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Les personnes démunies de Colli dans la commune de Toffo bénéficient du 27 novembre au 1er décembre, de soins médicaux gratuits. Ces soins sont prodigués par une équipe de la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa au Canada grâce à un natif de Colli.
Vieille de 13 ans, l’amitié entre l’arrondissement de Colli dans la commune de Toffo et la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa au Canada fait son petit bonhomme de chemin. Du 27 novembre au 1er décembre, les populations démunies de cette localité sont soignées gratuitement.
Dr Nicolas Chagnon, le chef de l’équipe médicale, a précisé que le but de la mission est d’offrir des soins de santé gratuits aux populations démunies de la localité de Colli. « C’est un geste humanitaire qui consiste à démontrer la solidarité entre le Canada et le Bénin », a-t-il souligné. En dehors des médecins, l’équipe compte aussi une dizaine de personnes dont trois étudiants en médecine et des pharmaciens. En termes de soins, les populations ont droit à des consultations, des tests d’urine, de paludisme et des diagnostics échographiques de base et autres. A cela, il a ajouté que la mission dispose aussi d’une pharmacie assez garnie où les patients reçus se voient servir des médicaments prescrits lors de la consultation. Pour faciliter la communication entre les populations et les membres de l’équipe, un interprète local est affecté à chaque médecin et aux pharmaciens.
Toutes choses que confirme Louis Houessinon, cultivateur à Coussi, venu aux soins avec son épouse et deux petits-fils. Il a confié être satisfait des soins offerts par la mission canadienne dont il a entendu parler depuis quelques années. Il a fait cas des affections que le médecin venait de lui diagnostiquer et a dit s’apprêter à retirer gratuitement certains médicament à la pharmacie installée sur le site. Pour sa part, dame Adèle Agbota, une patiente de la soixantaine, se dit contente à cause de la gratuité des soins et même des médicaments.
Le député Marcellin Ahonoukoun, natif de Colli et frère aîné de l’initiateur de cette opération, a expliqué que la mission s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa au Canada et la localité. Selon lui, son jeune frère Sébastien Ahonoukoun, résidant au Canada, étant sensible aux peines des populations face aux maladies, a négocié cette mission depuis 2003 avec le professeur Roy, ancien doyen de cette faculté. Il n’a pas manqué de souligner l’importance de la santé. « Sans des populations en bonne santé, aucun développement n’est possible », a-t-il soutenu. A l’en croire, il s’agit d’un partenariat gagnant-gagnant. En effet, si la mission permet aux populations d’être soignées gratuitement, elle permet aussi aux membres de l’équipe de découvrir les maladies tropicales pour mieux y faire face et d’élargir leur champ de connaissances médicales.
Il faut noter que les cas plus compliqués sont référés soit à Houègbo, soit à Allada soit encore à Cotonou pour des soins plus appropriés, a expliqué Nicolas Chagnon dont l’équipe finit sa mission ce jour à Colli pour aller ensuite à Tanguiéta.

Un incendie s’est déclaré, dans la soirée du lundi 27 novembre dernier à Togblahoué, village de l’arrondissement de Kinkinhoué, dans la commune de Djakotomey. Il a non seulement consumé des habitations mais causé des pertes en vies humaines. Trois personnes sont retrouvées calcinées sous les décombres par les sapeurs-pompiers.
Aux dires de ces soldats du feu, il s’agit de jeunes gens, qui vivent sous la tutelle d’un couple commerçant d’essence de contrebande communément appelée « kpayo ». Le chef de la famille et un autre enfant, gravement blessés par les flammes et référés dans un centre de santé ont, eux aussi, fini par rendre l’âme.
Leur décès porte à cinq le nombre de morts liés à cette tragédie, qui vient endeuiller à nouveau, le département du Couffo, indique une source proche du commandement des sapeurs-pompiers basés à Lokossa.
Si les causes de l’incendie restent à élucider, les soldats du feu ont pu, toutefois, remarquer l’existence d’une cabane, qui sert d’entrepôt de bidons d’essence de contrebande communément appelée ‘’kpayo’’, à côté des habitations dont celle des victimes n
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 01 déc. 2017

La ménopause est une étape éprouvante dans la vie d’une femme. Elle fait partie du vieillissement normal de la femme. Dr Paul Santos, gynécologue-obstétricien, chef service de la maternité de l’hôpital saint Luc de Cotonou, lève un coin de voile sur ce phénomène physiologique naturel et normal qui intervient parfois de manière précoce chez la femme.
La Nation : Dr Paul Santos, qu’entend-on par ménopause ?
Dr Paul Santos : La ménopause est l’absence des règles à un âge donné chez la femme pendant au moins deux ans. En moyenne, une femme est ménopausée à l’âge de 51 ans. En général, la ménopause se situe entre 45 et 55 ans. Ce n’est pas une maladie mais elle est plutôt un processus physiologique.
Comment se manifeste ce processus physiologique ?
A un certain moment de la vie de la femme, les ovaires qui sont à l’origine des règles ne fonctionnent plus correctement, ce qui entraîne une irrégularité des cycles. Par exemple, au lieu d’avoir ses règles tous les mois, la femme peut les avoir à plus d’un mois ou plus de trois mois, voire plus, jusqu’à ce que la ménopause s’installe définitivement. Une fois arrivée à ce stade, la femme doit cesser d’avoir les menstrues. C’est un phénomène physiologique normal et naturel.
Hormis l’arrêt des règles à la fin du processus, y a-t-il d’autres signes avant-coureurs de la ménopause ?
Il y a des symptômes vasomoteurs et le tout se met sous le terme de « syndrome climatérique », c’est-à-dire la femme a de l’insomnie, de la sécheresse vaginale, des bouffées de chaleur, elle est irritée et parfois anxieuse…
Il arrive souvent que la femme atteigne la ménopause avant l’âge requis. Est-ce dans ce cas qu’on parle de ménopause précoce ?
Nous ne pouvons pas parler systématiquement de ménopause précoce, parce qu’il existe deux entités à ce niveau. Il y a des femmes qui atteignent la ménopause entre 40 et 45 ans, cela se rapproche de la physiologie. Dans ce cas, il n’y a pas de précocité. Cependant, il y a d’autres femmes qui ne trouvent plus leurs règles après 40 ans. Là, nous pouvons parler de ménopause précoce. Mais on préfère utiliser le terme de « dysfonction ovarienne prématurée ». Par ailleurs, certaines femmes n’ont jamais eu de règles dans leur vie ou elles sont ménopausées à partir 20 à 30 ans. Il y en a aussi qui trouvent leurs premières menstrues et ce jusqu’à 25 ans au plus et n’en trouvent plus du tout. Dans ce cas, nous parlons également de « dysfonction ovarienne prématurée », qu’il faudra vite traiter.
Qu’est-ce qui explique alors la dysfonction ovarienne prématurée ?
Les causes que nous pouvons citer sont chromosomiques, c’est-à-dire quand il y a fécondation, l’homme et la femme donnent un certain nombre de matériels génétiques et le tout ensemble forme l’individu. Nous avons appris que l’individu a 46 chromosomes dont une paire d’origine maternelle et une autre paternelle. A l’école, on nous apprend que la femme donne X et l’homme Y. Si les deux donnent X, c’est une fille et si l’homme donne Y, c’est un garçon. Il peut y avoir une anomalie au niveau du chromosome X. Au lieu d’avoir le nombre de chromosomes égal à 44+ XY ou + XX, on peut avoir des anomalies chromosomiques de « syndrome Turner ». Certaines agressions peuvent aussi entraîner la ménopause précoce : la chimiothérapie, la radiothérapie, l’intervention chirurgicale avec ablation des ovaires, donc toutes ces causes peuvent provoquer la ménopause précoce. C’est en gros ce qu’il faut retenir, dans 80% des cas.
Comment peut-on prévenir la ménopause précoce ?
La ménopause précoce n’est pas une maladie, c’est un phénomène normal et naturel sans cause ni prévention. Néanmoins en cas de dysfonction ovarienne prématurée, l’espoir est toujours permis. Il vaut mieux se rendre chez son gynécologue pour savoir les vraies raisons.
Un message à l’endroit des femmes qui y sont sujettes
Avant tout, la ménopause est un processus physiologique. Toute femme, à un certain âge, donné doit être ménopausée, mais ce n’est pas une maladie si la femme est ménopausée. L’arrêt total des règles signifie tout simplement que la sécrétion hormonale a tari. En cas de dysfonction ovarienne prématurée pour parler de la ménopause précoce, il vaut mieux s’approcher de son médecin pour savoir quelle est la conduite à tenir au lieu de paniquer.
Propos recueillis par
Pierrette AHLE (Stag)

Le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a procédé, ce jeudi 23 novembre à Cotonou, au lancement des travaux de la deuxième revue semestrielle 2017 du groupe d’Effet 5 Undaf 2014-2018. Ces travaux permettront d’apprécier les différents progrès réalisés.
Conformément aux dispositions contenues dans les arrangements de gestion avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et au mécanisme de suivi-évaluation du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement 2014-2018, les cadres du ministère du Travail et de la Fonction publique ont démarré, ce jeudi, les travaux des revues au deuxième semestre 2017 de la composante gouvernance-participation-décentralisation du Programme de coopération Bénin-Pnud et au deuxième semestre 2017 du groupe Effet 5 de l’Undaf 2014-2018.
Pour Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, cette rencontre constitue une opportunité pour apprécier la nécessité du dialogue avec les parties prenantes au groupe d’Effet 5 du Plan-cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement 2014-2018 et au processus de développement du Bénin.
Cette revue annuelle, soutient-elle, offre l’occasion d’assurer une concertation entre les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des actions de l’Effet 5. Elle devra permettre de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la première revue semestrielle de l’année, d’apprécier la performance par rapport aux objectifs initialement fixés afin de tirer les grandes conclusions de la mise en œuvre du Plan de travail annuel 2017 de l’Effet, de débattre des difficultés auxquelles les acteurs sont confrontés et d’identifier les opportunités programmatiques pour consolider les acquis et formuler des recommandations pour les actions futures.
Au cours de la période sous revue, dit-elle, des progrès notables ont pu être enregistrés tant en matière des réformes administratives, économiques et institutionnelle qu’en matière de gouvernance démocratique, d’appui aux politiques et programmes de développement et d’appui au dialogue politique. Plusieurs actions de renforcement des capacités ont pu être initiées et conduites à terme ou en cours d’exécution grâce à la mutualisation des efforts et des moyens consentis, souligne-t-elle.
Bonne gouvernance
Ces différents progrès ont été aussi reconnus par le représentant résident du Pnud et coordonnateur du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly. Il a rappelé que la question de la bonne gouvernance est au cœur de la problématique du développement. Et pour faire de la bonne gouvernance un vecteur de développement, poursuit-il, il faut investir dans les capacités tant du point de vue des ressources humaines qu’institutionnelles et procéder aux réformes nécessaires. De ce point de vue, indique-t-il, la réalisation des Objectifs pour le développement durable (Odd) dépend en grande partie de la mise en œuvre d’une stratégie visant la modernisation et le renforcement des capacités de l’administration publique en vue de la rendre plus performante et apte à assurer les fonctions attribuées à l’Etat de délivrer les services de qualité aux populations. De même, l’atteinte des Odd dépendra du renforcement de l’Etat de droit, de la participation des citoyens à la prise de décision ainsi qu’au processus visant à rapprocher les services des populations dans les meilleures conditions possibles. C’est pour cette raison, explique-t-il, que le système des Nations Unies, par l’entremise de ses agences spécialisées au Bénin, entend renforcer, à travers l’Effet 5 la gouvernance-participation et décentralisation, ses interventions sur le développement des capacités afin de favoriser une croissance favorable aux pauvres et l’appui conseil nécessaire au gouvernement en vue d’augmenter les chances du Bénin d’atteindre les Odd d’ici à 2030. La concentration des activités de développement des capacités se justifie, affirme-t-il, par le fait que la mise en place d’un cadre favorable à la croissance et à la réduction de la pauvreté nécessite l’existence d’une expertise capable d’analyser les problèmes de développement, de formuler les solutions appropriées et de les mettre en œuvre. Cette concentration tient aussi compte du nécessaire renforcement des capacités afin de faire face au nouveau paysage de l’aide au développement marqué par la volonté d’améliorer son efficacité.
Au regard de ces progrès, Adidjatou Mathys a invité les différents acteurs à consolider les acquis afin que les cibles attendues pour l’année 2018 au titre des objectifs liés à l’Effet soient atteintes sinon dépassées.

Les dix-neuf conseillers communaux de Bémbèrèkè ont été convoqués pour le lundi 27 novembre prochain, afin d’effectuer le vote de défiance à l’encontre du maire Yarou Gounou. La présente procédure fait suite à l’échec de la tentative de conciliation initiée, il y a quelques jours à Parakou, par le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé.
Le processus de destitution du maire Yarou Gounou, lancé par 14 des 19 conseillers communaux de Bembèrèkè, lundi 6 novembre dernier, suit son cours. N’approuvant plus la gestion de leur premier responsable, ces conseillers dissidents avaient demandé la convocation d’un vote de défiance pour le mettre à l’épreuve. Devant le préfet du Borgou qui les a réunis pour les concilier, ils étaient restés fermes sur leurs positions. Ces derniers lui reprochent son incapacité à conduire les séances du conseil communal, la surfacturation dans la réalisation de certaines infrastructures, l’anarchie dans le mode de gestion des marchés publics et la monotonie dans la gestion de la commune. A cela, il faut ajouter l’opacité entretenue, selon eux, dans la gestion de la coopération décentralisée.
Aux dernières nouvelles, le maire a répondu à leur sollicitation. Faisant suite au courrier de l’autorité préfectorale constatant l’échec de la séance de conciliation, et se conformant aux dispositions légales en la matière, il vient de les convoquer à une session extraordinaire pour le lundi 27 novembre prochain?
Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori
Politique 24 nov. 2017

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience, ce mercredi 22 novembre, plusieurs délégations. Entre autres au menu des échanges, le démarrage dès lundi 27 novembre prochain, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, du cours de formation du niveau Master II en droit et gestion des organes démocratiques de l’Etat et la nécessité pour le Parlement d’adopter la convention internationale sur l’introduction des semences paysannes au Bénin.
Une délégation de la chaire Organisation mondiale du commerce-commerce international et développement inclusif (Omc-Cidi) de l’Université d’Abomey-Calavi, conduite par le professeur Charlemagne Babatoundé Igué, a été reçue ce mercredi 22 novembre par le président de l’Assemblée nationale. Nommé récemment en remplacement de feu Fulbert Géro Amoussouga, le nouveau titulaire de la chaire Omc-Cidi de la faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Uac, a jugé opportun d’aller se présenter au président Adrien Houngbédji pour une prise de contact. Le professeur Charlemagne Babatoundé Igué a saisi l’occasion pour saluer le leadership du président de l’Assemblée nationale pour son engagement aux côtés de son prédécesseur. Lequel engagement, a-t-il souligné, a permis la mise sur pied de l’école de formation du niveau Master II en droit et gestion des organes démocratiques de l’Etat et dont les premiers cours démarrent, lundi 27 novembre prochain, dans les locaux de l’Assemblée nationale.
« Je me devais donc de venir voir le président de l’Assemblée nationale dans ce sens-là pour saluer l’excellente coopération existant entre, d’abord son institution l’Assemblée nationale et la Chaire Omc-Cidi, et ensuite entre lui-même en personne, et le professeur Fulbert Géro Amoussouga », a confié le chef de la délégation. Le professeur Charlemagne Babatoundé Igué assure sa disponibilité à poursuivre l’œuvre entâmée par son prédécesseur et aller le plus loin possible dans le cadre de la formation des cadres des institutions républicaines.
A la suite de la délégation de l’Omc-Cidi de la Faseg/Uac, le président Adrien Houngbédji s’est entretenu avec des membres de la Coalition de veille sur les semences paysannes au Bénin. Selon le porte-parole de la délégation, Pierre Bédiyé, l’entretien a tourné autour de la convention concernant les semences locales de l’Union internationale pour la promotion des obtentions végétales (Uipov). Il s’agit en fait, d’un groupe de firmes qui gère les semences locales et y met des brevets et pour les retourner aux paysans. Cette firme cherche à s’installer au Bénin. La délégation est allée informer le président de l’Assemblée nationale de cette intention pour qu’au moment opportun une loi soit adoptée pour permettre l’implantation de cette société, que le président et les députés prennent des décisions en connaissance de cause.
La délégation dit avoir obtenu l’assurance du président de l’Assemblée nationale qui serait au parfum du dossier qu’il a déjà transmis lui-même à des commissions parlementaires compétentes pour étudier avant son examen et son adoption par la plénière.

En attendant de revenir plancher sur le budget de son institution au titre de 2018, le Conseil économique et social (Ces) a livré, ce mardi 7 novembre, à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, ses avis et appréciations sur le projet de loi de finances de l’Etat, gestion 2018.
La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale a écouté, ce mardi 7 novembre, les appréciations générales du Conseil économique et social (Ces) sur le projet de budget général de l’Etat gestion 2018. C’est en application des dispositions de l’article 139 de la Constitution du 11 décembre 1990 et martelées par l’article 1er de la loi 92-010 du 16 juillet 1992 portant loi organique sur le Conseil économique et social. Ledit article stipule : « Le Conseil économique et social donne son avis sur les projets de loi, d’ordonnance ou de décret ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont soumises. Les projets de loi de programme à caractère économique et social lui sont obligatoirement soumis pour avis. Le président de la République peut consulter le Conseil économique et social sur tout problème à caractère économique, social, culturel, scientifique et technique ».
Au total, onze avis ont été formulés par le Ces sur le projet de loi de finances. Le vice-président du Ces, Dominique Atchawé, dit encourager surtout les mesures appropriées qu’entend prendre le Gouvernement pour renforcer la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales en 2018. En effet, pour le Ces, les résultats sont loin d’être atteints dans la mobilisation des ressources fiscales en dépit des efforts consentis ces dernières années pour la modernisation et la performance des régies financières. Bon nombre de marchandises importées au port de Cotonou et initialement manifestées pour l’étranger notamment les pays de l’Hinterland, le Nigeria, le Niger etc… et qui font l’objet de mise à la consommation locale au cordon douanier après rectificatif du manifeste de la cargaison, échappent à la fiscalité intérieure. Il s’agit d’un phénomène suffisamment grave et dangereux pour l’économie nationale et qui rend déficitaire la balance commerciale du Bénin au profit de certains importateurs étrangers, condamne Dominique Atchawé. Il trouve urgent que des mesures appropriées soient prises par le Gouvernement pour l’élargissement de la base de l’assiette fiscale à partir de 2018 afin de mettre fin aux agissements de ces opérateurs économiques étrangers tapis dans l’ombre et qui s’enrichissent énormément sur la base des fraudes sur la plateforme portuaire.
Le Ces recommande par ailleurs la remise en application de la lettre n°1306/MFE/DC-CNSAPAS/ST du 26 juin 2000 portant mise en œuvre du système d’inspection des importations à destination du Bénin.
Plusieurs autres avis ont été émis par le Ces sur le projet de budget général de l’Etat gestion 2018 et exposés à la commission budgétaire parlementaire. L’institution demande, entre autres, au Gouvernement de supprimer du projet de loi de finances gestion 2018, la mesure d’exonération des droits et taxes de douanes et de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les camions neufs importés, fabriqués ou vendus à l’état neuf au Bénin. Pour le Ces, cette mesure ne vise pas l’intérêt général et ne peut profiter qu’à une minorité déjà capable d’acquérir ces camions. La situation des agents licenciés des ex-entreprises publiques telles que la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra), l’Office national pour la sécurité agricole (Onasa) et autres, n’ont pas été occultés par le Ces dans ses avis. Il souhaite que des mesures urgentes soient prises pour l’insertion de ces travailleurs dans d’autres activités afin d’éviter à ces derniers le chômage qui n’est pas source de paix et de quiétude?
Exercice inédit
Il est utile de préciser que l’exercice constitutionnel auquel s’est livré hier le Ces est inédit. Car depuis la création de cette institution c’est la première fois qu’elle planche devant le Parlement pour présenter les grandes tendances de ses avis sur le projet de loi de finances de l’Etat. Sinon la seule occasion qu’a le Ces pour plancher devant la commission budgétaire du Parlement est celle de la présentation du contenu de son projet de budget au même titre que les autres institutions de la République et ministères sectoriels. Une innovation qui n’a pas été passée sous silence par le président de la commission de l’Economie et de Finances du Ces. Pascal Todjinou félicite les députés pour leur initiative qui a surtout permis de toucher du doigt le travail de fourmi qu’abat le Ces en matière d’appréciation du projet de budget général de l’Etat. Il déplore, toutefois, l’obligation de réserve qu’imposent les textes à l’institution qui ne doit pas rendre publics les avis qu’elle émet sur tel ou tel projet de loi. Pascal Todjinou dit d‘ailleurs avoir saisi l’occasion de cette présentation pour faire aux députés cette observation et plaider pour la révision du projet de loi portant loi organique du Ces en souffrance au Parlement depuis des lustres. Cette correction permettra au Ces de vulgariser les avis qu’il donne dans tel ou tel domaine de ses compétences pour que la population découvre toute l’importance de cette institution au Bénin?
Th. C. N.
Actualités 08 nov. 2017

Les promoteurs du foyer Atingan ont été reçus par le président de la Cour constitutionnelle, ce vendredi 3 novembre au siège de l’institution à Cotonou. Ils envisagent l’industrialisation de leur invention pour lutter contre la déforestation.
L’appui politique et institutionnel aux concepteurs du foyer Atingan matérialise aujourd’hui la volonté du Bénin à lutter contre les changements climatiques et la déforestation due à l’utilisation du charbon de bois pour la cuisine. Quelques semaines après avoir reçu la promesse du Gouvernement de les aider à mettre en place une usine de fabrication du foyer, ses promoteurs ont rencontré le président de la Cour constitutionnelle. « Nous espérions pouvoir rencontrer un peu plus tôt le président Holo pour l’inviter à prendre part au lancement du foyer Atingan fait le 16 septembre passé. Puisque cela n’a pu être fait, nous sommes venus demander conseils auprès de lui pour pouvoir mener à bien le projet d’industrialisation du produit; étant donné que nous en sommes à la phase de labellisation qui permettra de l’exporter», a confié Donald Zanhoundaho, un co-concepteur du foyer écologique à sa sortie de l’audience aux côtés de son frère jumeau.
En dehors des conseils qu’ils ont assurément reçus de leur hôte pour réussir à concrétiser ce projet essentiel devant permettre que les populations béninoise et sous-régionale aient en quantité suffisante le foyer amélioré Atingan, ils entendent aussi effectuer un voyage vers la Chine dans les prochains jours. Selon Donald Zanhoundaho, ce voyage leur permettra d’en savoir davantage sur les différents secteurs dans lesquels il leur faudra intervenir pour fabriquer plus facilement les foyers. Car, explique-t-il, leur unité de fabrication n’en produit que cinquante exemplaires par jour. A l’en croire, l’invention de ce foyer qui utilise la coque de noix de palme comme combustible, n’est rien d’autre que la solution recherchée par l’humanité entière dans sa quête d’énergie alternative favorisant le respect de l’environnement, comme l’instituent d’ailleurs les conférences internationales telles que Rio+20 et Cop 21. « Après le lancement du foyer, nous avons été amenés à signer des contrats avec des distributeurs pour qu’à partir de janvier prochain nous puissions vendre les foyers en quantité », a-t-il indiqué pour signifier que certains Béninois comprennent déjà les enjeux de cette innovation et l’ont déjà adoptée.
La question énergétique a longuement été abordée à la Cour constitutionnelle en cette matinée du vendredi dernier. Avant les promoteurs d’Atingan, Théodore Holo a accordé une audience à des agents de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). L’objet n’a pas été dévoilé puisque les hôtes du président de la Cour constitutionnelle, Simplice Dedjrosse et Marcel Dehouinsi, n’ont pas fait de déclaration à la presse après les échanges.

La menace de suspension de la Fifa qui planait sur le Bénin, suite à la rupture abusive de contrat avec Didier Ollé-Nicole, relève désormais du passé. Ne pouvant rester indifférent face à ce risque que courait le football national, le Gouvernement a décidé de prendre ses responsabilités, en procédant au paiement des 136,143 millions F Cfa au titre de l’amende due à l’ancien sélectionneur des Ecureuils.
Le Gouvernement et son président, Patrice Talon, ont préféré sauver l’honneur du Bénin, plutôt que de laisser son football se compromettre. Il a préféré payer à l’ancien sélectionneur des Ecureuils, le Français Didier Ollé-Nicole, l’amende de 136,143 F Cfa millions F Cfa infligée par la Commission de discipline et la Commission de recours de la Fifa, suite au dossier relatif à la résiliation unilatérale de son contrat de travail.
C’est le président de la fédération, El Hadj Moucharaf Anjorin, qui a annoncé la nouvelle. Selon lui, le Gouvernement vient, grâce au ministère de la Culture, du Tourisme et des Sports, de délivrer le football béninois. N’eut été le paiement de cette amende, la Fifa allait tout simplement suspendre le Bénin, à travers la Fbf. « On avait des doutes de pouvoir honorer ces deux matches car le jeudi 2 novembre, si le règlement des 136,143 millions F Cfa n’avait pas lieu, la Commission de discipline et la Commission de recours de la Fifa mettaient à exécution la suspension », a indiqué Moucharaf Anjorin. Ce qui, poursuit-il, va créer des préjudices au plan mis en route dans le cadre de la qualification des Ecureuils à la phase finale de la Can 2019 au Cameroun.
Les documents afférents au paiement de l’amende, a également assuré le président de la fédération, ont été envoyés à la secrétaire générale de la Fifa, au secrétaire général de la Confédération africaine de football (Caf), à l’avocat de l’entraîneur français et au ministre en charge des Sports au Bénin, Oswald Homeky. Désormais donc, la fédération peut se consacrer à l’exécution de sa feuille de route. Il s’agit en premier lieu, de l’organisation des championnats nationaux de Ligue 1, Ligue 2, Ligue 3 et amateur. Ils sont actuellement en cours et auraient pu être compromis, si la Fifa avait suspendu le Bénin. Quelle sera désormais l’attitude des clubs qui les animent et qui, arrivés à bout de souffle, faute de moyens financiers, menaçaient de se retirer ? Ils espéraient tellement la subvention de l’Etat pour pouvoir tenir la route. Maintenant que le Gouvernement vient de débourser cette somme pour éviter la suspension du Bénin et leur permettre de jouer, que feront-ils ?
Au-delà de la poursuite des différents championnats, ce geste du Gouvernement permettra également aux Ecureuils de livrer leurs deux matches amicaux et internationaux programmés le 8 novembre à Brazzaville contre les Diables rouges du Congo et le 12 novembre à Cotonou, face aux Taïfa stars de la Tanzanie. Ils avaient déjà eu l’occasion de jouer contre la Mauritanie, la Guinée Equatoriale et le Gabon, lors des précédentes journées Fifa. Que le Bénin et son football aient désormais pris l’habitude de profiter de ces journées, tout le mérite revient au Gouvernement?

Deux journalistes du journal ‘’La Nation’’ ont remporté, samedi 28 octobre dernier, à Cotonou les deux prix de la catégorie presse écrite du concours des meilleures productions médiatiques organisé par le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu).
Josué Fortuné Méhouénou et Kokouvi Eklou ont recueilli les faveurs du jury du concours des meilleures productions médiatiques organisé par le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu) à travers l’originalité et la pertinence de leurs articles relatifs aux activités de ce projet arrivé à son terme. Samedi dernier, à l’occasion de la cérémonie de remise des prix mis en jeu, ils ont vu leurs mérites récompensés aux côtés de trois autres de leurs confrères dans les catégories radio et télévision, Achille Fatondji, Wilfried Ahouassou et Emmanuel Odilon Koukoubou.
Pour Imorou Mako Séidou, directeur général de Serhau SA, le projet né à la suite des inondations de 2010 pour contrer leurs impacts dans la ville côtière de Cotonou et les municipalités voisines de Sèmè-Podji, Porto-Novo, Abomey-Calavi et Ouidah, vise à améliorer le cadre de vie des populations. Convaincu que ses objectifs ne peuvent être atteints sans un changement de comportements des populations, il mesure le rôle combien important des médias dans cet enjeu. Le changement de comportements qu’il appelle de son vœu ne saurait être une réalité sans la contribution des professionnels des médias. Les œuvres produites par ces derniers devront servir à capitaliser les acquis dudit projet.
Saluant le rôle des médias dans la mise en œuvre du Pugemu, le coordonnateur Samou S. Adambi a indiqué que le projet d’un coût global de 53 milliards F Cfa a été réalisé à plus de 100 % et connu une mobilisation à 100% de son budget. Des acquis qui confortent davantage les responsables dans l’idée qu’on peut bien agir sur le milieu de vie des populations quoique le défi soit immense au regard de leurs attentes.
Josué Fortuné Méhouénou au nom des lauréats a su répondre au souhait formulé par les responsables du Pugemu de voir les médias s’intéresser, plus que par le passé, aux questions environnementales en indiquant que ceci n’est qu’un pas vers la spécialisation tant recherchée au niveau de la presse béninoise?
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