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Nouvelles

Méningite de type A : la lutte lancée à travers une campagne de vaccination
La campagne de vaccination au profit des enfants de 1 à 9 ans du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora, de la Donga et des Collines, contre la méningite de type A (Men A), a été lancée, lundi 21 mars dernier à l’Ecole primaire publique Zongo II, à Parakou. Dans ce cadre, des équipes de vaccination sont installées dans tous les centres et formations de santé implantés sur les territoires de ces départements et sillonnent également les quartiers et villages ainsi que les établissements scolaires et les marchés et lieux publics. Du lundi 21 au dimanche 27 mars prochain, les enfants de 1 à 9 ans des départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora, de la Donga et des Collines sont appelés à être vaccinés contre la méningite A. La campagne a été lancée, lundi 21 mars dernier, à l’Ecole primaire publique Zongo II de Parakou par le secrétaire général du ministère de la Santé, Ali Bachabi Imorou. « Environ une personne sur dix atteintes de ce type de méningite en meurt et une sur cinq à des complications graves », alerte le représentant du ministre de la Santé. Il a fait observer que la vaccination qui confère une protection, constitue à ce jour le moyen le plus efficace pour réduire la charge de morbidité due à la maladie et en atténuer les conséquences. La méningite pose, selon la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Djanabou Mahondé, un grand problème de santé publique à l’échelle mondiale. Elle est une maladie très grave dont le taux de létalité est souvent supérieur à 10 % et qui entraîne de graves séquelles chez ses survivants. Au Bénin, la dernière campagne de vaccination contre la méningite 1, rappelle-t-elle, a été organisée en novembre 2012. « Depuis lors, il s’est constitué plusieurs cohortes d’enfants exposés à cette maladie et qui ne seront malheureusement pas rattrapés dans la vaccination», déplore-t-elle. C’est pourquoi, a-t-elle poursuivi, les partenaires techniques et financiers notamment l’Alliance Gavi, l’Oms et l’Unicef accompagnent le gouvernement du Bénin dans l’organisation de la présente mini-campagne contre la méningite 1, la méningocoque 1 dans ses cinq départements les plus exposés. Avant elle, c’est le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé à la cérémonie de lancement, Aristide Roch Sossou, qui a justifié l’organisation de cette campagne. Une campagne historique Pour le directeur départemental de la Santé du Borgou, colonel Ibrahim Mama Cissé, la journée de ce lundi 21 mars retenue pour le lancement de ladite campagne mérite d’être considérée comme historique dans les annales de la santé au Bénin. Cela, en ce sens qu’elle est marquée par l’introduction du vaccin contre la méningite 1 dans le Programme élargi de vaccination du pays. «Depuis 2010, le vaccin Men A a été introduit dans les campagnes de vaccination au niveau des pays de la région de la ceinture méningitique allant du Sénégal à l’Ethiopie, pour vacciner les enfants et les jeunes de 1 à 29 ans », a informé le directeur départemental de la Santé du Borgou. Avec l’utilisation du vaccin Men A en campagne préventive, l’ampleur de la maladie, explique-t-il, a connu une réduction sensible dans la plupart de ces pays, avec une modification du profil bactérien. « Au Bénin, la première campagne préventive au Men A a été conduite en 2012. Et depuis cette campagne de 2012 jusqu’en 2016, seul un cas de méningocoque 1 a été enregistré. Malgré ces résultats, on a noté en 2017, la recrudescence des cas de méningite de type A au Nigeria. De plus, la campagne organisée au Bénin remontant à plus de cinq ans, il s’est constitué plusieurs cohortes d’enfants exposés à la maladie », a-t-il indiqué. Dans le but de contrôler la circulation du germe et conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), rappelle-t-il, le Bénin a donc introduit le vaccin Men A dans son Programme élargi de vaccination (Pev) de routine depuis janvier 2022. Santé 23 mars 2022


Bassins versants de la Pendjari et du Mékrou : un projet lancé pour la restauration des forêts
Le projet « Forests4Future Bénin (F4F)» a été lancé, hier mardi 22 mars à Cotonou en vue, entre autres, du développement de chaînes de valeurs de produits forestiers non ligneux et la restauration des écosystèmes dans les bassins versants de certains cours d’eau au nord du Bénin. L’Allemagne et le Bénin se donnent la main pour la restauration des forêts et paysages productifs boisés dans les bassins versants des cours d’eau supérieurs des rivières Pendjari et Mékrou au Nord du Bénin. C’est à travers le projet « Forests4Future » qui a été officiellement lancé, ce mardi 22 mars, par le Prof. Constant Houndénou, au nom du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. En réalité, le projet global F4F est le fruit de la coopération entre le Bénin et la République fédérale d’Allemagne. Il sera un appui de taille à l’engagement du Bénin à restaurer 500 000 hectares de paysages dégradés d’ici 2030. « L’administration forestière se réjouit de ce nouvel appui de l’ambassade d’Allemagne, car il permettra de renforcer ses capacités techniques et institutionnelles, de restaurer les paysages forestiers et des terres dégradées. Aussi, le projet vise-t-il le développement de chaînes de valeurs de produits forestiers non ligneux. Le F4F est créateur d’emplois et de revenus», a souligné le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, Conservateur principal, Rémi Hêfoumè. Ce projet va s’étendre de janvier 2022 à avril 2024, avec possibilité d’extension en 2026. Il présente de grands enjeux dans un contexte où la dégradation reste une menace au Bénin. Selon les évaluations faites, depuis 1990, près d’un tiers de la surface boisée a disparu. Le taux de déboisement est très élevé, soit 2,5 % par an. Pendant ce temps, les besoins en énergie ligneuse et en surface utile agricole sont croissants. Le contexte du projet et un aperçu de son contenu ont été dévoilés aux acteurs ayant pris part à la cérémonie de lancement. D’un budget de 2 millions d’euros, il sera mis en synergie avec le projet Agir-Eau de la Giz. Katharina Hecht, première Secrétaire chargée de la Coopération à l’ambassade d’Allemagne, est rassurée des perspectives qui se dégagent, surtout à travers l’engagement du Bénin sur d’autres projets pour la restauration des terres, la réhabilitation des forêts et la protection des ressources en eau. Elle a surtout insisté sur la synergie d’actions entre les acteurs. En procédant au lancement du projet, le représentant du ministre a remercié la République fédérale d’Allemagne pour son appui avant de revenir sur les enjeux. « Capitalisées et consolidées durablement, les interventions de F4F contribueront aux efforts du Bénin à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de l’ordre 20,15 % à l’horizon 2030 inscrits dans la Contribution déterminée au niveau national (Cdn). A ce titre, il s’inscrit dans la vision du gouvernement en termes de foresterie et surtout de la restauration des terres dégradées pour l’amélioration de la productivité agricole », a souligné Prof. Constant Houndénou. Le projet Forests4Future fait partie de l’initiative dénommée un seul monde sans faim et est mis en œuvre en Ethiopie, au Madagascar, au Togo, au Bénin, au Cameroun et en Côte d’Ivoire. Environnement 23 mars 2022


Distinction dans la presse béninoise : la quatrième édition de Bénin Media Awards s’annonce
En prélude à la prochaine édition de Bénin Media Awards qui aura lieu, le 6 mai 2022, le groupe Fm Tv Awards a donné, samedi 19 mars dernier, à Cotonou, un point de presse sur les préparatifs de l’événement. Par Mathilde ASSOGBA ( Stag.) Le 6 mai prochain, se tiendra la quatrième édition de Bénin Media Awards. C'est une activité qui consiste à récompenser les plus méritants du secteur de la presse béninoise. En prélude à l'événement, les organisateurs, notamment, le groupe Fm Tv awards, ont face à la presse, samedi dernier à Cotonou, fait le point des préparatifs. « Le groupe Fm Tv awards est conscient du fait que le journalisme au Bénin s’est fortement développé au cours des 20 dernières années avec le lancement de plus en plus d’organes de presse », a déclaré Hospice Houenou de Dravo, président du groupe Fm Tv Awards. Selon lui, comparativement aux trois éditions précédentes, cette quatrième édition connaîtra des innovations dans son organisation. Dans ce cadre, les manifestations se dérouleront en trois phases à savoir les trophées Fm Tv Awards, le prix d’excellence des meilleurs articles d'investigation de la presse écrite et le tournoi de football des médias. « L’objectif visé par le groupe Fm Tv Awards est de contribuer à la culture de l’excellence et de la créativité dans le journalisme béninois, d’encourager les médias privés et publics à lutter contre la désinformation, les fake news et à prendre en compte le professionnalisme, l'éthique et la déontologie dans le traitement de l’information entre autres », a précisé le président du groupe Fm Tv Awards. En ce qui concerne les trophées Fm Tv Awards, seize radiodiffusions et télévisions seront prises en compte dont neuf radios et sept télévisions. Les prix leur seront décernés en fonction de la qualité des prestations des présentateurs lors des émissions. Pour ce qui est de la presse écrite, ne seront primés que les articles d’investigation afin d’inciter les journalistes à aller plus souvent vers ce genre journalistique jugé hasardeux. Deux thèmes sont retenus pour cette quatrième édition. Le premier est intitulé ''Covid-19 au Bénin, entre restrictions et respect des droits de l’homme''. Le deuxième thème est : ''Justice et terrorisme au Bénin''. Un prix sera également décerné aux acteurs de la presse en ligne. Le concours est ouvert à tous les journalistes sur l’ensemble du territoire national sans distinction à condition que l’organe de presse d'où il provient soit reconnu par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Par ailleurs, des votes seront émis par le public pour choisir le candidat de leur choix dans chaque catégorie sous la supervision d’un cabinet informatique compétent? Société 23 mars 2022


Lancement de l’incubateur des femmes « Game changer » : une rencontre pour révéler les potentialités de la femme
Samedi 2 avril prochain, aura lieu, à Cotonou, le lancement officiel de l’incubateur des femmes « Game changer ». Cette initiative qui est à sa première édition permettra à la gent féminine de découvrir ses qualités et potentialités et le rôle essentiel qu’elle peut jouer pour surmonter les grands défis auxquels elle est confrontée. Les femmes du Bénin ont toutes les chances de révéler leurs potentialités à la face du monde. Elles peuvent désormais compter sur la rencontre « Game changer » prévue pour le samedi 2 avril prochain. Il s’agit d’une rencontre entre femmes leaders. Le but visé est d’amener la gent féminine à un changement de paradigme. Nadine Hagen, promotrice de l’évènement, explique que la femme est leader de sa vis et de celle de ses enfants et de son foyer. « Je t’invite ,femme qui vit à Cotonou, à la première rencontre de femmes ‘’Game changer’’ », exhorte-t-elle. Elle souligne que, pendant longtemps, la femme a toujours pensé qu’il y aura un sauveur qui viendra à son secours et lorsqu’elle voit quelqu’un, elle se dit que cette personne est la clé de son bonheur, ce qui, selon elle, est faux. Nadine Hagen note que la clé du succès de la femme est elle-même. Cela dépend, à l’en croire, de ce que la femme, elle-même, rêve de devenir. «Si elle rêve de tomber amoureuse, avoir une maison, des enfants et être libre des dettes morales et physiques, cela ne dépend que d’elle-même», ajoute-t-elle. La promotrice de l’évènement martèle que Femme «Game changer » est un groupe qui aidera les femmes à définir leur vie et leurs objectifs. « Femme Game changer sera un groupe où les femmes viendront ensemble pour mastermind, c’est-à-dire agir sur l’intelligence collective, ce qui n’existe pas. Les gens ne s’asseyent pas pour faire l’intelligence collective parce que nous sommes des individualistes et des conformistes », fait-elle savoir. Outre cette rencontre, une foire expo se tiendra également du 9 au 10 avril à Cotonou afin de découvrir et de déguster l’art culinaire local. Société 23 mars 2022


Assemblée nationale : le gouvernement interpellé par deux questions orales avec débat
La couverture non intégrale du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile et la qualité des travaux de certaines voies  à Parakou ont fait l’objet de deux questions orales avec débat pour lesquelles le gouvernement est attendu bientôt au Parlement pour y répondre. La première session ordinaire de l’année 2022 de l’Assemblée nationale qui s’ouvre en avril prochain va enrégistrer les éléments de réponses du gouvernement à deux questions orales avec débat. Lesquelles ont trait à la couverture non intégrale du territoire national par les réseaux Gsm et la qualité des travaux de certaines voies asphaltées à Parakou, qui laisserait à désirer. Les deux questions orales avec débat s’inscrivent dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale prévu par les dispositions de l’article 106 du Règlement intérieur du Parlement. La première est signée des députés Rachidi Gbadamassi, Barthélemy Kassa, Nathanaël Sokpoèkpè, Sina Bio Gounou et Domitien Nouémou. Ils ont décidé d’interpeller le gouvernement sur les raisons pour lesquelles les opérateurs Gsm ne couvrent pas le territoire national, ceci au mépris de leurs cahiers de charges qui exigent une couverture intégrale de tout le pays. Les initiateurs de la question orale avec débat veulent également savoir le rôle que joue dans ce sens l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste (Arcep) en charge du secteur. L’indignation des députés signataires du document fait suite à la mission d’information et de sensibilisation qu’a effectuée courant janvier et février derniers une délégation de parlementaires béninois membres de la Commission des relations extérieures, de la coopération au développement, de la défense et de la sécurité dans certaines localités du Nord-Bénin où des terroristes sèment la terreur au sein des paisibles populations. Selon eux, l'une des difficultés majeures évoquées par les forces de défense et de sécurité engagées au front pour lutter contre lesdits terroristes est le manque de couverture de réseaux Gsm dans certaines zones de la partie septentrionale du Bénin. Surtout au niveau des villages des départements du Borgou et de l'Alibori frontaliers du Niger, du Burkina Faso et du Nigeria ainsi que des localités de l'Atacora frontalières du Burkina Faso et dans la zone des Parcs W et de la Pendjari. Plénière attendue Les députés notent que cette insuffisance de la couverture de ces régions, en proie à l’extrémisme violent, crée des dysfonctionnements caractérisés dans le dispositif sécuritaire mis en place pour permettre aux forces de défense et de l’ordre au front de faire face efficacement aux menaces terroristes. La délégation parlementaire aurait aussi vécu la même situation de manque de réseau de communication sur le terrain. Quant à la question orale avec débat relative aux travaux d’asphaltage à Parakou, elle émane du député Rachidi Gbadamassi. L’élu de la 8e circonscription électorale veut entendre le gouvernement s’expliquer sur la qualité de l’ouvrage livré par l’entreprise ayant réalisé les travaux de la nouvelle voie asphaltée quittant le marché Zongo et longeant la Place Idi pour le carrefour Amawignan. Selon lui, une inondation sérieuse aurait été constatée sur cette voie juste après une pluie qui s’est dernièrement abattue sur la ville. Ce qui aurait créé beaucoup de désagréments aux usagers et riverains de cette voie dont la difficulté de circulation des piétons et engins à deux ou quatre roues et la baisse des activités économiques. « Ces désagréments ne sauraient être en phase avec le contexte et les objectifs du Projet asphaltage dont la mise en œuvre a nécessité la mobilisation et le déboursement d’importants fonds », s’insurge Rachidi Gbadamassi. Il voudrait, notamment, savoir si les études de sols ont été bien faites en amont avant le démarrage des travaux et si les canalisations d’eau ont été bien réalisées. De même, il voudrait savoir si le contrôle a posteriori a été bien fait par des experts avant la réception de l’infrastructure et les dispositions que prévoit de prendre le gouvernement pour pallier en urgence ce dysfonctionnement afin de soulager les peines des usagers et riverains de cette voie. Le gouvernement est donc invité à fournir à la Représentation nationale des éléments de réponse dès que les deux dossiers seront programmés pour être débattus en plénière. Actualités 23 mars 2022


Police béninoise : Soumaïla Yaya déplore des déviances et met en garde
Des agents de la Police républicaine se laissent aller à des comportements peu orthodoxes. L’information est remontée jusqu’au directeur général de la Police, Soumaïla Yaya, qui a tapé du poing sur la table à travers une note de service en date du 18 mars 2022. Retard et absence non justifiée, tenue non correcte sur le lieu de travail et aux heures de service. Aussi, des fonctionnaires de Police transforment leur lieu de travail en dortoir, passent leur temps sur les réseaux sociaux ou utilisent les ordinateurs pour suivre des films pendant les heures de travail, au mépris des tâches qui leur sont confiées. Soumaïla Yaya déplore ces pratiques contraires à l’éthique et à la déontologie, et qui, martèle-t-il, ne sauraient être tolérées plus longtemps, car leurs auteurs s’exposent désormais à des sanctions disciplinaires. Il invite, à cet égard, tous les directeurs techniques, les commandants centraux, les directeurs départementaux, les chefs de service et d’unité à veiller à l’application stricte de la note de service et à prendre leur responsabilité en cas de défaillance.   Estelle VODOUNOU (Stag.) Actualités 22 mars 2022


Afrique : Le Soudan au bord de la crise alimentaire ?
Alors que son économie est déjà mise à mal par les sanctions internationales consécutives à sa situation politique et la baisse de la valeur de sa monnaie locale, le Soudan doit désormais aussi faire face aux conséquences de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Khartoum dépendant de Kiev et de Moscou pour ses importations de blé. C’est tout sauf une bonne nouvelle pour un pays où le prix du pain a déjà été multiplié par dix ces derniers mois. «Le Soudan est dans une position particulièrement vulnérable, car 86 à 87 % de ses importations de blé proviennent de la Russie et de l’Ukraine, il pourrait être confronté aux difficultés d’approvisionnement. Vous devrez probablement vous procurer le blé ailleurs et, par conséquent, tous ceux qui importent du blé de Russie et d’Ukraine, comme le Liban, l’Egypte ou la Jordanie, devront probablement se tourner vers les États-Unis, l’Australie ou l’Europe, et tout le monde joue à la spéculation.», a déclaré David Wright, directeur des opérations de l’organisation caritative Save the Children. A Khartoum, donc, la nouvelle inquiète alors que plus de 14 millions de Soudanais auront besoin d’aide alimentaire cette année selon l’Onu. « Notre travail sera affecté puisque les familles seront dans une position très vulnérable. Lorsque les familles sont sous pression, et particulièrement pendant une longue période, elles ont recours à des stratégies d’adaptation négatives, comme retirer leurs enfants de l’école, leur orientation vers le marché du travail, ou par exemple pour leurs filles, leurs adolescentes, on pourrait assister aux mariages forcés.’’, explique David Wright, Les 3, 3 millions de déplacés du Darfour sont les plus exposés à la crise alimentaire en cours. Mais le pays accueille également plus d’un million de réfugiés qui ont fui les conflits au Sud-Soudan, en Éthiopie, en Erythrée et dans d’autres pays, selon les chiffres des Nations unies. Africanews International 22 mars 2022


Programme de mentorat sur le projet « Plan pour les filles » : 120 mentors pour accompagner les jeunes dans les Collines
Les communes de Dassa, Savalou, Glazoué et Bantè ont accueilli, vendredi 18 mars dernier, le lancement du programme de mentorat sur le projet Plan pour les filles. Désormais des conseillers éducateurs des jeunes filles vulnérables, ces mentors ont été officiellement investis dans leur nouveau rôle au cours des cérémonies organisées simultanément dans ces quatre communes des Collines. Ils sont 38 à Dassa-Zoumè, 38 à Savalou, 26 à Glazoué et 18 à Bantè, soit un total de 120 mentors dont 60 femmes à être investis, vendredi dernier dans les Collines. En effet, le programme de mentorat est mis en œuvre dans 60 villages bénéficiaires qui sont répartis dans ces quatre communes des Collines. Les mentors sont des hommes et femmes identifiés au niveau de leurs villages par les jeunes filles et garçons à raison de deux mentors par village. Leurs choix ont été validés par les conseils villageois. Ils ont bénéficié de plusieurs renforcements des capacités. « Ils ont été formés sur la politique de protection et de sauvegarde des enfants et jeunes de Plan International, la politique de protection des données et le respect de la confidentialité, le genre et l’inclusion, les violences basées sur le genre, l’approche de mentorat communautaire, adaptée aux adolescents et jeunes. Toutes ces formations ont été conduites par les Ong de mise en œuvre, Dedras, Racines et Plan International Bénin. Les mentors ont été également formés sur l’éducation à la santé sexuelle par les personnes ressources de l’Institut national d'ingénierie de formation et de renforcement des capacités des formateurs (Inifrcf) et l’Institut national pour la formation et la recherche en éducation (Infre) », a fait observer Tabitha Damassoh, responsable à Dedras-Ong, lors de la cérémonie de lancement de ce programme à la mairie de Glazoué. Etroites relations entre mentors et "mentorés" Le programme de mentorat sur le projet "Plan pour les filles" est financé par le gouvernement du Canada à travers Affaires mondiales Canada. Il offre aux jeunes de 10 à 24 ans la possibilité d’avoir une ou un ami qui leur sert de guide, à qui ils peuvent parler et avec qui ils ou elles peuvent partager leurs expériences de vie et même des secrets. Grâce à des rencontres régulières, une relation étroite se tisse entre le mentor et la personne "mentorée". De façon générale, ce programme de mentorat exige deux rencontres régulières par mois, d’une durée de 1 à 2 heures, et un engagement sur douze mois. C’est dire que le mentorat est un moyen concret d’encadrement susceptible de favoriser le développement personnel des jeunes à travers le transfert des connaissances et d’expériences de personnes adultes reconnues pour leur savoir-faire. Le mentorat facilitera une meilleure orientation des jeunes filles et garçons dans leur vie sociale et milieu de travail, développera chez ces derniers des attitudes positives et proactives pour qu’ils/elles abordent mieux leur futur. En lançant officiellement ce programme à la mairie de Glazoué, Elsie Sègla, chef projet Plan pour les filles, a rappelé le besoin en informations et conseils sur la santé sexuelle et reproductive, sur les droits et devoirs de l’enfant et sur l’accompagnement dans divers domaines spécifiques. Elsie Sègla est convaincue que ce programme de mentorat sera avantageux autant pour les jeunes filles/garçons en termes d’acquisition de savoir, savoir-être et savoir-faire, en même temps qu’il offrira l’opportunité aux mentors de découvrir de nouveaux aspects dans leur rôle de parents et d’éducateurs et de faire valoir leur leadership. Cependant, avertit-elle, un tel programme a beaucoup d’exigences, en particulier la disponibilité du mentor, la confiance, la confidentialité et le respect mutuel. Cette exigence est reconnue par le porte-parole des mentors, Médard Tchegnonsi, qui prend l’engagement d’honorer la confiance placée en eux. Gilles Houndolo, maire de Glazoué, a donné son onction à ce programme qui prend en charge les jeunes vulnérables de Glazoué et environs qui ont surtout besoin de cette béquille pour tenir droit face aux déviances de la société. Société 22 mars 2022


Trésors royaux et œuvres contemporaines : Les responsables des Unb revisitent l’histoire
L’exposition Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui a accueilli, ce vendredi 19 mars, les hauts responsables des Universités nationales du Bénin (Unb). Ils sont repartis impressionnés par la finesse et l’histoire des œuvres. A la quatrième semaine de son ouverture au public, l’exposition diptyque reçoit les hauts responsables des Universités nationales du Bénin (Unb). Ils ont décidé de sacrifier leur journée du mercredi 19 mars pour une bonne cause : voyager 130 ans en arrière dans l’histoire de l’ancien royaume de Danxômè à travers les 26 trésors royaux restitués. La mobilisation est générale. Aucun membre des équipes dirigeantes des entités des Unb n’a voulu se faire conter l’exposition Art du Bénin. « On dit souvent qu’il vaut mieux voir une fois que d’en entendre parler plusieurs fois. C’est dans ce cadre que les universités publiques du Bénin se sont mobilisées aujourd’hui pour voir les trésors royaux ramenés de la France », souligne Félicien Avléssi, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Comme à l’accoutumée dans cette exposition, la délégation est scindée en plusieurs groupes pour faciliter la visite. Ainsi, les universitaires ont découvert les 26 trésors royaux et leur histoire intrinsèque. Ils sont fiers et admiratifs des œuvres. Joyeux, ils adressent des questions de curiosité aux médiateurs culturels, prennent des photos à n’en point finir. Les blagues et éclats de rires rarement visibles dans les bureaux et amphithéâtres, sont autant de faits qui témoignent de leur état d’âme. « J’avoue que je suis impressionné. Quelqu’un comme moi, né à Abomey, élevé dans le palais royal du roi Akaba et qui connait à peu près l’histoire, j’avoue que je suis impressionné… J’avoue que j’ai un sentiment de fierté…», affirme le recteur de l’Uac au terme de la visite guidée. Mais il n’est pas le seul à être séduit. Bruno Djossa, recteur de l’Université nationale d’agriculture (Una), Joachim Gbénou, recteur de l’Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (Unstim) d’Abomey et Bertrand Sogbossi Bocco, recteur de l’Université de Parakou (Up) et la communauté universitaire présente sont tout aussi impressionnés. « Je suis tellement émerveillé. Ça vaut vraiment la peine d’effectuer le déplacement depuis Porto-Novo pour visiter ces œuvres… », indique Bruno Djossa. « C’est un sentiment de satisfaction qui m’anime parce que ça permet de réécrire l’histoire, la vraie histoire... », assure Joachim Gbénou. « En tant qu’héritier, petit-arrière-fils de l’espace que nous célébrons, vous comprenez l’émotion de nous replonger dans l’histoire, dans cette culture qui est la nôtre en revisitant tout ce que nous avons vu cet après-midi… », lâche Bertrand Sogbossi Bocco. Pour le recteur de l’Uac, ces œuvres entrent encore dans l’histoire et il est important que les jeunes générations se les approprient. Parmi les 26 œuvres, le trône du roi Glèlè est l’objet qui a le plus retenu l’attention de Félicien Avléssi. « C’est naturel, c’est impressionnant. Tout ce qu’on me racontait dans mon enfance, j’ai pu les voir. Ce trône m’a vraiment marqué… », confie-t-il. Les visiteurs du jour ont trouvé l’histoire de ces œuvres tellement vivante, poignante et parlante au point où certains enseignants ont déjà pensé à des sujets d’examen en amphi sur quelques-uns de ces trésors royaux. Par ailleurs, les universitaires félicitent le chef de l’Etat pour son implication personnelle, son courage et sa détermination ayant abouti au rapatriement des 26 œuvres. Ils saluent également les efforts du gouvernement et toute la diplomatie mise en branle afin que ces œuvres reviennent au bercail. Contribution scientifique Quel apport scientifique pour une meilleure compréhension du retour à la source de ces trésors royaux et leur histoire intrinsèque? La question a traversé l’esprit des universitaires, vendredi dernier. « Le président Patrice Talon est passé au concret du retour à la source. Il nous revient, nous universitaires, de mener toutes les réflexions nécessaires à une meilleure compréhension de ce retour à la source », indique le recteur Bertrand Sogbossi Bocco. « Donc, une manière de lui dire merci, c’est de jouer notre partition en termes de réflexions qui vont réunir et chercheurs et acteurs du monde scientifique, culturel et politique pour réfléchir à nouveau et peut-être éclairer les points d’ombre qu’il reste à éclairer », suggère-t-il. Il est à préciser qu’après les trésors royaux, les universitaires ont aussi visité les œuvres d’art contemporain. Là aussi, ils ont loué le génie créateur de l’ensemble des artistes. Après cette visite des équipes rectorales et des chefs d’entités des Unb, suivra le tour des enseignants et étudiants. Les responsables et autres cadres du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique sont annoncés au palais de la Marina pour cette même virée dans l’histoire de l’ancien royaume du Danxômè. Actualités 22 mars 2022


Mise en oeuvre du programme ACMA 2 à Bohicon et Djidja / Le Comité de suivi fait une évaluation des acquis
Les membres du comité de suivi du Programme « Approche communale pour le marché agricole » au Bénin-phase 2 (Acma2),ont tenu leur première session de l’année 2022 les 17 et 18 mars derniers à Bohicon. Une descente de terrain a été effectuée dans ce cadre à Monsourou dans la commune de Djidja et à Bohicon, au siège de la Fupro. Occasion pour les membres du Comité de suivi de constater les effets des interventions du Programme. Les producteurs de Bohicon et de Monsourou à Djidja ont été appuyés par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin à travers le Programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin-phase 2 (Acma 2) en infrastructures marchandes. Ceci, pour augmenter leur capacité de mise en marché des produits agricoles. . A Monsourou, Djidja, il s’agit d’un magasin de stockage de maïs et de soja d’une capacité de 500 tonnes, d’un second magasin de stockage de piment d’une capacité de 250 tonnes, d’une aire de séchage et d’un bloc de toilettes. Des réalisations auxquelles s’ajoutent des équipements pour le fonctionnement, composés entre autres de 100 palettes, deux balances électroniques, deux couseuses, dix bâches, un humidimètre, un groupe électrogène et autres. Le coût de cet investissement est de 98 434 928 F Cfa dont 95 % sur financement du programme Acma2 grâce à l’Ambassade des Pays-Bas et 5 % comme contribution de la mairie. De cette visite, faite d’échanges entre les membres du comité de suivi et les responsables de cette coopérative, il ressort que ce complexe d’infrastructures profite d’une part directement aux six coopératives de producteurs de maïs de Monsourou et indirectement à 27 coopératives de la commune de Djidja et d’autre part aux acteurs du Pôle d’entreprise agricole (Pea) piment de Djidja. La gestion du complexe d’infrastructures est assurée par la Ccpm pour le magasin de maïs et l’Union communale des producteurs (Ucp) de Djidja pour le magasin de piment. Pour une bonne gestion du complexe, il est mis en place un comité multi-acteurs de neuf membres qui sont uniquement des producteurs. Le complexe offre plusieurs types de services dont la vente groupée du piment et le warrantage du maïs, du piment et du soja. La vente groupée du maïs sur les marchés institutionnels notamment au programme Pam et à la société Socia en est un débouché. Expérience exigeante A l’occasion, le président Epiphane Lissa s’est réjoui de l’appui du programme Acma2 grâce à qui un partenariat a été scellé entre sa coopérative et le Pam en 2021 pour une vente de 100 tonnes de maïs. Cette expérience faite de beaucoup d’exigences s’est déroulée avec succès pour le bonheur des acteurs économiques agricoles, pour un chiffre d’affaires d'environ 38 millions F Cfa. Après Monsourou, la délégation a mis le cap sur Bohicon pour visiter l’infrastructure moderne de stockage et de vente de maïs dont la Fédération des Unions des producteurs du Bénin (Fupro) est le gestionnaire bénéficiaire. Accueillie par Charles Gnangassi, directeur exécutif de la Fupro, la délégation a visité le magasin d’une capacité de 1 000 tonnes pour un coût de 264 millions de F Cfa. Selon Charles Gnangassi, il fut un temps où la quantité de maïs mobilisée auprès des organisations paysannes et destinée à desservir des sociétés de la place devenait très importante et dénotait les limites de la Fupro à stocker et à conserver les produits. C’est à ce moment qu’est intervenu l’appui d’Acma2 qui dote la Fupro d’un géant magasin. Une infrastructure qui vient répondre au manque de magasin de stockage auquel les agriculteurs du réseau Fupro étaient confrontés et qui les empêche de faire des ventes groupées sur les marchés rémunérateurs. Le magasin dispose d’un mini-laboratoire équipé de dispositif de contrôle de qualité, d’une aire de séchage, d’un bloc administratif composé de bureaux avec salle d’eau et salle de réunion. A ceci, s’ajoutent des équipements pour son bon fonctionnement. A l’issue des visites, Aimé Tovizounkou, membre du comité de suivi et Clément Edah, représentant de l’Ambassade des Pays-Bas près le Bénin, ont confié à la presse être satisfaits de ce qu’ils ont constaté, que ce soit à Monsourou ou à Bohicon. Notons qu’avant la descente sur les deux sites, les membres du comité de suivi ont eu droit à une présentation des résultats du programme Acma2 de l’année 2021 et de son Plan de travail 2022. Société 21 mars 2022


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