La Nation Bénin...
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Le directeur Ayouba Garba[/caption]Des enseignants du cours secondaire ont été sanctionnés dans le département du Borgou. Au nombre de 24, c’est parce qu’ils sont devenus des éthyliques ou sortent avec leurs élèves filles.
Un enseignant se doit d’être un modèle pour ses élèves. Quelle éducation est-il censé leur inculquer, s’il adopte des comportements peu recommandables en société ? Dans le département du Borgou, 24 enseignants intervenant dans le cours secondaire semblent avoir perdu de vue cette question. Certains parmi eux sont des éthyliques et d’autres ont choisi de s’illustrer dans le harcèlement de leurs élèves filles.
Ils ont été identifiés par la Direction départementale des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle du Borgou. « L’alcoolisme et le métier ou la profession d’enseignant ne font pas bon ménage. Quelle image voulez-vous qu’un apprenant ait de son enseignant qui, sous l’effet de l’alcool, tombe devant lui ? » a fait observer le directeur départemental Garba Ayouba. « Nous avons également reçu des informations selon lesquelles d’autres enseignants fréquentent des milieux moins indiqués, sortent avec leurs élèves filles dans des postures inconcevables », a-t-il poursuivi.
Pour ce faire, le directeur départemental a fait sanctionner objectivement les 24 enseignants. Il a présenté et soutenu son dossier devant les partenaires sociaux qui ont reconnu la justesse de sa démarche. Ces enseignants ont systématiquement été privés des travaux des examens du Bepc et du Bac. Ceux qui, parmi ces enseignants sont auteurs de harcèlement de leurs élèves filles ou de grossesses, devront s’attendre à des procédures judiciaire et administrative à leur encontre.
Société 30 juin 2017

Les travaux de correction des copies du Brevet d'études du premier cycle (Bepc) session des 12, 13 et 14 juin 2017 ont pris fin mardi dernier à Porto-Novo dans le département de l'Ouémé. L'heure est au report des notes par le Secrétariat sous la houlette de la Direction des examens et concours du ministère chargé de l'enseignement secondaire.
Selon certains correcteurs approchés, les résultats pourraient être nettement meilleurs cette année, en tout ca, en ce qui concerne les copies corrigées dans le département, par rapport à ceux de 2016 qui ont été très catastrophiques et ont laissé un goût amer, tant aux candidats, aux enseignants qu'aux parents d'élèves.
A en croire ces sources, il y a eu beaucoup de très bonnes notes dans les différentes matières composées. Plusieurs candidats auraient obtenu la note 20 sur 20 en mathématiques, en physique-chimie, et en Sciences de la vie et de la terre. Des notes de 20 sur 20 ont failli être même données en français.
Mais après plusieurs échanges entre correcteurs et corps de contrôle, renseignent les mêmes sources, il a été décidé d'attribuer la note 19 sur 20 aux candidats dont les copies auraient émerveillé plus d'un. La note 20 sur 20 paraissait trop exagérée, vu qu'il s'agit de la composition française. C'est surtout l'épreuve d'histoire-géographie qui n'a pas trop marché. Les candidats auraient connu quelques difficultés à ce niveau.
Il faut préciser qu'il ne s'agit que des tendances glanées sur le terrain et donc à prendre avec des pincettes. Pour l'instant, les travaux de secrétariat se poursuivent toujours. Si tout marche bien, la première délibération pourrait être donnée avant la date du 14 juillet initialement annoncée par la Dec.
Education 29 juin 2017

Une équipe conduite par le Fonds mondial pour l’assainissement (Gsf) a effectué une descente, en fin de semaine dernière, à Parakou et Pèrèrè, dans le département du Borgou. Cette visite de terrain vise à évaluer le travail abattu par l’équipe du Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (Paphyr). L’occasion lui a aussi permis d’apprécier les premiers résultats obtenus.
L’approche Assainissement total piloté par la communauté (Atpc) consiste à amener les localités à un état de Fin de défécation à l'air libre (Fdal). Ceci, en encourageant les communautés à construire et à utiliser plus efficacement les installations d’assainissement à savoir les latrines hygiéniques, à travers des Agences de mise en œuvre déléguée (Amod). La délégation du Gsf a pu se rendre compte, que ce soit dans le village de Sinasso à Parakou et à Pèrèrè où, elle était à Gah-Gbabi et Kpéssanra, deux localités Fdal, puis à Bonrou, une localité qui ne l’est pas encore, que les populations se sont appropriées de cette approche.
En effet, au cours de ses rencontres avec les autorités locales et les communautés dans chacune des localités, la délégation a visité tous les ouvrages d’hygiène et d’assainissement construits. Ce qui lui a permis de constater que les populations, en matière d’hygiène et d’assainissement, ont en réalité changé de comportements. Profitant des échanges qu’ils ont eus avec elles, les membres de la délégation leur ont fait des recommandations par rapport à l’accessibilité des ouvrages aux personnes âgées ou vivantes avec un handicap. Des questions relatives à la vidange des fosses, à l’implication des femmes dans la construction des ouvrages et au maintien des acquis n’ont pas été occultées. A cette occasion, les communautés ont réaffirmé leur engagement à maintenir l’état Fdal et à monter l’échelle de l’assainissement grâce à leurs propres moyens. Ajouté au charbon auquel elles ont recours dans leur dispositif de lavage des mains afin d’éviter les odeurs nauséabondes, d’autres localités se sont déjà mises à leur école.
Au Bénin, en effet, l’accès aux services d’hygiène et d’assainissement de base des populations en général et en particulier celles rurales, est très limité. En 2012, le taux de défécation à l’air libre en milieu rural était supérieur à 80%, dans les départements de l’Atacora, du Borgou, des Collines et de la Donga. Comme conséquence de cette situation, il y a eu une dégradation des conditions sanitaires de la population avec un taux élevé de morbidité et de mortalité dû aux maladies infectieuses et parasitaires. Il était donc urgent, afin de permettre aux communautés rurales d’avoir un accès durable et équitable aux services d’assainissement avec de bonnes pratiques d’hygiène, d’améliorer leur santé et la qualité de leur cadre de vie. C’est dans ce cadre que le Paphyr a été initié par le Gouvernement béninois. Financé par le Gsf, il utilise l’approche Atpc et ce, conformément à la Stratégie nationale pour la promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (Snphab).

La problématique des enfants sans acte de naissance se pose avec acuité dans les départements du Borgou et de l’Alibori.
Malheureusement, les partenaires techniques et financiers qui se montrent sensibles face à la question, ne sont souvent pas encouragés. Ainsi, le reliquat des fonds que l’Unicef a mis à disposition pour les audiences foraines et dont toutes n’ont pas été organisées, a dû lui être reversé.
La période butoir pour dépenser les ressources mises à leur disposition par l’Unicef, afin de leur permettre d’organiser les opérations d’audiences foraines, étant arrivée à son terme, les Centres de promotion sociale (CPS) du Borgou et de l’Alibori, ont dû reverser le reliquat. C’est pour pouvoir avoir la possibilité d’introduire une autre demande de relance des opérations dans le cadre de la prochaine revue semestrielle de l’institution. Elle est prévue pour fin juin et début juillet.
C’est ce qu’a annoncé, mercredi 21 juin dernier à Parakou, le directeur départemental du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales par intérim du Borgou et de l’Alibori, Suanon Bakourégui. En 2016, explique-t-il, il y avait pour l’ensemble des 14 communes des deux départements, plus de 6 000 enfants sans acte de naissance. « L’Unicef, notre partenaire technique et financier, devait aider 4 000 de ces enfants, tout sexe confondu, à obtenir leur acte de naissance. La première phase de l’opération a été effectuée. Ainsi, il y au moins 2 000 qui se sont faits délivrer leur acte d’état civil grâce à l’organisation des audiences foraines par les tribunaux de première instance de Kandi et de Parakou dans les communes de Sègbana, Malanville, Kalalé et Nikki », a fait observer le directeur Suanon Bakourégui. « Maintenant, il reste une deuxième phase. Mais il se fait que, compte tenu de certaines difficultés, ces tribunaux n’ont pu organiser d’autres audiences foraines », a-t-il déploré. Selon lui, ce n’est pas que ces audiences sont bloquées. « Elles vont se poursuivre », a rassuré le directeur.
S’agissant du montant du reliquat, Suanon Bakourégui confie que le fonds alloué était de 8 millions F CFA, à raison de 2 millions par commune. « A ce jour, les dépenses effectuées avoisinent à peu près 3,2 millions et il ne resterait à peine 4 millions pour les activités qui devraient suivre », a-t-il précisé. Pour des problèmes d’indiscrétions, il n’a pas voulu épiloguer sur les difficultés qu’il a évoquées. « C’est sur la base d’un certain nombre d’échanges avec les mairies, les CPS et les tribunaux, qu’on pourra accorder nos violons. Le dialogue est en cours et on va poursuivre les activités. La cessation des opérations ne fera pas du bien à nos enfants », a rassuré le directeur. Après avoir remercié les présidents des tribunaux de Kandi et de Parakou pour leur sens aigu de responsabilité et leur souci permanent sur l’avenir de ces enfants qui sont sans acte de naissance, il a plaidé pour la poursuite des audiences foraines dès le début du deuxième semestre.
En effet, l’acte de naissance est un document très important dans la vie d’une personne. C’est un document qui permet d’identifier un enfant par son nom légal, établit sa citoyenneté et également sa filiation, c’est-à-dire son appartenance à sa famille. Une importance que les populations du Borgou et de l’Alibori n’arrivent pas encore à bien appréhender. La preuve, depuis quelques années, nombreux de leurs enfants n’arrivent pas à produire l’acte de naissance dans la constitution des dossiers du CEP. De 3 546 et 2 646 qu’ils étaient en 2014 et 2015 dans les communes du Borgou, l’effectif de ces enfants candidats au CEP est passé de 2 851 en 2016, à 3 166, cette année.
Société 24 juin 2017

Au nombre des réformes entreprises par la gouvernement, le réaménagement du cadre de vie est un chantier phare. Ce concept, nouveau sous nos cieux, n’est pas sans rendre perplexes des Béninois dont certains peinent encore à en cerner les contours. Eclairages du ministre José Tonato en charge de l’opérationalisation des projets censés transformer le cadre urbain.
La dénomination de Cadre de vie est nouvelle au Bénin. Qu’est-ce que cela revêt ?
C’est une innovation du président Patrice Talon dont nous sommes très fiers. Ce n’est pas nouveau qu’au Bénin, c’est nouveau en Afrique. J’ai reçu beaucoup d’appréciations positives de quelques ambassadeurs au Bénin qui m’ont dit ‘’pourquoi on n’y a pas pensé avant ?’’. Le cadre de vie, c’est vraiment ce qui traduit le plus la visibilité des toutes les actions d’aménagement, de construction, d’infrastructures. C’est la finalité. Ici c’est pensé comme le secteur qui met en synergie l’aménagement du territoire, le développement urbain, l’habitat, le logement et l’environnement sous toutes ses dimensions, y compris les changements climatiques, les eaux et forêts. C’est vraiment la perception dynamique de la synergie qui doit exister entre ces secteurs-là, parce que généralement et à tort, on intervient de facon parallèle dans ces secteurs alors qu’on devrait intervenir de façon croisée, c’est pour avoir une approche intégrée que le ministère du Cadre de vie a été créé.
Le cadre de vie, nous le percevons comme la visibilité de l’action gouvernementale et le ressenti que les populations en ont. Vous conviendrez donc que ce n’est pas une mince affaire, car j’ai parlé de ressenti donc le jugement ne dépend pas que de nous. Si le cadre de vie des populations est assaini et agréable, si les populations en sont contentes et satisfaites, là nous saurons que nous avons réussi notre mission. C’est la raison d’être du cadre de vie, évidemment qui croise la dimension du développement durable, les notions de gouvernance, d’économie, et de gestion du social, de l’environnement, toute la thématique environnementale associée à l’aménagement du territoire, au développement urbain, à l’habitat…
Le message que j’ai perçu à travers ce choix du président Talon c’est que la gouvernance doit avoir une finalité : améliorer les conditions de vie. Notre action doit consister à améliorer notre cadre de vie, ce n’est pas gouverner pour gouverner, être ministre pour être ministre, c’est pour démontrer la nécessité d’aller vers une utilité de la gouvernance, de l’action publique. Le cadre de vie traduit bien cette utilité-là puisque les populations en ressentent l’impact, et on peut chez eux mesurer le degré de satisfaction de notre action.
Il en ressort un aspect écologique…
Ah oui, forcément ! Quand vous avez en charge l’environnement qui couvre la biodiversité, les changements climatiques, les eaux et forêts, vous êtes ministre de l’écologie. Parce que l’écologie, c’est l’action qu’on apporte pour mieux gérer l’environnement vu dans sa dimension holistique, globale, intégrant tous les aspects de préservation de la nature.
Que dites vous des récriinations suite à l’opération de libération de l’espace public ?
D’abord, je dois dire que le gouvernement est conscient de ce que les populations dans leur chair au quotidien sont confrontées à des moments difficiles. Mais c’est à tort que la gouvernance passée leur a laissé croire qu’elles pouvaient occuper le domaine public, qu’occuper le domaine public est un droit, est normal, que le domaine public appartient à celui qui s’en accapare le premier. Mais non ! Le domaine public à d’autres fonctions. Celle de mobilité, de service, de l’hygiène, de salubrité et de sécurité.
Nous avions un espace public où le piéton, le plus faible était brimé, n’avait pas de place alors que les trottoirs sont faits pour eux, et non pour l’exposition de marchandises. Nous avons donc estimé qu’il faut réhabiliter la conception initiale de l’espace urbain, à savoir qu’il est d’abord dévolu aux infrastructures de service public et non aux activités commerciales.
Quelle en sera la phase suivante ?
L’espace public est dédié aux infrastructures d’assainissement, de voirie, à l’éclairage public, au mobilier urbain, bref c’est un espace de circulation, c’est idéalement un poumon d’aération dans la ville. Donc, ceux qui se demandent ce qu’adviendra de l’espace libéré doivent savoir que l’espace public doit par essence être un espace totalement libéré de toute occupation. Dans tous les pays du monde, c’est comme cela. Maintenant que nous avons libéré l’espace public, il faut sauvegarder les aménagements existant, et aménager là où il n’y avait pas d’infrastructures. Voyez-vous, sur nos terres-pleins, des arbres plantés depuis des années n’ont jamais prospéré. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à côté, on vend du riz, et quand on lave les plats, on verse l’eau usagée composée de savon et d’huile.
Mais sur tout autre plan, ceux qui occupaient l’espace public subissaient une double peine. Ils payaient à la ville qui percevait indument des taxes, j’insiste là-dessus, et ils payaient encore aux personnes dont ils occupaient la devanture. Pendant ce temps, d’autres ont loué des boutiques régulièrement, mais se voient ravir la vedette par ceux qui se sont installés dans le domaine public, car on ne voit pas leurs boutiques. Face à un tel désordre, il fallait réhabiliter l’espace public, mais ensuite travailler pour l’attractivité de nos villes.
Et quand je parle d’attractivité, je ne parle pas d’esthétique seulement, je parle aussi d’économie, car pour qu’un investisseur décide de venir chez nous il faut que la ville lui plaise. C’est pourquoi le gouvernement a prévu une série d’aménagement qui va intervenir dans les mois à venir. Vous avez déjà sans doute entendu parler de l’opération asphaltage, la réhabilitation par le bitumage et l’assainissement de l’essentiel de la voirie urbaine, de la voirie primaire, de la voirie secondaire. Donc l’opération de libération de l’espace public, ce n’est pas une brimade, et ceux qui ont suivi la présentation du Programme d’action du gouvernement se sont rendu compte qu’il y a de l’aménagement qui vient derrière. Pour la première fois, depuis quarante ans, on va par exemple géréer de façon globale l’assainissement de la ville de Cotonou, le Bénin va désormais s’occuper de façon moderne de la gestion des déchets. La finalité est de moderniser et de donner la priorité aux emplois durables, car avec tous les travaux d’aménagement en vue c’est des emplois sur les cinq années à venir.
Il est reproché au gouvernement malgré ses belles intentions de ne pas avoir prévu de mesures d’accompagnement. Qu’en dites-vous ?
C’est le volet sur lequel je parle moins, car nous avons un projet tellement bien pensé. Et les mois à venir édifieront à ce propos. Mais parlant de mesures d’accompagnement, savez-vous que dans Cotonou sur la vingtaine de marchés secondaires que nous avons, moins de 40% des places sont occupées ? Et ce, pour la simple raison que devant les marchés, les mêmes autorités qui louent les places autorisent d’autres à s’installer pour vendre les mêmes produits que ceux de l’intérieur ! Résultat, tout le monde veut s’installer dehors sur l’espace public. Il a manqué un minimum de rigueur dans la gestion.
Quant aux solutions envisagées, il y a l’installation des gens déplacés dans ces marchés. Le maire de Cotonou a parlé de 1000 places, mais il y en a plus. Comme autres mesures d’accompagnement, nous allons travailler sur la réahabilitation des marchés. Et dans le même temps, nous avons identifié des espaces qui seront réaménagés et où, ceux qui ont été amenés à libérer l’espace public, seront installés.
Concrètement, en quoi va consister la réhabilitation ?
La réhabilitation va consister au réaménagement des installations des marchés. Les hangars vont être reconstruits, les espaces sanitaires seront modernisés. Imaginez-vous que les gens viennent rester dans les marchés 12 heures par jour, ils n’ont pas un espace sanitaire convenable ou se mettre à l’aise, les infrastrutures sont dans un état lamentable, pourtant les bonnes femmes ont régulièrement payé leurs droits et taxes. Vous remarquerez qu’il y a une cohérence dans les projets : modernisation du marché Dantokpa, aménagement des berges, contournement de Cotonou, libération de l’espace public, opération d’asphaltage, modernisation de la gestion des déchets, etc. Voilà le dispositif dans lequel on est, ce n’est pas des projets coup par coup, mais des projets bien conçus pour que d’ici cinq ans, nos villes aient une autre image et que nous gagnions en attractivité.
Autre écueil relevé, la coopération entre le pouvoir central et les mairies. Qu’en est-il concrètement ?
Je ne suis pas un spécialiste de la décentralisation, mais je connais les textes de la décentralisation. En l’occurrence, les collectivités détiennent un pouvoir délégué du pouvoir central. Nous sommes dans une opération qui implique une quinzaine de villes. Combien sont-ils de maires à se plaindre ? Le gouvernement n’empiète sur les plates bandes d’aucune mairie. Lorsque le gouvernement signe un accord de financement avec les bailleurs de fonds qui profite aux collectivités locales, je n’entends pas dire qu’il empiète sur les plates bandes de personne, ce faisant. Mais lorsqu’on décide d’aider les mairies sur un terrain où ils sont visiblement en difficulté, on parle de plates bandes. On a nettoyé les plages, est-ce des prérogatives du pouvoir central ? Moi je vois plutôt un accompagnement des communes dans la réussite de leurs missions. Pour éviter tout malentendu, le chef de l’Etat a même pris langue avec les maires pour leur faire part de ce qu’il est sensible à leurs difficultés y compris politiques et leur a demandé de dire aux populations que c’est lui et non eux les maires qui sont responsables des opérations. Moi-même j’ai discuté avec les maires et les préfets pour expliquer les buts de l’opération. Je ne vois donc pas de raison qui justifie la polémique que vous évoquez. Ailleurs comme en Côte d’Ivoire, il y a eu la même opération sans la moindre mesure de sensibilisation qui a duré six mois chez nous. Nous avons même marqué les lieux pour prévenir les concernés et leur indiquer ce que nous n’acceptons pas, afin qu’il n’y ait pas de malentendu. Quelle autre mesure prendre? L’Etat central n’a-t-il pas suffisamment à faire que d’aller encore se mêler des affaires des collectivités locales ? On ne peut pas réussir cette opération sans les collectvités locales et pérenniser les réalisations si les autorités locales ne sont pas impliquées, nous avons l’obligation de les impliquer. Toutefois, s’il y en a qui ont des préoccupations particulières, qu’ils les mettent sur la table pour que nous en discutions.
Le ministère du Cadre de vie est le ministère par définition du partenariat avec les collectivités locales. Toutes ces interventions, en plus de changer nos cadres de vie, sont pourvoyeuses d’emplois. Si je prends, ne serait-ce que l’opération d’assinissement des plages, elle a mobilisé plus de 4 000 jeunes. C’est autant d’aspects positifs que nous ne devons pas perdre de vue, et donc prioriser la synergie d’action.
On vous reproche également de vouloir transformer Cotonou en Paris du jour au lendemain…
Je sais que tous les Cotonois rêvent de voir Cotonou transformé en Paris. Nous avons libéré, déblayé, puis rendre propre avant d’aménager selon le planning retenu. Et quand je parle d’aménagement, c’est l’assainissement des caniveaux, l’asphaltage, l’éclairage solaire, l’installation de banquettes et poubelles, le reboisement, etc. A terme, avec toutes ces mesures, nous envisageons de disputer le titre de ville la plus propre d’Afrique à Kigali. Mais en plus, il y aura des orodateurs, nous allons mettre en place des systèmes de gestion des parkings, gratuits et payants…. Nous allons revenir sur les fondamentaux de gouvernance en matière d’urbanisme dans le seul but d’améliorer notre cadre de vie. Vous savez, quand le baron Haussmann a décidé de tailler dans Paris pour la transformer, ce fut le tollé général, si on avait pu le pendre, ses détracteurs n’auraient pas hésité. Mais les résultats sont là, aujourd’hui tout le monde ne jure que par Haussmann.
Seriez-vous le Haussmann du Bénin ou diriez-vous comme Churchill qu’il y aura larmes et sang ?
Il n’y aura ni larmes ni sang. Et je me fie à la capacité d’adaptation et de résilience des Béninois.
PS : interview réalisée en mars dernier pour La Nation Magazine. Mais toujours prégnante!
Actualités 24 juin 2017

Le bureau transitoire de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) est allé dire, ce mercredi 21 juin, ses gratitudes au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji et lui annoncer la fin de son mandat.
« Nous sommes venus d’abord remercier le président de l’Assemblée nationale pour tout ce qu’il fait dans la gestion du conflit qui avait secoué l’Eglise protestante méthodiste du Bénin durant les deux dernières décennies ». C’est par ces propos que Nicodème Alagbada a dévoilé l’objet de l’audience que sa délégation a eue, ce mercredi 21 juin, avec le président Adrien Houngbédji à Porto-Novo. Le bureau de transition de l’Epmb a saisi l’occasion pour informer le président du Parlement des perspectives visant à consolider les bases de l’unité retrouvée. La délégation a d’ailleurs informé à cet effet Me Adrien Houngbédji de l’organisation du synode général qui doit marquer la fin du mandat dudit bureau lors de la convention de proclamation de l’organe de réconciliation et de réunification de l’Epmb. Cette rencontre aura lieu du 26 juin au 2 juillet prochain. « Nous allons organiser ce synode général au cours duquel le nouveau président et le secrétaire général seront élus et en profiter pour installer la nouvelle équipe dirigeante », informe Nicodème Alagbada. Il trouve normal pour les membres de son bureau de venir annoncer la fin de leur mission au président de l’Assemblée nationale qui a été témoin le 3 juillet 2016 des charges qui leur ont été confiées.
Selon le président de l’Epmb, Me Adrien Houngbédji a été très heureux de constater effectivement que cette mission qui a été confiée au bureau transitoire depuis le 3 juillet 2016 s’achève dans la joie. Le président de l’Assemblée nationale a assuré de son soutien pour la réussite de ce synode général, a confié Nicodème Alagbada?

L’initiative « 21 Days of Y’ello Care » de Mtn-Bénin a connu son épilogue ce mercredi 21 juin, à l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant » à Avrankou. Ce centre a reçu la visite de presque tout le personnel du réseau de téléphonie mobile qui est allé donner un coup de main aux travaux de construction de salles de classe, de clôture et de réalisation de mobiliers financés par la fondation Mtn-Bénin.
L’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant » d’Avrankou va changer de visage d’ici quelques jours. Ce centre qui sert à la fois de dortoir et d’école pour ses pensionnaires bénéficie de plusieurs dizaines de tables-bancs et de la construction de trois salles de classe et de clôture actuellement en chantier. Ces réalisations sont l’œuvre de Mtn-Bénin. Elles s’inscrivent dans le cadre de l’initiative « 21 Days of Y’ello Care », c’est-à-dire 21 jours d’actions sociales au profit des populations démunies qu’organise Mtn depuis 2008, durant le mois de juin de chaque année. A travers celle-ci, le personnel du réseau de téléphonie mobile et ses partenaires laissent parler leurs cœur et générosité en volant au secours des plus démunis. L’édition de cette année a démarré le 1er juin et a connu son épilogue ce mercredi 21 juin à l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant ». Plus de 90% du personnel de Mtn-Bénin avec à sa tête le directeur général, Stephen Blewett et certains des partenaires de l’entreprise dont Huawei ont fait le déplacement d’Avrankou. Ils sont allés donner un coup de main aux ouvriers engagés pour les différents travaux commandés par la société pour soulager un tant soit peu la peine des 130 enfants qui crèchent dans cet orphelinat. Habillés en tee-shirts griffés à l’effigie de Mtn-Bénin, femmes et hommes au service du réseau se sont convertis, le temps d’une journée, en maçons et menuisiers.
Coup de main
Les ouvriers de circonstance se sont scindés en deux groupes. Un premier groupe s’est engagé aux côtés des maçons en leur fournissant des briques, du sable, des graviers et autres. Ce travail à la chaîne n’a pas laissé indifférent le directeur général Stephen Blewett qui s’est confondu aux agents en ramassant aussi des briques. Le second groupe s’est engagé pour les travaux de menuiserie. Il a poncé et verni les tables-bancs acquis par la société au profit de l’orphelinat. Les fenêtres, les portes des salles de classe et le portail de l’école commandés par Mtn-Bénin ont été aussi ramassés par les agents et disposés en lieu sûr en attendant leur installation. Cerise sur le gâteau, le personnel de Mtn-Bénin est retourné dans le champ de l’orphelinat sis à plus d’un kilomètre de l’école, pour voir l’évolution du manioc qu’il avait planté et du haricot semé, il y a quelques jours, toujours pour accompagner le centre. Ici encore, les agents ont usé de leurs efforts physiques en défrichant les mauvaises herbes pour faciliter l’accroissement des plants et des semis.
Lucien Tanda, employé à Mtn-Bénin, se dit fier d’avoir participé à cette œuvre sociale en faveur de l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant ». Il loue l’initiative du fondé du centre qui a pris son argent pour aller chercher des enfants d’autrui, les élever, les former et les instruire.
Le fondé de l’orphelinat, Georges Bonou, infirmier d’Etat à la retraite, a remercié Mtn-
Bénin et son personnel pour leur œuvre caritative au profit des 130 enfants démunis de son centre créé en 2009 et qui dispose aujourd’hui des classes de CI jusqu’en 5e des cours secondaires. Il a prié Dieu de rembourser les donateurs au centuple.
90 millions F Cfa mobilisés
Le directeur général de Mtn-Bénin se dit très content d’avoir fait cette œuvre utile avec tout son personnel au profit de cet orphelinat. Pour Stephen Blewett, nul n’a le droit d’être heureux tout seul. Les pensionnaires de l’orphelinat ont aussi le droit de bénéficier d’un cadre adéquat pour étudier. Le directeur général se réjouit de constater qu’à la fin des travaux de construction en cours et financés par son réseau, les enfants n'étudieront plus dans leurs dortoirs en guise de salles de classe. Leurs dortoirs seront séparés de leurs salles de classe. Ce qui ne manquera pas d’impacter positivement leur rendement scolaire, souligne le directeur général de Mtn-Bénin. Stephen Blewett se dit très satisfait du bilan de l’édition 2017 de l’initiative « 21 Days of Y’ello Care » avec une touche particulière dans les secteurs de l’éducation et de l’informatique. Satisfaction partagée par Viviane Sissuh, directeur des Ressources humaines et présidente de la Fondation Mtn-Bénin. Elle salue cette initiative du personnel de l’entreprise qui a donné de son temps, de son énergie et de son argent aux démunis. Avant Avrankou, Mtn-Bénin a fait les mêmes actions sociales en faveur d'autres orphelinats à Hévié dans la commune d’Abomey-Calavi et à Ouidah. Lesquelles ont coûté plus de 90 millions F Cfa pendant les vingt-et-un jours de solidarité. 55 millions F Cfa ont été mobilisés par Mtn-Bénin et le reste par le personnel et les partenaires du réseau, a détaillé Viviane Sissuh. Ces actions sociales, précise-t-elle, viennent en renfort à celles que réalisent au quotidien la Fondation Mtn et ses amis sur le terrain.
Société 22 juin 2017

Le projet de construction de logements sociaux a été un véritable gouffre financier sous le régime passé. C’est du moins ce qui ressort des explications fournies, ce jeudi 15 juin, aux députés par le ministre chargé du Cadre de vie, Didier Tonato dans sa réponse à la question orale avec débat relative à l’évaluation des logements sociaux.
A l'en croire, sur les 10 000 logements sociaux prévus, 1543 ont été seulement construits pour un montant de 14, 668 135 milliards F Cfa. Adjarra, Avrankou, Abomey-Calavi, Lokossa, Sémè-Podji, Parakou sont les communes bénéficiaires de ces joyaux. A la date d’aujourd’hui, seulement 893 logements économiques sur les 1543 sont entièrement achevés et 650 encore en chantier. 450 logements sont aujourd’hui occupés dont 203 directement vendus et 216 en location-vente avec paiement mensuel en cours. Selon le ministre chargé du Cadre de vie, ce projet a été « un échec ». Didier Tonato n’est pas allé du dos de la cuillère pour mettre aux bancs des accusés le Gouvernement qui a choisi des sites inappropriés pour le projet. Aussi, ajoute-t-il, la non viabilisation des sites et des conditions d’accès très difficiles et le mauvais état des travaux à plusieurs endroits.
Aux dires du ministre, c’est tirant leçon de l’échec de ce projet que le Gouvernement du Nouveau départ a décidé de réaliser un vaste programme de 20 000 logements économiques sur un besoin estimé à 300 000 pour satisfaire les populations les moins nanties. Ce projet hautement social ne tardera pas à démarrer pour soulager un tant soit peu la peine des populations défavorisées en matière d’abri, a-t-il rassuré.
Th. C. N.
Actualités 16 juin 2017

Les impressions recueillies auprès des candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc), en fin de matinée du mercredi 14 juin sont en général bonnes. Si elles devraient se confirmer, les résultats s’annoncent prometteurs pourrait-t-on dire.
Certes il y a eu des soucis avec l’épreuve de géographie, souligne Irmine Akindes, souriante à la sortie de son centre de composition, le Ceg Houéyiho de Cotonou. Mais cela ne suffit pas pour s’inquiéter embraye Anrif Gbadamassi, du même centre de composition. Tout n’a pas été rose non plus en histoire, martèle de son côté Ricci Kpèdè du collège l’Océan. Pour elle, la seule fausse note de cet examen se résume à l’épreuve d’histoire-géographie. « On s’attendait à tout sauf à une épreuve pareille », s’inquiète-t-elle. Mais dans l’ensemble, tout s’est bien passé et il y a des raisons d’espérer, pense aussi l’enseignant Sylvanus Djossou. Mais ce qui fait davantage la joie des candidats rencontrés, c’est l’épreuve de mathématique, jugée « largement abordable » alors qu’elle suscitait « peur » avant la composition.
Education 14 juin 2017

Les statistiques affolent s’agissant des grossesses en milieu scolaire au Bénin. Le département de l’Atacora n’en est pas en marge et l’initiative « Semaine de la fille de l’Atacora » portée par le préfet Déré Lydie Chabi Nah fait écho. A travers cet entretien, elle évoque ses motivations et son espoir de voir les tendances s’inverser d’ici 2020.
Mme le préfet, vous vous investissez depuis quelques jours dans une campagne de sensibilisation des élèves sur les grossesses en milieu scolaire dénommée « Semaine de la fille de l’Atacora ». Quelles en sont les motivations ?
C’est l’ampleur que continue de prendre le phénomène qui m’a motivée. En prenant connaissance des statistiques de la direction départementale de l’Enseignement secondaire et celle de la Famille et des Affaires sociales sur le fléau, j’ai eu froid au cœur. De 2013 à 2016, le département s’est retrouvé avec 1485 cas de grossesses dont 505 dans la période 2013-2014, 488 l’année scolaire qui a suivi et 492 pour la période 2015-2016. En allant un peu plus loin il convient de relever qu’au cours de l’année scolaire 2015-2016, la commune de Kouandé a enregistré 77 cas, Tanguiéta 74 cas, Boukoumbé 62 cas, Natitingou 62 cas. Dans la même période, nous déplorons 55 cas à Péhunco, 51 à Cobly, 51 également à Matéri, 46 cas à Kérou et 14 à Toucountouna. Avec ces chiffres, nous ne pouvons que prendre notre bâton de pèlerin. La femme est déjà assez marginalisée dans le département pour qu’on reste passif face à un fléau qui hypothèque l’avenir du peu de filles qui ont eu la chance d’être envoyées à l’école. Le phénomène non seulement réduit de façon drastique le nombre de filles dans les collèges et lycées avant la classe de terminale, mais surtout donne d’argument à certains parents à ne plus envoyer leurs filles à l’école, parce que, pour eux, la finalité c’est leur ramener une grossesse. Je suis une femme et une féministe convaincue. Je n’ai donc plus besoin d’une autre motivation pour défendre l’avenir de la femme.
Y-a-t-il matière à voir une autorité politico-administrative de votre rang s’engager dans une telle campagne avec le lot d’organisations de la société civile déjà impliquées à divers niveaux ?
Les Organisations de la Société civile, notamment les ONG ont fait et continuent de faire ce qu’elles peuvent. Je veux à travers ce canal saluer une fois encore leur engagement et surtout les exhorter à véritablement poursuivre le combat. Le jour où j’ai eu ces statistiques, je me suis demandé ce que ç’aurait été si les Ong n'avaient pas agi. C’est dire donc que c’est une bataille dans laquelle personne ne sera de trop. D’ailleurs, je ne mène pas cette action de façon isolée, je suis accompagnée par Plan International Bénin qui fait partie des organisations phares œuvrant dans le domaine. J’ai voulu apporter ma touche au noble travail que font les Ong pour que dans une synergie d’actions nous puissions atteindre l’idéal de zéro grossesse dans ces collèges et lycées d’ici 2020. Je pense aussi que le fait d’être femme peut créer le déclic. Elles pourraient tabler sur ma réussite pour se décider à aller loin en évitant de tomber dans ce piège infernal.
En tant que préfet, quelle est la teneur des messages que vous portez à l’endroit de ces jeunes filles des lycées et collèges de votre département ?
D’abord, j’essaie de toucher leur sensibilité en leur exposant les chiffres sur les cas de grossesses dans le département, dans leur commune et surtout dans leurs établissements. Ensuite, je leur montre l’intérêt qu’elles ont à observer l’abstinence sexuelle. Ça leur permet de garder leur dignité, de faire la fierté des parents, de bien travailler à l’école et d’être sûres d’avoir un avenir radieux. Je leur fais comprendre combien c’est illusoire tout ce qui leur est proposé par les hommes pour abuser d’elles. Je mets un point d’honneur sur l’obligation qu’elles ont de travailler pour que les femmes ne soient plus laissées pour compte. Plus loin, je leur fais remarquer que rien n’est impossible à celle qui veut réussir.
Au-delà des filles, je mets en garde les auteurs de ces actes, dont font partie les enseignants et les élèves garçons, en leur expliquant les dispositions prises par le législateur pour sanctionner ceux qui se rendraient coupables.
Dans les localités où la pauvreté tend à encourager le phénomène, n’avez-vous pas l’impression de prêcher dans le désert ?
La pauvreté oui, mais la dignité absolument. Sans vous mentir, dans la plupart des établissements sillonnés surtout dans la zone Pendjari, c’est l’argument qu’invoquent souvent les filles. « Nos parents n’arrivent pas à subvenir à nos besoins », avancent-elles. Et à moi de leur demander : « C’est quand vous revenez avec des grossesses qu’ils arrivent à satisfaire ces besoins ? ». Absolument pas ! En réalité, les besoins dont parlent les filles, c’est de chercher à s’habiller, à manger, bref se comporter comme celles dont les parents sont à l’abri du besoin. Se contenter du peu que les parents font l’effort de nous apporter, pour être soi-même demain c’est la vraie réussite. Moi qui vous parle, je ne suis pas issue d’une famille riche.
Loin de moi donc la prétention d’impacter à 100%, mais je suis convaincue que mon message passe à 98%. Les différentes préoccupations que les filles soulèvent souvent après mes messages, me réconfortent et m’apportent l’assurance que je ne prêche pas dans le désert.
J’ai la ferme conviction d’atteindre zéro cas de grossesses d’ici 2020, et dans cet engagement personne ne sera de trop, même les médias qui nous accompagnent dans toutes nos initiatives?
Journaux