La Nation Bénin...



Résultat pour : fut26 pc Besuche die Website Buyfc26coins.com. Beste Preise, schnell..0d6M

Nouvelles

Incendie: Un train en feu hier à Savè

Une locomotive tirant plusieurs wagons a pris feu, ce mercredi 12 juillet à Savè. L’incendie de cette locomotive du train s’est déclaré dans la localité d’Ouogui dans l’arrondissement de Sakin dans la commune de Savè. Outre la locomotive brûlée, il n’y a pas de blessé, et ce, grâce à l’habileté de l’équipe technique à bord. L’incendie a été très tôt maîtrisé et les marchandises transportées dans les wagons ont pu être sécurisées.

Le drame s’est produit sur la voie ferrée inter-Etats Parakou-Cotonou. Selon les témoignages recueillis sur place, c’est une défaillance électrique qui serait à la base de l’incendie.
Encore le train et encore à Savè !, diront certains qui s’étonnent déjà de la fréquence de ces problèmes de train dans cette localité. Cet accident est le second enregistré en un mois. Le dernier qui s’est produit au petit matin du mardi 13 juin dernier avait fait plusieurs morts. Il s’agissait d’une collision avec un bus de transport en commun.  Hier, le train était seul sur les rails quand l’incendie s’est déclaré.
Valentin SOVIDE A/R Zou-Collines

Société 13 juil. 2017


Bepc session de juin 2017: Le préfet du Borgou salue les efforts conjugués des acteurs

De 15,58 % l’année dernière, le Borgou a enregistré à l’examen du Bepc, session de juin 2017, un taux d’admissibilité de 50,01%. Ne pouvant rester insensible par rapport à ce résultat, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, était à la Direction départementale de l’Enseignement secondaire, mardi 4 juillet dernier. Il a témoigné sa reconnaissance aux acteurs du système éducatif du département pour les efforts qu’ils ont consentis pour atteindre ce résultat.

Sur les douze départements que compte le Bénin, le Borgou a occupé la 6e place avec un taux d’admissibilité de 50,01 % qu’il a enregistré à l’examen du Bepc, session de juin 2017. Un pourcentage qui réjouit le préfet du département, Djibril Mama Cissé, tout comme le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Ayouba Garba, dont il était l’hôte, mardi 4 juillet dernier. Il a remercié tous les acteurs du système éducatif qui ont contribué à l’amélioration des résultats.
En 2016, ce taux était de 15,58%, alors qu’il venait à peine d’être nommé à la tête du département, le préfet n’avait pas apprécié cette contre-performance.
Le taux de 50,01%, a-t-il confié, fait leur fierté. Selon lui, il honore également le département. Il espère que les résultats aux examens du Bac et du Cep connaîtront aussi le même sort. Le préfet Djibril Mama Cissé attend une amélioration par rapport à ceux de l’année dernière.
Pour le directeur départemental Ayouba Garba, le résultat obtenu est aussi l’œuvre du préfet. Ce dernier, a-t-il rappelé, n’a cessé de multiplier les actions à l’endroit du système éducatif dans sa zone de compétence. Il évoque au passage sa rigueur dans la mise en œuvre des réformes engagées par le Gouvernement à travers le ministère en charge de l’Enseignement secondaire. Ayouba Garba est revenu sur l’assistance permanente du préfet et son engagement à faire de l’éducation, un vecteur de développement dans le Borgou.
Le préfet a saisi l’opportunité pour s’enquérir des préparatifs de l’organisation des épreuves orales et sportives du Bepc qui ont démarré ce mercredi 5 juillet. Il est également revenu sur les travaux de correction du Bac qui se déroulent au Lycée Mathieu Bouké de Parakou?

Société 06 juil. 2017


Bepc session de juin 2017: Les candidats admissibles satisfaits des sports collectifs choisis

Les épreuves orales ainsi que celles d’éducation physique et sportive de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2017 ont effectivement démarré ce mercredi 5 juillet dans les 76 centres de composition. Les candidats rencontrés à Cotonou se disent satisfaits des sports collectifs choisis cette année.

La plupart des candidats qui affrontent, depuis ce mercredi 5 juillet, les épreuves d’éducation physique et sportive se frottent les mains. La raison est toute simple. Cette année, seuls les sports collectifs ont été choisis. Il s’agit du football, du handball et du volley-ball. Ces différentes activités sportives sont pratiquées par équipe. Ce qui, selon certains candidats, est plus relaxe que les sports individuels qui leur donnent plus de stress. C’est le cas de Mario Codjia qui pense que ces sports collectifs sont plus agréables à pratiquer. « Les sports collectifs sont toujours plus amusants et plus relaxes à pratiquer, on se fatigue moins rapidement », dit-il. C’est aussi l’avis de Mouhazatou Ilou qui estime que, dans le jeu collectif, les coéquipiers encouragent les autres à faire des efforts. « Le fait de jouer en groupe avec les autres camarades permet de fournir plus d’efforts et d’améliorer sa performance individuelle sans s’en rendre compte », affirme-t-elle.
Pour d’autres candidats, le jeu collectif ne favorise pas ceux qui font des exploits en sport. « Quand on a la performance en sport, le jeu collectif ne la favorise pas tellement, car les professeurs ne peuvent surveiller tous les joueurs au même moment », fait remarquer Océane Agossou. Elle souhaite qu’à l’avenir, on puisse avoir un mélange de sports collectifs et individuels pour mieux évaluer les candidats. Elle estime également que les sports collectifs permettent aux candidats de vite se libérer.
Seul le volley-ball a causé quelques problèmes à certains candidats qui disent ne l’avoir jamais pratiqué au cours de l’année scolaire. Mario Codjia dit découvrir ce jeu à l’occasion de ces épreuves sportives de l’examen. « Nous n’avons jamais pratiqué ce jeu dans notre collège, on ne connaît même pas les règles du jeu, et cela nous a joué des tours lors de notre évaluation », confie-t-il.
Cet état de choses est confirmé par l’un des encadreurs des candidats qui estime que plusieurs candidats ont eu des difficultés dans le volley-ball. « Nous avons constaté que certains candidats n’ont pas bien assimilé les règles du volley-ball ; il faut revoir l’encadrement au niveau de ce jeu en lui accordant plus de temps », suggère-t-il.
Ces épreuves sportives se déroulent sans anicroche dans les différents centres de composition. C’est le cas du centre de Gbégamey où Appoline Vlétien, coordonnatrice de l’examen du Bepc 2017, affirme que 912 candidats sur les 4222 candidats ont déjà subi ces épreuves pour le compte de la première journée. Elle estime qu’avec ce nombre de candidats, le centre doit continuer les activités jusqu’à demain vendredi pour permettre à tous les candidats de passer ces épreuves dans de bonnes conditions.
Rufin Michozounou, coordonnateur de l’examen au Collège catholique Père Aupiais (Ccpa), n’est pas confronté au problème d’effectifs. Il rassure que ces épreuves vont prendre fin ce jeudi 6 juillet. « Nos épreuves vont durer deux jours, nous n’avons pas de problèmes particuliers, sauf que la pluie nous a un peu dérangés ce mercredi matin, mais nous avons fini par nous adapter à la situation », confie Rufin Michozounou. Certains parents d’élèves ont dénoncé le retard observé au démarrage de ces activités au Ccpa. « C’est à notre arrivée que les enseignants ont commencé à tracer les terrains, ce sont des choses qu’ils auraient pu faire la veille », regrette Pierre A., parent de candidat. « Il faut corriger ces choses à l’avenir et prendre les dispositions à temps », préconise-t-il?

Par Lazare AKPAHOU et Peniella Shekinah ENGBUNDUKA (Stag)

Education 06 juil. 2017


Résultats provisoires du Bepc 2017 : Les sourds-muets ravissent la vedette

Selon les résultats provisoires du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2017, les candidats vivant avec un handicap en particulier les sourds et muets affichent un taux d’admissibilité de 81,25%. Ce résultat corrige le tir de l’année académique 2015-2016 où leur pourcentage d’admissibilité était de 0% à cet examen. 

Selon le directeur des Examens et Concours, Mahougon Kakpo,  les copies desdits candidats ont été corrigés, contrairement à l’année dernière, par un corps professoral de leur système éducatif. « Ils ne sont pas comme les candidats normaux », a-t-il renchéri.  

Toutefois, le responsable en charge de l’organisation de cet examen affirme que les admissibles vivant avec un handicap, aptes, seront aussi au rendez-vous dès le mercredi 5 juillet prochain pour les épreuves sportives et orales prévues pour se tenir dans 75 centres de composition sur toute l’étendue du territoire national. 

 

 

Education 02 juil. 2017


Résultats provisoires du Bepc 2017: 50,56% de taux d'admissibilité au plan national

La première délibération de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session des 12, 13 et 14 juin derniers a été donnée en début de soirée de ce samedi 1er juillet au ministère chargé de l’Enseignement secondaire par le directeur des Examens et Concours, Kakpo Mahougnon. Les résultats donnent un taux d’admissibilité de 50,56%. Une performance qui est nettement meilleure par rapport au résultat de 2016 qui était de 16%. Selon les statistiques de la Dec, sur 219 519 ayant régulièrement composé, sur un total de 225 322 inscrits, 110 983 ont été déclarés admissibles, soit donc 50,56%. Le département du Littoral a arraché la première place avec 59,57%. Il est suivi de l’Atlantique : 57,45%, le Mono : 54,44%, le Couffo : 53,01, le Plateau : 50,59%, le Borgou : 50,01%, l'Atacora: 47,96%.Les cinq dernières places sont respectivement occupées par l’Ouémé : 46,68%, les Collines : 45,89%, le Zou : 43,45%, l’Alibori : 38,89% et enfin la Donga, la lanterne rouge : 38,65%.

Selon le calendrier de la Dec, la proclamation sera faite le lundi 3 juillet prochain à 10 heures dans les centres d’examen et les résultats disponibles à partir de 11 heures dans les établissements d’origine des candidats. La seconde phase de l’examen, celle des épreuves orales, aura lieu les mercredi 5 et jeudi 6 juillet prochains. Ce n’est qu’après cela que les résultats définitifs de l’examen seront donnés, certainement le 14 juillet prochain.

Education 01 juil. 2017


Borgou/travaux du Bepc et Bac : 24 enseigants exclus pour éthylisme et harcèlement
[caption id="attachment_26333" align="alignnone" width="448"]Maurille gnassounouLe directeur Ayouba Garba[/caption]

Des enseignants du cours secondaire ont été sanctionnés dans le département du Borgou. Au nombre de 24, c’est parce qu’ils sont devenus des éthyliques ou sortent avec leurs élèves filles.

 

Un enseignant se doit d’être un modèle pour ses élèves. Quelle éducation est-il censé leur inculquer, s’il adopte des comportements peu recommandables en société ? Dans le département du Borgou, 24 enseignants intervenant dans le cours secondaire semblent avoir perdu de vue cette question. Certains parmi eux sont des éthyliques et d’autres ont choisi de s’illustrer dans le harcèlement de leurs élèves filles.

Ils ont été identifiés par la Direction départementale des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle du Borgou. « L’alcoolisme et le métier ou la profession d’enseignant ne font pas bon ménage. Quelle image voulez-vous qu’un apprenant ait de son enseignant qui, sous l’effet de l’alcool, tombe devant lui ? » a fait observer le directeur départemental Garba Ayouba. « Nous avons également reçu des informations selon lesquelles d’autres enseignants fréquentent des milieux moins indiqués, sortent avec leurs élèves filles dans des postures inconcevables », a-t-il poursuivi.

Pour ce faire, le directeur départemental a fait sanctionner objectivement les 24 enseignants. Il a présenté et soutenu son dossier devant les partenaires sociaux qui ont reconnu la justesse de sa démarche. Ces enseignants ont systématiquement été privés des travaux des examens du Bepc et du Bac. Ceux qui, parmi ces enseignants sont auteurs de harcèlement de leurs élèves filles ou de grossesses, devront s’attendre à des procédures judiciaire et administrative à leur encontre.

 

Société 30 juin 2017


Fin correction du Bepc 2017: Les résultats promettent dans l'Ouémé

Les travaux de correction des copies du Brevet d'études du premier cycle (Bepc) session des  12, 13 et 14 juin 2017 ont pris fin mardi dernier à Porto-Novo dans le département de l'Ouémé. L'heure est au report des notes par le Secrétariat sous la houlette de la Direction des examens et concours du ministère chargé de l'enseignement secondaire.

Selon certains correcteurs approchés, les résultats pourraient être nettement  meilleurs cette année,  en tout ca, en ce qui concerne les copies corrigées dans le département, par rapport à ceux de 2016 qui ont été très catastrophiques et ont laissé un goût amer, tant aux candidats, aux enseignants qu'aux parents d'élèves.

A en croire ces sources, il y a eu beaucoup de très bonnes notes dans les différentes matières composées. Plusieurs candidats auraient obtenu la note 20 sur 20 en mathématiques, en physique-chimie, et en Sciences de la vie et de la terre. Des notes de 20 sur 20 ont failli être même données en français.

Mais après plusieurs échanges entre correcteurs et corps de contrôle, renseignent les mêmes sources, il a été décidé d'attribuer  la note 19 sur 20 aux candidats dont les copies auraient émerveillé plus d'un.  La note 20 sur 20 paraissait trop exagérée, vu qu'il s'agit de la composition française. C'est surtout  l'épreuve d'histoire-géographie qui n'a pas trop marché. Les candidats auraient connu quelques difficultés à ce niveau.

Il faut préciser qu'il ne s'agit que des tendances glanées sur le terrain et donc à prendre avec des pincettes. Pour l'instant, les travaux de secrétariat se poursuivent toujours. Si tout marche bien, la première délibération pourrait être donnée avant la date du 14 juillet initialement annoncée par la Dec. 

Education 29 juin 2017


Hygiène et assainissement de base à Parakou et Pèrèrè: Les populations s’approprient l’approche Atpc

Une équipe conduite par le Fonds mondial pour l’assainissement (Gsf) a effectué une descente, en fin de semaine dernière, à Parakou et Pèrèrè, dans le département du Borgou. Cette visite de terrain vise à évaluer le travail abattu par l’équipe du Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (Paphyr). L’occasion lui a aussi permis d’apprécier les premiers résultats obtenus.

L’approche Assainissement total piloté par la communauté (Atpc) consiste à amener les localités à un état de Fin de défécation à l'air libre (Fdal). Ceci, en encourageant les communautés à construire et à utiliser plus efficacement les installations d’assainissement à savoir les latrines hygiéniques, à travers des Agences de mise en œuvre déléguée (Amod). La délégation du Gsf a pu se rendre compte, que ce soit dans le village de Sinasso à Parakou et à Pèrèrè où, elle était à Gah-Gbabi et Kpéssanra, deux localités Fdal, puis à Bonrou, une localité qui ne l’est pas encore, que les populations se sont appropriées de cette approche.
En effet, au cours de ses rencontres avec les autorités locales et les communautés dans chacune des localités, la délégation a visité tous les ouvrages d’hygiène et d’assainissement construits. Ce qui lui a permis de constater que les populations, en matière d’hygiène et d’assainissement, ont en réalité changé de comportements. Profitant des échanges qu’ils ont eus avec elles, les membres de la délégation leur ont fait des recommandations par rapport à l’accessibilité des ouvrages aux personnes âgées ou vivantes avec un handicap. Des questions relatives à la vidange des fosses, à l’implication des femmes dans la construction des ouvrages et au maintien des acquis n’ont pas été occultées. A cette occasion, les communautés ont réaffirmé leur engagement à maintenir l’état Fdal et à monter l’échelle de l’assainissement grâce à leurs propres moyens. Ajouté au charbon auquel elles ont recours dans leur dispositif de lavage des mains afin d’éviter les odeurs nauséabondes, d’autres localités se sont déjà mises à leur école.
Au Bénin, en effet, l’accès aux services d’hygiène et d’assainissement de base des populations en général et en particulier celles rurales, est très limité. En 2012, le taux de défécation à l’air libre en milieu rural était supérieur à 80%, dans les départements de l’Atacora, du Borgou, des Collines et de la Donga. Comme conséquence de cette situation, il y a eu une dégradation des conditions sanitaires de la population avec un taux élevé de morbidité et de mortalité dû aux maladies infectieuses et parasitaires. Il était donc urgent, afin de permettre aux communautés rurales d’avoir un accès durable et équitable aux services d’assainissement avec de bonnes pratiques d’hygiène, d’améliorer leur santé et la qualité de leur cadre de vie. C’est dans ce cadre que le Paphyr a été initié par le Gouvernement béninois. Financé par le Gsf, il utilise l’approche Atpc et ce, conformément à la Stratégie nationale pour la promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (Snphab).

Société 29 juin 2017


Etat civil/ Des fonds reversés pour non organisation des audiences foraines

La problématique des enfants sans acte de naissance se pose avec acuité dans les départements du Borgou et de l’Alibori.

Malheureusement, les partenaires techniques et financiers qui se montrent sensibles face à la question, ne sont souvent pas encouragés. Ainsi, le reliquat des fonds que l’Unicef a mis à disposition pour les audiences foraines et dont toutes n’ont pas été organisées, a dû lui être reversé.

 

La période butoir pour dépenser les ressources mises à leur disposition par l’Unicef, afin de leur permettre d’organiser les opérations d’audiences foraines, étant arrivée à son terme, les Centres de promotion sociale (CPS) du Borgou et de l’Alibori, ont dû reverser le reliquat. C’est pour pouvoir avoir la possibilité d’introduire une autre demande de relance des opérations dans le cadre de la prochaine revue semestrielle de l’institution. Elle est prévue pour fin juin et début juillet.

C’est ce qu’a annoncé, mercredi 21 juin dernier à Parakou, le directeur départemental du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales par intérim du Borgou et de l’Alibori, Suanon Bakourégui. En 2016, explique-t-il,  il y avait pour l’ensemble des 14 communes des deux départements, plus de 6 000 enfants sans acte de naissance. « L’Unicef, notre partenaire technique et financier, devait aider 4 000 de ces enfants, tout sexe confondu, à obtenir leur acte de naissance. La première phase de l’opération a été effectuée. Ainsi, il y au moins 2 000 qui se sont faits délivrer leur acte d’état civil grâce à l’organisation des audiences foraines par les tribunaux de première instance de Kandi et de Parakou dans les communes de Sègbana, Malanville, Kalalé et Nikki », a fait observer le directeur Suanon Bakourégui. « Maintenant, il reste une deuxième phase. Mais il se fait que, compte tenu de certaines difficultés, ces tribunaux n’ont pu organiser d’autres audiences foraines », a-t-il déploré. Selon lui, ce n’est pas que ces audiences sont bloquées. « Elles vont se poursuivre », a rassuré le directeur.

S’agissant du montant du reliquat, Suanon Bakourégui confie que le fonds alloué était de 8 millions F CFA, à raison de 2 millions par commune. « A ce jour, les dépenses effectuées avoisinent à peu près 3,2 millions et il ne resterait à peine 4 millions pour les activités qui devraient suivre », a-t-il précisé. Pour des problèmes d’indiscrétions, il n’a pas voulu épiloguer sur les difficultés qu’il a évoquées. « C’est sur la base d’un certain nombre d’échanges avec les mairies, les CPS et les tribunaux, qu’on pourra accorder nos violons. Le dialogue est en cours et on va poursuivre les activités. La cessation des opérations ne fera pas du bien à nos enfants », a rassuré le directeur. Après avoir remercié les présidents des tribunaux de Kandi et de Parakou pour leur sens aigu de responsabilité et leur souci permanent sur l’avenir de ces enfants qui sont sans acte de naissance, il a plaidé pour la poursuite des audiences foraines dès le début du deuxième semestre. 

En effet, l’acte de naissance est un document très important dans la vie d’une personne. C’est un document qui permet d’identifier un enfant par son nom légal, établit sa citoyenneté et également sa filiation, c’est-à-dire son appartenance à sa famille. Une importance que les populations du Borgou et de l’Alibori n’arrivent pas encore à bien appréhender. La preuve, depuis quelques années, nombreux de leurs enfants n’arrivent pas à produire l’acte de naissance dans la constitution des dossiers du CEP. De 3 546 et 2 646 qu’ils étaient en 2014 et 2015 dans les communes du Borgou, l’effectif de ces enfants candidats au CEP est passé de 2 851 en 2016, à 3 166, cette année.

 

Société 24 juin 2017


José Didier Tonato : « Il fallait réhabiliter l’espace public»

Au nombre des réformes entreprises par la gouvernement, le réaménagement du cadre de vie est un chantier phare. Ce concept, nouveau sous nos cieux, n’est pas sans rendre perplexes des Béninois dont certains peinent encore à en cerner les contours. Eclairages du ministre José Tonato en charge de l’opérationalisation des projets censés transformer le cadre urbain.

 

La dénomination de Cadre de vie est nouvelle au Bénin. Qu’est-ce que cela revêt ?

 

C’est une innovation du président Patrice Talon dont nous sommes très fiers. Ce n’est pas nouveau qu’au Bénin, c’est nouveau en Afrique. J’ai reçu beaucoup d’appréciations positives de quelques ambassadeurs au Bénin qui m’ont dit ‘’pourquoi on n’y a pas pensé avant ?’’. Le cadre de vie, c’est vraiment ce qui traduit le plus la visibilité des toutes les actions d’aménagement, de construction, d’infrastructures. C’est la finalité. Ici c’est pensé comme le secteur qui met en synergie l’aménagement du territoire, le développement urbain, l’habitat, le logement et l’environnement sous toutes ses dimensions, y compris les changements climatiques, les eaux et forêts. C’est vraiment la perception dynamique de la synergie qui doit exister entre ces secteurs-là, parce que généralement et à tort, on intervient de facon parallèle dans ces secteurs alors qu’on devrait intervenir de façon croisée, c’est pour avoir une approche intégrée que le ministère du Cadre de vie a été créé.

Le cadre de vie, nous le percevons comme la visibilité de l’action gouvernementale et le ressenti que les populations en ont.  Vous conviendrez donc que ce n’est pas une mince affaire, car j’ai parlé de ressenti donc le jugement ne dépend pas que de nous. Si le cadre de vie des populations est assaini et agréable, si les populations en sont contentes et satisfaites, là nous saurons que nous avons réussi notre mission. C’est la raison d’être du cadre de vie, évidemment qui croise la dimension du développement durable, les notions de gouvernance, d’économie, et de gestion du social, de l’environnement, toute la thématique environnementale associée à l’aménagement du territoire, au développement urbain, à l’habitat…  

Le message que j’ai perçu à travers ce choix du président Talon c’est que la gouvernance doit avoir une finalité : améliorer les conditions de vie. Notre action  doit consister à améliorer notre cadre de vie, ce n’est pas gouverner pour gouverner, être ministre pour être ministre, c’est pour démontrer la nécessité d’aller vers une utilité de la gouvernance, de l’action publique. Le cadre de vie traduit bien cette utilité-là puisque les populations en ressentent l’impact, et on peut chez eux mesurer le degré de satisfaction de notre action.

 

Il en ressort un aspect écologique…

 

Ah oui, forcément ! Quand vous avez en charge l’environnement qui couvre la biodiversité, les changements climatiques, les eaux et forêts, vous êtes  ministre de l’écologie. Parce que l’écologie, c’est l’action qu’on apporte pour mieux gérer l’environnement vu dans sa dimension holistique, globale, intégrant tous les aspects de préservation de la nature.

 

Que dites vous des récriinations suite à l’opération de libération de l’espace public ?

 

D’abord, je dois dire que le gouvernement est conscient de ce que les populations dans leur chair au quotidien sont confrontées à des moments difficiles. Mais c’est à tort que la gouvernance passée  leur a laissé croire qu’elles pouvaient occuper le domaine public, qu’occuper le domaine public est un droit, est normal, que le domaine public appartient à celui qui s’en accapare le premier. Mais non ! Le domaine public à d’autres fonctions. Celle de mobilité, de service, de l’hygiène, de salubrité et de sécurité.  

Nous avions un espace public où le piéton, le plus faible était brimé, n’avait pas de place alors que les trottoirs sont faits pour eux, et non pour l’exposition de marchandises. Nous avons donc estimé qu’il faut réhabiliter la conception initiale de l’espace urbain, à savoir qu’il est d’abord dévolu aux infrastructures de service public et non aux activités commerciales.

 

Quelle en sera la phase suivante ?

 

L’espace public est dédié aux infrastructures d’assainissement, de voirie, à l’éclairage public, au mobilier urbain, bref c’est un espace de circulation, c’est idéalement un poumon d’aération dans la ville. Donc, ceux qui se demandent ce qu’adviendra de l’espace libéré doivent savoir que l’espace public doit par essence être un espace totalement libéré de toute occupation. Dans tous les pays du monde, c’est comme cela. Maintenant que nous avons libéré l’espace public, il faut sauvegarder les aménagements existant, et aménager là où il n’y avait pas d’infrastructures. Voyez-vous, sur nos terres-pleins, des arbres plantés depuis des années n’ont jamais prospéré. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à côté, on vend du riz, et quand on lave les plats, on verse l’eau usagée composée de savon et d’huile.

Mais sur tout autre plan, ceux qui occupaient l’espace public subissaient une double peine. Ils payaient à la ville qui percevait indument des taxes, j’insiste là-dessus, et ils payaient encore aux personnes dont ils occupaient la devanture. Pendant ce temps, d’autres ont loué des boutiques régulièrement, mais se voient ravir la vedette par ceux qui se sont installés dans le domaine public, car on ne voit pas leurs boutiques. Face à un tel désordre, il fallait réhabiliter l’espace public, mais ensuite travailler pour l’attractivité de nos villes.

Et quand je parle d’attractivité, je ne parle pas d’esthétique seulement, je parle aussi d’économie, car pour qu’un investisseur décide de venir chez nous il faut que la ville lui plaise. C’est pourquoi le gouvernement a prévu une série d’aménagement qui va intervenir dans les mois à venir. Vous avez déjà sans doute entendu parler de l’opération asphaltage, la réhabilitation par le bitumage et l’assainissement de l’essentiel de la voirie urbaine, de la voirie primaire, de la voirie secondaire. Donc l’opération de libération de l’espace public, ce n’est pas une brimade, et ceux qui ont suivi la présentation du Programme d’action du gouvernement se sont rendu compte qu’il y a de l’aménagement qui vient derrière. Pour la première fois, depuis quarante ans, on va par exemple géréer de façon globale l’assainissement de la ville de Cotonou, le Bénin va désormais s’occuper de façon moderne de la gestion des déchets. La finalité est de moderniser et de donner la priorité aux emplois durables, car avec tous les travaux d’aménagement en vue c’est des emplois sur les cinq années à venir.

 

Il est reproché au gouvernement malgré ses belles intentions de ne pas avoir prévu de mesures d’accompagnement. Qu’en dites-vous ?

 

C’est le volet sur lequel je parle moins, car nous avons un projet tellement bien pensé. Et les mois à venir édifieront à ce propos. Mais parlant de mesures d’accompagnement, savez-vous que dans Cotonou sur la vingtaine de marchés secondaires que nous avons, moins de 40% des places sont occupées ? Et ce, pour la simple raison que devant les marchés, les mêmes autorités qui louent les places autorisent d’autres à s’installer pour vendre les mêmes produits que ceux de l’intérieur ! Résultat, tout le monde veut s’installer dehors sur l’espace public. Il a manqué un minimum de rigueur dans la gestion. 

Quant aux solutions envisagées, il y a l’installation des gens déplacés dans ces marchés. Le maire de Cotonou a parlé de 1000 places, mais il y en a plus. Comme autres mesures d’accompagnement, nous allons travailler sur la réahabilitation des marchés. Et dans le même temps, nous avons identifié des espaces qui seront réaménagés et où, ceux qui ont été amenés à libérer l’espace public, seront installés.

 

Concrètement, en quoi va consister la réhabilitation ?

 

La réhabilitation va consister au réaménagement des installations des marchés. Les hangars vont être reconstruits, les espaces sanitaires seront modernisés. Imaginez-vous que les gens viennent rester dans les marchés 12 heures par jour, ils n’ont pas un espace sanitaire convenable ou se mettre à l’aise, les infrastrutures sont dans un état lamentable, pourtant les bonnes femmes ont régulièrement payé leurs droits et taxes. Vous remarquerez qu’il y a une cohérence dans les projets : modernisation du marché Dantokpa, aménagement des berges, contournement de Cotonou, libération de l’espace public, opération d’asphaltage, modernisation de la gestion des déchets, etc. Voilà le dispositif dans lequel on est, ce n’est pas des projets coup par coup, mais des projets bien conçus pour que d’ici cinq ans, nos villes aient une autre image et que nous gagnions en attractivité.

 

Autre écueil relevé, la coopération entre le pouvoir central et les mairies. Qu’en est-il concrètement ?

 

Je ne suis pas un spécialiste de la décentralisation, mais je connais les textes de la décentralisation. En l’occurrence, les collectivités détiennent un pouvoir délégué du pouvoir central. Nous sommes dans une opération qui implique une quinzaine de villes. Combien sont-ils de maires à se plaindre ? Le gouvernement n’empiète sur les plates bandes d’aucune mairie. Lorsque le gouvernement signe un accord de financement avec les bailleurs de fonds qui profite aux collectivités locales, je n’entends pas dire qu’il empiète sur les plates bandes de personne, ce faisant. Mais lorsqu’on décide d’aider les mairies sur un terrain où ils sont visiblement en difficulté, on parle de plates bandes. On a nettoyé les plages, est-ce des prérogatives du pouvoir central ? Moi je vois plutôt un accompagnement des communes dans la réussite de leurs missions. Pour éviter tout malentendu, le chef de l’Etat a même pris langue avec les maires pour leur faire part de ce qu’il est sensible à leurs difficultés y compris politiques et leur a demandé de dire aux populations que c’est lui et non eux les maires qui sont responsables des opérations. Moi-même j’ai discuté avec les maires et les préfets pour expliquer les buts de l’opération. Je ne vois donc pas de raison qui justifie la polémique que vous évoquez.  Ailleurs comme en Côte d’Ivoire, il y a eu la même opération sans la moindre mesure de sensibilisation qui a duré six mois chez nous. Nous avons même marqué les lieux pour prévenir les concernés et leur indiquer ce que nous n’acceptons pas, afin qu’il n’y ait pas de malentendu. Quelle autre mesure prendre? L’Etat central n’a-t-il pas suffisamment à faire que d’aller encore se mêler des affaires des collectivités locales ? On ne peut pas réussir cette opération sans les collectvités locales et pérenniser les réalisations si les autorités locales ne sont pas impliquées, nous avons l’obligation de les impliquer. Toutefois, s’il y en a qui ont des préoccupations particulières, qu’ils les mettent sur la table pour que nous en discutions.

Le ministère du Cadre de vie est le ministère par définition du partenariat avec les collectivités locales. Toutes ces interventions, en plus de changer nos cadres de vie, sont pourvoyeuses d’emplois. Si je prends, ne serait-ce que l’opération d’assinissement des plages, elle a mobilisé plus de 4 000 jeunes. C’est autant d’aspects positifs que nous ne devons pas perdre de vue, et donc prioriser la synergie d’action.

 

On vous reproche également de vouloir transformer Cotonou en Paris du jour au lendemain…

 

Je sais que tous les Cotonois rêvent de voir Cotonou transformé en Paris. Nous avons libéré, déblayé, puis rendre propre avant d’aménager selon le planning retenu. Et quand je parle d’aménagement, c’est l’assainissement des caniveaux, l’asphaltage, l’éclairage solaire, l’installation de banquettes et poubelles, le reboisement, etc. A terme, avec toutes ces mesures, nous envisageons de disputer le titre de ville la plus propre d’Afrique à Kigali. Mais en plus, il y aura des orodateurs, nous allons mettre en place des systèmes de gestion des parkings, gratuits et payants…. Nous allons revenir sur les fondamentaux de gouvernance en matière d’urbanisme dans le seul but d’améliorer notre cadre de vie. Vous savez, quand le baron Haussmann a décidé de tailler dans Paris pour la transformer, ce fut le tollé général, si on avait pu le pendre, ses détracteurs n’auraient pas hésité. Mais les résultats sont là, aujourd’hui tout le monde ne jure que par Haussmann.

 

Seriez-vous le Haussmann du Bénin ou diriez-vous comme Churchill qu’il y aura larmes et sang ?

 

Il n’y aura ni larmes ni sang. Et je me fie à la capacité d’adaptation et de résilience des Béninois.

 

PS : interview réalisée en mars dernier pour La Nation Magazine. Mais toujours prégnante!

Actualités 24 juin 2017


74 - 91

Journaux

Quotidien ''La Nation'' du 09 Août 2023
Quotidien ''La Nation'' du 09 Août 2023 Journaux Publié le 09 août 2023

Quotidien ''La Nation'' du 06 Août 2023
Quotidien ''La Nation'' du 06 Août 2023 Journaux Publié le 08 août 2023

Quotidien ''La Nation'' du 07 Août 2023
Quotidien ''La Nation'' du 07 Août 2023 Journaux Publié le 07 août 2023

Quotidien ''La Nation'' du 04 Août 2023
Quotidien ''La Nation'' du 04 Août 2023 Journaux Publié le 04 août 2023

Quotidien ''La Nation'' du 03 Août 2023
Quotidien ''La Nation'' du 03 Août 2023 Journaux Publié le 03 août 2023

Quotidien ''La Nation'' du 02 Août 2023
Quotidien ''La Nation'' du 02 Août 2023 Journaux Publié le 02 août 2023

Quotidien ''La Nation'' du 31 Juillet 2023
Quotidien ''La Nation'' du 31 Juillet 2023 Journaux Publié le 31 juil. 2023

Quotidien ''La Nation'' du 28 Juillet 2023
Quotidien ''La Nation'' du 28 Juillet 2023 Journaux Publié le 28 juil. 2023

Quotidien ''La Nation'' du 27 Juillet 2023
Quotidien ''La Nation'' du 27 Juillet 2023 Journaux Publié le 27 juil. 2023

Quotidien ''La Nation'' du 26 Juillet 2023
Quotidien ''La Nation'' du 26 Juillet 2023 Journaux Publié le 26 juil. 2023