoyers par nos dirigeants et par nous-mêmes qui vont faire que nous allons injecter beaucoup d’argent. Je vois une volonté s’afficher de plus en plus. Récemment j’ai entendu Exim Bank et la Banque africaine de développement dire croire en la culture et qu’elles vont mettre plus de moyens et je pense que ces moyens-là doivent trouver des projets et c’est pour cela qu’on fait des plaidoyers. Pour que les acteurs culturels puissent préparer des projets, pour que ces financements-là soient abordés, parce que la culture est non seulement créateur de richesse, mais règle aussi le grand problème que nous avons ici en Afrique, le problème de l’emploi. Comment parvenir à installer des industries culturelles sur le continent ? Déjà il ne faut pas dire qu’il n’y a rien. Aujourd’hui vous allez au Nigeria, il y a 2500 films qui se font chaque année. Les gens commencent à produire beaucoup dans la musique. Aujourd’hui la musique urbaine africaine est détenue par les Africains. Il y a des enregistrements, des concerts un peu partout, de la consommation même au-delà du continent. Je crois sincèrement qu’il nous faut aussi une volonté politique aujourd’hui. Il faut que nos responsables et dirigeants mettent l’accent sur la culture. Cela va créer beaucoup d’emplois et régler beaucoup de problèmes. Que pensez-vous de l'impact du digital sur l'industrie musicale ? Effectivement la vente physique n’existe presque plus. Il faut transformer tout cela au niveau digital. Il y a des maisons de disques qui ne sont pas à la portée de tout le monde, il faut éduquer notre public et les mélomanes à comprendre que le Cd n’existe plus, mais cela ne veut pas dire que le digital est gratuit. Par mon téléphone, je peux recevoir la musique de mon artiste préféré ou la musique que j’aime, mais cela doit devenir payant. Il faut que la volonté politique des Etats puisse passer sur les instruments digitaux un pourcentage qui reviendrait à la musique parce que c’est à partir de cet instrument que les gens reçoivent la musique. Donc on peut le taxer par un pourcentage qui revient aux ayants droit et éduquer nos populations à acheter au niveau digital ce qu’elle achetaient physiquement. C’est un peu lent aujourd’hui, ce n’est pas encore le niveau que nous avions avec le physique. Il faut que nous ayons en Afrique des boites qui fassent des streamings, qui parlent aux populations. Il faut que le public achète et pour que le public achète, il faut qu’il compare ce qu’il reçoit aujourd’hui à ce qu’il achetait physiquement. Vous avez rencontré des artistes béninois au cours de votre bref séjour. Des projets sont-ils en vue avec eux ? Chacun déjà magnifie le fait qu’on se retrouve ici. Nous discutons. Chacun a son projet. Dans le cadre de la musique par exemple il y a des chansons à faire. C’étaient des rencontres sympathiques et très conviviales. Comme je vais venir très souvent maintenant, je pense qu’il y aura des choses qui vont se faire. Je n’aime pas trop les annonces mais il y a beaucoup de choses qui se préparent. On peut donc espérer des collaborations avec des artistes béninois ?

Laissez-moi vous dire que c’est en vue.

Votre carrière est un peu en berne aujourd’hui, pourrait-on dire !

Je continue de travailler. Depuis que j’ai quitté mes fonctions de ministre de la Culture, disons depuis que j’ai quitté le département pour être au poste de ministre-conseiller, j’ai un peu plus de temps, donc j’ai la possibilité de faire mes tournées, je travaille sur des albums parce que j’ai du temps. [caption id="attachment_92276" align="alignnone" width="296"] La star sénégalaise se dit confiante de l'évolution...[/caption]

On a l’impression que vous êtes plus dans la politique et le social aujourd’hui !

C’est peut-être sur le continent que je n’ai pas beaucoup tourné sinon les deux dernières années, j’ai fait pas mal de concerts à l’international ; là je viens de boucler une tournée de sept mois en Amérique et en Europe et d’ici un mois nous commençons une nouvelle tournée en Australie. C’est vrai qu’en Afrique il y a longtemps que je n’ai pas joué. Bientôt sur scène par ici ? En tout cas, je viendrai jouer bientôt à Cotonou. Où est passé le Youssou N’Dour qui avait rempli le stade de Dakar pour exiger la libération de Mandela ? Nous sommes toujours là. Nous exigeons toujours des choses. Par rapport à la musique, nous faisons des plaidoyers et nous continuerons à faire beaucoup de choses dans le cadre du social. Il y a aussi que des évènements qui se passent ne sont pas toujours des évènements qui demandent une mobilisation comme celle qu’on avait eue pour la libération de Mandela. Mais nous sommes là, vigilants, veillant à ce que les choses se passent bien en Afrique. On apprend que vous serez désormais régulier à Cotonou. Qu’est-ce qui vous y amènera ? C’est tout le projet culturel du Bénin qui va m’amener souvent ici. Nous sommes sur une très bonne voie pour faire de très grandes et bonnes choses. Qui est Youssou N’Dour ? A l'état civil Youssou Madjiguène N'Dour, Youssou N’Dour, artiste, auteur-compositeur-interprète, musicien et homme politique sénégalais est né le 1er octobre 1959 à Dakar. Aîné de sa famille, il est de confession musulmane, membre de la confrérie mouride du Sénégal. Il commence adolescent à chanter dans les fêtes de famille. Sa carrière démarre à l'âge de 19 ans avec le groupe Étoile de Dakar. Le producteur sénégalais Ibrahima Sylla enregistre le premier album avec le groupe au Studio Golden Baobab. Youssou N'Dour acquiert une notoriété au Sénégal et décide en 1979 de fonder son propre orchestre le Super Etoile de Dakar. Surnommé « Roi du mbalax » au Sénégal, chanteur africain de renommée internationale, il est devient patron de presse en 2003 et du groupe Futurs Médias. Ministre de la Culture et du Tourisme du Sénégal à partir du 4 avril 2012 puis ministre du Tourisme et des Loisirs du 29 octobre 2012 au 2 septembre 2013, il sera rattaché au président Macky Sall comme ministre-conseiller. L'une des chansons les plus célèbres de Youssou N'Dour est 7 Seconds en duo avec la chanteuse Neneh Cherry. En 1998, il compose l'hymne pour la phase finale de la Coupe du monde de football de 1998, La Cour des grands, qu'il chante avec Axelle Red. Il est le compositeur de la musique du film d'animation Kirikou et la Sorcière. Youssou N'Dour a reçu de nombreux prix pour sa musique, y compris celui du meilleur artiste africain en 1996 et celui du meilleur artiste africain du siècle en 1999. Le 13 février 2005, il a été récompensé par les Grammy Awards pour son album « Egypt » dans la catégorie meilleur album de musiques du monde et a eu deux disques d’or?
Culture 24 janv. 2023


Choix du lubrifiant adapté à votre moteur: Le « service prescription » pour mieux assister les clients
A travers le « service prescription », les utilisateurs des lubrifiants ENOC bénéficient gratuitement d’une prestation qui leur permet de connaitre le lubrifiant adapté et recommandé par le constructeur de leur moteur. Les contours de cette nouvelle offre ont été expliqués, ce vendredi 20 janvier 2023, sur un de ses points de vente situé au cœur de la ville de Cotonou.« Service prescription ». C’est la nouvelle offre de la Société Jéhovah Nissi Petroleum SA, société béninoise privée spécialisée depuis 2007 dans la commercialisation des produits pétroliers et dérivés, à ses clients et à tous les utilisateurs de véhicules à moteur. En effet, la performance et la durabilité du moteur de tout véhicule dépendent fondamentalement du lubrifiant utilisé. C’est ce qu’on peut retenir de la démonstration faite à la station JNP de Tripostal aéroport, ce vendredi 20 janvier 2023. Selon la directrice commerciale et marketing adjointe chargée de ce travail d’explication, « il est très important, voire vital pour nos clients, de savoir choisir le lubrifiant adapté à leur moteur ». Mais n’étant pas tous des techniciens formés à cet effet, JNP a créé un service dont elle est l’unique pourvoyeur qui est le « service prescription ». A partir de la carte grise de la voiture, le «service prescription » renseigne le client sur les recommandations du constructeur de son automobile pour le choix du lubrifiant, de l’huile à boîte, du liquide de refroidissement, de la graisse, etc. Ce service gratuit peut être utilisé en envoyant par WhatsApp au (+229) 66 38 78 35, la photo claire de votre carte grise. Mais pour bénéficier de ces prestations, il faut s’abonner à l’utilisation des lubrifiants de la marque Emirates National Oil Company (ENOC). Ces lubrifiants sont fabriqués aux Emirats arabes unis et comptent à leur actif plusieurs certifications des constructeurs automobiles du monde entier. Ces lubrifiants ont le mérite de limiter les frottements et de faciliter l’évacuation des impuretés. Ils contribuent aussi à rallonger la durée de vie de vos moteurs, en les préservant de l’usure et de la corrosion. Les lubrifiants ENOC assurent aussi l’étanchéité et réduisent la température du moteur pour un meilleur rendement. Dans la même veine, ils optimisent le coût d’entretien des véhicules grâce à l’espacement des vidanges, soit de 1 000 à 2 000 km pour les engins à deux roues par exemple. Aussi, ils assurent à eux seuls 35% la fonction de refroidissement du moteur. Forts de leurs ambitions, JNP et les lubrifiants ENOC s’engagent au quotidien et pour l’avenir, dans le développement de gamme de lubrifiants respectueux des normes environnementales et économiques en énergie, permettant la réduction d’émis-sions de CO2. Particuliers, motocyclistes, chauffeurs routiers, trans-porteurs et conducteurs de barques motorisées, adopter les lubrifiants ENOC pour vos engins, c’est assurer la durabilité et la pérennité de votre moteur. Rendez-vous donc dans tous les points de vente JNP n Contactez-nous au (+229) 66 38 78 35 Et suivez-nous sur nos pages sociales TIK TOK / Instagram/ Facebook / YouTube Société 23 janv. 2023


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