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Nouvelles

Visite conjointe des agences du Système des Nations Unies dans l’Atacora : au contact des bénéficiaires des programmes
La commune de Natitingou dans l’Atacora a accueilli une délégation des agences du Système des Nations Unies, mardi 22 mars dernier. Au détour de cette visite conjointe, les membres de la délégation de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), du Programme alimentaire mondial (Pam), du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), de l’Unicef… ont été entretenus par les acteurs sur la mise en œuvre des projets et programmes financés par les Nations Unies au profit des populations de l’Atacora. Une délégation du Système des Nations Unies a pris langue avec les acteurs chargés de la mise en œuvre des projets et programmes de l’institution au profit des populations de l’Atacora et des bénéficiaires desdits programmes. L’objectif de cette visite conjointe de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), de l’Unicef, du Programme alimentaire mondial (Pam) est de toucher du doigt les résultats du travail qui se fait par les agences des Nations Unies au profit des populations, à en croire les propos de Salvator Niyonzima, coordonnateur résident du système des Nations Unies. C’est dans ce cadre que la délégation a souhaité s’entretenir avec les autorités avant de rencontrer les populations bénéficiaires des actions. A l’occasion, les agents des forces de sécurité, les directeurs départementaux des enseignements maternel, primaire, secondaire, celui de la santé ainsi que les partenaires des Organisations non gouvernementales dont Educo Bénin, chargées de la mise en œuvre des programmes des Nations Unies dans l’Atacora, ont pris part à la séance de travail tenue à la salle de conférence de la préfecture, puis à la mairie de Natitingou et à la visite de terrain sur plusieurs sites suivie d’échanges avec les bénéficiaires. Satisfaction Conduite par Salvator Niyonzima, coordonnateur résident du Système des Nations Unies, la délégation a été accueillie par Abdoulaye Affo, secrétaire général du département de l’Atacora et les chargés de mission du préfet. Au détour d’une rencontre avec les acteurs et bénéficiaires des programmes et projets du système des Nations Unies, les membres de la délégation ont touché du doigt l’impact des activités au profit des populations de l’Atacora. Abdoulaye Affo, secrétaire général représentant le préfet a exprimé toute sa reconnaissance aux agences du système des Nations Unies pour le financement de divers programmes au profit des populations. « Les agences du Système des Nations Unies installées au Bénin œuvrent au quotidien pour le bien-être des populations », précise le secrétaire général représentant le préfet de l’Atacora. « Nous sommes ici dans le département de l’Atacora pour travailler avec vous », a expliqué Salvator Niyonzima. Pour lui, la visite conjointe donne l’occasion aux agences de voir les problèmes auxquels les partenaires sont confrontés dans leur travail au quotidien. «Il est important de s’asseoir et de voir quels sont les résultats, les défis et solutions. C’est une excellente occasion d’aller rencontrer les populations du Bénin...», a expliqué le coordonnateur résident du Système des Nations Unies. Impacts multiples des programmes Les acteurs chargés de la mise en œuvre des programmes ont présenté respectivement les projets, ce qui est fait, les défis et les perspectives dans plusieurs secteurs. Dans le domaine de la santé, la direction départementale met en œuvre plusieurs activités. C’est le cas de la réalisation de la semaine santé au profit des adolescents et jeunes, de la mise en œuvre de l’éducation à la santé sexuelle en milieu extrascolaire, de l’appui à l’amélioration des services de santé maternelle et infantile, de l’appui à la mise en œuvre de la vaccination de routine, vaccination de masse et des activités techniques dans les structures sanitaires… Le Projet de renforcement des compétences de vie des enfants et adolescents, de réintégration socioéconomique des jeunes et de promotion de la paix et la cohésion sociale dans le département de l’Atacora (Precov) financé par l’Unicef et mis en œuvre par Educo a permis de recenser 252 adolescents et jeunes porteurs d’activités génératrices de revenus et 70 bénéficient d’un appui financier de 80 000 francs chacun. 150 jeunes diplômés sélectionnés ont bénéficié aussi d’un kit d’installation professionnelle et 90 enfants en situation de haute vulnérabilité et hors du système éducatif formel ont été appuyés en frais d’apprentissage, en kits d’outils de formation… Le secteur éducatif envisage de travailler davantage pour la rétention des enfants au niveau des écoles primaires et secondaires au regard du décrochage massif des élèves et de la recrudescence de l’absentéisme. C’est pour l’accompagnement des communes de Kérou et Matéri en vue de la mise en œuvre des Plans d’atténuation des risques prioritaires avec l’extension aux autres communes pour réduire la mobilité clandestine des enfants. L’appui du Pam aux cantines scolaires et ses impacts ne sont pas du reste. Tant d’impacts salués par la délégation qui par ailleurs a appelé à une synergie des interventions et à une coordination des actions. Société 30 mars 2022


Répression des crimes fauniques : les tribunaux de première instance engagés
Autour des parcs nationaux du Bénin, les Tribunaux de première instance (Tpi) comptent s’impliquer encore plus dans la lutte efficace contre la criminalité faunique. L’atelier de renforcement de capacités qui s’est déroulé les 24 et 25 mars 2022 à Parakou augure d’un avenir meilleur. Les ennemis de la faune auront davantage de soucis à se faire dans les parcs nationaux du Bénin. La synergie d’actions sera renforcée entre les acteurs impliqués dans la gestion des aires protégées et la lutte contre la criminalité faunique, notamment les magistrats et l’Ong African Parks. Ceux-ci sont déterminés, au terme de l’atelier de renforcement de capacités qui a réuni les autorités judiciaires de la Cour d'appel de Parakou, les présidents et procureurs des Tribunaux de première instance (Tpi) de Natitingou, Kandi et Malanville les 24 et 25 mars 2022. Mais avant, il a été d’abord question de cerner les enjeux des travaux. « La Cour d’Appel de Parakou s’honore par cette rencontre qui se veut être une rencontre de vérité », a souligné Alexis Metahou, président de la Cour d’appel de Parakou avant de rappeler la part de responsabilité des différents acteurs dans la protection de la biodiversité. « Les magistrats et les Officiers de police judiciaire sont tous appelés à travailler pour lutter contre la criminalité faunique et assurer la protection de nos ressources naturelles », a-t-il ajouté. Cet atelier est le bienvenu face à la persistance des infractions fauniques, alors que le contexte sécuritaire devient préoccupant. « Il y a plusieurs infractions qui sont constatées et si les différentes parties prenantes ne se mettent pas ensemble pour définir une ligne directrice depuis la constatation de l’infraction jusqu’à la présentation, nous allons toujours nous buter à des problèmes d’harmonisation», a fait remarquer Dr Jean Didier Akpona, au nom des directeurs des Parcs. Les travaux ont été marqués par plusieurs communications. Dr Jean Didier Akpona a présenté le modèle d’African Parks pour la gestion des parcs nationaux. La situation sécuritaire dans les parcs a été dévoilée par le capitaine Hervé Amoussouga, responsable Contentieux du Parc national de la Pendjari. Dr Eloi Korogoné, communicateur juriste, a exposé la politique pénale pour les aires protégées du Bénin tandis que Jean-Pierre Yerima Bande, conseiller à la Cour d’appel d’Abomey, a analysé les saisies, confiscations et les actions de poursuite pour en ressortir les perspectives pour une bonne gouvernance des parcs nationaux. Déjà, les lignes ont bougé avec l’adoption de modèles techniques de qualification des infractions fauniques, de rédaction des procès-verbaux de constatation des infractions et de transactions en vue de l’harmonisation des pratiques. Plusieurs recommandations ont été formulées pour une coopération agissante entre African Parks, Cours d’Appel, Tpi, inspections forestières, Police républicaine, Universités, structures de cogestion, Communes, Ong et partenaires techniques et financiers. Il est aussi attendu la mise en place d’une plateforme multi-acteurs de dialogue sous l’égide des parquets, l’insertion des infractions fauniques dans la chaîne pénale au rang des priorités des tribunaux situés autour des aires protégées ; la désignation des magistrats référents chargés du traitement du contentieux des aires protégées au sein des parquets des Tpi et du parquet général de la Cour d’appel et la spécialisation des magistrats référents en droit pénal de la faune et des aires protégées. C’est un pas de géant qui a été donc fait à Parakou, pour la lutte sans faille contre la criminalité faunique. Le représentant des parcs nationaux de la Pendjari et du W-Bénin, Jean Didier Akpona, n’a pas manqué de remercier le gouvernement pour son accompagnement au profit des parcs ainsi que la Coopération allemande (Giz) et la Fondation Wyss pour leur soutien à l’organisation de l’atelier. Société 30 mars 2022


Perspectives économiques dans l’Uemoa : une croissance de 5,0 % au premier trimestre 2022
Sur les premier et deuxième trimestres 2022, l’activité économique maintiendrait sa tendance haussière dans l'Uemoa. Quoique fragiles, les performances des économies seraient essentiellement tirées par la bonne tenue des services et des activités de commerce. Le Produit intérieur brut (Pib) réel de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) progresserait, en variation annuelle, de 5,0 % au premier trimestre 2022 et de 5,4% au deuxième trimestre 2022, après une hausse de 5,1 % au dernier trimestre 2021, selon les prévisions de la Bceao. Sur la base des informations disponibles, précise la Note mensuelle de conjoncture économique dans les pays de l'Uemoa à fin janvier 2022, les performances économiques au premier trimestre 2022 seraient tirées par la bonne tenue des services et de l'industrie manufacturière, ainsi que par la hausse continue des prix des principaux produits de base exportés. Il est noté une dynamique des économies de l’Union depuis le mois de juin 2020 en lien avec la baisse des contaminations à la Covid-19 et l’accroissement des demandes intérieure et extérieure. Une enquête de conjoncture indique que l’activité économique serait bien orientée dans l’ensemble des secteurs. Elle s’est particulièrement améliorée dans le transport, le tourisme, l’hôtellerie, et au niveau des activités commerciales, des industries manufacturière et extractive, ainsi que des services marchands. Des chefs d’entreprise interrogés anticipent une hausse de leurs activités. Toutefois, tempère la Banque centrale, ces perspectives annoncées restent encore fragiles et entourées de risques baissiers, en liaison avec de fortes incertitudes relatives à l'évolution de la crise sanitaire, à l’environnement sécuritaire dans l’Union, à l’orientation des cours du pétrole ainsi qu'à l'impact des tensions géopolitiques dans le monde. Décélération du rythme des prix En ce qui concerne le niveau des prix, sur la proche période, les informations disponibles font état d’une décélération du rythme de progression du taux d'inflation, en glissement annuel, à 6,1 % en février et 5,9 % en mars 2022. Le rythme haussier de l'inflation s’étant accentué dans les pays de l'Union pour ressortir, en glissement annuel, à 6,5 % en janvier dernier, après une réalisation de 6,0 % au mois précédent, en raison des difficultés d’approvisionnement des marchés, subséquentes à la persistance des incidence des crises sanitaire et sécuritaire, à la baisse de la production céréalière et au renchérissement du fret et des produits alimentaires importés. Le ralentissement de la progression de l’inflation, selon la Bceao, serait attribué aux mesures prises dans certains pays pour atténuer les tensions sur les prix (ventes à prix modérés, distribution gratuite de denrées alimentaires, baisse des prix des produits essentiels, renforcement de la production et de l'approvisionnement des marchés, contrôle des exportations des produits vivriers, etc.). Par ailleurs, la masse monétaire poursuivrait son évolution à la hausse dans l’Union dans la même dynamique de la progression de 15,0 % en janvier dernier, en glissement annuel, contre 16,3 % un mois plus tôt. Selon les estimations, elle se situerait à 41 679,1 milliards en février 2022 contre une réalisation de 36 393,0 milliards un an plus tôt. Cette hausse de 5286,0 milliards dont 4244,5 milliards des dépôts et 1041,5 milliards de la circulation fiduciaire, représenterait 14,5 %. Elle résulterait de la progression de 6977,6 milliards des créances intérieures et du recul des actifs extérieurs nets (Aen) de 1 037,0 milliards. Economie 30 mars 2022


Flambée des prix, bien-être social et nécessaire sauvegarde des acquis de développement
L’indice du bonheur et du bien-être social et l’augmentation du prix de la bouteille de butane. Qu’ont de commun ces deux sujets ?, se demande d’emblée le lecteur. Comment s’assemblent-ils? Et comment peut-on discourir sur l’augmentation du prix du seul gaz butane alors que la préoccupation du moment, c’est la flambée des prix des produits de grande consommation et de première nécessité ? Par Candide Ahouansou* Nous répondons à ce questionnement, on ne peut plus légitime, ainsi qu’il suit. Nous avons la pleine conscience du fait que les autorités font déjà feu de tout bois pour réguler le marché des produits de première nécessité, mais nous craignons qu’elles n’omettent d’accorder l’importance qui convient à certains qui, pour ne pas être classés de première nécessité, ne sont pas moins de première utilité et d’une importance décisive pour les ménages : le feu, qu’il soit sous la forme de charbon de bois ou de gaz butane est indispensable pour cuire les produits de première nécessité dont il est question et le gaz butane fait à présent partie intégrante de notre bien-être social. Il s’agit d’un produit significatif de l’avancée sociale des ménages portant une dynamique de développement. A ce titre, n’est-on pas fondé à demander que lui soit accordé un traitement particulier dans la régulation du marché en cours ? Je saisis alors l’occasion de la journée internationale du bonheur et du bien-être social du 20 mars pour faire la réflexion sur la nécessité de l’établissement d’un indice du bien- être et partager avec le lecteur l’idée que dans la tourmente de la montée des prix, il serait souhaitable que les autorités prennent des mesures spécifiques à l’endroit des produits portant acquis de développement et de modernité, telle la bouteille de gaz butane dans les ménages, pour éviter de refréner le développement du pays dans son ensemble. Justification d’un indice du bien-être social Dans mon entendement, l’indice est pour l’économie ce qu’est le tableau de bord pour la voiture. Un certain nombre de paramètres économiques techniquement prédéfinis le déterminent d’une part et permettent d’autre part de savoir où l’on en est en relation avec les objectifs fixés ; c’est donc une boussole. C’est sur des indices classiques établis au plan macroéconomique que les institutions de Bretton Woods se fondent pour apprécier la santé économique d’un pays. Les investisseurs étrangers y ont également recours pour engager leurs capitaux. Mais à côté de cela, n’est-il pas logique que chaque pays ait un indicateur qui lui permet d’apprécier la progression du bien-être social des citoyens, l’évolution de leur quotidien faisant leur bonheur ? La journée du 20 mars et l’instauration de la notion du bonheur dans l’économie Nous attirons l’attention du lecteur sur le fait que le 20 mars a été institué journée internationale du bonheur et du bien-être par l’Organisation des Nations Unies à l’instigation du Bouthan, petit pays d’Asie dans l’Himalaya, d’à peine 3 millions d’habitants qui a introduit, pour la première fois, la notion du bonheur dans l’économie. C’était une alternative au Produit intérieur brut (Pib), l’indice standard du système capitaliste libéral, à qui l’on reprochait des insuffisances. En effet, le Pib résulte de l’accumulation de toutes les productions du pays sur une année ; il mesure le niveau de richesse matérielle prise dans son ensemble et de façon anonyme ; de plus, il ne prend pas en compte l’économie informelle. Il n’est donc pas significatif de la situation matérielle effective des gens et ne mesure en rien leur bien-être réel. Le Bouthan avait alors décidé, en 1972, de remplacer l’indice Pib par celui du Bonheur National Brut (Bnb). En 2012, l’Onu a reconnu le bien-fondé de ses préoccupations et a institué le 20 mars comme Journée du Bonheur National Brut. L’Assemblée générale avait alors adopté, sans vote, une résolution sur le bonheur comme étant une approche globale du développement. Elle invitait alors les États membres «à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l'importance de la recherche du bonheur et du bien-être afin d'orienter leurs politiques de développement ». Comment cette notion s’est-elle invitée dans notre pays? En octobre 2013, il s’est passé un évènement qui avait mis tout le gouvernement en émoi et aussi une partie des citoyens éclairés. Une institution affiliée aux Nations unies venait de publier un rapport intitulé le World Happiness Report qui reléguait notre pays à la 155e place sur les 156 pays considérés. C’était le branle- bas général. Branle- bas au niveau des autorités d’autant que la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International venaient de publier un rapport sur la bonne santé de l’économie de notre pays. Les autorités avaient alors de bonnes raisons d’être satisfaites et de regarder le World Happiness Report de très haut. Mais c’était sans compter avec le fait que ni la Banque Mondiale ni le Fonds Monétaire International ne se préoccupent du bien-être social quand bien même ils prennent en compte la croissance, les perspectives des économies et le développement. Branle-bas au niveau des syndicats et du peuple qui voyaient dans le World Happiness Report la confirmation de leurs revendications pour une vie sociale meilleure. Ce que nous proposons Nous suggérons une fois de plus, l’établissement d’un indice du bien-être des gens ; et pour cause. Si nous avions eu un tel outil économétrique, il aurait été aisé de réagir sainement et dignement à la publication du World Happiness Report, mais nous n’avions rien eu à lui opposer et ce ne fut vraiment pas heureux. L’indice du bien-être que nous suggérons pourrait s’établir sur la base des critères que nous avions déjà définis dans une réflexion antérieure et que nous énumérons comme suit sans plus de détails : Le Pib bien qu’imparfait ; la croissance économique ; les logements sociaux réels; l’utilisation de la bouteille de gaz pour faire la cuisine; les scandales financiers; le retour sur réalisation des projets censés être de développement; l’espérance de vie à la naissance; la protection sanitaire des citoyens et l’assurance vieillesse pour tous ; le respect des libertés civiques, des droits de l’enfant et des femmes ; le nombre de décharges non sauvages et d’incinérateurs. C’est ainsi que nous percevons la manière dont le gouvernement pourrait évaluer le bien-être de ses citoyens, qui est en définitive la finalité de toute politique publique sans préjudice toutefois de ce que feraient les professionnels s’il leur était demandé d’établir un tel indice. En tout état de cause, l’on ne saurait arguer, comme il m’a été donné de l’entendre, du fait que cet indice n’existe pas dans les normes des Nations unies et que sa détermination reviendrait trop cher à l’Etat pour ne pas l’établir. Il est alors opportun de rappeler que dans sa résolution dont nous venons de faire état, l’Organisation des Nations Unies elle-même « incite les gouvernements à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l'importance de la recherche du bonheur et du bien-être afin d'orienter leurs politiques de développement ». Par voie de conséquence, le Pnud ‘’ Programme des Nations unies pour le Développement‘’ ne saurait manquer d’étudier favorablement une demande de financement de la constitution de cet indice du bien-être social si tant est qu’elle entrainera des frais trop importants pour notre Budget. La bouteille de butane dans la tourmente de la montée des prix La flambée des prix de tous les produits fait rage et détruit notre pouvoir d’achat de manière drastique. Il serait cependant malséant d’imputer le phénomène au régime en place, d’autant que l’on constate avec bonheur qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour le contenir notamment en n’hésitant pas à revenir sur certaines décisions jugées finalement à tendance inflationniste. Au demeurant, il prend langue avec les industriels pour étudier avec eux les voies et moyens susceptibles de maitriser les prix. Cela n’est en principe pas du ressort d’un régime néo libéral classique, mais le chef de l’Etat nous avait promis de donner une orientation plus sociale à la présente magistrature; et d’évidence, il tient parole. D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais enregistré une action gouvernementale de pareille nature en pareille circonstance. A tout seigneur tout honneur donc. Ma préoccupation se situe toutefois à un niveau quelque peu différent : celui de tenir compte de ‘’l ‘histoire ‘’d’un produit s’il en a une, afin de savoir comment se comporter au mieux face à toute augmentation de prix le concernant. L’utilisation de la bouteille de gaz a effectivement une histoire économique qu’il sied de se remémorer pour éclairer toute décision devant l’affecter, dans la mesure où elle est déterminante dans la consommation des ménages et préservatrice de la santé des populations si l’on se réfère au charbon de bois. Elle a été fortement encouragée par le gouvernement. A cet effet, une campagne avait été menée en direction de la population et singulièrement en direction des bûcherons pour leur faire admettre les réels méfaits de la déforestation sur l’écosystème. Parallèlement, un grand travail de sensibilisation avait été entrepris auprès de nos mères pour les mettre sur le chemin de la modernité avec les bouteilles de gaz butane qui au demeurant devaient préserver leur santé des affres de la fumée toxique que dégage le charbon de bois. L’opération avait connu un succès certain. Il importe alors, lorsque l’Etat arrive après beaucoup d’efforts à un résultat aussi probant de veiller à ce qu’il ne soit pas détruit par toutes sortes de conjonctures y compris la montée inconsidérée des prix. Au reste, il convient d’avoir à l’esprit que certains produits n’ont pas que valeur marchande; ils revêtent également et intrinsèquement un caractère de développement. Passer du feu de bois au gaz butane dans l’usage domestique est tout à la fois un acquis de civilisation, un acquis de développement et un acquis de promotion sociale; le butane est désormais signe de bien-être et de confort des ménages. Aujourd’hui et à l’instar d’autres produits, actualité oblige, il est pénible de constater que son prix s’envole et que cet acquis n’est plus accessible au citoyen ordinaire; le risque est alors grand que son utilisation s’amenuise et ramène tous les problèmes de déforestation et de santé publique. Il serait bienvenu que le gouvernement pare à cette éventualité. Il sied de reconnaître toutefois que l’utilisation de la bouteille de butane était déjà hypothéquée avant son avènement sous l’effet d‘un certain nombre de facteurs dont l’on ne s’était malencontreusement pas soucié. Les augmentations successives du prix du produit laissé purement et simplement à la merci de la prétendue loi du marché, l’ont rendu inaccessible à la majeure partie de la population, constituant ainsi le premier goulot d’étranglement de cet acquis de développement. A cela, s’étaient ajoutées les malencontreuses ruptures d’approvisionnement qui avaient fini de désorienter les ménagères. Alors, les bûcherons reprirent du service et nos mères retournèrent progressivement au feu de bois, ramenant à elles, tous les maux dont elles souffraient : elles revinrent à la case départ. La quadrature du cercle ! La capitalisation de l’acquis n’avait donc pas eu lieu comme il se devait. Comment le gouvernement pourra- t-il corriger le tir ? Le régime a judicieusement trouvé les voies et moyens d’endiguer la flambée des prix de certains produits dont la baguette de pain en discutant avec les boulangers et en leur donnant même des gages. Il est alors à même d’en faire autant avec les importateurs du gaz butane; et nous lui faisons confiance. Il s’agit de sauvegarder un acquis de développement et de civilisation. Le pain fait essentiellement de farine de blé, au demeurant importée, n’est pas nécessaire à la vie du Béninois ordinaire quand bien même il s’en est accoutumé au point d’en devenir dépendant. Le feu, lui, est une condition sine qua non de la vie et le butane est sous nos cieux, le moyen moderne de faire le feu pour cuire les aliments. Au reste, nous n’avons pas le droit de laisser le feu du charbon de bois détruire la santé de nos mères. C’est dans mon esprit une affaire de conscience politique. *Ambassadeur Société 30 mars 2022


Partenariat Maroc-États-Unis : une solide alliance pour les défis sécuritaires et de développement
Consolider le partenariat sécuritaire et celui économique. Tel est le but de la visite d’Antony Blinken, secrétaire d'Etat américain au Royaume du Maroc, ce mardi 29 mars. Une visite qui s'inscrit certes dans un cadre stratégique global au Maghreb et dans le Golfe marqués par des tensions sécuritaires, mais au cœur duquel le Maroc, qui scelle sa normalisation avec Israël, occupe une place axiale. Ce qui justifie la présence au Maroc du secrétaire d'Etat américain qui avait déjà rencontré son homologue du Royaume chérifien, Nasser Bourita, lundi dernier à Néguev en Israël lors d'une réunion avec des alliés arabes, à savoir les Emirats arabes unis, Bahreïn, l’Égypte, et le Maroc, dans le cadre d’une alliance militaire inédite. L’accord dit d’Abraham visant la paix au Moyen-Orient s'est renforcé. Et le Maroc s’auréole d'un accord tripartite Israël-Usa-Maroc. Dans la débauche d’énergie qu’implique cette dynamique, Anthony Blinken a été reçu, ce mardi, en tête-à-tête pendant près de trois heures, par son homologue marocain, Nasser Bourita, pour consolider les bases du partenariat stratégique entre les deux pays, au service du développement et de la paix régionale et internationale. Les deux chefs de diplomatie, en conférence de presse par la suite à la salle de presse du ministère marocain en charge des Affaires étrangères, n’ont pas manqué de faire état de leur convergence de vues. Au menu de cet exercice, la sécurité bilatérale et régionale, avec focus sur la lutte contre le terrorisme au Sahel, les droits humains et l’impact économique de la guerre en Ukraine. La question cruciale de la souveraineté du Maroc au Sahara occidental n’a pas été occultée. A ce propos, c'est sans ambages que Blinken a réitéré le soutien des États-Unis au plan d’autonomie qu’il juge "crédible, sérieux, et réaliste" pour régler la question sarahouite. Situation à propos de laquelle Nasser Bourita exhorte « l'Europe à sortir de sa zone de confort ». Tout aux antipodes de cet attentisme déploré, « les relations entre les États-Unis et le Maroc s'appuient sur un partenariat solide, ambitieux et multiforme, conformément à la vision clairvoyante de sa Majesté le roi Mohammed VI », se satisfait Nasser Bourita, fort également des rapports personnels entre Mohammed VI et Joe Biden. La visite du secrétaire d'Etat américain illustre du reste la solidité de ce partenariat, qui porte également, au-delà du cadre bilatéral, les initiatives au Moyen-Orient, en Afrique en faveur de la sécurité, la stabilité et le développement. Cette visite, qui se poursuit jusqu'au 30 mars, est l’occasion de passer en revue les différents volets d’une coopération reconnue comme étant solide et multiforme entre deux alliés, qui jurent partager une vision et des valeurs communes. Aussi, sont-ils animés par la même détermination à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération.   Actualités 30 mars 2022


Paiements digitaux : PayDunya dévoile ses solutions innovantes
La fintech PayDunya veut booster la croissance des entreprises au Bénin, grâce à ses solutions adaptées et sécurisées de paiements digitaux. Une large gamme de produits a été dévoilée, samedi 26 mars 2022, au cours d’une séance de partage avec les entreprises. La fintech PayDunya demeure très proche des entreprises au Bénin. Aux clients et à ses partenaires, elle a dévoilé sa vision, ses solutions et ses garanties sécurité au cours d’une séance d’échanges, samedi dernier à Cotonou. Pour Aziz Yérima, directeur général de PayDunya, l’enjeu est de faciliter l’accès aux paiements digitaux à toutes les entreprises, peu importe leur taille ou secteur d’activité, pour ainsi contribuer à la transformation digitale. « Avec les efforts en cours au Bénin pour la dématérialisation, c’était tout naturel pour nous de poser nos valises ici pour accompagner les institutions, publiques et privées, dans la transformation digitale, sur le chaînon des paiements digitaux. L’idée est de permettre en une journée chrono de passer d’un payement totalement cash à des payements digitaux, peu importe l’organisation à l’interne», a-t-il souligné. Créée en 2015, PayDunya couvre le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Burkina Faso, le Mali et le Bénin. La fintech compte aujourd’hui plus de 1200 entreprises avec, dans le top 20, de grandes structures à couverture multinationale. «L’année dernière, notre plateforme traitait au quotidien 65 000 transactions. En termes de valeur monétaire, nous étions l’année dernière à plus de 110 milliards F Cfa pour ces clients», a martelé Aziz Yérima. Des produits simples, rapides et fiables PayDunya offre une gamme variée de solutions adaptées aux besoins de chaque entreprise. Elles ont été exposées à l’occasion par la Corporate Sales Manager, Zaida Soumanou. Entre autres, « Push » permet aux entreprises de faire des paiements de masse en toute sécurité et de façon automatisée. Des milliers de personnes peuvent être ainsi payés en un clic. Avec « Collect », PayDunya donne la possibilité aux entreprises de réceptionner en toute sécurité des paiements en masse de manière récurrente ou à des fréquences préférentielles. C’est une aubaine à saisir pour la perception de loyers, des abonnements, des frais de scolarité, des remboursements ou des cotisations. La solution WebPay, quant à elle, permet de recevoir des paiements directement sur son site, quel que soit le moyen de paiement. Un suivi en temps réel de ces transactions est possible grâce au tableau de bord. D’autres solutions comme Social Shop, MobPay et la demande de Paiement comblent les attentes des entreprises. Sécurité garantie PayDunya est efficace et sûr. Les participants à cette séance ont été davantage rassurés, à travers les explications du directeur des risques et sécurité Christian Palouki. Chaque transaction effectuée passe sous la loupe de plusieurs analyses effectuées par ce département qui s’occupe des normes et protocoles. PayDunya est d’ailleurs certifiée Payment Card Industry Data Security Standard (Pci Dss) au plus haut niveau et à plusieurs normes. Les dispositions pour assurer la continuité du service ont été aussi dévoilées. Pour Christian Palouki, l’approche de PayDunya vise à offrir des solutions irréprochables en termes de sécurité et de fiabilité. Et tout ceci rassure la clientèle. « Ça fait plus de deux ans que nous sommes avec PayDunya, au Bénin, au Sénégal, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Ce que j’apprécie, c’est la proximité. Chaque fois qu’on a besoin d’eux, ils sont là. En ce qui concerne les normes dévoilées, ça rassure et sécurise les fonds», a fait remarquer Edouard Kougblénou, directeur général de IziGroup. Ce n’est donc pour rien que PayDunya se positionne comme un leader dans la sous-région et travaille à conquérir le reste du continent, parce qu’avec le digital, les frontières s’effacent pour un développement inclusif. Société 29 mars 2022


Dématérialisation de l’administration publique : L’intérêt de la plateforme d’interopérabilité, selon Serge Adjovi
Le Bénin fait des efforts majeurs pour la dématérialisation de l’administration publique et son efficacité. La plateforme nationale d’interopérabilité permet au gouvernement de faire des prouesses. C’est avec fierté que Serge Adjovi, directeur de l’Agence des Services et Systèmes d'Information du Bénin parle de la plateforme nationale d’interopérabilité. Il a saisi l’occasion de sa communication lors de la rentrée thématique de La Nation pour lever un coin de voile sur cette réforme qui connaît du succès, et qui facilite la vie aux usagers d’une administration qui se veut intelligente. « C’est une plateforme que nous avons mise en place avec l’aide de nos partenaires estoniens qui marche très bien. La plateforme est connectable à toutes les bases de l’administration publique. Donc, quand il y a une information, elle va chercher dans la base de données la plus pertinente », a-t-il dévoilé, lors de son exposé le 4 mars 2022. Cette avancée est le fruit de la volonté du gouvernement d’œuvrer pour une transformation digitale du Bénin, à travers le projet d’administration intelligente dénommé Smart Gouv. Le recours à l’interopérabilité a été indispensable pour faciliter les échanges de données entre différentes sources. «Par exemple, aujourd’hui, nous avons une base de données qui rassemble des informations civiles et biométriques de la population béninoise. Il n’y a pas de service de l’administration qui traite de vos documents personnels qui n’a pas accès, à travers la plateforme d’interopérabilité, à la base biométrique pour pouvoir vérifier l’orthographe du nom, la date de naissance et un certain nombre de choses. Ça sert à la fois à identifier et à authentifier les personnes », a-t-il précisé. La pertinence de la plateforme nationale d’interopérabilité n’est plus à démontrer dans divers secteurs. Elle accroît l’efficacité de l’administration publique, favorise la réduction des coûts pour les usagers, améliore la qualité des services fournis. C’est aussi un atout pour la maîtrise et la réduction des coûts liés au développement et à la maintenance de solutions? Société 29 mars 2022


Rock Adoko sur l’éducation au numérique des enfants : « Nous essayons d’éveiller l’esprit créatif des enfants »

Rock Adoko est technicien en système d’information et réseaux informatiques et promoteur d’une académie numérique des enfants. Dans cette interview, il évoque les opportunités qu’offre le numérique aux enfants et les précautions pour les protéger contre les dangers liés à l’internet.

La Nation : Que comprendre par éducation au numérique des enfants ?

Rock Adoko : L’éducation au numérique des enfants, c’est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour former les enfants via le numérique. Et parlant des moyens du numérique, il y a les tableaux interactifs, les plateformes d’e-learning, les logiciels éducatifs et autres.

Quelle politique mettez-vous en œuvre pour placer les enfants au cœur du numérique ?

L’accompagnement des enfants dans le domaine du numérique est encore embryonnaire au Bénin. Néanmoins, nous mettons en place plusieurs moyens. Il y a des formations physiques et en ligne que nous donnons aux enfants. Prenant le cas des formations physiques, nous avons des modules de formation comme le design graphique, la création des jeux vidéo, le développement d’applications et l’électronique. Lorsque nous étions au collège, nous faisions la physique et les mathématiques mais nous ne touchons réellement pas du doigt les éléments de la physique. Grâce à des applications que les enfants développent, ils sont tout le temps en contact avec les objets. En parlant de l’électronique, nous amenons les enfants à utiliser certains composants pour bricoler des appareils comme des petites voitures automatiques, des réfrigérateurs, des coffres-forts électroniques. Nous essayons en quelque sorte d’éveiller l’esprit créatif des enfants. Pour ce qui concerne la création des jeux vidéo ou la programmation, nous arrivons à élever la logique des enfants. Avec la programmation, l’enfant qui se croit nul en maths développe son sens de logique. Les enfants découvrent aujourd’hui plusieurs opportunités dans le numérique. Sur le marché de l’emploi, on a besoin de programmeurs parce que les structures ont besoin d’assurer leur visibilité et de faciliter la vie de leurs utilisateurs. Du coup, il faut des développeurs d’application mobile ou d’application web. Également, pour la communication, il faut des designers graphiques. Le marché de l’emploi recherche de nos jours des designers graphiques, des développeurs d’application, des experts en sécurité informatique, des community managers, des rédacteurs web et autres. Nous formons les enfants afin qu’ils ne subissent pas plus tard le problème de manque d’orientation et de chômage. C’est une réalité que nous vivons aujourd’hui et le gouvernement a en pris conscience et investit assez de moyens dans le numérique.

Que faites-vous pour protéger les enfants contre les dangers liés à l’internet ?

Les enfants de cette génération qu’on appelle la génération Z sont nés avec le goût des smartphones. Ils manipulent facilement ces appareils sans apprentissage. Il leur est très facile d’aller sur les réseaux sociaux ou sur n’importe quel site. Les sites qu’ils visitent très souvent, c’est YouTube, Facebook, tik tok. Lorsqu’ils utilisent ces réseaux sociaux, ils sont parfois exposés à des contenus choquants. En dehors de ça, ils sont victimes d’arnaque. Pour faire face à ces dangers, nous essayons de sensibiliser les parents afin qu’ils communiquent avec les enfants pour leur montrer comment se connecter en toute sécurité à un réseau social. Nous les amenons aussi à définir un temps d’utilisation des réseaux sociaux aux enfants grâce à des logiciels de contrôle parental. Ces logiciels permettent d’infliger un temps d’utilisation de l’écran aux enfants.
Société 29 mars 2022


Lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent : Le rôle de la société civile décrypté
La société civile a un rôle déterminant à jouer dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Au cours de son assemblée générale ordinaire tenue, vendredi 25 mars dernier, Social Watch Bénin a réfléchi sur des pistes de coproduction de la paix. Tous acteurs de la paix et de la sécurité. C’est le leitmotiv de Social Watch Bénin, surtout dans un contexte de dégradation de la sécurité dans la sous-région. Cette organisation de la société civile a saisi l’occasion de son assemblée générale ordinaire pour échanger sur le rôle des Osc dans la coproduction de la paix. « Cette assemblée générale ordinaire annuelle s’ouvre dans un contexte socio-économique et politique inédit, particulièrement marqué par des attaques terroristes répétées qui menacent la paix. C’est la raison pour laquelle elle est placée sous le thème : « Rôle des Organisations de la société civile dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent au Bénin» afin de mieux nous outiller pour jouer, de façon responsable, notre partition dans le processus de prévention de ces fléaux qui menacent dangereusement la paix sans laquelle aucune initiative de développement n’est possible », a martelé Blanche Sonon, présidente du Conseil d’administration de Social Watch Bénin, à l’ouverture des travaux. En contact direct des populations, les acteurs de la société civile disposent généralement d’une bonne connaissance de leur environnement. Il y a donc des raisons que les instances gouvernementales de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent tirent profit de ces atouts en renforçant la collaboration avec ces acteurs. Dr Ayité Marcel Baglo, directeur général de l’Agence béninoise de gestion intégrée des frontières (Abegief) a, à l’occasion, présenté une communication suivie d’échanges. Cette assemblée générale ordinaire de Social Watch Bénin est la treizième du réseau, et la première du mandat du conseil d’administration installé, il y a un an. Ainsi, en dehors des échanges sur le rôle des Osc dans la coproduction de la paix au Bénin, le point des activités menées a été fait, de même que les difficultés rencontrées et les défis à relever. Les débats ont permis de faire l’analyse des progrès réalisés, de les croiser avec les moyens mobilisés. « Grâce à l’engagement et à la dextérité des organes exécutif et décisionnel, l’année 2021, celle du bilan de la mise en œuvre de notre Plan stratégique quinquennal 2016-2020 a été laborieuse, malgré la crise sanitaire mondiale liée à la Covid-19 et celle systémique qui ont éprouvé le réseau », a-t-elle indiqué. 17 ans après sa création, Social Watch Bénin reste donc déterminée à contribuer efficacement au développement durable. Environnement 29 mars 2022


Visite des œuvres d’art au palais de la Marina : Porto-Novo s’inspire de la vision de Talon pour le tourisme
En contemplant les trésors royaux et œuvres d’art contemporain, jeudi 25 mars dernier, le Conseil municipal de Porto-Novo veut, au-delà de sa visite, prendre conscience du rôle qu’il doit jouer pour non seulement accompagner la vision du chef de l’Etat pour le Tourisme mais aussi booster l’économie touristique locale. Les membres du Conseil municipal de Porto-Novo dans les locaux du palais de la Présidence. Ils ont effectué le déplacement depuis la ville aux trois noms pour contempler les trésors royaux restitués par la France et les œuvres réalisées par les artistes contemporains. La délégation est conduite par le maire de la ville, Charlemagne Yankoty. Après le briefing sur le contexte de l’exposition, le maire et sa suite ont entamé la visite proprement dite. Ils ont ainsi admiré les trônes d’apparat, la tunique et le pantalon des soldats du royaume du Danxômè ainsi que les assen et autres. «Quand on voit les bochio et les trônes d’apparat en image, on ne pouvait pas imaginer que ce sont des sculptures d’une taille aussi impressionnante. C’est magnifique ! Il faut saluer le talent de nos artistes de l’époque, nos aïeux », affirme le maire de Porto-Novo. Charlemagne Yankoty est en tout cas sidéré par l’exposition au palais de la Marina. Elle est belle et rehausse l’image du Bénin, assure-t-il. «Je pense que tous les Béninois doivent accompagner cette initiative du chef de l’Etat. C’est important que les gens fassent le déplacement pour venir voir. Lorsque vous ne venez pas, vous ne comprendrez pas tout ce qui se dit… », ajoute le premier citoyen de la ville capitale. Parmi les 26 œuvres, le trône de Guézo a beaucoup plus impressionné le maire. « C’est magnifique ! On ne dirait même pas un trône qui date des années 1800. Cela montre le génie des artisans des cours royales de l’époque. Toutes les œuvres sont magnifiques mais ça, particulièrement, ça m’a marqué…», confie Charlemagne Yankoty. Après les trésors royaux, la délégation du maire a aussi visité les œuvres contemporaines. Là également, le maire et sa suite ont fortement apprécié le travail qu’abattent les artistes contemporains. A l’école de Talon Au-delà de la visite, la mairie de Porto-Novo envisage de s’inspirer de la vision et de la méthode Talon pour le tourisme. « Si le chef de l’Etat s’investit pour booster le tourisme, pour donner du sens à notre culture, pour encourager les artistes, il faut qu’on se pose la question de savoir : au niveau local, ce que nous faisons, quel est notre rôle. Nous avons des artistes talentueux sur notre territoire, que peut-on faire pour les encourager afin qu’ils puissent vraiment progresser et devenir de grands artistes demain ? Si déjà au début de leur carrière, ils doivent être confrontés à des difficultés au point d’abandonner, vous comprenez que ce sont nos localités qui perdent des talents», explique le maire Charlemagne Yankoty. Le locataire de l’hôtel de ville de Porto-Novo poursuit: « Le président a compris qu’il faut faire du tourisme un levier économique de notre pays. En tant que maire de la ville de Porto-Novo, je sais que nous avons encore des trésors là-bas (en France). Nous avons notre Adjogan qui est encore là-bas. Nous avons pas mal de trésors également. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir l’investissement concernant le Musée international du Vodoun qui se fera sur notre territoire. A coup sûr, c’est un musée qui va abriter des trésors, je l’espère bien. Mais pour que les gens y viennent, pour que les gens visitent, il faut qu’on se pose la question de savoir quel est le rôle de la municipalité. C’est forts de cela que nous nous sommes dit que le président ne peut pas être en train de s’investir pour booster le tourisme dans notre pays, pour faire du tourisme un levier économique au niveau de notre pays et en tant qu’élus au niveau local, on ne saurait jouer notre partition ». Le maire et sa délégation sont donc repartis satisfaits de l’exposition. Ils partent également avec l’engagement de mieux promouvoir la culture et les arts pour le développement de l’industrie touristique locale. Culture 29 mars 2022


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