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Nouvelles

Ségolène Royal après sa visite au palais de la Marina : « Cette exposition me donne une décharge d’émotions extraordinaires »
Ancienne ministre, ancienne candidate à la présidentielle en France, Ségolène Royal a visité, ce jeudi 10 mars, les 26 trésors royaux et les 106 œuvres d’art contemporain exposés au palais de la Marina. Ce fut pour elle un moment de décharge émotionnelle. Nul ne sort de l’exposition diptyque comme il y est entré. L’histoire, le beau, la créativité et les talents qu’on y découvre, de même que les sensations que l’on ressent, sont d’un autre ordre. L’ancienne ministre française Ségolène Royal, en a fait l’expérience, ce jeudi en début de matinée. « Cette exposition que nous venons de voir me donne une décharge d’émotions extraordinaires…», confie-t-elle après avoir parcouru les trésors royaux et les œuvres d’art contemporain. « Cette articulation entre ces objets du passé et ces objets contemporains, nous rappelle que la création artistique est à la fois ancrée dans la culture et dans l’histoire et en même temps tournée vers le futur grâce à l’imagination des artistes. Et vraiment, on ressent une très vive émotion devant tous ces objets du passé, du présent et du futur parce que c’est la vie qui est dedans. Comme le dit Victor Hugo : il faut vivre poétiquement. Finalement, le Bénin illustre ça bien avant Victor Hugo. Cette transmission a d’ailleurs souvent été imitée par des artistes français, je pense à Picasso qui a beaucoup été inspiré par l’art africain. Donc, on comprend aujourd’hui dans cette visite extraordinaire pourquoi cette inspiration a traversé les siècles», ajoute l’ancienne candidate à l’élection présidentielle française qui apprécie également la qualité des œuvres et le talent des artistes d’hier et d’aujourd’hui. Ségolène Royal est convaincue que la restitution faite par la France, n’est qu’un devoir et espère que d’autres restitutions viendront. « …J’espère qu’il y aura d’autres restitutions. Nous avons là accompli un devoir grâce aux autorités du Bénin et à l’implication du président de la République et du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts… Je suis très touchée, je connais votre engagement, je sais que vous allez obtenir d’autres restitutions et que vous avez des projets magnifiques de développement touristique autour de la culture », affirme-t-elle toute souriante et en se tournant vers le ministre de la Culture, Jean Michel Abimbola. Celui-ci va souligner, dans son intervention, à quel point son hôte du jour est une femme de goût, de culture, qui a fait le déplacement de Cotonou. « C’est pour dire que le Bénin reçoit le monde entier mais en particulier les personnalités importantes qui viennent du monde et de la France avec qui nous sommes en coopération… La France est une et le Bénin est indivisible », déclare le ministre de la Culture qui loue ainsi, entre autres, la coopération muséale fructueuse entre les deux pays. Ségolène Royal a reçu le catalogue des 26 trésors royaux et celui des 106 œuvres contemporaines, puis signé le livre d’or de l’exposition avant de remonter à bord de son véhicule tout heureuse et satisfaite. Actualités 11 mars 2022


Droits des femmes et droits de l'Homme : une même aspiration, selon Joseph Djogbénou
La journée de la femme, c'est la journée de l'Homme, la promotion des droits de la femme, c'est la promotion des droits de l'Homme. Et tous les hommes gagneraient à œuvrer pour la promotion des droits de la femme, car leur réalisation profite à la communauté dans sa plénitude. C'est ce qui ressort, entre autres, de la conférence animée hier jeudi 10 mars par Joseph Djogbenou, président de la Cour constitutionnelle, autour du thème "Droits des femmes et droits de l'homme". « Revendiquer pour la femme ses droits, c'est revendiquer pour soi-même ses propres droits. Admettre la violation des droits de la femme, c'est admettre la violation de ses propres droits, c’est admettre la violation des droits humains ». C’est l’opinion soutenue et défendue par Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, à l’entame des échanges avec le personnel autour du thème: "Droits des femmes et droits de l'homme". Une initiative qui s’est tenue dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme. « Quand on regarde l'assiette des droits, les droits réclamés par les femmes (droit à la liberté, droit au respect de l'intégrité, droit à la participation...) sont aussi les droits recherchés par les hommes. Il n'y a pas une différence de nature de façon intrinsèque entre les droits de la femme et les droits de l'Homme. Les anglo-saxons parlent de Human rights qui s'entend comme les droits de l'humain. Les droits de la femme sont donc les droits humains », fait observer le président Joseph Djogbénou. Pour lui, la satisfaction des droits de la femme ne profite pas seulement aux femmes... Elle profite à l'ensemble de la communauté. Ce n'est donc pas une démarche sentimentale, une démarche de pitié... C'est même une nécessité au sens égoïste pour chacun et tous de revendiquer les droits de la femme. « Car de la satisfaction dans leur complétude des droits de la femme, dépend la satisfaction dans leur complétude des droits de l’Homme. Il y a donc un intérêt pour chacun de faire en sorte que les droits de la femme puissent être réalisés », a soutenu le président de la Cour constitutionnelle. Il apparait selon lui que la journée de la femme est la journée de l'Homme ; promouvoir les droits de la femme, c’est promouvoir les droits de l'Homme. Et tout ce qui est fait en faveur des femmes en termes de réformes et d’actions menées contribue non seulement à leur épanouissement mais surtout au développement de la société entière y compris les hommes. Portant la voix des femmes, la conseillère Cécile de Dravo Zinzindohoué a salué l'initiative du président de la Cour constitutionnelle qui vient situer cette journée dans son essence... Pour la présidente de la Haute Cour de justice, la journée du 8 mars doit être une journée d'intenses réflexions sur le statut de la femme. Une journée utile sinon nécessaire Pourquoi une journée internationale de la femme quand on sait que chaque jour est jour de la femme ? Pourquoi s'arrêter en une journée, se regarder, interpeler, faire le point et prendre de nouvelles résolutions en mettant la femme au cœur de ces résolutions? Joseph Djogbénou répond: «Je pense que ceux qui l'ont instituée ont raison. Je pense que pour des raisons que beaucoup savent ; des raisons relevant dans le monde entier du statut de la femme et des contraintes auxquelles elle est exposée, de ce que l'on peut appeler les déterminismes sociaux et politiques ; il est normal que la communauté internationale se concentre sur la question de la femme ». Mais le président de la Cour constitutionnelle fait deux observations : « J'ai l'impression que l'on prend cette journée du côté où l'on ne devrait pas. Elle a de plus en plus un caractère folklorique, festif, anecdotique. Une journée qui passe et qui s'en va. Une journée qui, quand on regarde de plus près, est considérée comme toute autre journée… La deuxième remarque est que l'on considère cette journée comme la journée de la femme, prise au sens du genre. Et certains arrivent même à penser que l'on devrait instituer la journée de l'homme... Non car la journée de la femme me semble être d'abord la journée de l'Homme ». Pour Joseph Djogbénou, la journée de la femme ne doit pas être célébrée dans une approche sentimentale à l'égard de la femme. Ce n'est pas un instant que l'on décide de fixer pour regarder la femme dans sa situation comme si on devrait avoir à son égard un sentiment de pitié... C’est ce que soutient, à son tour, la présidente de la Haute cour de justice. Elle exhorte les femmes à ne pas se laisser aller aux discours romantiques et galants mais à faire de cette journée, une journée de réflexions, de bilan et de projections sur la base des droits de la femme ; les droits acquis et les droits qui restent à conquérir. Donner aux femmes une meilleure place Les échanges entre le président Joseph Djogbénou et le personnel de la Cour constitutionnelle ont également porté sur l’évolution du statut de la femme. « Ne faut-il pas changer de paradigme et mettre les unités physiologiques qui sont plus nombreuses devant ou tout au moins les mettre côte à côte ! La locomotive irait sans doute plus vite. Il faut prendre l'option stratégique de considérer que pour aller plus loin, nous avons intérêt à ce que les femmes soient à nos côtes sinon devant nous. J'ai l'impression que c'est cette option stratégique que la plupart des États empruntent aujourd'hui. En l'occurrence l'Etat du Bénin ». Voilà une affirmation du président Joseph Djogbénou qui a suscité l’intérêt des participants. Pour certains, ce sont les femmes elles-mêmes qui se montrent passives et ne semblent pas résolues à prendre leur part active au développement. Pour d’autres, il faut craindre que la place prépondérante donnée à la femme ne se retourne finalement contre la société entière au regard du risque de désintégration des femmes de leurs responsabilités au ménage. S’intéressant aux statistiques démographiques, le président Joseph Djogbénou relève que dans la plupart des États du monde, les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Et cet élément démographique va se renforcer au fil du temps. En outre, dans les populations africaines, les jeunes femmes sont plus nombreuses que les jeunes hommes. Régler donc les questions liées au développement et à la jeunesse en Afrique et au Bénin revient à régler en majorité les problèmes liés aux femmes et aux jeunes femmes. A travers les différentes réformes législatives engagées au Bénin, c'est la société qui décide de traiter des causes des inégalités entre femmes et hommes. Et ces réformes permettent de faire en sorte que les femmes puissent se tenir aux côtés des hommes sur le chemin du développement. Dans ses observations, Cécile de Dravo Zinzindohoué, présidente de la Haute Cour de justice exhorte les femmes à prendre conscience de leurs responsabilités et de la part qui leur revient dans le développement de leur pays... Elle les invite à réaliser les droits acquis grâce aux réformes engagées depuis peu... « Ce sont des droits dont toutes les femmes doivent prendre conscience, qu'elles soient intellectuelles ou analphabètes », a-t-elle affirmé. Mais pour relever les défis et saisir les opportunités, il faut des femmes compétentes... Et c'est là que s'invite la problématique de l’éducation à la base, une question sur laquelle la femme est encore attendue. Actualités 11 mars 2022


Jif 2022 : La santé de la femme et l’environnement préoccupent
Le ministère de l’Energie a lancé, mardi 8 mars dernier au stade Mathieu Kérékou de Cotonou, une exposition d’équipements de cuisson propres et sobres en carbone. C'est à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme. Le ministère de l’Energie a célébré la Journée internationale des droits de la femme à travers le lancement d’une exposition de foyers améliorés sobres en carbone pour la préservation de la santé de la femme et de l’environnement. Cette exposition qui se tient du mardi 8 mars au vendredi 12 mars prochain vise « à contribuer à la visibilité et à l’adoption des équipements de cuisson propres et sobres en carbone pour une réduction des peines et une préservation de la santé des femmes, des filles et des enfants », a expliqué Anne-Marie Gnancadja Bonou, chef de la cellule Genre et développement du ministère de l’Energie. Selon la directrice départementale de l’Energie de l'Atlantique, Mme Angèle Alapini, étant donné que les femmes sont les premières utilisatrices de la biomasse à travers l'usage du charbon et du bois pour la cuisson, l'Etat béninois a formé des femmes à la production des foyers améliorés afin d'atténuer les changements climatiques et leurs conséquences néfastes sur leur santé. « Cette initiative a formé plusieurs femmes dans le domaine de l'énergie, qu’elles soient consommatrices, utilisatrices ou encore productrices », a-t-elle expliqué. « Dans le secteur de l’énergie, la promotion des nouvelles technologies, des équipements de cuisson propres et sobres en carbone constitue une des nombreuses réponses efficaces aux changements climatiques», a déclaré Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie. Il prône une redynamisation de l’entrepreneuriat féminin. Il a par ailleurs fait savoir que cette activité a été organisée par le ministère de l’Energie pour traduire convenablement la vision du gouvernement qui, conformément au plan national de développement 2018 -2025, entend faire passer la proportion des ménages utilisant des foyers améliorés pour la cuisson de 17,64 % en 2015 à plus de 53 % en 2025, pour une meilleure protection de notre environnement et une meilleure protection sanitaire de la population. « L’heure a sonné pour une plus grande émancipation de la femme. L’heure a sonné pour qu’elle s’adapte encore plus au monde moderne. L’heure a sonné pour que la femme prenne toute la place qui lui revient dans la société », a conclu Dona Jean-Claude Houssou. A l’occasion, les femmes retraitées du ministère de l’Energie ont été honorées. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 10 mars 2022


Département du Mono : Des hommes en uniforme distingués
Des cadres promus à la tête d’unités de sécurisation des personnes et des biens dans le Mono ont reçu, dimanche 6 mars dernier, des lettres de félicitations à la préfecture de Lokossa. C’est une initiative du préfet Bienvenu Milohin pour exprimer sa satisfaction par rapport à la mission assignée aux récipiendaires. Plusieurs responsables d’unités de gestion de la sécurité dans le département du Mono ont reçu des lettres de félicitations, dimanche dernier. Il s’agit du directeur régional des Douanes et Droits indirects ainsi que du commandant de la base navale installée à Grand-Popo, de sa collègue du groupement de sapeurs-pompiers et de policiers. Pour le compte de la Police républicaine, les récipiendaires sont les directeurs départementaux, les commissaires d’unités d’arrondissement et leurs collègues promus à la tête des unités spéciales. A chacun d’eux, des actes de reconnaissance de mission bien accomplie ont été remis au cours d’une cérémonie simple organisée à la préfecture de Lokossa en prélude à la tenue du Conseil départemental de la sécurité. Le préfet qui en est l’initiateur estime que, même si les lettres sont loin de compenser les sacrifices consentis par les récipiendaires pour assurer la quiétude aux communautés du département notamment en période des fêtes de fin d’année, elles expriment la reconnaissance de la préfecture. Mieux qu’une simple reconnaissance, le geste se veut une source de motivation pour une meilleure coproduction de la sécurité dans les six communes du Mono, à en croire l’autorité préfectorale. En effet, la production de la sécurité dans le Mono, explique le directeur départemental de la Police républicaine, est axée sur un plan stratégique intégrant toutes les unités militaires et paramilitaires présentes dans le département. Dans le cadre de ce plan, des actions de sensibilisation et de répression sont menées, parfois de concert. De même, il a permis d’anticiper sur des risques de troubles à la paix notamment sur les terres noires, à Bopa, détaille Boniface Agbohounto, le directeur départemental de la Police républicaine. Outre la quiétude pour le bien-être des populations, les recettes douanières ont grimpé. Les quotas attendus de la région Mono-Couffo ont pu être régulièrement mobilisés, souligne l’inspecteur des Douanes de 1re classe, Nestor Roland Dégila, directeur régional, qui ajoute que le meilleur niveau de recettes douanières a été atteint en décembre 2021. Mais la mission de sécurisation des personnes et des biens dans le Mono n’est pas exempte de reproches en 2021. Et le directeur départemental de la Police républicaine de renouveler l’engagement des professionnels à se montrer un peu plus à la hauteur de leur mission durant l’année en cours. Pour finir, le commissaire adjoint de Hilla-Condji, Ange Abéni, dans le rôle de porte-parole des récipiendaires, remercie le préfet non seulement pour la reconnaissance des sacrifices des hommes en uniforme mais aussi pour l’attention qu’il porte aux questions relatives à la sécurité du département du Mono. Mais à vrai dire, poursuit le flic poète Ange Abéni, « la distinction renvoie davantage en mission ». Société 10 mars 2022


Gouvernance locale en Afrique : L’agenda du 9e sommet Africités dévoilé
Le 9e sommet Africités se tiendra du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu au Kenya et sera centré sur le développement des villes intermédiaires. Le comité d’organisation a annoncé les grandes lignes des assises au cours d’une conférence de presse, mardi dernier. Grand rendez-vous des collectivités territoriales africaines, le 9e sommet Africités qui se tient du 17 au 21 mai 2022 dans la ville de Kisumu au Kenya se penchera sur plusieurs sujets importants pour les communes. C’est à juste qu’il porte sur le thème évocateur : « Le rôle des villes intermédiaires d'Afrique dans la mise en œuvre de l'Agenda 2030 des Nations Unies et de l'Agenda 2063 de l'Union africaine ». En conférence de presse hybride, en l’occurrence présentielle et en ligne, mardi dernier, les membres du comité d’organisation de cette manifestation ont présenté l'essentiel de la rencontre. Selon le communiqué de presse rendu public, « plus de 5 000 participants sont attendus pour débattre autour des Agendas 2030 et 2063 qui appellent à l'urgence de réfléchir à une urbanisation résiliente et durable en Afrique, étant donné que d'ici 2050, la majeure partie de la population africaine vivra dans les villes, et que la majorité des citadins s'installeront dans des villes intermédiaires ». L'amélioration des conditions de vie des populations africaines et la transformation structurelle économique et sociale du continent sont donc étroitement liées à la manière dont la réalisation des Agendas 2030 et 2063 sera abordée dans les villes intermédiaires africaines, qui sont à coup sûr les lieux où l'Afrique devra inventer sa propre approche et sa propre trajectoire de développement, indique le communiqué. L’enjeu est de tirer les leçons de la grave crise sanitaire que le monde vient de connaître, des limites de l’écosystème planétaire, des avertissements du Groupe International des Experts sur le Climat (Giec) sur l’impact des changements climatiques et l’ampleur des désordres et instabilités qui en résulteront, pour réfléchir à la définition d’une nouvelle trajectoire de développement pour l’Afrique. Au cours du sommet, des journées spécifiques seront organisées sur les grands sujets qui intéressent les maires et leaders des collectivités territoriales du continent. Il s’agit des journées Climat, Diaspora, Digital, Culture, Planification urbaine, Habitat, Femmes, Jeunes et du Forum Africités de l’investissement. De manière particulière, les deux derniers jours seront consacrés aux rencontres des ministres, des maires et leaders des collectivités territoriales, des communautés économiques régionales, et des partenaires au développement. Ces assises vont « considérer les propositions et recommandations des sessions thématiques, des sessions sur les politiques et les stratégies locales, et les sessions ouvertes. Elles se concluent par une rencontre de dialogue politique tripartite entre ministres, maires et leaders des collectivités territoriales et partenaires au développement dans l’objectif de définir et adopter une feuille de route sur la réalisation effective de l’agenda 2030 et de l’agenda 2063 », informe le communiqué de presse. Organisé tous les trois ans sur une durée de cinq jours, alternativement dans les différentes régions d’Afrique, le Sommet Africités est le plus grand rassemblement démocratique organisé sur le continent africain. Cet événement phare de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (Cglu Afrique) organisé en partenariat avec le gouvernement du Kenya, le Conseil des gouverneurs du Kenya (CoG) et le Comté de Kisumu va pour la toute première fois se tenir dans une ville intermédiaire. Il faut préciser qu’en marge du sommet, se tient le Salon international des villes et collectivités territoriales (salon Africités). C’est une initiative qui offre aux institutions, opérateurs économiques, milieu universitaire et de la recherche, organisations de la société civile, l’occasion d’exposer leurs expériences, savoir-faire, méthodes, outils, produits, en réponse aux demandes et besoins d’appuis aux collectivités territoriales pour la mise en œuvre de leurs mandats. Ce salon permet également d’organiser des rencontres B2B avec les collectivités territoriales, qui pourront éventuellement déboucher sur la conclusion de contrats entre protagonistes. Aussi, le sommet Africités servira de cadre pour la tenue de l’assemblée générale élective de Cglu Afrique. Elle se tiendra le 19 mai 2022 mais sera précédée le 18 mai des assemblées générales du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (Refela) et du Réseau des jeunes élu(e)s locaux d’Afrique (Yelo). Actualités 10 mars 2022


Lancement du Projet « Santés &Territoires » : Cap sur la transition agroécologique
Le projet « Santés et Territoires» a été officiellement lancé, hier mercredi 9 mars au Bénin, pour révolutionner les approches intégrées de la santé en les associant au cadre de la transition agroécologique. Faire de la santé, un levier de développement dans le cadre de la transition agroécologique. C’est l’enjeu du projet « Santés &Territoires» dont le lancement, pour le compte du Bénin, a été fait hier, mercredi 9 mars, en présence des parties prenantes et des partenaires. Il vise à accompagner les acteurs des territoires à identifier de manière participative, les liens entre transition agroécologique et l’amélioration de la santé globale dans un contexte de changement climatique. Des réponses efficaces seront donc apportées à la problématique de la zoonose, de la résistance aux antibiotiques et des pollutions environnementales engendrées par les systèmes de production agricole. Pour le directeur de l’Institut de Recherche sur le Coton, Emmanuel Sèkloka, « Santés &Territoires » privilégie une approche à la fois participative, inclusive et innovante. « Le lancement de ce projet ouvre une nouvelle ère pour l’amélioration du bien-être global de l’environnement au Bénin qui va booster davantage les productions agricoles, la santé humaine, la santé animale, la santé environnementale et les revenus des groupes cibles », a souligné Emmanuel Sèkloka. « Santés &Territoires» interviendra dans la région du centre du Bénin où les principales cultures sont le coton, l’anacarde et les céréales. La mise en œuvre se fera à travers un partenariat entre le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université de Parakou, l’Institut national des recherches agricoles du Bénin et l’Université nationale d’Agriculture. L’initiative est cofinancée par l’Agence Française de Développement et l’Union européenne à travers le programme Development smart innovation through research in Agriculture (Desira). « Le Bénin est fortement représenté au sein de l’initiative Desira qui associe les projets des institutions de recherche et les opérateurs de terrain pour le développement d’une recherche axée sur l’agroécologie », a dit Jean Huchon, au nom de l’Union européenne. Avant de procéder au lancement du projet, la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Françoise Assogba-Komlan, a insisté sur les enjeux. « Le changement climatique et la perte de la biodiversité constituent une menace particulièrement grave pour le fonctionnement des écosystèmes. Face à ces multiples enjeux, la prise en compte de l’approche socioécologique de la santé couplée à la transition agroécologique peut améliorer la santé globale à l’échelle des territoires et contribuer à la mise en place d’agrosystème durable», a-t-elle précisé. L’atelier qui prendra fin le 11 mars 2022 facilitera les échanges entre les participants sur le cadrage méthodologique du projet, en insistant sur la phase de diagnostic. En dehors du Bénin, le projet Santés & Territoires qui s’étend sur la période 2021-2026 est mis en œuvre au Sénégal, au Laos et au Cambodge. Environnement 10 mars 2022


Flavien Dovonou sur le changement climatique : « Les femmes sont plus vulnérables que les hommes »
Les effets du changement climatique renforcent la problématique d’inégalité du genre et de la vulnérabilité de la femme. À travers cette interview, le professeur Flavien Dovonou, enseignant-chercheur à l’Institut national de l’Eau de l’Université d’Abomey-Calavi, dévoile les défis. La Nation : Les signaux montrent que les inégalités basées sur le sexe, si elles ne sont pas corrigées, risquent d’aggraver la vulnérabilité des femmes aux changements climatiques. Qu’est-ce qui peut justifier cette crainte ? Flavien Edia Dovonou : Les changements climatiques constituent l’un des grands défis du 21e siècle. Leurs effets varient selon les régions, l’âge, les classes sociales, les groupes sociaux, les sexes, etc. Aussi bien les hommes que les femmes qui sont dans des secteurs comme l’agriculture ressentiront les effets à des degrés divers. Il est de plus en plus évident que les femmes sont plus vulnérables que les hommes en grande partie. Parce qu’elles représentent la majorité dans le monde et dépendent davantage des ressources naturelles menacées, dont les ressources en eau. La différence entre les hommes et les femmes est également notable en ce qui concerne leur rôle et leur responsabilité dans la prise de décision par rapport à l’accès à la terre, et aux ressources naturelles, les opportunités et les besoins. Dans le monde entier, les femmes ont moins accès que les hommes à l’eau, à la terre, aux crédits, aux intrants agricoles, etc. En réalité, la vulnérabilité des femmes aux changements climatiques résulte de plusieurs facteurs sociaux, économiques et culturels. Les femmes représentent un pourcentage important des communautés pauvres qui dépendent des ressources naturelles, locales pour assurer leurs moyens de subsistance, en particulier dans les milieux ruraux où elles portent le fardeau des responsabilités familiales comme l’approvisionnement en eau potable, la collecte de combustible pour la cuisson des aliments et le chauffage, ainsi que la sécurité alimentaire. Dans ce cas, elles ne peuvent disposer pleinement et librement des biens et des services environnementaux. Elles participent très peu à la prise de décision et sont donc moins aptes à faire face aux changements climatiques. Ces facteurs peuvent-ils concourir à exacerber les inégalités ? Dans des conditions climatiques extrêmes comme les périodes de sècheresse et les inondations, les femmes travaillent plus pour garantir leurs moyens de subsistance. Ce qui leur laisse moins de temps à consacrer à la formation, l’éducation, au développement des compétences pour percevoir un revenu. En Afrique, par exemple, le taux d’alphabétisation des femmes était de 55 % contre 41 % pour les hommes. En dehors de ça, le manque d’accès aux ressources en eau et le défaut de participation au processus de prise de décision conjugué à leur mobilité limitée contraignent les femmes à vivre dans des lieux où elles sont touchées de manière disproportionnée par les changements climatiques. Les politiques et les processus de gouvernance de l’eau ne prennent pas suffisamment en compte les multiples besoins des femmes et des hommes en matière d’eau et les contraintes liées à l’inégalité des sexes. Par exemple, des données récentes indiquent que les mécanismes d’allocation de l’eau donnent priorité à la production agricole, industrielle et énergétique au détriment des besoins des ménages. Le problème réside aussi dans le fait que dans de nombreuses sociétés, les normes culturelles et les responsabilités familiales empêchent les femmes d’émigrer, de chercher un refuge dans d’autres lieux et de rechercher un emploi lorsqu’une catastrophe survient. Une telle situation risque d’alourdir le fardeau qui pèse sur les femmes. Elles devront parcourir par exemple des distances plus longues pour aller chercher l’eau potable et du bois de feu. La société accorde plus de responsabilités aux femmes tout en conférant la plupart des pouvoirs aux hommes. Dans bon nombre de pays en développement, les inégalités existent dans de nombreux domaines tels que les droits de l’Homme, les droits politiques et économiques, les droits à la propriété foncière, les conditions d’habitation, les violences, l’éducation et la santé. Le changement climatique sera un facteur supplémentaire de stress qui aggravera leur vulnérabilité par ailleurs. On sait que les conflits favorisent l’intimidation sexuelle, la traite des personnes et les viols. On considère généralement que le fossé existant entre les sexes dans le domaine de la gestion des ressources en eau à des fins agricoles, vient de la répartition du travail entre le sexe et les normes du genre. On sait que les ressources en eau auxquelles les femmes sont plus liées seront davantage affectées avec le changement climatique. Quels sont les défis ? Les femmes demeurent largement exclues des processus décisionnels concernant la gestion des ressources en eau. Les décisions concernant le partage, la distribution et l’allocation de l’eau entre les différents usages et les régions sont le plus souvent prises au sommet où les considérations économiques et politiques jouent un rôle important. Les politiques de l’eau fondées sur les perspectives plus vastes et généralisées sont plus susceptibles d’ignorer les connaissances locales, et de ne pas prendre en compte les dimensions sociales, sexo-spécifiques et leurs conséquences. Une analyse sociale et sexo-spécifique réalisée au niveau le plus bas possible, afin de prendre en compte le contexte local, comme au niveau du point d’eau communautaire des sous bassins ou des micro bassins peut permettre de comprendre le problème et les effets possibles de la politique sur les différents groupes de femmes et d’hommes. Environnement 10 mars 2022


Clôture anticipée de l’Emprunt obligataire du Trésor Public du BENIN : Le Bénin confirme la qualité de sa signature sur le marché financier régional de l’UEMOA ( Pari gagné pour le Bénin ! )
Le Bénin vient de boucler avec grand succès une émission simultanée d’emprunt obligataire par Appel Public à l’Epargne de cent cinquante (150) milliards de F Cfa. Cette émission est répartie en deux tranches : le « TPBJ 5,50 % 2022-2037 » pour un montant indicatif de 60 milliards F Cfa avec un taux d’intérêt annuel de 5,50 % et le « TPBJ 5,85 % 2022-2042» pour 90 milliards F CFA avec un taux d’intérêt de 5,85 % par an. Elle a été lancée pour couvrir les besoins en investissements des projets structurants notamment dans les secteurs tels que l’agriculture, l’éducation, la santé et les travaux publics contenus dans le PAG 2 et dont l’ambition est de hisser l’économie béninoise au rang des économies performantes. Conduit par un consortium de SGI du Bénin (SGI-BENIN comme Chef de file de l’opération, SGI AFRICABOURSE et BIIC FINANCE SECURITY), l’emprunt obligataire a connu un franc succès avec une sursouscription et a été clôturé par anticipation le mardi 22 février 2022 avec un montant total mobilisé de cent cinquante cinq milliards trois cent quatre -vingt neuf millions deux cent cinquante mille (155 389 250 000) francs CFA, soit un taux de couverture de 103, 60 %. En effet, lancée le 14 février, cette opération devrait durer 3 semaines et connaître son épilogue le 04 mars. Le dynamisme de la SGI-BENIN et des autres membres du consortium a permis d’avoir l’adhésion de différents investisseurs sur la nécessité de soutenir les efforts du gouvernement béninois. Le consortium remercie tous les investisseurs qui ont participé à l’opération et les invite à soutenir les différents pays de l’UEMOA dans les levées de fonds pour booster leurs économies. Source: Gloryd Solutions Group Société 10 mars 2022


Groupements de femmes autochtones (peules) au Bénin : Les capacités renforcées et du matériel en appui
« On ne devrait pas nous demander de survivre. On devrait nous offrir l’opportunité de vivre». Ainsi s’exprimaient Melissa Mollen Dupuis (Activiste innu) et Michèle Audette (ancienne présidente de femmes autochtones du Québec) dans les studios de ‘’l’émission tout le monde en parle’’ au sujet de la femme autochtone. Face à cet état de choses, le comité de coordination des peuples autochtones d’Afrique (IPACC) dans la mise en œuvre du projet de renforcement des capacités des femmes autochtones en Afrique francophone a procédé à un important don de matériel de maraichage, de transformation de soja et de lait de vache aux femmes autochtones des communes de Malanville, Kalalé, Kérou et Péhunco au nord du Bénin. Cet important lot de matériel offert fait suite à une série de séances de renforcement des capacités dont ces dernières ont bénéficié en gestion de vie associative et droits de l’Homme, leadership féminin et rôle de la femme dans les luttes contre le changement climatique, les techniques modernes de maraichage et les techniques de transformation de soja en fromage et ses dérivés sans oublier la transformation du lait en fromage. La mise en œuvre de ces activités a été possible grâce à l’ONG EN PINE à travers son chargé de Programme Mariam Bouraïma et également Point focal IPACC au Bénin. L’activité qui s’est déroulée sur trois semaines a permis de mobiliser 80 femmes peules qui sont issues de plusieurs associations des communes concernées. En attendant les prochaines phases du projet, les bénéficiaires n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance à l’endroit de IPACC et de l’ONG EN PINE qui se sont souvenus de cette couche de la population longtemps marginalisée et discriminée. On pouvait donc entendre l’une des femmes dire:‘’ Désormais, l’heure de notre révélation a sonné’’. Source: ONG En Pine Société 10 mars 2022


Christelle Gnidèhouè sur la protection de la nature : « Les femmes peuvent être à l’avant-garde »
Christelle Gnidèhouè, présidente de la Fondation Gnidèhouè, est convaincue que dans un monde sans préjugés et discriminations, les femmes peuvent être à l’avant-garde des luttes pour la préservation de la nature. A la tête d’une organisation de la société civile depuis une décennie, elle rêve d’un monde diversifié, équitable et inclusif où la femme et l’homme mènent ensemble le combat contre la crise climatique. Au Bénin, peu de femmes sont responsables d’organisations de la société civile spécialisées en environnement. Comment avez-vous commencé cette aventure ? Je dirai que c’est un long parcours, mais je prendrai le soin de vous en faire un bref résumé. J’ai passé les premières années de ma vie au Bénin, un pays riche en ressources naturelles. Avec ses reliefs, ses montagnes et forêts, le Bénin est un beau pays du nord au sud et de l’est à l’ouest. Depuis lors, j’ai pris comme défi de travailler à protéger et célébrer cette nature qui reste notre première richesse. Avec des camarades étudiants en 2005, nous avons créé l’Association Réflexe Ecolo avec laquelle j’ai fait mes premières armes pour la préservation de l’environnement et la promotion de l’écocitoyenneté. Cette flamme nous a finalement poussés à créer une fondation dédiée à cette thématique depuis 2012. Pourquoi avoir choisi de défendre l’environnement ? J’ai décidé de prendre ce chemin, car je suis convaincue que les femmes ont la force, les connaissances et la capacité pour lutter pour la préservation de la nature. Sans les préjugés et discriminations, les femmes peuvent être à l’avant-garde des luttes pour la promotion de l’écocitoyenneté et la préservation de la nature. Il serait utopique de faire la lutte contre le changement climatique sans la gent féminine. Les préjugés ne manquent pas. Comment les avez-vous surmontés ? J’ai principalement travaillé avec les plus grandes Ong et associations et j’ai constaté que même s’il y a plus de femmes dans l’ensemble et en particulier aux niveaux junior et intermédiaire, à mesure que nous atteignons le sommet, le ratio change. Ceci, bien sûr, se voit également dans d’autres domaines de travail. Dans la conservation basée sur le terrain, on a tendance à trouver un mélange différent. Personnellement, je n’ai fait face à aucun préjugé, mais je pense que les femmes devaient travailler davantage et faire leurs preuves. Avez-vous des modèles d’engagement qui inspirent vos combats? J’ai eu la chance de rencontrer sur mon chemin des hommes et des femmes qui m’amènent à ne pas baisser les bras dans tout ce que je fais, notamment ma mère, Agnès Kidjo épouse Houdji Gnidèhouè : grâce à elle, je connais le sens du professionnalisme, j’ai appris à croire en mes rêves, à ne pas me laisser reléguer au rang de « tais-toi et sois belle » où la société a parfois tendance à classer les femmes. J’ai également une profonde admiration pour le remarquable travail en faveur de l’environnement fait par feue Wangari Muta Maathai, écologiste kényane, prix Nobel de la paix et prix Goldman pour l’environnement. Elle a beaucoup influencé l’écologiste que je suis devenue. J’apprends davantage et je suis inspirée par la jeune génération en voyant le courage de jeunes femmes comme Greta Thunberg, qui ne cesse de tirer la sonnette d’alarme pour une prise de conscience planétaire sur la crise climatique que nous vivons de plein fouet. Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui s’engagent pour la préservation de la nature? N’abandonnez pas votre combat, vos rêves, rêvez grand et donnez-vous les moyens transparents de réussite ! Nous avons besoin de tous pour la protection de notre patrimoine naturel commun, et surtout les femmes car elles apportent une perspective différente. Nous avons besoin de diversité dans la conservation comme nous avons besoin de diversité dans la nature. La route n’est peut-être pas facile, cherchez des mentors, demandez de l’aide. Mais continuez votre bon travail. Environnement 10 mars 2022


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