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Nouvelles

Célébration des 80 ans de l’Afd au Bénin : près d’un siècle au service du développement
En prélude à la célébration de ses 80 ans d’actions au Bénin, l’Agence française de développement a organisé, vendredi 18 mars dernier à Cotonou, une exposition rétrospective des projets accompagnés au Bénin suivie du lancement de l’ouvrage « Les passeurs du développement » et d’une conférence-débat sur le thème « Le défi de l’emploi pour la jeunesse béninoise ». L’Agence française de développement (Afd) célèbre ses 80 ans au Bénin. Depuis sa création en décembre 1941, elle a conservé au cœur de sa mission la lutte contre les inégalités et les injustices dans le monde. Vendredi 18 mars dernier, à travers une exposition rétrospective, elle a voulu illustrer les actions qu’elle a financées et accompagnées au Bénin depuis plusieurs décennies mais aussi mettre en lumière, les femmes et les hommes engagés avec lesquels elle œuvre chaque jour pour essayer d’améliorer les conditions de vie des Béninois. «L’exposition nous emmène donc à travers le Bénin, sur le terrain, au plus près de nos projets et à la rencontre de celles et ceux qui en bénéficient. Elle illustre la richesse de la coopération entre le Bénin et l’Agence française de développement, la diversité sectorielle de nos interventions et la pluralité de nos partenaires», a souligné Jérôme Bertrand Hardy, directeur de l’Afd au Bénin, avant d’évoquer les domaines d’intervention de l’Afd. Il met l’accent sur le projet d’accroissement de la productivité des petites exploitations paysannes, intégrant une culture de rente dans le Zou. Selon Jérôme Bertrand Hardy, depuis le début de l’année 1980, la culture cotonnière a connu un développement exceptionnel au Bénin. Grâce à ce projet mis en œuvre de 1984 à 1990 et à l’accompagnement technique et financier de l’Afd, la culture du coton est devenue une garantie de revenus et la mieux pratiquée sur le terrain. L’Afd, a-t-il ajouté, a participé également à la promotion d’une urbanisation durable et résiliente à travers la construction de l’hôtel « Croix du Sud », et la mise en place d’un programme Hydraulique villageoise des zones lacustres. Le directeur de l’Afd au Bénin revient aussi sur le développement des infrastructures de transport durables à travers la construction, entre 1959 et 1963, du port en eau profonde de Cotonou. Un projet ayant pour objet de transformer Cotonou en un important centre de transit du golfe du Bénin et de favoriser le développement des exportations. La construction à partir de 1993 de nouveaux postes de péage-pesage et la mise en place du Programme de redressement à court et moyen termes de l’organisation commune Bénin-Niger des chemins de fer et des transports font partie des réalisations de l’Afd. Au terme de cette exposition, une conférence-débat sur le thème «Le défi de l’emploi pour la jeunesse béninoise » a été animée par des invités de renom. Occasion pour eux de décortiquer le problème du chômage et du sous-emploi des diplômés de l’enseignement supérieur. Société 21 mars 2022


Remise des subventions de l’Etat au mouvement sportif : le gouvernement porte la cagnotte à 1 357 500 000 F Cfa
Etablie comme une tradition depuis quelques années, la remise des subventions aux fédérations sportives, clubs de ligue pro de football, au Comité national olympique sportif béninois (Cnosb) et autres a été effective, vendredi 18 mars dernier à Cotonou. Au cours de cette cérémonie présidée par Oswald Homéky, ministre des Sports, un montant total de 1 357 500 000 F Cfa a été distribué aux bénéficiaires de cet appui destiné au développement des activités sportives. Les fédérations sportives, les clubs de la Ligue pro du Bénin, le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén), le Conseil national des Supporters (Cns) et autres ont reçu, vendredi 18 mars à Cotonou, leurs subventions au titre de l’année 2022. Le montant total de cet appui destiné au financement des activités sportives est passé de 1,153 milliard F Cfa en 2021 à 1 357 500 000 F Cfa en 2022. Ainsi, beaucoup de maillons du mouvement sportif ont vu leurs subventions augmentées. A cette occasion, Bonaventure Codjia, directeur du sport d’élite, se félicite de la mobilisation des acteurs sportifs autour de cette cérémonie qui se tient au lendemain de la levée des restrictions liées au coronavirus. Pour lui, la remise de ces chèques témoigne de la volonté du gouvernement d’aider les athlètes, à travers les fédérations et clubs, à réaliser des prouesses dans les différentes compétitions au plan national et international. « Ce geste témoigne de la vision du gouvernement d’imprimer une nouvelle dynamique au sport dans notre pays », a-t-il déclaré. C’est le lieu pour lui de saluer le président de la République, Patrice Talon, pour avoir créé un environnement propice aux entreprises appelées aux côtés du mouvement sportif national. Aussi, invite-t-il les fédérations, les clubs, les centres de formation et les supporters à la bonne gestion de ces ressources pour continuer à mériter cet appui de l’Etat. Oswald Homéky, ministre des Sports, se réjouit pour sa part d’avoir tenu le pari de l’octroi de ces subventions avant la fin du premier trimestre de l’année. C’est pour lui l’occasion de reconnaître l’ouverture d’esprit des acteurs sportifs qui ont accepté de façon unanime la réforme de la professionnalisation du sport béninois. Le secteur privé à la rescousse A l’en croire, aux niveaux de toutes les fédérations, les choses se sont améliorées ces dernières années. Il se dit heureux de l’accompagnement du secteur privé qui a commencé par faire de plus en plus confiance aux acteurs du mouvement sportif national. Pour lui, fini le temps où les financements et appuis des sponsors et partenaires du secteur privé sont détournés. « Nous devenons de plus en plus crédibles et le secteur privé a enfin confiance en nous», a-t-il fait remarquer avant d’inviter les responsables du mouvement sportif à faire le minimum d’efforts pour amener les entreprises vers eux. « La taxe sur le développement du sport est déjà un acquis mais nous pouvons aller plus loin», a-t-il souhaité. Selon lui, les entreprises ont l’obligation de devenir partenaires, sponsors, propriétaires ou copropriétaires de sociétés sportives ; c’est pourquoi les fédérations doivent faire des démarches pour les inciter davantage. Oswald Homéky est convaincu que le Bénin est sur la bonne voie pour devenir une grande nation sportive. Il va y conduire aussi bien les acteurs sportifs que tout le peuple béninois. « Aucun vaccin, ni médicament n’est plus efficace que le sport. Nous devons tous faire du sport car c’est le meilleur moyen de prévenir les maladies », a-t-il conclu. Sports 21 mars 2022


Animation de la vie politique à Parakou : le mouvement national des jeunes Fcbe créé
Le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a procédé, samedi 19 mars dernier à Parakou, à l’installation du mouvement national de ses jeunes. C’est sous le thème « La jeunesse face aux défis des législatives de 2023 » que la cérémonie, qui a mobilisé les jeunes venus de tous les départements du pays, a été organisée sous la houlette de l’honorable Amadou Issifou. Dans la perspective des législatives de 2023, le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) met ses jeunes en ordre de bataille. Il a procédé à l’installation du bureau de 25 membres de leur mouvement national. Ouverte par le secrétaire exécutif national chargé de la jeunesse, loisirs et sports, Amadou Issifou, l’évènement a eu lieu, samedi 19 mars dernier à Parakou. Il a enregistré la présence d’une délégation du bureau politique national du parti, conduite par le secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè. Tout en déplorant les débauchages en cours actuellement, Amadou Issifou a rappelé le rôle dévolu au creuset porté sur les fonts baptismaux. Dans le cadre des prochaines consultations électorales, les jeunes Fcbe ont été exhortés à se mobiliser afin de battre le rappel de la troupe. Le secrétaire exécutif national chargé de la jeunesse, loirisrs et sports les a invités à convaincre les militants du parti dont les noms ne figurent pas encore sur la Liste électorale informatisée, à profiter de l’opération lancée depuis le lundi 17 mars dernier, pour le faire. Selon Amadou Issifou, la jeunesse constitue une couche non négligeable au sein du parti Fcbe. La mise en place de son mouvement, poursuit-il, traduit la volonté de lui accorder une parcelle de responsabilité. Awali Mohamed Akintola, coordonnateur du mouvement, mesure très bien la portée du travail à abattre. La jeunesse Fcbe, assure-t-il, se positionne pour les législatives de 2023 et les élections générales de 2026, avec le soutien de ses aînés. La création de son mouvement, laisse-t-il entendre, en est une preuve. Au nom de ses pairs, il a pris l’engagement d’aller à la conquête de l’électorat où qu’il se trouve. Sa vision se résume à restaurer la confiance du peuple, élaborer et mettre en œuvre toutes les actions et stratégies pour aller à la conquête du pouvoir. Par ailleurs, le secrétaire exécutif national du parti, Paul Hounkpè et le président d’honneur, Alassane Soumanou Djimba, ont salué l’initiative. Ils ont également prodigué des conseils aux jeunes du parti, pour la réussite de leur mission. Le thème de la rencontre, «La jeunesse face aux défis des législatives de 2023 », leur a été développé par le conseiller communal d’Abomey-Calavi, Alfred Dohou. Il a saisi l’occasion pour outiller la jeunesse Fcbe sur l’importance du militantisme. Le moment est venu, selon lui, d’aider le Bénin à se doter d’un parlement au sein duquel l’Opposition siègera. Face aux échéances à venir, le parti Fcbe n’entend donc pas jouer le faire-valoir. Il compte donc sur sa jeunesse. En témoignent les mots d’exhortation et d’encouragement tenus à son endroit par le secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè et le président d’honneur, Alassane Soumanou Djimba. Actualités 21 mars 2022


Lutte contre les hépatites au Bénin : le Parlement loue les mérites de Feu Romuald Djivoessoun
L’Assemblée nationale reconnait les efforts de Feu Romuald Djivoèssoun, précédemment directeur exécutif de l’Ong Autre Vie et secrétaire permanent de l’Alliance béninoise des Osc contre les hépatites (Aboschvi), dans le domaine de la lutte contre les hépatites. Décédé le 11 février dernier, l’illustre disparu a eu droit, samedi 19 mars dernier, au siège de son Ong à Akpro-Missérété, à une cérémonie d’hommage à la hauteur de son engagement à la lutte contre les hépatites au Bénin et au-delà des frontières. Occasion pour le coordonnateur du Réseau des parlementaires pour l’élimination des hépatites, le député Patrice Nobimé Agbodranfo, représentant le président de l’Assemblée nationale, de revenir sur le combat de Feu Romuald Djivoèssoun. Et de témoigner à titre posthume tout le soutien de l’institution parlementaire à sa famille. «..Nous devons renouveler les hommages de la nation à Feu Romuald Djivoèssoun, l’homme aux espoirs multiples. Il est un patriote », a souligné le député. «Tes luttes sont inoubliables. Tes actions ont permis de réduire le taux de mortalité liée à l’hépatite. Tu habites dans la mémoire collective. Tu laisses un vide immense derrière toi. Tu as été toujours positif. Nous te pleurons à jamais car tu n’as pas vécu inutilement....», a poursuivi Patrice Nobimè Agbodranfo. Pour sa part, le directeur par intérim de l’Ong Autre vie, Foch Wèkè, a retracé la genèse du combat de l’illustre disparu contre les hépatites virales au Bénin et en Afrique francophone. Pour lui, Feu Romuald Djivoessoun a porté ce combat au-delà du Bénin avec d’abord la création de l’Alliance béninoise des Osc contre les hépatites, une structure faîtière de lutte contre ces maladies qui tuent en silence et ensuite l’Alliance Afrique francophone contre les hépatites dont il est jusqu’à sa mort le coordonnateur. « Le départ de Romuald Djivoèssoun laisse un grand vide », a regretté Foch Wèkè. Les mêmes efforts ont été vantés par tous les autres acteurs de la lutte contre les hépatites présents. Tous ont été unanimes pour reconnaitre les mérites de l’ex-directeur exécutif de l’Ong Autre vie: un grand combattant. Pour eux, grâce à Romuald Djivossoun, le Bénin a connu des avancées notables dans la lutte contre les hépatites avec la création du Programme national de lutte contre les hépatites par le gouvernement, sans oublier l’engagement des députés à travers la création de leur réseau. Autant d’œuvres laissées par le défunt qui font dire à tous que Romuald Djivoessoun n’est pas mort. «Seul le silence est grand en de pareilles circonstances», note Dr Nicolas Kodjo, un compagnon de chemin de Feu Romuald Djivoessoun dans la lutte contre les hépatites. Ce dernier a renouvelé ses remerciements à toute la Représentation nationale pour le rôle déterminant qu’elle a joué dans ce qu’est devenue aujourd’hui au Bénin la lutte contre les hépatites. Actualités 21 mars 2022


7e édition du tournoi Ping Docteurs : belle entame de saison pour Adou Amir et Ziadath Akadiri
La Fédération béninoise de Tennis de table a lancé sa saison 2021-2022, samedi 19 mars dernier, avec la 7e édition du tournoi Ping Docteur, au Temple du Son dans la commune d’Abomey-Calavi. Au terme de la compétition, Adou Amir a conservé son titre chez les hommes tandis que chez les jeunes filles, Ziadath Akadiri a réussi à détrôner Laurette Goussikindé. Les pongistes Adou Amir chez les garçons et Ziadath Akadiri chez les femmes, sont les grands gagnants de la 7e édition du tournoi de tennis de table Ping Docteurs qui s’est déroulé, samedi 19 mars dernier, au Temple du Son dans la commune d’Abomey-Calavi. A l’issue de ce tournoi qui marque le lancement de la saison, chez les garçons, vainqueur de Fred Amadji par le score de 3 sets à 0, Adou Amir conserve son titre tandis que chez les filles, battue par Ziadath Akadiri par 3 sets à 0 (11/03; 11/07; 11/07), Laurette Goussikindé a perdu sa couronne. Indétrônable, Adou Amir a reconnu toutefois le mérite de ses adversaires. Il se dit engagé à améliorer ses résultats pour aller loin sur le plan africain. Au regard des performances des pongistes, Ferdinand Sounou, président de la Fbtt, est satisfait du niveau technique de cette compétition qui lance la saison sportive. Il a félicité les athlètes qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu. « A chaque édition, nous notons que la concurrence est de plus en plus rude. Pour preuve, les affiches des deux finales n’ont pas été celles de l’édition dernière», a-t-il déclaré. Il salue la participation massive des clubs à cette compétition statutaire de la Fédération béninoise de Tennis de Table (Fbtt) qui se tient à la fin de chaque trimestre. Selon lui, ce tournoi est organisé pour préparer les pongistes U21 à changer de cap. « A travers ce tournoi, les pongistes qui se donnent au travail vont devenir de grands joueurs dans leur catégorie », a-t-il déclaré. Il annonce une année très animée au niveau de la Fbtt avec la participation des équipes béninoises à plusieurs compétitions sur le plan international. Sports 21 mars 2022


Santé sexuelle et reproductive/Vbg : Médecins du monde Suisse à cœur ouvert avec les parents
Les problématiques de la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les violences basées sur le genre préoccupent Médecins du monde Suisse et l’Unfpa qui ont organisé, ce jeudi 17 mars, au Ceg Ahossougbéta, à Abomey-Calavi, une séance de dialogue parents-adolescents à ce propos. L’initiative était fortement attendue. Un Bénin exempt de violences, où les filles et les adolescents achèvent leur cursus scolaire sans viol, ni agression sexuelle. C’est le rêve ardent de Médecins du monde Suisse (MdM) Bénin. Il s’y investit à travers différentes initiatives dont des séances de dialogue parents-enfants sur les droits de santé sexuelle et reproductive (Ssr) et la lutte contre les violences basées sur le genre (Vbg). Ce jeudi, il est allé au contact des réalités du Collège d’enseignement général d’Ahossougbéta à Abomey-Calavi. Dans cette localité, la question de la sexualité est une préoccupation majeure. Plusieurs enfants et jeunes tombent dans les travers par mimétisme ou par manque d’éducation. « Nos filles manquent suffisamment d’éducation et d’informations sur la sexualité. Elles se livrent à toutes sortes de dérives sexuelles dans l’établissement. Si le dialogue parents-enfants était instauré plus tôt, le phénomène serait mieux maîtrisé dans notre localité. Nous remercions MdM pour la qualité des enseignements qu’il nous a donné ce jour », apprécie Dossou Brice Sogbadji, président du bureau de l’Association des parents d’élèves dudit collège. L’absence répétée des parents à la maison, les conflits entre parents, la consommation des ‘’télénovélas’’, l’utilisation abusive des réseaux sociaux par les enfants, le manque de communication parents-enfants sont, entre autres, les causes qui exacerbent les Vbg et encouragent les prises de risque chez les enfants sur le plan sexuel. MdM veut changer la donne en y associant les parents. Les échanges de ce jeudi visent notamment à montrer aux parents et éducateurs, l’importance du dialogue parents-enfants sur la Ssr en leur donnant les clés pour y arriver. Les parents, quant à eux, savent désormais qu’ils doivent avoir une oreille attentive pour les enfants, leur inculquer les valeurs socioculturelles et les règles d’hygiène dès le bas âge, contrôler leurs tenues vestimentaires, leur donner la réponse juste quel que soit leur âge, aborder la question de la sexualité avec eux, s’appuyer sur des exemples de réussite…. Suffisamment aguerris Les participants sont sortis de la séance émerveillés. « Cette formation vient à point nommé, parce que nous en avons tellement besoin pour sensibiliser nos enfants sur la Ssr. Les enseignements et conseils que nous avons reçus nous permettront de prendre le phénomène à bras le corps à Ahossougbéta », promet Dossou Brice Sogbadji. Si la démarche de MdM et de l’Unfpa n’était pas portée vers le Ceg Ahossougbéta, Philomène Zama Azifan, cantinière dans l’établissement ferait tout pour qu’il en soit ainsi. Elle est un témoin oculaire de la dépravation et des comportements déviants des élèves. « Je ne pouvais mieux souhaiter en ce jour. De ma position, je vois et j’entends beaucoup de choses par rapport à la sexualité des enfants. Le phénomène est criant dans les rangs de filles. Elles nous narguent même lorsqu’on tente d’aborder le sujet avec elles. A partir de cet instant, nous sommes suffisamment aguerris pour mieux jouer notre partition en tant que parents », promet-elle. Le choix de Calavi n’est pas anodin. La commune s’illustre par des cas de viol sur mineures. En 2021, on a dénombré soixante cas au Bénin dont vingt-six dans cette commune seule. Julienne Agbali, point focal santé de la mairie d’Abomey-Calavi, confirme cette malheureuse réalité. « Notre commune connait la recrudescence des cas de viol. Ahossougbéta bat le record en la matière. Si rien n’est fait, les conséquences pourront être dramatiques sur plusieurs d’autres enfants », alerte-t-elle en saluant l’initiative de MdM et de l’Unfpa. Les questions de Ssr et des Vbg ne sont pas étrangères à Edwige Guèdègbé, chef du centre de promotion sociale de la localité. Son centre y travaille résolument aux côtés de MdM et de l’Unfpa. Elle promet de redoubler d’ardeur avec le concours de ses collaborateurs et d’étendre les efforts à d’autres cibles. En attendant, les parents sont acquis à la cause de MdM et de l’Unfpa. Ils ont pris l’engagement de sensibiliser leurs pairs à l’importance et la conduite du dialogue parents-enfants sur la Ssr. On peut se réjouir que les initiateurs ne se soient pas trompés de cible. L’engagement des parents se mesurera à l’aune des avancées significatives par rapport à la Ssr et la lutte contre les Vbg, à Ahossougbéta dans les prochains jours. Société 18 mars 2022


Sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin : Des acteurs en conclave pour des systèmes plus durables
Les systèmes alimentaires béninois sont menacés à l’image de ceux de plusieurs pays du monde, et méritent d’être repensés pour une transition vers des systèmes plus efficaces, inclusifs, résilients et durables. A la faveur d’un atelier organisé, ce jeudi 17 mars, à Cotonou, des acteurs et experts se sont penchés sur la question. Le passage à des systèmes alimentaires sûrs, équitables et durables, constitue de nos jours un grand enjeu. Le Bénin s’engage dans cette voie, avec l’appui de l’Union européenne (Ue), de l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). L’idée est de rendre ses systèmes alimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables. En effet, l’analyse du « cadre harmonisé » réalisé au début de ce mois de mars 2022 montre que 809 000 personnes seront en insécurité alimentaire d’ici à mai 2022. La situation est tout aussi moins reluisante dans le Sahara, en Afrique de l’Ouest et dans le monde. La raison est toute simple : les systèmes alimentaires actuels des pays sont vulnérables et inégaux. Entre autres, la nécessité de nourrir davantage de personnes accroît la pression sur les ressources productives. Le phénomène est exacerbé par d’autres situations telles que la baisse de la productivité des terres, les pertes post récoltes, les changements climatiques, l’urbanisation croissante, la volatilité des cours des denrées alimentaires. La pandémie de Covid-19 a aussi accentué cette situation et augmenté le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire. Face à cette situation préoccupante, la Fao, l’Ue, le Cirad, le gouvernement béninois et d’autres acteurs ont lancé un processus d’évaluation des systèmes alimentaires au Bénin en vue d’amorcer leur transformation. Catalyser des changements « L’atelier de ce jour (…) permettra non seulement de mener des débats autour des questions de durabilité des systèmes alimentaires au Bénin, mais également de proposer de façon concertée des leviers pour catalyser des changements profonds dans les systèmes alimentaires nationaux actuels… », a déclaré Isaias Angue Obama, représentant résident de la Fao au Bénin, à l’ouverture des travaux de l’atelier. Ces assises ont mobilisé une soixantaine d’acteurs et d’experts en présentiel et une trentaine par visioconférence. Les résultats de l’étude menée sur les systèmes alimentaires au Bénin ont été partagés avec les participants. Ceci, afin « de susciter des contributions, des échanges fructueux permettant de mieux comprendre les enjeux et défis des questions alimentaires et nutritionnelles dans le but de réfléchir ensemble pour proposer des leviers d’atténuation durables », indique Abdoulaye Toko, directeur adjoint de cabinet représentant le ministre de l’Agriculture. Après avoir rappelé la stratégie de l’Ue en termes de transformation des systèmes alimentaires, Ruben Alba Aguilera, chef de Coopération de la délégation de l’Ue au Bénin, fait noter que cet exercice d’évaluation rapide des systèmes alimentaires a déjà été réalisé dans de nombreux pays, et l’atelier devrait permettre de cerner plus précisément les enjeux actuels et futurs des systèmes alimentaires spécifiques au Bénin. « Notre objectif, poursuit-il, c’est que les résultats de vos échanges contribuent à alimenter d’autres débats et orientent des interventions précises pour activer une transformation durable et inclusive des systèmes alimentaires ». Les intervenants disent ne pas douter de la qualité et des profils des acteurs et experts conviés à la rencontre, pour des échanges fructueux qui permettront d’atteindre les résultats poursuivis par l’atelier. Avant de procéder à l’ouverture officielle de la rencontre, le représentant du ministre de l’Agriculture a rassuré les participants d’une part, de l’intérêt particulier que le gouvernement béninois accorde à la recherche de solutions aux problèmes d’insécurité alimentaire et nutritionnelle et d’autre part, de l’engagement du ministre de l’Agriculture à œuvrer à la mise en application des recommandations qui découleront des assises. Société 18 mars 2022


Etat des droits de l’homme au Bénin : La présidente de la Haute cour de Justice reçoit la Cbdh
La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué a reçu, hier mercredi 16 mars, à son cabinet à Porto-Novo, une délégation des membres de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh). Les échanges ont surtout tourné autour du rapport biennal 2020-2021 sur l’état des droits de l’homme au Bénin que la Cbdh a adressé à son institution. La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) poursuit le dialogue avec les institutions de la République destinataires de son rapport annuel sur l’état des droits de l’homme au Bénin. Elle a été reçue, ce mercredi, par la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué avec qui elle a échangé sur les grandes lignes de son document au titre de 2020 et 2021. Pour le président de la Cbdh, Clément Isidore Capo-Chichi, c’est une obligation pour sa commission d’envoyer son rapport aux institutions de la République. Celui de 2020-2021 est intitulé : « Covid 19 : Entre restriction et respect des droits de l’homme au Bénin». Clément Isidore Capo-Chichi a expliqué que ce rapport est axé sur la Covid-19 en raison du fait que la période sous revue a été stressante pour les gouvernants à cause de ce virus qui a amené les Etats à restreindre non seulement les libertés d’aller et de venir des populations mais aussi celles de réunion et d’association. La sensibilité de cette pandémie devrait préoccuper la Cbdh pour qui le respect du droit à la vie est un principe sacro-saint. Sur la question, le président Clément Isidore Capo-Capo félicite le gouvernement béninois pour avoir bien joué sa partition et fait preuve de diligence raisonnable dans la gestion de ce dossier. «Le Bénin s’en est très bien sorti. Il est un des rares Etats qui ont pu bien gérer la situation non seulement dans le respect du droit à la vie mais aussi celui de chacun à être protégé du comportement irresponsable des autres. Ce qui a permis de sauver la vie humaine», apprécie Clément Isidore Capo-Chichi. Le rapport, détaille-t-il, aborde plusieurs autres questions dont les conditions de détention carcérale où la commission a recommandé que les choses se passent dans le respect de la dignité humaine. Le président de la Cbdh se réjouit à cet effet que cette question d’amélioration des conditions de vie carcérale soit inscrite en lettres d’or dans le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Une passerelle de dialogue Il salue également la mesure de grâce présidentielle spéciale prononcée à la fin de l’année 2021 par le président de la République, Patrice Talon. Laquelle mesure devrait contribuer à désengorger un tant soit peu les prisons au Bénin. « C’est l’Etat qui est le socle de la protection des droits humains », a précisé Clément Isidore Capo-Chichi. Selon lui, la Cbdh ne gère qu’une partie des prérogatives que l’Etat a décidé de lui confier à travers une double mission, celle de conseil des pouvoirs publics et également celle de contrôle. A ce titre, la Cbdh joue un rôle de veilleur et d’éveilleur dans le respect de son serment et de ses obligations pour que la promotion et la protection des droits de l’homme soient une chose effective, a expliqué le chef de la délégation. Le président de la Cbdh se réjouit de la qualité des entretiens que sa forte délégation a eus avec la présidente de la Haute cour de Justice. Selon lui, elle a conseillé la commission de poursuivre son travail dans le respect du serment qu’ont prêté ses membres devant la Cour constitutionnelle à laquelle elle appartient, tout en essayant d’être dans une posture d’accompagnement des institutions de République à travers des avis ou des recommandations. « La rencontre a été une séance de dialogue sur les droits humains où nous avons beaucoup appris de la présidente de la Haute cour de Justice mais également de conseils en vue d’établir une passerelle d’échange permanente entre les deux institutions », a expliqué Clément Isidore Capo-Chichi. Actualités 17 mars 2022


Célébration de la Jif 2022 : Les femmes de la Scb Ciment Bouclier remplacent les hommes à l’exploitation (Un concours de dictée a encouragé les meilleurs apprenants)
La gent féminine intervenant à la Société des ciments du Bénin Ciment Bouclier (Scb ciment bouclier) a marqué d’un sceau spécial la célébration de l’édition 2022 de la Journée internationale de la femme (Jif). « La célébration de la Journée internationale de la femme est une opportunité que nous, femmes travaillant au sein de la Scb Ciment Bouclier, saisissons pour nous retrouver autour de plusieurs activités afin non seulement de nous affirmer mais aussi et surtout de rappeler aux responsables, cadres, partenaires, clients et usagers de la Scb Ciment Bouclier, que nous sommes toujours engagées à leurs côtés pour travailler main dans la main avec nos collègues afin que nos prestations puissent toujours leur apporter satisfaction». C’est en ces termes assez évocateurs que la cheffe de file des femmes de la Scb Ciment Bouclier, Rose Badou épouse Dako, a levé un coin de voile sur les motivations qui sous-tendent les activités déroulées dans le cadre de la célébration de l’édition 2022 de la Jif. Le thème retenu pour la célébration de cette année est : ‘’L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable’’. Ce thème cadre avec l’un des Objectifs du développement durable (Odd) en l’occurrence l’Odd 5 qui ambitionne de ‘’Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles’’. Les femmes aux postes des hommes à la Scb Ciment Bouclier Les femmes de la Scb Ciment Bouclier ont démarré la célébration de la Jif 2022 par un aperçu de leurs talents, compétences et performances. En effet, tôt dans la matinée du mardi 8 mars 2022, sous la conduite de Rose Badou épouse Dako, elles ont rejoint leurs postes du jour dans les ateliers d’exploitation de la Scb Ciment Bouclier. Des ateliers de fabrication de boulons et autres à ceux d’ensachage en passant par le chargement du ciment dans les camions, le contrôle du système énergétique, tous les compartiments du processus de fabrication du ciment ont été dirigés par les femmes de la Scb Ciment Bouclier. « C’est important de montrer que nous faisons le travail au même titre que les hommes. De même, cela rassure nos collègues hommes qui savent qu’ils peuvent compter sur nous à tout moment et dans toutes les situations », a expliqué Rose Badou épouse Dako. Quatre apprenants primés au terme d’un concours de dictée Les activités entrant dans le cadre de la célébration de l’édition 2022 de la Jif se sont poursuivies avec les femmes de la Scb Ciment Bouclier dans l’après-midi de la journée du mardi 8 mars 2022, à la salle des fêtes ‘’Le Majestic’’ à Gbégamey à Cotonou, par la distinction des lauréats du jeu-concours de dictée organisé à l’occasion. Quatre apprenants ont été encouragés notamment; de la quatrième à la première place, Johnson Sanctifiée, Agognon Antoinette, Assaba Judith et Johnson Godwin. Celui-ci est le lauréat du premier prix. Il est écolier à l’Epp Charles Guillot de Zongo en classe de Cm2. Assaba Judith, en classe de Cm2 à l’Epp Adogléta est la deuxième. La troisième, Agognon Antoinette est écolière en classe de Cm2 à l’Epp Gbégamey et la quatrième, Johnson Sanctifiée est écolière en classe de Cm2 à l’Ecole urbaine centre à Guinkomey. Le premier prix est constitué d’un vélo Vtt tandis que le deuxième prix est une tablette éducative. Il faut préciser que 60 enfants venant de six établissements d’enseignement primaire ont pris part à ce jeu-concours. Société 17 mars 2022


Elimination des violences faites aux enfants : Un partenariat tripartite pour changer la vie de milliers de victimes
Le Canada, le Bénin et l’Unicef en partenariat pour sonner le glas des violences faites aux enfants, notamment aux filles et adolescentes au Bénin. Ils ont donné le ton ce mercredi 16 mars à Cotonou à travers le lancement d’un projet estimé à dix millions de dollar canadien, soit environ quatre milliards six cent millions de FCfa. L’espoir renait pour les enfants, filles et adolescentes, victimes de violences. L’Unicef, les gouvernements béninois et canadien sont au-devant de la scène pour relever ce défi. A travers le projet « Accélérer l’élimination des violences sexuelles et basées sur le genre faites aux enfants, notamment aux filles et adolescentes au Bénin », ils envisagent une lutte sans merci contre ce phénomène. Les trois partenaires partagent l’aspiration d’un monde exempt de violences, un monde dans lequel chaque fille, chaque adolescente peut vivre une enfance épanouie. « Quand nous savons les impacts socio-économiques de l’éducation pour la jeune fille, son éducation et son développement, pour la communauté et le pays, il va de soi que nous nous mobilisions davantage autour de la question des violences. Nous aspirons à un monde dans lequel aucune de nos filles ne sera soumise à la pression du mariage forcé, ni aux autres formes de violences liées à son genre», assure Djanabou Mahondé, représentante résidente de l’Unicef. Au Bénin, les violences basées sur le genre touchent la majorité des femmes et des filles. Les abus sexuels et les viols éprouvent les victimes. Les statistiques parlent d’elles-mêmes. « 91 % des enfants de 1 à 14 ans ont vécu au moins une forme de violences physiques, une fille sur dix risque d’être l’objet de violences sexuelles et d’attouchements, trois filles sur dix sont mariées avant 18 ans et une fille sur dix est mariée avant l’âge de 15 ans, près de trois mille cas de grossesses scolaires ont été notés en 2018, dévoile François Kampundu, représentant résident adjoint de l’Unicef. Ce projet a vocation à offrir une approche holistique à la lutte contre les violences faites aux filles en rassemblant les acteurs et décideurs de divers horizons afin de créer un environnement familial, communautaire et protecteur et d’offrir un meilleur accès à des services intégrés à la lutte. Impacts La protection des filles est une question d’équité et de justice sociale. Le sujet est au coeur de la politique étrangère du Canada. « Les femmes et les filles représentent plus de la moitié de la société. Les violences qui les touchent dans nos sociétés modernes sont horribles et inconcevables. Les victimes sont aussi nos enfants. Ce projet que nous venons de lancer doit changer la donne. Il nous revient tous d’en faire notre préoccupation», lance Lee-Anne Hermann, ambassadrice du Canada. Cette initiative aura pour résultat ultime, l’exercice accru par les bénéficiaires, de leur droit à la protection contre les Vbg. Il pourra impacter trois cent mille bénéficiaires directes, deux mille garçons et adolescents et mille huit cents enfants adolescents en situation de handicap, quatre-vingt-sept mille parents, enseignants et leaders religieux. Au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, ce projet apporte un grand souffle. « Ce projet sera pour le ministère un appui important dans ses efforts de sensibilisation pour l’égalité du genre », se réjouit Elise Kossouho, secrétaire générale adjointe dudit ministère. Le projet interviendra dans trois départements du nord du Bénin, notamment l’Atacora, le Borgou et l’Alibori sur une durée de six ans. La mobilisation des communautés, notamment des enfants et des jeunes sera au cœur des interventions du projet et permettra à des milliers de jeunes d’amplifier leur voix sur les thématiques qui les préoccupent à travers la plateforme ‘’Ureporter’’ de l’Unicef et du gouvernement béninois. Société 17 mars 2022


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