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Nouvelles

La Chronique de Oncle AGBAYA : RAMENEZ-LES LA-BAS !
On vous l’avait bien dit, mon Neveu Patou dirige un pays de pagailleurs dont de très vieux pagailleurs ! Tenez, certains de mes Nièces et Neveux, bien avertis, m’ont signalé l’autre jour, de retour des lieux de taf de Patou, où ils ont visité l’exposition De la Restitution à la Révélation, qu’il manquait dans les vitrines, quelques reliques qui ne sont pourtant pas retenues chez les YOVO … Etant aujourd’hui d’une grave sobriété dédiée à la mémoire de nos braves soldats que de sanguinaires faquins sans couilles assassinent dans le PENJARI, je ne pourrai pas vous énumérer les noms de ces « œuvres d’art», véritables reliques politiques, qui mériteraient de figurer dans ces vitrines, pour la visite et pour l’édification de la conscience de la jeune génération… N’allez surtout pas avec vos imaginations débridées citer mon cousin WALLIS, qui si on en croit vos vannes sur les réseaux sociaux, à la veille des législatives de 2019, face à la perspective de ne pas être aligné sur la liste de la treizième circonscription par mon Neveu Patou, aurait menacé de se pendre à une tige de mil ou se jeter dans la retenue d’eau en étiage à l’entrée de la ville carrefour. Et que contrairement à ses habitudes, AGBONNON eut très peur qu’un tel drame advînt, et voilà le nom de mon cousin bien ZOOMé sur la liste BR, au détriment d’un de mes petits cousins blanc-bec politique, qui n’en était pas un au fond, et qui depuis fut fait édile … Mais il parait que les plus réclamées des reliques politiques pour l’exposition seraient mes vieux cousins ILITCH du PCB, politiquement et intellectuellement restés au 31 décembre 1977 dans leur rhétorique et logorrhée-type où, paresseusement ils remplacent simplement dans leurs communiqués KEREKOU par SOGLO, SOGLO par KEREKOU, KEREKOU par YAYI, YAYI par TALON …Mais vous tous qui pensez ainsi, êtes de véritables pagailleurs comme d’ailleurs tous mes Neveux et Nièces ! Votre Oncle AGBAYA Actualités 12 avr. 2022


Campagne #Wiki For Human Rights : améliorer les articles relatifs aux droits humains sur wikipédia
Les wikimédiens du Bénin organisent la campagne #Wiki For Human Rights ou Wiki pour les droits humains à un environnement sain tout au long de ce mois d’avril. L’objectif de cette initiative est de créer ou d’améliorer les articles existant sur Wikipédia relatifs aux droits de l’homme et aux sujets liés aux trois thématiques que sont le changement climatique, la pollution et la biodiversité. En marge de la campagne #Wiki For Human Rights ou Wiki pour les droits humains à un environnement sain, Wikimedia Benin User Group organise un atelier de formation Wikipedia au profit des membres de trois Organisations non gouvernementales intervenant dans les domaines de la biodiversité, de l’environnement et des droits de l’homme au Bénin. Devenus contributeurs Wikimedia avec un compte (sur n’importe quel wiki), ils peuvent participer au concours destiné à améliorer les articles liés au «droit à un environnement sain», thème de Wiki For Human Rights 2022. Selon l’organisateur local, Saliou Abdou, l’objectif de cette initiative est de créer et d’améliorer les articles existant sur Wikipédia relatifs aux droits de l’homme et aux sujets liés aux trois thématiques que sont le changement climatique, la pollution et la biodiversité. Cette campagne va se dérouler en trois étapes. Il s’agit d’abord de faire une séance virtuelle pour mieux expliquer la campagne. Ensuite, un atelier de formation est programmé pour les nouveaux inscrits sur wikimedia et ses projets. Enfin, un challenge sera lancé pour récompenser les meilleurs contributeurs. « Ce challenge incite à créer des contenus prenant en compte le changement climatique, la pollution, la biodiversité outre leurs multiples impacts sur le bien-être et la survie de l’homme », a-t-il ajouté. La compétition est dotée de prix allant de 50 à 100 dollars Usd avec de nombreux autres lots à gagner. Pour Saliou Abdou, Wikipédia manque d’articles sur toutes sortes de sujets. Ainsi, grâce à ce concours, il espère améliorer les contenus liés au «droit à un environnement sain», thème de Wiki For Human Rights 2022. « Combler les lacunes de Wikipédia sur ces sujets aide le public à prendre les milliers de décisions nécessaires pour faire face à ces crises environnementales urgentes », conclut l’organisateur local. Société 12 avr. 2022


Numérique et digital : Carmelle Codjia parle des opportunités pour la jeunesse
Le monde du numérique est en perpétuelle mutation et offre des emplois à la jeunesse. Carmelle Codjia, spécialiste en communication marketing et du digital, invite ici la jeunesse à se faire former sur les usages du numérique pour tirer meilleur profit de ce secteur. Le secteur du Numérique représente aujourd’hui un véritable levier qui permet aux entreprises d’améliorer leur image et de rester compétitives. Pour Carmelle Codjia, spécia-liste en communication marketing et du digital, il apparait comme la source d’un certain nombre de compétences et de connaissances. Selon elle, le digital, c’est tout ce qui est du domaine du numérique et qui entre dans la dimension des réseaux sociaux que « nous utilisons » à savoir Facebook, WhatsApp, Twitter, Instagram, Snap chat, Tik tok, LinkedIn et autres. Ces réseaux sociaux permettent de se faire une présence en termes d’image et de notoriété. Elle note que tout ce qui se fait à travers les médias traditionnels sont transférés sur le numérique pour plus de visibilité. « Le digital aujourd’hui nous donne beaucoup de visibilité, vous touchez beaucoup de cibles et c’est moins cher », a-t-elle fait savoir. A l’en croire, le digital offre assez d’opportunités aux jeunes aujourd’hui et pour rattraper le train en marche, il est important de se faire former sur les pratiques, les outils et les différents leviers liés au marketing digital. « On a la possibilité d’être gestionnaire de publicité, Community manager, rédacteur web, de faire le montage, le cadrage et d’être aussi le chargé de communication d’une entreprise en ligne », a-t-elle souligné. La spécialiste du digital ajoute que ce monde est tellement vaste et la jeunesse doit pouvoir y arriver, s’insérer et voir là où se trouvent ses passions et succès. « La jeunesse ne doit plus se plaindre du chômage. Quand vous faites une formation dans le digital, vous n’avez pas besoin d’être employé par une entreprise. Au contraire, vous êtes consultant de plusieurs entreprises et vous êtes aussi libre de votre temps », a-t-elle martelé. Selon elle, pour qu’une entreprise soit visible, il faut qu’elle intègre forcément le numérique dans sa stratégie. « Il faut pouvoir s’adapter aux exigences du monde du digital. Ni la jeunesse, ni aucune entreprise ne doivent rester en marge de cette révolution technologique», a-t-elle conclu. Société 12 avr. 2022


Sécurité numérique au Bénin : Cinq outils pour protéger sa vie privée en ligne
Face aux risques auxquels les populations sont exposées dans l’utilisation croissante des moyens du numérique, l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi) propose des outils pour protéger la vie privée en ligne. Au nombre de ces instruments, il y a les extensions de sécurité informatique, Https Everywhere, Privacy Badger, Password Checker, Adblock Plus et le service NetCraft. Une grande partie de la vie quotidienne se déroule en ligne. C’est alors que les hackers recueillent un maximum d’informations ou de données personnelles pour pouvoir les utiliser malhonnêtement contre les usagers du numérique. Ils peuvent par exemple voler l’identité d’une personne pour accéder à ses comptes bancaires et retirer la plus grande somme d’argent possible avant que la victime ne s’en rende compte. En dehors des pirates informatiques, les fournisseurs de services internet, gouvernements, publicitaires et autres sont les acteurs intéressés aussi par les données personnelles. Face à ces risques, la protection de la vie privée devient primordiale, selon Ouanilo Médégan, directeur de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi). C’est pourquoi, il a fait publier un livre blanc qui propose des outils et astuces qui renforcent la protection de la vie privée en ligne. Au nombre de ces outils, figure l’extension libre de sécurité informatique pour navigateurs web Https Everywhere. Edité par Electronic Frontier Foundation et Tor Project, c’est un outil qui force la navigation chiffrée sur tous les sites qui supportent le Https mais qui ne le proposent pas par défaut. Cet outil numérique est disponible sur Mozilla Firefox, Mozilla Firefox Android, Google Chrome, Opera, Vivaldi et Microsoft Edge. Contre les tracking, l’Anssi propose aux internautes l’utilisation du Privacy Badger. Module d’extension libre pour les navigateurs web Mozilla Firefox et Google Chrome, c’est un outil dont l’objectif est de bloquer les régies publicitaires et les autres sites tiers qui cherchent à connaître les pages visitées par l’internaute. Accessible sur Mozilla Firefox, Mozilla Firefox Android, Google Chrome, Opéra, Alternatives, Do not Track Me, Ghostery, Disconect private Browsing, il surveille et avertit des sites qui essayent de traquer les habitudes de navigation. Avec Adblock Plus, il est possible de se protéger du pistage en ligne des annonceurs publicitaires. Cette application dispose d’un navigateur mobile dédié au blocage des publicités: Adblock Browser (Android) et Adblock Browser (iOS). Il est disponible sur Mozilla Firefox, Mozilla Firefox Android, Google Chrome, Opera, Safari Mac, Safari IPhone, Samsung internet Android et Alternatives. Contre l’hameçonnage et le piratage L’hameçonnage ou phishing est une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d’identité. L’Anssi propose des fonctionnalités dont le NetCraft pour se prémunir contre ce cybercrime. Service disponible depuis 1995, cet instrument sonde le web à la recherche de sites internet. Son extension dispose d’un système anti-hameçonnage qui permet d’être averti lorsque l’on tente de se connecter sur un site frauduleux d’hameçonnage avec un navigateur web. Il est disponible sur Microsoft Edge, Google Chrome, Mozilla Firefox, Opera Alternatives Shop phishing. En dehors de l’hameçonnage, les internautes sont confrontés aussi au vol de mot de passe. Dans ce cas, l’internaute peut utiliser l’extension Password Checker. Cet outil permet de vérifier que le mot de passe qui est saisi dans un champ sur un site n’a pas été retrouvé dans des brèches de données des grands sites internet. Il rassure que votre mot de passe n’est pas envoyé à un quelconque serveur pour vérification. Disponible sur Google Chrome, Password Checker, il envoie les cinq premiers caractères de l’empreinte (hash) de votre mot de passe et reçoit un ensemble d’empreintes comme résultats qu’il vérifie maintenant avec celui de l’utilisateur du numérique. Société 12 avr. 2022


Lutte contre le terrorisme dans la sous-région : L’Initiative d’Accra planifie « Koudanlgou renforcée »
La 16e réunion des chefs des services de renseignements et de sécurité de l’Initiative d’Accra a été ouverte hier, lundi 11 avril, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Plusieurs points dont la planification de «Koudanlgou renforcée » sont inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre prévue pour durer deux jours. Tout se met en place pour l’exécution de l’opération « Koudanlgou renforcée ». A la 16e réunion des chefs des services de renseignements et de sécurité de l’Initiative d’Accra qui se tient du 11 au 13 avril à Cotonou, les participants venus des pays de l’organisation se pencheront sur plusieurs questions qui leur permettront d’opérationnaliser au mieux la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement. En effet, en prenant l’Initiative d’Accra, les chefs d’Etat et de gouvernement du Togo, du Bénin, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Burkina Faso estimaient trouver un remède au terrorisme qui sévit dans la sous-région. Face à ces violences gratuites qui endeuillent les familles et créent le désarroi au sein des populations, ils unissent leurs forces et moyens pour éradiquer l’influence néfaste de ce fléau qui menace en permanence la sous-région. « Koudanlgou renforcée », c’est la version améliorée de « Koudangou IV », une vaste opération militaire conjointe qui avait permis de mettre hors d’état de nuire des centaines de terroristes dans la sous-région. Ce sont les résultats éclatants de cette opération qui ont conduit à penser à sa poursuite sous une forme plus améliorée. Pour ce faire, une conférence des chefs des opérations des pays membres de l’Initiative d’Accra s’est tenue au cours du mois de mars dernier pour statuer sur les aspects techniques, tactiques, logistiques et financiers entrant dans le cadre de la planification de « Koudanlgou renforcée ». A Cotonou, les responsables des services de renseignements et de sécurité vont donc statuer sur la planification de l’opération et formuler des recommandations pertinentes à soumettre à l’examen des ministres chargés de la Sécurité et de la Défense pour une mise en œuvre de l’opération. Les différents responsables mesurent d’ailleurs l’enjeu. Les affres du terrorisme « La situation sécuritaire est pour notre organisation l’un des plus grands défis à relever dans ses efforts de promotion de la paix et de la sécurité. Toutes les formes d’extrémisme y compris les plus violents auxquels recourent les groupes terroristes lors des attaques compromettent dangereusement l’équilibre des relations d’amitié que nos populations entretiennent depuis des lustres », a relevé Pamphile Zomahoun, directeur des Services de liaison et de la Documentation du Bénin. Selon lui, l’efficacité collective dans la lutte contre le terrorisme dépend de la facilité de circulation et de partage des renseignements. Il exhorte donc ses collègues à maintenir l’élan de changement de paradigme pour mieux réussir le défi de la lutte contre le terrorisme. Cette perception, le secrétaire exécutif de l’Initiative d’Accra la partage. Benedict Theme a rappelé quelques réussites de l’organisation ainsi que les démarches menées pour une consolidation des relations avant d’insister sur l’importance du partage des renseignements. Pour sa part, le ministre béninois de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en lançant les travaux, a félicité les chefs des renseignements et de la sécurité pour les résultats déjà obtenus. « Grâce à votre dynamisme, les lignes ont remarquablement bougé au niveau de l’organe de gestion de notre organisation… Notre rencontre devra par ailleurs permettre de rendre compte du niveau d’opérationnalisation de notre organisation et du point d’étape de l’élaboration des documents juridiques devant servir de socle à son édification», a fait savoir Alassane Séidou. Il ajoute que la rencontre sera l’occasion de faire le point à mi-parcours de l’occupation des postes – pays au sein du Secrétariat exécutif. Il faut préciser que l’Initiative d’Accra a été lancée en septembre 2017 par le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo. Elle est un mécanisme de sécurité coopératif et collaboratif qui repose sur trois axes : le partage d’informations et de renseignements, la formation du personnel de sécurité et de renseignement et la conduite d’opérations militaires conjointes transfrontalières. Actualités 12 avr. 2022


Stabilité financière : Fitch confirme la note B+ avec perspective stable pour le Bénin
L’agence de notation Fitch Ratings a maintenu la note « B+ » avec une perspective stable pour le Bénin. Et, l’assainissement budgétaire ainsi que les performances macro économiques pourraient davantage améliorer cette stabilité financière à moyen terme. Fitch Ratings a confirmé la note de défaut des émetteurs en devises à long terme (Idr) du Bénin à « B+ » avec une perspective stable, selon un communiqué de l’agence internationale de notation financière en date à Londres du 8 avril dernier. Le document précise que cette note reflète « une forte croissance tendancielle, une dette publique par rapport au produit intérieur brut (Pib) inférieure à celle de ses pairs et un bilan récent de réformes économiques et de politiques budgétaires prudentes, contrebalancées par de faibles recettes publiques et une économie relativement peu diversifiée fortement dépendante du Nigeria et de la filière coton ». En effet, l’économie a retrouvé une trajectoire de croissance forte atteignant 7 % en 2021 (selon le gouvernement), après un ralentissement à 3,8 % enregistré en 2020 en raison des effets pervers de la pandémie de Covid-19 et de la fermeture en août 2019 des frontières nigérianes. Il est prévu une croissance moyenne de 6,3 % à moyen terme, soutenue par une augmentation de la production agricole, notamment du coton, et la poursuite des investissements dans le cadre du nouveau programme d’action du gouvernement. Le déficit budgétaire s’est creusé de 4,7 % du Pib en 2020 à 5,7 % en 2021, inférieur au déficit de 6,5 % prévu dans la loi de finances rectificative, rapporte Fitch. L’amélioration de la performance des recettes (+13,7 % en 2021), grâce à la poursuite des mesures administratives génératrices de recettes en matière de recouvrement fiscal et douanier, n'a pas entièrement compensé la hausse des dépenses (+13,3 %), notamment les dépenses d’investissement, qui ont augmenté de 29 %. Le budget 2022 prévoit un déficit de 4,5 % du Pib. Les dépenses devraient chuter de 2 % et les revenus augmenter de 13 % par rapport aux estimations de 2021. Compte tenu des contingences, le déficit diminuera à 4,9 % du Pib en 2022 et 4,1 % en 2023, selon les prévisions. Le plafond du déficit régional fixé à 3 % du Pib dans le pacte de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), et suspendu en raison de la crise économique et sanitaire, devrait être rétabli d'ici 2024. L’assainissement budgétaire entrepris depuis six ans pourrait être plus progressif à cause des incertitudes économiques dues aux chocs exogènes au plan international, notamment la guerre en Ukraine. L’assainissement budgétaire contribuera à inverser la hausse de la dette induite par la pandémie, combiné à des progrès suffisants dans la mobilisation des recettes budgétaires pour faire face aux risques de viabilité budgétaire liés à une base de recettes étroite. Risques modérés Le gouvernement prévoit de relever les dépenses de sécurité pour faire face à la montée des attaques djihadistes qui se multiplient dans le Nord du pays, d’augmenter les salaires, et de mettre en place des subventions temporaires pour atténuer la hausse des prix alimentaires (estimée à 0,8 % du Pib) en 2022. Le Bénin devrait conclure un nouveau programme du Fonds monétaire international (Fmi) en 2022, pour soutenir l’accroissement des recettes. La faible mobilisation des recettes intérieures limite les dépenses publiques et affaiblit les indicateurs de viabilité de la dette. Fitch estime que la dette publique du Bénin a augmenté à 49,7 % du Pib en 2021, bien en deçà de la médiane « B» estimée à 68 %, en raison de l'élargissement du déficit budgétaire. L’assainissement budgétaire progressif et la poursuite de la croissance économique entraîneront une stabilisation de la dette à environ 49 % du Pib, prévoit l’agence. Toutefois, les risques de passif éventuel sont faibles, avec un seul prêt garanti souverain de 0,1 % du Pib, une dette d'entreprise publique non garantie de 1,7 % du Pib (à fin 2020) et aucun passif éventuel lié à un partenariat public-privé en cours. L’appui du Fmi, le soutien des créanciers officiels et les émissions nationales couvriront les besoins de financement du Bénin à moyen terme. Les besoins de financement budgétaire seront d’environ 10 % du Pib en 2022. En termes de stratégie, la flexibilité de financement du Bénin s'est améliorée. Pour rappel, le pays a émis deux euro-obligations en 2021, dont la première obligation d'objectifs de développement durable (Odd) en Afrique (500 millions d’euros, 4,95 %, 2035). Le déficit du compte courant s’est creusé à 4,8 % du Pib en 2021, reflétant la hausse des importations et des prix du pétrole. En effet, de janvier à septembre 2021, les exportations ont augmenté de 14,7 % en glissement annuel, tandis que les importations ont augmenté de 22,4 %. Il est attendu que le déficit se réduise à 3 % d’ici 2023, légèrement en dessous de la médiane « B » projetée de 3,5 %, dans l’espoir que les exportations, notamment des produits agricoles, augmentent et que les importations se modèrent. Des progrès en matière de diversification économique réduiraient davantage l’exposition de l’économie et des comptes extérieurs aux fluctuations du commerce frontalier avec le Nigeria et du cours du coton. Actualités 12 avr. 2022


Stratégie d’intervention en faveur du secteur privé : La Boad expose ses solutions de financement aux entreprises
Les opérateurs économiques du Bénin sont désormais mieux informés des opportunités de financement qu’offre la Banque ouest-africaine de développement. Un atelier d’information s’est tenu à cet effet, vendredi 8 avril dernier à Cotonou. La Banque ouest-africaine de développement (Boad) s’est dotée d’une nouvelle stratégie d’intervention en faveur du secteur privé pour la période 2021-2025. Dénommé «Djoliba », ce plan a adopté «une approche sectorielle visant à faire de la Banque, une banque d’experts apportant des solutions pertinentes aux besoins de ses clients», indique Maryse Lokossou, directrice de cabinet du président de la Boad. Les tenants et les aboutissants du nouveau plan stratégique ont été présentés, vendredi dernier à Cotonou, aux opérateurs économiques, à la faveur d’un atelier d’affaires organisé en collaboration avec le Conseil national du patronat du Bénin (Cnp-Bénin) et la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Cci-Bénin). Cette rencontre devrait permettre non seulement de capter les opportunités d’affaires au Bénin, notamment dans les secteurs ciblés, mais aussi de relever le taux de financement encore faible du secteur privé, selon Reine Ayéva – Broohm, cheffe de mission résidente de la Boad au Bénin. En effet, précise Mme Lokossou, le portefeuille privé de la Boad au Bénin représente à cette date environ 8 % de ses engagements dans le pays (65,9 milliards F Cfa pour le secteur privé contre 794 milliards F Cfa pour le public). Au niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le secteur privé représente en moyenne 21 % de ses engagements globaux qui s’élèvent à 7767,3 milliards à fin mars 2022. La Banque entend mobiliser et octroyer 3 300 milliards F Cfa de financement dont trois quarts pour le secteur public et un quart pour le secteur privé sur la période 2021-2025, informe Almamy Mbengue, directeur du département Développement pays à la Boad. La vision de la Banque, rappelle-t-il, est d’être la banque de référence pour un impact durable sur l’intégration et la transformation de l’Afrique de l’Ouest.

Conditions

Au nombre des formes d’intervention de la Boad, il y a les prêts directs à long et moyen termes, la prise de participation au capital d’entreprise ou d’institutions financières, le financement d’opérations à court terme en engagement par signature ou trésorerie, la garantie d’emprunts obligataires, les arrangements de financement de projets, le conseil financier. Cinq secteurs sont ciblés dans le nouveau plan stratégique à savoir Infrastructures et économie numérique ; Agriculture et agro-industrie; Energie et ressources naturelles; Immobilier (avec l’habitat social en particulier), santé et éducation et Institutions financières et participations. A tour de rôle, les responsables desdits départements au niveau de la Banque ont exposé les solutions qu’offre l’institution commune de financement aux chefs d’entreprise, afin de les familiariser avec les conditions de financement. Le montant plancher de financement par la Banque étant fixé à 3 milliards F Cfa, beaucoup de petites et moyennes entreprises ou industries peuvent se sentir exclues. Nonobstant ce seuil minimum, rassure M. Mbengue, la Banque dispose de ressources « souples » et a instauré une coopération avec les banques locales pour soutenir les Pme/Pmi à travers des lignes de refinancement. Pour les prêts publics marchands, privés et les lignes de refinancement, la durée normative (dont le différé) est de 10 ans. Le taux d’intérêt se situe entre 5,95 % et 8,35 %. Les commissions d’engagement, de frais de dossier, de garantie d’émission, d’arrangement de financement sont également définies. Certains opérateurs économiques estiment que les taux sont un peu élevés ; d’autres évoquent les difficultés liées aux garanties financières, à la rentabilité et à la solvabilité. Tout en soulignant que l’institution sous-régionale n’a pas vocation à être en concurrence avec les banques commerciales, les cadres de la Boad assurent que les préoccupations seront étudiées et prises en compte dans la mesure du possible.
Société 11 avr. 2022


Technologie de biodigesteur au Bénin : Les défis et perspectives revisités
Sous la férule de Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, les acteurs publics et privés des énergies renouvelables ont fait, hier jeudi 7 avril 2022 à Cotonou, l’état des lieux de la technologie de biodigesteur. C’est à la faveur d’un atelier sur les défis et perspectives de cette technologie au Bénin. Par Alain ALLABI « Etat des lieux de la technologie de biodigesteur au Bénin : Défis et perspectives», c’est le thème qui a mobilisé, autour du ministère de l’Energie, les acteurs publics et privés des énergies renouvelables. Jean Francis Tchékpo, directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), fait savoir qu’il y a eu l’installation de 100 biodigesteurs pilotes d’une capacité de 4m3 dans une quinzaine de communes. L’état des lieux indique, selon lui, « un faible taux de fonctionnalité en dessous de 45 % après près de 3 ans d’exploitation». Au regard des différents constats, des réajustements ont été opérés au niveau des facteurs clés à prendre en compte dans la préparation des dossiers techniques relatifs aux biodigesteurs. Il faudra ajouter que l’Aberme a entrepris la construction de six nouveaux biodigesteurs de grande capacité de 2 fois 20 m3 chacun dans certains centres urbains. Jean Francis Tchékpo n’a pas occulté le suivi de la valorisation des déchets essentiels. De même, des partenariats ont été conclus, entre autres, avec les Agences de développement territorial du ministère de l’Agriculture, la Giz, etc. En plus, a-t-il pousuivi, l’Aberme a procédé au renforcement de son cadre institutionnel en vue de la création d’une direction spécialement dédiée aux biodigesteurs. A en croire le directeur général de l’Aberme, le gouvernement a fourni tous ces efforts au regard des multiples avantages des biodigesteurs dont la production du biogaz destiné à l’énergie de cuisson, l’assainissement du cadre de vie, la fertilisation écologique. Perspectives Au titre de 2022, a annoncé Jean Francis Tchékpo, l’Aberme a prévu de déployer plus de 200 biodigesteurs de 4 m3 et 3 de 2 fois 20 m3. Au-delà, d’autres actions sont programmées à savoir le renforcement des capacités des entreprises spécialisées dans le domaine du biogaz afin qu’elles valorisent les potentiels des déchets organiques locaux. Pour Dona Jean-Claude Houssou, les effets néfastes des changements climatiques obligent le gouvernement à explorer des pistes pour réduire la pression humaine sur les forêts pour le bois-énergie. « L’usage du bois-énergie détruit 60 ha de forêts chaque année », a-t-il noté. Aussi, a-t-il assuré que l’atelier doit permettre de faire l’état des lieux de la technologie des biodigesteurs. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de recherche d’approches durables de la problématique. Evoquant les efforts du gouvernement en matière de promotion des énergies renouvelables, le ministre de l’Energie a mentionné l’élaboration des documents de politique nationale des énergies renouvelables. « Cela donne une idée précise du rôle des énergies renouvelables dans le mix énergétique au Bénin (…) Car le Bénin s’est désormais positionné pour un mix énergétique responsable», a-t-il insisté. A cet effet, a-t-il laissé entendre, le Pag2 a prévu la mise en place d’un dispositif de financement des projets de construction de biodigesteurs par les collectivités locales et de valorisation énergétique à travers les déchets organiques à l’horizon 2030. Société 08 avr. 2022


Après des jours de protestation à Natitingou : Reprise d’activité au niveau des dépôts de ciment
Les dépôts de ciment de Natitingou ont repris leurs activités après quelques jours de protestation. Ces centres commerciaux ont fermé unanimement suite à la décision du gouvernement de baisser les prix de certains produits dont le ciment pour soulager les populations. Les dépôts de ciment de Natitingou ont rouvert leurs portes pour servir la population. Après quelques jours de protestation relativement à la décision du gouvernement de réduire les prix de certains produits de grande consommation, ces établissements commerciaux ont repris la vente pour servir les acheteurs au prix de 85 000 francs la tonne comme l’a exigé le gouvernement. Ce prix, faut-il le rappeler, a été l’objet de grande protestation dans les rangs des promoteurs de dépôts. Ces derniers ont unanimement décidé de fermer les dépôts pensant obtenir un consensus sur le prix de 105 000 francs auquel ils cédaient le ciment. Ils l’ont martelé au cours d’une réunion, vendredi 25 mars 2022, à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de Natitingou. Cette séance initiée après le conseil des ministres du mercredi 23 mars qui fixe les nouveaux prix des produits de grande consommation a été une occasion pour les tenanciers de dépôts d’exprimer leurs inquiétudes. « Il ressort des interventions des uns et des autres qu’appliquer le prix de quatre-vingt-cinq mille francs fixé par le gouvernement engendrerait à leurs entreprises une perte de dix-sept mille sur la tonne au regard du prix d’achat à l’usine et du coût de transport actuel. A cet effet, une doléance a été faite pour que le gouvernement permette de vendre le stock actuel à cent cinq mille (105 000) francs pendant une période de deux mois au plus », détaille le compte rendu ayant sanctionné la rencontre entre les acteurs et la direction départementale de l’industrie et du commerce de l’Atacora-Donga. Cette doléance n’a pas reçu une suite favorable de la part de Rufus Sarè, directeur départemental de l’Industrie et du Commerce. Il a invité chaque distributeur à se conformer au prix de cession fixé par le gouvernement. Société 08 avr. 2022


Simon Todédjrapou sur les attentes des occupants : « Que l’Etat nous aide à sauver nos fonds de commerce »
A la veille de l’ultimatum, les occupants de la ceinture du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou n’ont qu’une attente : des accompagnements de la part de l’Etat. C’est le vœu cher à Simon Todédjrapou, président des tenanciers de bars, maquis et restaurants du stade. La Nation : En janvier, un ultimatum vous a été donné de quitter la ceinture du stade de l’Amitié le 31 mars. Nous sommes en avril et beaucoup sont encore sur place. Quelles difficultés avez-vous à déménager ? Simon Todédjrapou : Nos difficultés sont énormes. Il est vrai que nous avons commencé par entendre les bribes de ce qu’il y aura une opération pareille, il y a longtemps. Mais on ne savait pas que cela allait nous surprendre de la sorte. Maintenant, nous sommes prêts à partir pour montrer à la face du monde que nous sommes pour la reconstruction du stade de l’Amitié. Nous sommes tous dans ce schéma. Et pourquoi êtes-vous toujours sur place ? La difficulté est que nous avons des activités commerciales. Beaucoup d’entre nous ont fait des prêts auprès des institutions financières. Ils ont des engagements sur 12 mois, 24 mois, 36 mois. C’est difficile quand on doit quitter subitement. Quand on se retrouve pour échanger, j’ai souvent mal, à entendre les difficultés des uns et des autres à ce sujet. Ensuite, pour se reloger, ce n’est pas facile. Toute la zone du stade de l’Amitié est devenue chère. Les gens vous réclament des millions de francs Cfa. Parce qu’ils sont informés qu’il y a une opération de démolition en vue. Les parcelles ont augmenté de prix, tout comme les boutiques à louer. Le nouveau délai est fixé au 18 avril 2022. Comment avez-vous pu obtenir ce délai de grâce ? Ça n’a pas été facile. Nous nous sommes dit qu’avant tout, les autorités sont aussi des hommes et qu’elles pourront nous écouter. C’est pour cela que nous avions fait cette doléance. On s’est dit que si l’Etat peut nous donner un an, six mois, ou au minimum trois mois, on saura quoi faire pour vider les lieux. Malheureusement, nous n’avons eu que 18 jours de plus. Au lieu du 31 mars 2022, nous sommes appelés à quitter au plus tard le 18 avril 2022. Est-ce que vous avez poursuivi les discussions avec l’Etat ? Si l’Etat ne vous invite pas, vous n’allez pas pouvoir négocier. Nous sommes là. Il semble qu’un travail se fait dans l’ombre pour des accompagnements. Mais jusqu’à ce jour 6 avril 2022, nous n’avons pas encore quelque chose de précis. On nous a dit que les tractations sont en cours. Mais est-ce qu’il faut déjà nous casser avant de parler de relogement ? Le temps presse. On devrait déjà avoir une idée. On nous l’a dit au cours d’une réunion. Mais nous attendons de voir. Rien n’est encore officialisé. Quelle est votre plus grande attente à ce jour ? Les négociations continuent. L’Etat a déjà fait son programme. Ce n’est pas à nous de lui tenir tête. Nous n’avons pas ce pouvoir. Nous n’exigeons rien. Notre attente, c’est qu’on nous aide à sauver surtout nos fonds de commerce. A cause de la cherté des loyers aujourd’hui, beaucoup de collègues n’ont pas où aller se réinstaller. Il y en a qui vont ramasser les bagages pour rentrer carrément. Mais quand ils auront des accompagnements, ils pourront se débrouiller. Actualités 08 avr. 2022


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