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Nouvelles

Stratégie de renforcement des capacités 2021-2025 de la Bad : Une boussole pour plus d’efficience dans les projets
La Bad se dote d’une nouvelle Stratégie de renforcement des capacités (Src 2021-2025) pour se concentrer sur la réalisation efficiente et efficace des projets. Basée sur trois piliers, elle devrait donner un coup d’accélérateur à la réalisation des Odd, de l’Agenda 2063 de l’Afrique. Le groupe de la Banque africaine de développement (Bad) adopte une nouvelle stratégie pour guider ses activités de renforcement des capacités institutionnelles dans les pays membres régionaux (Pmr) sur la période 2021-2025, en vue d’une croissance inclusive et d’un développement durable en Afrique. Le nouveau document remplace la Stratégie de renforcement des capacités 2010-2014 (Src 2010-2014), qui soulignait que « quel que soit le montant des ressources financières injectées dans le développement de l’Afrique, les résultats obtenus seront limités ou modestes si les pays ne disposent pas des capacités humaines, organisationnelles et institutionnelles nécessaires pour absorber et utiliser efficacement ces ressources ». Malgré les progrès considérables accomplis par certains pays durant la dernière décennie, relève la Banque, les capacités sous toutes leurs formes (individuelles, organisationnelles et institutionnelles) demeurent un frein pour le développement inclusif du continent. La Src 2021-2025 constitue pour la Bad l’occasion de se concentrer davantage sur la réalisation efficiente et efficace des interventions afin de tenir les engagements pris dans le cadre de la Septième augmentation générale du capital (Agc VII) et de la Quinzième reconstitution du Fonds africain de développement (Fad-15). Elle fournit le cadre d’orientation général nécessaire à une meilleure qualité des portefeuilles de projets de la Banque. Il est question d’assurer la pérennité des interventions de la Banque en améliorant les capacités managériales et techniques pour l’élaboration et la mise en œuvre des projets et programmes dans les pays africains, de renforcer la gestion des finances publiques et des politiques économiques, notamment la mobilisation des ressources intérieures, la gestion des dépenses publiques, la gestion de la dette, la gestion des politiques macroéconomiques et budgétaires, et les systèmes de responsabilité publique. Il s’agit également d’accroître les capacités institutionnelles pour « un courtage du savoir et un dialogue efficaces » et de positionner la Banque comme partenaire de premier plan des pays africains en termes d’assistance technique. Conformes à la Stratégie décennale de la Banque, ces objectifs répondent aux engagements pris par l’institution envers ses actionnaires pour relever les défis du renforcement des capacités en Afrique.

Piliers et priorités

Au nombre des principes directeurs, la stratégie sera guidée par des partenariats pour la coordination du renforcement des capacités, notamment avec la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (Fmi) et d’autres institutions mondiales, des groupes de réflexion sur les politiques, des universités et des agences nationales en Afrique, afin de créer des complémentarités et d’améliorer l’efficacité de la mise en œuvre des actions. Un soutien coordonné sera fourni aux Pmr, pour une gestion des politiques macroéconomiques plus proactive, efficace et durable, adaptée aux besoins prioritaires de développement des capacités institutionnelles des pays africains. La Src 2021 - 2025 comporte trois piliers thématiques principaux relatifs à la gestion de projets, la gestion des politiques et le renforcement des capacités dans les secteurs prioritaires. Ils sont soutenus par deux programmes/catalyseurs transversaux interconnectés, dont l’un porte sur la coordination du développement des capacités et les services consultatifs, et l’autre, sur le renforcement des institutions et des partenariats africains. Les activités de mise en œuvre comprendront des évaluations des besoins en renforcement des capacités des pays et des « cliniques institutionnelles et fiduciaires » visant à renforcer les capacités des unités de mise en œuvre des projets et des organismes publics compétents en la matière tout au long du cycle des projets de la Banque. Le plan d’action prévoit l’échelonnement des activités pour permettre un apprentissage et des améliorations continus. La plupart des programmes proposés ont été éprouvés en 2019 et 2020 et devraient garantir la capacité et l’impact de la mise en œuvre. La Banque mise sur les technologies modernes et les innovations pour offrir aux pays africains des programmes de renforcement des capacités virtuels, hybrides et en présentiel, par le biais de l’Académie virtuelle de renforcement des capacités.
Economie 06 avr. 2022


Gestion des déchets dans le Grand Nokoué : Le paiement des redevances différé
L’enlèvement des déchets solides ménagers dans les villes du Grand Nokoué demeure gratuit jusqu’à nouvel ordre. Le paiement des redevances est différé. « Le paiement de la redevance déchets prévu pour démarrer le 1er avril 2022 est différé à une date ultérieure ». Ceci n’est pas un poisson d’avril. Le communiqué 077 de la Société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué (Sgds-Gn) en date du 1er avril 2022 aperçu sur les réseaux sociaux est bien authentique. Il a été confirmé par Valery Lawson, directeur général de la Sgds-Gn, joint au téléphone, lundi 4 avril 2022. Par conséquent, précise-t-il à travers le communiqué, « le service de collecte des déchets continue d’être gratuit jusqu’à nouvel ordre. Les dispositions sont en cours pour que la mise en application de cette redevance soit effective avant la fin de l’année 2022 ». En effet, démarrée au début du deuxième trimestre 2020, la gratuité du service d’enlèvement des déchets était censée prendre fin au début du mois d’avril 2022. L’option du paiement était déjà envisagée. La gratuité ne devrait pas être éternelle. Elle devrait laisser place, un an après, à des redevances définies suivant une étude de modèle économique. Mais les choses ont désormais évolué. L’échéance fixée par la Société de gestion des déchets et de la salubrité urbaine du Grand Nokoué était le 1er avril 2022. Le mode de perception des redevances envisagé était une contribution sur la consommation de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et sur celle de l’eau. Pour les zones qui ne sont pas desservies par les deux sociétés d’Etat, il devrait y avoir des mécanismes pour amener les ménages à contribuer au financement de ce service. Cependant, la donne a changé. « La Sgds-Gn rassure qu’elle tiendra informées à temps les populations du montant de cette redevance, de son mode de recouvrement et de sa date de mise en application », souligne Valery Lawson qui invite les ménages à rester vigilants et à s’abstenir de donner de l'argent au titre de cette redevance. Environnement 06 avr. 2022


Dr Valère Salako au sujet des écosystèmes de mangroves : « Ce sont de véritables puits de carbone »
Les mangroves sont des ressources qui, conservées, peuvent rapporter gros sur le marché du carbone. Dr Valère Salako, coordonnateur scientifique du Laboratoire de biomathématiques et d’estimations forestières (Labef) de l’Uac, en donne les raisons sur la base de travaux réalisés ces dernières années sur la côte.

La Nation : A quoi ça sert d’estimer les stocks de carbone au niveau des écosystèmes ?

Dr Valère Salako : Avec le contexte de changement climatique, c’est connu de tous que le principal gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique, c’est le CO2. C’est aussi connu qu’il y a certains écosystèmes qui, à travers leurs composantes (e.g. des arbres et du sol sans les forêts), piègent le CO2 sous forme de carbone. Alors, estimer la quantité de carbone qu’un écosystème peut stocker devient important pour savoir les écosystèmes sur lesquels il faut investir le peu de ressources disponibles pour la conservation et la gestion durable. C’est là toute l’importance des travaux sur l’estimation de stocks de carbone. Ça permet d’évaluer la quantité de carbone que l’écosystème est capable de stocker, mais aussi d’aller sur le marché du carbone, où vous pouvez vendre le carbone stocké dans un écosystème que vous protégez et gérez durablement. Les prix actuels varient entre 30 et 90 euros la tonne (environ 20 000 à 60 000 F Cfa) selon les marchés. Ces fonds recouvrés peuvent aider à gérer durablement la ressource et à motiver davantage les acteurs qui y travaillent et concourent à la gestion durable de cet écosystème. Ces fonds peuvent aussi en partie servir à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines à ces écosystèmes.

Vous avez beaucoup travaillé ces dernières années sur les écosystèmes de mangroves. Est-ce que vous confirmez à travers vos estimations que ce sont des puits de carbone à protéger ?

Bien sûr. C’est aujourd’hui un secret de Polichinelle que les écosystèmes de mangroves font partie des grands puits de carbone. On estime que ces écosystèmes stockent jusqu’à 5 fois, voire plus, le carbone que d’autres écosystèmes terrestres tropicaux peuvent stocker. Cela explique toute l’importance de la conservation de ces écosystèmes. Dans le cadre des travaux que nous avons réalisés, nous nous sommes principalement intéressés aux impacts des activités anthropiques sur le stock de carbone. Donc, nous avons évalué le stock de carbone dans des mangroves bien protégées et dans des mangroves dégradées (par l’exploitation du bois pour le feu). Nous avons évalué deux composantes essentielles de ce stock de carbone : la composante aérienne qui concerne tout ce qui est au-dessus du sol et la composante en dessous, c’est-à-dire au niveau des racines et dans le sol. Le sol en lui-même piège et stocke le carbone.

Quelles sont les estimations obtenues ?

Les estimations suggèrent que dans un écosystème de mangrove protégé qui est plus ou moins bien conservé, on a jusqu’à 220 tonnes de carbone à l’hectare. Par contre, lorsque l’écosystème est dégradé, perturbé par des activités anthropiques, telles que la récolte du bois, il stocke en moyenne au maximum 130 tonnes à l’hectare, soit 90 tonnes de moins. Il y a donc un intérêt à protéger les mangroves. Cette quantité de carbone que nous avons trouvée dans les écosystèmes de mangroves font trois fois la quantité que d’autres études ont rapportée dans les forêts claires, et quatre à six fois la quantité de carbone que des études ont rapportée pour des savanes arborées et arbustives. Donc, il est impérieux de conserver ces écosystèmes, bien qu’ils ne couvrent qu’une infime partie de notre territoire. Les populations doivent savoir que c’est un joyau et une ressource importante qu’elles ont et qu’elles côtoient. Le rôle de ces écosystèmes n’est plus à démontrer. Il faut faire en sorte à les conserver, mais aussi à s’organiser pour aller vers les marchés du carbone qui, en quelque sorte, permettront de compenser les efforts substantiels de conservation tant des populations locales, des organisations de la société civile que de l’Etat central.
Environnement 06 avr. 2022


Mécanisation agricole au Bénin : Des tracteurs remis à leurs premiers ayants droit
Une trentaine de producteurs agricoles ont reçu leurs tracteurs à prix subventionné par le gouvernement. Ils sont les tout premiers d’une longue liste de bénéficiaires. L’opération s'est déroulée, hier mardi, au siège de la Société nationale de mécanisation agricole (Sonama) à Ouidah. Les producteurs béninois peuvent désormais emblaver la superficie agricole de leur rêve. Grâce à des machines agricoles résistantes, ils n’ont plus de souci à se faire pour une production en quantité et de qualité qui assure la sécurité alimentaire. Des machines fournies clés en main par la Société nationale de mécanisation agricole (Sonama), bras opérationnel du gouvernement. Ce mardi donc, une trentaine de producteurs agricoles venus avec leurs tractoristes, ont reçu, chacun, leurs kits composés de tracteur et de plusieurs autres outils agricoles tels que le semoir, la billonneuse, la charrue, etc. Les kits ont une garantie d’un an. De plus, les tractoristes seront formés à la conduite de ces engins pour assurer leur durabilité. C’est une première au Bénin et cela réjouit énormément les bénéficiaires. Fataï Adéyèmi est le premier à avoir lancé sa commande. Ce producteur agricole reçoit les clés du tout premier tracteur qui sort de la Sonama, des mains de Jean-Patrick Yèkpè, directeur des Opérations commerciales de l’entreprise. « Au nom de tous les bénéficiaires ici présents, je dis un grand merci à toute l’équipe de la Sonama et au gouvernement du président Patrice Talon qui tient à la mécanisation agricole pour la sécurité alimentaire au Bénin… », affirme-t-il. Tractoriste, Djafarou Sagbohan, a testé l’un des engins 35 chevaux, en souriant tout au long de son trajet. Depuis le siège du tracteur, l’intéressé assure que cet engin est vraiment solide et facile à conduire par rapport à ce qu’il a l’habitude de conduire. « C’est tellement propre ! », lance-t-il. L’opération de remise de clés des tracteurs prend en compte un premier lot de 450 ayants droit, et va durer tout ce mois d’avril. La société insiste sur la qualité de ses engins et outils agricoles. Ceux-ci permettent également de maintenir la qualité des sols. Ainsi, le tracteur peut être utilisé pendant toute l’année, souligne le directeur des Opérations commerciales. « Le tracteur n’est pas à utiliser que pour une partie comme le labour. Il sera utilisé aussi pour la récolte parce que nous avons des outils de récolte que nous pouvons rajouter. Il sera utilisé pour le semis, le transport, et c’est pour cela que vous voyez des remorques ici.», détaille Jean-Patrick Yèkpè. «Notre but, poursuit-il, c’est que le tracteur soit utilisé tout le temps, ce qui permet de réduire la pénibilité des travaux champêtres et d’accroitre le rendement des producteurs. C’est pour cela qu’on a créé ces kits que le gouvernement a décidé de subventionner pour accélérer la mécanisation agricole pour l’atteinte des objectifs du Pag II ». Les premiers acheteurs de ces tracteurs repartent comblés, et invitent d’autres agriculteurs à leur emboiter le pas? Société 06 avr. 2022


La nouvelle moisson de l’Afrique : Le développement durable par l’innovation pour la transformation
Tribune de M. Qu Dongyu, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Une transformation riche de promesses est déjà entamée sur les terres agricoles d’Afrique. Les agriculteurs familiaux ont de plus en plus recours à des approches novatrices et à la recherche scientifique, qu’ils combinent à des savoirs traditionnels, pour augmenter la productivité de leurs champs, diversifier les cultures, améliorer leur nutrition et renforcer leur résilience face au climat. Cette évolution peut aller beaucoup plus loin avec l’ajout d’outils numériques, une multiplication des liaisons avec les marchés et une plus grande efficience dans les chaînes agroalimentaires, particulièrement si le secteur privé et les politiques nationales viennent lui fournir un accompagnement. C’est là, le continent africain que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’emploie à promouvoir, aux côtés d’un large éventail de partenaires: une Afrique où les systèmes agroalimentaires sont plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables. Pour que cette transition s’accomplisse, les pays africains doivent en être les auteurs. Du 11 au 14 avril 2022, plus de 50 pays africains se rassembleront lors de la trente-deuxième session de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique à Malabo (Guinée équatoriale), pour définir les priorités régionales de la transformation des systèmes agroalimentaires sur le continent. Cette Conférence régionale est réunie à l’heure où 281 millions de personnes n’ont pas assez pour se nourrir tous les jours en Afrique, où près des trois quarts de la population africaine ne peuvent se permettre l’achat d’aliments nutritifs et où la sécheresse menace des vies et des moyens de subsistance dans la Corne de l’Afrique. Et ce, alors même que des pays continuent d’être aux prises avec les répercussions économiques de la pandémie de Covid-19. À l’instar de l’arbre, un grand fromager, qui figure sur le drapeau national de la Guinée équatoriale, et que l’on trouve sur l’île de Malabo, nous devons nous dresser face aux défis nombreux, concomitants et chevauchants, auxquels l’Afrique est confrontée. Cette réunion de haut niveau, qui doit durer quatre jours, aura pour théâtre le lieu où les dirigeants des pays membres de l’Union africaine ont pris l’engagement de transformer le secteur agricole africain et d’éliminer la faim en Afrique d’ici 2025. Le temps nous est compté. À défaut d’efforts d’ampleur extraordinaire de la part de chaque pays africain, il sera difficile de répondre à ces aspirations et de concrétiser les objectifs de développement durable (ODD). Le numérique et l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) peuvent néanmoins changer la donne dans cet effort d’ampleur extraordinaire. Pour la FAO, la place du numérique est au cœur du développement rural. C’est ainsi que notre initiative «1000 villages numériques », qui fait désormais l’objet d’une expérimentation dans sept pays africains, vise à équiper les communautés d’outils et de services numériques destinés à écourter la durée de cette transition et à nous rapprocher d’un bien-être dans le monde rural. À travers cette initiative, la FAO a aidé des pays à utiliser des outils numériques dans la création de cadastres électroniques et à se servir d’applications qui, dans la lutte contre les nuisibles et les maladies, offrent des prestations de vulgarisation conçues pour toucher les agriculteurs les plus isolés. Parallèlement, l’AfCFTA peut induire une transition radicale du monde rural africain vers la prospérité. En effet, ce marché unique pour la région Afrique, qui représente 1,2 milliard de consommateurs, offre une perspective majeure de stimuler la croissance économique, de réduire la pauvreté et d’étendre l’inclusion économique. Une mise en œuvre rapide au plan national, prenant en compte les femmes et les jeunes, rendra cette perspective bénéfique à tous. Et du reste, les pays africains ont déjà en main une série d’instruments conçus pour accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires et le développement rural. Le premier d’entre eux est le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), soit l’initiative d’échelle continentale conduite par des pays africains, dont la vocation est d’éliminer la faim et de réduire la pauvreté grâce au développement de l’agriculture. Je salue l’engagement des pays africains, récemment renouvelé, d’accélérer la mise en œuvre du PDDAA en vue de la réalisation des engagements de Malabo. La FAO se tient prête à appuyer cet effort, notamment par le renforcement de la qualité des données servant à mesurer l’état de ces réalisations dans le cadre des examens biennaux du PDDAA. Les autres instruments à disposition propres à accélérer l’avancement vers ces objectifs sont le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), qui procure aux parties prenantes africaines un cadre commun de construction d’infrastructures intégrées destinées à stimuler le commerce et l’emploi; la Stratégie de l’Union africaine sur les changements climatiques, qui vise à concrétiser la vision de l’Agenda 2063 en renforçant la résilience du continent africain face aux effets négatifs du changement climatique; la Stratégie pour la science, la technologie et l’innovation en Afrique, qui peut être énormément bénéfique pour l’agriculture et stimuler le commerce intra-africain en faisant de celui-ci un moteur du développement. L’appropriation africaine et l’initiative africaine sont d’importance vitale dans ces programmes. Ces dossiers, avec d’autres, seront au cœur des débats de la Conférence régionale. Les tables rondes ministérielles seront axées sur les aspects suivants: priorités en matière de politiques publiques pour atténuer les impacts de la Covid-19 sur les systèmes agroalimentaires africains; investissement dans la restauration des écosystèmes en Afrique en vue d’une transformation des systèmes agroalimentaires; promotion du commerce et des investissements dans le cadre de l’AfCFTA; inclusion des femmes, des jeunes et des agriculteurs ruraux dans les systèmes agroalimentaires du continent. J’invite les décideurs, les organisations de la société civile, les établissements de recherche, le secteur privé, les partenaires donateurs et tous les acteurs s’intéressant à la transformation de l’Afrique par l’innovation dans l’agriculture à suivre les travaux de la conférence. Les débats seront sous-tendus par le Cadre stratégique 2022-2031 de la FAO , qui contribue au Programme 2030 pour le développement durable et fixe notre feuille de route vers la réalisation des «quatre améliorations»: amélioration de la production, amélioration de la nutrition, un meilleur environnement et de meilleures conditions de vie pour tous, en ne laissant personne de côté. Certaines initiatives phares de la FAO sont déterminantes pour ces objectifs : l’Initiative Main dans la main, qui cerne les lacunes de la transformation des zones rurales et associe aux différents pays des partenaires afin d’obtenir des résultats tangibles. Elle s’appuie sur une plateforme de données géospatiales forte de l’abondance des données de la FAO sur les secteurs essentiels. À ce jour, 27 pays africains ont rejoint cette initiative mondiale et d’autres pays d’Afrique sont encouragés à y prendre part et à en profiter. La FAO a récemment lancé l’initiative « Un pays – un produit prioritaire» en Afrique afin d’aider les pays à développer des chaînes de valeur durables et de toucher de nouveaux marchés. Notre initiative Villes vertes, qui intègre les espaces verts et l’agriculture dans la planification urbaine, se déploie dans plusieurs villes africaines. Cette initiative rend les villes plus durables et crée des circuits courts qui approvisionnent les marchés en produits alimentaires nutritifs. Toutes ces initiatives reçoivent leur impulsion des pays qui se les approprient, ce qui exprime la valeur déterminante de toute mesure d’échelle nationale. Ensemble, nous pouvons opérer la transition de l’agriculture africaine vers l’Afrique que nous voulons. //////////////////////// Pour suivre la Conférence sur le portail des webcast de la FAO: www.fao.org/webcast Pour nous suivre sur Twitter : @FAOAfrica Participez à la conversation sur Twitter : #ARC32   Source: FAO Actualités 06 avr. 2022


Fédération béninoise de triathlon : Une vingtaine d’entraîneurs de niveau 1 formés dès le 9 avril
Deux experts, français et tunisien, vont former, du 9 au 12 avril prochain à Sègbohouè (Kpomassè), des entraîneurs de triathlon de niveau 1 au profit de la Fédération béninoise de la discipline. Il s’agit de Laurent Massias, directeur technique adjoint de la Fédération française de triathlon, responsable sportif des projets Fratri et du Tunisien Issam Meili. Conformément à son programme d’activités 2022, le comité exécutif de la Fédération béninoise de triathlon dirigé par Richard Assah organise cette formation en partenariat avec le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) et avec le soutien de la solidarité olympique, du Cio et de la World triathlon. Selon Richard Assah, président de la Fédération béninoise de triathlon, l’objectif est de doter cette jeune fédération de ressources humaines capables d’animer cette discipline sportive. C’est également l’occasion pour les participants d’améliorer leurs niveau et connaissances dans ce sport. Une vingtaine de stagiaires sont attendus à cette formation. « Nous ne voulons pas former pour former. Il s’agira pour ceux qui sont retenus pour cette formation d’être capables à moyen terme de pouvoir produire deux triathlètes filles et garçons capables d’être aux grands rendez-vous », prévient Richard Assah. A signaler que désignés par la World triathlon, ces deux experts sont attendus à Cotonou, vendredi 8 avril prochain.   Sports 06 avr. 2022


Erosion côtière à Sèyivè à Sèmè-Podji Des habitations ravagées (Les populations appellent à des actions urgentes)
La mer avance à grands pas et ravage tout sur son chemin au quartier Sèyivè situé derrière le poste de péage d’Ekpè, dans la commune de Sèmè-Podji. Très inquiètes, les populations appellent les autorités au secours pour des actions urgentes. L’érosion côtière dicte sa loi au quartier Sèyivè dans la commune de Sèmè-Podji. Plusieurs maisons sont déjà emportées par la mer qui avance à grands pas. Les dégâts pourraient évoluer dans les jours à venir si rien n’est fait face à la furie des vagues de l’océan, alerte Mariam Assani Raïmy, vice-présidente de l’Association de développement socio-économique de Sèyivè. Les installations publiques telles que les poteaux électriques et une voie pavée nouvellement construite dans la zone sont aussi menacées. L’inquiétude a gagné les populations depuis le samedi 2 avril dernier quand elles ont constaté que la mer a brusquement débordé et a atteint un niveau sans précédent. « Aujourd’hui, en dehors des terrains qui sont incomptables, deux maisons sont déjà englouties par les eaux », déplore Mariam Assani Raïmy. Selon elle, l’érosion côtière est plus prononcée dans le quartier à cause des travaux de réalisation d'un lépi du côté Ouest de la mer. Des travaux qui auraient entraîné des dégâts sur le côté Est qui compte, à l’en croire, plus de 300 habitations dont des maisons de haut standing. Une disposition provisoire avait été prise en 2019 à savoir l’ensablement du côté Est pour bloquer l’avancée de la mer. Aujourd’hui, tout le sable a été emporté par la mer mettant toutes les maisons et autres édifices publics de la zone sous de fortes menaces des vagues, déplore la vice-présidente de l’Association de développement socio-économique de Sèyivè. Les populations alertent les autorités publiques pour que le tir soit corrigé. Elles appellent le gouvernement à agir dans l'urgence comme ce fut le cas en 2019 avec des mesures palliatives en attendant des solutions durables. Le préfet de l’Ouémé sur le terrain Ce qui permettra de sécuriser un tant soit peu leurs investissements surtout que plusieurs d'entre eux sont déjà à la retraite. Le cri de détresse des concernés est parvenu déjà à l’oreille du préfet de l’Ouémé. Marie Akpotrossou était sur le terrain, lundi 4 avril dernier, pour s’enquérir de la situation. Elle était accompagnée du maire de Sèmè-Podji, Jonas Gbènamèto, ainsi que des autorités des directions départementales en charge du Cadre de vie et des Affaires intérieures et de la Sécurité. A l'occasion, l’autorité préfectorale n’est pas restée sans réaction. En attendant de rendre compte de la situation à sa hiérarchie pour des actions fortes, Marie Akpotrossou a instruit le maire à l’effet de prendre des dispositions pratiques et urgentes pour surveiller toute la zone concernée par le débordement de la mer. Vivement donc que les lignes bougent pour le bonheur des habitants de Sèyivè à Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji. Actualités 06 avr. 2022


Conséquences de la guerre en Ukraine : Le Bénin subira-t-il la crise alimentaire annoncée ?
Après la crise sanitaire liée à la Covid-19 dont on n’a pas fini de gérer les répercussions, c’est la guerre en Ukraine qui fait craindre une crise alimentaire mondiale, en Afrique et au Bénin en particulier. La guerre en Ukraine avec son lot de sanctions infligées à la Russie, fait craindre aujourd’hui une crise alimentaire mondiale. Les deux pays en conflit, la Russie et l’Ukraine, constituent un immense grenier mondial dont dépendent de nombreux pays. Au-delà des craintes et appréhensions, certains pays ont commencé à identifier les solutions alternatives pour ne pas subir passivement, les conséquences de cette guerre, en particulier au plan alimentaire. La première conséquence de cette guerre ressentie à travers le monde est la hausse des prix du blé, du pétrole et du gaz. Au Bénin, le gouvernement a pris une batterie de mesures pour endiguer la cherté de la vie. Ces mesures à effet immédiat visent à atténuer la souffrance des populations dont le pouvoir d’achat ne cesse de s’éroder. Plus que la cherté de ces produits importés, c’est surtout leur éventuelle indisponibilité qui fait peur dans certains milieux. Cela concerne notamment les engrais dont ne peut se passer le secteur agricole au Bénin. La Russie ayant recommandé aux fabricants de fertilisants d’interrompre leurs exportations de manière temporaire, la pénurie d’engrais qui se faisait ressentir depuis la crise sanitaire de Covid-19 risque de s’aggraver. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), rappelle que « En 2021, la Russie était le premier exportateur d'engrais azotés et le deuxième fournisseur d'engrais potassiques et phosphorés ». Au sujet de la disponibilité des engrais, le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a confirmé dimanche, lors d’une sortie médiatique, que la menace est réelle. Il a, en outre, rassuré que le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour que la campagne agricole 2022-2023 se déroule sans accroc. Déjà en décembre dernier, les ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont adopté, lors d’une réunion tenue à Cotonou, d’importantes recommandations pour faire face à la flambée des prix des engrais chimiques sur le marché international. Les gouvernements ont été invités à anticiper sur les crises alimentaires que pourrait entraîner cette flambée des prix des engrais chimiques qui fait craindre une baisse de la productivité et une insécurité alimentaire sévère, notamment en Afrique de l’Ouest fortement dépendante des importations d’intrants. Quid de l’autosuffisance alimentaire ? Le Bénin, avec toutes ses ressources agricoles, devrait-il redouter une crise alimentaire ? Depuis plusieurs années, des actions ont été engagées pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Selon le rapport national sur le développement humain 2015, « le Bénin est globalement autosuffisant au plan alimentaire sur la décennie 2004-2013. Le taux d’autosuffisance alimentaire est égal à 91,7 % sur cette période». Depuis lors, la production céréalière et celle des racines et tubercules ont connu une certaine croissance. Les statistiques du ministère de l’Agriculture indiquent que la production du riz a doublé entre 2015 et 2020 passant de 204 310 à 411 578 tonnes en 2020 ; la production de maïs a connu une hausse de 25 % entre 2015 et 2020 en passant de 1 286 060 à 1 611 615 tonnes. Il en est de même pour le manioc dont le niveau de production a connu un accroissement de 21 % entre 2015 et 2020 passant de 3 420 665 à 4 161 660 tonnes en 2020. Pour sa part, la production halieutique a plus que doublé passant de 40 730 tonnes en 2015 à 89 249 tonnes en 2019. Au regard de ces volumes de production, on estime au ministère en charge de l’Agriculture, que « le Bénin est autosuffisant en igname, manioc, maïs, soja. Toutefois, il est pour le moment déficitaire en sorgho, niébé, arachide et riz. Pour le riz, la tendance sera inversée dans quelques années quand nous aurons atteint le million de tonnes de paddy ». Cependant, l’autosuffisance alimentaire à elle seule ne suffit pas à assurer aux populations la sécurité alimentaire. En effet, l’autosuffisance alimentaire repose sur la disponibilité des produits tandis que la sécurité alimentaire repose non seulement sur la disponibilité, mais également sur trois autres éléments à savoir l’accessibilité, la stabilité des approvisionnements et l’utilisation des aliments. Comme il a été constaté ces dernières années, les crises ont l’avantage de révéler la capacité de résilience des pays. L’avènement de la Covid-19 a permis à beaucoup de pays de revoir leurs stratégies de production à l’interne en vue de réduire au minimum la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui vient exacerber la situation déjà inquiétante, peut être une opportunité pour les pays africains d’innover, de revoir leur mode de consommation, de puiser dans leurs ressources internes pour renforcer leurs capacités de production. Actualités 06 avr. 2022


Conséquences de la guerre en Ukraine : Le Bénin subira-t-il la crise alimentaire annoncée ?
Après la crise sanitaire liée à la Covid-19 dont on n’a pas fini de gérer les répercussions, c’est la guerre en Ukraine qui fait craindre une crise alimentaire mondiale, en Afrique et au Bénin en particulier. La guerre en Ukraine avec son lot de sanctions infligées à la Russie, fait craindre aujourd’hui une crise alimentaire mondiale. Les deux pays en conflit, la Russie et l’Ukraine, constituent un immense grenier mondial dont dépendent de nombreux pays. Au-delà des craintes et appréhensions, certains pays ont commencé à identifier les solutions alternatives pour ne pas subir passivement, les conséquences de cette guerre, en particulier au plan alimentaire. La première conséquence de cette guerre ressentie à travers le monde est la hausse des prix du blé, du pétrole et du gaz. Au Bénin, le gouvernement a pris une batterie de mesures pour endiguer la cherté de la vie. Ces mesures à effet immédiat visent à atténuer la souffrance des populations dont le pouvoir d’achat ne cesse de s’éroder. Plus que la cherté de ces produits importés, c’est surtout leur éventuelle indisponibilité qui fait peur dans certains milieux. Cela concerne notamment les engrais dont ne peut se passer le secteur agricole au Bénin. La Russie ayant recommandé aux fabricants de fertilisants d’interrompre leurs exportations de manière temporaire, la pénurie d’engrais qui se faisait ressentir depuis la crise sanitaire de Covid-19 risque de s’aggraver. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), rappelle que « En 2021, la Russie était le premier exportateur d'engrais azotés et le deuxième fournisseur d'engrais potassiques et phosphorés ». Au sujet de la disponibilité des engrais, le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a confirmé dimanche, lors d’une sortie médiatique, que la menace est réelle. Il a, en outre, rassuré que le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour que la campagne agricole 2022-2023 se déroule sans accroc. Déjà en décembre dernier, les ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont adopté, lors d’une réunion tenue à Cotonou, d’importantes recommandations pour faire face à la flambée des prix des engrais chimiques sur le marché international. Les gouvernements ont été invités à anticiper sur les crises alimentaires que pourrait entraîner cette flambée des prix des engrais chimiques qui fait craindre une baisse de la productivité et une insécurité alimentaire sévère, notamment en Afrique de l’Ouest fortement dépendante des importations d’intrants. Quid de l’autosuffisance alimentaire ? Le Bénin, avec toutes ses ressources agricoles, devrait-il redouter une crise alimentaire ? Depuis plusieurs années, des actions ont été engagées pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Selon le rapport national sur le développement humain 2015, « le Bénin est globalement autosuffisant au plan alimentaire sur la décennie 2004-2013. Le taux d’autosuffisance alimentaire est égal à 91,7 % sur cette période». Depuis lors, la production céréalière et celle des racines et tubercules ont connu une certaine croissance. Les statistiques du ministère de l’Agriculture indiquent que la production du riz a doublé entre 2015 et 2020 passant de 204 310 à 411 578 tonnes en 2020 ; la production de maïs a connu une hausse de 25 % entre 2015 et 2020 en passant de 1 286 060 à 1 611 615 tonnes. Il en est de même pour le manioc dont le niveau de production a connu un accroissement de 21 % entre 2015 et 2020 passant de 3 420 665 à 4 161 660 tonnes en 2020. Pour sa part, la production halieutique a plus que doublé passant de 40 730 tonnes en 2015 à 89 249 tonnes en 2019. Au regard de ces volumes de production, on estime au ministère en charge de l’Agriculture, que « le Bénin est autosuffisant en igname, manioc, maïs, soja. Toutefois, il est pour le moment déficitaire en sorgho, niébé, arachide et riz. Pour le riz, la tendance sera inversée dans quelques années quand nous aurons atteint le million de tonnes de paddy ». Cependant, l’autosuffisance alimentaire à elle seule ne suffit pas à assurer aux populations la sécurité alimentaire. En effet, l’autosuffisance alimentaire repose sur la disponibilité des produits tandis que la sécurité alimentaire repose non seulement sur la disponibilité, mais également sur trois autres éléments à savoir l’accessibilité, la stabilité des approvisionnements et l’utilisation des aliments. Comme il a été constaté ces dernières années, les crises ont l’avantage de révéler la capacité de résilience des pays. L’avènement de la Covid-19 a permis à beaucoup de pays de revoir leurs stratégies de production à l’interne en vue de réduire au minimum la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui vient exacerber la situation déjà inquiétante, peut être une opportunité pour les pays africains d’innover, de revoir leur mode de consommation, de puiser dans leurs ressources internes pour renforcer leurs capacités de production. Actualités 06 avr. 2022


L’imam Chakirou Amoussou parle du jeûne du ramadan : « Il faut éviter de contempler sa femme avec désir… »
Durant 30 jours, à compter du samedi 2 avril, les fidèles musulmans sont appelés à observer le jeûne du ramadan en guise de pénitence. L’imam Chakirou Amoussou évoque la signification de ce principe de l’islam et relève les interdits à observer par le pratiquant pour bénéficier des fruits du jeûne. La Nation : Qu’est-ce que le Ramadan ? L’Imam Chakirou Amoussou: Le Ramadan se situe dans le 9e mois du calendrier musulman qui compte environ 354 jours. Ce 9e mois avance de dix jours, chaque année, ce qui explique que le ramadan a lieu, chaque année, à une période différente. Pour définir le début du ramadan, la tradition se fonde sur l’observation de la lune. L’apparition du premier quartier dans le ciel indique la veille du début du ramadan. Il faut dire que le Coran et la Sounna ont prescrit l’obligation du jeûne de ramadan. A l’unanimité, la communauté musulmane l’a confirmé. Dieu dit : « Le mois de Ramadan est celui au cours duquel le Coran fut révélé pour servir de bonnes directions aux hommes, d’explications claires aux préceptes (devins), de critères à la vérité et à l’erreur. Quiconque aura aperçu la nouvelle lune (marquant le commencement d’un tel mois) observera le jeûne (Sourate 2: versets 185) ». Et le prophète ajoute que les fondements de l’islam sont au nombre de cinq à savoir, l’attestation qu’il n’y a de divinité que Dieu et que Mohamed est son prophète, l’accomplissement de la prière, de la Zakat, du pèlerinage et du jeûne du mois de Ramadan. Comment vivre le temps du ramadan ? Le musulman observe les règles fondamentales et les actes louables du jeûne pour bien vivre le Ramadan. Parlant des règles fondamentales du jeûne, il y a l’intention. A ce niveau, le musulman prend la résolution de jeûner pour témoigner sa soumission à Dieu et demander sa grâce. Quand le jeûne est obligatoire, tel que le Ramadan, l’intention est formulée la nuit avant l’aube. Il y a ensuite l’abstinence. Il s’agit d’éviter ce qui rompt le jeûne, c’est-à-dire le boire, le manger et le rapport sexuel. Nous avons aussi la notion du temps. Pendant toute la journée, de la pointe de l’aube au coucher du soleil, Dieu nous recommande d’observer le jeûne jusqu’à la nuit (Sourate 2 : verset 187). En ce qui concerne les actes louables du jeûne, il est recommandé de rompre le jeûne aussitôt que le soleil se couche. Le prophète dit qu’on ne cesse pas d’être dans la bonne voie tant qu’on s’empresse de rompre le jeûne. Il faut manger des dattes ou boire de l’eau pour rompre le jeûne avant d’effectuer la prière du Maghreb (prière de 19 heures). Il est souhaitable que le nombre de dattes soit impair, trois ou cinq ou sept. Et il faut invoquer Dieu au moment même de la rupture du jeûne. Le prophète le faisait en disant : Seigneur ! C’est pour Toi que j’ai jeûné. J’ai rompu mon jeûne en goûtant de ton bien. Accepte notre œuvre ! Tu es celui qui entend tout et dont la science est infinie. Par ta miséricorde qui s’étend à toutes choses, je t’implore de pardonner mes fautes. Le pratiquant prend un repas à la fin de la nuit (Sahour). C’est celui qu’on prend après minuit avec l’intention d'accomplir le jeûne. Le prophète explique que ce qui distingue notre jeûne de celui des autres, c’est le repas de fin de nuit. Prenez le repas de fin de nuit. Il est toutes bénédictions. Retardez l’heure de ce repas jusqu’à la fin de la nuit, a-t-il indiqué. Le prophète déclare : « Ma communauté se portera bien tant qu’elle hâte la rupture du jeûne et retarde le repas de fin de nuit ». Quelles sont les grâces attendues par le musulman à la fin du ramadan ? Le mois de Ramadan a des mérites exceptionnels, confirmés par les hadiths et dépassant les autres mois. Selon le prophète, les cinq prières rituelles, la prière du vendredi jusqu’au vendredi suivant, le jeûne du mois de ramadan jusqu’au ramadan prochain, tous ont un effet absolutoire si on évite les péchés graves. Celui qui jeûne le mois de ramadan avec foi en comptant sur la récompense divine, ses péchés lui seront pardonnés. Quels sont les interdits pendant le Ramadan ? Certains actes sont à éviter en période de jeûne bien qu’ils soient autorisés. Il ne faut pas exagérer le rinçage de la bouche et l’aspiration de l’eau par le nez au moment des ablutions. Le prophète déclare qu’il faut aspirer profondément de l’eau, à moins qu’on ne soit en jeûne. Il l’a déconseillé en cette période, de peur d’avaler de l’eau et de rompre le jeûne. Il ne faut pas également embrasser (avec un désir charnel), car c’est un excitant capable de rompre le jeûne par l'émission du liquide prostatique ou d'entraîner au rapport sexuel, nécessitant une réparation expiatoire. Il faut éviter de contempler sa femme avec désir, d’évoquer les images concernant la sexualité, de toucher une femme avec la main ou une partie du corps, de mâcher du chewing-gum de peur de laisser glisser des débris dans l’estomac, de goûter une sauce pour voir si elle est suffisamment assaisonnée. Il faudra aussi se rincer la bouche sans nécessité en dehors des ablutions, ne pas pratiquer une saignée par l’emploi de ventouses ou autres de crainte de perdre ses forces et finir par rompre le jeûne, éviter d’enduire les paupières de kohol le matin (peindre les paupières). L’après-midi il n’est pas décommandé. Quelles sont les autres restrictions dont la non-observance peut entraîner la rupture du jeûne ? Il est également interdit aux pratiquants de fumer, de boire ou encore d’avoir des relations sexuelles entre la première prière avant l’aube et la quatrième de la journée. Il s’agit de faire pénitence, de pardonner mais aussi de favoriser une forme d’ascétisme et de réflexion. Pendant tout le mois de jeûne, rien ne doit être avalé, en dehors de sa propre salive, par les musulmans pendant la journée, pas même de l’eau. Il est en revanche possible de se brosser les dents en prenant garde de ne pas avaler d’eau. Pour ne pas être tenté, un petit bâtonnet de siwak peut être utilisé en remplacement de la traditionnelle brosse à dents. Les musulmans peuvent néanmoins prendre des douches et aller à la piscine, tout en évitant soigneusement d’avaler de l’eau. La cigarette et l’alcool sont proscrits. Bien que certains musulmans fument, cette pratique est interdite pendant le jeûne et blâmable pendant le reste de l’année. Il en est de même pour la consommation de drogue. Les relations sexuelles sont interdites. Pendant le mois du ramadan, il est proscrit d’avoir des relations sexuelles pendant la journée. Il est même interdit de provoquer volontairement une éjaculation. En revanche, si elle survient pendant le sommeil ou sans stimulation volontaire, elle est excusable. Mais si des pratiquants ont une relation sexuelle pendant la journée, ils doivent non seulement faire une journée de jeûne supplémentaire, car leur journée est perdue, mais ils doivent également expier leur faute. A l’origine, il fallait affranchir un esclave, jeûner pendant deux mois consécutifs ou bien procurer de la nourriture à 60 pauvres. Ces 30 jours sont destinés à faire de bonnes actions et à resserrer les liens avec ses proches. Le fait de proférer des insultes ou de mentir annule donc une journée de jeûne. Si un pratiquant est provoqué, il lui est conseillé de ne pas renchérir mais de répondre qu’il jeûne. Il est interdit de provoquer volontairement un vomissement. Si on ne peut rien faire parvenir dans son estomac la journée, il est également interdit de provoquer soi-même un vomissement. En revanche, si une maladie provoque un vomissement, le jeûne n’est alors pas rompu et le ramadan peut se poursuivre. Dans le cas contraire, le musulman doit rattraper cette journée perdue par un jeûne un autre jour. Le maquillage est interdit. Le port de fards, de crèmes et d’autres poudres n’annule pas le jour de jeûne en lui-même. En revanche, il est fortement déconseillé. Par ailleurs, l’utilisation de khôl est autorisée par certains préceptes. Quant aux parfums, ils ne sont pas interdits mais il est conseillé de les choisir sans alcool. Quel est le lien entre le Ramadan et la Tabaski ? Ce sont deux événements différents d’une importance capitale pour l’islam. En effet, le Ramadan est l’événement que nous avions déjà décrit précédemment alors que la Taska est cette fête qui a lieu le 10 du dernier mois du calendrier lunaire et qui marque la fin du Hadj, c’est-à-dire le pèlerinage à la Mecque? Société 05 avr. 2022


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