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Nouvelles

Éditorial de Paul Amoussou : Mensonge en deçà !
Un Béninois ayant séjourné longtemps à l’extérieur de son pays sans y revenir de temps en temps, depuis 2016 au moins, de retour aujourd’hui, serait médusé par la transformation que le Bénin a connue en cinq ans. Sa surprise serait davantage grande si, les yeux bandés, on le parachutait au quartier Les Cocotiers et qu’il passait par le boulevard de la Marina vers le centre-ville Ganhi, allant vers Saint-Michel, via Jonquet. La surprise serait tout aussi stupéfiante, dans la même perspective, si on le parachutait dans l’Atacora pour lui faire découvrir l’axe Natitingou-Boukombé ! Et des exemples du même ordre pourraient se multiplier. Preuve que l’action du président Talon, qui a pénétré ce qu’on appelle le pays profond, ne s’est pas cantonnée aux seuls centres urbains comme Cotonou ou Porto-Novo dans une perspective tape-à-l’œil. En cinq ans, il y a eu du changement, et il n’est pas que d’ordre infrastructurel. Cependant, certains compatriotes, de l’extérieur, même renseignés sur ce qui se passe au Bénin sous Talon, en ont une perception erronée. Et c’est malheureusement le cas, en dépit des efforts de l’Exécutif pour communiquer sur ses actions, car l’intox a pris le pas sur l’information réelle submergée par le flot des matières que l’industrie de la désinformation déverse à vau-l’eau sur les canaux digitaux surtout. Et donc, infectés par l’intox, car plus c’est gros davantage c’est facile à faire avaler la couleuvre, il n’est pas rare de noter que certains Béninois de la diaspora s’accrochent à des contrevérités, y croyant dur comme parole d’évangile avant de déchanter face à la réalité et l’évidence. Ce constat a été flagrant cette semaine encore, au détour de l’intervention d’une voix de l’opposition sur une radio internationale. L’intervenant s’est planté sur deux points qu’il voulait sans doute saillants : la supposée ‘’bunkérisation’’ du président Talon qui circule pourtant en toute liberté en mode très light de sécurité, et la supposée faible capacité d’intervention des forces de défense béninoises qui ont pourtant bénéficié d’un appui plus que substantiel du gouvernement actuel. Aussi, l’écho voulu à cette intervention médiatique, le punchline souhaité a fait pschitt en raison de ce que les éléments sur lesquels elle reposait ne tenaient pas. Ce qui a le chic de faciliter la tâche aux voix gouvernementales, en réponse, dont celle du porte-parole qui souligne non sans gourmandise combien les sources de l’opposant, en exil, en raison de démêlés judiciaires, l’ont induit en erreur. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » : cette citation de Blaise Pascal n’a jamais autant été fondée, confrontée à cette situation qui met en relief un opposant chez qui le fiel l’aura emporté sur le réel. Actualités 25 févr. 2022


Fédération béninoise d’athlétisme : Le programme d’activités 2021-2022 rendu public
La Fédération béninoise d’Athlétisme nourrit de grandes ambitions aux plans technique, administratif, organisationnel et fonctionnel au titre de la saison sportive 2021-2022. Dans son programme d’activités, dévoilé, mercredi 23 février dernier, il est annoncé l’organisation et la participation des athlètes béninois à plusieurs compétitions aux plans national et international. La saison sportive sera animée à tous les niveaux à la Fédération béninoise d’Athlétisme tout au long de l’année 2022. Plusieurs activités sont inscrites dans l’agenda de cette fédération présenté, mercredi 23 février, à Cotonou. Achille Aïhou, secrétaire général de la Fba, annonce l’organisation et la participation des athlètes béninois à 22 compétitions couvrant des courses hors stades et sur pistes aux plans national, sous-régional, régional continental et mondial. « La participation à ces différentes compétitions offrira aux catégories d’âge des occasions d’exprimer leurs talents et des opportunités de confrontation dans une saine émulation des athlètes de plusieurs niveaux de compétitivité », a-t-il expliqué. Selon lui, le Bénin sera présent à des compétitions majeures comme le Tournoi de la Solidarité, les championnats seniors de la Région 2 de la Confédération africaine d’Athlétisme, les championnats d'Afrique, les championnats du monde et d’autres compétitions de catégories d'âge. C’est pourquoi, il a invité les entraîneurs et les athlètes à travailler efficacement en vue d’une meilleure participation du Bénin à ces différents rendez-vous. Quatre courses hors stades sont inscrites également au calendrier des compétitions 2021-2022. Elles sont directement organisées par la fédération avec le concours de partenaires engagés. Il s’agit du marathon des salésiens de Parakou, des marathons Be The Best de Porto-Novo et de Cotonou, du Marathon international de Cotonou. Des stages préparatoires ainsi que des compétitions d’envergure sont prévus pour les sélections nationales béninoises afin d’offrir aux athlètes et aux encadrements techniques des périodes d’affûtage nécessaires. A en croire le secrétaire général de la Fba, la réalisation des objectifs de développement de l’athlétisme béninois exige au plan administratif de se doter des outils de gestion et moyens adéquats. C’est pourquoi au plan administratif et organisationnel, il est prévu la tenue de l’assemblée générale ordinaire au cours de laquelle les acteurs vont prendre connaissance des projets, du plan stratégique de développement et des nouveaux textes fondamentaux afin de les valider pour mettre à la disposition du comité exécutif fédéral une boussole pour la conduite de la maison athlétisme. Quid de la formation des ressources humaines ? La Fédération béninoise d’Athlétisme place au cœur de son programme d’activités la formation et le renforcement des capacités des ressources humaines. « Tout ceci s’exprime par la programmation d’une série de formations au profit des gestionnaires de nos ligues régionales, de nos administratifs, de nos techniciens, de nos athlètes et de plusieurs autres acteurs essentiels », a-t-il poursuivi. La direction technique nationale organisera aussi des débats thématiques pour offrir un espace d’échanges aux entraîneurs. Pour Achille Aïhou, le comité exécutif de la Fba est engagé aux côtés du gouvernement béninois dans le cadre des réformes en vue de la professionnalisation du sport. « C’est pourquoi nous organiserons une série de séminaires virtuels ou présentiels au profit des responsables de nos associations sportives et dirigeants à divers niveaux afin d’échanger sur lesdites réformes et leur assurer l’appropriation de leurs processus de mise en œuvre », a-t-il annoncé. Il invite chaque acteur à travailler à la mise en œuvre efficiente des différents chantiers pour le développement de l’athlétisme béninois et son meilleur positionnement. Sports 25 févr. 2022


Préfecture de Cotonou : Alain Orounla échange avec les directeurs départementaux
La Conférence administrative départementale du Littoral s’est tenue, mercredi 23 février dernier. Le point d’exécution des tâches prescrites au cours de la session de janvier 2022, les mesures sécuritaires à prendre pour faire face à l’extrémisme religieux violent et le point de la consommation des crédits délégués, base d’engagement et base d’ordonnancement, au 31 décembre 2021 ont été les principaux sujets abordés. Les participants ont aussi eu des échanges sur les modalités de facilitation de la consommation des crédits délégués par les services déconcentrés de l’État dans le département. Présidée par le préfet Alain Orounla, la rencontre a connu la participation de tous les directeurs départementaux des services de l’État et des cadres de la Préfecture de Cotonou. Dans une logique de reddition de comptes concernant les tâches prescrites, les directeurs départementaux concernés ont fait le point du niveau d’exécution desdites tâches relativement à la recrudescence de la pandémie de la Covid-19, aux difficultés liées à la consommation des crédits destinés à la prise en charge des malades indigents et des enfants errants et à l’absence des membres aux réunions de la Cad. Après ces explications, d’enrichissants échanges ont été menés pour trouver des solutions adaptées à l’exécution de ces tâches. S’agissant des mesures à prendre pour faire face à l’extrémisme religieux violent, du point de la consommation des crédits délégués au 31 décembre 2021 et des échanges sur les modalités de facilitation de la consommation des crédits délégués par les services déconcentrés de l’État dans le département, les participants ont pris d’importantes décisions. Actualités 25 févr. 2022


Renforcement de la gouvernance locale en Afrique de l’Ouest : Le plaidoyer des collectivités territoriales à Abidjan
Les dirigeants des collectivités territoriales des pays ouest-africains veulent un renforcement de leurs prérogatives pour mieux favoriser le développement. En marge du caucus régional pour l’Afrique de l’Ouest qui s’est déroulé les 18 et 19 février derniers à Abidjan en prélude au 9e Sommet Africités, ils ont adressé un plaidoyer au premier ministre ivoirien. Officiellement, ils étaient à Abidjan pour préparer le 9e sommet Africités. Mais faisant d’une pierre deux coups, le président de l’Association nationale des communes du Bénin et ses collègues de l’Association des pouvoirs locaux (Apl) ont formulé un plaidoyer à l’endroit du premier ministre ivoirien, et donc de tous les dirigeants de leurs Etats. Conduite par le secrétaire général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (Cglu Afrique) Jean-Pierre Elong Mbassi, la délégation dont fait partie le président de l’Ancb et maire de Cotonou, Luc Sètondji Atrokpo, est allée partager avec l’autorité ivoirienne quelques propositions pour permettre aux collectivités territoriales africaines, de contribuer efficacement au développement du continent. Il s’agit de la signature, la ratification et l’application de la charte adoptée en juin 2014 par l’Union Africaine et qui dispose que le développement des États doit commencer par le développement à la base, de l’autorisation à accorder aux collectivités territoriales par les Etats pour développer des relations de coopération décentralisée en vue de l’intégration des peuples et de la généralisation par les pays, de la mise en place des collectivités territoriales. Luc Atrokpo et ses collègues ont aussi demandé l’allocation aux collectivités territoriales par les États, de moyens en adéquation avec ce que prévoient les Constitutions pour l’amélioration des conditions de vie des populations, l’implication des collectivités territoriales dans le système d’alerte précoce pour une meilleure gestion des migrations, l’assistance et les facilités à accorder aux collectivités territoriales afin qu’elles aillent aisément sur le marché financier et l’action pour une meilleure représentativité des femmes et des jeunes parmi les élus locaux. Ce plaidoyer des présidents des associations d’élus municipaux et communaux a reçu un écho favorable auprès de Pascal Achi. Le premier ministre ivoirien a promis d’être l’ambassadeur des collectivités territoriales auprès des responsables étatiques au plus haut niveau pour un renforcement de la gouvernance locale dans les pays. Actualités 25 févr. 2022


Signature d’accord entre le Bénin et le Brésil : De meilleurs jours pour la filière anacarde
Le Projet de renforcement du potentiel de production et transformation de l’anacarde du Bénin par la République fédérative du Brésil entre dans sa phase opérationnelle. Les représentants des deux pays ont signé, hier jeudi 24 février à Cotonou, l’accord portant sur cette initiative. Un simple geste entre le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et l’ambassadeur de la République fédérative du Brésil au Bénin, et toute une filière éprouve une grande joie. Avec la signature de l’accord de mise en œuvre du Projet de renforcement du potentiel de production et transformation de l’anacarde du Bénin par la République fédérative du Brésil, ce produit agricole a de beaux jours devant lui. Portant sur un montant d’environ 832 millions F Cfa, ce projet permettra aux producteurs des deux pays d’échanger leurs expériences afin d’améliorer leurs capacités de production et de transformation. L’ambassadeur de la République fédérative du Brésil en est convaincu. Regina Celia de Oliveira Bittencourt fonde sa conviction sur les valeurs culturelles et cultuelles que partagent les deux pays. « Nos deux pays présentent aussi des caractéristiques communes aux plans climatique et pédologique. Ce qui constitue des conditions propices à des échanges », a-t-elle déclaré. Plus qu’un projet, ce sera un symbole de renforcement de la coopération sud-sud entre les deux Etats. « Le projet permettra d’élargir le portefeuille technique de l’ambassade », a-t-elle poursuivi. Tout en appréciant le troisième rang qu’occupe actuellement le Bénin en Afrique de l’Ouest en matière de production de l’anacarde, l’ambassadeur annonce que le défi actuel est de se hisser à la première place, surtout que la filière est l’une des priorités du gouvernement béninois. Car, estime-t-elle, avec ce projet, la productivité et la qualité de la filière anacarde vont nettement s’améliorer. Le défi est donc énorme. Mais il est à la mesure des ambitions du gouvernement. Ce qui rassure Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, quant à l’atteinte des performances espérées. « Le cajou constitue l’une des filières à haute valeur agricole… c’est pourquoi il est envisagé de parvenir à emblaver 500 000 hectares d’ici trois à quatre ans », a-t-il dit. En décidant d’engager ce projet avec le plus grand Etat d’Amérique latine, le gouvernement voudrait son appui pour aider le secteur privé et tous les producteurs à améliorer leurs prestations. Il compte surtout sur l’expérience brésilienne. « Coopérer avec le Brésil est devenu un impératif », a martelé le ministre Gaston Dossouhoui qui a énuméré certaines caractéristiques culturelles et agricoles propres aux deux pays. « Nous sommes liés par la culture et l’agriculture. L’histoire nous a liés. Et pour rester liés, il faut travailler sur des facteurs qui renforcent nos liens », a insisté le ministre. Puis il a expliqué le processus qu’il a conduit jusqu’à l’aboutissement du projet. Selon le ministre, une délégation béninoise était sur le sol brésilien pour s’imprègner des réalités du pays afin de bénéficier au maximum de la collaboration. La moisson de cette mission n’a pas été maigre. Bien au contraire ! « Les membres de la délégation sont revenus avec un package de nouvelles connaissances », reconnaît Gaston Dossouhoui. Au Bénin, la production d’anacarde est en forte augmen-tation depuis 2016 grâce à d’importants investissements publics en faveur des filières agricoles et à une stratégie concentrant les moyens sur six filières prioritaires, dont l’anacarde, et créant sept pôles de développement agricole. Dans la Zone économique spéciale en cours d’installation à Glo-Djigbé – Zè, certaines entreprises intervenant dans la transformation de l’anacarde se positionnent déjà pour y prendre leurs quartiers. D’ailleurs, des magasins de stockage des matières premières sont déjà construits. Ce qui constitue une preuve que le pays est prêt pour optimiser ce projet qui lui permettra d’avoir plus aisément accès au marché international. Actualités 25 févr. 2022


Lutte contre le commerce illicite de cigarettes en Afrique de l’Ouest : Magistrats, douaniers et policiers en conclave à Abomey
Ils sont une cinquantaine de magistrats, policiers et douaniers venus des départements du Zou-Collines et Mono-Couffo à prendre part, depuis hier jeudi 24 février, à un conclave sur la lutte contre le commerce illicite de cigarettes en Afrique de l’Ouest. Durant deux jours, ces acteurs revisitent les nouvelles formes du trafic du tabac afin de se mettre en accord sur les stratégies pouvant conduire à démanteler les réseaux illicites transnationaux. L’atelier d’Abomey, le deuxième après celui de Parakou, est organisé à l’endroit des acteurs écono-miques, sociaux et judiciaires en vue de comprendre, connaître et partager la vision du gouvernement dans sa stratégie de lutte contre les infractions économiques, le terrorisme, le commerce de stupéfiants. Des infractions qui tirent entre autres, leurs origines du commerce illicite du tabac. Cette série d'ateliers organisés dans le ressort des trois cours d’appel vise essentiellement à permettre aux principaux acteurs répartis sur toute l’étendue du territoire national de partager et de définir ensemble les mécanismes efficaces de lutte contre ce fléau qui prend une proportion inquiétante avec la montée du terrorisme transfrontalier. La rencontre entend créer un cadre formel de concertation entre les Etats de l’Afrique de l’Ouest et les industries du tabac légales afin de définir ensemble une stratégie dynamique pour lutter efficacement contre le commerce illicite des produits du tabac. En effet, il n’est un secret pour personne que le commerce illicite du tabac a pris une ampleur inquiétante ces dernières années. Il est devenu une préoccupation mondiale, du point de vue sanitaire, sécuritaire, économique et juridique, mais également de développement de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Selon les statistiques révélées par certaines études et les données fournies par la communauté douanière internationale et présentées au cours des échanges, le marché illicite de tabac représente une cigarette sur dix vendues et consommées dans le monde. A l’ouverture des travaux, hier jeudi à Abomey, Dr Régis Alban Madja, représentant le ministre de la Justice, a rappelé la difficulté notée dans la collecte fiscale des pays, l’introduction frauduleuse sur le marché béninois de produits de tabac illicites qui constituent une menace grave pour la santé des populations. Et plus grave encore, poursuit-il, ce commerce illicite de cigarettes constitue désormais un véritable danger sécuritaire pour la sous-région du fait du financement des groupes armés terroristes. Le représentant du ministre de la Justice confirme que ces trois dernières années, la contrebande a engendré un manque de près de 108 milliards de francs Cfa sur les recettes des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Alors, il serait utile qu’à l’issue de cette rencontre, il soit mis sur pied « un cadre formel et pérenne de concertation entre les acteurs de la lutte en Afrique de l’Ouest et l’industrie légale du tabac afin de définir une stratégie dynamique et efficace pour lutter contre le commerce illicite des produits du tabac », a plaidé Dr Régis Alban Madja. Actualités 25 févr. 2022


Centre d’éveil du continent noir : Les 1ers apprenants reçoivent leurs parchemins à Abomey
Une première pour le groupe Gbékoun au Bénin. Il s’agit de la proclamation des résultats et de la remise du premier parchemin "Tossiotoun Mèkplontounbiotein" aux premiers apprenants de l’école dénommée Centre d’éveil du continent noir, ce mercredi 23 février à Abomey. C’est en présence de plusieurs officiels, de parents, amis et curieux venus se convaincre des résultats du système d’introduction de l’alphabet Gbékoun. Cinq candidats ont planché, lundi 7 février dernier, pour le compte des épreuves équivalentes à celles du Cer-tificat d’études primaires (Cep). Après cet examen de fin de cycle primaire, les cinq candidats présentés ont réussi à décrocher le premier parchemin du Centre d’éveil du continent noir. Il s’agit d’un centre où les jeunes candidats qui viennent d’être déclarés admis pour ce premier examen ont eu à passer au total sept années académiques. Ici, tout se fait dans l’alphabet «Gbékoun» qui est une écriture purement africaine. Cet alphabet est basé sur 33 lettres dont 24 consonnes et 9 voyelles. Il est à la fois syllabique et phonétique, ce qui permet d’écrire toutes nos langues nationales. La langue « Togbé » qui en est issue est plus condensée et approfondie que la langue Fon. Les cinq candidats admis sont une pépinière sur laquelle les responsables du groupe «Gbékoun» fondent bien d’espoir. Ils en ont donné d’ailleurs des signes précurseurs avec l’exécution de l’hymne national avec le soutien technique de l’escadron de musique des Forces armées béninoises présent aussi à la cérémonie de remise de parchemin. Cette cérémonie de remise de parchemins aux récipiendaires a été surtout l’occasion pour le coordonnateur du groupe, Tognon Doudédji Fatchina de présenter de fond en comble la philosophie de cette communauté. A travers des communications et projections de vidéos, les responsables ont démontré que le "Gbékoun" est un alphabet complet ou une écriture authentiquement africaine. Un alphabet basé sur la langue "Gbé" avec ses propres lettres. Il permet à ses initiés des échanges de toutes formes. Le Gbékoun est un alphabet inventé par feu Adigbè Togbédji, précédemment instituteur. Il a été une person-nalité distinguée dans la commune de Dangbo. Adigbè Togbédji, dans ses recherches, a constaté en Afrique et au Bénin en particulier que la culture de nos ancêtres est reléguée au second rang et pas du tout valorisée. A cet effet, il a décidé de ne plus parler le français ni autres langues que la langue locale. C’est pour donner plus d’importance à cette langue et la possibilité d’être transmise aux nouvelles générations que Adigbè Togbédji a créé cet alphabet. Aujourd’hui, le concept fait son chemin et beaucoup d’émules. D’ailleurs, les invités présents à Abomey lors de cette cérémonie ont été agréablement surpris par le talent affiché avec les différentes prestations des apprenants du centre d’éveil du continent noir. Société 24 févr. 2022


Acquisition de machines agricoles plus accessoires : Une caravane lancée pour informer des facilités qu’offre l’Etat
La Société nationale de mécanisation agricole (Sonama) va au contact des producteurs agricoles sur l’ensemble du territoire national pour leur faire découvrir ses offres de kits agricoles. C’est à travers une caravane agricole qui a pris départ ce mercredi 23 février, du siège de la société à Ouidah. Des machines agricoles plus accessoires à des prix subventionnés par l’Etat sont disponibles à la Société nationale de mécanisation agricole (Sonama). Très peu d’agriculteurs sont informés de cette opportunité. L’entreprise décide alors d’aller au contact des producteurs pour leur apporter la bonne nouvelle. Une caravane est initiée à cet effet. « Pour les agriculteurs qui ne savent pas encore que le gouvernement met à leur disposition des machines agricoles de qualité à prix subventionné, nous apportons l’offre vers eux pour leur montrer sa composition, leur expliquer comment utiliser les différents matériels et équipements et la procédure d’acquisition. Ceux qui sont intéressés pourront en même temps effectuer la procédure pour acquérir les matériels et équipements de leur choix », explique Rodrigue Adogony, directeur des Opérations commerciales de la Sonama. La caravane est constituée de tracteurs agricoles plus remorques avec quelques équipements à l’intérieur. Les caravaniers vont sillonner une trentaine de villes sur l’ensemble du territoire national dont Azovè, Abomey, Dassa, Savalou, Natitingou, Kandi, Nikki, Bembèrèkè, Pehunco, Parakou, Porto-Novo, Cotonou avec des escales au niveau des cellules communales des Agences territoriales de développement agricole ou des arrondissements. A chaque arrêt, les caravaniers feront des démonstrations pour permettre aux agriculteurs de constater par eux-mêmes la qualité des matériels et équipements. La campagne va durer jusqu’au 30 mars prochain, informe le directeur des Opérations commerciales de la Sonama. Rodrigue Adogony appelle les producteurs agricoles de toutes les localités du Bénin sans exception, à sortir massivement pour découvrir les tracteurs robustes, de qualité, facile à conduire et à prix subventionné, que le gouvernement met à leur disposition. Société 24 févr. 2022


Autonomisation des femmes et des filles : Les capacités des Ong prestataires renforcées
Dans le cadre de la tournée nationale qu’il a entreprise, le Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd) était hier mardi 22 février à Parakou, pour l’étape du Nord. C’est pour outiller les Organisations non gouvernementales (Ong) prestataires identifiées pour l’exécution de ses projets sur leurs missions et ses attentes. Malgré les réformes entreprises par le gouvernement pour réduire les inégalités en rapport avec le genre, l’autonomisation de la femme reste un défi permanent. Ne pouvant pas rester insensible face à cette situation, le Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd) a décidé de soutenir le Bénin dans ses efforts pour inverser la tendance. C’est dans ce cadre qu’il a initié un certain nombre d’actions sur toute l’étendue du territoire national à travers trois sous-projets. Pour l’étape du Nord de sa tournée nationale de rencontre et de formation au profit des Ong prestataires qu’il a identifiées pour exécuter ses projets, Swedd était ce mardi 22 février à Parakou. Dans cette ville, la session de formation initiale a porté sur les compétences de vie et la santé reproductive, composante 1 du projet. Procédant à l’ouverture des travaux, la directrice générale des Affaires sociales, Mèmounatou Baboni Yacoubou Sinimbou, s’est réjouie de cette étape charnière amorcée par l’unité de gestion dudit projet et qui vise le renforcement des Ong prestataires sélectionnées. Elle espère, qu’après la session organisée à leur intention, ces organisations auront davantage les capacités pour faire bouger les lignes afin que le Bénin puisse améliorer son classement parmi les pays où le projet est exécuté. Le Swedd, rappelle sa coordinatrice Djaoudath Alidou Dramane, s’est fixé comme objectif d’impacter 500 000 filles non scolarisées ou déscolarisées, en vue de les renforcer en compétences de vie, pour favoriser un changement de comportements et les amener à l’autonomisation. « Pour pouvoir toucher cette cible, nous ne pouvons que mettre en œuvre les sous-projets à travers le déploiement des Ong prestataires lancé officiellement le 2 février dernier », explique-t-elle. Il s’agira, selon elle, de s’assurer que les acteurs opérationnels se sont bien appropriés le contenu du projet Swedd en général, mais aussi et surtout les contenus de ses sous-projets, les procédures et les principes en matière de mise en œuvre, ainsi que les différentes synergies pour l’atteinte des objectifs qui leur sont fixés. Société 23 févr. 2022


Université d’Abomey-Calavi : Ignace Adigbli décroche son doctorat en droit public
A l’issue de sa soutenance de thèse de doctorat à l’Ecole doctorale de la Faculté de droit et de science politique de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), ce lundi 21 février, Ignace Adigbli a été élevé au grade de docteur en droit public. « La protection des contrats d’Etat au Bénin au regard des meilleures pratiques internationales ». C’est le sujet de thèse présenté par l’impétrant Ignace Adigbli, et qui lui a valu son grade de docteur en droit public. L’objectif de son étude est de proposer des solutions pour une meilleure promotion des contrats d’Etat au Bénin, ceci dans l’intérêt du pays et des investisseurs étrangers. Les contrats d’Etat en droit international économique sont, explique-t-il, les contrats de construction de routes ou des grandes infrastructures (port, aéroport, exploitation de ressources naturelles, etc.). Ce type de contrat est signé entre une multinationale et un Etat pour la réalisation de travaux. Au Bénin, des règles encadrent le contrat d’Etat mais il y a encore des insuffisances, constate l’impétrant. « Je pense que le Bénin doit encore prendre des textes normatifs pour mieux encadrer le secteur parce que l’opinion dominante en matière de contrat d’Etat d’exploitation des ressources naturelles est que les multinationales ont souvent des services juridiques compétents et très futés pendant les négociations. Ce qui n’est pas le cas au niveau de nos Etats », fait savoir le candidat. Plusieurs contrats signés entre de grosses entreprises et l’Etat béninois ont fait l’objet de cas d’étude dans sa thèse. Ignace Adigbli remarque qu’en cas de difficultés d’exécution dans certains cas, il y a malheureusement la volatilité des protections juridiques, face aux prérogatives de puissance publique de l’Etat. Son étude privilégie l’approche du droit international. Le jury international présidé par le professeur Nicaise Médé, affirme que le sujet est d’actualité et le document de thèse déposé par le candidat est bien fourni. La qualité technique y est aussi. Des membres du jury sont allés plus loin en relevant les points forts de la thèse. Le jury conclut que le travail effectué par l’impétrant répond à la plupart des attentes en matière de contrat d’Etat. Après délibération, Ignace Adigbli est élevé au grade de docteur en droit public. Il exprime toute sa joie et surtout rend grâce à Dieu, car, confie-t-il, son succès est l’aboutissement de quatre ans de sacrifice parfois douloureux. Le nouveau docteur en droit public est magistrat de formation, ancien substitut du procureur du tribunal de Kandi, ancien juge d’instruction au tribunal de Parakou. Il officie actuellement à la direction de la Législation et de la Codification du ministère de la Justice. Société 22 févr. 2022


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