La Nation Bénin...
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Ouverte le 29 septembre 2016, la deuxième session ordinaire de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a été clôturée, ce mardi 31 janvier par Adam Boni Tessi, président de l’institution de régulation des médias. Durant quatre mois, d’importants dossiers ont été étudiés par les conseillers et diverses activités menées.
La Haac a étudié pendant quatre mois une vingtaine de rapports au cours de sa deuxième session ordinaire au titre de 2016. Au nombre de ceux-ci, Lambert Dogo, deuxième rapporteur de l’institution mentionne le rapport relatif à l’ouverture des dossiers de candidatures pour les propositions à nomination par le chef de l’Etat des responsables de divers organes de presse de service public. Il évoque également le rapport complémentaire au rapport relatif à la demande d’autorisation de cession des droits liés à l’exploitation des fréquences attribuées à la société LC2 Média-SA pour la télévision privée commerciale dénommée la Chaîne-2 (LC2) au profit de la société M+Médias S.A. Les conseillers ont également étudié les rapports relatifs à l’actualisation du plan de formation du personnel de la Haac, au renouvellement des conventions de certaines radiodiffusions sonores. La deuxième session ordinaire s’est intéressée au rapport de la mission relative aux mesures conservatoires prises par le président de la Haac à l’encontre de certains médias, sans oublier le rapport relatif à la deuxième session ordinaire de l’année 2016, de la commission technique chargée de l’étude des demandes de la carte de presse au Bénin. Selon Lambert Dogo, l’étude des différents rapports a abouti à des prises de décisions.
En dehors de ces dossiers, souligne-t-il, la Haac a eu à mener deux activités principales à savoir les journées portes ouvertes de la Haac du 23 au 25 novembre et la 8e Conférence des instances africaines de régulation de la communication (Circaf) tenue du 6 au 8 décembre 2016.
Après la présentation du deuxième rapporteur devant ses collègues conseillers et les responsables des organes de presse de service public et des organisations faîtières des professionnels des médias, le président de la Haac, Adam Boni Tessi, a exprimé sa satisfaction quant au bon déroulement de la session. Il a saisi l’occasion pour s’exprimer sur les mesures conservatoires prises à l’encontre de certains médias. S’il se réjouit qu’elles soient levées pour E-Télé, Eden-TV et radio Soleil FM, il a réaffirmé sa détermination à faire respecter scrupuleusement les textes régissant le secteur des médias.

Deux délégations sont allées s’entretenir dans la soirée du vendredi 13 janvier dernier avec le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) au siège de ladite institution.
L’instance de régulation des médias au Bénin pourrait bénéficier d’une intense coopération et d’une collaboration active d’institutions sœurs de plusieurs pays en relation diplomatique avec le Bénin. Ces préoccupations sont inscrites en bonne place dans le cahier de charges des nouveaux ambassadeurs du Bénin au Koweït, au Nigéria et en Russie. Vendredi dernier, les trois représentants de l’Etat béninois qui font le tour des institutions de la République depuis peu, et qui ne devraient pas tarder à rejoindre leurs nouveaux postes, sont allés échanger avec Adam Boni Tessi, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), en présence d’autres conseillers et responsables de l’institution.
Cette séance aux allures protocolaires n’en est pas une, a nuancé le porte-parole de la délégation, Issifou Moudjaïdou Soumanou, ambassadeur du Bénin près le Koweït en présence de ses pairs Marcelline Adjovi, ambassadeur du Bénin au Nigeria avec résidence à Abuja et René Koto Yérima, ambassadeur du Bénin près la Russie. «Nous donnons un sens profond à cette démarche et c’est pourquoi nous avons tenu à être reçus ensemble», déclare Issifou Moudjaïdou Soumanou. Appréciant toujours ce déplacement qu’il crédite de bonnes intentions et surtout de perspectives heureuses pour la HAAC et pour le pays en général, il expose cette séance comme une aubaine pour prendre également des conseils en vue de la réussite de la mission qui est désormais la leur. Mais c’est surtout sur la coopération entre la HAAC et les institutions dans les pays de leurs girons que misent ces ambassadeurs qui comptent apporter un plus au fonctionnement institutionnel et surtout technique de l’institution par le truchement de la coopération. Une vision à laquelle adhère le président Adam Boni Tessi. Avec quelques-uns de ses conseillers, il a exploré avec ses hôtes les chantiers possibles et des engagements ont été pris de part et d’autre.
Paix et sort des médias suspendus
Avant ces hommes de la diplomatie, la Fondation Malèhossou, éprise de paix et très active pour un Bénin prospère, a échangé avec le président de la HAAC et sa suite. Entre les deux parties, les échanges ont été en faveur d’une paix profonde dans le pays. Depuis dix ans, selon Yacoubou Malèhossou, porte-parole de la délégation, cette fondation s’est employée à cela. Et, faisant le point de ses activités et de la situation du pays en général, il y a quelques jours, elle s’est montrée soucieuse de la situation dans le monde des médias. Le sort des sept organes de presse interdits d’émission depuis plusieurs semaines préoccupe cette fondation dont des responsables au haut niveau, notamment les imams Issa Yessoufou, Moutawakil Boukari Malik et autres, ont tous effectué le déplacement. Au sortir de l’audience, Yacoubou Malèhossou estime que sa délégation a eu avec le président de la HAAC des échanges qui lui ont permis d’en savoir davantage sur l’institution, mais aussi et surtout sur la situation des médias suspendus. La fondation a fait un plaidoyer en leur faveur et promis rencontrer les promoteurs concernés. Elle en a donc profité pour exhorter aux recours pacifiques, à la compréhension et à la patience. «Le bruit ne fait pas du bien», conclut-il.
Actualités 16 janv. 2017

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audiences, vendredi 23 décembre dernier, une délégation du bureau de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque comité national du Bénin conduite par sa présidente Rafiatou Karimou et le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin.
Egrener le chapelet des problèmes de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque - Comité national du Bénin au président de l’Assemblée national. Tel est l’objectif de la visite des responsables de cette fondation présidée par Rafiatou Karimou, vendredi 23 décembre dernier, au président de l’Assemblée nationale. « Nous sommes des éducatrices, nous sommes des enseignantes et nous sommes des citoyennes à part entière. Mais à la différence, c’est que nous sommes toutes à la retraite », a précisé Daguia Akadari, secrétaire exécutive de la fondation au sortir de l’audience de sa délégation avec le président de l’institution parlementaire. Elle a expliqué que cette fondation est composée des premières enseignantes de l’Afrique de l’Ouest dont certaines ont fait l’école fédérale de Rufisque et d’autres l’école normale au Bénin. « Nous sommes des gens libres, disponibles, et prêtes à partager nos expériences avec la jeunesse du Bénin pour que la rupture et le changement que nous prônons puissent être une réalité au Bénin. En réalité, l’audience du vendredi 23 décembre dernier est la deuxième du genre avec le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji avait reçu la délégation le mercredi 16 septembre dernier et avait promis, au nom de l’institution parlementaire, aider cette fondation pour l’atteinte de ses objectifs sur le terrain. « …Le gouvernement ne donne pas de subventions et nous nous débrouillons avec nos pensions, avec les aides que nos enfants qui sont à l’extérieur nous apportent pour faire de la charité, des œuvres sociales pour soutenir notamment les enfants démunis, les malades mentaux hospitalisés », a poursuivi la secrétaire exécutive de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque - Comité national du Bénin. « Mais aujourd’hui force est de constater que nos moyens sont en train de diminuer parce que la demande devient trop forte et il fallait appeler les autorités au secours… », a conclu Daguia Akadiri avant de remercier le président Adrien Houngbédji pour son engagement pour la cause de la fondation.
A la suite de la délégation de Rafiatou Karimou, le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu avec le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin. Kiyofumi Kinoshi est allé faire une visite de courtoisie à Me Adrien Houngbédji pour se présenter à lui et demander ses conseils dans le cadre de la consolidation de la coopération entre le Bénin et le Japon couvrant notamment les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de la pisciculture et de l’autonomisation des femmes.
Actualités 27 déc. 2016

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu, jeudi 17 novembre, à son cabinet, plusieurs personnalités. Diverses préoccupations relatives à l’eau, l’assainissement et l’éducation à la paix, étaient au cœur des échanges.
Des questions de droit à l’eau et à l’assainissement, d’éducation à la paix et aux droits humains en Afrique de l’Ouest, sont entre autres les sujets abordés ce jeudi 17 novembre par le président de la Cour constitutionnelle avec ses différents hôtes. C’est une délégation du Cadre de concertation des acteurs non étatiques du secteur de l’eau et de l’assainissement (Canea) qui a été reçue en premier lieu par Théodore Holo. Elle a entretenu le président de la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement. Une démarche qui entre dans le cadre de la révision de la Constitution béninoise, à travers les réformes politiques et institutionnelles entreprises entre temps. « Le droit à l’eau et à l’assainissement reconnu en Afrique et dans la sous-région, puis au niveau des Etats-Unis pousse ainsi tous les pays africains à insérer ce droit dans leur Constitution » affirme Arnaud Adjagodo, représentant du président du Canea. Ainsi à partir de cette audience, l’action suivante consiste à sensibiliser tous les acteurs clé devant intervenir dans le processus de révision de la Constitution béninoise en vue d’être sensibles à la question d’accès aux droits à l’eau et à l’assainissement qui, selon lui, « sont des droits qui dérivent du droit à la vie et à un environnement sain, notamment le cadre de vie ». Des droits reconnus par la Constitution béninoise en ses articles 15 et 27 et qu’il urge d’améliorer, à en croire Arnaud Adjagodo. Théodore Holo a exhorté à poursuivre l’initiative auprès du Parlement, des partis politiques et du gouvernement afin que les dirigeants aient une oreille et attention particulières sur l’effectivité de la mise en place de ces droits qui constituent une préoccupation majeure.
A la suite des acteurs du Canea, le président de la Cour constitutionnelle a échangé avec le président du Centre universitaire international des droits humains et de la solidarité universelle (Centre Univ). Clément Yargo est allé présenter à l’autorité, les activités d’éducation à la paix, aux droits et devoirs humains en Afrique de l’Ouest réalisés par son centre. Au total, les échanges ont porté sur les sessions de formation entre autres sur la prévention, la gestion des conflits en Afrique de l’ouest avec toutes les couches sociales, en particulier la paix dans les familles, la semaine africaine pour la vie et la famille. Des échanges jugés très utiles et fructueux par Clémént Yargo.
Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu l’abbé Brice Martial Wowo, curé de la paroisse St Jean Eudes d’Atropocodji. Ce dernier n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’audience.

La Cour suprême a officiellement effectué jeudi 27 octobre, sa rentrée au titre de l’année judiciaire 2016-2017. C’était à la faveur d’une audience solennelle qui s’est déroulée dans les locaux de l’institution à Porto-Novo et placée sous le thème : « L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière ». La cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités dont le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le président de la République.
La Cour suprême renoue avec ses activités au titre de l’année judiciaire 2016-2017. Magistrats de siège et du Parquet général ainsi que du greffe ont repris les chemins des prétoires. Le lancement des activités a été effectué jeudi 27 octobre, par le président de l’institution, Ousmane Batoko. C’était à la faveur d’une audience solennelle au cours de laquelle a été débattu le thème retenu pour cette rentrée à savoir: «L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière». Comme le veut la tradition, avant l’allocution du président de la Cour suprême, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Cyrille Djikui, au nom de tous les auxiliaires de justice, a fait ses observations et le procureur général par intérim près la Cour suprême, Nicolas Assogba, ses réquisitions sur le thème retenu. Ils ont tous deux à tour de rôle livré le fruit de leurs réflexions sur ce que leur inspirent « L’indépendance de la justice et son autonomie financière ». Les deux intervenants ont tenté de démontrer le lien étroit entre les deux notions. Ils ont été unanimes que les magistrats en plus de leur indépendance ont besoin d’être autonomes financièrement afin de d’accomplir leur mission en toute impartialité et de résister à toutes sortes de pression. «Car celui qui tient la bourse, tiendra les magistrats les», a observé le bâtonnier Cyrille Djikui. Le procureur général par intérim près la Cour suprême ira plus loin avec des cas illustratifs à l’appui où le pouvoir politique a tenté de manipuler avec des billets de banque en sa faveur certains magistrats. Mais ceux-ci fort heureusement ont résisté et ont fait foirer le projet au nom de leur indépendance morale. Partant de ces exemples précis, Nicolas Assogba requiert que soient opérées des réformes nécessaires pour doter la justice en plus de son indépendance consacrée par la Constitution, d’une autonomie financière. Même si cette autonomie financière sera encadrée pour garantir une bonne gestion des ressources allouées.
Payer le prix de la justice
Très en phase avec ses deux prédécesseurs, le président de la Cour suprême fera remarquer que l’état des lieux du financement du pouvoir judiciaire ne rassure point. Ousmane Batoko se pose un certain nombre de questionnements, notamment ce que représente le budget de la justice dans le budget général de l’Etat et surtout le mécanisme par lequel ce budget est mis à la disposition du secteur de la justice. Or, selon lui, si le juge doit convenablement servir le droit il faut que soient à sa disposition les moyens nécessaires à son action. Il faut donc trouver des mécanismes nécessaires pour donner à la justice les moyens de son indépendance proclamée, insiste Ousmane Batoko. Consciente du défi, informe-t-il, la Cour suprême a réfléchi sur la question. Elle est allée jusqu’à proposer l’adoption d’une loi portant budget du pouvoir judiciaire qui serait distinct, dans la loi de finances, de celui des autres pouvoirs avec affectation de crédit pour chaque juridiction. Lesquelles propositions ont fait l’objet d’un document intitulé « Du renforcement de l’indépendance de la justice et de la responsabilité des magistrats » déjà transmis depuis 2007 au garde des Sceaux, ministre en charge de la Justice, informe Ousmane Batoko. Le président de la Cour suprême caresse l’espoir qu’avec la conjoncture socio-politique actuelle favorable aux réformes politiques et institutionnelles que ce vieux projet sera concrétisé pour le bonheur des animateurs du pouvoir judiciaire et du peuple au nom de qui est rendue la justice. « Un pays n’a et n’aura jamais que la justice dont il accepte de payer le prix…Osons donner à notre justice, les moyens de son indépendance », défend le président de la Cour suprême. Le cri de Ousmane Batoko ne tombera pas dans les oreilles de sourds. Puisqu’il sera assuré par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le chef de l’Etat. Pour ce dernier, le thème de la rentrée judiciaire 2016-2017 appelle à des défis. Il interpelle l’Etat à assurer l’indépendance de la justice mais surtout son autonomie financière. Pascal Irénée Koupaki fera remarquer que le gouvernement de Patrice Talon est bien conscient déjà de l’enjeu. Il énonce les mesures déjà prises et celles qui restent à prendre par l’Exécutif en termes de renforcement de l’effectif des personnels judiciaires et de construction d’infrastructures pour bâtir une justice plus performante et plus autonome financièrement. C’est cette ambition qui a poussé le gouvernement à porter à 23 milliards FCFA le budget du secteur de la justice pour l’année 2017, ce qui correspond à une augmentation de 65% par rapport à 2016, dévoile le ministre d’Etat pour montrer toute la détermination de l’Exécutif à résorber tant soit peu les difficultés de l’appareil judiciaire béninois.
Actualités 28 oct. 2016

Le vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin (Onb), Roger Imorou Garba a promu jeudi 20 octobre, à la présidence de la République, au grade de Commandeur Nguéto Tiraina Yambaye, administrateur du Fonds monétaire international (Fmi) représentant les pays africains dont le Bénin. Une distinction qui vise à lui reconnaître les services rendus au Bénin pendant sa mission au niveau de cette institution internationale.
Un ambassadeur de la cause financière et monétaire, un défenseur des intérêts de l’Afrique et du Bénin en particulier auprès des institutions de Bretton Woods… Ce sont là, autant de qualités pour lesquelles le Tchadien Nguéto Tiraina Yambaye, administrateur du Fonds monétaire international (Fmi) représentant les pays africains dont le Bénin a été reçu dans l’Ordre national du Bénin en présence des ministres d’Etat Pascal Irénée Koupaki et Abdoulaye Bio Tchané et bien d’autres personnalités. Au-delà de ces qualités, c’est aussi le parcours d’économiste chevronné de l’homme qui a été valorisé. Pour le vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin, Roger Imorou Garba, son institution distingue aussi « les actions par lesquelles, le récipiendaire a pu rendre à notre pays des services reconnaissables et appréciés ».
Titulaire d’une Licence en économie et gestion, d’un Master of business administration en économie financière et fiscalité, d’un Doctorat en sciences économiques, d’un certificat de spécialisation en microfinance, d’un autre en programmation et politiques financières et fiscales, d’un Certificat en analyse des problèmes de gestion et planification stratégiques axée sur les stratégies et méthodes de négociations internationales… Il a occupé au niveau de son pays, le Tchad, plusieurs fonctions. Il a été entre autres économiste et assistant de recherche à l’Université de N’Djaména, expert et conseiller technique, conseiller économique, financier et budgétaire du Premier ministre tchadien, coordonnateur de la Cellule économique de la présidence de la République, conseiller technique à la présidence de la République… Mais c’est surtout en sa qualité d’administrateur du Fonds monétaire international, représentant les pays du groupe II dont fait partie le Bénin, qu’il s’est particulièrement mis en évidence.
Autant de valeurs que lui reconnaît le chef de l’Etat en le citant dans l’Ordre national du Bénin pour ses mérites et son leadership. « A chacun de ces postes de responsabilité, vous assurez de façon significative la mission à vous dévolue, ainsi que la promotion et le développement des Etats africains sous votre bannière d’administrateur au Fmi et c’est sans doute ce qui vous a valu la confiance régulière et constante de vos supérieurs hiérarchiques à tous les niveaux », illustre Roger Imorou Garba. Au-delà de la personne de Nguéto Tiraina Yambaye, cette cérémonie, indique le vice-grand chancelier de l’Ordre, « atteste de la solidité des liens qui existent non seulement entre le Fmi et le Bénin, mais plus généralement entre l’Afrique notamment le Groupe II supra évoqué et les institutions de Brettons Woods ».
L’heureux du jour, pour sa part, s’est dit très ému de cet attachement à sa personne. « Je vais porter cette confiance toute ma vie. Je continuerai à travailler pour le Bénin et je me sens Béninois », sourit-il, l’insigne qui fait de lui Commandeur de l’Ordre fièrement et solidement arboré. Avant sa décoration, Nguéto Tiraina Yambaye a été reçu en audience par le président de la République Patrice Talon et en a profité pour lui rendre compte des derniers développements du Fmi relativement au Bénin.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a reçu jeudi 20 octobre à son cabinet à Porto-Novo, le directeur général par intérim de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb), Georges Amlon et le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy.
Le directeur général par intérim de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), Georges Amlon a été la première personnalité reçue en audience jeudi 20 octobre par le médiateur de la République. Il s’agissait d’une visite de courtoisie qui lui a permis d’échanger avec Joseph Gnonlonfoun sur la participation du médiateur de la République à l’animation des grilles des programmes de l’Ortb. Un espace d’antenne télévisuelle est réservé à cet effet à l’institution pour parler de sa mission et de ses activités. Cette innovation, à en croire Georges Amlon, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de l’office qui entend désormais donner la parole à tous ses partenaires, qu’ils soient simples citoyens ou institutions. « Nous voulons faire en sorte que tout le monde puisse venir s’exprimer. Nous sommes convaincus qu’au sein des institutions de la République, nous avons des personnes et des cadres capables de répondre aux interrogations de nos concitoyens. Il est alors préférable qu’ils viennent à l’Ortb apporter des éléments de réponses aux préoccupations recueillies des populations pour les satisfaire », a insisté l’hôte du médiateur de la République. Georges Amlon confie par ailleurs, avoir échangé avec Joseph Gnonlonfoun sur la question du financement pérenne des médias de service public. « Aujourd’hui c’est une grande souffrance pour les médias de service public que d’être financés tel qu’ils le sont. Nous avons besoin aujourd’hui d’une loi sur le financement des médias de service public pour que ceux-ci puissent se mettre entièrement au service des populations en conduisant de grands projets. Ce qui n’est pas possible pour l’instant avec le mode de financement actuel », a souligné Georges Amlon qui s’est réjoui de la qualité des entretiens avec le médiateur de la République. En effet, aux dires du Dg par intérim de l’Ortb, le médiateur de la République en homme pétri d’expériences et surtout fin connaisseur du domaine des médias au Bénin, serait bien conscient des problèmes qu’il a évoqués. Joseph Gnonlonfoun trouve effectivement nécessaire la question du financement par une loi des médias de service public pour les mettre à l’abri de toutes formes de pressions et de manipulations. En tant que médiateur de la République, il a promis de faire le plaidoyer auprès des institutions compétentes pour que l’avènement de cette loi soit une réalité au Bénin.
A la suite du Dg par intérim de l’Ortb, le médiateur de la République s’est entretenu avec le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy. Celui-ci a aussi rendu une visite de courtoisie qu’il a entamée jeudi 20 octobre, pour faire ses civilités aux différents présidents d’institutions de la République. Selon lui, le tête-à-tête avec le médiateur de la République lui a permis de se replonger une fois encore dans sa mission de préfet de département. Joseph Gnonlonfoun a partagé avec lui ses nombreuses expériences issues des différentes fonctions notamment de haut magistrat, d’ancien ministre et de médiateur de la République. Le préfet Joachim Apithy a confié qu’il sort des échanges très enrichi par ses conseils, lesquels lui serviront de boussole pour la réussite de sa mission à la tête de la préfecture de l’Ouémé?

Le président de la République Patrice Talon a eu, mercredi 19 octobre, un entretien avec Dana J. Hyde, présidente directrice générale du Millennium Challenge Corporation (Mcc). Au menu, le second compact de l’institution dont le Bénin est bénéficiaire et qui permettra de résoudre les difficultés énergétiques du pays.
Dana J. Hyde, présidente directrice générale du Millennium challenge corporation, en séjour au Bénin a été reçue en audience, mercredi 19 octobre par le président de la République Patrice Talon. Les échanges entre les deux personnalités ont eu pour point d’ancrage, le second compact du Mcc dont le Bénin est bénéficiaire. Toute chose que Dana J. Hyde considère comme un honneur pour le pays, puisqu’à peine la moitié des bénéficiaires du premier compact ont eu droit à ce privilège, martèle-t-elle. «Je suis très fière du partenariat que nous avons avec le gouvernement béninois et nous sommes dans un partenariat durable où nous avons déjà eu un premier compact qui a tourné autour de l’accès à la justice, du port autonome de Cotonou, l’accès au marché », souligne la présidente directrice générale du millennium Challenge Corporation.
Avec le président Patrice Talon, elle précise avoir eu des échanges concernant le deuxième compact dont « le Bénin va bientôt bénéficier et qui est essentiellement concentré sur le secteur de l’énergie ». Il s’agira, note-elle, de donner un accès accru à l’énergie électrique fiable du Bénin. « Le deuxième compact est encore à ses débuts et vise essentiellement à améliorer l’accès à l’énergie électrique à la population béninoise mais également l’introduction d’autres sources d’énergie notamment le solaire dans certaines zones du pays.Il y a aussi des réformes à réaliser au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique, de l’Autorité de régulation », insiste-t-elle.
Mais si le Bénin a pu être sélectionne pour la phase II du projet, se satisfait la présidente directrice générale du Mcc, c’est surtout en raison de l’engagement dont le pays a fait montre face aux critères qui, précise-t-elle, sont stricts. « C’est pour cela que je suis fière d’être ici », se réjouit-elle aussi.
Dana J. Hyde informe aussi qu’elle a eu « des échanges très fructueux » sur le rôle vital que joue l’énergie électrique avec le président Patrice Talon» qui partage les mêmes préoccupations qu’elle et qui se sent « très heureux » de cet appui du gouvernement américain. Le séjour au Bénin de la présidente directrice générale du Mcc, a-t-elle aussi précisé, s’inscrit dans le cadre d’une visite qui couvre quatre pays pour faire avancer avec l’appui du Mca, le programme du président Obama appelé Power Africa qui permet l’accès à l’énergie pour une grande partie de la population africaine. « Je suis très heureuse du leadership du président de la République du Bénin et de son équipe... Nous avons discuté sur les points concernant le développement du secteur de l’énergie au Bénin et des réformes qui doivent être réalisées afin d’avoir un secteur énergétique sain pour fournir de l’énergie électrique à la population, aux entreprises, hôpitaux et ménages », conclut-elle.
L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Lucy Tamlyn, le coordonnateur national du Millennium Challenge Account, Samuel Batcho, ainsi que les ministres Abdoulaye Bio Tchané, Aurélien Agbénonci, Romuald Wadagni et Jean-Claude Houssou ont pris part à cette audience?

L’importation des marchandises par voie terrestre constitue un créneau de fraude fiscale pour certains opérateurs économiques véreux. A travers la note d’interdiction temporaire de mise à la consommation de certains produits par voie terrestre, la douane vient de taper dans la mare des trafiquants aux bras longs.
«Il est temporairement mis fin à l’importation par voie terrestre de tout chargement homogène des marchandises non communautaires». La note de service du directeur général des Douanes et Droits indirects en date du 17 octobre dernier, sonne comme une énième mesure contre les pertes de recettes induites par la fraude fiscale et la contrebande, entretenues au niveau des frontières terrestres du pays. La raison évoquée par le service des douanes tient du fait que certaines marchandises tierces sont introduites sur le territoire national par les frontières terrestres au mépris de la réglementation douanière en matière de valeur taxable. «Il est fréquent de constater une disparité des valeurs au niveau des différentes unités douanières lors des opérations de mise à la consommation et ceci en fonction des moyens de transport des marchandises (conteneurs, camions ou fourgons)», explique la note de service signée du directeur général des Douanes, Pierre Claver Tossou.
Les failles du TEC !
Les mesures d’interdiction temporaire touchent 15 produits d’importation, en l’occurrence, la farine de blé, les pâtes alimentaires, les huiles végétales, des viandes et abats congelés, le lait, la sardine, les concentrés de tomate, les boissons alcoolisées, les levures alimentaires, les friperies et bonneteries, les chaussures et sacs chinois, les meubles et cuirs, les pneumatiques, le riz et les tissus.
La décision des autorités, bien qu’elle vise une optimisation des recettes douanières en cette période de tassement des recettes de porte, constitue à n’en point douter une mesure d’assainissement des opérations douanières aux frontières terrestres du pays. Il est devenu un secret de polichinelle que les importateurs béninois souvent soucieux de leurs intérêts propres usent des subterfuges pour contourner la législation communautaire en matière de Tarif extérieur commun (TEC). En principe, les dysfonctionnements ne devraient pas exister si tous les pays de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA), voire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l'Ouest (CEDEAO) jouaient le jeu de l’union douanière. Ce qui n’est pas souvent le cas. Lorsque par exemple le port de Lomé contourne le TEC pour attirer le maximum de trafic en direction de la sous-région, il met en difficulté son concurrent du Bénin, le port de Cotonou et crée par ricochet des pertes de recettes importantes pour le Trésor public béninois. La manœuvre est toute simple. L’importateur d’un conteneur de farine de blé, conscient des tarifs préférentiels à Lomé, fait passer ses marchandises en consommation sur le territoire togolais. Une fois stockées au magasin, ces marchandises sont transférées dans des camions ou fourgons pour se retrouver sur le territoire béninois soit par la voie de la contrebande ou par un procédé de minoration de la valeur où l’agent de douane trouve parfois son compte. Le cas de l’huile végétale est plus préoccupant. Il arrive parfois que l’huile importée des pays asiatiques transite par des huileries installées dans un pays voisin. Après avoir subi un changement d’emballage, cette huile est écoulée sur le territoire béninois comme un produit d’origine de l’espace CEDEAO.
Pendant longtemps, les autorités béninoises ont mené une lutte contre ces trafics illicites qui créent non seulement des pertes de recettes mais surtout de la concurrence déloyale aux industries locales. Les industriels ont toujours mené la bataille contre l’importation par voie terrestre sans gain de cause d’autant que les trafiquants constituent pour la plupart des lobbies politico-financiers très déterminés à préserver leur business. Résultat, les mesures d’interdiction dites temporaires font assez souvent long feu. Celle que vient de décider l’administration douanière risque de subir la même suite. Sauf si le vent de la rupture a décidé de sonner la fin du festin.

Cotonou pourrait offrir bientôt, à partir d’un centre qui y sera implanté, des solutions pour aider les pays africains à lutter efficacement contre les changements climatiques. Un projet initié dans ce sens a été discuté mardi 11 octobre entre le président de la République et le directeur de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) au cours d’une audience au palais de la Marina.
Nteranya Sanginga, directeur général de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) basé à Ibadan au Nigeria a été la première personnalité reçue en audience, mardi 11 octobre par le président de la République, Patrice Talon. Les solutions envisageables aux effets néfastes des changements climatiques sur les pays africains ont été largement abordées par les deux hommes. L’IITA, confie son directeur, envisage l’implantation d’un centre international basé à Cotonou pour s’occuper des aspects liés aux changements climatiques. « J’ai été très fier d’avoir rencontré le président de la République et d’avoir échangé avec lui. Il a bien accueilli ce projet et nous a donné sa parole, qu’il pourra soutenir », indique ensuite, satisfait, Nteranya Sanginga.
Ce centre, poursuit-il, va proposer des solutions de recherches pratiques pour pallier certaines catastrophes engendrées par les changements climatiques. « Nous pourrions avec lui faire cette requête auprès de la communauté internationale pour baser le centre à Cotonou au centre de l’IITA qui existe déjà », a-t-il aussi précisé dans sa déclaration au terme de cette audience.
Une délégation du bureau du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (HCBE) conduite par son président Romain da Costa était aussi au cabinet du chef de l’Etat. Avec celle-ci, les contributions de la diaspora béninoise aux projets de développement et surtout aux réformes en cours ont été abordées. « Nous avons exposé au président que le nouveau bureau donne un air de renaissance au HCBE. Depuis 19 ans, notre institution a dormi et la place qui lui était réservée a été laissée à l’abandon. Nous avons présenté nos doléances et nos projets au président et il nous a entendu et manifesté sa satisfaction de voir en nous un bureau qui veut resserrer les rangs avec le gouvernement sur tous les plans notamment politique, économique et social », a déclaré Romain da Costa au terme de la rencontre.
Dans l’imminence, celui-ci sollicite l’accompagnement du gouvernement pour un recensement exhaustif des Béninois de l’extérieur. « Notre première contribution est déjà d’essayer de participer à l’enrôlement des Béninois de l’extérieur. Jusqu’à présent, cela a été très mal fait », souligne également le président du HCBE qui dit avoir expliqué au chef de l’Etat, le bien-fondé d’un tel recensement qui permettra à la diaspora béninoise d’apporter sa contribution à l’essor du pays et surtout de participer aux réformes en cours. Toutes ces préoccupations, se réjouit-il, ont trouvé un écho favorable auprès du président de la République Patrice Talon qui rencontrera sous peu, à Paris, la communauté béninoise pour des échanges?
Actualités 12 oct. 2016
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