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Nouvelles

Anne-Françoise Tasnier et Benoît Feron : La photographie et l’Afrique comme passion
Anne-Françoise Tasnier travaille dans les ressources humaines après son diplôme en sciences politiques, et Benoît Feron est avocat. Les deux sont passionnés de la photographie et l’Afrique depuis leur jeune âge. Les premières expériences d’Anne-Françoise Tasnier en Afrique datent de ses 15 ans quand elle a suivi son oncle qui était médecin de brousse à Butare au Rwanda, où elle est restée pendant six semaines. Elle foule régulièrement le sol africain pendant ses études de sciences politiques, pour des vacances et un peu de photos sans en avoir le diplôme. C’est bien après ses 40 ans, qu’elle décide d’obtenir son parchemin de photographe. Son compagnon, Benoît, Feron, avocat de profession, est également un mordu de la photographie depuis qu’il était adolescent. Il a fait ses premiers pas sur le continent, précisément dans la vallée du Rift seulement quinze jours après avoir lu le livre d’un photographe italien, intitulé « Mon rêve de l’Afrique ». « C’était il y a 20 ans, un début février », se souvient-il. Benoît Feron dit avoir découvert en Afrique, la faune sauvage, la lumière, la beauté des peuples. Et tout cela l’a fasciné avant de devenir une sorte de virus qui est resté en lui. Tous les deux font de la photo-graphie commerciale mais ils se disent d’abord et avant tout, photographes créateurs et artistiques. C’est d’ailleurs à ce titre qu’ils ont atterri en Afrique de l’Ouest pour la première fois, précisément au Bénin. Bien avant, ils ont parcouru plusieurs pays de l’Afrique de l’Est, l’Inde et la Papouasie-Nouvelle-Guinée à la recherche de différentes ethnies, leur mode de vie et leur identité culturelle. « Ma démarche photographique est intimiste, à la recherche du détail, de l’esthétisme, m’offrant le temps de pouvoir sentir l’essence, la profondeur de ce qui me séduit. Aller toucher là où l’homme, la nature, sa faune et sa flore nous offrent toute leur diversité et révèlent certains de leurs mystères », affirme Anne-Françoise Tasnier. A travers la photographie, elle raconte, entre autres, des histoires, fait sentir l’émotion qu’elle a ressentie en face de son sujet. Son compagnon, Benoît Feron, beaucoup plus focus sur l’ethnicité, aime aussi faire attention aux détails. Plusieurs paramètres rendent son œuvre unique, à savoir, « la précision de ses cadrages et son attrait pour le piqué et le détail qu’on retrouve tant dans ses portraits que dans ses images de peaux, de bijoux, de nature sauvage ou de paysages naturels et urbains ». Son travail est aussi caractérisé par une grande maîtrise de la couleur y compris le noir et blanc. Difficile d’en vivre Il est de nos jours très difficile de vivre de la photographie. Le couple belge reste catégorique là-dessus au regard de ses expériences. A l’en croire, le métier est menacé parce qu’il y a de plus en plus de banques d’images, de photographes et les prix s’effondrent. « Il y a beaucoup de photographes professionnels qui ne vivaient que de la photo. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus en vivre et sont devenus des accompagnateurs de voyages ou ils font un deuxième métier », déplore Benoît Feron. « C’est pour cette raison, poursuit-il, qu’on a un premier métier à côté. Les voyages et les matériels haut de gamme coûtent très cher… ». Sa compagne va plus loin en affirmant que la photographie reste le parent pauvre de l’Art par rapport à la sculpture, la peinture. Malgré tout, ils arrivent à financer leurs déplacements sur le continent de même que l’achat des matériels grâce à leur premier métier. Ils exposent également des photos, les vendent dans la presse, toujours pour financer leurs voyages. Chacun des deux photographes dit posséder une banque d’images riche de centaines de milliers de photos. Culture 16 févr. 2022


1000 jeunes pour la Gdiz : De faux agents de l'Anpe réclament de l'argent aux candidats
L’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) dénonce une imposture orchestrée dans le cadre du recrutement de 1000 jeunes dans le secteur du textile au profit de la Société d’investissement et de promotion industrielle (Sipi/Gdiz). A travers un communiqué en date de ce mardi 15 février 2022, le directeur de l’Anpe, Urbain Amégbédji, informe qu’il a constaté que des individus mal intentionnés se font passer pour des agents de sa structure et demandent aux candidats présélectionnés de leur envoyer de l’argent pour être sélectionnés. « L’Anpe n’est en rien concernée par cette escroquerie », martèle Urbain Amégbédji. Il invite à la vigilance et rappelle que toute la procédure de sélection des 1000 jeunes, est gratuite et n’entraine aucune dépense à la charge des candidats.   1000 jeunes pour la Gdiz     Actualités 15 févr. 2022


Abomey-Calavi : Claude Chatin nommé chef d’arrondissement intérimaire
C’est officiel. Liamidi Houénou de Dravo n’est plus le chef de l’arrondissement de Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi. Du moins, de manière provisoire. A travers l’arrêté communal n°21/42/C-AC/C-CAB/SGA/SCC/SAC du 15 février 2022 portant désignation du chef d’arrondissement par intérim de Ouèdo, c’est Claude Chatin, un élu de cet arrondissement qui assume ces fonctions. « Pendant toute la durée de cet intérim, monsieur Claude Chatin assure la gestion courante des affaires publiques de l’arrondissement de Ouèdo », précise l’article 2 de l’arrêté signé du maire Angelo Ahouandjinou. Pour rappel, Liamidi Houénou de Dravo est dans les liens de la justice et placé en détention préventive dans l’affaire double dédommagement à Abomey-Calavi. Société 15 févr. 2022


Taxation des produits à l’exportation : Des efforts supplémentaires attendus par les partenaires sociaux
Les partenaires sociaux ne sont pas indifférents à la mesure prise par le gouvernement pour juguler la hausse des prix des denrées de grande consommation. Tout en saluant la démarche, la Cosi-Bénin et la Cspib en attendent davantage. La Centrale des syndicats du privé et de l’informel du Bénin (Cspib) et la confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin) approuvent la décision du Conseil des ministres du 2 février 2022, relative à la taxation de certains produits à l’exportation. Une mesure du gouvernement qui vise à encourager l’écoulement desdits produits au plan interne, afin de juguler la hausse des prix des produits de grande consommation. « Cette mesure va atténuer la situation mais il faudra aller au-delà. On sait que la crise est mondiale. Le gouvernement peut aussi aller dans le sens de la subvention de certains produits pour les rendre plus accessibles », a fait savoir Clarisse Gnanhoui, secrétaire générale de Cspib-Bénin. Les produits concernés sont le soja, le coton, le manioc transformé ou non, le karité, le riz paddy, l’igname (tubercule et cossette) et la noix de cajou. Il est désormais établi sur ces denrées, l’application d’un taux de majoration du prix moyen de vente dans l’ordre de 20 % pour celles dont les besoins de consommation interne sont très élevés, et 10 % pour celles dont l’offre dégage un excédent par rapport à la demande nationale. A en croire Noël Chadaré, secrétaire général de Cosi-Bénin, il s’agit d’une mesure qui aura sans doute des effets face à la situation actuelle, mais il faudra un mécanisme adéquat pour le long terme. « Ce sont des mesures conjoncturelles qui ont été prises au moment où nous attendons des mesures pérennes. Mais pour l’instant, notre souhait est que ces mesures aient leurs effets et que les travailleurs soient soulagés. Néanmoins, nous pensons qu’il faut aller au-delà et penser à un mécanisme », a-t-il souligné avant de proposer la mise en place d’une structure qui pourrait faire des stockages et reverser les produits sur le marché en cas d’inflation. Un suivi rigoureux des prix Mais en attendant de nouvelles mesures, la Sg Cspib suggère un état de veille en matière de suivi des prix. « J’étais à une rencontre à laquelle ont pris part les importateurs au ministère du Commerce, et j’ai compris qu’on ne peut pas seulement jeter le tort sur le gouvernement, mais il faudrait aussi analyser le problème au niveau de ces importateurs qui ont des manœuvres qui contribuent à la hausse des prix… », a-t-elle indiqué. A en croire la Sg Clarisse Gnanhoui, les commerçants ont pris l’habitude de profiter de la pénurie des produits pour créer l’inflation et dans le cas d’espèce, l’annonce de l’augmentation des salaires a certainement servi de prétexte, car les produits disponibles sur le marché ne sont pas le fait d’un nouvel arrivage ayant subi le coût actuel de la douane. « Le gouvernement peut fixer les prix des produits de première nécessité. Il est garant de la sécurité de ses citoyens. Et dans les pays développés, les producteurs cultivent d’abord pour la consommation locale. Il faut qu’on y arrive… », a expliqué la Sg Cspib. Autant de propositions qui feront sans doute objet de discussions lors des échanges entre gouvernement et partenaires sociaux. Actualités 15 févr. 2022


Bas salaire et augmentation du Smig : Les suggestions de la Coneb
La Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) souhaite que les faitières des chefs d’entreprise soient associées à la décision de rehausser les salaires. Au sujet de l’augmentation du Smig, Albin Fèliho, président de la Confédération, espère disséquer le sujet lors des négociations avec l’Exécutif. Le bas salaire non imposable au Bénin est passé de 50 000 à 60 000 francs Cfa suivant les dispositions du Code général des impôts. La bonne nouvelle a été annoncée aux employeurs et travailleurs par le Conseil des ministres du mercredi 15 décembre dernier. Toutefois, côté employeurs, l’on a des propositions à cet égard. « La question du bas salaire a été annoncée et tranchée par le gouvernement. Si le gouvernement nous avait associé, probablement que nous ne nous serions pas contentés de 60 000 francs Cfa, mais beaucoup plus. Peut-être même 100 000 francs Cfa en dessous duquel on n’aurait pas à payer les taxes patronales et ouvrières… », affirme Albin Fèliho, président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb). De ses explications, le fait de fixer le salaire non imposable au-delà de 60 000 francs Cfa a l’avantage de permettre aux chefs d’entreprise de mieux débattre de la question du relèvement du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig). « La manne d’argent qu’on aurait (si le bas salaire était fixé par exemple à 100 000 francs Cfa) nous permettrait d’opiner sur l’augmentation des salaires », soutient-il. Au sujet justement de la revalorisation des salaires, qui est l’une des réformes majeures du Programme d’action du gouvernement 2021-2026 (Pag II), l’Exécutif a annoncé qu’il engagera des discussions avec les partenaires sociaux pour convenir des modalités de sa mise en œuvre. Au niveau des employeurs, le sujet préoccupe aussi, et à plus d’un titre. Déjà, la Coneb se dit partante pour l’augmentation des salaires. Néanmoins, elle souhaite que des éléments scientifiques solides soient soumis aux chefs d’entreprise lors des négociations au sein de la Commission gouvernement-syndicats-employeurs, pour leur permettre d’étudier la question de fond en comble. « Le principe d’augmenter le Smig est pratiquement acquis quand on connait le coût de la vie aujourd’hui par rapport au montant de 40 000 francs Cfa qui est en vigueur. On sait qu’il faut aller au-delà de ce montant. Là-dessus, c’est clair. Mais techniquement, est-ce que cela est possible ? Et si ça doit être possible, quelles sont les conditions dans lesquelles cela doit se faire ? Le secteur privé qui est le plus gros employeur, varie d’une personne physique à la retraite qui emploie son chauffeur à une multinationale qui est présente dans plusieurs pays à la fois. », rappelle-t-il ; ajoutant que « si cela peut être possible pour la multinationale d’aller sans trop réfléchir à l’augmentation du Smig, ça l’est moins pour la personne retraitée qui prend sa pension de retraite pour payer son chauffeur ». Albin Fèliho fait ainsi remarquer que les employeurs doivent étudier tous ces paramètres avant de se lancer. Et pour le faire, dit-il, « nous sommes obligés de recourir aux chiffres que l’Instad (ex-Insae) pourra mettre à notre disposition ». Actualités 15 févr. 2022


Formation des jeunes de Dassa-Zoumè en agro-business : Gaston Dossouhoui soutient l’autonomisation de 25 filles-mères
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, a procédé, samedi 12 février dernier, au lancement officiel de la formation de 25 jeunes-filles-mères aux techniques de transformation de produits agricoles, notamment le soja. Cette cérémonie qui a eu pour cadre la mairie de Dassa-Zoumè, a connu la participation de plusieurs personnalités de la localité. Sortir une vingtaine de filles-mères de la précarité en les amenant à se donner une autre chance dans la vie à travers des activités d’accompagnement et contribuer par conséquent au développement de leur localité. Tel est l’objectif principal du projet ‘’Yagbô’’ initié par la jeunesse de Dassa-Zoumè à travers la Jeune chambre internationale Dassa 41 Collines. Ce projet qui cadre parfaitement avec les aspirations du Programme d’action du gouvernement, 2021-2026 (Pag2) consiste à renforcer la capacité technique et managériale de 25 jeunes filles-mères à la transformation des produits agricoles, notamment le soja en ses produits dérivés. En donnant son accord pour être la caution morale de la présente activité, Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture, a rappelé à l’assistance le contexte dans lequel le Pag a été élaboré. Selon lui, il est pensé et conçu pour changer nos vies et créer un impact durable. A l’en croire, l’atteinte de cet objectif reste pour le chef de l’Etat une préoccupation quotidienne. Ainsi, il a exhorté les jeunes de Dassa-Zoumè à, lors de la mise en œuvre, combiner l’excellence, la rigueur, le professionnalisme, la ponctualité, la méthode à l’action qu’ils veulent mener et une bonne planification afin qu’à l’aune de l’évaluation qui va intervenir à la fin de l’année, un satisfecit soit décerné à toute l’équipe de coordination. A l’occasion, il a une fois encore réitéré son attachement à cette jeunesse active et réaffirmé sa totale et inconditionnelle disponibilité à la soutenir dans ses initiatives qui prennent aussi en compte le sport d’entretien, l’hygiène et la salubrité, la digitalisation, ainsi que l’eau pour réduire les peines des femmes et des hommes pour disposer de cette source de vie. Tout ceci sera exécuté dans un délai d’un an. « Mon soutien est indéfectible. Je me considère comme un membre de votre Comité directeur local afin de contribuer à faire bouger les lignes. Nous allons collaborer pour nous investir. Je vous donne ma parole, celle de faciliter la mise en œuvre », a-t-il rassuré. Il a par la suite invité les jeunes à une synergie d’actions pour la réussite du Pag à Dassa-Zoumè. « Ensemble, affirmons notre maturité. Travaillons pour libérer la conscience de nos communautés afin qu’elles puissent se prendre en charge. Restons mobilisés, soudés en accompagnant les actions de développement du chef de l’Etat, Patrice Talon », a recommandé Gaston Dossouhoui. Société 15 févr. 2022


YouTube : Des nouveautés attendues sur la plateforme de vidéos en 2022
Plusieurs changements sont annoncés sur le site de vidéos en streaming YouTube, selon Neal Mohan, chef de produit de cette plateforme. Ces nouvelles options de monétisation sont destinées aux créateurs et visiteurs en 2022. Beaucoup de choses vont changer pour les créateurs et visiteurs sur le site de vidéos en streaming, YouTube, en 2022. Dans le billet intitulé «A Look at 2022: Community, Collaboration, and Commerce» cité par Zdnet.fr, Neal Mohan, chef de produit de YouTube a dévoilé les changements attendus en 2022. YouTube pense réitérer ses plans pour aider les créateurs à mieux monétiser leurs contenus courts (Shorts). Toutes choses qui vont inclure zdnet.fr une expansion du fonds YouTube Shorts existant, une meilleure prise en charge de sa fonctionnalité BrandConnect et l’accès à des «fonctionnalités financées par les fans comme le Super Chat » via Shorts. Quant à elles, les vidéos en direct (Live) disposeront d’une nouvelle fonctionnalité de livestreaming collaboratif qui permettra à plusieurs créateurs d’être en direct ensemble. Pour le chef de produit YouTube, cette option « ouvrira les flux à des conversations et des interactions plus décontractées avec d’autres créateurs, ce qui rendra la mise en direct plus facile et plus amusante». La plateforme prévoit de réorganiser son système de commentaires avec une nouvelle fonctionnalité permettant aux internautes de lier leurs commentaires à un moment précis de la vidéo qu’ils commentent. Ces ambitions sont nées de la volonté de Susan Wojcicki, président directeur général de YouTube d’amorcer avec ses utilisateurs le virage de la technologie Web3. Quid des visiteurs ? YouTube annonce également de nouvelles fonctions pour ces 2 milliards d’utilisateurs dans le monde (Digital report, 2020). Il prévoit de mettre en place « une nouvelle façon pour les téléspectateurs d’utiliser leur smartphone pendant qu’ils regardent YouTube sur leur télévision». « Les téléspectateurs pourront bientôt laisser des commentaires et partager des clips vidéo via leur smartphone tout en regardant le contenu en question sur leur téléviseur », annonce le chef de produit YouTube. Par exemple, l’interface du service de streaming YouTube Tv sera remaniée avec de nouvelles fonctions d’organisation du contenu. A l’instar de toutes les autres entreprises, YouTube étudie selon Zdnet.fr les moyens de faire entrer son contenu dans le métavers. Apparemment, cette initiative se concentrera d’abord sur les jeux, où elle espère «apporter plus d’interactions aux jeux et les rendre plus vivants». Société 15 févr. 2022


Protection des intérêts des consommateurs : Les défis de l’Arcep Bénin pour une éducation numérique
Les besoins et exigences des consommateurs évoluent très rapidement, en particulier dans le secteur des communications électroniques. Les défis en matière de protection sont nombreux, divers et varient au rythme de l’évolution technologique et de la maturité numérique. Pour relever ces défis, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep Bénin) a de fortes ambitions. Dans son plan stratégique 2022-2026, l’autorité développera des actions de renforcement des capacités de mise en œuvre des différents droits du consommateur à travers l’éducation numérique. A cet effet, l’Arcep Bénin poursuivra la mise à disposition du consommateur de toutes les informations qui lui sont nécessaires pour maîtriser ses droits et devoirs et guider son choix quant aux services à contracter. Elle veillera à ce que le consommateur puisse bénéficier de services de qualité à des prix acceptables et s’assurera du respect, par les opérateurs, des engagements contractuels, que ce soit en termes d’accès, de qualité de service ou de tarifs et de facturation. Pour 2022-2026, l’Arcep Bénin renforcera également son rôle de médiation entre les utilisateurs et les prestataires de services et mettra en place un dispositif plus performant de gestion de leurs plaintes puis fera la promotion de l’inclusion sociale à travers des actions visant à encourager l’accessibilité des personnes vulnérables. L’autorité rendra effective et opérationnelle, l’interopérabilité des plateformes, portera une attention particulière aux actions des parties prenantes (Opérateurs et consommateurs) en vue de la réduction de l’empreinte écologique des secteurs des communications électroniques et de la poste (Cep).   Société 15 févr. 2022


Moïse Achille Houssou, Dg/Simau : « Les logements sociaux sont destinés aux populations à bas revenu »
Maître d’ouvrage délégué, la Société immobilière et d’aménagement urbain (Simau) exécute des projets de grande envergure pour le compte de l’Etat. Moïse Achille Houssou, son directeur général, nous parle ici de l’avancement des chantiers ouverts, notamment celui des logements sociaux en partie destinés aux personnes à faible revenu. La Nation : Monsieur le directeur général, à ce jour combien de projets comporte le portefeuille de la Simau ? Moïse Achille Houssou : Tout d’abord, je tiens à préciser que la Simau n’est pas une société d’Etat mais une société de droit privé et d’économie mixte qui a été montée à l’initiative de l’Etat béninois. Les projets immobiliers du Programme d’action du gouvernement ayant un modèle économique permettant de générer des revenus, sont confiés à la Simau qui est effective depuis 2018. A ce jour, nous avons 21 projets dans notre portefeuille pour une valeur d’à peu près 850 milliards F Cfa. L’essentiel des ressources est mobilisé par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires. Nous mettons également en place des canaux spéciaux qui permettent de mobiliser des ressources complémentaires. Le niveau d’avancement des différents projets n’est pas le même : il y a des projets en phase d’étude, certains en phase de démarrage et d’autres en cours d’exécution. Nous avons six à huit grosses opérations déjà effectives sur le terrain. Il s’agit de la construction de logements sociaux et de bâtiments administratifs (Siège de l’Assemblée nationale, Cité administrative, Cité ministérielle, etc.) Parlons des logements sociaux qui intéressent nombre de Béninois. Quel point peut-on en faire ? Le gouvernement a lancé un programme global de 20 000 logements au plan national. Il y a une première phase d’environ 11 800 logements dont 11 000 sur le site de Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi. Aujourd’hui, nous avons pratiquement 10 000 logements pour lesquels les contrats sont signés. Globalement, 2 500 logements sont presque prêts. Les ressources sont mobilisées et nous comptons atteindre les 5 000 d’ici fin juin et lancer la commercialisation. Il y a également le site de Porto-Novo d’à peu près 200 logements et le site de Parakou pour initialement 500 logements. Mais là, nous sommes sur une première tranche de 250 logements, plus 100 pour les militaires. Tout cela est en phase de démarrage. Quelles seront les conditions d’accès à ces logements ? Le programme prévoit des logements économiques et sociaux. Ce sont les mêmes qualités de matériaux qui sont utilisées. Nous avons également fait les mêmes aménagements (eau, électricité, route, jardin, disponibilité de fibre optique). Mais, c’est sur le mode d’accès qu’il y aura la différence. Il revient à l’Etat, maître d’ouvrage, de définir les critères d’attribution. Mais je puis vous dire que les logements sociaux sont destinés aux populations à bas revenu du secteur public et du secteur privé (enseignants, artisans, agriculteurs, etc.). Le modèle de vente ou de cession, c’est la location-accession. On n’exige pas d’apport initial. Le bénéficiaire sera sélectionné à l’issue d’un processus transparent après étude des dossiers. Il intègrera le logement en tant que locataire avec seulement trois mois de loyer. Le coût de revient sera réparti sur 25 ans pour déterminer le montant de la mensualité. Les simulations indiquent que cela tourne autour de 80 000 F/mois. De toute façon, ce sera inférieur à 100 000 F/ mois. Nous sommes sur des logements de trois chambres et salon. Vous savez qu’à Cotonou, le coût de location d’un logement de trois chambres et salon n’est pas à moins de 80 000 F Cfa/mois. Non seulement vous payez moins, mais à la fin de l’échéance vous devenez propriétaire. C’est cela, le côté social de l’opération. Pour les logements économiques, les prix seront plus élevés. Ce sera le même principe d’attribution, sauf que l’amortissement sera établi sur 17 ans. Toutefois, si certains ont une épargne, ils peuvent apporter ou solder par anticipation. En ce qui concerne les travaux de construction des bâtiments administratifs, quel est le niveau d’avancement ? La construction de la Cité ministérielle à Cotonou a démarré il y a environ dix mois. C’est un ensemble de dix bâtiments dont huit sont déjà à l’étape de gros-œuvre. Nous sommes autour de 25 à 30 % de taux d’exécution. Dans un an, nous pourrons livrer les travaux, en tout cas au plus tard fin premier trimestre 2023. En ce qui concerne la cité administrative à Ahossougbéta (Abomey-Calavi), les travaux ont également démarré. Toujours à Calavi (quartier Zopah), le marché de gros sera construit pour environ 100 milliards F Cfa. Les travaux sont répartis en cinq lots dont quatre ont effectivement démarré. Le cinquième lot sera lancé d’ici mai prochain. Pour le projet de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo, les travaux ont démarré, après quelques difficultés rencontrées. Il y a certes du retard, mais nous espérons livrer les travaux dans les délais. Il y a deux opérations de building administratif résidentiel : les résidences du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre des Affaires étrangères qui sont quasiment terminées en phase de gros-œuvre. Nous avons aussi les 500 logements militaires dont 200 à Allada, 200 à Ouidah et 100 à Parakou. Les travaux sur les sites d’Allada et de Ouidah ont démarré. Quid des autres chantiers ? Pour le Pôle agroalimentaire de l’agglomération du Grand Nokoué, on est assez avancé sur le lot relatif à l’accès au site. Mais sur les autres lots, en raison des difficultés de déplacement des populations, de dédommagement et autres, ce n’est que maintenant que les travaux commencent. Nous avons aussi le complexe Pôle sportif urbain - Galerie marchande au stade de l’Amitié qui est en appel d’offres. D’ici trois mois, nous allons boucler ce processus. Il y a aussi le complexe sportif, culturel et artisanal Unafrica qui sera démoli et reconstruit. C’est à l’étape d’appel d’offres, à l’instar du projet du Centre des affaires maritimes à Cotonou. D’autres projets d’infrastructures à l’intérieur du pays, notamment les cités administratives départementales, démarrent ce trimestre. A cela s’ajoutent les opérations spécifiques comme l’aménagement immobilier à Togbin qui démarre cette année. Avec le port de Cotonou, nous avons également des projets d’aménagement de la clôture, des halls, etc. En dehors des institutions publiques, il y a des institutions privées qui nous font confiance comme le Padme. Avec tous ces chantiers à la fois, comment la Simau arrive-t-elle à suivre efficacement les projets ? Présentés comme ça, cela fait effectivement beaucoup. Les travaux ne sont pas exécutés en régie : ce n’est pas nous-mêmes qui construisons. La Rupture nous a appris depuis quelques années, qu’on peut faire les choses dans la normalité. Dans notre organisation, il y a une quinzaine d’ingénieurs ainsi que des chefs de projets, des coordonnateurs qui suivent ces projets aux différentes étapes. Derrière chaque projet, il y a systématiquement un maître d’œuvre qui est le référent technique. Nous, notre rôle, c’est de faire le suivi et de veiller à ce que tous les divers acteurs puissent jouer convenablement leur rôle. Nous tenons quand même, avec la détermination, des équipes que je salue au passage. Votre mot de la fin La Simau est l’illustration parfaite du partenariat public-privé. C’est un modèle innovant. Le staff est essentiellement béninois ; cela nous donne la fierté que le développement est à notre portée. La Simau et tous ses actionnaires remercient le gouvernement pour cette opportunité, renouvellent leur disponibilité et s’engagent à accompagner tous ces projets qui, en eux-mêmes, nous donnent l’énergie et incitent à aller au bout. Nous allons continuer à exceller pour que les générations à venir puissent bénéficier de cette expérience. Société 15 févr. 2022


6e journée du Championnat de football féminin : Sam Nelly conserve la tête du classement dans sa zone
Le Championnat national de football féminin a abordé le week-end dernier sa 6e journée dans les deux poules. Dans le groupe B, Naja Football club a été contraint au partage des points (1-1) sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi par l’Usma tandis que le leader Sam Nelly Fc a battu Black Stones à Cotonou et arrache les trois points de la victoire. Avec ce succès, Sam Nelly Football club reste en tête du championnat féminin dans sa zone avec 15 points. Il est suivi de Dynamique Fc et Aïnonvi Fc. Gazelles Fc et Tigresses Fc sont respectivement 4e et 5e tandis que Naja Fc est 6e avec 5 points devant Black Stones, As Umsa et Flèche Noire. Au niveau de la poule A, Elite Ac a humilié Wengro Fc en lui infligeant un cinglant 12-0. Avec cette victoire, elle est leader avec 15 points devant Phénix Fc vainqueur de Vigueur par le score de 4-0. Victorieux de l’As Galaxie par le score de 3-0, Espoir Football club est quatrième de la poule A. Sports 14 févr. 2022


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