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Nouvelles

Cérémonie "Assikplata" à Gbindo: Démarrage des obsèques de Dédjalagni Agoli-Agbo, roi de Danxomè

Dada Dédjalagni Agoli-Agbo était le roi de Danxomè. Il a tiré sa révérence le 2 juillet dernier à 87 ans. Selon les us et coutumes du Danxomè, c’est ce samedi 11 août que l’information est rendue officielle. Et démarrent les obsèques officiels du défunt roi dans son palais privé Gbindo à Abomey.
Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines
Après la fièvre annoncée sur le palais Gbindo, c’est le crépuscule qui est tombé. Il a fait nuit au palais de Danxomè. Sa majesté le roi a enfin répondu à l’appel des ancêtres. L’annonce en a été faite solennellement ce samedi à 8h45 par le Mito daho, ministre du roi, Dah Gansè en présence de la cour royale et des invités. Ainsi, suivront les recueillements par les différentes lignées royales, chants et danses traditionnelles.
Une cérémonie qui a mobilisé autorités, dignitaires, notables, parents et amis de cette cour royale. Des obsèques auxquelles ont pris part plusieurs délégations de la classe politique. Le gouvernement a été représenté par le ministre en charge de la Culture, Oswald Homeky.
Il faut noter qu’après son inhumation, ses obsèques et cérémonies traditionnelles ont ainsi démarré ce samedi 11 août dernier à Gbindo, son palais privé à Abomey, selon les us et coutumes de la famille. Une cérémonie dite "Assikplata" qui se manifeste par des chants et danses de la cité royale rythmés par le Zinli joué au moins sur 41 gourdes. Pour ce défunt roi, ce sont 61 gourdes de Zinli qui sont mobilisées.
Ces obsèques dureront trois mois. Période au cours de laquelle sera désigné un nouveau roi qui devra officiellement clôturer ces obsèques qui viennent de démarrer.

 

Culture 11 août 2018


Audiences à la Cour suprême: Ibrahim Salami présente l’Ascap à Ousmane Batoko
[caption id="attachment_30309" align="alignnone" width="1024"]Le président de la Cour suprême, Ousmane Bataoko (à l’extrême gauche) s’entretenant avec la délégation de l’Ascap[/caption]

 Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience à son cabinet, ce jeudi 9 août, plusieurs invités dont la délégation de l’Académie des sciences constitutionnelles, administratives et politiques (Ascap Bénin) conduite par son président, le professeur Ibrahim Salami.

L’Académie des sciences constitutionnelles, administratives et politiques (Ascap Bénin) est une société savante nouvellement créée par un groupe de professeurs de droit et de sciences politiques de la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp) de l’Université d‘Abomey-Calavi. Elle vise à promouvoir la recherche et l’expertise en matières constitutionnelle, administrative et politique. A ce titre, l’Ascap entend faire le pont entre le monde scientifique et celui des praticiens en élaborant des théories novatrices et en apportant éclairages et conseils sur les aspects du droit public interne et de la science politique qui puissent servir à la fois la science et le développement des Etats d’Afrique et du monde. 

Les responsables de cette académie étaient, ce jeudi 9 août, à la Cour suprême où ils ont été reçus en audience par le maître des lieux, le président Ousmane Batoko. Conduite par le président de l’Ascap-Bénin, le professeur Ibrahim Salami, la délégation a présenté l’académie et les objectifs de sa création.
Selon le secrétaire permanent de l’Ascap, le professeur agrégé en sciences politiques et vice-doyen de la Fadesp, Emmanuel Mensah Ahlinvi, outre la présentation de la structure, la délégation a saisi l’occasion de l’audience pour recevoir des conseils avisés du président de la Cour suprême pour l’atteinte des objectifs de l’académie.
Ousmane Batoko aurait surtout conseillé le professeur Ibrahim Salami et sa suite d’avoir de l’audace. Il faut que l’académie s’intéresse non seulement aux problématiques et enjeux locaux mais aussi à beaucoup d’autres sujets sur les plans régional et international, confie le porte-parole de la délégation, Emmanuel Mensah Ahlinvi.
A la suite des membres de l’Ascap, le président Ousmane Batoko s’est entretenu hier avec une délégation du comité d’organisation du colloque international de Porto-Novo sur la réparation des séquelles de l’esclavage. Selon Bernard Dossou Dossa, coordonnateur de ce colloque, l’audience a permis à sa délégation de faire au président de la Cour suprême le point des préparatifs de cette rencontre internationale de haut niveau et à laquelle prendront part plusieurs hôtes étrangers, notamment d’Europe, d’Asie, d’Amérique et d’Afrique préoccupés par la question de réparation des préjudices causés à l’Afrique par la Traite négrière. Cet aréopage de délégations étrangères va s’ajouter aux participants nationaux composés notamment d’universitaires et autres chercheurs dans le domaine de l’esclavage. Bernard Dossou Dossa dit avoir reçu l'assurance du président de la Cour suprême qui aurait donné la garantie de la participation d’une délégation de magistrats et des membres de son cabinet à ces assises prévues pour se dérouler à Porto-Novo, du 19 au 21 septembre prochain.

Actualités 10 août 2018


Bepc 2018: Enthousiasme autour des épreuves orales et sportives
[caption id="attachment_30271" align="alignnone" width="1024"]Des candidats à l’épreuve de lancer de poids au centre du Complexe scolaire Père Aupiais[/caption]

Démarrées lundi dernier, les épreuves orales et sportives du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juillet 2018 ont pris fin ce mardi 7 août. A Cotonou, les candidats admissibles ont affiché un enthousiasme lors de cette phase de l’examen qui s’est déroulée dans une bonne ambiance.

Les candidats reçus aux épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle 2018 composent depuis lundi 6 août dernier sur toute l’étendue du territoire national. A Cotonou, c’est le Collège d’enseignement général Gbégamey qui a accueilli les apprenants ayant composé les épreuves écrites au Collège Notre-Dame des Apôtres, Ceg du Lac, Ceg Dantokpa et Ceg Gbégamey. Sur 1482 candidats attendus, 1477 ont répondu présent et composé avec beaucoup d’enthousiasme. En témoignent les propos de quelques-uns rencontrés dans la matinée de ce mardi sur le terrain de sport. Si certains élèves ont pris cette étape comme une formalité, d’autres l’ont préparée avec entrain.

« Lorsque j’ai appris que j’étais admissible, j’ai contacté mes professeurs d’anglais et de sport pour m’aider à préparer cette phase mais ils m’ont rassuré qu’il n’y aura rien de compliqué », a déclaré Kévin Agbogba, élève au Ceg du Lac.
La candidate Charlène Adoukonou s’est entraînée juste après les écrits pour ne pas être surprise. « Quand j'ai su, en voyant les corrigés-types, que je pouvais réussir, j’ai commencé par m'entraîner en sport », a-t-elle laissé entendre. Elle relisait également tous les cours d’anglais qu’elle avait reçus en classe pour bien se « remettre dans le bain ».
Contrairement à cette dernière, Yves Adotévi, élève au Ceg Gbégamey, pense que la préparation pour les épreuves orales et sportives est tout de même beaucoup moins intense que celle de l'écrit. « Le plus difficile est passé ! Mais il ne faut pas non plus relâcher tous les efforts », a-t-il ajouté.
La plupart des candidats interrogés n’ont pas caché leur joie d’être à cette étape de l’examen qu’ils pensent passer avec brio. Maurille Mondé, coordonnateur du centre du Collège d’enseignement général Gbégamey, confie que tout se déroule normalement. Aucun incident n’est à signaler depuis l’entame de cette phase dans ce centre, a-t-il assuré. A l’en croire, chacun en ce qui le concerne joue sa partition pour le bon déroulement des épreuves orales et sportives : « Les examinateurs vaquent normalement à leurs occupations et font de telle sorte que les candidats passent leurs épreuves dans de bonnes conditions ».
Allassane Zimé Yérima, examinateur de sport, se réjouit de l’engouement avec lequel les candidats ont abordé les épreuves sportives. Pour lui, tout se passe dans les meilleures conditions pour permettre à chaque candidat de passer ce cap avec succès.
Au Complexe scolaire père Aupiais, l’un des centres retenus à cet effet à Cotonou, les candidats ont planché durant les deux jours pour lesdites épreuves. Les candidats répartis en groupes à cette phase ont subi à l’oral un test, qui consiste essentiellement à tirer un texte, le lire et répondre aux questions d’un examinateur, en anglais, en espagnol et ou en allemand, selon la série.
Cette phase terminée, les candidats admissibles se mettent à la disposition d’autres examinateurs pour subir les épreuves sportives. Dans cette catégorie, trois épreuves sont ouvertes. Les filles ont projeté des boules de 3 kg et les garçons 4 kg pour le lancer de poids. Tous ont ensuite été soumis à la vitesse et au saut en hauteur.
Le moins qu’on puisse dire dans ce centre de Cotonou est que tout s’est normalement déroulé. Quand bien même le chef centre, en même temps directeur du complexe, était pris en séance, nous avons pu noter la bonne ambiance sur le terrain.

Société 08 août 2018


Audience plénière à la Cour constitutionnelle: Cinq nouvelles décisions rendues par les sept sages
[caption id="attachment_30269" align="alignnone" width="1024"]Les membres de la Cour constitutionnelle lors de l'audience publique[/caption]

À la faveur d’une audience plénière, ce mardi 7 août, la Cour constitutionnelle a rendu d’importantes décisions au nombre desquelles, le dossier de requête aux fins de prendre possession du site mis à la disposition de l’École maternelle et primaire de Womè-Yénawa par le conseil communal d’Abomey-Calavi.

Outre cinq dossiers renvoyés pour des audiences ultérieures, les sept sages de la Cour constitutionnelle ont vidé, ce mardi 7 août, cinq autres dossiers.

La Cour, par sa décision Dcc 18-168, a évoqué le dossier du recours n° 0852/128/rec-17 du sieur Vincent Ahoumènou et consorts, membres du bureau de l’Association des parents d’élèves ainsi que Géronime Adohou, directrice de l’école maternelle de Womè-Yénawa. Les requérants ont sollicité la Cour aux fins de prendre possession du site mis à la disposition de l’école maternelle et primaire de Womè-Yénawa par le conseil communal d’Abomey-Calavi. La Cour s’est déclarée incompétente, vu que la demande n'entre pas dans son domaine de compétence tel que défini par les articles 3 alinéa 3, 114 et 117 de la Constitution. La Cour en revanche, considérant l’article 35 de la Constitution, a décidé que le maire d’Abomey-Calavi a méconnu la Constitution, en s’abstenant de répondre aux nombreuses mesures d’instruction de la Cour, dans un contentieux dont celle-ci est saisie, et dans lequel la mairie d’Abomey-Calavi est impliquée.
Par décision Dcc 18-166, la Cour statuant sur le recours de
Barnabé Agloboé contre la promulgation de plusieurs lois, a décidé qu’il n’y a pas violation de la Constitution. En effet, les sages ont examiné et déclaré conformes à la Constitution les dispositions de la loi uniforme, relative au traitement des comptes dormants dans les livres des organismes financiers en République du Bénin ; de la loi uniforme sur le contentieux des infractions à la réglementation des relations financières extérieurs des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ; de la loi modifiant et complétant la loi portant organisation judiciaire en République du Bénin ; et de la loi modifiant et complétant la loi portant Code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes en République du Bénin.
Ils notent que les allégations du requérant ne sont pas fondées. Dans son recours, celui-ci estimait que le président de la République a promulgué ces lois, non seulement sans les soumettre au contrôle de constitutionnalité, mais aussi hors délai, et demande à la haute juridiction de statuer.
Par décision Dcc 18-167, le dossier du recours n° 0729/101/Rec-17 a été évoqué. Le recours en inconstitutionnalité de l’organisation du dernier recrutement à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) par le cabinet Agifc S.A. est formulé par Mohamad M. Abdoulaye qui soutient que les candidats ayant fait leur stage à la Cnss ont été privilégiés lors de ce recrutement et demande à la Cour de l’annuler et de le déclarer contraire à la Constitution. La Cour s’est déclarée incompétente, vu que la demande n'entre pas dans son domaine de compétence. Après instruction du dossier et ouï le rapport, la cour a rejeté les demandes de sursis à statuer et a décidé du classement sans suite.
Par la décision Dcc 18-169, la Cour a évoqué le dossier du recours n°0954/154/Rec-17 formulé par Rufin Soglo, pour refus du ministère chargé de l’Intérieur d’enregistrer la Fédération des syndicats de transporteurs, de conducteurs, de voyageurs, d’entreprises et de marchandises du Bénin (Fescovemab). Cette requête est déclarée irrecevable pour cause d’autorité de chose jugée.
Enfin, par décision Dcc 18-170, la Cour constitutionnelle ayant statué sur les recours joints n°0518/090/Rec-18 et n°0548/093/Rec-18, portant sur des recours contre les agents de la Brigade économique et financière, le procureur de la République, le juge des libertés et de la détention, et le juge du troisième cabinet d’instruction du tribunal de première instance de première classe de Cotonou pour arrestation, garde à vue et détention provisoire arbitraire et contraire à la Constitution. La cour ayant statué note que l’arrestation du requérant, Éric Noudéhouénou Hounguè, sa garde à vue à la Brigade économique et financière et sa détention provisoire à la maison d’arrêt de Cotonou dans le cadre d’une enquête judiciaire, pour détournement de deniers publics, par surévaluation, escroquerie et corruption, sont conformes aux dispositions légales, et donc ne sont pas arbitraires?

Actualités 08 août 2018


Proclamation des résultats du Bepc: Une contre-performance du système éducatif dans l’Atacora
[caption id="attachment_30235" align="alignnone" width="1024"]Denga Sahgui, directeur départemental de l’Enseignement secondaire de l'Atacora, (au micro) analysant les résultats[/caption]

L’Atacora n’a pas brillé en tenant le 10e rang dans le peloton des départements du pays à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Une contre-performance déplorée par les autorités politico-administratives, samedi 4 août dernier, au Collège d’enseignement général I de Natitingou, lors de la proclamation officielle des résultats.

De la 7e place avec 47,96 % en 2017, le département de l’Atacora se retrouve au 10e rang avec 20,84 % cette année, sur le plan national. 1766 candidats seulement sur les 8474 ayant effectivement composé ont été déclarés admissibles. Une contre-

performance qui n’est pas du goût des autorités politico-administratives. La proclamation officielle des résultats de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) a donné lieu à un cinglant réquisitoire contre les différents acteurs du système éducatif.
Antoine N’da, maire de la commune de Natitingou, n’a pas mâché ses mots en appréciant ces résultats. « J’ai le sentiment que nous reculons», a-t-il déploré, tout en invitant les acteurs à un sursaut de conscience pour conjurer la mauvaise passe qui s’annonce. Disposer de ressources humaines bien formées pour le développement de l’Atacora passe, à son avis, par de bons résultats. La relève de qualité ne peut être préparée qu’aujourd’hui, pense-t-il, très amer.
Ces résultats, selon Maguidi Kora Gbéré, chargé de mission du préfet, sont symptomatiques de l’état du système éducatif et donnent à réfléchir. Au-delà des faits de grève, un diagnostic profond s’impose pour l’avenir du système éducatif de l’Atacora, fait-il observer. Le fort taux d’absentéisme (755 candidats absents lors de l’examen) noté par ailleurs dans le département à cette session du Bepc a été dénoncé par le chargé de mission représentant le préfet.
Denga Sahgui, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, a indiqué toutefois que ces résultats sont de loin préférables à l’année blanche évitée de justesse avec les grèves perlées connues. Et de reconnaître aux différents acteurs leur sens du sacrifice qui a triomphé des revendications syndicales tous azimuts.

Education 06 août 2018


Taux de réussite au Bepc 2018: 28,63 % d’admissibilité contre 50,56 % en 2017

Les résultats nationaux de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) sont tombés ce jeudi 2 août. Ils affichent 28,63 % d’admissibilité contre 50,56 % un an plus tôt, soit une chute de 21,93 %.

La session normale de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) affiche un taux de réussite de 28,63 % sur le plan national. Soit une forte baisse de 21,93 % par rapport à l’an dernier où le taux était de 50,56%.

Selon le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Roger Koudoadinou, le Littoral affiche 40,36 % et prend la tête du classement départemental, devant l’Atlantique, 34,26 %. Le Zou est troisième avec un taux de 28,48 % suivi de la Donga, qui affiche un taux d’admissibilité de 28,14 %. Le Mono est cinquième avec 28,10 % ; l’Ouémé occupe la sixième place avec 27,16 % et les Collines avec 25,26% de taux d’admissibilité est classé septième. Le Plateau prend la huitième place avec 24,87 %, suivi du Couffo 24,54%, neuvième. L’Atacora est dixième avec 20,84 %. L’Alibori est avant-dernier avec 20,69 % et le Borgou ferme la marche avec au compteur 20 % d’admissibilité.
Quant aux élèves à besoins spécifiques, ils sont admis à hauteur de 61,70 %. La session de remplacement affiche un taux légèrement au-dessus de celui de la session normale : 28,93%. Les résultats seront proclamés, ce samedi 4 août. Les épreuves orales et sportives démarrent lundi.
Le taux d’échec au Bepc 2018 est donc élevé avec près de 72% de recalés. L’année scolaire échue a été particulièrement mouvementée, invoque Roger Koudoadinou pour justifier ce résultat catastrophique. « Dans beaucoup de départements, les candidats, du fait de la grève, ont suspendu leur scolarité. D’autres sont allés en aventure... », a-t-il souligné. Et, lorsque la grève a pris fin, poursuit-il, il a été observé qu’un grand nombre de candidats n’ont pas cru devoir reprendre les classes et se seraient juste contentés d’aller prendre part à l’examen. « Ils ont donc raté beaucoup de cours et n’étaient pas du coup à jour dans les connaissances avant de prendre part aux compositions… », a-t-il déploré. Il ajoute qu’il y a eu aussi un relâchement d’encadrement de la part des parents. Aussi, a-t-il indexé le profil des enseignants dans certains départements qui poserait problème dans certaines matières.

Société 03 août 2018


Don à la Fondation Rebin à Toffo pour la protection de l’environnement: La Fondation Etisalat apporte un important appui matériel et financier
[caption id="attachment_30206" align="alignnone" width="1024"]Dolorès Chabi-Kao, présidente de la Fondation Etisalat remettant à Mark Gianneli de la Fondation Rebin, le chèque symbolique[/caption]

A Houègbo dans la commune de Toffo, la Fondation Rebin travaille à soulager les populations à travers l’implantation d’un centre pilote qui recueille les déchets et les transforme en biogaz. Ce projet novateur encore à ses débuts fait des merveilles et a retenu l’attention de la Fondation Etisalat Bénin qui a décidé de l’appuyer. Mardi 31 juillet dernier, elle a fait don, entre autres, d’un chèque d’un montant de 2,6 millions F Cfa à la Fondation Rebin.

Dans le cadre de son projet social « Ensemble sauvons des vies », la Fondation Etisalat, soucieuse de la protection de l’environnement, a décidé de prêter main forte à la Fondation Rebin. Mardi 31 juillet dernier, elle lui a fait don d’un chèque d’une valeur de deux millions six cent soixante-six mille trois cent soixante-dix (2 666 370) francs Cfa pour l’appuyer dans ses actions.
Pour Dolores Chabi-Kao, secrétaire exécutive de la Fondation Etisalat, ce geste vise à appuyer le centre dont les actions de préservation et de sauvegarde de l’environnement se passent de commentaire. Mieux, soutient-elle, sa fondation est de celles qui sont très attachées à la préservation de l’environnement et à la préservation de la vie. Raison pour laquelle, le projet d’implantation du centre pilote de gestion des ordures de Toffo a attiré leur attention.
En dehors de ce chèque, la Fondation Etisalat a fait construire au profit du centre une paillote moderne pour accueillir et détendre ses visiteurs. Elle met également à la disposition du centre des kits pour permettre aux populations de recharger gratuitement les téléphones portables. Enfin, elle met à disposition une connexion internet gratuite pour aider les écoliers et élèves de la région dans leurs travaux de recherche et pour le téléchargement des e-books. La Fondation Etisalat ira encore au-delà, promet Dolores Chabi-Kao qui annonce d’autres actions et dons, non pas seulement au niveau dudit centre, mais partout où le besoin se fera sentir.
L’implantation du centre pilote de gestion des ordures de Toffo est parti d’un constat. « J’ai observé les immondices dans le marché de Houègbo et je me suis dit que cela constituait une mine d’or ». C’est ainsi que Mark Gianneli, président fondateur de la Fondation Rebin, s’est résolu à s’installer dans la localité pour travailler au développement durable. Depuis plusieurs mois, il est à pied d’œuvre avec une équipe restreinte mais toute aussi engagée. Sur un espace de 1,3 hectare, il a implanté un centre qui pourrait se délocaliser dans bien d’autres villes du pays. Mais pour l’instant, c’est Toffo qui est à l’honneur avec ce centre qui recueille quotidiennement les déchets des ménages de la localité, les traite et les transforme en biogaz et compost.
Le système tel qu’expliqué par Mark Gianneli est simple. Chaque apporteur de déchets est rémunéré en fonction du poids de ses ordures. Le paiement est fait en cash ou sous forme de crédit utilisable pour un ravitaillement en biogaz produit au niveau du centre à base des déchets. A ce projet, les populations de la localité ont massivement adhéré. 78 ménages sont en contrat avec le projet pour l’heure, de même que des exploitants agricoles et des organisations de ramassage d’ordures. Tous, aux dires de Mark Gianneli, convoient leurs ordures vers le centre. La particularité ici, c’est que le centre donne préférence aux ménages à faible revenu. Déchets d’ananas, restes d’aliments, ordures ménagères… Tout est récupéré au niveau du centre. A ce jour, selon le premier responsable du centre, plus de 20 tonnes de déchets ont été déjà ramassés et ce chiffre devrait être doublé avant la fin de l’année.

Tous écolo grâce à la Fondation Rebin !
« Notre principale préoccupation est le défi majeur causé par l’amoncellement des déchets : l’air et la pollution de l’eau, la détérioration de la santé, la détérioration de la biodiversité et la maximisation du profit par des acteurs opérant dans ce secteur. Nous souhaitons développer un modèle d’affaires qui crée de la valeur partagée entre tous les acteurs. Notre mission est de créer un projet novateur et cohérent qui incite les gens à ne plus percevoir le déchet comme une nuisance, mais plutôt le considérer comme une ressource précieuse ». C’est la philosophie de la Fondation Rebin qui, dans la localité de Houègbo et ses environs, travaille à faire changer les mentalités des populations. L’enseignement ici, c’est que les ordures constituent un trésor. C’est dans cette logique qu’elle les fait transformer. Ce qui permet aux populations de bénéficier du biogaz et de délaisser ainsi l’usage du bois de chauffe et du charbon. Dans des sacs de quatre kilos, les femmes de la localité reçoivent leur biogaz et s’en servent pour la cuisson. Pour impacter davantage les populations, la vente du biogaz (contre des ordures ménagères) est confiée aux femmes vendeuses de charbon au marché de Houègbo. « Nous en sommes fiers. Ce gaz ne noircit pas les marmites, cuit vite et est sans effet indésirable», ont témoigné la plupart des femmes rencontrées au niveau du centre et venues se ravitailler.
Urbaine Dègbèhoundé, maire de la commune de Toffo, est tout aussi fière de ce projet, notamment en raison de l’impact entrepreneurial sur les femmes de sa localité. Mais c’est surtout le gain qu’en tire la localité sur plan environnemental qui réjouit le maire aspirant à voir le cadre de vie moins pollué grâce aux actions de la Fondation Rebin. Un autre soutien de taille au projet, c’est l’ambassadeur du Bénin près la Suisse, Eloi Laourou. Comme lui, Rémy Pagani, maire de Genève, y croit fermement et promet de tout mettre en œuvre pour faire bénéficier ce projet à bien d’autres localités. Pour Eloi Laourou, ce projet s’assimile à une école et grâce à elle, Toffo et toutes les localités bénéficiaires seront mieux connues.
La Fondation Rebin une organisation fondée en novembre 2016 qui aspire à développer une activité pérenne dans le domaine de l’environnement ainsi que de l’entrepreneuriat social. Ses buts sont orientés socialement, économiquement et écologiquement. « Notre circuit fermé permettra de détourner des tonnes de déchets des sites d’enfouissement et aura un impact durable sur l’environnement. Nous comptons réinvestir les bénéfices d’une manière consciente afin d’étendre notre modèle et d’éduquer les générations à venir », peut-on par ailleurs lire sur le site de l’organisation.

 

Société 02 août 2018


Débordement prochain du fleuve Ouémé: L’Anpc sensibilise déjà les populations sur les risques d’inondation
[caption id="attachment_30164" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille de l'Agence nationale pour la protection civile suite à la séance de sensibilisation des différents acteurs[/caption]

Réduire au maximum les risques de catastrophes. C’est le mot d’ordre de l’Agence nationale pour la protection civile (Anpc) qui a organisé, vendredi 27 juillet dernier, une descente à Zagnanado dans le cadre d’une séance de sensibilisation des différents acteurs. Il s’agit de prévenir les dégâts relatifs à la montée prochaine des eaux du fleuve Ouémé.

C’est connu que dans la période d’août à octobre, le fleuve Ouémé sort de son lit dans les communes de Zogbodomey, Zagnanado et Ouinhi. La crue fait chaque année des dégâts très importants avec souvent des pertes en vies humaines. Cette année-ci, le gouvernement à travers l’Agence nationale pour la protection civile (Anpc) a déjà donné l’alerte dans les zones concernées dans le département du Zou. Les populations vivant dans les environs du lit du fleuve sont prévenues et assistées afin d’évacuer les lieux avant la montée brutale des eaux. Il s’agit de travailler à la réduction des risques de catastrophes, notamment au regard des risques d’inondation, des risques de maladies hydriques.
La démarche de l’Anpc est d’appuyer les populations concernées à travers la communication et l’utilisation de l’information climatique notamment les résultats des prévisions agro-hydro-climatiques. En mettant aussi en place des dispositifs d’encadrement des producteurs de veille et de réponse aux risques liés à la montée des eaux du fleuve.
En descendant, vendredi dernier, sur la station hydrométrique de Zagnanado, les équipes conduites par le directeur général de l’Anpc, le commissaire divisionnaire Aristide Dagou, et le représentant de la direction générale de l’Eau, Aurélien Tossa, sont allées constater le niveau de montée du fleuve qui est aujourd’hui à un indicateur acceptable dit « vert ». N’empêche ! Il faut préparer et sensibiliser les autorités politico-administratives et les populations sur les risques d’inondation, et vulgariser les prévisions saisonnières des caractéristiques agro-climatiques de la saison des pluies ou de crue dans le département du Zou.
A cet effet, une rencontre a été organisée, vendredi dernier, à la mairie de Zagnanado avec les Pairs éducateurs et secouristes (Pes) de Zagnanado, Ouinhi et Zogbodomey. Ces derniers ont été formés sur les gestes de secours et les mesures à mettre en œuvre avant, pendant et après les inondations. Une rencontre à laquelle ont pris part le maire de Zagnanado, Symphorien Misségbétché, et le préfet du Zou, Firmin Kouton.
Des séances de préparation et de sensibilisation se sont déroulées pendant plusieurs jours sur le terrain dans les communes de Zagnanado, Ouinhi et Zogbodomey et dans les arrondissements critiques conformément à un chronogramme prédéfini. Il est à noter aussi que les plates-formes de ces trois communes ont été entretenues sur leurs niveaux de préparation face au risque d’inondation prochaine dans la région.
Selon le directeur général de l’Anpc, Aristide Dagou, il s’agit pour le gouvernement à travers le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, et la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de mettre le citoyen au cœur de la protection civile. Cela permettra de limiter au maximum les dégâts mais aussi de faire des économies. C’est dire que la mission de la protection civile n’est pas que la distribution des vivres et autres matériels. Mais c’est aussi d’appuyer sur les pairs éducateurs et autres secouristes formés pour sensibiliser la population sur les risques de catastrophes avant même leur survenue.

Société 31 juil. 2018


Incendie volontaire (8e dossier): Simon Hessou condamné à 5 ans de travaux forcés

Le 8e dossier au rôle de la session supplémentaire de la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou a porté sur une affaire d'incendie volontaire de bâtiment servant d'habitation. L'accusé Simon Hessou a comparu, hier mercredi 25 juillet devant la cour. Déclaré coupable, il a été condamné à 5 ans de travaux forcés.

Poursuivi pour incendie volontaire et mis en détention depuis le 6 janvier 2014, Simon Hessou sera libre de ses mouvements dans un peu plus de cinq mois. Après avoir été écouté, hier, par la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou, il a été déclaré coupable d'avoir volontairement mis le feu à l'édifice servant d'habitation au nommé Anagonou Dossa, fait prévu et puni par l’article 434 alinéa premier du Code pénal, et a été condamné à la peine de 5 ans de travaux forcés. 

Mais à la barre hier, l'accusé n'a pas reconnu les faits. Il dit ne pas avoir mis le feu à la maison. Ce serait le gaz allumé dans la chambre de la victime qui aurait éclaté et la maison a pris feu. Dans son récit, l'accusé rapporte que la victime faisait frire du poisson. Et qu'il se serait déplacé pour faire des achats, laissant l'huile au feu. Or dans ses dépositions antérieures, Simon Hessou s'était reconnu auteur de l'incendie qui a réduit en cendre l'habitation de son cousin Anagonou Dossa. « Je me bagarrais avec mon frère quand son ami Dossa m'a donné un coup de bâton. Fâché, j'ai mis le feu à sa chambre instinctivement. J'ai pris la fuite et je suis allé me réfugier en brousse. Quelque temps après, je suis revenu à la maison et mes parents m'ont amené à la brigade », avait-il déclaré à l’expert psychologue. C'est bien cette version que soutient la victime. A la barre, la victime Anagonou Dossa dit ne pas avoir de gaz dans sa case et que c’est bien Simon Hessou qui a incendié sa case. Il a ajouté qu’une certaine Alougbanon serait témoin des faits mais lui aurait refusé d'appeler son nom à la barre parce qu'elle ne réside pas dans les lieux et ne veut pas faire des allers-retours pour témoigner.
Le frère de l’accusé, Arnaud Hessou, semble tout aussi convaincu de la culpabilité de Simon Hessou. Il a confirmé la bagarre survenue entre son frère et lui et l’intervention d’Anagonou qui les a séparés. Une intervention mal accueillie par l’accusé Simon Hessou qui, ivre et sous le coup de la colère, a mis le feu à la case de son cousin Anagonou. Comment le frère de l’accusé et la victime peuvent-ils être sûrs que l’accusé est bien l’auteur de l’incendie si tous reconnaissent qu’ils ne l’ont pas vu faire ? Interrogés à ce sujet, ils ont déclaré qu’ils se sont fiés aux déclarations de dame Alougbanon et d’un certain François Sossou qui disent avoir vu l’accusé mettre le feu à la case, sinon l’avoir vu prendre la clé des champs dès que la case a pris feu.

L’analyse des faits et l’issue

Pour le ministère public, les faits sont très simples. Il s'agit d'un incendie volontaire. C'est un drame familial. « L'incendie volontaire est sanctionné par une peine très lourde, une peine que la plupart des gens ont du mal à comprendre, la peine de mort », a rappelé le ministère public. C'est une infraction prévue et punie par l'article 434 du Code pénal. Dame Alougbanon aurait vu l'accusé mettre le feu. Selon lui, l'infraction est constituée et l'accusé avait reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. « Aujourd'hui, la victime identifie une autre source de l'incendie qu'il est le seul à voir », appuie le ministère public d’un ton ironique. Persuadé que l’accusé s’est rétracté et a nié les faits pour créer le doute, l'avocat général a alors requis 15 ans de travaux forcés à son encontre.
« 15 ans pour un crime qui n'est pas prouvé ! Où est la volonté, où est l'intention criminelle. Selon la loi, Simon Hessou ne peut pas être condamné. Jusque-là, rien ne prouve que l'incendie est venu d'un homme. Ces cas d'incendie de case sont fréquents au village. Pour accuser quelqu'un, il faut des témoins. Or dans le cas d'espèce, il n'y a pas de témoins. Ceux qui ont déclaré l'avoir vu mettre le feu n'ont pas été interrogés dans la procédure. Personne n'a témoigné l'avoir vu. Il n'y a que la rumeur qui l'accuse. Mon client est victime de la rumeur publique. Une rumeur à partir de laquelle, il a fait quatre ans déjà en prison », s’est indigné le conseil de l'accusé Me Magloire Yansunnu. A l’en croire, c'est le syndrome de Stockholm qui explique le fait que l’accusé ait accepté de porter la charge dont l’accable la société et les psychiatres devraient l'avoir détecté. En plus, il a rappelé le principe selon lequel l'aveu n'est jamais la reine des preuves.
Il a invité la cour à délibérer en tenant compte de la loi. « Vous avez devant vous quelqu'un que la loi ne peut pas condamner. Alors, relaxez-le purement et simplement. Et s'il vous arrive d'avoir des doutes, relaxez-le au bénéfice du doute », a-t-il conclu.
Au total, les débats ont révélé beaucoup de contradictions et l’inconstance de l’accusé. L'enquête de moralité est favorable à l’accusé. Son père, Théodore Hessou témoigne de ce qu'il est un enfant assidu et docile, très attaché à son métier. Son oncle Gilbert Hessou le confirme et ajoute que le jour du drame, il était dans un état d'ébriété incompréhensible. Toutes les personnes interrogées à son sujet ont souligné le sérieux de l'accusé. Son casier judiciaire ne porte mention d'aucune condamnation. Le rapport d'expertise médico-psychiatrique fait savoir qu'il dispose de toutes ses facultés mentales et intellectuelles. Il boit de l'alcool mais ne souffre pas d'une alcoolomanie. Il est d'un caractère impulsif et émotif.
Après avoir délibéré, la cour a reconnu l’accusé coupable d’incendie volontaire et l’a condamné à 5 ans de travaux forcés.
Par ailleurs, le père de l'accusé aurait payé de l'argent à la victime Anagonou en guise de dédommagement. Et la victime l'a reconnu. Il aurait reçu environ 65 000 F Cfa et il dit ne plus vouloir se constituer partie civile?

Les faits
Dans le but d’exécuter un programme de sortie qu’il avait établi avec le frère aîné de Simon Hessou, Anagonou Dossa s’est, le 1er janvier 2014, rendu au domicile de ceux-ci à Zéko-Agonsa dans la commune de Toffo où les deux frères se bagarraient. Il a entrepris de les séparer. Mécontent de cette intervention, Simon Hessou est allé acheter une boîte d’allumettes et a mis le feu à la case habitée par Anagonou Dossa.
Il est alors interpellé et inculpé du crime d’incendie volontaire.


Composition:
Président : Georges Toumatou
Assesseurs :
Zacharie Dah Sekpo
Oloushegun Tidjani Serpos
Jurés :
Sosthène d'Almeida,
Marie Marguerite Nouhoumon,
Pélagie Lokossou,
Pierre Magloire Nagnonhou
Ministère public : Marc Robert Dadaglo
Greffier : Christophe Chéou

Société 26 juil. 2018


Exercice en clientèle privée de la profession médicale: Les hospitaliers sommés de choisir entre leurs cabinets et les hôpitaux publics

Il n’y aura plus d’autorisation pour l’exercice en clientèle privée des professions médicale et paramédicale. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres, ce mercredi 25 juillet. Le gouvernement vient de réglementer cette activité, suite aux irrégularités qui s’y observent.

Le gouvernement a fait des révélations inquiétantes dans le secteur de la santé et a pris ses responsabilités. Ainsi, jusqu’à nouvel ordre, il est suspendu toute délivrance d’autorisation pour l’exercice en clientèle privée de la profession médicale et paramédicale. De même, le gouvernement a révoqué toutes les demandes d’autorisation en cours pour l’exercice en clientèle privée des professions médicale et paramédicale par un agent public fonctionnaire ou contractuel jusqu’à nouvel ordre. Mieux, les fonctionnaires qui exercent en clientèle privée doivent décider, d’ici le 30 août prochain, de choisir entre leurs cabinets privés et les hôpitaux publics qui les emploient. Un contrôle sera déclenché sur toute l’étendue du territoire national à partir du 1er septembre pour faire conformer les contrevenants. 

Selon le point du conseil des ministres, la loi du 17 juin 1997 fixant les conditions de l’exercice en clientèle privée des professions médicale et paramédicale prévoit la possibilité d’autorisation d’exercice en clientèle privée pour les fonctionnaires de l’Etat. Mais le constat révèle que certains agents publics exercent en clientèle privée au mépris de la législation en vigueur. Parmi ceux-ci, le gouvernement cite des hospitaliers ou hospitalo-universitaires. Ces derniers consacrent peu de temps aux patients des hôpitaux publics pour lesquels ils sont pourtant rémunérés, rapporte le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports Oswald Homéky. Ce fait déteint sur la qualité des soins dans les hôpitaux publics et contraint les patients à recourir aux soins des agents de santé indisponibles dans les hôpitaux publics, mais présents pour l’offre de soins en privé. «Le service public médical qui, par principe, est un service d’intérêt général est transformé en un service marchand par des voies détournées», constate le gouvernement.

 

Société 26 juil. 2018


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