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Nouvelles

Meilleures productions médias sur les droits des enfants : Maryse Assogbadjo, lauréate de la catégorie presse écrite
Les résultats du « Concours annuel de la meilleure production de presse sur les thématiques liées à la protection de l’enfant, des droits à la santé sexuelle et reproductive et l’éducation inclusive », ont été dévoilés, jeudi 17 février dernier à Cotonou. A l’arrivée, six lauréats ont été primés dont Maryse Assogbadjo qui décroche le premier prix de la catégorie presse écrite. Le verdict du « Concours annuel de la meilleure production de presse sur les thématiques liées à la protection de l’enfant, des droits à la santé sexuelle et reproductive et l’éducation inclusive » est tombé, jeudi 17 février dernier. Au terme de la délibération, six lauréats des catégories, blog, presse écrite et radio, ont été retenus. Les premiers lauréats des trois catégories ont respectivement pour noms, Jean-Claude de Prince Houessou, blogueur ; Maryse Assogbadjo, journaliste à la Nation et Boniface Biaou, journaliste à Radio Parakou. Cette initiative vise à relever la conscience collective sur l’urgence de la protection des droits des enfants et amener les médias à s’y intéresser davantage dans leurs productions. Le concours est organisé par Plan international Bénin et Plan Suède en collaboration avec le Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Bénin (Foddeb), à travers le projet de ‘’renforcement de la société civile pour la réalisation des droits de l’enfant’’. « Il était indispensable que les médias soient distingués, au regard de leur rôle de diffusion de la bonne information sur les droits des enfants, afin de récompenser leurs efforts et les inviter à un plus grand engagement autour de la question», assure Karl Frédéric Paul, représentant résident de Plan international Bénin, convaincu que les médias pourront porter loin et valablement la voix des enfants en faveur de la réalisation de leurs droits. Pour le Foddeb, cette initiative mérite d’être portée par l’ensemble des Organisations de la société civile qui œuvrent pour la promotion et la protection des droits des enfants au Bénin, en l’occurrence les médias. « L’atteinte des droits des enfants ne saurait prospérer sans les médias. La finalité est de les amener à ne plus les aborder de façon classique, mais d’accrocher les lecteurs, les auditeurs et les téléspectateurs en utilisant les approches nouvelles », indique Taïbatou Biaou, présidente du Foddeb. L’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) se réjouit d’avoir été associée à cette entreprise de célébration de l’excellence. « Nous sommes ravis d’être cités au rang des partenaires de cette belle initiative, parce qu’elle cadre avec l’objectif de l’actuelle mandature de l’Upmb relatif à la spécialisation des acteurs des médias », souligne Zakiath Latoundji, présidente de l’Upmb. Les droits des enfants restent des thématiques majeures au Bénin, mais abordées de façon superficielle et la protection de la cible n’est pas encore acquise. C’est ce qui justifie l’engagement de Maryse Assogbadjo, porte-parole des lauréats, qui promet au nom de ses pairs de s’investir davantage pour la cause.Elle trace la ligne de conduite à suivre par les médias : « les médias peuvent être et doivent être le fer de lance de la nouvelle donne. Il s’agit surtout de créer des espaces d’analyses objectives des faits, de susciter des conversations saines et constructives autour des questions de la protection des enfants, de l’éducation inclusive et de la santé sexuelle et reproductive. L’intérêt est de mûrir les réflexions, de déconstruire les postulats rétrogrades et d’assainir les mentalités ». Société 22 févr. 2022


Commerce illicite des cigarettes en Afrique de l’Ouest : La mise en place d’une stratégie commune de lutte activée
Un atelier sur la lutte contre le commerce illicite de cigarettes en Afrique de l’Ouest s’est ouvert, ce lundi 21 février à Parakou. Réunissant des magistrats, officiers de police judiciaire et agents des services de la Douane des départements de l’Alibori, du Borgou, de l’Atacora et de la Donga, il vise à les amener à envisager les stratégies pouvant conduire au démantèlement des réseaux illégaux et transnationaux l’entretenant. Ces dernières années, le commerce illicite du tabac a pris une ampleur inquiétante, devenant une préoccupation mondiale du point de vue sanitaire, sécuritaire, économique et juridique. Le combat pour l’éradiquer doit sortir du cadre national et être d’envergure internationale. Ainsi, les Etats de l’Afrique de l’Ouest, à travers l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sont appelés à mettre en place une stratégie commune de lutte contre ce commerce. L’atelier ouvert, ce lundi 21 février à Parakou, au profit des magistrats, officiers de police judiciaire et agents des douanes des départements du septentrion participe de cette démarche. En effet, informe le représentant du ministre de la Justice et de la Législation, Daniel Gilles d’Almeida, les chiffres fournis par la communauté douanière internationale et par certaines études, indiquent que le marché illicite de tabac représente une cigarette sur dix vendues et consommées dans le monde. Ces trois dernières années, l’essor de la contrebande a engendré un manque à gagner de 108 milliards de francs Cfa par an sur les recettes fiscales et douanières de nos Etats. «L’Afrique de l’Ouest n’est pas épargnée par le trafic illicite des produits du tabac qui finance les activités criminelles très lucratives qui impactent négativement les efforts des gouvernements en matière de politiques de santé publique et menacent par la même occasion, les entreprises légales du secteur», poursuit-il. Selon le représentant du groupement des industriels légaux du tabac en Afrique de l’Ouest, Issouf Traoré, l’atelier a lieu dans un contexte d’aggravation de l’insécurité et des actes de terrorisme marqué par un flux illicite et transnational du commerce de la cigarette dans la sous-région ouest-africaine. Pour combattre ce commerce illicite, il préconise un engagement transnational. «Toute cette semaine, nous serons au Bénin. Après, nous mettrons le cap sur le Burkina Faso, puis le Niger », assure-t-il. Prévu pour se tenir également à Abomey et à Cotonou, cet atelier vise à créer un cadre formel de concertation entre les Etats de l’Afrique de l’Ouest et les industries légales du tabac. C’est afin de définir ensemble une stratégie dynamique pour lutter efficacement contre le commerce illicite des produits du tabac. Il s’agira de sensibiliser les décideurs publics, de la nécessité d’intensifier la lutte contre ce commerce, en présentant les conséquences sécuritaires et économiques de ce fléau, d’informer les acteurs publics chargés de lutter contre la fraude, le commerce illicite et des méthodes et stratégies utilisées par les trafiquants et de clarifier le rôle de chacune des parties dans cette lutte. Ce sera également l’occasion de présenter les législations et les réglementations portant sur les produits du tabac des pays de destination, puis d’améliorer la connaissance des acteurs de la lutte sur les modes opératoires des trafiquants. L’atelier permettra aux personnes qui y participent d’échanger librement sur les bonnes pratiques de lutte contre le commerce illicite du tabac et la collaboration entre les services de lutte des pays de la sous-région. A terme, il s’agira de mieux cerner ce commerce sous toutes ses formes à travers le développement d’un système d’information et de partage d’informations entre les acteurs de la lutte. Actualités 22 févr. 2022


Exposition publique Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui : Les premiers visiteurs affluent
Les médiateurs culturels, hôtesses et autres acteurs impliqués de plus près dans l’exposition diptyque au palais de la Marina, ne chôment pas. Les premiers visiteurs affluent. Dimanche 20 février déjà, ce sont les apprenants de l’Ecole du patrimoine africain (Epa) qui ont ouvert le bal. Ils sont les premiers visiteurs à avoir franchi les portes du musée improvisé au palais de la Marina, pour voir de leurs propres yeux les 26 trésors royaux et œuvres d’art contemporain exposés. Les apprenants de l’Ecole du patrimoine africain (Epa) n’ont pas voulu rester en marge de cet événement qui est en lien direct avec leur domaine de formation. En tant que futurs gestionnaires du patrimoine africain, il était important pour eux d’être des témoins vivants de cette exposition autour de laquelle tout le Bénin est réuni, souligne Mariam Mondoukpè Chitou, coordonnatrice de l’unité formation de l’Epa, peu avant la visite des œuvres. Une fois à l’intérieur du musée circonstanciel, et avec l’appui des médiateurs culturels sur place, ils ont pu contempler les 26 trésors royaux. L’histoire autour du départ de ces œuvres leur a été narrée. Ils ont aussi visité les 106 œuvres d’art contemporain exposées en trois séquences à l’instar des trésors royaux. Tout au long de la visite, ils ont posé des questions auxquelles les médiateurs culturels ont apporté des réponses. Au terme du parcours du musée de plus de 2 300 m2, l’étudiant Guy Morel Koundé et ses camarades sont impressionnés, d’une part, par le génie créateur des artistes du royaume de Danxômè, et d’autre part, par la qualité du travail abattu dans le cadre de cette exposition, notamment la scénographie et la médiation culturelle. Sur le plan pédagogique, la visite contribue énormément à la formation des apprenants de l’Epa. Tous s’accordent sur le fait que l’exposition leur permet de joindre la pratique à la théorie. Cela leur sert également de repère, assure Guy Morel Koundé. La coordinatrice de l’unité formation de l’Epa n’en dira pas le contraire. « Ce sont des jeunes qui auront au cours de leur carrière, à conserver, valoriser, mettre des œuvres en lumière, ... Donc, il était important qu’ils voient ces trésors royaux, leur état de conservation après plus de 129 ans passés dans le pays qui les a gardés, et de se poser des questions non seulement sur l’état des œuvres si elles étaient restées ici, mais aussi sur leur responsabilité à eux, professionnels du patrimoine, de pouvoir conserver les œuvres, les restaurer et les valoriser afin de les passer aux générations futures », explique Mariam Mondoukpè Chitou. Apprenants et encadreurs ont donc vu leurs attentes comblées au sortir du palais de la Marina, car ils ont découvert tout ce qu’ils s’imaginaient avant la visite. « Je dirai plus que ça… », lance l’étudiante Monique Diouma Ndour de nationalité sénégalaise. « J’ai vu des expositions à l’étranger. Je n’ai pas l’impression que je suis venue perdre mon temps ici. C’est tellement beau et bien monté… », ajoute la coordonnatrice de l’unité formation de l’Epa qui a également exprimé son sentiment de fierté. Tout heureux, la plupart des apprenants et encadreurs promettent de revenir admirer les œuvres d’hier et d’aujourd’hui avec leurs familles respectives. Actualités 22 févr. 2022


Déclin de l’environnement : Santé publique et cycles de vie naturels menacés
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (Pnue) vient de publier son 4e rapport intitulé « Frontiers 2022 ». Il identifie et propose des solutions à trois problèmes environnementaux qui requièrent l’attention et des actions immédiates des gouvernements : la pollution sonore urbaine, le changement climatique, et la perte de biodiversité. La 1re édition avait alerté l’opinion sur le danger de zoonoses, 4 ans avant l’apparition de la Covid-19. Le document est rendu public quelques jours avant la reprise des travaux de la cinquième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement, organe décisionnel le plus puissant du monde en la matière. Les sons indésirables, prolongés et de haut niveau provenant de la circulation routière, des voies ferrées ou des activités de loisirs nuisent à la santé et au bien-être humain. Pollution sonore Les niveaux sonores acceptables ont été dépassés dans de nombreuses villes du monde, notamment Alger, Bangkok, Damas, Dhaka, Ho Chi Minh Ville, Ibadan, Islamabad et New York. La pollution sonore, dans les villes, est un danger croissant pour la santé publique. Au sein de l’Union Européenne, elle est à l’origine de plus de 12 000 décès prématurés par an. Elle constitue également une menace pour les animaux car elle altère les communications et le comportement de diverses espèces, notamment les oiseaux, les insectes et les amphibiens. Incendies de forêts Outre les mesures de lutte contre la pollution sonore, le rapport aborde la question de l’aggravation constante des incendies de forêts. Entre 2002 et 2016, une moyenne d’environ 4,23 millions de km carrés de la surface terrestre a brûlé chaque année. Ce phénomène devient plus fréquent dans les écosystèmes de forêts mixtes et de savanes. On estime que 67 % de la superficie mondiale annuelle brûlée par tous les types d’incendies se trouvait sur le continent africain. Pour y remédier, le Pnue préconise d’accroître les investissements en faveur de mesures efficaces pour réduire le risque d’incendie, d’adopter des méthodes de gestion qui intègrent les pratiques développées au fil des siècles par les communautés traditionnelles et autochtones, et d’améliorer les technologies de détection et de communication par satellite afin de renforcer les capacités des systèmes d’alerte précoce. Rythmes naturels Le document décrit aussi de manière très précise la manière dont les changements climatiques perturbent les rythmes naturels des plantes et des animaux qui, d’habitude, évoluent de manière synchronisée. Les décalages constatés conduisent à la déconnexion des cultures et des espèces marines commercialement importantes et de leurs proies, ce qui a des conséquences sur la productivité des pêcheries.   Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Actualités 22 févr. 2022


Droits de l’homme : Les bureaux de la Cbdh s’ouvrent aux populations du Zou
Les bureaux de la Commis-sion béninoise des droits de l’homme (Cbdh) sont désormais fonctionnels dans le département du Zou, plus précisément dans la ville de Bohicon. La cérémonie d’ouverture officielle des locaux et d’installation des officiers des droits de l’homme (Odh) s’est déroulée, vendredi 18 février dernier, en présence de plusieurs acteurs du secteur judiciaire et de la société civile. La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) avec à sa tête son président, Isidore Clément Capo-Chichi, a procédé, vendredi 19 février dernier, à l’ouverture des bureaux de la Cbdh-Zou couplée avec l’installation des officiers des droits de l’homme déployés dans six départements du Bénin. En effet, dans le but de rapprocher la Commission béninoise des droits de l’homme de toute la population béninoise, la création et l’installation de ses sections régionales sont sous-tendues par l’article 3 de la loi n° 2012-36 du 15 février 2013 portant création de cette institution. S’agissant des officiers des droits de l’homme installés, il est à noter que leur mission principale est de recevoir les plaintes des victimes d’atteintes aux droits de l’homme, collecter des informations précises et améliorer la coordination entre les victimes et la Cbdh. Une ambition qui se concrétise avec l’appui technique et financier des partenaires. Par cette opération, rappelle le président Isidore Clément Capo-Chichi, la Commission béninoise des droits de l’homme étend désormais et effectivement sa mission de promotion et de protection des droits de l’homme à tout le territoire du Bénin. La Cbdh est habilitée, entre autres, à donner aux institutions de la République, à la population et à toute structure compétente, des renseignements, des avis et faire des recommandations sur toutes questions relatives aux droits de l’Homme soit par autosaisine, soit à la demande des pouvoirs publics. Et faire aux pouvoirs publics toutes propositions de textes susceptibles de promouvoir et de garantir les droits de l’Homme, et donner son avis sur les projets et propositions de lois ayant une incidence sur les droits de l’Homme. Puis, recevoir les requêtes individuelles et collectives des citoyens et diligenter des enquêtes sur les cas de violations des droits de l’Homme. Après la présentation de la mission de la Cbdh, l’assistance a eu droit à une communication présentée par Serge Prince Agbodjan, rapporteur général de la Cbdh assisté de Sidikatou Adamon Houédété, vice-présidente de la Commission, sur le thème « Les relations entre l’Odh et les acteurs de promotion des droits de l’homme du Zou ». Cette présentation a été l’occasion pour mettre l’accent sur le mandat et la mission de la Cbdh, ses attributions, l’étendue de ses pouvoirs ainsi que ses limites. Selon Sidikatou Adamon Houédeté, sa mission s’est étendue au cadre juridique de protection des droits de la femme au Bénin avec un accent particulier sur la loi N°2011-26 du 9 janvier 2011. De riches débats en sont issus et ont permis de présenter à l’assistance le tableau de la situation des droits de l’homme dans le Zou. Puis, ils ont souhaité des actions urgentes entre les différents acteurs pour aller vers l’amélioration effective de la situation des droits de l’homme au Bénin n Société 21 févr. 2022


Budgets et plans de développement communaux : L’intégration du volet nutrition de la petite enfance bientôt une réalité
Le Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can) a réuni, du 14 au 16 février à Lokossa, des préfets et maires venus de 35 communes du Sud du Bénin à un atelier de sensibilisation sur les interventions en nutrition et développement de la petite enfance. Cette rencontre a débouché sur des engagements en faveur de l’intégration de la nutrition dans les documents stratégiques de dévelop-pement des communes. L’institutionnalisation de la nutrition de la petite enfance au niveau des communes est en bonne voie. Elle va se traduire, dans les prochains jours, par l’intégration de ce volet dans les budgets et Plans de développement communaux. Des engagements pour y parvenir ont été pris au terme d’un atelier qui a réuni, du 14 au 16 février à Lokossa, des représentants de 35 communes de l’Atlantique, du Mono, du Couffo, du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau ainsi que les préfets et secrétaires généraux des départements. Au nombre des engagements pris et rappelés à la clôture des travaux de l’atelier, on peut retenir le principe de conditionner la validation des Plans de développement des communes à l’intégration effective d’un paquet minimum d’actions visant la promotion de la nutrition et de développement de la petite enfance (Ndpe). La validation des Pdc relève des attributions de la tutelle des communes. Au titre des engagements, il a été retenu aussi la création des différentes plateformes d’intervention et l’allocation des ressources subséquentes à leur fonctionnement dans les communes non couvertes par le projet Ndpe. Dans la même veine, au dire des organisateurs de l’atelier, les communes ont convenu de tenir à jour un tableau de bord pour une prise de décisions éclairées avec l’obligation d’organiser des séances de reddition de comptes sensibles Ndpe. Appréciant la liste des engagements, le représentant du président statutaire du Can, Abilé Romain Houehou, s’est dit satisfait. « L’atelier est une réussite », poursuit-il en estimant que les engagements vont faire « reculer la malnutrition au Bénin et donner un coup d’accélérateur au relèvement de l’indice du capital humain ». Satisfaction est également le sentiment exprimé par le représentant de la Banque mondiale, partenaire technique et financier du Can. Au nom de l’institution de Bretton woods, Ambroise Acakpo s’est dit fier non seulement des résolutions des acteurs conviés à l’atelier mais aussi de leur assiduité aux travaux. Les échanges parfois houleux entre participants, retient-il, témoignent du sérieux qu’ils ont mis dans les engagements. « Nous n’attendions pas moins. La Banque mondiale est fière d’avoir financé et participé à de telles actions qui se déroulent au Bénin », souligne M. Acakpo. A l’en croire, la présence massive des acteurs de développement est synonyme d’une prise de conscience depuis les hameaux jusqu’au sommet de l’Etat. Cette approche soutenue par son institution, dit-il, est la seule manière d’améliorer les indicateurs en matière de nutrition et de développement de la petite enfance. Rappelons qu’avant l’étape de Lokossa, la campagne de sensibilisation a impacté, à Parakou, 139 acteurs venus des 42 communes des départements de l’Atacora, de la Donga, du Borgou, de l’Alibori, du Zou et des Collines. Société 21 févr. 2022


Promotion des services financiers ruraux adaptés : De nouveaux bâtiments mis en service
Dans la commune d’Abomey-Calavi, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui a procédé, jeudi 17 février dernier, à l’inauguration d’une agence sur les quatre réalisées au profit de l’Association des services financiers du Bénin (Asf-Bénin). Quatre bâtiments flambant neufs sont construits au profit de l’Association des services financiers du Bénin (Asf-Bénin) dans les communes d’Abomey-Calavi, de Comè, de Djougou et de Glazoué pour un coût total de 268 332 883 francs Cfa. Ces infrastructures réalisées dans le cadre du Projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra) ont vocation à renforcer la capacité de l’institution. « L’Asf-Bénin a besoin de ces infrastructures pour rétablir son équilibre et amorcer son développement. La remise de ces bâtiments est le symbole d’un nouveau souffle pour le regain de vitalité de l’institution », a déclaré Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, lors de la cérémonie d’inauguration et de remise des clés, jeudi 17 février dernier, dans la commune d’Abomey-Calavi. En effet, le gouvernement et le Fida s’investissent depuis 2014 dans la mise en œuvre du Papsfra qui vise à améliorer durablement l’offre des services financiers adaptés aux besoins des petites et moyennes exploitations/entreprises agricoles et para-agricoles dans 11 départements sur 12 que compte le Bénin. La réalisation de nouvelles agences au profit des populations de quatre communes s’inscrit dans cette vision, et a été rendue possible grâce à la mise à disposition des domaines par les autorités locales. A l’endroit de l’administration provisoire de l’Asf qui renaît de ses cendres, le ministre Dossouhoui se veut incisif. « Le bâtiment, aussi beau qu’il soit, ne remplacera jamais les hommes et leurs qualités. Donc je vous demande de choisir des hommes conscients et convaincus, patriotes pour relever les défis. Si les instances de gouvernance sont bien tenues, vous êtes avec le président de la République », a souligné le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Pour Sikirou Oloulotan, coordonnateur national du Programme cadre des interventions du Fida en milieu rural au Bénin (ProCar) dont l’un des volets est le projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra), l’Association des services financiers du Bénin (Asf-Bénin) doit prouver qu’elle demeure un instrument pertinent de proximité, adapté pour le financement des activités économiques des populations à la base. Il garde espoir que l’institution renforcera les prochains jours, le rôle précieux qu’elle joue dans le secteur de la microfinance au Bénin. « Vous avez désormais un cadre de travail approprié. Nous attendons de vous, bien plus que l’entretien et la prise en charge nécessaire de ces agences, une dynamique nouvelle et une gouvernance irréprochable pour un redressement rapide et une montée en puissance de l’Asf-Bénin. C’est à ce prix que vous mobiliserez des ressources additionnelles pour amplifier votre action et rendre davantage des services plus adaptés à vos membres », a déclaré Jean Pascal Koboré, directeur pays du Fida. L’administrateur provisoire s’est engagé à combler les attentes. Société 21 févr. 2022


Assemblée générale constitutive de 2A-Foot – Bénin : Constance Meffon aux commandes pour quatre ans
Le congrès constitutif de l’Association des anciennes footballeuses du Bénin (2A-Foot – Bénin) s’est tenu, samedi 19 février dernier à la salle de conférence du Hall des arts, loisirs et sports à Cotonou. Au terme des travaux, Constance Meffon est élue à la tête d’un bureau de 13 membres pour un mandat de quatre?ans. Venues de tous les départements du Bénin et soutenues par l’ensemble des acteurs du mouvement sportif national, les anciennes footballeuses ont porté leur association sur les fonts baptismaux, samedi 19 février dernier à la salle de conférence du Hall des arts, loisirs et sports à Cotonou. A l’ouverture des travaux, Gérardine Assah, représentante du ministre des Sports, s’est réjouie de la mobilisation de toutes les sportives autour de cette initiative. C’est le lieu pour elle d’inviter ces anciennes gloires du football féminin à faire preuve de rigueur et dynamisme en vue d’impacter davantage le sport-roi au Bénin. « Vous êtes appelées à élire parmi vous des femmes dynamiques et dévouées pour conduire ce creuset sportif et participer à l’épanouissement des joueuses au Bénin », a-t-elle déclaré. Pour Flora Soglo, présidente du comité de pilotage, l’idée de se mettre en association est née de la volonté des anciennes joueuses à avoir un cadre représentatif au plan national. «Nous avons choisi ce jour pour être reconnues officiellement», a-t-elle confié. Au nom des clubs de football féminin, Franck Sèdjro a salué l’intiative. Pour lui, ce regroupement vient à un bon moment de l’histoire du football féminin. « Je réitère mon soutien à cette association qui vient de naître et à toutes les activités qu’elles auront à faire pour le développement du football chez nous », a-t-il confié. Abondant dans le même sens, Fernande Houngbédji, représentante de la présidente de l’Association des anciennes basketteuses du Bénin, se dit heureuse de ce réveil des femmes footballeuses et les invite à l’humilité et à l’union pour accompagner les chantiers du développement du sport au Bénin. Par la voix de sa représentante, Marthe Gada, la présidente des anciennes volleyeuses du Bénin, n’a ménagé aucun effort pour exprimer son soutien indéfectible à l’Association des anciennes footballeuses 2A Foot- Bénin. Après lecture et amendement des statuts et du règlement intérieur de l’association 2A Foot-Bénin, il y a eu l’élection dans la transparence du bureau de la nouvelle association. Une élection à l’issue de laquelle Constance Meffon est élue présidente de l’Association des anciennes footballeuses du Bénin pour un mandat de quatre ans. Signalons qu’ancienne journaliste de la presse sportive béninoise, Constance Meffon, passionnée de sport, est ancienne basketteuse et footballeuse. Sports 21 févr. 2022


Éditorial de Paul Amoussou : Patrice Talon, cet homme-là
S’inspirant d’Alexis Carrel avec «L’homme, cet inconnu », on pourrait écrire « Patrice Talon, cet homme-là !». Il n’est plus candidat à rien, depuis qu’il a obtenu son second et, détail sémantique, non pas deuxième mandat. Aussi, peut-on se permettre de dire tout le mal qu’on pense de celui-là que ses pourfendeurs aiment décrire comme un homme sans affect, autocrate pour ne pas dire carrément dictateur. Mais sans devoir aller puiser dans la sphère privée pour contrebalancer cette peinture peu flatteuse que démontent avec véhémence ses familiers, le péché mignon dont sa personne publique s’est rendue coupable reste la rigueur qu’il a imposée à sa gouvernance et par extension à l’action publique au Bénin depuis 2016. C’est connu, réformer à l’échelle d’un Etat, n’est pas chose facile, car ceux à qui bénéficierait le statu quo opposent une résistance farouche au changement, même s’ils sont convaincus de sa pertinence. Et quand on en vient à opposer, au laisser-aller et au laxisme, de la rigueur dans un pays de « pagaille», il va sans dire que la potion ne peut-être qu’amère et donc passe mal. Le leader d’un tel changement de paradigme est forcément mal vu sur le fait, quitte à ce que l’histoire lui rende hommage plus tard ! D’où la projection actuelle, souvent portée par ses pourfendeurs, de Patrice Talon, est-il un portrait dont les traits trempés dans de l’encre fielleuse sont, forcément, erronés, car avant tout empreints de subjectivité. Mais Patrice Talon, en tant que personnalité publique aura surpris bien des fois par ses spontanéités qui font voler en éclats l’image d’homme dur excédant le Prince de Machiavel que certains tendent à lui donner. Même si, en homme averti, il sait plus que quiconque que cette image d’Epinal qu’on lui taille, n’a d’autre vocation que de le distraire de son but à lui de vouloir redresser le Bénin, de le « Révéler». Et semble-t-il, il se soucie, à en croire ce qui en est rapporté, comme d’une guigne, de la diabolisation de sa personne orchestrée par ses adversaires politiques qui le jugent suivant le prisme de l’adversité et donc sans crédibilité. S’appropriant la sagesse qui recommande de faire ce qu’on doit, advienne que pourra, Patrice Talon vient de faire encore la preuve de son entregent, de cet «humanisme» qu’on lui a tant dénié, à l’occasion du vernissage de l’exposition sur «L’Art du Bénin, d’hier à aujourd’hui». Militent fort pour l’homme de qualité que reste Patrice Talon, son retour «inattendu» de Bruxelles ce week-end avec Lionel Zinsou et son rôle d’hôte, voire de médiateur d’art assumé avec un tel enthousiasme... Actualités 21 févr. 2022


Sommet Ue-Ua : Six décisions pour une nouvelle vision
De la muraille verte à la constellation de satellites, de la production de vaccins à la lutte contre le terrorisme, l’Europe et l’Afrique misent sur un programme ambitieux d’ici 2030. Le sommet de Bruxelles a pris fin sur un nouvel état d’esprit. « Il faut créer aussi une nouvelle atmosphère de travail, une atmosphère mieux adaptée à la volonté politique que nous voulons imprimer à ce partenariat. Il faut insuffler un nouvel état d’esprit aux relations euro-africaines. C’est ce que j’ai appelé un nouveau logiciel relationnel fondé sur une véritable vision de partenariat, pour une croissance et une prospérité partagée », a martelé le président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall. La déclaration finale du sommet met l’accent sur une vision commune et prône un partenariat renouvelé fondé sur «les liens humains, le respect de la souveraineté, la responsabilité et le respect mutuels, les valeurs partagées, l’égalité entre les partenaires et des engagements réciproques». Sécurité et stabilité : « inverser la démarche » Le nouvel état d’esprit prôné force le changement des paradigmes sur les questions de sécurité et de stabilité. Sans pour autant renoncer à l’appui des forces militaires européennes, les dirigeants des deux continents misent sur le renforcement des capacités des forces africaines. « Il y a une nécessité absolue aujourd’hui de regarder les choses en face et d’agir en conséquence. Les Etats africains sont prêts à mobiliser des hommes. Nous avons aussi dans notre architecture à l’Union africaine des forces en attente, des brigades par région. Je crois qu’il faut qu’on inverse la démarche », a déclaré Moussa Faki Mahamat, président de la Commission. Celui-ci fustige d’ailleurs l’approche en cours jusque-là. Pour lui, aider à assurer la paix ne veut pas dire seulement donner des armes ou envoyer des troupes en Afrique. C’est essentiellement consolider la gouvernance, financer le développement dans toutes ses dimensions. « Nos amis, nos partenaires peuvent nous aider à renforcer les capacités des forces africaines. Il n’est pas question, à mon avis, que des militaires français, allemands ou danois aillent mourir en Afrique. On a besoin de technologies, d’expertise, de moyens financiers et d’équipements pour pouvoir faire face à cette terrible menace à la paix et à la stabilité», a-t-il insisté. 150 milliards d’euros pour l’Afrique Le Global Gateway est une alternative que l’Europe propose à l’Afrique afin de travailler sur des investissements, au moment où la Russie et la Chine envahissent le continent. La cagnotte d’au moins 150 milliards d’euros vise à encourager les investissements durables à grande échelle. « Nous avons décidé d’une mobilisation autour de projets qui correspondent aux priorités africaines, afin de soutenir le développement, l’innovation, la prospérité dans le domaine climatique, du numérique et des infrastructures», a déclaré le président du Conseil européen, Charles Michel. Il a surtout insisté sur la mise en place de mécanismes de suivi pour donner corps aux intentions. «Il est arrivé que dans le passé, les intentions soient fortes et généreuses et extrêmement ambitieuses et que les résultats n’étaient pas toujours à la hauteur de nos ambitions. Là, nous mettrons en place un mécanisme de suivi, de monitoring », a-t- il ajouté. L’Ue souhaite devenir le premier partenaire de référence de l’Afrique sur le financement de ses infrastructures. Plusieurs projets ont été identifiés dont une liste de corridors stratégiques. Six hubs pour les vaccins Arn Ces hubs seront créés au Sénégal, en Égypte, en Tunisie, en Afrique du Sud, au Kenya et au Nigeria, premiers pays à accueillir un transfert des technologies Arn. Celles-ci vont consister à former des scientifiques et produire des vaccins contre la Covid-19 pour ensuite les commercialiser en Afrique et au-delà du continent. Ce transfert de technologies va mobiliser 40 millions d’euros du côté Conseil européen. « Le sujet qui restait est lié aux droits de propriété intellectuelle et là aussi les conclusions auxquelles nous sommes parvenus sont encourageantes et doivent nous permettre, dans les mois à venir, d’ici le printemps, d’arriver à un compromis dynamique qui permette de faire avancer les choses », a assuré Macky Sall, président en exercice de l’Ua. Un partenariat vert La vision commune adoptée à Bruxelles est aussi écologique. L’Europe va appuyer la résilience climatique des pays africains. Ce sera à travers la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national (Cdn) et des plans nationaux d’adaptation (Pan). Le partenariat sera également orienté vers l’essor de chaînes d’approvisionnement. De même, le lancement d’un plan d’action conjoint Ue/Ua pour le développement de protéines végétales en Afrique permettra de décliner opérationnellement le volet économique de la Grande Muraille Verte, en répondant à un triple enjeu de sécurité alimentaire et nutritionnelle à l’échelle continentale, de développement de pratiques agro-écologiques durables. « On doit accompagner l’Afrique sur son modèle agricole. Je voudrais rappeler ici l’importance pour nous de la grande muraille verte qui est une initiative panafricaine qu’on a réactivée en janvier 2021», a martelé le président français. Les dirigeants africains et européens sont allés plus loin pour réaffirmer leur attachement à la pleine mise en œuvre de l’accord de Paris et des résultats des conférences des parties. « Nous reconnaissons que la transition énergétique de l’Afrique est vitale pour son industrialisation et pour combler l’écart énergétique. Nous soutiendrons l’Afrique dans sa transition afin de promouvoir des trajectoires justes et durables vers la neutralité climatique. Nous reconnaissons l’importance d’utiliser les ressources naturelles disponibles dans le cadre de ce processus de transition énergétique », lit-on dans la déclaration finale du sommet de Bruxelles. « Nous voulons que les partenariats verts fleurissent sur le continent. Le monde a besoin de l’Afrique pour lutter contre le changement climatique», a conclu Ursula von der Leyen. Migration et emploi : l’innovante proposition du Bénin Tout au long du sommet, de la préparation à son aboutissement, le Bénin a marqué les esprits sur un point capital. Il s’agit de la nécessité de faire face à l’épineuse question de l’emploi sur le continent africain et qui a pour corollaire, la crise migratoire. Cet engagement, porté avec d’autres pays, a eu un écho favorable à l’issue du sommet Ue-Ua et est très apprécié par les participants. « Sur les sujets d’éducation, de mobilité et de migration, je vais ici saluer la proposition faite par le Bénin, le Niger et le Rwanda d’identifier des centres de formation africains. Nous avons acté de financer ces centres pour permettre de former aux métiers qui correspondent à ce développement économique que j’ai évoqué », a martelé le président français, Emmanuel Macron. Bien avant, les progrès du Bénin en la matière étaient reconnus par des officiels en coulisses. « Ça nous paraît très important, le Bénin par exemple est très en avance sur ce point, comment développer la formation professionnelle adaptée aux besoins vraiment locaux ou régionaux en Afrique», confiait un officiel le mercredi 16 février 2022 à la presse. Et lors de la table ronde spéciale sur les questions de l’éducation, de la formation et de la migration à laquelle le chef de l’Etat, Patrice Talon, a pris part, une convergence a été notée. Le paquet d’investissements Afrique-Europe d’au moins 150 milliards d’euros annoncé prendra aussi en compte « le développement humain, notamment en renforçant la mobilité et l’employabilité des étudiants, des jeunes diplômés et des travailleurs qualifiés ». La question “délicate” de la prévention de la migration irrégulière était aussi au menu des débats, de même que les mesures à prendre face au trafic de migrants. Priorité a été donnée aux efforts d’améliorations effectives en matière de retour, de réadmission et de réintégration. Les régimes d’asile seront renforcés en vue d’offrir un accueil et une protection adéquats aux personnes qui y ont droit. Actualités 21 févr. 2022


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