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Nouvelles

Passation de service à la Police nationale: Idrissou Moukaïla remplace Didier Atchou

Ayant passé 6 mois à la tête de la direction générale de la police nationale, Didier Atchou, a passé, jeudi 2 juin, le témoin à son successeur Idrissou Moukaïla. La cérémonie de passation de service présidée par Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a eu lieu devant l’Ecole nationale de la police à Cotonou.

Les policiers du Bénin doivent désormais reconnaître leur chef en la personne du contrôleur général de police Idrissou Moukaïla. La passation de service qui a consacré son entrée officielle en fonction s’est déroulée au cours d’une cérémonie écourtée par une pluie inattendue.

Conscient qu’il n’y a de richesse que d’homme, le contrôleur général de police Idrissou Moukaïla, nouveau directeur général de la Police nationale, a révélé que sa priorité, c’est le réarmement moral de la troupe face au malaise au sein de la corporation. «Si je n’arrive pas à recréer l’ambiance, on peut mettre tous les moyens, la sécurité ne peut pas être au rendez-vous », a-t-il soutenu.
Avant le nouveau directeur général de la Police nationale, Barnabé Amagbégnon, secrétaire général du Syndicat national de la police du Bénin (Synapolice-Bénin), a perçu à travers la nomination du nouveau directeur général, l’ouverture d’une autre page dans la vie de l’institution. Faisant le point des acquis, il a retenu que Didier Atchou, directeur général sortant, a contribué à baisser la tension au sein de la famille. De même, sous sa direction, la police a bénéficié de la signature de plusieurs décrets. Mais il a regretté que ces textes soient « retirés par le gouvernement » de la Rupture. Aussi n’a-t-il pas manqué de solliciter l’intervention du nouveau directeur général pour que le gouvernement revienne sur ce retrait. Pour lui, le système sécuritaire du pays est menacé par des sans foi ni loi et au même moment, les agents de police se plaignent de mauvaises conditions de vie et de travail. Le moral, a-t-il dit, est bas. Malgré ce tableau peu reluisant, il a assuré que ses camarades sont prêts à accompagner la nouvelle direction générale pour faire régner dans le pays la sécurité. Pour ce faire, il a plaidé pour que les commissariats des zones reculées soient dotés de moyens et que soient organisées des séances de recyclage au profit du personnel en général.
Comme pour rassurer le syndicaliste, Didier Atchou a plutôt préféré parler de suspension de décrets qui ne signifie nullement leur retrait ni leur annulation. Très porté sur le symbolisme, il a noté que nommé le mercredi 15 novembre 2015, il a été relevé de ses fonctions le mercredi 15 mai 2016. Même constat pour la prise de fonction qui tombait le mercredi 2 décembre 2015 et il rend le tablier le jeudi 2 juin 2016. « C’est une véritable grâce parce que tout est en harmonie », a-t-il fait savoir soulignant que les six mois passés à la tête de la police n’ont pas été sans difficultés. Enumérant ses réalisations, il a noté la délivrance gratuite de la carte d’identité professionnelle aux policiers, le rattrapage de deux ans d’arriérés d’avancement. Sous son commandement, la Police a participé aux travaux de finalisation des 29 avant-projets de décrets d’application de la loi 2015-20 portant statut spécial des personnels de sécurité et assimilés, le renforcement du parc automobile, des gilets et pare-balles ont été commandés et seront livrés dans quelques jours, etc ?

Actualités 03 juin 2016


Affaire Didier Ollé-Nicole contre Fbf: Le Bénin appelé à verser plus de 130 millions de dédommagement

Recruté à la tête des Ecureuils du Bénin, au moment où la Fédération était dirigée par le président Augustin Ahouanvoébla, le Français Didier Ollé-Nicole a été remercié de ses fonctions en novembre 2014. Son limogeage avait été effectué par l’Etat béninois représenté par le ministre des Sports pour "manque de résultats et non qualification des Ecureuils à la CAN 2015 conformément au contrat d’objectif signé avec lui.

Non satisfait, l’entraîneur français a porté plainte auprès de la Fifa pour rupture abusif de contrat. La décision rendue, depuis le 26 avril dernier à Zurich, demande à la Fbf à lui verser dans un délai de 30 jours, à compter de la date de notification, les sommes de 39000 euros à titre d'arriérés de rémunérations et 153 000 euros comme compensation pour rupture du contrat.
Au risque d’avoir à payer au total 192 000 euros à Didier Ollé-Nicole, le Bénin a encore quelques jours pour faire appel de cette décision. Mais avant que cette décision ne soit prise, le Bénin et sa Fédération de football ont-ils été tout au moins écoutés ?

MG

Sports 30 mai 2016


Affrontement entre gendarmes et population à Adjohoun: Un mort, un véhicule et un poste forestier incendiés

Une altercation entre des éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et la population de cette commune au niveau de la localité de Saïlaga s’est soldée mardi 17 mai par un mort et des dégâts matériels lourds notamment un véhicule et un poste de forestiers complètement incendiés et réduits en cendre. Une situation qui a du coup rendu difficile pendant plusieurs heures la circulation sur la route Akpro-Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Ouinhi-Kpédékpo.

L’affrontement meurtrier entre les éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et les populations de cette localité mardi, serait parti selon des témoins, de l’interpellation d’un conducteur d’un véhicule bâché par un gendarme. Le véhicule aurait transporté des charbons, à en croire certaines sources et des bois pour d’autres. Le gendarme en faction dans la zone de Saïlaga, non loin du camp militaire de Gbada, aurait sifflé le conducteur de véhicule. Mais ce dernier a tenté de lui échapper, contournant les barrages et autres chicanes de la gendarmerie nationale. Mais il n’ira pas loin dans sa fuite avant d’être maîtrisé par le gendarme. Le véhicule sera arraisonné. Non content de son arrestation, le chauffeur aurait ameuté la population dont son père qui se trouverait être le propriétaire du véhicule, à en croire toujours des témoignages. Celui-ci prend la défense de son fils et aurait réussi à arracher l’arme au gendarme. Une vive altercation opposera la population et le disciple de sainte Geneviève qui n’a pas hésité à appeler en renfort les militaires du camp de Gbada. L’arme lui sera ensuite remise mais après moult négociations. Se sentant certainement blessé dans son amour-propre, le gendarme aurait tiré à bout portant sur le père du conducteur de véhicule qui lui a entre-temps arraché l’arme. Celui-ci succombe sur-le-champ. Le gendarme meurtrier prend la poudre d’escampette. Cette mort a ravivé le feu. La population, sans doute inconsolable, a bloqué le trafic sur la route Akpro-Missérété-Adjohoun-Ouinhi-Kpédékpo à l’aide des pneus et troncs d’arbres brûlés. Elle pourchasse en vain le gendarme qui a réussi à lui échapper. Dans leur recherche, les manifestants ont mis à sac le poste de contrôle des forestiers soupçonné d'être la cachette pour le gendarme qui a osé ôter la vie à un des leurs. Le bâtiment a été incendié tout comme le véhicule de l'agent des Eaux et Forêts en poste. La tension est restée pendant plusieurs heures vive. Un calme précaire règne actuellement dans cette localité, après les interventions des autorités politico-administratives et militaires.

Actualités 18 mai 2016


Audience au Palais de la Marina: Patrice Talon reçoit le secrétaire d’Etat français au Développement

Le président de la République Patrice Talon a eu, mardi 3 mai au Palais de la Marina, un entretien avec André Vallini, secrétaire d’Etat français chargé du Développement et de la Francophonie. Au menu, le renforcement de la coopération au développement entre le Bénin et la France.

La visite du chef de l’Etat, il y a quelques jours à l’Elysée, dégage déjà une bonne suite pour le renforcement de la coopération au développement entre la France et le Bénin. André Vallini, secrétaire d’Etat français chargé du Développement et de la Francophonie en séjour depuis lundi dernier au Bénin, s’est entretenu ainsi avec le président de la République Patrice Talon sur des sujets d’urgence pour le nouveau patron du Palais de la Marina. « Nous avons évoqué le renforcement de l’Aide au développement, qu’il s’agisse de l’aide structurelle en matière d’énergie à moyen et long termes, notamment l’énergie solaire, qu’il s’agisse d’aider le Bénin à honorer ses engagements dans les mois qui viennent en matière de finances publiques», souligne le secrétaire d’Etat français. Autre sujet au menu, les questions de sécurité, en l’occurrence la nécessité pour les deux Etats de renforcer la coopération dans le domaine des renseignements. «Il est évident aujourd’hui que nous devons renforcer la coopération et la coordination entre nos services de renseignement. Il faut que les services de renseignements des pays européens coopèrent davantage avec les pays africains comme le Bénin», insiste-t-il.

André Vallini informe par ailleurs que le chef de l’Etat est revenu sur le renforcement des compétences pour impulser une dynamique d’efficacité à l’administration béninoise. «Le président Talon a beaucoup d’idées pour moderniser la gestion publique du Bénin. Il espère s’appuyer sur des experts de haut niveau qui pourraient appartenir à la diaspora franco-béninoise et être intéressés par l’idée de venir appuyer de façon temporaire le Bénin à prendre un nouveau départ», conclut-il.
Plusieurs ministres ont pris part à cette audience, en particulier le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence, Pascal Irénée Koupaki, le ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci.

Actualités 04 mai 2016


Miss Bénin 2016 / Phase régionale Alibori-Borgou: Nathalie M’Pinti et Elodie Suanon qualifiées pour la finale

Elodie Suanon et Nathalie M’Pinti représenteront respectivement l’Alibori et le Borgou à la phase finale du concours national de beauté Miss Bénin 2016. Elles sont sacrées miss départementales dans la nuit du samedi 16 avril dernier à Parakou à l’issue d’une soirée élective sobre gâchée quelque peu par la pluie.

Nathalie M’Pinti, 24 ans, taille : 1m68 pour un poids de 54 kg, étudiante en 2e année de journalisme, est élue miss Borgou 2016. Elle a pour première et deuxième dauphines respectivement Monique Sacramento (24 ans ; 1m72) et Pauline Seydo (20 ans ; 1m75). Fatoumatou Salifou, Falilatou Mora et Idiatou Sètamou étaient également de la partie.

La Miss Alibori 2016 répond au nom d’Elodie Suanon. Agée de 21 ans, elle a une taille de 1m70. Henriette Hangnanmey (23 ans ; 1m82) déjà nominée l’année dernière, conserve son écharpe de 1ère dauphine de Miss Alibori. Félicité Layo Ladoké (23 ans ; 1m76) est élue deuxième dauphine au détriment de Jacqueline S. Wandji revenue après avoir occupé cette position l’année passée, d’Amena Bio Sabi Daphia et Sophiath Ali également candidates.
Les trios gagnants de ces élections régionales Alibori-Borgou de la 22e édition du concours Miss Bénin ont été désignés dans la nuit du samedi à dimanche 17 avril à l’annexe de l’Institut français à Parakou. Les choix du jury sont intervenus après un premier passage de présentation générale suivi de trois parades des candidates. Lors de la première parade, les beautés ont défilé en tenue traditionnelle avec en ligne de mire le sourire, la maîtrise du rythme et l’originalité de la tenue comme critères. La deuxième s’est déroulée en tenue dite olympique ou de plage ou encore « tenue de vérité », à l’abri des flashes des téléphones, smartphones et autres cameras amateurs. En tenue de soirée pour la troisième et dernière parade, les miss ont été confrontées au redoutable exercice d’art oratoire à travers lequel elles devraient dire devant l’assistance ce que leur inspire le thème « Enfant de la rue ». Elles se sont débrouillées comme elles peuvent. Une fois encore, cette épreuve a révélé quelques tares et carences en matière de culture générale et d’élocution chez certaines candidates. Celles-ci, au-delà de leur charme physique, n’ont pas su puiser les ressources nécessaires en elles pour dompter les regards hagards et convaincre avec un argumentaire solide l’auditoire, les membres du jury et les spectateurs qui ont effectué le déplacement malgré la grande pluie de la soirée.
Nathalie M’Pinti et Elodie Suanon se sont tirées d’affaire avec brio et se sont qualifiées ainsi pour aller à la conquête du diadème de la plus belle femme du Bénin que porte la ravissante Sylvania Chelsie Fadohan depuis son élection l’année dernière. En attendant la grande finale nationale du concours prévue pour le 23 juillet prochain à Cotonou, les phases départementales de la compétition se poursuivent après les étapes de Natitingou pour l’Atacora-Donga et Parakou pour l’Alibori-Borgou.

Culture 18 avr. 2016


Incendie au trésor public: Plusieurs tonnes de papiers broyés embrasés

L’incendie qui s’est déclaré au Trésor public en début d’après midi du mercredi 10 janvier, n’a fait ni victime, ni dégâts matériels importants. Mais l’épaisse fumée qui s’est échappée a provoqué une panique générale qui a perturbé les riverains des heures durant.

Plusieurs tonnes de papiers broyés entreposés derrière le bâtiment des archives du Trésor public ont été embrasés par un incendie d’origine inconnue. C’était au début de l’après midi du mercredi 10 janvier.

C’est grâce à la vigilance de certains agents de la maison qui ont aperçu l’épaisse fumée qui se dégageait dudit entrepôt, que l’alerte a été donnée. Très vite, ils se sont mobilisés pour éteindre le feu avec une dizaine de bouteilles d’extincteurs placardés ici et là contre les murs de la maison. Ils ont pu empêcher le feu d’atteindre le bâtiment des archives du Trésor public, avant d’être rejoints dans leur combat par trois véhicules des sapeurs-pompiers venus à la rescousse quelques minutes plus tard.
La fumée chargée de débris qui s’est élevée dans le ciel, a provoqué une panique au sein des vendeuses bordant le mur du trésor public, côté ouest. Le marché a dû être interrompu pendant un bon moment. « La fumée nous a couvert ici avec les débris et personne ne pouvait rester sur place. On a dû abandonner nos marchandises en catastrophe et c’est quand les sapeurs pompiers ont maîtrisé l’incendie que nous sommes revenues», confie une vendeuse de beignets proche du drame.
Mais comment les papiers broyés se sont-ils retrouvés à cet endroit? Selon Paterne Amoussou, chef Service matériel au Trésor public, ce sont des documents des archives entassés depuis des dizaines d’années. Il ont été traités récemment par un cabinet recruté à cet effet. «Ce sont les débris des documents hors d’usage qu’ils ont détruits et qui ont pris feu. Les vrais documents encore utiles sont à l’intérieur du bâtiment qui heureusement n’a rien eu», explique-t-il. Selon lui, personne n'était proche du drame.
Yometowu Zacharie, directeur général adjoint du Trésor et de la comptabilité publique, explique que ces papiers broyés sont entreposés, le temps de leur trouver un preneur. «Certains l’utilisent pour faire du recyclage et fabriquer des cartons et autres. On attendait donc la décision qui va désigner celui qui va gagner le marché», justifie-t-il ¦

Actualités 11 févr. 2016


Audiences à la Cour constitutionnelle: Le social et les élections au menu des échanges

Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo a reçu en audience lundi 8 février, plusieurs personnalités de même que les autres institutions de la République. C’était au siège de la Cour.

Naresh Aggarwal, 2e vice-président du Lions Club International et Alexis-Vincent Gomès, past directeur international, tous deux à la tête d’une délégation du Lions Club International au cabinet du président de la Cour constitutionnelle.

«Ça a été un privilège de discuter des réalisations et des projets pour venir en aide aux populations», a déclaré Naresh Aggarwal, 2e vice-président du Lions Club International. Pour lui, le club peut faire quelque chose et c’est dans cette optique que dimanche dernier, il a discuté d’un important projet avec la banque d’insuline. «Il y a un grand besoin de venir en aide à ces populations ; j’ai rassuré le président de notre disponibilité», a-t-il souligné, rappelant que le président de la Cour constitutionnelle a fait preuve d’une écoute attentive. Une disponibilité dont fait également montre Alexis-Vincent Gomès, past directeur international. «Nous sommes venus avec un agenda chargé», explique-t-il, car le président de la Cour constitutionnelle est un grand lion avec qui il a évoqué les besoins de la communauté dont la devise se résume à la paix au sein des communautés. La paix à travers la santé et l’espoir d’une vie plus humanitaire étant donné que lui-même est dans l’action.
«Nous allons voir comment apporter des financements substantiels au centre de dialyse qui a des problèmes de fonctionnement», promet Alexis-Vincent Gomès, qui expose qu’ils sont en pleine tournée qui les conduits à travers l’Afrique ; une tournée qui vise à rencontrer les amis du Bénin afin de pousser le Bénin à vite devenir un District.
La délégation suivante était celle de l’Union Européenne conduite par Josep Coll, chef de la Délégation de l’Union Européenne. «Notre mission était de poursuivre les contacts avec les autorités du pays et d’aller recueillir les informations à la source sur l’évolution du processus électoral», a affirmé Josep Coll. Il a reconnu avoir été informé sur le diagnostic de l’évolution du processus électoral.
Josep Coll a avoué ne pouvoir rendre compte de ce qu’il a entendu cependant qu’il a déclaré avoir reçu une présentation sereine du processus. Le chef de la Délégation était entre autres accompagné des ambassadeurs de la France, de l’Allemagne et du chargé d’affaires néerlandais.
La dernière délégation était constituée des candidats et représentants de candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain, délégation dite "Coalition de la rupture". Pour Sacca Lafia, ladite délégation, très inquiète, après sa visite au Cos-Lepi le 4 février dernier, a affirmé avoir sollicité la rencontre avec le président et les membres de la Cour constitutionnelle. «La délégation de la Coalition de la rupture très inquiète de l’édition des cartes d’électeur et de la possibilité de leur distribution à temps a fait un déplacement à la Cour pour sonner l’alarme», indique-t-il. Selon ses explications, si on fait le bilan aujourd’hui, à peine deux départements pourront disposer de leurs cartes. Les dix autres ne le pourront pas, apprécie-t-il. Son souci est que la Cour constitutionnelle prenne les mesures qu’elle va juger nécessaire pour permettre à ces départements de disposer des cartes afin que le scrutin du 28 février se passe dans la paix et la sérénité.
En réponse, la Cour constitutionnelle se dit préoccupée de la situation et a promis qu’elle jouera sa partition, afin que la date constitutionnelle du 6 avril soit respectée.
Cette délégation était composée entre autres de Sacca Lafia, Alexandre Hountondji, de l’ancienne députée Affo Djobo, de Mathurin Nago et de Didier Houéha¦

Actualités 09 févr. 2016


Nommée au gouvernement du Burkina Faso: Rosine Sori-Coulibaly fait ses adieux au Parlement béninois

La coordonnatrice du Système des Nations Unies et représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin, Rosine Sori-Coulibaly, a été reçue en audience mardi 2 février par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Elle est allée lui faire ses adieux étant donné que sa mission au Bénin vient d’être écourtée, suite à sa nomination au gouvernement de son pays, le Burkina Faso.

Depuis le 13 janvier dernier, Rosine Sori-Coulibaly, coordonnatrice du Système des Nations Unies et représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin est nommée ministre de l’Economie, des Finances et du Développement du gouvernement de son pays, le Burkina Faso. Cette promotion écourte ainsi sa mission au Bénin après dix-huit mois de séjour. La fonctionnaire onusienne a tenu à faire ses adieux au président de l’Assemblée nationale et au peuple béninois avant de regagner son pays. C’est dans ce cadre qu’elle a été reçue en audience mardi 2 février par le président Adrien Houngbédji au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

En marge de cette audience, elle a salué la bonne qualité de la relation de travail et de coopération entre le Pnud, le Système des Nations Unies et le Parlement béninois. Un sentiment que partage le président Adrien Houngbédji. Ce dernier, en référence aux nouvelles charges de Rosine Sori-Coulibaly, souhaite également voir se renforcer les relations de coopération entre les deux pays : le Bénin et le Burkina-Faso. La nouvelle ministre de l’Economie, des Finances et du Développement du Burkina Faso promet de transmettre ce message aux autorités de son pays. «Il n’y a pas de raison pour que les deux pays frères et amis et qui partagent une histoire commune, ne puisse pas travailler pour leur essor respectif et celui du continent africain», s’est-elle voulue rassurante.
Rosine Sori-Coulibaly quitte le Bénin avec quelques souvenirs qui l’ont marquée. Elle cite entre autres, le discours d’investiture de Me Adrien Houngbédji en tant que président de l’Assemblée nationale, 7e législature, un message plein d’engagement pour un Parlement fort, à l’écoute des populations et qui travaille avec le gouvernement dont il contrôle par ailleurs l’efficacité des actions. La désormais ex-fonctionnaire de l’ONU n’a pas manqué de remercier toute la Représentation nationale et à travers elle, l’ensemble du peuple béninois pour son séjour au Bénin au cours duquel elle dit s’être sentie comme chez elle¦

Actualités 03 févr. 2016


Fièvre hémorragique à virus Lassa au Bénin: Des mesures hardies pour éviter l’épidémie

Après Tanguiéta dans le département de la Donga en novembre 2014, c’est le tour des communes de Tchaourou dans les départements du Borgou-Alibori et de Ouèssè dans le Zou-Collines d’enregistrer depuis peu des décès dus à la fièvre hémorragique à virus Lassa. La recrudescence de cette épidémie qui a déjà fait 9 morts mérite qu’on s’y attarde pour non seulement connaître ses manifestations, mais surtout maîtriser les méthodes préventives. C’est dans ce cadre que le ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé a organisé, mardi 2 février à Cotonou, une conférence de presse.

Le Bénin a connu entre le 15 octobre 2014 et le 8 janvier 2015 un épisode épidémique de fièvre hémorragique à virus Lassa. Au cours de cette période, 16 cas avaient été enregistrés dont neuf décès. Sur ces neuf décès, la fièvre avait été confirmée dans deux cas. Depuis le début de cette année à ce jour, 20 cas suspects ont été enregistrés dont 9 décès. Parmi ces décès, il y a un seul cas confirmé positif à la fièvre de Lassa et 8 cas probables. Des 9 décès, 5 sont membres du personnel de la santé. Les communes les plus touchées sont Tchaourou, Bembèrèkè, Nikki et Parakou dans le Borgou et Ouèssè dans les Collines. Le Borgou à lui seul totalise 7 décès.
Pendant ce temps, au Nigeria, les autorités dénombrent 168 cas dont 84 décès dans 17 Etats du pays, y compris ceux du Niger et d’Oyo qui sont frontaliers au Bénin. Cette situation qui prévaut en cette période d’harmattan et de pré campagne où les tournées se multiplient dans ces localités, nécessite qu’on ait une connaissance des manifestations du mal et d’en maîtriser les méthodes préventives.

Virus de Lassa et ses manifestations

Selon les explications du ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé, la fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit en Afrique occidentale. Le Bénin n’est pas à l’abri dudit virus qui se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs. La transmission interhumaine et au laboratoire se produit également, en particulier dans les hôpitaux où les mesures de prévention et de lutte anti-infectieuse sont encore précaires.
La fièvre hémorragique à virus Lassa est endémique en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone et dans des localités du Nigeria.
Elle est une zoonose. Ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés. Le réservoir animal, ou hôte du virus est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». L’infection ne le rend pas malade, mais il excrète le virus dans ses urines et ses excréments.
L’évolution clinique de la maladie étant très variable, la détection de la maladie chez les personnes touchées est difficile. Cependant, quand la présence de la maladie est confirmée dans une communauté, l’isolement rapide des sujets touchés, de bonnes pratiques de protection contre l’infection et la recherche rigoureuse des contacts peuvent permettre d’endiguer la flambée.
La maladie débute graduellement avec des malaises, la fièvre, des céphalées, des maux de gorge, des nausées, des vomissements, myalgies et douleurs thoraciques et abdominales. La fièvre est persistante ou par poussées intermittentes. Une inflammation et une exsudation du pharynx et de la conjonctive sont fréquentes. Dans les cas graves, un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. À un stade tardif, on peut trouver un état de choc, des convulsions, des tremblements, une désorientation pouvant aller jusqu'au coma. La surdité survient chez 25% des malades qui survivent à la maladie. La moitié d'entre eux recouvrent en partie l'ouïe au bout d'un à trois mois. On peut observer des chutes de cheveux passagères et des troubles de la marche au cours de la convalescence.
Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes. La pathologie est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse, le décès de la mère et du fœtus survenant dans plus de 80% des cas observés durant le troisième trimestre.

Transmission

Selon le ministre Pascal Dossou Togbé, l’homme est généralement contaminé par exposition à l’urine ou aux excréments de rats Mastomys infectés. Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée. Aucune donnée épidémiologique n’atteste la transmission aérienne d’homme à homme. La transmission interhumaine s’observe au sein de la communauté et en milieu médical, où le virus peut être transmis par du matériel médical contaminé, par exemple des aiguilles réutilisées. La transmission par voie sexuelle a été signalée. La fièvre de Lassa touche toutes les tranches d’âge et les deux sexes. Les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rats Mastomys, surtout dans les communautés surpeuplées manquant de moyens d’assainissement. Les agents de santé sont exposés, s’ils traitent des porteurs du virus sans appliquer de bonnes techniques de soins sous protection ou de mesures de lutte contre l’infection.

Diagnostic et traitements

En fonction des symptômes de la fièvre hémorragique à virus Lassa, les traitements sont très variables et peu spécifiques. Le diagnostic clinique est souvent difficile, surtout aux premiers stades de la maladie. Il est difficile de la distinguer d’autres fièvres hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola, et beaucoup d’autres maladies provoquant de la fièvre, notamment le paludisme, la shigellose, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune.
Le diagnostic de certitude exige des examens qui se font uniquement dans des laboratoires spécialisés. Le diagnostic précoce de la fièvre de Lassa est conseillé. Il permet, d'une part, de mettre en place les mesures de quarantaine pour éviter les infections nosocomiales, d'autre part, de lancer un traitement antiviral. Un médicament antiviral, la Ribavirine, est actif dans le traitement de cette fièvre par voie orale ou par voie intraveineuse. Administré à un stade précoce, dans les 6 jours suivant la survenue des premiers symptômes, il diminue statistiquement le taux de mortalité chez les patients infectés. Le traitement antiviral à la Ribavirine semble efficace, s'il est administré au début de l'évolution clinique. Actuellement, aucun vaccin ne protège contre cette fièvre.

Pour contrôler l’épidémie...
Le représentant résident de l’Oms au Bénin, Dr Pierre Mpele Kilebou a expliqué qu’en pratique, la prévention repose sur les mesures de quarantaine pour éviter les infections nosocomiales. La prévention de la fièvre hémorragique à virus Lassa passe par la promotion d'une bonne «hygiène communautaire» pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Parmi les mesures efficaces, il y a la conservation des céréales et plus généralement des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l'élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l'intérieur de celles-ci et la présence de chats.
Dans un communiqué conjoint rendu public le lundi 1er février dernier par l’OMS, l’Unicef et le ministère de la Santé, une série de mesures a été retenue. Ces différentes mesures ont été confirmées par le ministre de la Santé Pascal Dossou Togbé lors de la Conférence de presse mardi 2 février. Pour une risposte contre la fièvre de Lassa, une unité d’isolement a été installée à l’hôpital de zone St Martin de Papané; des stocks de médicaments Ribavirine ont également été prépositionnés à Cotonou et dans la commune de Tchaourou ; des Equipements de protection individuelle (EPI) pour le personnel de santé, thermomètres infrarouges, du matériel médical et de laboratoire et des produits de décontamination ont été mis à disposition ; le personnel de santé de l’Hôpital de zone St Martin de Papané et les agents de santé de la commune de Tchaourou ont été formés sur l’utilisation du matériel de protection et le protocole de traitement de la maladie, ainsi que sur la recherche de cas contacts.
Par ailleurs, une équipe de professionnels pluridisciplinaires se trouve déjà sur les lieux pour assurer le renfort technique; des séances de sensibilisation de la population et des autorités sont en train d’être organisées; une stratégie de recherche des personnes contacts a été élaborée pour assurer la participation des communautés dans l’identification de cas suspects.
En dehors de ces dispositions d’ordre pratique, d’autres sont préconisées. Ainsi, dès les premiers signes, il est impératif de se rendre immédiatement au centre de santé le plus proche. Le traitement est efficace si l’administration de médicaments est faite rapidement. Il faut se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ; bien protéger les restes et réserves de nourritures dans les maisons; éviter la manipulation et la consommation des rats; éviter tout contact avec une personne suspecte ou malade de la fièvre de Lassa; et éviter tout contact avec les selles, l’urine, la salive, les vomissures et les objets contaminés d’une personne suspecte, malade ou décédée de la fièvre de Lassa. Ne pas toucher le corps d’une personne suspectée d’être décédée de la fièvre de Lassa, y compris lors des rites funéraires. Pour apaiser les populations, Dr Pierre Mpele Kilebou les a invité à ne pas s’inquiéter mais à bien observer les règles retenues par les autorités nationales de commun accord avec les institutions internationales¦

Santé 03 févr. 2016


Audience à la Cour constitutionnelle: Théodore Holo reçoit plusieurs personnalités

Le président de la Cour constitutionnelle a reçu, vendredi 29 janvier, plusieurs personnalités à son cabinet venues s’entretenir avec lui des initiatives de sensibilisation de la population sur les comportements qui appellent à la paix en cette veille d’élection présidentielle.

«Le Bénin doit vivre dans la paix que ce soit avant pendant ou après l’élection présidentielle, il faut que la paix soit d’actualité dans notre pays, il y a déjà la paix mais nous devons travailler à la consolider». Voilà ce qu’a déclaré Alain Owolabi président du Réseau national des étudiants leaders à sa sortie d’audience avec le président de la Cour constitutionnelle.

Le groupe d’étudiants qu’il conduit sensibilise depuis un certain temps la population sur les comportements à adopter pour l’enracinement de la paix au Bénin. Alain Owolabi explique qu’il est venu présenter au président Théodore Holo son projet de sortie d’une chanson audio baptisée «paix et unité nationale» accompagnée du tournage d’un clip vidéo. «Je pense que le président a été favorable à notre projet et nous a même donné des orientations pour sa réussite», confie-t-il.
Jennyfer Akod présidente de l’Ong «Pluie de grâce» a également eu des échanges avec le président de la Cour constitutionnelle. Les deux personnalités ont abordé l’organisation de la 7e édition de «Noël des enfants» pour l’amélioration des conditions de vie des enfants.
Isabelle Faladé, présidente de l’Ong Priorité au social a été la dernière personnalité à être reçue par le président de la Cour constitutionnelle. Cette organisation œuvre également dans la sensibilisation des citoyens en cette veille d’élection. Et c’est à travers le projet «Education et sensibilisation des citoyens» que l'Ong vulgarise certains articles du Code électoral qui appellent à l’enracinement de la paix au Bénin. «Le but c’est de sensibiliser les citoyens sur les comportements civiques qui sont attendus de leur part en cette veille électorale pour éviter la violence, nous allons procéder par des rencontres directes avec les populations et nous allons aussi utiliser les médias», propose Isabelle Faladé qui affirme avoir reçu le soutien du président Théodore Holo pour cette initiative.

Actualités 01 févr. 2016


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