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Les séances d’information et de sensibilisation sur l’allaitement maternel exclusif ne manquent pas, mais des résistances s’observent encore dans le rang des mères de bébés de 0 à 2 ans. Aussi, l’introduction des pratiques alimentaires essentielles dans la nutrition de l’enfant préoccupe-t-elle. Alida Adjilé, coordonnatrice régionale du Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp/Can) de l’Atlantique-Littoral, s’attarde ici encore sur les enjeux d’une bonne nutrition des enfants.
La Nation : L’Unicef promeut les bonnes pratiques en matière d’alimentation et de nutrition des enfants. Quelles doivent être les précautions pour les bébés de 0 à 24 mois ?
Alida Adjilé : Les pratiques essentielles sont indispensables au développement de l’enfant. Elles ne prennent pas seulement en compte la période du sevrage. En ce qui concerne les enfants de 0 à 2 ans, nous insistons sur la mise au sein précoce dans l’heure qui suit la naissance, la pratique de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois et la pratique de l’alimentation de complément à l’allaitement maternel jusqu’à 24 mois au moins.
Quelles sont les conséquences des aliments autres que le lait maternel sur la santé d’un bébé ?
Définissons d’abord ce qu’on entend par allaitement maternel exclusif (Ame) pour les bébés de 0 à 6 mois. L’Ame signifie donner au bébé uniquement du lait maternel dès sa naissance jusqu’à l’âge de six mois, sans apporter aucun autre aliment liquide ou solide, ni même de l’eau ou de la tisane. Des gouttes ou des sirops de vitamines, des compléments d’oligo-éléments ou des médicaments sont autorisés sur prescription d’un professionnel de la santé.
Le lait maternel est un véritable chef-d’œuvre de Dieu. Il est la meilleure nourriture pour l’enfant et le protège contre les maladies. Il contient tous les nutriments et l’eau dont le bébé a besoin pour sa croissance. Sa composition ne demeure pas constante. Du colostrum (le premier lait de couleur jaunâtre) au lait parvenu à maturité, les composantes changent de jour en jour afin de combler les besoins du bébé qui grandit. Il contient des anticorps qui le protègent contre les maladies, spécialement contre la diarrhée et les infections respiratoires. Il est facile à digérer (20 min chez le nourrisson), aide au développement de la mâchoire et des dents. Aussi, le contact fréquent de la peau de la mère contre celle du nourrisson contribue-t-il au rapprochement affectif, à une meilleure psychomotricité, au développement affectif et social du nourrisson. Au regard de ces avantages, on comprend aisément les risques liés à l’utilisation d’autres aliments en dehors du lait maternel.
Selon une étude américaine réalisée en 2004, l’allaitement maternel réduit la mortalité après la naissance d’environ 21% par rapport à l’allaitement artificiel. Le bébé qui n’est pas nourri au lait maternel est plus vulnérable aux allergies. Il court plus de risques d’épisodes de diarrhée dus au lait et à l’eau contaminés. Il digère moins vite, et n’aura pas d’anticorps et immunostimulants comme l’immunoglobuline ou le lactoferrine et lysosyme. Il court un plus grand risque de tomber dans la malnutrition infantile (retard de croissance, malnutrition aiguë, insuffisance pondérale, etc.
Comment les parents doivent-ils assurer la transition vers l’alimentation complémentaire pour éviter la malnutrition chez les bébés?
Après six mois d’allaitement maternel exclusif, le nourrisson doit recevoir des aliments complémentaires diversifiés tout en continuant d’être allaité jusqu’à l’âge de deux ans et plus. Pendant cette période de transition où commence l’alimentation complémentaire, le nourrisson est particulièrement vulnérable. Pour que ses besoins nutritionnels soient satisfaits, il faut donc que les aliments complémentaires soient apportés au bon moment, c’est-à-dire introduits quand les besoins en énergie et en éléments nutritifs ne sont plus totalement couverts par le lait maternel. Adéquats, car ils doivent apporter l’énergie, les protéines et les micronutriments suffisants pour satisfaire les besoins nutritionnels liés à la croissance de l’enfant.
Ces nouveaux aliments doivent être sûrs, c’est-à-dire préparés et conservés dans de bonnes conditions d’hygiène et donnés avec des mains propres dans des ustensiles propres, et non au moyen de biberons et de tétines. Ils doivent être correctement administrés, c’est-à-dire donnés en suivant les signes d’appétit et de satiété émis par l’enfant, parce que la fréquence des repas et la méthode utilisée pour alimenter l’enfant sont adaptées à son âge.
Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO
Société 14 déc. 2018

L’ambassadeur de la République bolivarienne de Venezuela près le Bénin Alejandro Correa Ortega a été reçu en audience, hier, par le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. C’est pour lui faire part de la fin de sa mission au Bénin
Présent au Bénin depuis le mercredi 9 juillet 2014, l’ambassadeur de la République bolivarienne de Venezuela près le Bénin est en fin de mission et rejoint son pays. Il a été reçu hier par le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbenou. L’objectif est de faire le bilan de son séjour au Benin et remercier le président de la Cour pour le travail considérable qu’il abat pour le rayonnement de la démocratie.
À sa sortie d’audience, l’ambassadeur s’est dit très ravi d’avoir rencontré le président de la Cour constitutionnelle. « J’ai été heureux de servir au Bénin et cela fait 4 ans 9 mois, au vu des relations historiques qui lient l’Afrique à la terre bolivarienne du Venezuela. Je considère nos relations diplomatiques comme une relation d’entraide entre deux peuples unis par des liens de sang », indique-t-il. L’ambassadeur Alejandro Correa Ortega a ensuite dressé un bref bilan de la coopération entre le Bénin et le Venezuela, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures sociocommunautaires et de l’énergie. Entre autres réalisations, l’ambassadeur a cité la finalisation de l’Accord relatif à la fourniture du pétrole vénézuélien et la conclusion d’un partenariat sur la technologie satellitaire, la suppression des visas pour les porteurs de passeport diplomatique et de service au niveau des deux pays, la lutte contre le trafic des stupéfiants. Un troisième accord relatif à des facilités de formation dans les universités vénézuéliennes et des bourses accordées aux Béninois a été également signé. Alejandro Correa Ortega affirme que son pays, le Venezuela, reste ouvert dans le cadre de la coopération avec le Bénin. Le diplomate vénézuélien profite de cette occasion pour souhaiter ses meilleurs vœux au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou.
Saisie d’un recours en inconstitutionnalité des audiences publiques, la Cour constitutionnelle réaffrme le bien-fondé et l’ancrage légal de cette initiative[/caption]Certains citoyens pourront encore se faire enregistrer sur le Fichier électoral national et la Liste électorale permanente informatisée (Lepi). Lors de son audience publique hebdomadaire tenue le jeudi 6 décembre, la première qu'elle tient à son siège provisoire sis au quartier Les Cocotiers, la Cour constitutionnelle a connu de plusieurs dossiers de demande d'inscription et de transfert ou de toutes autres prétentions rentrant dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral.
La liste électorale va s’allonger de quelques noms de citoyens béninois. Entre autres les sieurs Aurélien Agbénonci, Marc Dowi, Chrislin Glodjinon, Apollinaire Coovi Houngnonvi… Ils ont respectivement sollicité par requête adressée à la Haute juridiction leur insertion dans le fichier électoral national et leur inscription sur la Liste électorale permanente informatisée. Certains réquérants, notamment Mériadac Mègnigbéto, Rosemonde Akindès, ont obtenu le transfert de leur centre de vote vers le centre de vote correspondant à leur lieu de résidence actuel. Mais d’autres n’ont pas connu la même fortune. Leurs requêtes ont été déclarées irrecevables ou rejetées.
La Cour constitutionnelle a, par ailleurs, connu de plusieurs autres recours ayant rapport à des textes normatifs et à des actes dénoncés pour violation de la Constitution. C’est le cas de la requête du 5 août 2017 par laquelle Komi Koutché forme un recours en inconstitutionnalité du relevé du Conseil des ministres du 2 août 2017 en son point qui a trait à la mission d'audit organisationnel comptable et financier du Fonds d'appui à la microfinance au titre des exercices 2013-2016. Il dénonce la violation de son droit à la défense par le Conseil des ministres. Il indique qu'il n'a pas été écouté, le rapport d’audit fait état d’actes de mauvaise gouvernance dont il serait responsable, en sa qualité d'ex-directeur, et que le Conseil aurait instruit le ministre de la Justice aux fins d’engager des poursuites. « Le fait pour le Conseil des ministres d'instruire le ministre aux fins de poursuites ne constitue pas en soi une décision qui engage la responsabilité de l'individu », fait savoir la Cour avant de déclarer le relevé incriminé non contraire à la Constitution.
Demeurant à Bohicon, le requérant Janvier Hessou dénonce, quant à lui, le décret 2016-488 du 11 aout 2016 portant régime indemnitaire applicable au personnel civil travaillant à la Présidence de la République. Selon lui, ce décret est contraire aux articles 26 de la Constitution et 15 de la Charte africaine des droits de l'Homme, en ce qu’il viole l'égalité de tous devant la loi. Il indique que le décret institue au profit du personnel administratif de la Présidence des avantages dont ne bénéficient pas les autres agents de la Fonction publique. Dans sa décision, la Cour rappelle que la discrimination ou l’inégalité de traitement s’apprécie lorsque des citoyens placés dans les mêmes conditions sont traités différemment. Or les agents de la Présidence ne sont pas placés dans les mêmes conditions que ceux des autres structures publiques.
Grief contre les audiences publiques de la Cour
Par requête, le sieur Simplice Soudé a formé un recours en inconstitutionnalité des audiences publiques à la Cour constitutionnelle. Selon lui, l’institution de cette pratique par la 6e mandature de la Cour serait contraire à la tradition du secret devant caractériser certains dossiers sensibles. Il cite à l'appui les délibérations du Haut conseil de la République et celles des mandatures passées qui sont restées secrètes. Dans sa décision, la Cour fait savoir que l'institution des audiences plénières renforce la célérité attendue de la Cour dans le traitement des requêtes, la mise en œuvre de la transparence qui est un principe universel et correspond à la mise en application du règlement intérieur de la Cour qui édicte le caractère contradictoire et public de la procédure devant la Haute juridiction. Par conséquent, les audiences publiques de la Haute juridiction ne sont pas contraires à la Constitution.
Par ailleurs, d’autres citoyens ou associations se sont respectivement plaints de dommages générés par les opérations de déguerpissement, les mesures restrictives de la loi-cadre sur la pêche et l’aquaculture… Des requêtes qui n’ont pas abouti aux réponses espérées par leurs auteurs.

Au Bénin, la lutte contre les virus, qui attaquent le manioc, est désormais soutenue par un Plan d’action national. Les documents stratégiques entrant dans ce cadre ont été conçus, du 29 au 30 novembre dernier à Grand-Popo, grâce au soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates à travers le Programme ouest- africain d'épidémiologie virale pour la sécurité alimentaire (Ndlr, West african virus epidemiology for foodsecurity, Wave).
Un Plan d’action national de lutte contre les maladies virales du manioc a été effectivement conçu pour le Bénin au terme d’un atelier scientifique organisé dans le département du Mono. Il comporte les interventions à faire avant, pendant et après une attaque de maladies de la mosaïque africaine du manioc (Africancassavamosaicdisease,Acmd) et de la striure brune du manioc (Cassavabrownstreakdisease,Cbsd) ou dans le cas de toute autre attaque virale, à en croire le professeur Corneille Ahanhanzo, coordonnateur du programme Wave-Bénin. Assorti d’un chronogramme de mise en œuvre, le plan définit les interventions institutionnelles et le champ des actions opérationnelles telles que la sensibilisation, l’identification desdites maladies, la riposte et le suivi.
Concernant l’enjeu d’une telle disposition, le professeur Félicien Avléssi, deuxième vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, a expliqué, à l’ouverture de l’atelier, que si l’Acmd est la plus importante maladie de par sa propagation sur le continent africain, la Cbsd, quant à elle, occasionne des ravages pouvant atteindre 90%, voire 100% de sa cible. Il en déduit que les ravages peuvent entraîner les pays victimes dans un scenario catastrophique qu’il faut éviter à tout prix. « Nous devons nous préparer à parer au drame comme s’il est déjà là », a insisté l’universitaire.
Abondant dans le même sens, le directeur du Centre de recherche agricole (Cra Sud), Dr Marcellin Allagbé, souligne que les crises qui adviendraient des maladies virales du manioc peuvent être d’ordre alimentaire ou liées au secteur pharmaceutique et à la fabrication des sachets biodégradables tant les industries de production respectives, justifie-t-il, ont recours au tubercule pour son amidon. Deuxième culture vivrière au Bénin, le manioc est l’aliment de base de près de 800 millions de personnes dans le monde dont 500 millions d’Africains, ont rappelé les scientifiques qui saluent l’attention du gouvernement pour le problème des attaques virales contre le manioc.

La Fédération béninoise de football (Fbf) a bénéficié, ce vendredi 30 novembre à Cotonou, d’un soutien financier de 100 millions de Fcfa. A travers ce sponsoring, le groupe Ofmas International entend accompagner les clubs engagés dans le championnat national de football.
Les membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) ont reçu, vendredi dernier, un chèque de 100 millions de Fcfa du groupe Ofmas International à Cotonou. Par ce geste le groupe entend sponsoriser le championnat national de football. Son Directeur général adjoint et de l’administration, Edmond Atchessi, affirme que l’objectif de ce sponsoring est de soutenir le sport national en boostant le championnat national de football. Selon lui, pour doter le Bénin d’une équipe nationale de qualité, il faut soutenir le championnat national de football. « C’est au travers de cet exercice que sortiront les jeunes footballeurs capables de révéler le Bénin dans le monde entier », a-t-il déclaré. Heureux de ce sponsoring, Francis Koto Gbian, premier vice-président de la Fédération béninoise de football a remercié le donateur et le rassure de la meilleure utilisation des fonds. Selon lui, ce geste important vient à un moment où la Fédération béninoise de football a besoin de moyens pour une bonne organisation du championnat national de football, compétition phare de la Fbf. Il a invité les émissaires du groupe Ofmas à transmettre les remerciements de la Fbf au président directeur général, Mathurin de Chacus. Toutes choses qui permettront d’octroyer des subventions consistantes aux clubs. Il invite d’autres bonnes volontés à lui emboîter les pas pour le bon déroulement du championnat national en général et de la ligue1 en particulier.
Société 03 déc. 2018

La commune de Comè a abrité ce samedi 1er décembre, la 30ème édition de la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Placée sous le thème « connais ton statut », la campagne de cette année met l’accent sur l’importance du dépistage et appelle à la suppression des obstacles qui y sont liés.
Caravane gigantesque pour sonner la mobilisation et la riposte contre le Vih/Sida. Ambiance des grands jours. Sensibilisation à l’appui. Le décor qui accueille la célébration officielle de la 30è édition de la Journée mondiale de lutte contre le Sida à Comè renseigne sur l’enjeu. Pour cette édition, l’accent est mis sur l’importance de connaître son statut sérologique.
« Le dépistage du Vih est essentiel pour opérer les bons choix en termes de prévention et pour étendre la couverture du traitement antirétroviral ; il est la porte d’entrée pour atteindre les cibles des 90-90-90 », conçoit le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
Le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly renchérit : « Si les personnes vivant avec le Vih (Pvvih) ne connaissent pas leur statut, elles ne pourront pas se protéger, ni protéger leurs familles ; si elles ne connaissent pas leur charge virale, elles ne seront pas sûres de l’efficacité du traitement pour protéger leur santé et mettre un terme à la transmission du Vih/Sida ».
Selon lui, le manque d’engagement contre la maladie est une démission. « Le chemin que nous choisirons d’emprunter décidera du combat contre l’épidémie. Soit nous l’éradiquons, soit nous laissons les générations futures continuer de porter le fardeau de cette terrible maladie », dit-il, citant le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres qui invite expressément les Nations à renforcer leur combat.
Cette exhortation revêt tout son sens pour les Pvvih. Car, selon elles, le Sida n’est pas une illusion. « De maladie mortelle voire dégradante, nous sommes passés simplement à une maladie chronique », conçoit le président du Réseau béninois des personnes vivant avec le Vih (Rebap+), Valentin Nassara. Cela ne suffit pas pour baisser la garde. D’où son cri de cœur.
«N’est pas Pvvih, qui veut mais qui peut l’assumer ; nous l’assumons en toute responsabilité. Malheureusement, les médicaments n’existent pas. Certains de mes pairs sont obligés de se rendre à Abidjan pour prendre leurs molécules », se désole-t-il.Sentiment de révolte en leur sein. « Laisser perdurer cette situation, c’est tuer les victimes moralement, psychologiquement et physiquement ; personne n’a voulu être séropositif », lance-t-il.
Assurance et engagements
Le ministre de la Santé est sensible à ces mots. Après avoir expliqué les difficultés des acteurs, il rassure : « Depuis plusieurs jours, les anti rétroviraux de 2ème et de 3ème ligne sont disponibles en quantité et en qualité à la Centrale d’achat des médicaments essentiels. Je vous rassure de mon engagement personnel pour que les problèmes organisationnels que vous avez soulignés soient résolus ».
En Afrique de l’Ouest, 6,5 millions de Pvvih ont été dénombrées en fin 2015 dont 500 mille l’enfants. Au cours de la même année, seulement 36% connaissaient leur statut sérologique, 28% avaient accès au traitement anti rétroviral et 12% recevant un traitement avaient une charge virale indétectable, révèle-t-il. La prévalence du Vih au plan national est de 1,2% soit soixante-neuf mille personnes. Dans le Mono où ce taux est de 2,1%, des milliers de personnes ignorent leur statut sérologique ; ce qui ne leur permet pas d’accéder au traitement, déplore le ministre de la Santé. Le choix de Comè pour abriter les manifestations officielles se justifie.
Le Bilan qu’a présenté la représentante du président de la République au sein du Conseil national de lutte contre le Sida, Valentine Kiki Mèdégan renseigne des efforts que déploie le gouvernement pour arriver à bout de la maladie. Cette dynamique doit être renforcée pour l’atteinte des trois 90 à l’échéance des Odd.

La revue annuelle des activités de lutte contre les maladies tropicales négligées au Bénin a lieu depuis mardi dernier à Parakou. Présents à cette rencontre organisée par le ministère de la Santé à travers le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt), les différents acteurs auront, au cours des 72 heures de travaux, à faire le bilan de 2018 et des perspectives.
Depuis mardi 27 novembre à Parakou, se tient le bilan des activités menées en 2018 dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées au Bénin. C’est également l’occasion pour faire des perspectives, en vue de leur éradication. Au cours des 72 heures que dure cette 6e revue annuelle des activités de lutte contre les maladies tropicales négligées, les différents acteurs réunis, auront de façon spécifique à discuter des progrès, des difficultés de la bataille engagée. Ils auront aussi à définir des approches de solutions pour l'amélioration de la couverture contre ses maladies, dans les différentes communes. Leurs échanges contribueront au maintien des bonnes pratiques ou stratégies qui ont permis d'avoir de bonnes couvertures épidémiologiques dans le traitement de masse.
Procédant à l'ouverture des travaux de la revue, le directeur départemental de la santé, Karimou ImorouYacoubou, a indiqué qu’il est du devoir des acteurs concernés de travailler à assurer la santé des populations. La présente revue annuelle, a-t-il expliqué, est une activité capitale qui permet de faire le point, la critique et l'autocritique des actions pour une meilleure planification des activités futures.
En 2018, les traitements de masse en milieu communautaire contre les pathologies comme les Géo helminthiases ou parasitoses intestinales, les bilharzioses ont été poursuivis dans 10 communes. D’autres activités ont également été menées avec des résultats encourageants enregistrés.
En effet, le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt) vise l'élimination des maladies telles que la filariose lymphatique ou l’éléphantiasis, les géo-helminthiases ou parasitoses intestinales, les schistosomiases ou bilharzioses et le Trachome. Le représentant du coordonnateur du Pnlmt, Nékoua M'po, a loué les mérites des acteurs de la lutte pour leur engagement. Quant au représentant résident de Rti Bénin, structure partenaire du Pnlmt, Aboudou Daré, il a fait observer que le nouveau format de la revue permet de traiter les problèmes spécifiques des départements. Il a ensuite reconnu les efforts fournis dans la lutte, lesquels ont commencé par porter des fruits. Tout en souhaitant le maintien des bonnes pratiques, il a émis le vœu de voir le Bénin ne pas manquer le rendez-vous bilan pour l'élimination de certaines endémies et le contrôle des autres.

Le gouvernement fait du volet social l’une des préoccupations majeures de ses actions. Il vient de le démontrer, une fois encore, à travers le projet « Assurance pour le renforcement du capital humain » (Arch) dont il vient de décider au cours du conseil hebdomadaire de ce mercredi, d’un plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet Assurance maladie. Dans les tout prochains jours, les sceptiques seront donc convaincus de la réalisation de ce projet.
Le projet « Assurance pour le renforcement du capital humain » est le volet phare de la politique sociale du gouvernement inscrit en bonne place dans son programme d’actions quinquennal. Un projet dont la réalisation fait l’objet de plusieurs actions méthodiquement menées par le gouvernement, notamment sa vulgarisation et la sensibilisation des acteurs.
Réunis en conseil hebdomadaire hier mercredi, les membres du gouvernement ont décidé d’un plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet Assurance maladie de ce projet. Elle prend en compte trois zones sanitaires géographiquement réparties. Il s’agit des zones Abomey-calavi, Sô-Ava ; Dassa-zoumè, Glazoué et Djougou, Ouaké, Copargo.
Le volet Assurance maladie du projet Arch consiste en un paquet de prestations que sont : la mise aux normes des équipements des formations sanitaires, le remboursement des prestations et l’extension du système d’information.
Dans ledit volet, il est intégré le développement de solutions complémentaires, l’acquisition et le déploiement de matériels ainsi que l’accompagnement de sa mise en œuvre.
Cette décision vient rassurer les Béninois que la prise en charge sanitaire des citoyens se trouvant dans une situation d’extrême pauvreté et ceux non extrême est pour les tout prochains jours.
Une preuve du respect des engagements et de la persévérance du chef de l’Etat, le président Patrice Talon, à faire du social durable et structuré au profit de ces couches de la population. Ces informations donnent l’assurance que la réalisation et la généralisation du projet Arch ne fait plus l’objet d’aucun doute.
Les éclairages apportés par le gouvernement sur le volet Assurance maladie de ce projet, rassurent du mode d’emploi du déploiement du volet santé du projet Arch. Les sceptiques se rendront alors à l’évidence que cet instrument social prend corps avec l’approbation de ce plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet assurance maladie par le gouvernement, le Bénin franchit un cap important pour la santé des populations des zones sanitaires concernées.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a reçu en audience ce mercredi 28 novembre, plusieurs délégations dont le maire de Les Anses d’Arlet en Martinique, Eugène Larcher, porteur d’un projet de jumelage de sa ville avec la commune de Ouidah au Bénin.
La cité historique de Ouidah et la ville de Les Anses d’Arlet en Martinique pourraient signer très bientôt un accord de jumelage pour une coopération décentralisée. C’est du moins ce qui ressort de l’entretien que le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a eu ce mercredi 28 novembre, avec le maire de la ville martiniquaise Les Anses d’Arlet, Eugène Larcher qu’il a reçu en audience à son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Ce dernier est allé présenter au président Adrien Houngbédji le projet de jumelage de sa ville avec Ouidah au Bénin. Un projet initié par l’Association Diaspora Sans Frontière et qui vise à faire revenir les Martiniquais sur la terre de leurs aïeuls. Eugène Larcher a été d’ailleurs introduit au cabinet de la deuxième personnalité de l’Etat par le président de l’association Diaspora sans Frontière, Saturnin Dokouin. « Nous sommes venus pour une visite de courtoisie, parce que nous sommes des Martiniquais, nous sommes tous originaires d’Afrique, nous voulons revenir sur les lieux de nos ancêtres », a confié à sa sortir d’audience Eugène Larcher, maire de Les Anses d’Arlet en Martinique et président de la Communauté d’agglomération de l’espace sud Martinique.
Selon lui, la ville de Ouidah avec le marché des esclaves et avec la Porte de non-retour constitue un symbole historique pour les Martiniquais. Ce projet de jumelage favorisera, estime-t-il, le retour des Martiniquais sur la terre de leurs aïeuls. « Notre projet à nous, c’est de mettre en place ce jumelage, créé par exemple en Martinique une porte de non retour. Nous sommes tous originaires du Bénin ou de la frontière du Bénin et du Togo, d’après les recherches qui ont été faites », insiste Eugène Larcher qui se dit satisfait de l’accueil que lui a réservé le président de l’Assemblée nationale et surtout de la qualité des échanges par rapport au projet. Ce projet ambitionne surtout de remobiliser toute la diaspora autour des projets qui peuvent contribuer à rehausser l’image de l’Afrique et des Africains un peu partout dans le monde, appuie le président de l’association Diaspora Sans Frontières, Saturnin Dokouin.
Actualités 29 nov. 2018

L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo a officiellement lancé, samedi 24 novembre dernier, le Plan stratégique d’action pastorale 2018-2023. Baptisé Horizon 23, ce plan ambitionne de bousculer certaines habitudes et de faire du diocèse de Porto-Novo, d’ici cinq ans, une véritable Famille de Dieu.
« A l’horizon 2023, le diocèse de Porto-Novo est une véritable Famille de Dieu qui témoigne réellement du Christ et se met résolument au service de l’homme ». Telle est la vision des différents acteurs du diocèse de Porto-Novo pour les cinq prochaines années. Cette vision est déclinée en objectifs stratégiques, en actions et en résultats clés dans le Plan stratégique d’action pastorale 2018-2023 officiellement lancé, samedi 24 novembre dernier, à la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo. Selon l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, l’urgence de ce plan témoigne de son intention de partir du passé et du présent pour mieux préparer l’avenir. Il s’insère dans la droite ligne de la mission du diocèse de Porto-Novo à savoir: évangéliser et œuvrer pour le développement intégré de tout homme et de tout l’homme. De cette mission, le Plan dégage trois objectifs stratégiques. Le premier objectif stratégique, selon Mgr Aristide Gonsallo, est de bâtir une église famille de Dieu fondée sur la communion fraternelle et la dynamique de l’auto-prise en charge. Ce qui implique une meilleure administration diocésaine et une bonne gestion économique et financière à tous les niveaux du diocèse.
Le second objectif stratégique consiste, à en croire le prélat, à témoigner du Christ. Il s’agit ici d’aller dans les coins et recoins du diocèse pour partager la bonne nouvelle du Christ avec les fidèles catholiques qui, pour une raison ou une autre, ne vivent plus leur foi. Ce chantier de témoignage du Christ sera également mis en œuvre à travers une bonne catéchèse et une communication adaptée aux réalités de l’heure de l’Eglise famille de Dieu au Bénin. Le troisième et dernier objectif stratégique du Plan quinquennal consiste à servir l’homme d’aujourd’hui. Selon Mgr Aristide Gonsallo, le diocèse de Porto-Novo veut se donner les moyens, à l’image du Christ, de se mettre au service des frères et sœurs de l’Eglise famille grâce à ses structures de l’enseignement catholique et de l’enseignement social.
L’atteinte de ces trois objectifs stratégiques fera réaliser la vision du diocèse pour la gloire de Dieu, espère le prélat. C’est pourquoi, Mgr Aristide Gonsallo souhaite l’engagement de tous depuis le clergé jusqu’au dernier fidèle en passant par les autorités politico-administratives à divers niveaux pour la réalisation des différents chantiers et actions prévus dans le plan. L’évêque de Porto-Novo promet de jouer sa partition et d'assurer la veille pour le succès de ce plan stratégique d’action pastorale. Lequel n’est pas une première dans l’Eglise universelle au Bénin, fait savoir le père Eric Oloudé Okpèitcha qui a présenté la trame du document, fruit de plusieurs travaux dont le séminaire de réflexion sur la vie du diocèse organisé en avril dernier après le synode diocésain tenu de 1997 à 1999, le colloque scientifique des 150 ans d’évangélisation de la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo et les diverses exhortations pastorales diocésaines. Avant Porto-Novo, l’archidiocèse de Cotonou et le diocèse de N’Dali disposent déjà d’un plan stratégique, informe le père Eric Oloudé Okpèitcha, par ailleurs directeur de la communication de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb). Au regard de l’importance de l’initiative, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et les autres autorités politico-administratives présents à la cérémonie de lancement du document accueillent aussi avec grand cœur ce projet et s’engagent à le viabiliser.
La cérémonie de lancement du plan stratégique quinquennal a été suivie d’une messe présidée par l’évêque Aristide Gonsallo, au cours de laquelle le document a été officiellement remis au peuple de Dieu du diocèse de Porto-Novo.
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