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Nouvelles

Marathon de Cotonou : Les Kenyans arrachent les premières places homme et dame
La ville de Cotonou a vibré au rythme de la première édition du marathon Be The Best, ce dimanche 24 avril. Chez les hommes comme chez les femmes, le parcours de 42 km a été remporté par le Kenya. Cheptocek Careen, première chez les femmes, s'en sort avec un chrono de 2 h 50’39’’. La Kényane est talonnée par la Béninoise Bentille Djerikou qui a réalisé une performance de 2 h 57’10’’. Nuhu Elizabeth Queen, de nationalité nigériane, est la troisième athlète à avoir franchi la ligne d’arrivée après 3 h 01’59’’ de course. Chez les hommes Koech Solomon du Kenya s’empare de la première place avec un chrono de 2 h 35’30’’. Le Ghanéen Lagble Raja remporte la deuxième place en 2 h 45’07’’. Il est suivi du Béninois Christ Stephen V. Gbéyonvi qui a réalisé une performance de 2 h 49’29’’. Les gagnants de la première place du 42 km, femme et homme, ont reçu, chacun, une enveloppe financière d’un million F Cfa plus une médaille et des gadgets. Quant aux deuxièmes et troisièmes, hommes et femmes, ils ont reçu respectivement 500 mille et 200 mille F Cfa plus une médaille et des gadgets, chacun. A l’occasion de la cérémonie de remise des récompenses, la première autorité de la ville et Ninon Ahoudjinou, coordonnateur général du Marathon, ont salué la réussite de l’événement. « Nos objectifs ont été atteints », s’est félicité Ninon Ahoudjinou qui s’est également réjoui de la participation d’athlètes kenyans ; ce qui est « une première dans l’histoire de la compétition ». Pour cette compétition, plus d’un millier d’athlètes de 17 nationalités étaient sur la ligne de départ. Tous les regards étaient donc tournés vers la ville vitrine du Bénin. Le maire Luc Atrokpo s’en réjouit et souhaite désormais contribuer à faire de cet événement, la compétition phare de la sous-région. Il en donne la preuve, sur place, en prenant l’engagement de doubler, lors de l’édition 2023, les enveloppes financières attribuées aux gagnants. Outre les 42,195 km, les marathoniens ont concouru dans d’autres catégories à savoir : le semi-marathon (21,1 km) ; la course libre (10 km) ; la marche (5 km), la catégorie du maire Luc Atrokpo ; et enfin la course Handisport réservée aux hommes et femmes à mobilité réduite possédant un tricycle médical. Actualités 24 avr. 2022


Play-offs de la Ligue pro de Basket-ball : Les dirigeants de clubs informés sur la suite du tournoi
Le Comité de gestion de la Ligue professionnelle a rencontré les responsables des clubs qualifiés pour les play-offs du tournoi. C'est le lieu pour Ismahinl Onifadé, président de la Fédération béninoise de Basket-ball (Fbbb), de féliciter ces gérants de sociétés pour leur contribution lors de la phase des conférences et de saison régulière. " Grâce à vous tout s'est bien passé et il serait important d'échanger avec vous pour envisager la suite", a-t-il déclaré. Il salue le travail qui se fait  au niveau du Comité de gestion de la Ligue professionnelle dirigée par Arnaud Dègla. Abondant dans le même sens, Ephinane Sodonou, vice-président chargé de l’administration et des finances, est heureux de la présence de tous les dirigeants des clubs qualifiés à cette séance de travail. Il a présenté le déroulement de la suite de la compétition qui s'annonce épique chez les dames avec Energie Bbc qui va affronter Renaissance Bbc et Aspac qui sera aux prises avec Elan Bbc.  "Les vainqueurs au terme des matchs aller-retour vont se qualifier pour la finale", a-t-il expliqué. A l'opposé, chez les hommes, le tournoi va se poursuivre au niveau des deux conférences en aller-retour. "Après cette phase, les deux meilleures de chaque conférence vont se qualifier pour la finale", a-t-il conclu.       Sports 24 avr. 2022


Développement du football à la base au Bénin : Des initiatives prometteuses à l’actif de la fédération
Le président de la Fédération béninoise de football (Fbf), Mathurin de Chacus, et des membres de son bureau ainsi que divers acteurs étaient dans le département du Borgou, mercredi 20 avril dernier. Sur le terrain, après la visite du centre d’excellence, d’études et de football de N’Dali, des subventions ont été remises aux responsables des clubs de troisième division et des ligues départementales de football. La Fédération béninoise de football (Fbf) se soucie du fonctionnement normal de ses structures décentralisées au niveau des départements, ainsi que du développement des clubs de troisième division et de la formation à la base. En témoignent les activités menées par sa délégation conduite par son président, Mathurin de Chacus, mercredi 20 avril dernier, dans le Borgou. Au centre d’excellence, d’études et de football de N’Dali en construction où elle s’est rendue pour une deuxième visite d’évaluation, les travaux sont réalisés à plus de 90 %. Les dortoirs, les salles d’études et autres commodités sont déjà érigés. Les travaux de réalisation des terrains de football évoluent également. Du constat effectué, le président de la Fbf a assuré que la réception provisoire dudit centre sera effectuée avant la rentrée scolaire 2022-2023. « Nous croyons que d’ici la rentrée prochaine, ce centre verra le jour et nous aurons les premiers enfants à former », a insisté Mathurin de Chacus. Le nerf de la guerre A Parakou, des subventions ont été, en plus de celles d’un montant de 5 000 000 que l’Etat leur a déjà accordées, allouées aux 18 clubs de troisième division engagés dans le championnat national amateur. Chacun d’eux, tout comme les 12 ligues départementales de football, a reçu un chèque de 2 000 000 F Cfa. Selon le président, ce sont ces clubs qui constituent pratiquement la pépinière du football d’élite au Bénin. « Nous sommes en train de travailler pour le développement du football, pas pour les sous de la Fifa, ni ceux du gouvernement. Aujourd’hui, nous jouons tous les championnats. C’est parce que vous participez à un championnat que vous êtes ici. On ne crée pas un club pour recevoir de l’argent, mais pour l’émergence du football béninois », insiste-t-il. Au nom de ses collègues, le président de la ligue de football du Borgou, Toundé Irenée Yébadokpo, a témoigné sa satisfaction et sa gratitude au comité exécutif de la fédération. « Par rapport au 30 avril prochain qui nous a été fixé, pour finir nos championnats amateurs au niveau départemental et dégager nos représentants dans le cadre du play-off, nous allons respecter le délai », a-t-il promis. Quant au porte-parole des responsables des clubs amateurs, Quentin Didavi, il a saisi l’occasion pour appeler le président à être un rassembleur à même de fédérer toutes les potentialités, pour le bonheur du football béninois. « Il ne faut pas qu’une frange se sente lésée alors qu’elle peut être utile », a-t-il souhaité. Appréciant le geste, il a également invité ses collègues à soutenir le comité exécutif de la fédération. Par ailleurs, Mathurin de Chacus a annoncé le démarrage prochain des travaux de construction du centre d’études et de football féminin de Lokossa. A cet effet, le dépouillement des plis des cabinets d’architecture ayant participé à l’avis d’appel d’offres a été effectué . Sports 22 avr. 2022


Suivi budgétaire : Les Osc formées pour s’impliquer dans le processus
Les mercredi 20 et jeudi 21 avril 2022, s’est tenu à Bohicon un atelier de formation des réseaux, faîtières et plateformes d’Organisations de la société civile sur le suivi budgétaire. Il est organisé par Social Watch Bénin (Swb). L’organisation de cet atelier de formation sur le suivi budgétaire vise à renforcer les capacités d’une vingtaine de représentants de réseaux, faîtières, plateformes d’organisations de la société civile afin qu’ils s’impliquent et initient des actions de suivi budgétaire en lien avec leurs domaines d’intervention au niveau national. Social Watch Bénin veut pouvoir compter, après cet atelier, sur l’engagement des organisations, dans la dynamique de promotion des actions de suivi budgétaire pour la prise en compte des droits et besoins des groupes vulnérables dans la préparation et la mise en œuvre du Budget de l’Etat ainsi que des investissements publics. Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet «Accroître la transparence et la participation des citoyens dans le processus budgétaire au Bénin » mis en œuvre par Social Watch Bénin à travers le programme « Réforme des Finances publiques pour l’atteinte des Odd et le Renforcement de la mobilisation des recettes de l’Etat» (ReFORME). En effet, le Bénin a entrepris d’importantes réformes budgétaires. Parmi lesquelles figurent la mise à disposition du public du calendrier budgétaire et l’implication des Organisations de la société civile (Osc) à certaines étapes du processus budgétaire. Blanche Sonon, responsable de Swb, fait observer qu’en dépit de cette volonté d’ouverture aux Osc, il s’avère nécessaire que des actions soient menées pour améliorer et renforcer la participation des citoyens et de la société civile dans le processus budgétaire et la prise en compte de leur contribution en matière de gestion des finances publiques afin de relever de façon substantielle l’indice de transparence budgétaire du Bénin. Quant à Alfred Déguénonvo, représentant de la Giz à l’ouverture de cette formation, il a salué l’engagement de Social Watch Bénin en faveur des actions qui visent à «Accroître la transparence et la participation des citoyens dans le processus budgétaire au Bénin ». Actualités 22 avr. 2022


Participation des personnes handicapées à la vie politique : Un document de plaidoyer lancé
L’Institut républicain international (Iri) et la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep) ont lancé, ce jeudi 21 avril à Cotonou, le document de plaidoyer pour la participation des personnes handicapées à la vie politique. La finalité est de promouvoir la visibilité de la cible au sein des instances politiques. « Il est temps de donner la possibilité aux personnes handicapées de participer à la vie publique et politique de leur pays ». Ce cri de cœur des personnes handicapées sonne comme un appel en direction des pouvoirs publics afin de leur faire également une place de choix au sein des sphères de prise de décisions. Plusieurs témoignages renseignent que les personnes handicapées sont les parents pauvres de la scène politique. Leur vulnérabilité en période électorale est accrue en dépit des textes législatifs qui promeuvent leurs droits. La liste des restrictions qui limitent leurs droits est longue : soutien adapté insuffisant, inaccessibilité physique pour les personnes handicapées moteurs, inaccessibilité informationnelle et communicationnelle pour les personnes handicapées sensorielles, existence d’un lien injustifié entre la capacité juridique et le droit de vote et la réticence des partis politiques…. Selon la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep), « les personnes handicapées sont peu visibles sur la scène politique et sont trop souvent considérées et traitées comme des citoyens de seconde zone ». Le document de plaidoyer se propose de corriger ces injustices. Il repose sur quatre piliers. Primo, il soutient « la mise en place des statistiques fiables de façon désagrégée sur les personnes handicapes au Bénin ». Secundo, il permettra « d’amender le cadre juridique afin de promouvoir la participation politique des personnes handicapées ». Tertio, il vise à rendre « accessibles les processus électoraux ». Quarto, il encourage les partis politiques à « renforcer les capacités de leurs militants personnes handicapées afin de leur confier plus de responsabilités ». Fruit d’un processus démarré au lendemain de l’élection présidentielle de 2021, le document de plaidoyer est élaboré par la Coalition des Organisations de la Société civile pour les Elections et la paix (Coscep) et soutenu par l’Institut républicain international (Iri). Il apporte la joie au cœur des bénéficiaires. « Ce document va corriger beaucoup d’insuffisances. Au cours des élections, les personnes handicapées rencontrent plusieurs difficultés. Nous sommes conscients que ce document va changer notre vie », se réjouit Maurice Saïzonnou, vice-président de la Fédération des Associations des personnes handicapées du Bénin. L’Institut républicain international est fier d’être au coeur de cette initiative. « Nous félicitons les différents partenaires pour leur ténacité à produire un document inclusif qui recense effectivement les besoins des personnes handicapées. Ce document s’aligne sur les normes et la législation en vigueur pour soutenir les personnes handicapées. Je suis certain que les plaidoyers nécessaires seront menés en vue d’une prise en compte réelle des personnes handicapées », espère David Thirlby, directeur des programmes résident de l’Iri. Les premiers résultats de ce document de plaidoyer pourront être mieux appréciés à l’aune des élections législatives de 2023 au Bénin. Actualités 22 avr. 2022


7e édition du Championnat international de Mma : Des athlètes de six pays en compétition ce samedi à Cotonou
La 7e édition du Championnat international de Mma (Mixed martial arts) se tiendra, ce samedi à Canal Olympia à Cotonou. Les organisateurs ont dévoilé, hier, les têtes d’affiche de ce sport de combat qui opposera des pratiquants de diverses nationalités. Onze combats avec six pays en compétition. Des combattants de la France, du Togo, du Nigeria, du Gabon, du Cameroun et du Bénin confronteront leurs techniques lors de la 7e édition du Championnat international de Mma (Mixed martial arts), qui se tiendra, ce samedi 23 avril à Canal Olympia à Cotonou. En prélude à ce rendez-vous sportif, l’Association Bénin figthing championship (Bfc), l’organisateur, a dévoilé le ‘’main event’’, le combat principal qui opposera deux Béninois, John Kennedy et Ishola Olatunde. Le premier n’admet pas sa défaite à la dernière édition du championnat et entend prendre sa revanche. L’autre affiche qui retiendra l’attention au cours de cette 7e édition est le combat féminin. Il faudra départager la Nigériane Juliet Chukwu et la Française Nora Cornolle. « Vous allez être surpris par l’énergie que les femmes mettent dans l’arène», a prévenu Ouanilo Médégan Fagla, président de Bénin figthing championship. Le Mixed martial arts (Mma) est un sport de combat associant de nombreuses disciplines, allant du judo à la boxe thaïe en passant par la lutte. Pratiqué dans une cage en forme d’octogone, il autorise les coups de pied, poing, genou et coude, mais aussi les coups au sol. Toutefois, sont interdits les coups de tête, ceux derrière la tête, les coups dans les parties intimes, les coups de coude de haut en bas au sol, les coups de pied ou de genou au sol, les griffures ainsi que les doigts dans les orifices. « Les combats Mma sont moins dangereux. Ce n’est pas un combat de barbares. Les encadreurs sont garants de la sécurité des combattants. Nous sommes là pour gagner mais pas pour gagner à tout prix… », rassure l’arbitre Achille Bokonon. A l’en croire, les combats Mma sont des spectacles. Il s’agit d’un sport professionnel qui fait appel à plusieurs arts martiaux. En dépit de sa technique de base, le combattant s’enrichit avec des techniques d’une autre discipline. A la 7e édition du championnat international qui se déroulera à Canal Olympia de Cotonou, les combattants vont évoluer dans plusieurs catégories dont les poids léger et lourd. « Il s’agit d’un sport qui est en pleine croissance. Pour le compte de cette nouvelle édition qui se tient à Cotonou, nous avons cherché des passionnés… », assure Ouanilo Médégan Fagla, président de Bénin figthing championship. Sports 22 avr. 2022


Intoxication alimentaire : un mal dangereux parfois négligé
Causée par la consommation d’aliments contenant des toxines ou des agents pathogènes, l’intoxication alimentaire est une infection généralement bénigne mais qui peut être très dangereuse. Elle peut entraîner de graves complications et parfois la mort. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), chaque année, environ 600 millions de personnes tombent malades après avoir consommé des aliments contaminés et 420 000 en meurent. « Les agents pathogènes d’origine alimentaire peuvent provoquer des diarrhées graves ou des infections débilitantes, dont la méningite. (..) Les maladies d’origine alimentaire risquent de conduire à une incapacité durable, voire à la mort», a relevé l’Oms dans son rapport sur la santé sanitaire des aliments publié le 6 août 2020. Selon Mariano Amoussou, médecin généraliste, une intoxication alimentaire est une infection digestive suite à l’ingestion d’eau ou d’aliments souillés ou contaminés par divers micro-organismes. «Il s’agit essentiellement des virus, des bactéries et des parasites », a-t-il expliqué. La contamination peut avoir lieu à n'importe quelle étape du processus alimentaire. Elle peut avoir lieu durant les stades de culture, de récolte, de traitement, d’entreposage ou de préparation. Dans certains types d'intoxication alimentaire, la toxine fait naturellement partie de l'aliment. « Il existe certains types d’aliments qui sont souvent à risque d’intoxication. Il s’agit des produits laitiers, des crudités telles que la salade lorsqu’elle n’est pas bien lavée, des fruits mal lavés, du poisson ou de la viande séchée», a précisé Mariano Amoussou. Le non-respect des dates de péremption, la consommation d’aliments gardés trop longtemps sans réfrigération, une mauvaise cuisson sont également autant de facteurs qui augmentent le risque d'intoxication alimentaire, a-t-il fait savoir. A en croire le docteur Mariano Amoussou, une intoxication alimentaire se manifeste le plus souvent par des nausées, des vomissements, des crampes, des douleurs abdominales, des épisodes de diarrhée, une fatigue intense, de la fièvre. « Plusieurs épisodes de diarrhée peuvent provoquer des complications notamment la déshydratation ou encore entraîner des complications sur les reins », a-t-il souligné. Ces symptômes se présentent dès que l’aliment a été consommé ou, au plus tard, dans les 24 ou 72 heures suivant l’ingestion. Certaines catégories de personnes sont plus à risque de faire des complications suite à une intoxication alimentaire. « Ce sont notamment les nourrissons, les personnes du troisième âge, c’est-à-dire à partir de 75 ans », a insisté le médecin généraliste. Pour prévenir une intoxication alimentaire, il est important de respecter les règles d’hygiène, de se laver régulièrement les mains, d’avoir une bonne hygiène alimentaire, d’éviter la consommation d’aliments dont la date de péremption est dépassée, de faire attention à la cuisson et à la conservation des aliments et surtout de veiller à bien laver les fruits et légumes avant consommation. Le traitement d'une intoxication alimentaire dépend de sa cause et de sa gravité. C’est pourquoi, Docteur Mariano Amoussou recommande de se rendre à l’hôpital dès l’apparition des premiers symptômes pour une meilleure prise en charge. Santé 21 avr. 2022


Pratique du sport à Abomey et Bohicon : Une opportunité de bien-être mais...
Le sport collectif entre de plus en plus dans les habitudes aussi bien des jeunes que des personnes âgées. Matin ou soir et surtout les week-ends, ils s’adonnent en groupes aux activités physiques et sportives. Mais c’est sans toujours connaître les besoins réels ou les limites des uns et des autres, courant ainsi des risques pour leur santé. La sédentarité est préjudiciable à la santé humaine. Donc, la pratique du sport est recommandée. Mais celle-ci est soumise à des normes. Ce que beaucoup ignorent. L’essentiel, c’est de faire le sport pour préserver l’organisme contre certains maux qui surgissent au fur et à mesure que l’âge avance. Fatiou Azizou, enseignant d’éducation physique et sportive (Eps), dira que la création tous azimuts de ces clubs est légitime étant donné que rien que par le sport, bon nombre de pratiquants ont recouvré la santé. Les médecins le recommandent. Il faut constamment bouger. «Faire de l’exercice est bon pour la santé mais également pour se sentir bien dans sa tête et dans son corps. Quelle que soit l’activité que l’on pratique, c’est un moment où l’on ne pense à rien d’autre, où l’on évacue toutes les tensions accumulées durant la journée et surtout c’est un excellent moyen de se déstresser. Pour la santé, les avantages d’une activité sportive sont très nombreux à savoir, la perte de poids et l’augmentation de la masse musculaire, une meilleure ventilation pulmonaire, l’élimination des risques d’infarctus ou d’hypertension artérielle», soutient-il. Pour cet enseignant d’Eps, le sport entretient également les os et les articulations, diminue le risque de cancer, de diabète et des maladies cardiovasculaires, améliore la qualité de vie. Le sport est donc bon pour la santé et à tous les niveaux. Il insiste en précisant que le sport n’est pas destiné à un âge donné, pourvu que l’individu se sente capable. Mais l’idéal, à l’en croire, est de le commencer dès le bas âge. Au regard de tous ses bienfaits, le sport peut être pratiqué par tous. «J’ai intégré ce groupe en juin 2020. Depuis lors, je ne suis plus jamais allé à la pharmacie. Vraiment, le sport est mon salut», jure le cinquantenaire Marc Olivier Ahogbèdè, le corps ruisselant de sueur. «Depuis qu’un ami m’a conseillé de faire du sport, j’ai remarqué que la fréquence de mon asthme a baissé et même les petits ennuis de santé qui m’assaillaient ont cessé », témoigne un autre pratiquant assis à côté du cinquantenaire. Cependant, là où le bât blesse, c’est que beaucoup pratiquent le sport dans l’ignorance totale des règles et sans aucun respect des normes. Dans ce contexte, les risques sont incommensurables. L’exercice inadapté et ses risques Pour éviter que le sport, quoique bénéfique, ne crée d’autres problèmes de santé, Fatiou Azizou, enseignant d’Eps, recommande le respect des normes en la matière. La norme pour lui est de faire la différence entre les exercices et les adapter selon l’âge, l’organisme et le besoin physique. Selon lui, le sport d’entretien n’a pas les mêmes caractéristiques que le sport de compétition, de même que le sport collectif. «Si l’encadreur n’est pas formé, il ne saura pas quelle méthodologie adopter», avertit-il. A titre d’exemple, il indique que les exercices de résistance tels que la vitesse et autres sont formellement déconseillés aux enfants de moins de 12 ans, aux personnes âgées, aux sujets souffrant d’un mal que le médecin juge incompatible avec le sport. La pratique du sport ne doit pas non plus dépasser le temps réglementaire prévu à cet effet. «L’on court assez de risques lorsque les normes sont bafouées», insiste-t-il, en évoquant les cas des joueurs et boxeurs qui succombent en pleine compétition pour rupture d’anévrisme ou autres excès. Le cœur, explique-t-il, est un organe précieux mais sournois. Il peut vous lâcher à tout moment. C’est dire que, prévient-il, si vous dépassez les capacités de l’individu, il peut mourir banalement suite à un dysfonctionnement dans son corps. Et là, le sport qui est indispensable pour une meilleure santé peut lui être fatal. Et pour éviter un tel drame, l’enseignant suggère que les activités physiques et sportives soient conduites par des professionnels afin que chaque individu soit soumis aux exercices appropriés qui conviennent à son état de santé. Des clubs de sport sont créés par des personnes sans la moindre connaissance des prérequis. Jean-Gontran Goyito, responsable d’un club sportif à Bohicon, n’est pas sans le savoir. Il explique qu’avant, les clubs n’étaient pas organisés. Mais aujourd’hui, ils se sont mis en association à l’issue d’un congrès constitutif pour corriger les insuffisances à travers un encadrement rigoureux des exercices. Une manière de dire que les choses commencent à se normaliser peu à peu. Santé 21 avr. 2022


Traitement des eaux usées domestiques : A la découverte d’une solution innovante
Au campus universitaire d’Abomey-Calavi, un dispositif innovant de traitement des eaux usées est en expérimentation. Au bout du dispositif installé sur le site du Laboratoire des sciences et techniques de l’Eau et de l’Environnement (Lstee) de l’Uac coule une eau transparente et inodore. Sans être prévenu, le visiteur ne peut imaginer la provenance de ce liquide. Pourtant, c’est bien des eaux usées domestiques qu’il s’agit. « Les eaux résiduaires que nous traitons sont prélevées au niveau des résidences universitaires et dans quelques ménages de la commune d’Abomey-Calavi », dévoile Dr Mahomed Daouda, un des techniciens du site. Une fois ramenées sur le site, les eaux résiduaires sont versées dans un bassin anaérobie, c’est-à-dire sans oxygène. Il est rempli de sorte à alimenter le système à 200 litres par jour. Des simulations de séquence sont réalisées toutes les deux heures. Une pompe immergée permet de faire une homogénéisation. « C’est un tank d’un mètre cube qui simule les fosses septiques que nous avons dans nos ménages. Ça permet de faire un premier traitement et d’éliminer tout ce que nous pouvons voir à l’œil nu », précise le jeune chercheur. A la sortie de ce milieu anaérobie, un abattement est perceptible. Mais le liquide devra poursuivre son parcours dans des conduits pour être totalement apuré. « L’eau qui sort est de bonne qualité parce qu’il y a des bactéries anaérobie et aérobie qui en jargon facile vont manger la matière organique qui est à l’intérieur. Quand il n’y a plus à manger, les bactéries meurent. On les utilise donc pour la dégradation de la matière organique et avoir de l’eau de qualité », explique Professeur Martin Pépin Aïna, directeur du Laboratoire des sciences, techniques de l’Eau et de l’Environnement (Lstee). Ce qui retient aussi l’attention sur le site, c’est l’absence d’odeur. « C’est un système innovant en ce sens que quand vous partez des bassins aérobies, dont les fosses que nous utilisons dans nos maisons, à la sortie, vous avez toujours des problèmes d’odeur. Ici, comme vous pouvez le constater, on ne sent pas du tout l’odeur », fait remarquer l’enseignant-chercheur qui précise que le système continue d’être perfectionné « au jour le jour ». Au Bénin, en zone urbaine et particulièrement à Cotonou et Porto-Novo se pose avec acuité le problème de gestion des eaux usées domestiques. Il n’existe quasiment pas de réseaux collectifs d’assainissement. Très peu de ménages évacuent convenablement leurs eaux usées. Le reste, la grande majorité, les rejette dans la nature et les caniveaux. Cependant, dans un contexte où l’eau potable est un bien précieux qui se raréfie, d’aucuns voient très utile cette technologie canadienne, au-delà de la réduction des risques de pollution. « Cette technique va permettre de bien filtrer l’eau usée avant de la laisser dans la nature. Ensuite, l’eau potable existe en quantité limitée. Nous pouvons utiliser ces eaux usées traitées pour arroser les routes pour les travaux publics, éteindre le feu pour les pompiers, faire des cultures de contre saison, etc. », dévoile Florent Dogbalou, spécialiste de cette technologie. Une utilisation à l’échelle communautaire pourra être bénéfique pour l’Environnement et la Santé. Environnement 21 avr. 2022


Assemblée nationale : l’Institut parlementaire du Bénin s’ouvre pour plus d’efficacité
L’Institut parlementaire du Bénin (Ipab) signe une convention de partenariat avec le Centre de droit administratif et de l’administration territoriale (Cedat) de l’Université d’Abomey-Calavi pour plus d’efficacité dans sa mission, notamment le renforcement des capacités du Parlement, la réalisation des études et recherches sur les politiques de développement. Organiser conjointement les études sur les questions relevant des attributions de l’Institut parlementaire du Bénin (Ipab) ; conduire des recherches en sciences juridiques, politiques, administratives, développement durable et tout autre domaine jugé nécessaire par les parties ; élaborer des outils de vulgarisation des études, recherches et autres activités menées par les parties et organiser des activités scientifiques (colloques, journées de réflexion, ateliers,...) dans des domaines relevant de leurs centres d’intérêt. Tels sont, entre autres, les objectifs de la convention de partenariat signée, ce mercredi 20 avril à l’Assemblée nationale à Porto-Novo, entre l’Ipab et le Centre de droit administratif et de l’administration territoriale (Cedat) de l’Université d’Abomey-Calavi. Cette signature trouve son ancrage juridique dans la décision n° 2019-70/AN/PT du 24 septembre 2019 portant création de l’Ipab avec pour mission le renforcement des capacités du Parlement, la réalisation des études et recherches sur les politiques de développement. Robert Gbian, premier vice-président de l’Assemblée nationale, qui a présidé la cérémonie de signature de cette convention, au nom du président du Parlement, a rappelé le grand intérêt pour l’Assemblée nationale à travers l’Ipab d’aller à ce partenariat avec le Cedat. Selon lui, la signature de ce partenariat vient à point nommé et cadre bien avec les dispositions de l’article 10 de la décision citée supra. L’existence de cet accord de partenariat ne fait pas obligation au Cedat de financer les activités de l’Ipab, précise le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Le directeur du Cedat, le professeur Ibrahim David Salami, se réjouit de l’aboutissement du processus qui a conduit à la signature de cet accord de partenariat entre son centre et l’Ipab. « Lorsque les institutions sont bien construites, elles peuvent être le creuset de sagesse et de sciences», a-t-il dit pour paraphraser Jean Monnet. Le professeur Ibrahim David Salami salue personnellement le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, sous la supervision de qui, l’Ipab a identifié le Cedat pour la signature de ce protocole d’accord. Et cela, pour que la politique rencontre la science et s’ouvre à l’université et que la science aille aussi à l’école de la politique. Actualités 21 avr. 2022


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