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Nouvelles

Parcours atypique d’un comédien: Kocou Yémandjè, citoyen des scènes d’Afrique !

Il aurait pu être fonctionnaire ou sportif racé tant ses potentialités intellectuelles et physiques l’y invitaient. Mais il s’est jeté corps et âme dans le théâtre depuis près de deux décennies avec une gourmandise et une passion qui l’ont rapidement hissé au firmament des arts en Afrique. Récit d’un parcours riche d’enseignements qui compte se poursuivre pour les années à venir vers le cinéma.

42 ans de vie, 20 ans de carrière ! A l’instar de certains de ses congénères, Kocou Gbênakpon Yémandjè aurait pu faire carrière dans la fonction publique. Mais en lieu et place, c’est la scène qu’il a épousée et dès son jeune âge. Lui, le sort, ou le destin c’est selon, avait prévu d’en faire un acteur. Un homme que le monde entier viendrait voir. Gbênakpon, le prénom traditionnel donné à cet enfant né dans l’une des familles royales d’Abomey, signifie littéralement «Le monde viendrait te voir». Baccalauréat série D en poche, le jeune Kocou aurait pu également s’incruster dans la vie active, après des études universitaires, pour faire le «Akowé», appellation donnée par ici aux cadres fraichement recrutés dans l’administration. Mais il n’en sera rien ! Le péché, c’est sans doute à Alougbine Dine, comédien et metteur en scène, ancien directeur du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB) et fondateur de l’EITB (Ecole internationale de théâtre du Bénin) qu’il faudra l’imputer. C’est lui qui, interprétant majestueusement sur scène «Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare», a définitivement convaincu Kocou que son rêve de devenir comédien est une noble ambition. Depuis lors, il ne s’en est plus écarté. Avec la scène, il a scellé une alliance qui vole de succès en succès depuis 19 ans.

Rêveur et voyageur

Rêveur déjà dès son plus jeune âge, Kocou va se révéler un voyageur infatigable. La plupart des grandes scènes, d’Europe, notamment de la France et d’Allemagne, lui sont familières. Il y a fait parler son talent plus d’une fois. Talent dont l’un des révélateurs se trouve être Ousmane Alédji, directeur fondateur du centre culturel Arttistik-Africa à Cotonou (Bénin). Ce pan de sa carrière, il le raconte volontiers, l’émotion presqu’à fleur de peau. «Ma rencontre avec Ousmane Alédji a été déterminante dans ma carrière. Le rôle de Patrice Emery
Lumumba que j’ai tenu dans son spectacle Imonlè m’a ouvert beaucoup de portes». Cette même aubaine apportera de nombreux autres déterminants dans la vie et la carrière du jeune comédien qui, déjà en fin d’année 1998, officiait en tant que premier porteur et deuxième assistant à la réalisation lors du tournage du long métrage Barbecue-Pejo du réalisateur béninois Jean Odoutan.
Modeste, parfois exagérément, il définit sa carrière comme «celle de tout artiste», faite «de rencontres, de hasards, de sacrifices, de découvertes…». Mais elle lui est «douce et fructueuse». Sans doute ! Surtout lorsqu’on a du talent et qu’on sait compter sur de bonnes gens. Tout ne fut néanmoins pas si rose. «J’ai appris avec le temps qu’il ne faut compter que sur soi-même en premier, et en second lieu construire son propre réseau», confesse le comédien. Pour preuve, la plupart des metteurs en scène qui l’ont dirigé sont étrangers. S’il garde des souvenirs avec la France où sa collaboration avec le théâtre de Folles Pensées dirigé par Roland Fichet en Bretagne (France) lui a fait rencontrer des artistes magnifiques, c’est encore au Cameroun qu’il dit beaucoup devoir. Il se définit ainsi comme l’un des meilleurs imitateurs de l’humoriste camerounais Jean Miché Kankan qui a fortement «influencé» sa carrière, se satisfait-il. Avec le Cameroun, c’est une autre histoire, dira-t-on alors, quand le comédien confesse y avoir rencontré un autre grand acteur du monde théâtral et artistique, Marc Guy Tony Mefe, qui lui «a tenu la main». Sauf que de plus en plus, le poucet voyageur d’antan perd de sa superbe. «Ces derniers temps, je limite volontairement mes voyages pour mieux me consacrer à mes études dans le domaine de la réalisation de film. J’ai des ambitions cinématographiques».

Carrière heureuse

Kocou Gbênakpon ne chôme pas. En mai 2016 à Agboville (à 50km d’Abidjan en Côte d’Ivoire), il a créé Le miroir des mœurs confus de l’auteur dramatique camerounais Wakeu Fogaing. Un spectacle produit par la compagnie Siamois Expressions de la Côte d’Ivoire. C’est un monologue joué par la comédienne Delphine Yoboué, directrice du Festival international de Théâtre d’Abidjan. La première mondiale du spectacle est prévue pour bientôt en Côte d’Ivoire. Comme si ce mois était source d’inspiration pour lui, il a aussi créé Le bal des loups cannibales de l’auteur dramatique camerounais Tony Mefe. Cette création est une production du FITHEB tenu il y a quelques mois à Cotonou et l’équipe se prépare actuellement pour la phase migratoire du même festival. Presqu’un an auparavant, en novembre 2015, il avait déjà créé Village Fou de l’auteur dramatique Franco-ivoirien Koffi Kwahule, avec sur scène 14 comédiens de la troupe nationale de théâtre.
Avec son «Théâtre Kocou» créé au début de sa carrière, il mène aussi des activités directement liées à ses activités de metteur en scène. «Des collaborations avec d’autres compagnies sont courantes», s’enorgueillit-il. Les échos sur la satisfaction qui se dégage de son travail lui parviennent souvent. «Si on dit de moi que je ne jure que par le travail bien fait, j’avoue que ça me fait plaisir» ; modestie vite ravalée lorsqu’il confirme : «J’aime le travail bien fait pour la simple raison que c’est ce qui vous fait mériter le respect des autres. Je ne saurais dire avec précision ce qui me donne une telle réputation, mais j’ose croire que c’est le résultat de mon travail».

Ambition…

Le théâtre béninois et africain dans cinq ans ? Difficile pour lui de l’entrevoir «quand on sait qu’il ne se fait pas grand choses pour aller dans le bon sens». La question de formation et de la qualification restent primordiales, avance-t-il. Et dans «un pays comme le nôtre par exemple, où nous avons, qu’on le veuille ou non, un fonds d’aide avec un budget significatif, il est inconcevable que la création artistique à tous les niveaux soit rare, alors que l’argent coule à flot», s’offusque le metteur en scène. Conclusion, «On ne pourra donc rien envisager dans cinq ans ni dans un siècle, si le statut de l’artiste ne devient pas effectif. Il faut un théâtre qui parle», préconise aussi le comédien qui dit travailler actuellement sur «la manière de faire un théâtre accessible à nos populations». Une vision qui le travaille depuis quelques années. Mais c’est beaucoup plus vers le cinéma que se tournent ses ambitions imminentes. En plus de la formation qu’il suit actuellement dans le secteur, Kocou Yémandjè souhaite finir sa carrière, non pas seulement comme un comédien avec qui l’Afrique doit compter, mais aussi en tant qu’acteur hollywoodien.

Culture 09 sept. 2016


Conseil des ministres: Un soldat et un caporal radiés pour extorsion de fonds

Le gouvernement, au cours de son conclave hebdomadaire tenu jeudi 1er septembre, a pris plusieurs décisions dont l’une des plus importantes aura été la radiation de deux éléments des Forces armées béninoises pour faute grave.

Fin de carrière précoce pour deux agents des Forces armées béninoises. Un soldat et un caporal voient ainsi leur séjour dans les casernes écourté pour faute grave. Ils ont été pris en flagrant délit d’extorsion de fonds à des expatriés sous la menace de leurs armes. Analysant une telle situation, peinte par le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République au cours de son point de presse comme des «manquements aux valeurs républicaines», le Conseil des ministres a décidé d’une série de sanctions à leur encontre. Ainsi, soucieux de la protection des populations civiles et des communautés étrangères, le ministre délégué en charge de la Défense nationale a été instruit pour prendre contre les intéressés des mesures administratives et des sanctions disciplinaires. En somme, la radiation a-t-il annoncé. Aussi, le ministre en charge de la Justice a-t-il été pour sa part, instruit pour engager sans retard des poursuites appropriées contre les agents en cause. Par ailleurs, pour prévenir de tels actes à l’avenir, plusieurs ministres ont été instruits pour faire engager des campagnes de sensibilisation dans l’ensemble des garnisons et mettre à disposition au besoin, un numéro vert pour les dénonciations. Des sanctions ont été également prises contre un proche collaborateur d’un membre du gouvernement. Lequel collaborateur aurait, sur les réseaux sociaux, publié un commentaire inapproprié sur le décret portant mis en place à la présidence de la République d’une cellule d’analyse des projets d’arrêtés ministériels et préfectoraux. Il lui est reproché, de n’avoir pas «fait exclusivement part de ses commentaires à sa hiérarchie» sur ladite cellule. Le Conseil des ministres y a donc vu une entorse à ses obligations et l’a déchargé de ses fonctions.

La diaspora béninoise vivant en Amérique et en Asie recevra dès la semaine prochaine, les délégations itinérantes de délivrance des passeports biométriques ordinaires. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres après avoir pris connaissance du rapport d’étape dudit processus. Cette même rencontre du gouvernement a décidé de la prise d’un décret portant actualisation de la Commission nationale permanente de concertation et de négociation collective entre le gouvernement, les Centrales et Confédérations syndicales pour l’arrimer à la nouvelle représentation du gouvernement. D’autres décisions non moins importantes ont été prises au cours du Conseil des ministres du jeudi 1er septembre qui a par ailleurs autorisé le ministre d’Etat en charge du Développement à effectuer des missions prospectives dans des pays d’Afrique et du Golf pour la recherche de financements extérieurs au profit des projets relevant des priorités du gouvernement?

Actualités 02 sept. 2016


Messe d’enterrement du président Emile Derlin Zinsou: Le Bénin dit adieu à l’une de ses grandes figures politiques

Il y a près d’un siècle, c’était l’action de grâce jubilantoire de la naissance du président Emile Derlin Zinou. Jeudi 25 août, c’est l’eucharistie funèbre marquant la fin de sa vie terrestre. Diverses personnalités ont pris part à la messe d’enterrement concélébrée en l’église St Michel de Cotonou par le nonce apostolique, Brian Udaigwe et un collège d’évêques, dont Mgr Antoine Ganyè.

Quoique relativement âgé, l’appel de l’ancien président de la République, Emile Derlin Zinsou, pour la félicité éternelle, a touché plus d’un. A l’occasion de l’eucharistie funèbre célébrée en l’église St Michel de Cotonou, jeudi 25 août, l’émotion se lisait sur les visages. Qu’il s’agisse de ses parents, des personnalités politico-administratives, de ses anciens collaborateurs, ou encore de ses proches et amis, la douleur était encore bien visible à l’heure du dernier au-revoir. Si la foule a réussi à contenir son émotion, elle n’a pu rater l’occasion de rendre un hommage mérité à l’illustre disparu.

L’arrivée et la sortie de la dépouille du président Emile Derlin Zinsou ont été saluées par de fortes ovations des fidèles qui se sont disposés le long de son passage. Signe de la grandeur du patriarche national et de reconnaissance à ses œuvres de développement. Bâtisseur et soucieux de la prospérité de son pays, le président Zinsou l’a été. Un chef d’Etat non en avance sur son temps, mais en hauteur par rapport à son temps.
Pour Mgr Barthélémy Adoukonou qui a présenté l’homélie, l’illustre disparu « vivait tendu vers la réconciliation de tous les peuples, réalisée en croix par Jésus-Christ ». C’est la raison pour laquelle, soutient-il, il était fédéraliste en Afrique, universaliste au plan mondial. Celui à qui le Bénin rend hommage s’est contenté de porter toute son énergie sur le front de la société et sur celui de la politique. « La foi, l’espérance et la charité chrétienne qu’il s’efforçait de vivre ont pu transpirer dans sa manière de bâtir la société béninoise, africaine et mondiale juste », se souvient l'évêque concélébrant.
Si le décès de toute grande figure, de surcroît une personnalité politique, est une adresse aux citoyens à une prise de conscience sur leur part de responsabilité dans la réussite de l’œuvre de développement de leur pays, celui de feu Emile Derlin Zinsou l’est davantage d’autant qu’il s’agit d’un acteur de l’histoire du Bénin. De son indépendance.

Des qualités d’un homme honnête, droit…

L’illustre disparu, selon les explications de l'évêque concélébrant était simplement une donation de Dieu. Que de qualités lui ont été reconnues en cet instant solennel ! On retient qu’il était un homme «honnête, droit, sincère, intelligent, profondément croyant, charitable, très respectueux des autres quels qu’ils soient, humble et aimant les humbles, discret sans ostentation aucune…».
Au-delà des valeurs qui ont été vantées tout au long de l’office religieux, ‘’tonton Lolo’’, comme aimaient à l’appeler certains de ses proches, était un vaillant défenseur de la prospérité partagée. Malheureusement, il sera très tôt controversé pour sa rigueur. Il rejoint ainsi le royaume éternel sans avoir réglé avec son pays un contentieux célèbre : celui qui caractérise le refus du Bénin d’entrer dans sa vision de l’auto-prise en charge, qualifiée de ‘’zinsoutakouê’’. Bien trop tard peut-être de rattraper ce qui est perdu, pourrait-on dire. « L’échec que le Dahomey/Bénin a fait subir à Emile Derlin Zinsou dans cette volonté affirmée est un point majeur de notre histoire récente qui appelle aveu et conversion », regrette Mgr Barthélémy Adoukonou. « S’il est vrai que notre pays a été gratifié par le Père miséricordieux de tant de dons, il est tout aussi vrai que nous avons manqué tant de rendez-vous historiques, que nous avons laissé passer tant d’opportunités historiques, par manque de courage ou par malin génie », enchaine-t-il comme pour saluer l’intrépidité de l’homme à amener le peuple à inventer son propre essor. Selon lui, la mort du président Emile Derlin Zinsou marque, « la prise de conscience historique que le devenir de notre peuple dépend de la sincérité de sa conversion ».
Même si sa rigueur en faveur du développement n’était pas toujours applaudie de tous, le président Emile Derlin Zinsou n’aura pas vécu inutilement. Ses conseils et orientations doivent constituer une boussole pour les jeunes générations appelées à prendre le flambeau de la dignité et de l’auto-prise en charge de ses mains. Seule preuve, selon Mgr Barthélémy Adoukonou, de leur accompagnement dans la prière au grand patriote chrétien et de leur attachement au développement. Après la messe, le président qui a dirigé le Bénin de juillet 1968 à décembre 1969 a été conduit à sa dernière demeure.

Actualités 26 août 2016


Accusé de confiscation de biens d’autrui au Tribunal de Parakou: Aboubacar Yaya absent, l’audience reportée

L’ancien ministre d’Etat, Aboubacar Yaya, devrait répondre, lundi 25 juillet devant le Tribunal de première instance de première classe de Parakou, des faits de saisie arbitraire de biens appartenant à autrui, à lui reprochés par un de ses anciens collaborateurs du nom de Kabirou M. Wari. Mais le prévenu n’était pas présent à l’audience. Les juges ont alors renvoyé l’affaire au 17 octobre prochain.

Suite à une brouille entre lui et son ancien patron l’année dernière, l’ex-collaborateur du ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle est monté au créneau pour dénoncer des abus sur sa personne et même incriminer le ministre d’avoir favorisé la réussite de certains candidats aux concours de recrutement au profit du ministère de l’Economie et des Finances jugés par la suite frauduleux et annulés récemment par le gouvernement. Fin novembre dernier, les clés de la maison en construction à Parakou et du véhicule du plaignant auraient été confisquées par le ministre auprès de son frère, alors qu’il était en formation militaire dans le cadre desdits concours pour lesquels il était admis.
A suivre !
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 26 juil. 2016


Première délibération du Bepc 2016 : Résultats inquiétants de 16% contre 30,42% en 2015

La descente aux enfers se poursuit pour le système éducatif béninois. Après le Certificat d’études primaires, l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2016 affiche un taux d’admissibilité de 16%, un score jamais enregistré les deux dernières décennies. Ces résultats inquiétants appellent des réformes urgentes pour redresser la pente.

Les candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session unique de juin 2016 sont chacun fixés sur leur sort depuis l’après-midi du vendredi 8 juillet dernier. Les résultats de la première délibération affichent sur le plan national un taux catastrophique de 16% contre 30,42% en 2015, annonce Kakpo Mahugnon, directeur des Examens et Concours du ministère chargé de l’Enseignement secondaire. Ce taux présente une certaine disparité dans les départements. Ainsi, les départements de l’Atlantique et du Littoral viennent en tête avec un taux de 21,08%. Ils sont suivis successivement du Borgou-Alibori :15,58%, l’Ouémé-Plateau : 14,47%, le Zou-Collines : 13,48% et le Mono-Couffo:13,18%. La lanterne rouge est tenue cette année par les départements de l’Atacora-Donga qui ont obtenu 11,98%. S’agissant du Bepc des aveugles et amblyopes, les résultats ne sont pas aussi reluisants. Ils donnent un taux de 31,25%.
Pour Kakpo Mahugnon, ce pourcentage sur le plan national inquiète. Mais il reflète la vraie physionomie du niveau des candidats au Bepc. A l’en croire, les résultats des trois à quatre dernières années étaient tronqués. Ce sont des taux qui ont été souvent voilés et gonflés par le système de rachat, révèle Kakpo Mahugnon. Prenant l’exemple des 30,42% de 2015, démontre-t-il, ce résultat était la suite du rachat obtenu jusqu’à raison de 8/20. « Si aujourd’hui, on rachetait jusqu’au même niveau comme l’année dernière, on tournerait aussi autour de 31%», analyse le directeur des Examens et Concours du ministère chargé de l’Enseignement secondaire. Mais cette année, ajoute-il, ils ont décidé d’appliquer les textes et de ne pas racheter.
Pour Kakpo Mahugnon, ce résultat interpelle tous les acteurs du système éducatif. Il situe à plusieurs niveaux les raisons de ce faible taux. Mais globalement, il est dû au système éducatif. Lequel a de sérieux problèmes, fait savoir le Dec/Mestfp. Il est urgent que tous les acteurs réfléchissent sur ce système avant la rentrée prochaine pour l’amorce d’un nouveau départ dans le système éducatif, propose avec insistance Kakpo Mahugnon. « Nous avons un système éducatif mis à mal par des intempéries. Nous devrons réfléchir là-dessus pour corriger ce qu’il faut corriger. Le Bénin a les ressources humaines et intellectuelles qu’il faut pour amorcer un nouveau départ dans le système éducatif », analyse Kakpo Mahugnon. Il informe que la proclamation des résultats aura lieu dans toutes les directions départementales de l’Enseignement secondaire ce lundi 11 juillet à partir de 10 heures. Les candidats peuvent aussi connaître leurs résultats en allant ce lundi 11 juillet à partir de 12 heures sur le site Internet de la Dec à l’adresse : www//decsecondairebenin.net. Le Dec/Mestfp annonce que les épreuves orales et sportives démarrent le mercredi 13 juillet prochain sur toute l’étendue du territoire national à partir de 7 heures pour les candidats admissibles. Il invite ces derniers à se présenter dans les centres de composition prévus à cet effet pour subir les épreuves de cette seconde phase obligatoire pour la validité de leur admissibilité.

Actualités 11 juil. 2016


Examen du Bepc 2016: Plus de seize mille candidats composent dans l’Atacora-Donga

Les épreuves du Brevet d’études du premier cycle ont démarré hier lundi 13 juin dans les différents centres d’examen des départements de l’Atacora et de la Donga. Aucun incident majeur n’a été enregistré au cours de cette première journée.

La sirène retentissant à 10h30mn ramène les 751 candidats présents ce lundi matin au centre de CEG1 de Natitingou à la fin de la première épreuve de la journée. C’est également le début de la pause pour reprendre de l’énergie pour la suite des épreuves du brevet d’études du premier cycle. Sur les 770 candidats régulièrement inscrits dans ledit centre d’examen, dix-neuf ont fait défection, note le chef centre, Saïbou Tapsoba. « On vient de finir la première épreuve qui est la Communication écrite et il n’y a pas d’incident majeur à noter », informe-t-il, plutôt satisfait. Si aux premières heures du branle-bas il s’est fait peur avec des absences notées dans le rang des surveillants, il n’en demeure pas moins que l’ordre a été tôt rétabli avec les remplaçants de la liste supplémentaire et les enseignants non convoqués mais qui restent toujours en embuscade prêts à jouer aux pompiers de service. Les épreuves ont démarré dans ce centre à l’instar de la centaine de centres d’examen créés dans les deux départements, à partir de 8h30mn. Le temps pour le staff de lire les instructions officielles et de mettre chacun dans son rôle pour le bon déroulement des épreuves. Les candidats abordés dans la cour du centre ne cachent guère leur satisfaction à la fin de l’épreuve et gardent l’espoir d’obtenir de bons résultats au terme de cet examen que certains d’entre eux connaissent pour la première fois. D’autres par contre y ont déjà participé mais semblent ne pas se prémunir de toutes les précautions pour éviter les déboires. Au CEG II de Natitingou, un candidat libre s’est fait exclure pour s’être présenté avec la carte scolaire de l’année dernière. Ses supplications n’amadoueront point les responsables en charge du déroulement de l’examen. Non moins la sœur Micheline Gbénou, chef du centre qui s’en remet aux consignes données. Intransigeante, elle n’autorise non plus l’intrusion des professionnels des médias dans les salles de composition. Aucune image à prendre, signale-t-elle avec une effarante gentillesse à vous faire renoncer à toute initiative de défiance. Toutefois, elle se prête volontiers aux sollicitations des journalistes, mettant à disposition les statistiques. Sur 753 inscrits, 33 absences sont à déplorer et aucun heurt à noter dans le déroulement. «Tout se passe très bien ici, rassurez-vous !», indique-t-elle, toute souriante.
Le centre du CEG I a reçu au lancement des épreuves la visite du préfet de l’Atacora-Donga venu encourager les candidats.
Ils sont au total 16.992 à composer dans ses départements. 12.290 en Moderne court et 4.702 en Moderne long ¦

Education 14 juin 2016


Bepc 2016: 200 010 candidats âgés de 11 à 66 ans au charbon dès ce jour

Les candidats à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session unique de juin 2016, planchent dès ce lundi 13 juin sur toute l’étendue du territoire national. La première épreuve de composition sera officiellement lancée au centre du Lycée Coulibaly de Cotonou par le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Lucien Kokou.

Le bal des examens de fin d’année scolaire 2015-2016 se poursuit au Bénin. Ce lundi 13 juin, démarre la phase écrite du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session unique de 2016 sur toute l’étendue du territoire national. Les candidats sont au total 200 010 à prendre part à cet examen qui sanctionne la fin des études du premier cycle et ouvre la porte du second cycle du cours secondaire dans les collèges et lycées. Ils sont répartis dans 267 centres d’examen. Le département de l’Atlantique-Littoral vient en tête des statistiques et celui de l’Atacora-Donga ferme la queue. Le nombre des candidats de cette année est en nette progression de 12, 47 % par rapport en 2015, informe le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, Kakpo Mahougnon. Cette hausse s’expliquerait entre autres par le fort taux d’échec enregistré lors du Bepc 2015. Le candidat le plus jeune cette année a 11 ans et compose à Cotonou ; et le plus vieux a 66 ans et planche dans la commune de Tanguiéta, fait remarquer le directeur des Examens et Concours.

Selon Kakpo Mahougnon, le lancement officiel des épreuves au plan national aura lieu ce lundi matin à 8h au centre d’examen du Lycée Coulibaly à Cotonou. Cette cérémonie sera assurée par le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp), Lucien Kokou.
Toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement du Bepc 2016, le premier de l’ère du régime du Nouveau départ, assure Kakpo Mahougnon. Toutes les épreuves de composition sont déjà en lieux sécurisés sur l’ensemble du territoire national. Les surveillants de salles et les chefs-centres de chacun des 267 centres d’examen sont connus. Ils sont tous instruits pour faire en sorte que cet examen se déroule sans accrocs et dans la transparence. C’est dire que ces acteurs à divers niveaux n’attendent que la journée de ce lundi 13 juin pour en découdre avec le Bepc 2016. Les résultats sont attendus dans un mois. ?

Education 13 juin 2016


Passation de service à la Police nationale: Idrissou Moukaïla remplace Didier Atchou

Ayant passé 6 mois à la tête de la direction générale de la police nationale, Didier Atchou, a passé, jeudi 2 juin, le témoin à son successeur Idrissou Moukaïla. La cérémonie de passation de service présidée par Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a eu lieu devant l’Ecole nationale de la police à Cotonou.

Les policiers du Bénin doivent désormais reconnaître leur chef en la personne du contrôleur général de police Idrissou Moukaïla. La passation de service qui a consacré son entrée officielle en fonction s’est déroulée au cours d’une cérémonie écourtée par une pluie inattendue.

Conscient qu’il n’y a de richesse que d’homme, le contrôleur général de police Idrissou Moukaïla, nouveau directeur général de la Police nationale, a révélé que sa priorité, c’est le réarmement moral de la troupe face au malaise au sein de la corporation. «Si je n’arrive pas à recréer l’ambiance, on peut mettre tous les moyens, la sécurité ne peut pas être au rendez-vous », a-t-il soutenu.
Avant le nouveau directeur général de la Police nationale, Barnabé Amagbégnon, secrétaire général du Syndicat national de la police du Bénin (Synapolice-Bénin), a perçu à travers la nomination du nouveau directeur général, l’ouverture d’une autre page dans la vie de l’institution. Faisant le point des acquis, il a retenu que Didier Atchou, directeur général sortant, a contribué à baisser la tension au sein de la famille. De même, sous sa direction, la police a bénéficié de la signature de plusieurs décrets. Mais il a regretté que ces textes soient « retirés par le gouvernement » de la Rupture. Aussi n’a-t-il pas manqué de solliciter l’intervention du nouveau directeur général pour que le gouvernement revienne sur ce retrait. Pour lui, le système sécuritaire du pays est menacé par des sans foi ni loi et au même moment, les agents de police se plaignent de mauvaises conditions de vie et de travail. Le moral, a-t-il dit, est bas. Malgré ce tableau peu reluisant, il a assuré que ses camarades sont prêts à accompagner la nouvelle direction générale pour faire régner dans le pays la sécurité. Pour ce faire, il a plaidé pour que les commissariats des zones reculées soient dotés de moyens et que soient organisées des séances de recyclage au profit du personnel en général.
Comme pour rassurer le syndicaliste, Didier Atchou a plutôt préféré parler de suspension de décrets qui ne signifie nullement leur retrait ni leur annulation. Très porté sur le symbolisme, il a noté que nommé le mercredi 15 novembre 2015, il a été relevé de ses fonctions le mercredi 15 mai 2016. Même constat pour la prise de fonction qui tombait le mercredi 2 décembre 2015 et il rend le tablier le jeudi 2 juin 2016. « C’est une véritable grâce parce que tout est en harmonie », a-t-il fait savoir soulignant que les six mois passés à la tête de la police n’ont pas été sans difficultés. Enumérant ses réalisations, il a noté la délivrance gratuite de la carte d’identité professionnelle aux policiers, le rattrapage de deux ans d’arriérés d’avancement. Sous son commandement, la Police a participé aux travaux de finalisation des 29 avant-projets de décrets d’application de la loi 2015-20 portant statut spécial des personnels de sécurité et assimilés, le renforcement du parc automobile, des gilets et pare-balles ont été commandés et seront livrés dans quelques jours, etc ?

Actualités 03 juin 2016


Affaire Didier Ollé-Nicole contre Fbf: Le Bénin appelé à verser plus de 130 millions de dédommagement

Recruté à la tête des Ecureuils du Bénin, au moment où la Fédération était dirigée par le président Augustin Ahouanvoébla, le Français Didier Ollé-Nicole a été remercié de ses fonctions en novembre 2014. Son limogeage avait été effectué par l’Etat béninois représenté par le ministre des Sports pour "manque de résultats et non qualification des Ecureuils à la CAN 2015 conformément au contrat d’objectif signé avec lui.

Non satisfait, l’entraîneur français a porté plainte auprès de la Fifa pour rupture abusif de contrat. La décision rendue, depuis le 26 avril dernier à Zurich, demande à la Fbf à lui verser dans un délai de 30 jours, à compter de la date de notification, les sommes de 39000 euros à titre d'arriérés de rémunérations et 153 000 euros comme compensation pour rupture du contrat.
Au risque d’avoir à payer au total 192 000 euros à Didier Ollé-Nicole, le Bénin a encore quelques jours pour faire appel de cette décision. Mais avant que cette décision ne soit prise, le Bénin et sa Fédération de football ont-ils été tout au moins écoutés ?

MG

Sports 30 mai 2016


Affrontement entre gendarmes et population à Adjohoun: Un mort, un véhicule et un poste forestier incendiés

Une altercation entre des éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et la population de cette commune au niveau de la localité de Saïlaga s’est soldée mardi 17 mai par un mort et des dégâts matériels lourds notamment un véhicule et un poste de forestiers complètement incendiés et réduits en cendre. Une situation qui a du coup rendu difficile pendant plusieurs heures la circulation sur la route Akpro-Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Ouinhi-Kpédékpo.

L’affrontement meurtrier entre les éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et les populations de cette localité mardi, serait parti selon des témoins, de l’interpellation d’un conducteur d’un véhicule bâché par un gendarme. Le véhicule aurait transporté des charbons, à en croire certaines sources et des bois pour d’autres. Le gendarme en faction dans la zone de Saïlaga, non loin du camp militaire de Gbada, aurait sifflé le conducteur de véhicule. Mais ce dernier a tenté de lui échapper, contournant les barrages et autres chicanes de la gendarmerie nationale. Mais il n’ira pas loin dans sa fuite avant d’être maîtrisé par le gendarme. Le véhicule sera arraisonné. Non content de son arrestation, le chauffeur aurait ameuté la population dont son père qui se trouverait être le propriétaire du véhicule, à en croire toujours des témoignages. Celui-ci prend la défense de son fils et aurait réussi à arracher l’arme au gendarme. Une vive altercation opposera la population et le disciple de sainte Geneviève qui n’a pas hésité à appeler en renfort les militaires du camp de Gbada. L’arme lui sera ensuite remise mais après moult négociations. Se sentant certainement blessé dans son amour-propre, le gendarme aurait tiré à bout portant sur le père du conducteur de véhicule qui lui a entre-temps arraché l’arme. Celui-ci succombe sur-le-champ. Le gendarme meurtrier prend la poudre d’escampette. Cette mort a ravivé le feu. La population, sans doute inconsolable, a bloqué le trafic sur la route Akpro-Missérété-Adjohoun-Ouinhi-Kpédékpo à l’aide des pneus et troncs d’arbres brûlés. Elle pourchasse en vain le gendarme qui a réussi à lui échapper. Dans leur recherche, les manifestants ont mis à sac le poste de contrôle des forestiers soupçonné d'être la cachette pour le gendarme qui a osé ôter la vie à un des leurs. Le bâtiment a été incendié tout comme le véhicule de l'agent des Eaux et Forêts en poste. La tension est restée pendant plusieurs heures vive. Un calme précaire règne actuellement dans cette localité, après les interventions des autorités politico-administratives et militaires.

Actualités 18 mai 2016


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