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Nouvelles

Abdelhamid Job au sujet du métier de community manager : « Il porte la voix de son entreprise sur les réseaux sociaux… »
Le métier de community manager est aujourd’hui l’un des métiers du numérique les plus en vue sur le net. Né de l’évolution technologique de ces dernières années, le community manager s’impose aux entreprises et aux marques. Dans cet entretien, Abdelhamid G. Job, community manager, responsable de la communication externe et digitale dans une banque de la place, nous fait découvrir ce métier passionnant. Propos recueillis par Mathilde ASSOGBA (Stag.) La Nation : Les entreprises recrutent de plus en plus de community manager. Quels sont ses rôle et missions sur la toile ? Abdelhamid Job : Le community manager est un digitaliste multitâche qui a pour rôle principal de servir de trait d’union entre la communauté et la structure pour laquelle il travaille. Tel un diplomate, il porte la voix de sa marque ou de son entreprise sur les réseaux sociaux, mais aussi celle de sa communauté à sa marque. Ses missions principales sont la création de communauté à travers le recrutement d’abonnés et l’animation de celle-ci. Son objectif permanent est de transformer les membres de ces communautés qui sont au départ des fans en clients. Quelles sont les compétences et qualités requises pour être un bon community manager? Un bon community manager doit être curieux, passionné et avoir soif de connaissances. Il doit avoir un certain niveau de langue et être bien organisé. Il faudra également que l’aspirant à ce métier ait une remarquable culture web, une maitrise rédactionnelle adaptée au secteur de son entreprise et une excellente compréhension des règles de référencement et du Social Media Optmization. Pour sortir du lot, le community manager doit avoir le sens du contact client et du compromis, beaucoup de sang-froid, faire preuve d’une grande réactivité et de diplomatie. Évidemment, il est censé connaitre et être au fait des principes d’e-marketing, de communication et des différents outils de réseaux sociaux. Quelles études ou formations faut-il faire pour devenir community manager ? Généralement, avec un brevet de technicien supérieur, une licence ou un master en communication?; communication digitale, en marketing ou web marketing, on peut se spécialiser en community management. Toutefois, il faut noter qu’avec l’envie et la bonne attitude, une personne qui n’est pas passée par les formations citées plus haut peut devenir un excellent community manager. Le métier de community manager requérant la polyvalence, quels sont les sous-métiers qu'on y retrouve ? Dans les pays comme le nôtre, le métier de manager de communauté est un fourre-tout. Il suffit de jeter un œil aux offres d’emploi çà et là pour s’en convaincre. On demande à l’aspirant à ce métier d’être à la fois un content manager, un graphiste, un vidéaste et parfois même un social média manager. Ce n’est pas la norme. Toutefois, c’est un excellent atout que d’être polyvalent et indépendant?! Cela aide. En quoi la veille est-elle importante pour un community manager ? Parce que la veille est l'une de leurs tâches principales, les community managers mettent en place différents types de monitorage. En effet, il est crucial pour un community manager de comprendre l'univers que son entreprise a développé afin de repérer les opportunités et prévoir les risques. La veille est également essentielle pour trouver la source du contenu pertinent à partager avec sa communauté. Il existe plusieurs types de veille à savoir la veille concurrentielle, la veille d'opinion, celle de curation de contenu, et la veille technologique qui consiste à se tenir au courant des dernières fonctionnalités sur les réseaux sociaux. C'est une source essentielle de créativité et d'innovation. Quels sont les outils technologiques qu’il doit connaître pour gagner en temps et améliorer la qualité de son travail ? On peut citer comme outils technologiques, Google Alertes, Canva, Mention, Feedly pour ne citer que ceux-là. Pour se démarquer, un bon community manager doit élaborer un plan de veille et le suivre. Quelles sont les évolutions professionnelles et perspectives de carrière d'un community manager ? Généralement, le community manager peut devenir social media manager, chef de projet numérique, expert en e-commerce et s’il a une palette plus large responsable communication marketing. S’il est ambitieux, il n’a donc de limites que sa volonté, son expérience et sa formation. Ceci est surtout lié à ses ambitions et aux moyens qu’il se donne pour les réaliser. Dans quels secteurs d'activités peut-il travailler ? Le manager de communauté peut travailler partout et pour n’importe qui. En dehors des métiers où la législation interdit la publicité, on peut retrouver le community manager en banque, dans l’Administration comme dans les petits commerces. Il peut aussi servir aux côtés de personnes physiques comme les politiciens, les personnages publics, les artistes ou autres sportifs… Quel est le salaire minimum d'un community manager ? Cela dépend de l’environnement, du pays, de l’entreprise, mais aussi de l’expérience et de la qualité du community manager. En France, un community manager sans expérience débute avec un salaire minimum brut de 2 000 euros. Au Bénin, j’en connais qui gagnent plus de 2?000?000 F Cfa par mois comme j’en connais aussi qui sont payés à 90?000 F Cfa. Ça dépend. Sourire… Y a-t-il d'autres appellations pour désigner le community manager ? Selon les cas on peut l’appeler CCM (Content ou Commercial Community Manager), manager de communauté ou gestionnaire de communauté. Société 26 mars 2022


Coopération entre le Bénin et le Venezuela : Des acteurs formés sur les droits humains
Une délégation conjointe du Bureau du Défenseur du Peuple de la République bolivarienne du Venezuela et du Médiateur de la République du Bénin a formé plusieurs acteurs sur les droits humains, au cours de ce mois de mars. Une activité réussie à la grande satisfaction de l’ambassadrice Belén Teresa Orsini Pic et du médiateur Pascal Essou. Ensemble pour édifier les acteurs de l’administration, les élus locaux et les membres de la société civile sur les droits humains. C’est l’engagement de l’Ambassade de la République bolivarienne du Venezuela et du Médiateur de la République du Bénin. Ces deux institutions s’unissent pour faire connaître aux autorités et à diverses couches sociales les fondamentaux des droits de l’homme. Pour cette mission qui leur a fait parcourir successivement le siège du Médiateur de la République à Porto-Novo et les villes de Ouidah, Comé, Lokossa, Djakotomey, Aplahoué, Bohicon, Abomey et Cotonou pour des ateliers, une délégation est venue spécialement du Venezuela. Il s’agit de Dr. Maria del Socorro Reyes Ortíz, directrice générale de la promotion et de la divulgation des droits de l’homme et Gabriela de Freitas Villegas, Défenseure avec Compétence Nationale pour la Protection des Enfants et des Adolescents, tous deux membres du Bureau du Défenseur du Peuple de la République bolivarienne du Venezuela. A ces différents ateliers, l’équipe conjointe a développé les droits de l’homme d’un point de vue critique et éthique, les droits des enfants et des adolescents, les droits des femmes et l’égalité des genres, les droits des personnes handicapées, la participation citoyenne et les mesures alternatives de résolution des conflits. Au total, plus de 450 personnes, notamment des élus communaux, des responsables départementaux du ministère des enseignements maternel et primaire, des officiers de la police républicaine, des étudiants et des membres de différentes Ong engagées pour la promotion des droits de l’homme ont été formés. La délégation conjointe ne s’est pas limitée à ces ateliers. Trois rencontres sectorielles ont été conduites. La première a été tenue avec la Fédération des associations des personnes handicapées. Elle a permis d’échanger sur les expériences du Venezuela dans ce domaine. La seconde, quant à elle, a été organisée avec un groupe d’étudiants et d’enseignants d’un collège d’enseignement général de la place, pour parler des droits des enfants et des adolescents. Enfin, la troisième réunion de réflexion et d’échanges a été tenue avec de nombreuses femmes pour partager entre autres leurs expériences et défis quotidiens, afin de promouvoir la divulgation des lois contre la violence sur le genre. Il faut préciser que ces formations se tiennent dans le cadre de la mise en œuvre de la première phase du programme de formation sur les droits de l’homme inscrit dans le Mémorandum d’entente entre le Bureau du Défenseur du Peuple de la République bolivarienne du Venezuela et le Médiateur de la République du Bénin, signé le 7 janvier de cette année à Caracas. Avant l’arrivée de la délégation vénézuélienne au Bénin et les rencontres physiques dans les différentes localités, six cours virtuels ont été organisés depuis le 11 janvier sous la coordination du ministère du pouvoir populaire pour les relations extérieures, le Bureau du Défenseur du peuple et le Médiateur de la République du Bénin. Société 25 mars 2022


Croissance mondiale : Détérioration des perspectives de développement
Un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) révise à la baisse ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale de 3,6 % à 2,6 % pour 2022. Les pays en développement devraient avoir besoin de 310 milliards de dollars pour assurer le service de leur dette publique extérieure. Certains pays pourraient être entraînés dans une spirale infernale d'insolvabilité, de récession et d'arrêt du développement. Le 16 mars, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) avait procédé à une évaluation rapide de l'impact de la guerre en Ukraine sur le commerce et le développement. Celle-ci confirmait déjà que les perspectives de l'économie mondiale se dégradaient rapidement, sous l'effet de la hausse des prix des denrées alimentaires, des carburants et des engrais. Elle faisait également état d'une volatilité financière accrue, d'un désinvestissement en matière de développement durable, de reconfigurations complexes des chaînes d'approvisionnement mondiales et de coûts commerciaux croissants. Ainsi, dans un rapport rendu public le 24 mars, la Cnuced confirme que des ralentissements significatifs de la croissance sont attendus dans certaines parties de l'Europe occidentale et de l'Asie centrale, du Sud et du Sud-Est. La Russie devrait connaître une profonde récession. Selon l’agence onusienne, le conflit en cours est susceptible de renforcer la tendance au resserrement monétaire dans les pays avancés, après des mesures similaires qui ont débuté fin 2021 dans plusieurs pays en développement en raison des pressions inflationnistes, avec également des réductions de dépenses prévues dans les prochains budgets. Graves conséquences La Cnuced craint que la combinaison d'un affaiblissement de la demande mondiale, d'une coordination insuffisante des politiques au niveau international et de niveaux d'endettement élevés dus à la pandémie, ne génère des ondes de chocs financiers qui pourraient avoir de graves conséquences pour les pays en développement. L’organisation met aussi en garde contre le retrait prématuré des politiques de soutien liées à la pandémie au vu des pressions inflationnistes. La nouvelle Secrétaire générale de la Cnuced, originaire du Costa Rica, Rebeca Grynspan, a déclaré que « de nombreux pays en développement ont eu du mal à obtenir une reprise économique dynamique au sortir de la récession de la Covid-19 et sont maintenant confrontés à de forts vents contraires dus à la guerre. Que cela conduise à des troubles ou non, une profonde anxiété sociale se répand déjà ». Flambée des prix Alors que les perturbations liées à la pandémie semblaient se calmer, la crise géopolitique a porté un coup à la confiance dans le monde entier. La guerre exerce de nouvelles pressions à la hausse sur les prix internationaux de l'énergie et des produits de base. Selon le rapport, la flambée des prix des denrées alimentaires et des carburants aura un effet immédiat sur les plus vulnérables dans les pays en développement, entraînant la faim et des difficultés pour les ménages qui consacrent la plus grande part de leurs revenus à l'alimentation. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a souligné l’importance pour tous les pays de s’unir afin de trouver des solutions car nous faisons face à une crise mondiale. Instabilité des taux de change Les incertitudes générées par la guerre sur les principaux marchés internationaux sont de plus en plus préoccupantes. La volatilité des flux de capitaux, l’instabilité des taux de change et la hausse des coûts d'emprunt, en particulier pour les pays les moins avancés et ceux à revenu intermédiaire, risquent d’entraîner de graves difficultés de paiement de la dette extérieure. Les hausses de taux dans les économies avancées, conjuguées aux mouvements désordonnés des marchés financiers mondiaux, pourraient, selon la Cnuced, constituer une combinaison dévastatrice pour les économies en développement. La volatilité des marchés des matières premières, des devises et des obligations, dans la mesure où les investisseurs recherchent des valeurs refuges, a déjà provoqué une fuite des capitaux et une augmentation des primes de risque sur les engagements financiers des économies en développement. Remboursement des dettes Le Rapport souligne que les besoins du service de la dette publique à court terme constituent une préoccupation croissante. Les pays en développement devraient avoir besoin de 310 milliards de dollars en 2022, soit l'équivalent de 9,2 % de l'encours de la dette publique extérieure à la fin de 2020. Les pays qui semblent vulnérables à un arrêt brutal en raison de la combinaison d'importantes pressions de refinancement et d'un ratio «service de la dette/exportations» élevé sont l’Angola, l’Egypte, la Mongolie, le Pakistan et le Sri Lanka. Décélération économique Les principales économies avancées sont en passe d'inverser les mesures de relance prises pendant la pandémie, en resserrant les taux directeurs, en révoquant les achats d'actifs par les banques centrales et en mettant fin aux programmes de chômage partiel, aux transferts et aux aides aux entreprises et aux ménages. La Cnuced prévient que ces changements vont affaiblir la demande mondiale et freiner la croissance, les investissements étant déjà au point mort dans certains pays. La menace d'une chute encore plus marquée ne peut être exclue si les taux d'intérêts augmentent beaucoup trop rapidement et si le défi climatique est relégué au second plan. Société 25 mars 2022


Célébration de la Journée météorologique mondiale le 23 mars 2022 au Bénin : Message du ministre des Infrastructures et des Transports
- Béninoises ! - Béninois ! - Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! - Chers compatriotes ! Le mercredi 23 mars 2022, notre pays le Bénin, à l’instar de la Communauté internationale, a célébré la Journée météorologique mondiale. La journée internationale de la météorologie commémore l'entrée en vigueur, le 23 mars 1950, de la Convention qui a institué l'Organisation météorologique mondiale. Le thème retenu pour cette année 2022 est « Alertes précoces et actions rapides ». Sous l’effet du changement climatique, les phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes deviennent plus fréquents et plus intenses dans de nombreuses régions du monde. Nous sommes plus nombreux que jamais à être exposés aux multiples dangers qui en découlent, ces derniers évoluant aussi en raison de la croissance démographique, de l’urbanisation et de la dégradation de l’environnement. Il ne suffit plus de savoir Ce que le temps sera. En donnant des indications sur Ce que va faire le temps, les prévisions axées sur les impacts contribuent de manière significative à sauver des vies et à protéger les moyens de subsistance des populations. Malheureusement, très peu de personnes profitent, jusqu’à nos jours, des systèmes d’alerte précoce dans notre pays. Il est donc essentiel de renforcer la coordination entre les Services météorologiques et hydrologiques nationaux, les structures chargées de la gestion des catastrophes pour améliorer la prévention, la préparation et la réponse aux catastrophes. La pandémie de Covid-19 a complexifié les défis auxquels la société est confrontée et a affaibli les mécanismes d’adaptation. Elle a également mis en évidence que, dans notre monde interconnecté, nous devons adopter une approche véritablement multirisque et transfrontalière pour progresser vers les objectifs mondiaux en matière d’action climatique, de réduction des risques de catastrophe et de développement durable. Une bonne préparation et la capacité à intervenir au bon moment et au bon endroit peuvent dès à présent sauver de nombreuses vies et protéger les moyens de subsistance des populations partout dans le monde. C’est pour toutes ces raisons qu’une grande majorité des plans d’adaptation au changement climatique mettent en avant les systèmes d’alerte précoce, notamment dans les pays en développement comme le Bénin. - Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! Pour accompagner davantage les efforts du gouvernement, l’Agence nationale de la météorologie fournit de plus en plus des services d’alerte précoce sur les risques hydrométéorologiques, comme les orages, les fortes pluies, les vents violents, les vagues de chaleur, la poussière etc. En dépit de ces efforts, une bonne partie de la population n’est toujours pas couverte par des systèmes d’alerte précoce. La diffusion et la communication de ces alertes sont en outre trop peu étendues pour atteindre toute la population notamment, les localités les plus vulnérables. Il urge d’optimiser les interventions d’urgence en cas de phénomène à fort impact à travers l’application et la mise en œuvre des différents plans de contingence et du mode opératoire normalisé en cas de catastrophe. - Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! Le défi du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes est une réalité. Aussi, Météo-Bénin œuvre-t-elle à le relever de concert avec ses partenaires à savoir la direction générale de l’Eau, l’Agence nationale de la protection civile, le secteur privé, le monde universitaire et les utilisateurs afin de garantir la précision, la rapidité, l’accessibilité et l’utilité des prévisions n Vive la Journée météorologique mondiale ! Vive l’Organisation météorologique mondiale ! Vive la météorologie au service du développement ! Vive le Bénin ! Je vous remercie ! Environnement 25 mars 2022


Forêt classée de Parakou : Un périmètre réduit de 430 à 195 ha
Il a été célébré, lundi 21 mars dernier, la Journée internationale des forêts édition 2022. Placé sous le thème « Les forêts : une production et une consommation durable », l’évènement n’est pas passé inaperçu à Parakou dont la forêt subit des revers. Alerte ! il faut sauver ce qui reste aujourd’hui de la forêt classée de Parakou. La célébration de l’édition 2022 de la Journée internationale des forêts, lundi 21 mars dernier, a été l’occasion pour sensibiliser les populations de cette ville, à l’importance et au rôle des forêts dans la préservation de la biodiversité, leurs avantages écologiques, économiques, socio-culturels, sanitaires et scientifiques, ainsi que les mesures pour les protéger. Leur attention a également été attirée, informe le chef service de la promotion des ressources, reboisements et aménagements des forêts à l’Inspection forestière du Borgou, capitaine Emmanuel Salifou, sur la nécessité de leur gestion durable pour le bien-être des générations actuelle et futures. Mais au-delà de cette célébration, c’est la forêt classée de Parakou qui est menacée de disparition. Chaque jour, elle voit sa superficie réduite. En effet, la forêt de Parakou fait partie des sept périmètres de reboisement identifiés sur le plan national. C’est depuis le 21 avril 1949 qu’elle a été classée par le colonisateur français. Sa superficie avoisinait alors 430 ha. Considérée comme le poumon vert de la ville, elle joue un rôle important dans la protection de son environnement et la qualité de l’air ambiante. « Une forêt, un périmètre de reboisement ou une formation forestière à l’intérieur d’une ville comme celle de Parakou, joue un rôle capital et vital. Par rapport aux nombreuses activités qu’exercent ses populations, il y a beaucoup de pollution qui exige, pour voir leurs effets être atténués, la libération d’une quantité d’oxygène », a expliqué le capitaine Emmanuel Salifou. «A Parakou, c’est ce périmètre qui joue ce rôle de recyclage et permet aux populations de mieux respirer», poursuit-il. Malheureusement, avec la pression anthropique due à la poussée démographique, cette forêt a vu sa superficie réduite. Elle fait désormais moins de 195 ha. Selon le capitaine Emmanuel Salifou, il y a plusieurs facteurs qui impactent négativement l’état des forêts au Bénin. Celle de Parakou n’y a pas échappé. « Aujourd’hui, nos forêts, que ce soit les domaines protégés comme les forêts classées, sont prises d’assaut par les agriculteurs à la recherche de terres fertiles. Ce qui fait qu’une bonne partie de notre couvert végétal disparait. A voir le phénomène galopant de la démographie, tout ça a un impact sur les superficies des forêts. Il y a également la coupe illégale de bois pour la construction des maisons et la réalisation des meubles », fait-il observer. A cette allure, qu’adviendra-t-il de cette forêt, dans quelques années ? Ne finira-t-elle pas par disparaître entièrement ? Pour éviter le pire, il urge donc de parer au plus pressé. Société 24 mars 2022


Promotion et protection des droits de l’homme : La section régionale Atacora de la Cbdh opérationnelle
La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) a ouvert sa section régionale à Natitingou pour le compte de l’Atacora-Donga. Au cours d’une cérémonie, hier mercredi 23 mars, l’Officier des droits de l’homme a été installé. L’Officier des droits de l’homme de la section régionale Atacora de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) a été installé dans ses fonctions au cours d’une cérémonie fort simple, hier mercredi 23 mars. Après les départements de l’Atlantique, du Zou, du Mono, c’est le tour de l’Atacora d’accueillir son officier des droits de l’homme. Waliou Abdou Chitou entre ainsi en fonction pour assurer la promotion et la protection des droits de l’homme au niveau du département de l’Atacora, pour le compte de la Cbdh. Il compte sur l’accompagnement des populations pour réussir sa mission afin que les objectifs fixés par la Cbdh soient atteints. Abdoulaye Affo, secrétaire général de la préfecture de Natitingou, représentant le préfet a exprimé sa joie de voir installer ce démembrement de la commission dans la commune. Pour lui, les droits de l’homme sont fondamentaux et reconnus par toutes les institutions. S’adressant à l’officier, il reconnaît que la tâche est immense, car il a la mission d’aller dans toutes les contrées du département pour faire connaître aux populations leurs droits ainsi que leurs devoirs. « La Commission des droits de l’homme n’est pas connue des populations, nous avons ce défi de la faire connaître à nos populations », confie Abdoulaye Affo. L’ouverture du bureau régional de la Cbdh et l’installation de son officier, selon Dr Mourtada Dèmé, directeur-pays de l’Association du barreau américain (Aba-Roli), participent déjà de cette vision. L’association a décidé d’accompagner la commission dans son initiative de se rapprocher des populations qu’elle a identifiées comme étant ses premières cibles, a indiqué Dr Mourtada Dèmé. « L’inauguration est la continuation d’un partenariat qui a commencé entre la Commission béninoise des droits de l’homme et l’Usaid. J’ai vu le dévouement, l’engagement, la qualité de travail des commissaires et des membres de la commission. Je souhaite que le peuple béninois sache qu’il y a des gens qui croient à l’idéal démocratique dans le pays », informe-t-il. Il faut noter, selon Sidikatou Adamon Houédété, vice-présidente et coordonnatrice des Officiers des droits de l’homme de la Cbdh, que la section régionale est un service déconcentré institué par les textes qui régissent le fonctionnement de l’institution. « Pour réussir votre mission en tant qu’Odh, vous devez développer des qualités d’écoute, d’analyse, de rigueur exceptionnelle et de reddition de comptes », rappelle Sidikatou Adamon selon qui les populations doivent soutenir Waliou Abdou Chitou. Toutes choses qui ne feraient pas défaut, d’après les intervenants. Hervé Gnansounou, président du tribunal de Natitingou, Clément Ayémona, premier adjoint au maire de la commune, et autres personnalités ont rassuré de leur accompagnement dans la réussite de la mission de l’Odh. Société 24 mars 2022


Journée météorologique mondiale : Météo Bénin pour des alertes précoces efficaces
A la célébration de la Journée météorologique mondiale, le 23 mars 2022, Météo Bénin a réaffirmé son engagement en faveur de la réduction des risques de catastrophes. C’est à travers la production d’alertes précoces et sûres. C’est à un engagement renouvelé qu’on a assisté, hier, à la célébration de la Journée météorologique mondiale, dans les locaux de Météo Bénin à Cotonou. L’Agence nationale de la météorologie du Bénin a, à l’occasion, montré sa détermination à fournir des informations hydro- météorologiques et climatologiques de qualité au service de la prévention des catastrophes. « Nous devons œuvrer à lancer des alertes les plus sûres et éviter au maximum les fausses alertes pour ne pas décrédibiliser notre métier et perdre la confiance des populations », a rappelé Félicien Chédé, directeur général de Météo Bénin dans son message. En effet, la Journée météorologique mondiale a été instituée pour célébrer l’entrée en vigueur, le 23 mars 1950, de la Convention portant création de l’Organisation météorologique mondiale (Omm). L’édition 2022 a pour thème : « Alerte précoce et action rapide ». Au Bénin, les alertes précoces sont assurées par un certain nombre de structures dont Météo Bénin et les actions rapides sont mises en œuvre surtout par l’Agence nationale de protection civile (Anpc). Pour sa part, Météo Bénin joue convenablement sa partition, à travers des approches innovantes. « Si l’intérêt des systèmes d’alertes précoces est de diminuer le risque encouru par une population, amoindrir sa vulnérabilité exige que le type de système soit adapté au contexte local. Joindre les connaissances scientifiques ou savoirs locaux peut contribuer à cibler les besoins réels et faciliter la transmission des connaissances pour l’ensemble des acteurs », a martelé Félicien Chédé. Efficience Avec les changements climatiques, les phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes deviennent plus fréquents et plus intenses. Il ne suffit donc plus de savoir quel temps il fera. Les populations ont besoin de plus d’indications sur ce qui va suivre, d’où l’importance des prévisions axées sur les impacts, qui contribuent de manière significative à sauver des vies et à protéger leurs moyens de subsistance. Le directeur général de Météo Bénin a tenu à reconnaître l’appui indéfectible du gouvernement qui a d’ailleurs permis d’œuvrer pour l’insertion dans la loi des finances de 2022 des dispositions qui permettront à l’agence de percevoir des redevances extra-aéronautiques qui, jadis, étaient extrêmement difficiles à mobiliser. « Le président de la République, par cet acte, accorde une importance particulière à la science qui étudie les phénomènes atmosphériques. Je voudrais très respectueusement demander au chef de l’Etat d’aller plus loin en accordant une subvention plus conséquente à Météo Bénin pour lui permettre de bien accomplir sa mission », a-t-il plaidé. Le directeur général de Météo Bénin peut aussi compter sur l’engagement sans faille de l’Association des professionnels de la météorologie au Bénin (Apmeb). Ces derniers, par la voix d’Honoré Dodji Sedo Yovo, ont plaidé pour la modernisation des outils de collecte et l’acquisition d’équipements à la pointe des technologies pour accroître la qualité des services. La célébration a été ponctuée par des communications suivies de débats. Environnement 24 mars 2022


Spéculation autour du prix du ciment : plusieurs dépôts fermés et amendés dans l’Ouémé/Plateau
Une vingtaine de dépôts de ciment faisant de la surenchère ont été fermés et amendés par la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Ouémé/Plateau, à la suite d’une opération commando hier. La direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Ouémé et du Plateau a déclenché une guerre sans merci contre les commerçants véreux qui font de la spéculation sur le prix du ciment sur son territoire. Du coup, une vingtaine de magasins ont été fermés après contrôle. Les fermetures ont eu lieu dans les deux départements, informe le directeur départemental Apollinaire Togbadji. Selon lui, depuis que cette crise qui ne dit pas son nom sévit, il n’est pas resté inactif. Sa direction descend tous les jours sur le terrain pour visiter les dépôts de ciment, vérifier les factures d’achat et les confronter avec les prix de vente affichés. Il fait ce suivi au quotidien depuis le début de cette spéculation contre laquelle il a initié une opération commando. Une opération qui, hier mercredi 23 mars, lui a permis de mettre la main sur un camion chargé de 40 tonnes de ciment appartenant à un promoteur agréé. Ce dernier a détourné, à en croire le directeur départemental, la trajectoire du camion dans un coin très éloigné au niveau du carrefour Agata situé entre Porto-Novo et Adjarra, où il livre la tonne de ciment à 87 000 F Cfa. Interpellé et écouté sur procès-verbal, le promoteur a avoué les faits. Mais, selon Appolinaire Togbadji, les explications fournies par ce dernier ne tiennent pas la route. Il s’agit purement et simplement d’un détournement de camion, soutient-il, pour nourrir un circuit parallèle de vente et spéculer. Face à la situation, la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Ouémé/Plateau a décidé d’arraisonner le produit et d’assister le promoteur dans la vente du ciment à la population mais au prix raisonnable de 80 000 F Cfa la tonne. Appolinaire Togbadji et ses éléments ont suivi l’opération jusqu’à l’épuisement du chargement des 40 tonnes. Les fonds ont été encaissés par le promoteur. Toutefois, il a été convoqué à la direction départementale à Porto-Novo pour être amendé comme tous les autres spéculateurs de son acabit dont les dépôts ont été fermés dans les deux départements. Car, pour le directeur départemental, le prix du ciment n’a pas connu d’augmentation et les usines n’ont pas changé de prix. «Si le prix à l’usine n’a pas évolué, le coût de vente ne saurait véritablement changer», insiste Appolinaire Togbadji. L’Etat, maître du secteur cimentier La spéculation exagérée s’observait sur le terrain depuis plusieurs semaines. Les promoteurs livraient la tonne de ciment à 90 000, 100 000, voire 110 000 F Cfa par endroits dans l’Ouémé/Plateau. Il reconnait que le prix du ciment peut varier à l’intérieur d’un même département en raison du coût de transport d’un endroit à un autre. Et rien ne peut justifier une augmentation vertigineuse allant jusqu’à 110 000 F Cfa sur son territoire. Le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce rassure de la détermination de son institution à veiller au grain pour que la marge ne soit pas exagérée. «Le prix plafond de la tonne du ciment, toutes sociétés et tous frais confondus, ne peut excéder 90 000 F Cfa sur son territoire», martèle Appolinaire Togbadji. Tous les dépôts des commerçants spéculateurs qui se feront épingler seront, sans autre forme de procès, fermés et amendés conformément à la loi portant protection du consommateur, insiste l’autorité en charge du commerce dans l’Ouémé et le Plateau. Ils ne seront autorisés à rouvrir qu’après présentation de la quittance de payement au Trésor public, ajoute-t-il. « Force doit rester à la loi », martèle Appolinaire Togbadji. Actualités 24 mars 2022


Journées Fifa-Mars 2022 : les Ecureuils en regroupement à Antalya
Les Ecureuils du Bénin ont rallié, lundi 21 mars, la ville turque d’Antalya où ils vont affronter le Liberia et le Togo lors des prochaines journées Fifa. Dix-huit joueurs sur les 23 joueurs convoqués par Moussa Latoundji, sélectionneur national par intérim des Ecureuils sont déjà en terre turque et vont s’entrainer pour la deuxième fois cet après-midi. Il s’agit de : Roland Beakou, Guillaume Agbegninou, Olivier Verdon, David Kiki, Cebio Soukou, Sessi D’Almeida, Tosin Ayegun, Saturnin Allagbe, Matteo Ahlinvi, Moïse Adilehou, Meyvn Doremus, Steve Mounie, Junior Olaitan, Jodel Dossou, Anane Tidjani, Yohan Roche, Adénon Khaled et Rodrigue Kossi. Sont attendus en journée, Marcel Dandjinou, Ange Tchibozo et Marcelin Koukpo. Latéral gauche de la sélection nationale, David Kiki se dit prêt à défendre valablement les couleurs nationales lors de ces rencontres. Comme lui, le défenseur central Olivier Verdon se dit heureux de retrouver ses coéquipiers de l’équipe nationale. De sources proches de l’encadrement technique des Ecureuils, l'ancien capitaine des écureuils, Stéphane Sessegnon et l’ancien gardien de but Fabien Farnolle sont présents à ce regroupement en qualité d’accompagnateurs du staff technique. Signalons qu’après le forfait du soudan, le Bénin jouera finalement le Liberia demain, jeudi 24 mars et le Togo le 29 mars à Antalya. Sports 23 mars 2022


Antalya Cup 2022 : Programme de la compétition
Programme de la compétition 24/03/2022 13h 00 Congo - Zambie à Mardan stadium 14 h 00 Togo U23 - Tajikidstan U 23 à Klemlin Center 16h 00 Liberia - Bénin à Mardan stadium 19h 00 Togo-Sierra Leone à Mardan stadium Kuwait U23 - Malawi U23 à Klemlin Center 27/03/2022 16 h 00 Liberia - Sierra -Leone à Mardan stadium 28/03/2022 16 h 00 Togo U23 - Malawi U23 à Mardan stadium 29 /03/2022 13h 00 Libéria - Burundi à Mardan stadium 16h 00 Congo - Sierra Leone à Mardan stadium 19 h 00 Togo - Bénin à Mardan stadium Sports 23 mars 2022


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