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Les asthmatiques font recours à des inhalateurs[/caption]Difficultés respiratoires suivies parfois de crises entraînant le recours à des inhalateurs plusieurs fois par jour ou durant la nuit, voilà à quoi l'on reconnaît souvent un asthmatique. Travailler à réduire la charge de morbidité due à l’asthme, telle est la préoccupation de l’Organisation mondiale de la Santé qui y a consacré en août 2017, un document intitulé « principaux repères sur l’asthme ».
D’après les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), il y a 235 millions d’asthmatiques dans le monde. « C’est la maladie chronique la plus courante chez les enfants. La plupart des décès surviennent chez l’adulte », précise l’organisation. Maladie touchant les voies respiratoires, l’asthme, s’il est bien traité et bien suivi, peut cesser de créer autant de dégâts dans les familles. L’Oms définit l’asthme comme « une affection chronique des voies de passage de l’air dans les poumons, qui provoque leur inflammation et un rétrécissement de leur calibre ». Il s’agit d’une maladie non transmissible courante chez l’enfant et qui se manifeste par des crises récurrentes où l’on observe des difficultés à respirer, un essoufflement, une toux, une respiration sifflante.
Les symptômes peuvent se manifester plusieurs fois par jour ou par semaine et s’aggravent chez certains sujets lors d’un effort physique ou pendant la nuit. « Lors d’une crise d’asthme, la paroi des bronches gonfle, ce qui entraîne un rétrécissement de leur calibre et réduit le débit de l’air inspiré et expiré », explique l’Oms. Elle se manifeste aussi par des insomnies, une fatigue, une baisse de l’activité et un absentéisme à l’école ou au travail.
Les causes de l’asthme ne sont pas bien connues ; cependant, les facteurs de risques le sont : ils sont liés à l’association d’une prédisposition génétique et de l’exposition à l’inhalation de substances et de particules dans l’environnement, susceptibles de provoquer des réactions allergiques ou d’irriter les voies respiratoires. Les personnes fréquemment exposées, dans leur milieu de travail à des produits chimiques courent plus de risque de développer l’asthme. De même, la pollution de l’air et l’urbanisation ainsi que l’exposition à la fumée de tabac ont été identifiées comme des facteurs de risque.
Des risques de détresse respiratoire
Mal contrôlé, l’asthme peut conduire à des complications voire une détresse respiratoire et mettre en danger la vie des personnes qui en souffrent. Pourtant, les asthmatiques peuvent vivre normalement si la maladie est bien gérée, c’est-à-dire si le traitement est bien suivi. Aussi, les asthmatiques doivent-ils apprendre à détecter les signes annonciateurs d’une crise et agir pour réduire leur gravité. C’est dire qu’une prise en charge appropriée peut permettre de maîtriser la maladie et de conserver aux malades une bonne qualité de vie, même si elle ne peut être guérie. L’Oms préconise « une médication de courte durée pour soulager les symptômes. Les médicaments, comme les corticoïdes par inhalation, sont nécessaires pour maîtriser l’évolution de l’asthme sévère, diminuer les exacerbations et la mortalité ». Quant aux personnes présentant des symptômes persistants, « elles doivent recevoir une médication quotidienne à long terme pour maitriser l’inflammation sous-jacente et prévenir les symptômes et les exacerbations ».
Il est important pour une personne souffrant d’asthme, de toujours avoir son médicament sur soi, pour pouvoir soulager les symptômes dès le début de la crise et prévenir son aggravation. Il est également important pour les personnes asthmatiques de vivre et de travailler dans un environnement sain, c’est-à-dire un environnement bien aéré, dépourvu moisissure, de poussière, de pollen et autres substances susceptibles de déclencher une allergie ou une crise.
L’institution recommande aux états de mettre en place des stratégies visant à réduire la charge de morbidité due à l’asthme. Pour y parvenir, l’institution met l’accent sur trois axes : la surveillance pour déterminer l’ampleur de la maladie ; la prévention pour réduire l’exposition aux facteurs de risque ; et l’amélioration de l’accès aux soins et aux médicaments.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a reçu en audience, ce mercredi 16 mai à Porto-Novo, plusieurs personnalités et délégations dont les nouveaux ambassadeurs de Chine et de la Russie près le Bénin.
Peng Jing Tao, nouvel ambassadeur de Chine près le Bénin est la première personnalité reçue en audience, ce mercredi 16 mai à Porto-Novo, par le président de l’Assemblée nationale. Il est allé rendre une visite de courtoisie, d’amitié et en même temps de travail au président Adrien Houngbédji. Il promet d'intensifier la coopération bilatérale entre les deux pays, surtout en matière de réformes. « C’est une tradition de rendre visite aux responsables d’Etat d’un pays hôte. Donc, c’est non seulement une visite de courtoisie pour un nouvel ambassadeur chinois, mais aussi une visite de travail et d’amitié, parce que le président de l’Assemblée nationale est un grand ami de la Chine », a souligné le nouveau diplomate chinois. Pour Peng Jing Tao, Me Adrien Houngbédji a beaucoup travaillé pour le renforcement de la coopération et l’amitié entre la Chine et le Bénin, deux pays amis de longue date. « Nous avons connu des fruits de coopération très diversifiés dans tous les secteurs. En matière d’institutions législatives, nos deux pays ont aussi des échanges fréquents et fructueux », note-t-il. Selon le diplomate chinois, le Bénin est rentré dans une nouvelle période de réforme, comme ce fut le cas avec la Chine, depuis les quarante dernières années. Les échanges vont se poursuivre entre les deux parties pour construire ensemble les deux pays et apporter un plus au bien- être des deux peuples.
Après lui, le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu avec Igor Evdokimov, nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie près les Républiques du Bénin et du Togo. Il a échangé avec le président Adrien Houngbédji sur les voies et moyens pour approfondir les relations bilatérales entre son pays et le Bénin, dans tous les domaines, surtout parlementaire, avec la possibilité d’un voyage d’un groupe de députés béninois en Russie en 2019. « C’est ma première visite au président de l’Assemblée nationale après la présentation de la lettre de créance au chef de l’Etat, le président de la République. Nous avons eu de très bonnes discussions avec le président du Parlement... Nous avons discuté de la possibilité de la visite de quelques membres du Parlement béninois dans notre pays, l’année prochaine et enfin, nous avons également échangé sur les relations politiques, économiques et humanitaires entre nos deux pays », a confié à la fin de ses échanges avec Me Adrien Houngbédji.
Le président de l’Assemblée nationale a reçu deux autres délégations : l’une de la Fédération des élus locaux de la commune d’Abomey-Calavi conduite par son président Fidèle Houinsou et l’autre du Conseil national des structures d’appui aux mutuelles sociales (Consamus) avec à sa tête son président Aboubacar Koto Yérima. La première est allée présenter la fédération récemment portée sur les fonts baptismaux au président de l’Assemblée nationale et recevoir sa bénédiction et sa caution morale. La seconde est allée exprimer à la fois son inquiétude et sa vision par rapport à la mise en œuvre de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch)?

La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a statué, ce lundi 14 mai, sur le vingt-septième dossier inscrit à son rôle au titre de sa première session de 2018 et portant sur une affaire de vol aggravé et incendie volontaire. Au terme des débats, l’accusé Adolphe
Cocou Samuel Atayi Guèdègbé a été reconnu coupable des faits pour lesquels il est poursuivi puis condamné à cinq ans de réclusion criminelle et à restituer la somme de 320 000 F Cfa à son propriétaire.
Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé, le prévenu du vingt-septième dossier, a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de réclusion criminelle et à restituer la somme de 320 000 F Cfa.
A la barre, l’accusé Adolphe Cocou Samuel Atayi
Guèdègbé a reconnu les faits comme à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction. Mais la cour a cherché à comprendre les circonstances de la commission des faits de vol aggravé et incendie volontaire.
A tour de rôle, le président de la cour et l’avocat général lui ont administré des questions pour comprendre comment les faits se sont réellement produits. Dans sa déposition, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé a révélé qu’il a l’habitude, depuis quelque temps, de passer la nuit au service au ministère de la Microfinance, de l’Emploi et de l’Entreprenariat des Jeunes et des Femmes (Mcmeejf). Ayant rendu visite au directeur des Ressources financières et du matériel (Drfm) dans son bureau un jour, raconte-t-il, il a profité de sa sortie pour jeter un coup d’œil dans son tiroir et y a découvert de l’argent dans une enveloppe. Dès lors, il aurait arrêté le plan de son opération.
Sur la façon dont il a réussi à entrer dans le bureau, la nuit du 1er au 2 octobre 2014, il a indiqué qu’il s’est servi des clés collectées entretemps dans les couloirs et toilettes du ministère et qu’il les aurait essayées sur les portes de ses collègues et du Drfm pendant les nuits qu’il passait au service. Le jour des faits, précise-t-il, il s’est déguisé en femme en portant la tenue traditionnelle « bom’ba» prise du tiroir d’une collègue. De même, poursuit-il, il a pris soin d’éteindre les lampes pour éviter que les caméras de surveillance l’enregistre. Une fois dans le bureau du Drfm, il dit avoir pris les deux enveloppes découvertes contenant de l’argent. Après il se serait rendu chez l’épouse d’un ami pour lui remettre les enveloppes.
A la question aussi bien du président que du ministère public sur le montant exact qu’il y a trouvé, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé explique qu’il n’a pas pris le temps de compter avant de les remettre à l’épouse de son ami. Mais en réalité, la somme déclarée perdue est de 1 800 000 F Cfa en plus d’un ordinateur portatif, d’un disque dur externe de 500 Go, d’une clé Usb dont la capacité est inconnue du Drfm et de neuf feuillets de tickets valeur de 5000 F Cfa. En plus de cela, il est constaté dans le service d’autres objets disparus tels que des serpillères, du papier hygiénique.
Coopération
Même s’il a coopéré en reconnaissant les faits de façon globale, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègué n’a pas livré facilement certains détails. Il en est ainsi des objets soustraits dont il a reconnu difficilement l’ordinateur, le disque dur, la clé Usb. Idem du nombre de fois qu’il s’est introduit dans le bureau du Drfm. Quant aux tickets valeur, il n’a pas reconnu les avoir pris.
Sur l’incendie volontaire, il s’est montré coopératif. En effet, il explique à la cour qu’il a mis feu au bureau du Drfm pour effacer toute trace de vol et mettre la disparition des biens et du numéraire sur le compte de l’incendie. A la question de savoir comment il s’y est pris, il précise que dans la journée du 1er octobre 2014, il s’est procuré 4 litres d’essence et une boîte d’allumettes. Et après avoir pris les enveloppes, il a aspergé les boîtiers électriques d’essence puis y a mis feu. Mais le système anti-incendie s’est automatiquement déclenché pour éteindre le feu.
Pour vérifier la nature des objets volés et le montant disparu, la cour a fait intervenir deux victimes. La première, l’Agent judiciaire du Trésor représenté par Polycarpe Ganmavo. Ce dernier a fait savoir que l’Etat a subi des dommages à cause des actes posés par l’accusé. La deuxième victime, c’est le Drfm d’alors en la personne de Georges Roméo Noudéhouénou Aniou. Celui-ci déclare avoir perdu à titre personnel la somme 1 800 000 F Cfa et neuf tickets valeur de 5000 F Cfa. Les deux se constituent partie civile.
Dans son réquisitoire, Armand Hounguè, l’avocat général, note que le loup est dans le pré. Selon lui, l’accusé à la barre est l’auteur des faits qui lui sont reprochés comme il a eu à le reconnaître lui-même. Les trois éléments constitutifs des faits réunis pour les deux chefs d’accusation. Par rapport à l’élément légal du vol aggravé, il indique qu’il réside dans les articles 379 et 386 du Code pénal. L’élément matériel est une action positive de soustraction frauduleuse du bien d’autrui. En l’espèce, cela correspond aux biens et au numéraire soutiré par l’accusé dans le bureau du Drfm. L’aggravation se lit à travers le moment du vol (la nuit), les dispositions prises pour opérer (lumière éteinte, déguisement en femme) et sa qualité d’agent du ministère. L’élément matériel réside dans sa volonté délibérée de s’introduire nuitamment dans les bureaux.
Sur le crime d’incendie volontaire, les trois éléments ne manquent pas, selon l’avocat général. L'élément légal, c’est l’article 334 du Code pénal qui prévoit et punit l’incendie volontaire. L’élément matériel, c’est l’ensemble des actes positifs posés par l’accusé qui concourent à détruire partiellement ou totalement un bien ou un lieu. Ici, il s’agit du boîtier électrique détruit avec la bûchette d’allumette enflammée, après y avoir mis de l’essence. Par rapport à l’intention, note le ministère public, l’accusé a agi en toute conscience dans la nuit. L’intention réside aussi dans la préparation de l’incendie : il a soigneusement acheté de l’essence, relève Armand Hounguè.
En conclusion, il retient que le cumul de crimes implique la peine maximale, la peine de mort. Mais cela étant aboli, il requiert contre lui la réclusion criminelle à 15 ans.
Les faits
Dans la nuit du 1er au 2 octobre 2014, le nommé Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé, agent en service au ministère chargé de la Microfinance, de l’emploi et de l’entreprenariat des jeunes et des femmes (Mcmeejf), s’est introduit dans le bureau du directeur des Ressources financières et du Matériel qu’il a pu ouvrir facilement avec les clés qu’il avait sur lui. Après y avoir dérobé deux enveloppes contenant une somme de 1 800 000 F Cfa, des tickets valeur et un disque dur externe, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé a aspergé le bureau d’essence qu’il s’était procurée et y a mis feu.
La clémence
Plantant le décor pour sa plaidoirie, Me Brice Zinzindohoué plaide coupable en demandant la clémence de la cour. Pour ce faire, il a emprunté la pensée d’Antoine Houdar de la Motte : « Il est bon d’user de clémence. C’est le plus beau fleuron de la toute-
puissance». Son client a reconnu les faits à toutes les étapes et il ne comprend pas comment le ministère public en est arrivé à « des réquisitions cinglantes ». Pour amener la cour à ne pas aller dans le sens du ministère public, il table sur l’enquête de moralité favorable à son client et sur l’aveu des fautes. «Une faute avouée est à moitié pardonnée », rappelle-t-il à la cour en l’invitant à lui reconnaître sa coopération pour la manifestation de la vérité.
Sur l’incendie volontaire, Me Brice Zinzindohoué apporte des nuances. N’étant pas du même avis que le ministère public, il avance qu’il s’agit plutôt d’une « tentative d’incendie ». C’est le début d’un incendie selon les procès-verbaux, relève-t-il. «Faire passer l’accusé Adolphe Cocou
Samuel Atayi Guèdègbé pour un monstre, c’est inutile », souligne-t-il. Pour lui, même si la condamnation est nécessaire, il ne faudra pas priver son épouse et ses trois enfants de sa présence. Pour conclure, la défense emprunte la pensée de William Shakespeare : « La clémence ne se commande pas. Elle tombe du ciel comme une pluie douce, sur le lieu qu’elle domine. Double bienfaisance, elle fait du bien à celui qui donne et à celui qui reçoit ».
A l’issue de la délibération, la cour a reconnu Adolphe Cocou Samuel Atayi
Guèdègbé coupable des faits de vol aggravé en soustrayant frauduleusement du numéraire et divers biens dans le bureau du Drfm du ministère de la Microfinance. Ces faits sont prévus l’article 386 du Code pénal. Il est reconnu aussi coupable d’avoir volontairement mis le feu à un local, faits prévus et punis par l’article 334, alinéa 1er du Code pénal. En conséquence, la cour l’a condamné à 5 ans de réclusion criminelle. Mis sous mandat de dépôt le 10 octobre 2014, il retourne en prison pour plus d'un an.
Quant au procès civil, après avoir écouté les deux victimes sur leurs demandes en dédommagement, ainsi que les observations du ministère public et de la défense, la cour l’a condamné à payer la somme de 365 000 F Cfa au nommé Georges Roméo
Noudéhouénou Aniou et ordonne que lui soit restituée la somme de 1 480 000 F Cfa consignée au greffe. Elle ordonne la restitution au ministère de la Microfinance de l’ordinateur, du disque dur externe de 500 Go et de la clé Usb mis sous scellés. Quant à l’Etat, ses intérêts sont réservés pour expertise pour évaluer les frais de réparation effectuée.
Ce verdict rendu, l’audience a été suspendue pour être reprise ce matin avec le vingt-huitième dossier relatif aux violences et voies de fait, meurtre mis à la charge de Florent Kakpo, Félix Montcho, Sébastien Ahouandjinou et Justin Hinlidé?
Composition
Président : Jules Chabi
Mouka
Assesseurs : Rodolph Azo et Jean da-Silva
Jurés : Gaston Adékambi ; Bouraïma Kochégbé ; Adolph Dadaglo et Pélagie Lokossou
Ministère public : Armand Hounguè
Greffier : Théogène
Zounchékon

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a reçu en audience, mercredi 9 mai dernier, deux délégations dont celle de la Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Cfu) conduite par sa coordonnatrice, Pulchérie Gbèmènou.
Les femmes professionnelles des médias du Bénin se disent prêtes à accompagner les députés dans le cadre des réformes et initiatives visant l’amélioration de la représentativité des femmes au Parlement. Une délégation de celles-ci a été reçue à cet effet, mercredi 9 mai dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
La Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Cfu) a clairement manifesté sa volonté de se jeter dans la bataille afin de porter le nombre de femmes à l’Assemblée nationale de 7 % aujourd’hui à moins 17 % dès la prochaine législature. Un vœu cher au président Adrien Houngbédji. « Aujourd’hui, on ne compte que 7 % de femmes au Parlement. Nous nous sommes dit, en tant que femmes des médias ce que nous pouvons faire pour que ce vœu du président de l’Assemblée nationale soit réalisé », précise Pulchérie Gbèmènou, coordonnatrice de la Cfu, à sa sortie d’audience.
La délégation n’est pas allée les mains vides. Elle a remis au président de l’Assemblée nationale un projet proposé par la Cfu pour montrer toute sa détermination à prendre sa part de responsabilité pour l’atteinte des objectifs de cette noble ambition. Pulchérie Gbèmènou dit avoir saisi l’occasion pour présenter à Me Adrien Houngbédji la Cellule des femmes de l’Union des professionnelles des médias du Bénin portée sur les fonts baptismaux en 2011. Et depuis sept ans, les objectifs et la vision de la cellule n’ont pas changé à savoir redonner beaucoup plus de vie et de visibilité aux productions des femmes professionnelles des médias engagées à faire plus que leurs confrères hommes sur le terrain. « C’est justement pour cette cause que nous sommes venues voir le président de l’Assemblée nationale et profiter pour lui soumettre nos projets, notamment, celui de l’édition de l’agenda des femmes des médias, la troisième édition », ajoute la coordonnatrice de la Cfu.
La délégation sollicite le soutien du président Adrien Houngbédji et de toute l’Assemblée nationale pour la concrétisation de ce projet. Pulchérie Gbèmènou et les siennes sont reparties satisfaites de l’audience avec la deuxième personnalité de l’Etat qui a donné la garantie que le dossier sera étudié avec diligence.
Le président Adrien Houngbédji a ensuite reçu une délégation des agents contractuels de l’Etat, promotion 2014 du ministère de l’Economie et des Finances, conduite par Serge Agassounon. Elle n’a fait aucune déclaration à la presse à sa sortie d’audience?
Quotidien- Le député de la quinzième circonscription électorale, Mohamed Atao Hinnouho[/caption]Le député de la quinzième circonscription électorale, Mohamed Atao Hinnouho n’a pas comparu, ce mardi 8 mai au tribunal de première instance de première classe de Cotonou comme annoncé. Invité à la barre par le juge des flagrants délits, seul son avocat a réagi. L’affaire est donc renvoyée au 12 juin prochain.
Placé sous mandat de dépôt par le procureur, il n’a pas comparu. Conformément à la nouvelle accusation portée contre sa personne outre les autres faits pour lesquels il était recherché, le député devrait être devant le tribunal correctionnel des flagrants délits pour répondre des faits de fraudes douanières, un acte de flagrant délit. Ce nouveau chef d’accusation contre le député fait suite à une plainte de l’administration douanière qui a constaté l’évasion d’importantes sommes d’argent au détriment du Trésor public, du fait de l’importation frauduleuse des produits par l’une des structures proches de Mohamed Hinnouho, incriminée dans le cadre de l’affaire de faux médicaments. L’opinion pourrait être située sur ce dossier à rebondissements le 12 juin prochain.
Le député Mohamed Atao Hinnouho bénéficie toujours de l’immunité parlementaire conformément à l’article 90 de la Constitution du 11 décembre 1990. Une commission est mise en place pour étudier la levée de l’immunité de Mohamed Atao Hinnouho de même que celles de deux autres députés. La suite du processus d’audition du député dépend des travaux de la commission spéciale.

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience, vendredi 4 mai dernier, quelques compatriotes venus partager avec lui des préoccupations diverses. Parmi ceux-ci, deux anciens journalistes de l’Ortb, un expert en neurosciences et l’aumônier universitaire du Bénin.
Admis à la retraite après une longue carrière à l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb), le réalisateur Sébastien Avaho et le journaliste Gérard Migan n’ont pas voulu rester inactifs. D’intelligence, ils ont initié un magazine trimestriel intitulé
"Tribune des institutions". C’est pour présenter l’initiative et obtenir l’adhésion du président de la Cour constitutionnelle qu’ils ont été reçus, vendredi dernier, en audience. « L’objectif de cette émission que nous avons initiée, c’est d’outiller la jeunesse à travers une meilleure connaissance des différentes institutions de la République dont la Cour constitutionnelle d’une part, et de leur permettre de découvrir divers métiers pour les orienter d’autre part », a expliqué le journaliste Gérard Migan.
Expert en neurosciences appliquées, Dr Hermann Dègla, a partagé avec le président de la Cour constitutionnelle les diligences que mène le cabinet "Lucie international" qu’il représente, dans le domaine des neurosciences. Les discussions avec le président Théodore Holo ont été axées sur l’apport des neurosciences dans les domaines éducatif, sanitaire et du développement individuel. «Le cerveau règne en maître car c’est le centre de nos décisions et c’est lui qui conduit le corps. Les neurosciences permettent de connaître le fonctionnement mécanique et biologique du cerveau et de l’utiliser de façon optimale », a expliqué l’expert.
Confiée aux Dominicains depuis 1972, l’aumônerie universitaire du Bénin "Emmaüs" peine à achever les travaux de construction de la chapelle universitaire sise à Zogbadjè dans la zone du Campus à Abomey-Calavi. C’est pour conduire à terme ce projet qui nécessite encore 450 millions F Cfa que l’aumônier, le frère Ephrem Houndjè, a sollicité l’appui du président de la Cour constitutionnelle, ancien universitaire. « Nous avons organisé un téléthon pour achever les travaux de construction de l’aumônerie universitaire et nous sollicitons la générosité de tous les anciens universitaires catholiques et de toutes les personnes de bonne volonté », a précisé le révérend frère Ephrem Houndjè.

Les agents des forces de sécurité (policiers et gendarmes) épinglés pour détournement des fonds complémentaires de sécurité ne feront plus partie de l’effectif de la Police républicaine. Le Conseil des ministres de ce mercredi 2 mai a décidé de leur radiation pure et simple.
L’une des principales décisions issues du Conseil des ministres du mercredi 2 mai, c’est la radiation de 27 éléments de la Police républicaine. Lesquels se sont rendus coupables de malversations sur les deniers publics. En effet, dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire du pays, le gouvernement a mis à la disposition des unités opérationnelles de l’ex-Police nationale et de l’ex-Gendarmerie nationale, des fonds additionnels destinés aux unités territoriales et remis directement aux chefs d’unité avec des consignes fermes et des procédures précises en vue de leur bon usage. Nonobstant toutes ces dispositions, « Les contrôles effectués ont décelé des irrégularités graves dans la gestion desdits fonds », a révélé le ministre Joseph Djogbénou au cours de son traditionnel point de presse à l’issue du Conseil des ministres. Dans certains cas, précise-t-il, « ils ont été détournés par certains responsables d’unité à des fins autres que leurs destinations initiales ou utilisés sans justifications objectives ».
Ces actes vont coûter à ces agents recrutés au service de la sécurité publique, leurs postes. Il a été en effet décidé de leur radiation pure et simple, a fait savoir le ministre en charge de la Justice. Une décision du gouvernement qui ne sera d’ailleurs pas la dernière, prévient-il. « Malheureusement et douloureusement, les mêmes sanctions seront davantage appliquées si les mêmes faits se répètent. Ce n’est pas du bonheur d’appliquer les sanctions de cet ordre-là. Mais tant qu’on ne le fera pas, le bien public sera méprisé comme nous le faisons. Il faut de l’exemple », explique le ministre Joseph Djogbénou qui en profite pour lancer un appel à la conscience de chaque agent public. « Ce qui a commencé à être fait depuis le 6 avril 2016 ne s’arrêtera pas. Le gouvernement a pris le taureau par les cornes. Les sanctions disparaîtront si les actes de corruption disparaissent », insiste ensuite le ministre.
C’est donc un signal fort que donne le gouvernement en frappant aussi lourdement ces agents publics en charge de la sécurité qui, outre les sanctions administratives, répondront également devant la justice des faits mis à leurs charges.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience à son cabinet, ce mercredi 25 avril, plusieurs délégations dont la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (Osc) qui est allée plaider pour la mise en place de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), bras technique du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi).
L’efficacité de la prochaine mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) en instance d’installation préoccupe la Plateforme électorale des Organisations de la société civile. Une délégation de cette coalition d’Osc conduite par sa présidente était en audience, ce mercredi 25 avril, chez le président de l’Assemblée nationale. Au sortir de l’audience, Fatoumatou Batoko Zossou dit avoir apporté la préoccupation à la deuxième personnalité de l’Etat. Selon elle, ce Cos-Lépi qui sera installé très bientôt, aura besoin de travailler avec une structure technique que le Code électoral a dénommée Agence nationale d’identification des personnes (Anip) en remplacement de l’Agence nationale de traitement (Ant). Or, depuis la mise en vigueur de cette loi électorale en 2013, cette agence n’a jamais été mise en place. Ce qui a obligé les différents Cos-Lépi à toujours fonctionner avec l’Ant qui devrait disparaître depuis, normalement. Fatoumatou Batoko Zossou a attiré l’attention du président de l’Assemblée nationale sur cette situation. « Il est question de voir si l’Assemblée nationale ne pouvait pas rapidement désigner ses représentants à l’Anip pour que l’Ant puisse être désignée », confie-t-elle.
La présidente de la Plateforme électorale des Organisations de la société civile dit avoir saisi l’occasion pour remercier le président Adrien Houngbédji pour le combat qu’il mène pour la représentativité des femmes dans les instances de décision. Le président de l’Assemblée nationale aurait promis que les fruits de ce combat seront palpables lors des prochaines élections où il sera constaté une nette amélioration du nombre de femmes au Parlement.
Recherche
Une délégation d’enseignants de l’Université d’Abomey-Calavi conduite par Léon Bio Bigou, a été aussi reçue par le président Adrien Houngbédji. Celle-ci est allée surtout parler de la question du financement de la recherche. Selon Léon Bio Bigou, depuis le plan de Lagos au Nigeria en 1980, la question du financement de la recherche est devenue une grande préoccupation. Et ceci dans la mesure où aucun pays ne peut se développer en dehors de la recherche. « De 1980 à ce jour, il y a beaucoup de déclarations à l’international, des décisions ont été prises, mais tout cela peine à trouver une application concrète », souligne-t-il. A en croire l’hôte du président de l’Assemblée nationale, avec la Déclaration de Dakar au Sénégal en 2015, il a été retenu que les pays africains devront pouvoir financer la recherche à hauteur de 1 % du Produit intérieur brut (Pib) et 5 % à l’horizon 2025. A la date d’aujourd’hui, il n’y a que l’Afrique du Sud, le Malawi, et l’Ouganda qui aient respecté ce taux de 1 % sur l’ensemble des pays africains. Le Bénin se situe à un niveau de 0,3 % de financement de la recherche, note Léon Bio Bigou. « Nous avons dit au président de l’Assemblée nationale qu’il faudra que le Bénin puisse respecter la Déclaration de Dakar », informe l’ancien secrétaire général de l’Université d’Abomey-Calavi. La délégation a aussi abordé avec le président Adrien Houngbédji la question de l’autonomisation des universités publiques. « Nous avons parfois des conflits d’attribution pour la gestion administrative et académique de nos universités publiques. Nous avons donc souhaité que l’Assemblée nationale puisse doter notre pays d’une loi en la matière », plaide Léon Bio Bigou.
Le président du Parlement a reçu plusieurs autres délégations, notamment celle du Syndicat national des administrateurs et assimilés du ministère de la Santé qui est allée partager ses inquiétudes avec Me Adrien Houngbédji par rapport aux réformes administratives en cours au niveau de ce département ministériel
Forum des consacrés à l’éducation[/caption]Commencé mardi 17 avril dernier, au centre pastoral Guy Riobé de Parakou, le premier Forum des consacrés dans l’éducation au Bénin a pris fin samedi 21 avril
dernier. Regroupés au sein de la Conférence des supérieurs majeurs du Bénin (Csmb), les responsables des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique ont, au cours de leurs travaux, pris un certain nombre de résolutions déterminantes pour l’avenir de l’école catholique.
Face aux défis liés au contexte actuel, la mission des personnes consacrées, appelées à vivre les conseils évangéliques et à porter l’humanisme des béatitudes dans le champ de l’éducation et de l’école, exige de nouvelles motivations. Au sortir de leur premier forum qui a eu lieu du 17 au 21 avril dernier à Parakou, elles sont plus que jamais décidées à apporter leur contribution au secteur de l’éducation nationale. Toutes sont désormais habitées d’une plus grande volonté d’établir une vision commune sur l’ensemble des écoles dont elles ont la charge. Elles sont également convaincues de la nécessité de créer un réseau national des écoles qu’elles gèrent. Le clou du forum restera la déclaration finale à laquelle ses travaux ont donné lieu. De nombreuses résolutions ont été prises. Elles sont appelées à engager l’avenir de l’école catholique au Bénin.
D’entrée, il s’agira de vivre et de mettre en valeur la conception anthropologique de l’éducation avec les institutions pédagogiques inspirées de l’évangile, dans un esprit de service à la mission de l’Eglise. A cet effet, les personnes consacrées s’engagent à se comporter comme des éducateurs s’adonnant à leur noble travail d’enseignant vécu comme une authentique vocation, au niveau de leurs communautés. Elles auront donc à mettre au centre de leurs établissements et de leurs projets, l’enfant et son éducation intégrale. L’objectif à terme sera également d’encourager l’éducation à un humanisme chrétien et solidaire, au sens de former leurs apprenants à être des personnes conscientes, responsables et qualitativement intégrées dans le devenir du Bénin. Ce qui implique la culture de la foi, de l’amour, de la conscience sociale et familiale, du respect de la vie et du bien commun, du travail bien fait et de la revalorisation de la cellule familiale en eux.
Au cours du forum, les participants ont aussi décidé d’œuvrer pour l’éducation pour tous. Ce sera en se recentrant sur l’option préférentielle pour les enfants des familles démunies. L’éducation de base, l’adéquation de la formation avec les valeurs de la culture locale, l’alliance entre l’école et la famille, la qualité de la relation éducative et la formation continue des enseignants sont aussi des défis.
Eternel Fc enlève le trophée[/caption]Le Tournoi de football de la Fraternité s’est achevé dimanche dernier au stade municipal de Parakou avec le sacre d’Eternel Fc de Cotonou (1-0) en finale face à Athlético sport club. Le but de Bedou Koffi à la 35e minute de jeu a permis aux visiteurs de s’adjuger le trophée de ce tournoi dont l’objectif est de permettre une mise en jambe des équipes en prélude au démarrage du championnat.
Selon Firmin Akplogan, l’initiateur du tournoi, cette compétition va permettre aux équipes de tester de nouveaux joueurs et se mesurer entre elles avant le démarrage du championnat. « Ce tournoi vise à préparer le championnat national qui sera lancé dans les prochains jours », a-t-il déclaré. A l’issue de la finale de la compétition, toutes les équipes participantes ont reçu des lots de consolations. L’équipe championne est repartie quant à elle avec des ballons, jeux de maillots, un trophée et une enveloppe financière.
Ch. H.
Sports 24 avr. 2018
Journaux