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Nouvelles

27e Journée internationale de la femme : Appel à la reconnaissance de la contribution de la gent féminine au progrès
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, à l’occasion de la 27e édition de la Journée internationale de la femme, invite tous à œuvrer pour plus d’investissements en faveur des femmes rurales afin de réduire leur niveau de pauvreté qui les amène à opérer des choix irrationnels pour assurer leur survie, augmentant ainsi l’érosion des sols et la déforestation. Lire l’intégralité de son message à délivrer ce mardi 8 mars… Béninoises et Béninois ; Chers compatriotes ; Mesdames et messieurs, Demain, 08 mars 2022, notre pays, à l’instar des autres États membres des Nations Unies, célèbrera la Journée internationale de la Femme (Jif) placée sous le thème international «Egalité aujourd’hui pour un avenir durable ». Ce thème invite toute la communauté internationale à la reconnaissance de la contribution des femmes et des filles du monde entier qui mènent l’offensive quant à l’adaptation et la réponse aux changements climatiques et à leur atténuation en faveur de la construction d’un avenir plus durable pour toutes les personnes. Les objectifs de développement durable donnent la marche à suivre et répondent aux défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés. Mesdames et messieurs, Le changement climatique représente pour l’humanité, le plus grand défi depuis ces dernières décennies. Le 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur le Climat publié le 28 février dernier fait une nouvelle fois le constat selon lequel les impacts du changement climatique ont eu des effets néfastes importants sur la nature et les populations dans toutes les régions. Ce rapport précise que les effets affectent particulièrement les personnes les plus vulnérables et les mesures d’adaptation sont loin d’être suffisantes. Il est une fois encore démontré que le rapport des hommes et des femmes à l’environnement est différent et les changements environnementaux ont des impacts variés sur leur vie. En Afrique et particulièrement au Bénin, les femmes rurales sont les piliers du développement agricole et de la sécurité alimentaire. Or, les changements climatiques ont un très fort impact négatif sur les terres et par ricochet sur l’agriculture. Ainsi, les femmes, de par leur forte présence dans le secteur agricole qui contribue à plus de 70 % de leurs revenus, sont plus affectées par la pauvreté parce que vulnérables aux effets du changement climatique et aux risques de catastrophe. Or, les politiques et programmes nationaux en matière de climat, d'environnement et de réduction des risques de catastrophe ne tiennent pas systématiquement compte des besoins des femmes et des filles et de leur potentiel à contribuer efficacement à la lutte contre le changement climatique. C’est au regard du tableau peu reluisant qu’affichent les programmes climatiques sensibles genre, que les Nations Unies interpellent les Etats membres à y réfléchir et à reconsidérer leur approche afin d’intégrer les préoccupations, les besoins et les compétences des hommes et des femmes, de manière égale, dans les politiques et les programmes de réduction des risques de catastrophe et de relèvement. Mesdames et messieurs, Chers compatriotes, Si des efforts réels ont été faits par le gouvernement du président Patrice Talon, grâce à qui la femme béninoise reçoit aujourd’hui ses lettres de noblesse dans notre société, il n’en demeure pas moins que l’égalité réelle reste à atteindre dans certains domaines. Dans notre pays, la majorité des catastrophes entraînent un fardeau supplémentaire pour les femmes et les filles qui doivent assumer un travail non rémunéré, par exemple administrer des soins ou approvisionner le foyer en eau et en nourriture. Ce sont des moments où elles sont également exposées aux violences à leur égard. Il est donc important d’appeler à la mobilisation de toutes les forces de la nation afin de soutenir le gouvernement dans sa vision d’assurer la sécurité à la femme sur tous les plans et que des pratiques socioculturelles néfastes cessent d’être perpétrées à l’encontre de nos filles et de nos femmes pour leur permettre d’exprimer librement leur potentiel dans tous les domaines et particulièrement au cours de cette année dans le domaine de la protection de l’environnement et de la réduction des risques de catastrophes. J’appelle à l’attention de toutes et de tous que l’incapacité des femmes à exercer leurs droits fondamentaux, leur insécurité économique, la non-reconnaissance du droit à la propriété des terres, les restrictions à leur autonomie et à leur expression politique minent leur capacité à anticiper, survivre et répondre aux catastrophes naturelles. C’est pourquoi, nous devons, à l’instar du gouvernement, œuvrer tous ensemble pour plus d’investissements en faveur des femmes rurales afin de réduire leur niveau de pauvreté qui les amène à opérer des choix irrationnels pour assurer leur survie, augmentant ainsi l’érosion des sols et la déforestation. Je saisis cette occasion de la célébration de cette 27e édition de la Journée internationale de la Femme, pour m’adresser aux femmes qui s’illustrent à travers des solutions intelligentes afin de faire face aux affres des changements climatiques. Ensemble pour la promotion des droits des femmes ! Toutes et tous pour la protection de l’environnement ! Et que vive le Bénin ! Je vous remercie. Actualités 07 mars 2022


Matériel agricole subventionné à Parakou : Les agriculteurs sensibilisés aux mécanismes d’acquisition
La Société nationale de matériel agricole (SoNaMA) a rencontré, ce jeudi 3 mars à Parakou, les producteurs et acteurs du secteur agricole de cette ville et ses environs. C’est pour les sensibiliser aux mécanismes d'acquisition et d'utilisation du matériel agricole subventionné à 50 % par le gouvernement. Depuis ce jeudi 3 mars, les producteurs et acteurs du secteur agricole de Parakou et ses environs en savent, un peu plus, sur les mécanismes d'acquisition et d'utilisation du matériel agricole subventionné à 50 % par le gouvernement. C’est à la faveur d’une séance de sensibilisation et d'information organisée à leur intention par la Société nationale de matériel agricole (SoNaMA). En effet, cette rencontre s'inscrit dans le cadre d'une caravane agricole nationale qui a démarré le 22 février dernier. L’objectif est de combler le déficit d'information et de susciter l'engouement des producteurs et acteurs agricoles pour l'acquisition de ces équipements. Dans sa présentation, le directeur des opérations commerciales de la SoNaMA, Rodrigue Adogony, a expliqué que ce matériel agricole est subventionné par le gouvernement à 50 % du prix d'acquisition. Cela, pour permettre l'accès à un grand nombre de producteurs et acteurs agricoles. Mieux, toujours dans son souci de mécanisation du secteur de l'agriculture, le gouvernement a également allégé les conditions d'accès aux crédits agricoles au niveau du Fonds national de développement agricole (Fnda), a-t-il poursuivi. Il a, par ailleurs, insisté sur la qualité du matériel agricole de la SoNaMA, qui est fabriqué en fonction des spécificités des besoins des producteurs. Selon lui, il s'agit, en réalité, d'une offre variée de trois gammes de tracteurs, d'équipements et de kits motoculteurs. De même, ce matériel agricole est doté d'un système de géolocalisation. Ce qui, assure-t-il, permet son tracking rigoureux. Le directeur des opérations commerciales a également mis un accent particulier sur le service après-vente assuré par la SoNaMA. « C’est une équipe de recherche et développement qui a assuré le choix des équipements. Aussi, une équipe d'agro-équipementiers est-elle déployée sur toute l'étendue du territoire pour accompagner les producteurs dans l'utilisation du matériel agricole », a-t-il indiqué, pour rassurer les producteurs qui ont émis des réserves par rapport aux équipements. La même assurance a été donnée quant à la disponibilité des pièces de rechanges des machines. En témoigne la mise en place des garages de réparation et de maintenance à travers tout le pays. Il y a enfin, l'application Miriaa qui permet à tous les producteurs de signaler les pannes, quelle que soit leur position géographique, et d'être renseigné sur la boutique la plus proche et la plus appropriée pour leur offrir des solutions? Actualités 07 mars 2022


Vie du parti Union progressiste à Abomey-Calavi : La jeunesse d’Akassato se mobilise pour de nouvelles victoires
Les jeunes du parti Union progressiste (Up) d’Akassato ont sonné la mobilisation générale, ce samedi 5 mars, à Gbétagbo. L’objectif affiché par le jeune conseiller communal Amos A. Todoukpo et ses camarades, est clair : remobiliser la jeunesse Up pour porter plus haut l’étendard du parti. Ils ont répondu nombreux à l’appel de leur camarade de lutte Amos Antoine Todoukpo, jeune leader du parti Up à Akassato et conseiller communal d’Abomey-Calavi. De jeunes femmes et hommes venus de tous les quartiers d’Akassato se remettent en ordre de bataille pour assurer l’hégémonie de leur parti politique sur cet arrondissement. Les banderoles dressées sur les lieux du meeting à Gbétagbo, de même que les slogans scandés par les femmes et les jeunes témoignent de la volonté et la détermination de la jeunesse d’Akassato à s’affirmer et renforcer la domination politique de l’Up dans leur localité. Le président du comité d’organisation, les représentants des jeunes, des femmes, des chefs quartiers, des têtes couronnées, et le chef de l’arrondissement d’Akassato et coordonnateur du parti Up dans la localité, apprécient tous l’initiative d’Amos Antoine Todoukpo de remobiliser la jeunesse Up, et plaider pour un meilleur positionnement des jeunes à tous les niveaux au sein du parti. Augustin Kegbo, chef de l’arrondissement d’Akassato, profite de l’occasion pour appeler les indécis à rejoindre le parti. « …Les portes de l’Up vous sont grandement ouvertes…», affirme-t-il. A sa suite, Amos Antoine Todoukpo se félicite de la grande mobilisation du jour. Pour le jeune conseiller communal, le chef de l’Etat Patrice Talon a ouvert la voie à l’émergence des jeunes en politique et il est temps que la jeunesse d’Akassato prenne son destin en main. « Avec la bénédiction des aînés, nous voulons tisser la nouvelle corde à l’ancienne. L’heure de la jeunesse a sonné ; l’heure de passer le pouvoir à la jeunesse a sonné… Hier, nous alignions les bâches et chaises et collions les affiches pour les autres. Aujourd’hui, il est temps que nous les fassions pour nous-mêmes… », a déclaré Amos Antoine Todoukpo. Ce fut aussi l’occasion pour lui de rassurer le maire d’Abomey-Calavi, Angelo Ahouandjinou, superviseur général de l’Up dans la commune et parrain de l’événement, que le parti ne reculera pas à Akassato avec l’entrain de la jeunesse. Le maire apprécie également la tenue de ce meeting tout en reconnaissant la place combien importante de la jeunesse pour le développement du parti. Il en profite pour battre le rappel de sa troupe. Le superviseur général de l’Up appelle, tour à tour, les conseillers communaux, les conseillers locaux et les membres du comité des jeunes à se mobiliser autour de lui. Angelo Ahouandjinou insiste sur la nécessité pour eux de rester unis et de travailler main dans la main pour le bien commun. Finis donc les petites querelles et les coups bas à l’intérieur du parti, et place à la mobilisation générale pour renforcer l'hégémonie de l’Up, a laissé entendre le maire Ahouandjinou avec la bénédiction du roi Zounfon. Notons que le meeting a également connu la présence de plusieurs chefs d’arrondissement et personnalités politico-administratives de la commune. Actualités 07 mars 2022


Ligue pro basket-ball-Phase retour : Trois matchs au programme dans la Conférence Nord
Les matchs de la phase retour de la Ligue pro de basket-ball démarrent dans la Conférence Nord cet après-midi. Pour le compte de cette première journée, Aspal Bbc, leader avec 12 points lors du premier tour va en découdre avec le 5e au classement, Ata Sport (8 points (16h) à Natitingou. C'est l'occasion pour cette formation du septentrion de confirmer son statut de leader de cette conférence. Les Panthères, quant à elles, seront aux prises avec Flèche Noire (16h) à Djougou. A parakou, Team Bs va accueillir le deuxième au classement, Réal sport (11 points). Actualités 05 mars 2022


Postes techniques et administratifs des mairies : Voici le nouveau chronogramme de sélection des candidats
Les nouvelles dates du processus de sélection des candidats aux postes techniques et administratifs des mairies conformément au nouveau Code de l’administration territoriale sont connues. Le comité de supervision présidé par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané qui avait annulé le premier processus engagé, a rendu public l’agenda ce vendredi 04 mars. Mais avant, il a procédé à la publication de la liste des candidats présélectionnés sur La liste des candidats retenus pour les épreuves de sélection est disponible et accessible ici :
https://www.gouv.bj/preselection-fonctions-mairies/ Selon le nouveau chronogramme, les candidats non présélectionnés ont jusqu’au 7 mars pour formuler en ligne leurs recours dès qu’ils seront informés des failles de leurs dossiers. Suivra ensuite la liste définitive des candidats présélectionnés le mercredi 9 mars. Le samedi 12 mars au lycée technique Coulibaly, le test psychotechnique sera organisé pour tous les candidats présélectionnés et les épreuves écrites pour uniquement les candidats au poste de secrétaire exécutif. L’entretien individuel et la réception des dossiers physiques des candidats seront la dernière étape de cette évaluation. Ils se feront du lundi 14 au mercredi 16 mars selon une programmation qui sera publiée. Finie cette étape, les candidats susceptibles d’être inscrits dans la base de données seront connus le vendredi 18 mars prochain. Selon les prévisions, le secrétaire exécutif et ses six collaborateurs qui seront tirés au sort puis nommés devront entrer en fonction le 1er avril 2022. Actualités 04 mars 2022


Médias en ligne : Les défis face à l’Infox !
Les experts invités à la rentrée journalistique de La Nation ont mis l’accent sur la responsabilité des médias en ligne face aux fausses nouvelles. L’infox un virus en pleine émergence et dont il faut se préoccuper. Tiburce Adagbè, patron de presse, fait remarquer qu’il devient difficile aujourd’hui de faire la nuance entre le professionnel et celui qui ne l'est pas. Ceux qui étaient sources d’informations hier deviennent des fournisseurs directs d’information au public. Pire, c’est quand les journalistes eux-mêmes se laissent emporter par la quête du scoop. « C’est un vrai problème. C’est criminel qu’un journaliste fonctionne sur la base de ce qu’on appelle le buzz. Vous ne pouvez pas être tout le temps celui qui donne l’appel du jour. Il faut même savoir jouer discret », déplore l’auteur du livre « Mémoire de chaudron ». Pour le moment, pour contrer les fausses nouvelles, le Code du numérique est plus sollicité, créant un environnement jugé trop répressif, selon les acteurs. Tiburce Adagbè en appelle à la responsabilité du journaliste. « Si vous êtes vraiment journaliste, vous ne devez pas avoir l’œil sur la répression pour faire ce que vous avez à faire. Je n’ai pas le sentiment que le médecin a l’œil sur ce qui pourrait lui arriver devant un juge. Pour quelle raison, c’est le journaliste qui doit avoir la répression comme indicateur pour fonctionner? C’est comme si nous sommes potentiellement des hors-la-loi qui ne peuvent évoluer qu’en ayant comme repère le tribunal », a-t-il fustigé. Un défi pour les régulateurs Le contexte de développement des médias en ligne et les menaces liées aux fausses nouvelles forcent les régulateurs à redoubler de vigilance, voire à changer de paradigme. Serge Adjovi, directeur général de l'Agence des Services et Systèmes d'information (Assi), propose une synergie d’actions. « Ça demande des outils technologiques importants pour jouer le rôle de régulateur désormais. C’est pour ça que beaucoup de pays vont dans la direction de fusionner leurs régulateurs. C’est le cas du Rwanda », a-t-il souligné. Dans le même temps, les médias sont appelés à mieux s’organiser pour combattre les fausses nouvelles. « Il faut que dans un pays comme le Bénin, chaque média ait son propre mécanisme de vérification d’information. Cela peut être aussi un effort commun à l’ensemble des médias pour offrir aux lecteurs ce support où l’on est sûr que c’est vrai ou non », a insisté Serge Adjovi. D’où le besoin de faire ancrer le fact checking dans le fonctionnement des médias. Actualités 04 mars 2022


Atelier sur la lutte contre le commerce illicite de cigarettes : Plusieurs recommandations issues des travaux
Démarré, lundi dernier à Cotonou, l’atelier sur la lutte contre le commerce illicite de cigarettes en Afrique de l’Ouest a pris fin, ce jeudi 3 mars, avec à la clé sept recommandations pour endiguer la contrebande. Magistrats, douaniers et officiers de police judiciaire sont désormais mieux outillés pour lutter contre le commerce illicite de cigarettes. A travers les ateliers de Parakou, d’Abomey et de Cotonou, ils ont cerné les enjeux de la lutte et les pratiques des réseaux de contrebande. Aussi, ont-ils une idée claire des acteurs du commerce illicite et l’impact de celui-ci sur la santé des populations, les finances et la sécurité du Bénin. Au-delà de la formation donnant droit à une attestation, les participants ont jugé nécessaire de formuler sept recommandations à l’endroit des autorités au plus haut niveau pour la prise de nouvelles mesures ou le renforcement de celles existantes afin d’éradiquer ce commerce, source de financement du terrorisme. Au nombre des recommandations formulées, il y a « l’amendement de l’arrêté de transit afin de le renforcer et faciliter son application effective ; le réajustement de la loi antitabac pour l’adapter au contexte de lutte contre le financement du terrorisme ; le réajustement de certains articles du Code des douanes pour renforcer leur efficacité ; la prise des décrets relatifs à la mise en œuvre de la loi antitabac rénovée ; l’élaboration du plan de travail commun à tous les services de répression afin de ramener le taux de prévalence de la contrebande au Bénin de 78 % à moins de 5 % ». Les participants ont également « proposé la mise en place d’un comité mixte de mise en œuvre et de suivi » des recommandations ainsi formulées, fait savoir Demba Dembélé au nom de l’industrie légale du tabac, lors de la présentation des recommandations. Dr Régis Alban Madja, conseiller technique représentant le ministre de la Justice, a suivi de bout en bout les travaux de cet atelier. Il salue l’assiduité, le sérieux et l’intérêt des participants de même que la détermination et la pédagogie des formateurs. Il apprécie également la qualité de la formation dispensée. « Les doutes sont désormais levés sur la nécessité de lutter contre le commerce illicite de tabac en raison des risques liés non seulement à la sécurité et à la santé des populations mais également aux pertes de profits pour l’industrie légale du tabac et subséquemment, aux pertes de ressources énormes pour nos Etats… », affirme-t-il. « Dans ces conditions, poursuit le conseiller du ministre de la Justice, il nous faut, comme un seul homme, faire place aux actions vigoureuses » contre la contrebande. Il indique, à cet égard, que les exemples du Mali et du Togo sont suffisamment parlants pour édifier et encourager les acteurs béninois, à tous les niveaux, à agir. A ce propos, Dr Régis Alban Madja rassure de la détermination et de l’engagement personnel du garde des Sceaux et de l’ensemble du gouvernement à tout mettre en œuvre pour éradiquer le commerce illicite des produits du tabac. Il prend, en outre, l’engagement d’être le porte-parole des participants auprès de son ministre pour la mise en œuvre des recommandations. Société 04 mars 2022


Lutte contre la traite des personnes : Le gouvernement appuyé pour un plan d'action efficace
Le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique et celui de la Justice et de la Législation ont été appuyés dans l'élaboration d’un plan d'action pour la mise en œuvre des recommandations issues du diagnostic de la chaîne pénale en matière de lutte contre le trafic des personnes au Bénin. C'est à travers deux ateliers qui se sont déroulés du mardi 1er au vendredi 4 mars à Cotonou. Accompagner le gouvernement, notamment le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique et le ministère de la Justice et de la Législation, dans la mise en œuvre des recommandations contenues dans le rapport du diagnostic de la chaîne pénale en matière de lutte contre la traite des personnes. C'est l'objectif des ateliers organisés du mardi 1er à ce vendredi 4 mars. Hier jeudi 3 mars, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier au profit du ministère de la Justice et de la Législation, Edon Cyriaque, directeur général de l'Evaluation et de l'Observatoire du changement social, précise : « Il s'agira pour nous d'élaborer, de commun accord, un plan d'action de mise en œuvre des recommandations issues du diagnostic de la chaîne pénale sous l'angle de la traite des personnes ». Le directeur adjoint du cabinet du ministre de la Justice et de la Législation exhorte les participants à jouer leur partition, celle de cerner lesdites recommandations, de définir les stratégies de mise en œuvre et de les inscrire dans un plan d'action conséquent. A en croire Gilbert Togbonon, la traite des personnes au Bénin est un phénomène multiforme qui touche aux enfants, aux jeunes et aux adultes. Il ajoute que le Bénin a toujours donné une réponse juridique et judiciaire conséquente. Mais en dépit de l'existence d'un cadre réglementaire et de la répression, le phénomène semble persister du fait du manque de synergie dans les actions menées. La traite s'organise de plus en plus à travers les réseaux et il convient de lui donner une réponse adaptée. C'est pourquoi, le représentant du Garde des sceaux a insisté sur l’importance des recommandations issues du diagnostic de la chaîne pénale en la matière. Pour Alistaire Alinsato, directeur de cabinet du ministre du Développement et de la Coordination de l'Action gouvernementale, cet atelier est crucial. Car le plan d'action attendu contribuera à mettre fin à la traite des personnes au Bénin. Il a convié les participants à œuvrer pour l'élaboration consensuelle d'un plan d'action compréhensible et accessible pour la mise en œuvre d'actions cohérentes. Les intervenants ont tous salué le soutien de l'Union européenne et de la France à travers l'agence publique Expertise France, qui cofinancent le projet d'appui à la lutte contre la traite des personnes, spécifiquement au Bénin et au Togo. Actualités 04 mars 2022


Coopération sino-béninoise : Les audiences de la Cour suprême diffusées en direct
Les audiences des chambres administrative et judiciaire de la Cour suprême seront bientôt diffusées en direct et suivies partout dans le monde via Internet, surtout avec la possibilité pour les parties d’y participer à distance. Le projet de concrétisation de cette révolution technologique a été acté à Porto-Novo, ce jeudi 3 mars, à travers une convention signée entre l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Jingtao Peng et le président de la Cour suprême, Victor Adossou. La Cour suprême est en train d’entrer dans l’ère de la modernité. Elle pourra bientôt diffuser et faire suivre partout dans le monde et par les moyens les plus modernes, les audiences de ses chambres administrative et judiciaire. La réalisation de ce projet dont l’accord a été signé, hier jeudi 3 mars, est le fruit de la coopération sino-béninoise. Pour le président de la Cour suprême, Victor Adossou, la signature de cette convention est l’aboutissement heureux des échanges qu’il a eus le 13 avril 2021, au lendemain de sa prise de fonction, avec l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Jingtao Peng, qu’il a reçu en audience à son cabinet. Selon lui, au cours de l’entretien, il a sollicité l’appui de son hôte pour faire entrer la haute juridiction béninoise en matière administrative et judiciaire dans l’ère de la modernité au regard de ce qu’il a pu découvrir dans le fonctionnement des cours et tribunaux de la République populaire de Chine lors de sa visite de travail et de courtoisie qu’avait conduite son prédécesseur en 2016. Le président Victor Adossou salue le diplomate chinois pour la spontanéité dont il a fait preuve dans la conduite de ce dossier devant permettre à terme de diffuser en direct aussi bien au siège de la Cour suprême à Porto-Novo que sur Internet les audiences de ces deux formations juridictionnelles. « Il nous sera désormais possible, grâce aux vastes possibilités qu’offre Internet, et dans les conditions que la Cour suprême sera amenée à définir, de faire participer à distance des parties à une audience juridictionnelle », précise le président de la Cour suprême. L’ouvrage est prévu pour être prêt d’ici six mois. Il sera réceptionné et gracieusement mis à la disposition de la Cour suprême. Victor Adossou se réjouit de la qualité du prestataire technique Huawei, l’équipementier de haute réputation internationale, retenu par la partie chinoise pour le pilotage des travaux. Il indique que cette révolution marque un heureux point de départ de son ambitieux projet de dématérialisation de la haute juridiction. Le président de la Cour suprême prend l’engagement, au nom de tous les membres de son institution, de faire un usage judicieux des infrastructures techniques et technologiques qui seront réalisées pour une meilleure visibilité de l’institution et surtout pour son fonctionnement efficient et moderne. Victor Adossou exprime sa profonde reconnaissance au président de la République, Patrice Talon, pour l’intérêt manifeste qu’il a personnellement porté pour ce projet novateur et révolutionnaire. Cadeau de noces Il a dit aussi sa gratitude au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci pour tout le soutien que son département ministériel y a apporté. Le président de la Cour suprême a souhaité que la coopération sino-béninoise en matière juridique et judiciaire dynamisée en 2016 avec d’importantes réalisations à l’actif aujourd’hui s’intensifie davantage pour porter des fruits en abondance, notamment avec la reprise des voyages d’études des magistrats. Lesquels voyages, estime Victor Adossou, vont participer au renforcement des capacités d’intervention des principaux animateurs de la Cour suprême. Pour sa part, l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Jingtao Peng, détaille les trois composantes du projet prenant en compte l’amélioration du réseau informatique, l’installation d’un jeu de système de diffusion audiovisuelle des audiences et le renforcement de la capacité de l’alimentation électrique de la Cour suprême. Une formation technique pour le transfert de compétence est aussi prévue. Le diplomate chinois informe que ce projet se veut un don du gouvernement de son pays pour soutenir la modernisation et la digitalisation de la Cour suprême du Bénin. Il constitue un cadeau d’anniversaire pour le cinquantenaire de l‘amitié sino-béninoise qui a pris corps en 1972, précise Jingtao Peng. Actualités 04 mars 2022


Commerce extérieur : Les tendances au 4e trimestre 2021
Le 4e trimestre de l’année 2021 a été marqué au Bénin par une baisse légère des importations et des exportations. La dynamique des échanges extérieurs au Bénin reste marquée par de fortes variations saisonnières. Le bulletin trimestriel des statistiques du commerce extérieur publié par l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad) le 1er mars 2022 vient confirmer une fois encore cette tendance. Evaluées à 119,0 milliards de Fcfa, contre 145,9 milliards de Fcfa un trimestre plus tôt, les exportations ont connu un repli de 18,5 % au cours du quatrième trimestre 2021. Les principaux produits vendus à l’extérieur à l’origine de cette baisse sont: le «coton (à l’exclusion des linters), non cardé ni peigné», les «huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux… », et les « fruits à coque comestibles (à l’exclusion des fruits oléagineux), frais ou secs, même sans leur coque ou décortiqués». Quant aux importations, elles sont en baisse par rapport à la même période. Elles sont évaluées à 413,0 milliards de Fcfa, contre 457,9 milliards de Fcfa, soit un repli de 9,8 %. Ces données proviennent du système informatisé des services douaniers, avec un taux de couverture de 70,0 % des unités douanières. Selon l’Instad, les principaux biens acquis ayant contribué à la baisse des importations sont: le « riz semi-blanchi, même poli, glacé, étuvé ou converti», les «huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux…, les «ciments hydrauliques (y compris les ciments non pulvérisés dits clinkers), même colorés » et les autres tubes et tuyaux, en fer ou en acier. Un progrès par rapport à 2020 Comparés au 3e trimestre 2022, les indicateurs sont en baisse, aussi bien pour les produits exportés que ceux importés. Cependant, par rapport à l’année 2020, il y a eu bien de progrès enregistrés. « Comparativement au quatrième trimestre 2020, on note une hausse de 23,7 % de la valeur totale des exportations. Les ventes de biens locaux à l’extérieur s’élevaient, en effet, à 96,2 milliards de FCfa au quatrième trimestre 2020 », précise l’Instad. Le « coton (à l’exclusion des linters), non cardé ni peigné », les « graines et fruits oléagineux», l’ « or, à usage non-monétaire (excepté les minerais et concentres d’or), les « graines de coton » ont significativement contribué à cette hausse des exportations. Les importations, elles aussi, ont connu une légère augmentation de 0,9 %. « La valeur des achats à l’extérieur était, en effet, de 409,1 milliards de FCfa au quatrième trimestre 2020 », souligne l’Instad qui explique ce progrès par l’accroissement des importations de plusieurs produits dont l’huile de palme et ses fractions et les « motocycles (y compris les cyclomoteurs) et cycles équipés d’un moteur auxiliaire, avec ou sans side-cars ». Les principaux clients du trimestre Le top 10 des partenaires du Bénin n’a pas fondamentalement varié. « Le Bangladesh confirme sa place de leader dans le rang des pays clients du Bénin, avec 37,4 % de la valeur globale des ventes à l’extérieur », révèle l’Instad. Entre autres produits exportés vers ce pays, il y a le coton pour une valeur totale de 43,8 milliards de Fcfa, correspondant à un volume de 42 925,5 tonnes. La Chine se positionne en deuxième place avec 10,2 % de la valeur globale des produits vendus à l’extérieur au titre du quatrième trimestre 2021. L’Inde (6,4 %), le Tchad (5,8 %), le Danemark (4,3 %), la Turquie (3,4 %), l’Ukraine (3,4 %), l’Egypte (3,1 %), le Vietnam (2,8 %) et les Emirats arabes unis suivent. Dans le top 10 des principaux fournisseurs du Bénin, au quatrième trimestre de l’année 2021, la Chine prend la première position. Elle totalise 14,8 % de la valeur des marchandises achetées. L’Inde se positionne en deuxième position avec 10,4 % de la valeur des biens acquis. La France, troisième au trimestre passé, garde sa place. Economie 04 mars 2022


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