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Nouvelles

Programme Netherlands Trust Fund V Tech : Les start-up numériques retenues connues en avril prochain
Ouvert aux start-up numériques du Bénin, de la Côte d'Ivoire et du Mali, l’appel à projets lancé dans le cadre du programme Netherlands Trust Fund V est clos, hier lundi 7 mars. Selon Haifa Ben Salem, conseillère projet-Développement du secteur des Tics-Afrique du Centre du Commerce international, l’appel à projets est clos mais ce programme d’appui né du partenariat entre le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et le Centre du commerce international des Nations Unies (Itc) arrive à terme en juin 2025. Pour elle, les objectifs de ce programme sont, entre autres, d’aider les start-up à élever le niveau de leur business, les amener à être connectées à des partenaires ou des clients afin de parvenir potentiellement à lever des investissements. La start-up du numérique éligible, précise-t-elle, doit utiliser la technologie numérique comme un facteur clé dans son modèle d'affaires. Elle doit être établie au Sénégal, au Bénin, en Côte d'Ivoire ou au Mali. Pour Haifa Ben Salem, les start-up numériques qui seront retenues en avril prochain vont bénéficier de différents types d’accompagnements. « Nous allons leur fournir des services, du coaching, des accès aux outils, des formations et évènements internationaux et régionaux », a-t-elle expliqué. A noter que 20 à 30 start-up numériques béninoises pourraient bénéficier, dans les prochains jours, de ce programme. Société 08 mars 2022


Développement des infrastructures numériques au Bénin : « Le gouvernement a beaucoup investi dans le secteur », dixit Marc-André Loko
Le gouvernement a fait de gros investissements, ces dernières années, dans le secteur du numérique à travers la mise en place des infrastructures pour permettre aux citoyens de bénéficier des services de qualité. Présent à la rentrée thématique du quotidien de service public ‘’La Nation’’, vendredi 4 mars dernier, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence pour le développement du numérique (Adn), a levé un coin de voile sur les réalisations depuis 2018. A l’occasion de la rentrée thématique du quotidien ''La Nation’’, vendredi 4 mars dernier, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence pour le développement du numérique (Adn) a entretenu l’assistance sur la dynamique de développement des infrastructures numériques au Bénin depuis 2018. Dans sa communication, il a rappelé les progrès inédits réalisés depuis 2018 dans le secteur de l’économie numérique et des Tic. Selon lui, le numérique occupe une place centrale dans le Programme d’action du gouvernement qui entend transformer le Bénin en la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale. « Plus personne n’échappe aujourd’hui aux usages du numérique. Au quotidien, nous utilisons les outils numériques et nous nous appuyons constamment sur des supports. Derrière tous ces services, figurent des infrastructures », relève-t-il. Sans ces infrastructures numériques, souligne-t-il, les citoyens ne peuvent pas continuer à profiter des services numériques ainsi que des usages professionnels. Marc-André Loko indique qu’entre 2018 et 2024, le gouvernement va investir plus de 500 milliards F Cfa dans les infrastructures numériques et plusieurs secteurs seront impactés. « Il y a le secteur de l’éducation qui nécessite beaucoup d’investissements concernant la mise en place des infrastructures numériques afin de permettre aux étudiants d’accéder aux services. Vous verrez qu’au départ, nous avons beaucoup d’investissements liés au secteur public et aussi des investissements massifs ont été faits dans le secteur privé. Quand vous prenez par exemple la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé qui est en cours de développement, elle a besoin de fournir des services à des entreprises et ces services numériques doivent s’appuyer sur des infrastructures en fibre optique. Quand vous prenez le secteur de l’immobilier, dans la zone d’Abomey-Calavi, il y a bon nombre de constructions. A travers la ‘’Simau’’ qui développe aujourd’hui des logements sociaux, l’un des vecteurs pour que cette zone soit épanouissante et attractive, c’est de lui permettre de fonctionner grâce aux services numériques », explique-t-il. Marc-André Loko note que les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’énergie et autres ont aussi besoin du numérique pour être plus performants. « Le gouvernement a beaucoup investi dans le secteur du numérique afin d’amener la connectivité sur les campus universitaires du Bénin et permettre aux étudiants, aux enseignants et chercheurs de pouvoir bénéficier des services», fait-il savoir. Marc-André Loko souligne que les infrastructures numériques développées permettront à l’administration béninoise, aux entreprises dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et autres de pouvoir améliorer leur productivité au quotidien? Société 08 mars 2022


Développeur web : Un métier en pleine expansion
Le métier de développeur est l’une des compétences les plus recherchées par les recruteurs, selon une étude publiée sur Topformation.fr. Au Bénin, plusieurs jeunes vivent de ce nouveau métier du numérique qui leur permet de traduire les besoins des utilisateurs en fonctionnalités et applications. Le métier de développeur web est devenu une compétence très recherchée sur le marché de l’emploi de nos jours au Bénin où le digital est en pleine expansion et omniprésent dans tous les secteurs d’activité. Il est considéré comme le job numéro 1 en Tech avec la plus forte croissance en termes d'offres d'emploi (+27 % d'ici 2024) selon une étude publiée sur Topformation.fr. « La mission essentielle du développeur est de recenser les besoins, les analyser et traduire ces besoins en fonctionnalités et applications afin de répondre aux exigences des utilisateurs», selon Dumas Mèhou, développeur web. Selon lui, chargés de concevoir, d’analyser et de développer les sites internet, les applications et les plateformes web, les développeurs web sont la cheville ouvrière de plusieurs entreprises au Bénin. A l'en croire, devenir un développeur web nécessite un certain nombre de compétences et de qualités. « En matière de compétence, il faut la maîtrise des langages de programmation (Php, Java, Python, Ruby, Go, JavaScript), des systèmes de gestion de bases de données (MySQL, PostgreSQL, MongoDB), d’un outil de versioning (Git), les incontournables technologies web de base (Js, Html, Css) », a-t-il confié. Franck Adjibao, ingénieur télécom, pense qu’il est important pour un développeur web d’être autodidacte, d’avoir l’esprit critique, d’analyse, de synthèse et la capacité de résoudre des problèmes afin de surmonter les difficultés techniques auxquelles il sera confronté. « Étant un métier polyvalent, on retrouve au sein du métier de développeur web d’autres sous métiers comme: développeur backend, développeur frontend, développeur fullstack », a-t-il ajouté. Avec la création de Epitech au Bénin, plusieurs jeunes ont pu obtenir leur certification de “Concepteur(rice) développeur(euse) web et mobile”. De plus en plus, les jeunes s’intéressent également à cette formation depuis la mise en place du learning lab du ministère. Pour Dumas Méhou, la technologie étant en perpétuelle évolution, il est important pour un développeur web de faire une veille technique afin d’être aux aguets des nouveautés technologiques tels les nouveaux langages de programmation, d’outils informatiques, de nouvelles pratiques et de méthodologies. Comme tout autre métier professionnel, il est bien possible pour un développeur web d’avoir des évolutions de carrière. « Un développeur web ambitieux et dévoué à la tâche peut passer du statut de développeur web au statut d’architecte web, de développeur web senior, d’expert technique, de chef projet web ou encore de directeur de service informatique au sein d’une entreprise », a-t-il expliqué. L’avantage d’être un développeur web est de pouvoir travailler dans quasiment tous les domaines. « Un développeur web peut travailler dans tout secteur d’activité, que ce soit dans le secteur de l’éducation, de la santé, l’écologie, des finances, dans les ministères, dans les institutions internationales, les Organisations non gouvernementales, les mairies, les tribunaux, les banques, la musique, etc. », a fait savoir Dumas Méhou qui pense que le salaire minimum d’un développeur web au Bénin varie entre 100 000 F Cfa et 150 000 Fcfa par mois même si plusieurs facteurs comme les compétences, les années d’expériences, les technologies utilisées, le secteur d’activité, le type d’entreprise, etc. entrent en ligne de compte pour définir la rémunération d’un développeur web? Mathilde ASSOGBA Société 08 mars 2022


Sport intensif et perte de poids : Une étude met fin aux illusions
Une étude menée à partir des données nucléaires fournit des informations sur l’efficacité des exercices physiques pour la perte de poids. Un abonnement à une salle de sport et des exercices physiques intensifs ne sont pas le moyen le plus efficace pour perdre du poids. En tout cas, ça ne marche pas pour tout le monde, selon une étude réalisée en 2021 à partir de la base de données sur l’eau doublement marquée de l’Agence internationale de l’Énergie atomique (Aiea). Les résultats dévoilés fin février 2022 relativisent cette approche. « Lorsqu’elles suivent des programmes d’exercices physiques pour perdre du poids, la plupart des personnes perdent un peu de poids, certaines en perdent beaucoup, mais quelques-unes prennent du poids», a déclaré John Speakman, président du groupe de gestion de la base de données sur l’eau doublement marquée de l’Aiea et un des auteurs de l’étude. En réalité, l’augmentation des niveaux d’activité peut entraîner des rendements décroissants dans la dépense énergétique en raison de réponses compensatoires dans les dépenses énergétiques hors activité. Cela peut avoir des implications profondes à la fois pour l’évolution du métabolisme et la santé humaine : une augmentation à long terme de l’activité ne se traduit pas directement par une augmentation de la dépense énergétique totale (Det). D’autres composantes peuvent diminuer en réponse à une compensation énergétique. La réalité Première certitude. « La pratique d’exercices physiques peut être vraiment bénéfique pour la santé, mais se focaliser uniquement sur cette pratique ne vous aidera pas à perdre du poids », dévoile Alexia Alford, spécialiste en nutrition à l’Aiea. L’étude dont les résultats ont été publiés dans la revue Current Biology montre que les calories affichées sur l’écran d’un tapis de course ne reflètent pas la réalité des calories brûlées par votre corps. « Chez les personnes ayant un indice de masse corporelle normal (entre 18,5 et 24,9), le corps compense de 28 % les calories brûlées pendant l’exercice physique. Cela signifie que les 72 % de calories restantes seront perdues au cours de la journée. Toutefois, avec l’âge et la prise de poids, ce rapport se détériore, et les personnes ayant l’indice de masse corporelle le plus élevé ne perdront que 51 % des calories brûlées pendant l’exercice physique », précise l’Aiea. De plus, la publication indique que les personnes souffrant d’obésité peuvent avoir des difficultés à perdre du poids, car leur corps agit efficacement pour conserver ses réserves de graisse. En tout cas, ça ne marche pas pour tout le monde. La spécialiste en nutrition à l’Aiea préconise de ne pas se focaliser uniquement sur les exercices physiques pour perdre du poids, mais d’adopter plutôt un mode de vie plus équilibré dans tous les aspects en priorisant l’alimentation pour maintenir un déficit calorifique et perdre du poids. Dans les coulisses L’étude a été basée sur des données issues d’une technique nucléaire impliquant de l’eau doublement marquée (Dlw) de l’Aiea. En analysant l’urine d’un sujet d’étude sur une période de 7 à 14 jours après la consommation de Dlw, les chercheurs peuvent calculer très précisément la dépense énergétique totale d’une personne. Cette technique tient compte des calories brûlées à la fois lors d’activités physiques et par le métabolisme du corps en général. Cette base de l’Aiea contient les données de plus de 7 600 personnes, ce qui fait d’elle la plus grande collection de données de ce type au monde. « Notre base de données est un atout d’une valeur inestimable pour mieux comprendre le fonctionnement du corps humain; et cette étude sur l’exercice physique en est l’exemple parfait. Si la plupart des études Dlw portent généralement sur une trentaine de sujets, l’étude sur l’exercice physique en compte plus de 1 600. Ce qui accroît la fiabilité des données », précise Alford. Les chercheurs sont encouragés à recourir à cette base, une richesse inexploitée. Santé 08 mars 2022


16ème circonscription électorale : L’Union progressiste célèbre les femmes
Les femmes membres du parti Union progressiste ont célébré ce mardi 8 mars la Journée internationale de la femme. Au stade de l’Amitié où elles se sont rassemblées, Annick Djimadja, Irène Béhanzin et les autres ont réfléchi sur leurs conditions dans la société. Elles ont échangé sur le thème « Rôle et responsabilité des femmes de l’Union progressiste dans la mise en œuvre des lois de protection et de promotion de la femme ». Dans son développement, la communicatrice Annick Djimadja a exposé les différentes lois votées par l’Assemblée nationale et promulguées par le chef de l’Etat. En leur expliquant la portée de ces textes légaux, elle les a exhortées à devenir des ambassadrices de la défense des femmes. Leur rôle sera donc de vulgariser les lois à la base afin que les autres femmes puissent mieux en être informées et en bénéficier. Actualités 08 mars 2022


Abomey Edwige Edjèkpoto, une femme vulcanisateur
Malgré sa toilette soignée sur son teint clair, les crevaisons de pneus n’ont pas de secret pour elle. De moto ou d’auto, elle sait y apporter solution. Vulcanisateur de profession depuis quelques années, Edwige Edjèkpoto, une jeune dame de la trentaine, semble être une espèce rare installée à quelques encablures du marché Houndjro à Abomey. A voir Edwige Edjèkpoto, on la prendrait facilement pour une coiffeuse. Pourtant, il n’en est rien. Pour des raisons liées aux pesanteurs sociologiques, il était impossible pour la femme de faire carrière dans un métier autrefois réservé aux hommes. Mais Edwige Edjèkpoto a brisé ce tabou longtemps entretenu en choisissant la vulcanisation qu’elle exerce sans complexe aux côtés des hommes à Abomey, une cité où l’on ne transige pas avec les principes traditionnels. Jeudi 3 mars, il est environ 7 heures. Le soleil déploie déjà ses rayons sur la ville d’Abomey. L’arrondissement de Hounli qui abrite le marché connaît déjà les mouvements dans tous le sens. En face du chantier du marché se trouve le minuscule atelier de réparation de pneus de la jeune dame. Cela fait dix ans que ce local tient lieu d’atelier pour elle. Dame Edwige est là pour mettre en place ses outils de travail. Elle s’assure que tous les outils sont exposés avant d’aller s’installer sur un banc posé non loin. Puis, elle manipule son téléphone portable en attendant d’éventuels clients. Vers 10 heures, le premier client de la journée, un conducteur de taxi-moto, se pointe, le visage dégoulinant de sueur. C’est la preuve qu’après la crevaison de son pneu il a dû trainer sa moto sur une bonne distance. Sur ordre d’Edwige Edjèkpoto, son apprenti va à la rencontre du conducteur, prend la moto et la positionne pour la patronne. Aussitôt, elle se met à l’œuvre afin de vite satisfaire le client. Mais ce dernier a eu le souffle coupé de constater que c’est une dame qui se penche sur son pneu crevé. Il ne comprend rien et se voit obligé de demander si le patron n’est pas là. Avant même d’avoir la réponse à sa question, il se saisit du banc pour s’asseoir et respirer un grand bol d’air. Puis, le jeune garçon lui laisse entendre que c’est la patronne qui est là. Edwige, comme si elle n’a rien entendu, démonte sereinement le pneu arrière de la moto avant de passer au diagnostic. Après contrôle, elle fait observer qu’une pointe a laissé deux trous dans la chambre à air qui est donc à réparer ou à remplacer. Le conducteur du taxi-moto fait plutôt l’option de la réparation. Ce qui permet à dame Edwige de se mettre rapidement au travail. Après une trentaine de minutes, sidéré par le travail fait d’une main féminine, le client paye la prestation et en profite pour encourager la "brave dame". Il est en retour gratifié d’un léger sourire de la part d’Edwige qui est plutôt préoccupée par comment sécuriser les quatre pièces de 100 francs qu’elle vient de gagner. Elle ouvre son sac et y range lesdites pièces. Cela fait une dizaine d’années qu’Edwige exerce ce métier dit d’homme. Elle semble ne plus être trop sensible aux gentils mots des clients qui n’ont jamais croisé son chemin. Toutefois, étant la seule femme connue dans ce métier à Abomey, ceux qui ont entendu parler d’elle sont curieux de la voir. Ainsi, les hommes qui la connaissent préfèrent se faire dépanner dans son atelier. Parfois débordée par les clients curieux, elle sollicite auprès de son ancien patron un de ses apprentis qui vient l’assister ponctuellement. Au départ, elle faisait une recette de 5000F Cfa en une journée, mais aujourd’hui, difficilement elle parvient à rentrer avec 3000 F Cfa. Le temps où elle était la curiosité populaire semble derrière. D’ailleurs, autour d’elle, c’est désormais l’indifférence. Les gens sont habitués à la voir démonter un pneu et mettre en marche la machine d’air. Choix contesté par les parents Elle évoque sa vie en apprentissage et les raisons qui ont motivé son choix. Si Edwige Edjèkpoto a choisi le métier de la vulcanisation, ce n’est nullement le fait du hasard. Pour elle, les métiers traditionnels dédiés aux femmes, c'est-à-dire la coiffure, la couture et autres sont saturés au point où le marché devient exigu et toutes celles qui apprennent ces métiers n’arrivent plus à les exercer. Pour éviter ces peines perdues, Edwige a fait un choix d’avenir : la vulcanisation. Mais incomprise dans dans sa vision, ses parents ont contesté ce choix. Si Claire Kantoungnon, sa mère, s’était résignée face à son choix, son père Séverin Edjèkpoto a été, quant à lui, catégorique dans son refus. Pour lui, ce n’est pas un métier pour fille. Mais, sa fille reste ferme dans sa décision. Et pour amener ses parents à admettre son choix, elle a dû avoir recours à des personnes qui ont su convaincre son père de l’importance de la vulcanisation. Convaincu, Séverin a, en 2007, accepté d’inscrire sa fille Edwige chez Paulin Kinhou auprès de qui elle a appris aux côtés de quinze apprentis hommes le métier durant quatre ans. « Au départ, révèle-t-elle, mon patron n’avait pas voulu me recevoir parce qu’il avait estimé que je ne pouvais pas tenir. Mais à l’œuvre, il a fini par découvrir l’artisane que je suis», raconte-t-elle. Par sa détermination, elle s’est battue pour se tirer d’affaire bien qu’elle ne manque de subir le harcèlement sexuel de la part de ses condisciples et même des clients. En témoigne la célérité avec laquelle, elle a assimilé les connaissances que lui transmettait le patron sur les réalités du travail. «En son temps, j’étais la référence parce que les hommes étaient moins dynamiques que moi. Mieux, j’ai été libérée en 2012 avant certains parmi ceux qui étaient pourtant là avant moi», se souvient-elle. Devenue vulcanisateur accompli, elle s’installe à son propre compte et intègre à cet effet l’Association des vulcanisateurs d’Abomey (Ava). Dans ce creuset, elle s’est retrouvée encore seule femme parmi les hommes. Mais étant une habituée du monde masculin, elle s’impose au cours de leurs rencontres par ses prises de parole et surtout en réussissant à faire passer quelques-unes de ses préoccupations. Après tant d’expériences engrangées, elle invite ses congénères à s’engager résolument dans les métiers d’avenir pour leur émancipation. Elle ne souhaite pas être la seule femme à prendre ce chemin. Elle désire voir d’autres femmes faire la même chose qu’elle. Concilier travail et foyer La vulcanisation et le foyer constituent deux mondes qu’Edwige Edjèkpoto n’a pas du mal à concilier. Selon elle, tout dépend de l’entente au sein du foyer et de l’organisation mise en place. « Chez moi, nous sommes un jeune couple d’artisans et nous nous complétons. Il est un maçon et moi, vulcanisateur. Cependant, je ne me dérobe pas à mes obligations conjugales. Je m’organise toujours pour satisfaire ses besoins. Compte tenu du dialogue franc et sincère qui existe entre nous, la confiance est établie et nous nous comprenons jusqu’ici. Il me soutient et m’encourage à exercer ce que je sais faire. Moi aussi, je m’arrange pour ne pas le décevoir. Dans ces conditions, il ne peut y avoir que l’harmonie au sein du foyer, quelle que soit la fonction exercée », explique-t-elle. Préoccupée par le bien-être et la préservation de la paix dans le foyer, Edwige se lève tôt les matins, apprête le petit-déjeuner et le déjeuner qu’elle conserve dans une glacière avant de se rendre à son lieu de travail. Les soirs, elle rentre autour de 19 heures pour assurer le repas du soir. Au cas où elle irait au-delà, elle appelle son époux pour l’en informer. « Si l’heure avance, je l’invite à l’atelier où il prend le dîner que je paie de ma propre poche afin de lui garantir le manger à temps », confie-t-elle. Pour finir, elle invite les filles qui ont choisi d’apprendre un métier de faire comme elle en allant vers les métiers de leur choix même si ce sont des métiers dits réservés aux hommes. « Moi, j’ai compris que tout est dans la volonté. Il suffit de vouloir et l'on a la force de tout affronter », conseille Edwige Edjèkpoto. Société 08 mars 2022


Accueil prochain des 26 œuvres culturelles à Ouidah : Le calme avant l’effervescence
Ouidah se prépare à accueillir les 26 trésors royaux après l’exposition diptyque en cours au palais de la Marina. Contrairement au calme légendaire qui s’observe dans la ville, les autorités communales s’emploient à rendre la fête belle. Vendredi 25 février 2022, à Ouidah. La ville historique s’est réveillée dans son calme habituel. Les populations vaquent normalement à leurs occupations. Ici, l’on note une communication quasi-faible, voire inexistante autour du retour des 26 trésors royaux dans la ville qui les a accueillis avant leur embarquement à destination de la France durant la période coloniale. Il n’y a presque pas d’affiche qui informe sur cet événement majeur qui s’annonce à Ouidah. Dans les rangs des populations, l’incertitude plane encore sur l’arrivée des 26 trésors royaux. A l’entrée du centre-ville, Ambroise Igor Akpovo, un conducteur de taxi-moto, ignore carrément si ces œuvres culturelles seront à Ouidah. Le sujet suscite aussitôt un débat entre lui et ses camarades conducteurs de taxi moto stationnés sous un arbre. « J’ai appris que les œuvres viendront ici, mais avec l’exposition au palais, à Cotonou, je ne sais plus si elles viendront encore ici… », affirme Alfred, un jeune mécanicien, rencontré non loin du Fort portugais. « Jusqu’à présent, beaucoup ne savent pas ou ne croient plus que ces œuvres viendraient encore à Ouidah. C’est la croyance populaire… », soutient Gédéon Kpassènon, l’un des gestionnaires de la Forêt sacrée de Ouidah. Mais en réalité, le calendrier du parcours des 26 trésors royaux n’a pas changé. Ils seront bel et bien à Ouidah courant juin-juillet prochain pour une exposition temporaire à la maison du gouverneur (Fort portugais). Pour Modeste Zinsou, président de l’Association nationale des guides et accompagnateurs de touristes du Bénin (Angatb), le retour de ces trésors à Ouidah, premier port, la côte des esclaves, « est forcément quelque chose de très fort… ». « Au plan spirituel, on va dire que c’est pour les recharger... qu’ils viennent recevoir encore une sorte d’atmosphère positive avant de repartir de l’autre côté d’Abomey », ajoute-t-il. Une analyse que confirme Daagbo Hounon Hounan II. « Ce n’est pas un effet de hasard que ces œuvres reviennent au Bénin, reviennent à Ouidah… Nous n’avons jamais été contents du fait qu’on nous les avait prises et il y a des rituels qui se faisaient depuis des années pour qu’on nous les restitue… », ajoute le dignitaire. Veillée d’armes L’arrivée de ces œuvres est un évènement important qui, pour les autorités communales, ne doit pas passer inaperçue. Une manifestation est donc prévue dans ce sens, informe le chargé de communication de la mairie de Ouidah, Salomon Dossou. Les préparatifs sont en cours à l’interne et l’agenda sera rendu public au moment opportun par le comité d’organisation mis en place par le maire, a-t-il laissé entendre. « Nous allons effectuer une conférence de presse pour annoncer l’événement. En prélude à tout ceci, une délégation du Conseil communal conduite par le maire lui-même, ira visiter l’exposition des œuvres au palais de la Marina », ajoute-t-il tout en assurant que la fête sera belle. Le retour des 26 trésors royaux est également une aubaine à ne pas rater pour les acteurs de l’écosystème Tourisme, Culture et Arts de Ouidah, qui s’y préparent activement. Dans ce sillage, des formations sont prévues notamment à l’endroit des guides et accompagnateurs de touristes et des gestionnaires de sites touristiques. « Vous devez remarquer qu’actuellement au Temple des Pythons, il y a quelques travaux d’assainissement qui se font pour accueillir ces œuvres. Il y a quelques mois, nos guides des sites ont reçu des formations par rapport à la gestion des touristes qui vont venir du monde entier. Du point de vue de la propreté des lieux, vous devez remarquer que nous sommes en train de mettre les bouchées doubles pour que les gens soient accueillis dans un endroit beaucoup plus sain», détaille Modeste Zinsou qui est également le Co gestionnaire du Temple des Pythons. Le volet sécurité n’est pas occulté. Des formations sont également prévues pour parer à toute éventualité. « Des experts du Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution (Cpadd) de Ouidah viendront nous dispenser une formation sur le secourisme parce qu’il y aura beaucoup de monde, et vous n’êtes pas sans savoir que nous faisons face au terrorisme aujourd’hui. Il va y avoir des simulations dans ce sens. Donc à Ouidah, particulièrement au Temple des Pythons, on se prépare activement pour recevoir les 26 œuvres culturelles », indique le président des guides et accompagnateurs de touristes du Bénin. Modeste Zinsou met, par ailleurs, un accent particulier sur l’importance de sensibiliser tous les maillons de la chaîne du Tourisme, de la Culture et des Arts (populations, guides et accompagnateurs, hôteliers, etc.) afin que le passage de ces œuvres à Ouidah soit une parfaite réussite. Culture 08 mars 2022


Sport intensif et perte de poids : Une étude met fin aux illusions
Une étude menée à partir des données nucléaires fournit des informations sur l’efficacité des exercices physiques pour la perte de poids. Un abonnement à une salle de sport et des exercices physiques intensifs ne sont pas le moyen le plus efficace pour perdre du poids. En tout cas, ça ne marche pas pour tout le monde, selon une étude réalisée en 2021 à partir de la base de données sur l’eau doublement marquée de l’Agence internationale de l’Énergie atomique (Aiea). Les résultats dévoilés fin février 2022 relativisent cette approche. « Lorsqu’elles suivent des programmes d’exercices physiques pour perdre du poids, la plupart des personnes perdent un peu de poids, certaines en perdent beaucoup, mais quelques-unes prennent du poids», a déclaré John Speakman, président du groupe de gestion de la base de données sur l’eau doublement marquée de l’Aiea et un des auteurs de l’étude. En réalité, l’augmentation des niveaux d’activité peut entraîner des rendements décroissants dans la dépense énergétique en raison de réponses compensatoires dans les dépenses énergétiques hors activité. Cela peut avoir des implications profondes à la fois pour l’évolution du métabolisme et la santé humaine : une augmentation à long terme de l’activité ne se traduit pas directement par une augmentation de la dépense énergétique totale (Det). D’autres composantes peuvent diminuer en réponse à une compensation énergétique. La réalité Première certitude. « La pratique d’exercices physiques peut être vraiment bénéfique pour la santé, mais se focaliser uniquement sur cette pratique ne vous aidera pas à perdre du poids », dévoile Alexia Alford, spécialiste en nutrition à l’Aiea. L’étude dont les résultats ont été publiés dans la revue Current Biology montre que les calories affichées sur l’écran d’un tapis de course ne reflètent pas la réalité des calories brûlées par votre corps. « Chez les personnes ayant un indice de masse corporelle normal (entre 18,5 et 24,9), le corps compense de 28 % les calories brûlées pendant l’exercice physique. Cela signifie que les 72 % de calories restantes seront perdues au cours de la journée. Toutefois, avec l’âge et la prise de poids, ce rapport se détériore, et les personnes ayant l’indice de masse corporelle le plus élevé ne perdront que 51 % des calories brûlées pendant l’exercice physique », précise l’Aiea. De plus, la publication indique que les personnes souffrant d’obésité peuvent avoir des difficultés à perdre du poids, car leur corps agit efficacement pour conserver ses réserves de graisse. En tout cas, ça ne marche pas pour tout le monde. La spécialiste en nutrition à l’Aiea préconise de ne pas se focaliser uniquement sur les exercices physiques pour perdre du poids, mais d’adopter plutôt un mode de vie plus équilibré dans tous les aspects en priorisant l’alimentation pour maintenir un déficit calorifique et perdre du poids. Dans les coulisses L’étude a été basée sur des données issues d’une technique nucléaire impliquant de l’eau doublement marquée (Dlw) de l’Aiea. En analysant l’urine d’un sujet d’étude sur une période de 7 à 14 jours après la consommation de Dlw, les chercheurs peuvent calculer très précisément la dépense énergétique totale d’une personne. Cette technique tient compte des calories brûlées à la fois lors d’activités physiques et par le métabolisme du corps en général. Cette base de l’Aiea contient les données de plus de 7 600 personnes, ce qui fait d’elle la plus grande collection de données de ce type au monde. « Notre base de données est un atout d’une valeur inestimable pour mieux comprendre le fonctionnement du corps humain; et cette étude sur l’exercice physique en est l’exemple parfait. Si la plupart des études Dlw portent généralement sur une trentaine de sujets, l’étude sur l’exercice physique en compte plus de 1 600. Ce qui accroît la fiabilité des données », précise Alford. Les chercheurs sont encouragés à recourir à cette base, une richesse inexploitée. Santé 08 mars 2022


Coupe Davis-Groupe II: difficile expérience pour les tennismen béninois
La Coupe Davis –Groupe II s’est achevée samedi 5 mars dernier au Tennis club de l’Amitié à Cotonou. Pays hôte de cette prestigieuse compétition de l’International Tennis federations (Itf), le Bénin a fait une douloureuse expérience en perdant par le score de 3-1 face à Hong Kong Chine. La seule victoire du Bénin a été l’œuvre de Sylvestre Monnou. Pays hôte de la Coupe Davis-Groupe II, le Bénin a connu un triste sort en perdant trois des quatre matchs de la compétition face à Hong Kong Chine au Tennis Club de l’Amitié à Cotonou. Cette difficile expérience a débuté par la défaite du numéro 1 béninois en match inaugural. Sorti sur blessure au deuxième set, Alexis Klégou qui avait remporté le premier set par 6/1 a été battu par Wong Kit Wong (1-2). Attendu pour ramener le Bénin dans la compétition, Delmas N’Tcha n’a pas pu résister à la rage de Wong Chak Lam Coleman (6, 4; 6,4). En double, les visiteurs ont été également sans pitié face au Bénin. Au terme d’un match âprement discuté entre la paire Alexis Klégou – Sylvestre Monnou du Bénin et le duo choc Wong Chak Lam Coleman - Wong Kit Wong, Hong Kong Chine a pris le dessus sur le Bénin, (2, 6 ; 6,1 ; 4,6). Mais, Sylvestre Monnou va permettre au Bénin de sauver l’honneur lors du quatrième match. Sylvestre Monnou a battu son adversaire par 2 sets à 0 (6, 4 ; 6, 4). Avec trois défaites en quatre sorties, le pays hôte, le Bénin est relégué dans le groupe III. Et Hong-Kong China, après avoir gagné 3-0, se qualifie pour le groupe II. Au terme de la compétition, Jean-Claude Talon s’est dit heureux de la mobilisation du public sportif autour de la compétition. Il a félicité les tennismen béninois pour leur combativité lors du tournoi avant de réitérer sa volonté de continuer à se battre pour l’essor du tennis béninois. Sports 07 mars 2022


2e Journée de la Super ligue pro de Football : belle entame pour Loto-Popo Fc
Champion en titre du Bénin, Loto-Popo Football club a réussi son entrée en Super Ligue pro de Football 2021-2022, samedi 5 mars dernier, en s’imposant à Ayéma Fc par le score de 2-1 à Grand-Popo. Loto-Popo Football club a effectué une belle rentrée, samedi 5 mars dernier, à Grand-Popo, en se débarrassant d’Ayéma Fc par le score de 2-1. Pourtant, ce sont les visiteurs qui ont pris les premières initiatives dans cette partie. En témoignent leurs deux premières occasions sans frisson pour les hommes de la maison de la chance (16e et 20e minutes). Face aux assauts des joueurs d’Ayéma Fc, Loto-Popo Fc va répliquer avec une série d'actions offensives aux 22e, 24e, 33e et 38e minutes. Mais, par manque de réussite devant le but, ils seront surpris la 41e minute. Coup de froid ! Contre le cours du jeu, Ayéma Fc s’offre un pénalty suite à une faute de Séibou Zoulkaneri dans la surface de vérité. Nouroudine Gakou repousse le pénalty mais Idriss Boukari surgit et marque. Blessés dans leur amour propre, les Loto-boys rejoignent les vestiaires avec un but de retard. Du retour des vestiaires, le public sportif découvre un nouveau visage du club de la Loterie nationale du Bénin suite aux trois changements d’Abdeslam Ouaddou, manager de Loto-Popo. Faisal Bachir, Gilbert Adangnandé et Imourane vont apporter du sang neuf à l’équipe des Verts. Patrick Sèdjamé et ses coéquipiers vont prendre le contrôle du jeu. Très en verve dans la partie, Faïsal Bachir illumine le stade avec une première passe décisive à Gilbert Adangnandé qui ramène les pendules à l’heure. A 1-1, Loto-Popo Fc va multiplier les offensives jusqu’à remporter la partie. A la 91e minute, Faïsal Bachir va donner la balle de la victoire à Bienvenu Vigninou. Après un crochet et un tir tendu, l'avant-centre des Verts inscrit le deuxième but de Loto-Popo. A 2-1, les tenants du titre enregistrent leur première victoire de la Super ligue pro. Ce résultat fait l’affaire d’Abdeslam Ouaddou qui se félicite d’avoir réussi cette entrée en matière. « Ce fut un match difficile mais nous avons globalement dominé, notamment en première mi-temps où on s'est créé beaucoup d’occasions franches de but. Fier de ses poulains, il pense déjà au prochain match. « Je salue mes joueurs pour leur force de caractère. On a des ressources. On va continuer à travailler. On va savourer cette victoire et se concentrer rapidement sur le déplacement de mercredi, a confié le manager de Loto-Popo Fc. Le club affronte en effet, mercredi 9 mars prochain, Éternel Fc pour le compte de la troisième journée du tournoi. Coton Fc victorieux, Adjidja Fc humilié Leaders de la zone A lors de la Ligue pro, les Buffles du Borgou ont humilié l’équipe des Forces armées béninoises, Adjidja Fc au stade municipal de Parakou. Les vice-champions en titre ont dominé leurs adversaires par le score de 4-0. A Aplahoué, Dadjè Fc a été contraint au partage des points par Djèffa Fc sur le score de 1-1 tandis que Coton Fc, leader du groupe C a réussi le plus difficile en allant s’imposer à Djougou face aux Panthères de la localité. Eternel Fc, quant à lui, a fait le service minimum (1-0) face aux Cavaliers de Nikki. A noter que les matchs de la troisième journée de la compétition sont prévus pour les 9 et 10 mars sur les différentes installations retenues. Résultats des matchs Loto-Popo # Ayéma Fc 2-1 Dadjè Fc # Djeffa Fc 1-1 Panthères # Coton Fc 0-2 Buffles Fc # Adjidja Fc 4-0 Eternel Fc # Cavaliers Fc 1-0 Sports 07 mars 2022


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