La Nation Bénin...
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Telle une araignée, Roger Bonon a longtemps tissé sa toile dans les buts du club militaire de football : Forces armées du Dahomey (FAD) et de l’équipe nationale de football du Bénin. Septuagénaire, baraqué, noir, et le regard fuyant, cet ancien militaire actuellement à la retraite aurait pu être un sous-officier si le football n’a pas pris le pas sur sa carrière militaire. C’est avec beaucoup d’émotions dans la voix que cet ancien gardien de but très doué de sa génération, rappelle, non sans regret qu’il aurait pu sortir adjudant ou capitaine comme la plupart des éléments de sa classe.
La Nation : Comment l’ancien footballeur international et grand gardien de but par surcroit, vit-il sa retraite ?
Roger Bonon. C’est une grâce. Nous sommes vivants et rendons grâce au créateur.
Quel a été le parcours de celui que beaucoup considèrent comme l’un des plus grands gardiens de but de la fin des années 60 jusqu’à la décennie 70 et 80 ?
Je suis militaire de la classe 67, incorporé en 1969. J’ai fait 30 ans 6 mois dans l’Armée pour finalement terminer sergent. C’est le football qui m’a arriéré sinon certains de ma promotion ont fini capitaine, adjudant. Passionné de football, j’ai été bon footballeur pour l’Armée et je peux dire que cela m’a arriéré. Mais je rends grâce d’être aujourd’hui à la retraite et d’en jouir.
Peut-on en savoir davantage sur votre carrière de football?
Avec les Forces armées du Dahomey, nous étions le club champion. Ce qui nous a donné le droit de participer à la Coupe d’Afrique des clubs champions, pour la saison 69 -70. Pour notre premier match, nous avions rencontré un club nigérian qui nous a éliminés. Je précise que j’ai évolué au sein des FAD, devenus à partir de 1975, Entente FC, puis Adjidja FC plus tard. Je signale que j’ai également défendu les couleurs nationales au sein des Ecureuils pendant des années.
Dites-nous l’évènement sportif qui vous a marqué au cours de cette carrière de footballeur?
(Un temps de réflexion...) J’ai remporté quatre trophées. Le premier, c’est la Coupe Pierre Agondanou de Porto-Novo. J’ai eu le deuxième trophée lors de la Coupe de la municipalité de Cotonou, le trophée de Pierre Yérima de Parakou. Enfin, le trophée dénommé «Coupe BCB».
Vous dites que vous avez été un international?
Oui. J’ai été gardien de but de l’équipe nationale. Je me souviens avoir gardé les buts lorsque l’équipe nationale du Congo est arrivée à Cotonou avec son trophée en 1969. J’ai en mémoire qu’on l'avait battue 5-3.
Quel regard portez-vous sur la situation du football béninois actuellement?
Si les anciens footballeurs ne sont pas associés, rien n’ira de l’avant. Les acteurs actuels du football nous ont négligés. C’est tout le problème. Les anciennes gloires ont trop souffert pour le football de ce pays. Parfois on les méprise lors des rencontres internationales en les refoulant à l’entrée des stades. C’est ce qui les a fait fuir définitivement. On peut tirer beaucoup de choses d’eux. Ils ont des astuces à livrer, les anciens styles et autres techniques. Par exemple, lorsqu’il y a penalty, il y a des mots qu’il faut prononcer. J’insiste qu’il est possible de faire signe à un adversaire pour qu’il envoie la balle là où l’on le lui demande. Oui, on peut travailler son adversaire.
Selon vous, l’occultisme existe dans le football ?
(Il affiche un ton ferme) Oui ça existe encore ! Le seul problème aujourd’hui, est que les jeunes ne sont plus disciplinés?
Sports 18 janv. 2016

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience jeudi 14 janvier, plusieurs personnalités et des délégations qui ont partagé avec lui des préoccupations diverses et variées.
Une délégation de la mandature 2016 de la Jeune chambre internationale (JCI Bénin) était au cabinet du président de la Cour suprême à Porto-Novo. Conduite par sa présidente nationale pour la mandature 2016, Alexandrine Codjovi, la délégation est allée présenter ses bons vœux du nouvel an au président Ousmane Botoko. Elle lui a souhaité des vœux de bonne santé et de pleine réussite dans toutes ses entreprises pour cette année 2016 qui commence et au cours de laquelle le Bénin va aborder une période cruciale, en l’occurrence l’élection présidentielle du 28 février prochain. Un scrutin que la JCI souhaite dans la paix et une ambiance festive. La délégation a saisi l’occasion pour présenter à Ousmane Batoko les activités du mandat 2016 de la JCI et recueillir ses suggestions et orientations. Et l’une des activités phares concerne le projet Flamme de la paix lancé le jeudi 7 janvier dernier à Porto-Novo devant des autorités politico-administratives de la ville. Cette flamme a parcouru tout le pays et a été accueillie dans l’après-midi du jeudi 14 janvier à la place du Souvenir à Cotonou. La délégation de la JCI a invité le président Ousmane Batoko à être à ses côtés pour accueillir cette flamme de la paix. Alexandrine Codjovi s’est réjouie de l’engagement du président de la Cour suprême pour l’initiative de ce projet qui vise l’organisation dans des conditions apaisées de la présidentielle de février prochain. Ousmane Batoko a adhéré à l’initiative et a promis d'être aux côtés de la JCI pour l’accueil de cette flamme de la paix à travers une forte délégation de ses collaborateurs. Aussi, a-t-il promis d’envoyer une forte délégation pour la rentrée solennelle de la JCI qui aura lieu samedi 16 janvier prochain à Cotonou, renseigne la présidente de la JCI. Elle dit ne pas être étonnée de cette prompte réaction du président Ousmane Batoko qui témoigne de son expérience dans la vie associative.
Avant la délégation de la Jeune chambre internationale, le président de la Cour suprême s’est entretenu avec l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Il s’agit d’une visite de courtoisie au cours de laquelle Lucy Tamlyn dit avoir félicité le président Ousmane Batoko pour tous ses efforts dans le cadre de la promotion des droits des citoyens et de la démocratie.
Plusieurs autres délégations ont été reçues par le président de la Cour suprême au nombre desquelles celle du Syndicat libre des travailleurs de Bénin- Télécoms SA conduite par son secrétaire général Asséréou Brice Agossou. ?

Alejandro Correa Ortega, ambassadeur du Venezuela près le Bénin, a salué le soutien des amis de l’ambassade au titre de l’année 2015. C’est à l’occasion d’un cocktail de gala qui a eu lieu, mardi 12 janvier. Des diplômes de reconnaissance ont été remis non seulement aux étudiants hispanisants et autres personnalités mais aussi aux structures partenaires dont le quotidien La Nation et son directeur de publication.
Récompenser tous les amis de l’ambassade du Venezuela près le Bénin pour leur soutien au titre de l’année 2015. C’est l’objectif du cocktail de gala organisé par Alejandro Correa Ortega, ambassadeur du Venezuela près le Bénin, et au cours duquel des diplômes de reconnaissance ont été remis.
Selon l’ambassadeur, ils sont une trentaine d’étudiants en langue espagnole de l’Université d’Abomey-Calavi, et autant d’organisations non gouvernementales et de structures. Au nombre des structures qui ont soutenu l’ambassade, il faut compter le journal «La Nation» et Edgard Couao-Zotti, son directeur de publication gratifiés de deux diplômes de reconnaissance par l’ambassade pour leur soutien et leur contribution au déroulement de ses activités en 2015. En ce qui concerne les étudiants, ils sont des apprenants en fin de formation en langue espagnole. L’ambassadeur Alejandro Correa Ortega a précisé qu’entre le Bénin et le Venezuela, la coopération est au beau fixe et concerne le secteur éducatif et l’assistance à travers divers dons.
La vitalité et le dynamisme des relations entre les deux pays ont été salués par Abel Agbébléo, directeur Amérique au ministère des Affaires étrangères. Le Bénin et le Venezuela sont des pays frères, a-t-il souligné avant d’assurer la poursuite du soutien au Bénin. Il a souhaité que les projets retenus dans le cadre de la grande commission mixte pour cette année, soient réalisés en faveur des populations béninoises. Les assises entre les deux parties pour faire le tour des domaines de coopération lui tiennent également à cœur.
Il faut préciser que l’ambassadeur a présenté le livre «Le Venezuela et l’Afrique : les nouvelles relations. Paradigmes de la coopération Sud-Sud» de Reinaldo José Bolivar. Il s’agit d’une œuvre où l’auteur expose ses réflexions, des articles de presse, des discours sur la vision de la politique extérieure du Venezuela?

Savoart. Pour nombre d’acteurs culturels, ce nom ne dit pas grand chose. Mais dans les jours et les semaines à venir, il est appelé à être le pôle d’attraction de la pensée et de la création artistique. Logée sur les bords du littoral de Togbin, c’est bien là que Jean de Dieu Hanou entend prendre ses quartiers, dorénavant, pour y dicter la loi de l’art, notamment celui des signes.
Une cinquantaine d’œuvres d’arts de petits formats, éparpillées et accrochées de part et d’autre de la voie menant à Togbin Daho, un mélange de couleurs et surtout de signes qui, vus de loin, laisse apparaître un décor qui gagne en beauté, à mesure que l’on s’éloigne de la mer. C’est dans cet univers que le centre Savoart prend ses racines. «C’est un centre qui permettra à tous les artistes qui le désirent de venir faire des conceptions et de se faire valoir… Il est encore en création, mais grandira», explique son promoteur, Jean de Dieu Hanou. Plutôt optimiste, celui-ci croit que Savoart «grandira avec le temps» et pourra ainsi s’ouvrir aussi bien à la création qu’à la formation et aidera les artistes à donner un sens à leur travail
C’est d’ailleurs ce qu’il fait en premier, en sa qualité de promoteur des lieux, ouvrant les portes dudit centre au public, du 19 au 26 décembre prochain, afin que le public vienne y lire les signes de l’art. A l’instar de sa personnalité, plutôt discrète, les œuvres réalisées par Jean de Dieu Hanou sont d’une certaine sobriété, sans rien perdre de leurs authenticité et éclat. «L’art des signes», qui présente une cinquantaine de tableaux aux figures variées n’en est pas moins l’illustratif. Les œuvres sont à la fois des réalisations récentes. «J’ai proposé des tableaux réalisés en 2001, 2012… tout comme il y en a qui datent de plus de vingt ans». Cette combinaison de réalisations donne à l’exposition une autre dimension et fait voyager dans le temps, toujours à travers les signes. Parlant des signes, ils sont multiples et variés, et illustrent chacun, un fait ou une situation particulière.
Pour Jean de Dieu Hanou, il faut puiser dans l’énorme richesse dont dispose le Bénin au plan culturel pour valoriser l’art. Synthèse de plusieurs écoles de formation, disciple de Gratien Zossou qu’il admet catégoriquement comme son «maître» et actuellement enseignant dans des écoles de métiers d’art, le parcours du promoteur de Savoart transparaît à travers ses réalisations. Entre l’acrylique, les pigments naturels, l’aquarelle et des supports comme le papier, la toile, le jute… Le travail de Jean de Dieu Hanou, qualifié par lui-même de «pluridimensionnel» tire vers des traits décoratifs. Un peu comme Gratien Zossou, il veut aussi créer «sans limite» et puiser de partout pour enrichir son travail.
«J’utilise la richesse linguistique pour créer des œuvres. Je n’ai pas pour habitude de m’éterniser sur une technique de travail. Lorsque je me mets sur l’une des techniques d’art, je réalise une série d’œuvres et je passe à une autre. Dans le même temps, j’évite de vendre tout ce que j’ai créé à chaque collection et je garde le reste en stock», expliquait-il, à l’occasion du vernissage de l’exposition «l’art des signes»?

A l’initiative du Projet de Compétitivité et de croissance intégrée (PCCI) qui se veut « Créateur de valeur », soutenu par la Banque mondiale, une compétition de plans d’affaires s’est déroulée au cours de l’année, et a enregistré plus de 2500 participants. A l’issue de ladite compétition, les meilleurs plans d’affaires ont été distingués lundi 21 décembre, au palais des Congrès de Cotonou, au cours d’une cérémonie placée sous le haut parrainage du Premier ministre, Lionel Zinsou.
Les petites et moyennes entreprises (PME) au Bénin font face à de nombreux obstacles dans leur développement : fiscalité complexe, très peu d’appuis et d’instruments de développement disponibles, impréparation de beaucoup d’entrepreneurs à l’élaboration de plans d’affaires et à la gestion d’entreprise. Ainsi, le secteur privé demeure informel à plus de 95% et concentré sur des activités commerciales, ne générant qu’une richesse limitée en termes de valeur ajoutée et de création d’emplois. Enfin le niveau d’accompagnement des institutions financières au Bénin au profit des PME reste faible. Le Projet de Compétitivité et de croissance intégrée (PCCI) est l’outil stratégique global du gouvernement béninois pour répondre à ces défis majeurs de l’économie nationale.
Pour Dieudonné Dahoun, Coordonnateur national du PCCI, la compétition est une réponse aux préoccupations des entrepreneurs dont les projets, souvent, sont soit mal conçus, soit dépourvus de plans d’affaires ou encore discriminés sur la base de critères subjectifs. Ce disant, il rappelle les critères de sélection et les mérites des récipiendaires. Puis se réjouit du succès de l’initiative, qui traduit toute sa pertinence.
Didier Acouetey, membre du Comité consultatif, remercie pour sa part ceux qui ont mis en place le programme, et félicite les lauréats. Lesquels, espère-t-il, seront des promoteurs actifs de la croissance intégrée du Bénin grâce à leurs PME, qui représentent 90% du secteur privé, et peuvent être de réelles sources d’emplois pour les jeunes. Même si les fonds qui leur seront alloués dans le cadre de ce programme sont en-deçà de leurs attentes, pour la plupart, Didier Acouetey ne doute pas qu’ils leur seront d’une grande utilité et qu’ils réussiront même à lever des fonds auprès d’institutions bancaires. Le tout, pour tenir le pari de la création de milliers d'emplois.
Au nom des lauréats, Dieudonné Alladjodjo et Pulchérie Ablawa Aholou expriment leur gratitude aux organisateurs pour cette compétition de plans d’affaires organisée dans la transparence. Et qui a permis aux lauréats de bénéficier du renforcement de leurs capacités. Cela a induit un chiffre d’affaires plus grand, un recrutement de nouveaux employés. Aussi promettent-ils de maintenir le cap après avoir été ainsi mis en lumière par le projet, en allant à la conquête d’autres marchés. De même, ils recommandent que le programme soit maintenu afin que d’autres promoteurs de PME puissent en bénéficier.
Un programme prometteur
Quant à Pocoun Damè Kombienou, ministre de l’Industrie et du Commerce, il fait remarquer que la compétition est intervenue à un moment où le gouvernement fait de gros efforts pour offrir de bonnes solutions au problème du chômage des jeunes. L’initiative s’inscrit dans une dynamique au niveau international, assure-t-il, invoquant la démarche du programme de la Fondation Tony Elumelu. En clair, la compétition de plans d’affaires rentre dans le cadre de la mise en place de solutions innovantes au profit des jeunes ; une preuve de la volonté du gouvernement de motiver et d’encourager les opérateurs économiques à créer de la richesse, afin de bâtir une économie forte basée sur le principe du partenariat public-privé.
Pour sa part, Katrina Sharkey, représentante résident de la Banque mondiale au Bénin, se réjouit de l’aboutissement de ce processus financé par son institution à hauteur de 25 millions de dollars US. Si le taux de croissance actuelle est insuffisant pour permettre de réduire significativement la pauvreté et donner du travail aux 100 000 nouveaux demandeurs annuels, elle relève néanmoins que le Bénin dispose d’un potentiel économique énorme qui a besoin d’être valorisé. De même, dit-elle, le Bénin dispose d’avantages comparatifs uniques sur un certain nombre de chaînes de valeurs susceptibles de générer la croissance et de contribuer à la création d’emplois.
A son tour, le Premier ministre, Lionel Zinsou, a manifesté sa joie et remercié tous les organisateurs. Sur la base d’expériences d’entrepreneurs partis sinon de rien, du moins comme en aventure, Lionel Zinsou enseigne la dureté de la tâche en même temps que son côté exaltant. Pour rassurer les lauréats et les encourager à la persévérance. Car, indique-t-il, tout est à construire dans la plupart des pays d’Afrique sub-saharienne et l’entreprenariat en est le moteur. Nourrissant les lauréats de conseils tirés de l’expérience des pays développés, il suggère que les efforts, à terme, devraient viser la réalisation des routes, des infrastructures énergétiques, des installations d’eau potable et le développement de l’agriculture. Dans tous les cas, la croissance doit suivre car la démographie galopante ne permet pas d’absorber les demandeurs d’emplois.
A signaler que les 137 lauréats du programme (dont 45% sont des femmes), recevront de 3 à 25 millions de FCFA et bénéficieront d’un suivi dans la mise en œuvre de leurs projets respectifs sur une période de 10 mois. En 2016, leurs entreprises devraient aider à créer environ 1300 emplois.¦.

Comme dans les autres départements, le cortège de la dépouille mortelle du général Mathieu Kérékou a eu les honneurs des populations des grandes villes des départements du Zou et des Collines dans la matinée du vendredi dernier. La mobilisation était bien forte de Bohicon, à Dassa en signe de reconnaissance des mérites de l’illustre disparu.
Il était environ 7h30 mn ce vendredi matin quand, tout au long de la route Ouinhi, Zangnanado - Covè, les populations se sont amassées pour ne pas perdre de vue le passage du cortège funèbre de général Mathieu Kérékou en provenance de Cotonou via Porto-Novo. De Ouinhi à Covè, les populations ont rendu au général Mathieu Kérékou les derniers honneurs dus à son rang.
A 8h55mn les premiers motards conduisant le cortège firent leur apparition à Bohicon. Ville carrefour où le cortège a dû marquer une pause de quelques secondes pour s’effrayer le passage. Mais ceci n’empêchera tout de même pas les hommes, femmes et élèves qui ont massivement fait le déplacement de manifester leur affection et attachement pour l’ancien président de la République.
Les dignitaires dans leurs tenues d’apparat ont entrepris de faire le rituel consacré en de pareilles occasions. De l’eau versée à terre pour des libations. Et louange pour le général Kérékou.
A Bohicon autorités politico-administratives, maires, conseillers communaux, directeurs départementaux, élèves, conducteurs de taxis-motos ont eu aussi le temps de voir passer devant eux le cortège. Il faut signaler que dans un premier temps, mobilisés au niveau de l’Hôtel de ville, ces hommes, femmes et élèves ont été orientés sur l’axe Sodohomè par où le cortège devait faire son entrée à Bohicon. Ce qui aura permis d’éviter la déception à beaucoup. Etre présent et voir le cortège funèbre passer a été un privilège pour nombre d’entre eux qui ne se sont d’ailleurs pas gardés de s’extasier.
En un mot, à Bohicon, c’est aussi la clameur de la population bien mobilisée qui a accueilli au passage le cortège funèbre. Même si les plus curieux avaient du mal à repérer le cercueil du général dans l’un des véhicules du cortège, ceci ne devait pas les empêcher de s’incliner pour la mémoire du disparu en signe d’hommage à l'illustre disparu.
Puis, le cap est mis sur la ville de Dassa-Zoumé en passant par Setto et Pahouignan. La mobilisation était monstre. Les populations avec à leur tête le maire de la ville, Nicaise Fagnon ont tenu à donner leur marque de distinction au général Kérékou. Au cours d’une brève pause du cortège, sa Majesté Affoman Egbakotan II, roi de Dassa a dit ses bénédictions et sa prière pour le repos de l’âme du général avant de laisser le cortège funèbre continuer sa route en mettant le cap sur la ville de Savè pour la même ferveur.

Le cortège funèbre du général Mathieu Kérékou en route pour Natitingou est attendu en début de cet après-midi à Parakou. Quoiqu’il n’y aura pas d’escale du corbillard à proprement parler, l’étape de ralentissement dans la cité de Kobourou sera marquée par de vibrants hommages à l’illustre disparu.
C’est du moins l’espoir nourri par les autorités préfectorales, municipales et les responsables de la sécurité qui se sont concertés dans la matinée d’hier jeudi à la préfecture de Parakou. La mobilisation des populations et les dispositions d’ordre sécuritaire étaient au menu des échanges. En ce qui concerne le rassemblement, la municipalité a mis les petits plats dans les grands pour accueillir celui que pleure le Bénin tout entier depuis le 14 octobre dernier, rassure Ibrahim Chabi Mama, premier adjoint au maire. Les nids de poule sur la chaussée sont bouchés et des groupes d’animation sont mis à contribution. Les conseillers municipaux vont accueillir la dépouille à l’entrée de la ville, à hauteur de l’hôpital d’instruction des Armées. Sous la supervision des Forces de l’ordre, les élus locaux, les populations : hommes, femmes, élèves, écoliers et autres, vont s’amasser le long des artères pour dire adieu à l’ancien président de la République en chemin pour sa dernière demeure. A en croire Ibrahim Chabi Mama, une cavalerie sera déployée pour accompagner le cortège tout au long de l’itinéraire : Sortie Sud - Carrefour-Hubert-Maga – marché Arzèkè- mairie de Parakou – Carrefour-de-la-Municipalité (Carrefour-Trois-Banques) – Carrefour-Alwouda – sortie Nord (vers Deeman radio).
Le lieutenant-colonel Zakari Taki Yaka, commandant du Groupement régional Nord de la Gendarmerie nationale, a exhorté les populations à non seulement sortir massivement mais aussi et surtout à observer l’ordre et la discipline pour des hommages dignes à l’homme du 26 octobre 1972 qui a marqué les populations béninoises à travers vingt-sept ans de pouvoir?
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Conseil des ministres: Didier Atchou nouveau directeur général de la Police nationale
Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 25 novembre 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
Félix Essou Dansou, ancien ministre, ancien Commissaire à la Commission de l'Uemoa
Veuve Marie Djossi Kouassi, mère de Josiane Tossou, ancienne députée à l’Assemblée nationale, belle-mère de monsieur Noël H. Fonton, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement ;
Marie Akodandé, mère du Commissaire de Police de 2e classe Akondandé Richard, chef du service accidents et constats du Commissariat central de Cotonou ;
François K. Sègo père du commissaire de Police 2e classe Sego Innocent, en service au Commissariat spécial de Police d’Hillacondji ;
Pierre Bocovo, père du Commissaire de Police de 1re classe Ghislaine Bocovo Adjagboni, chef de l’Office central de protection des mineurs, de la famille et de la répression de la traite des êtres humains ;
Arouna Moussa, beau-père du Commissaire principal de Police Sidi Bachirou, en charge du Commissariat spécial de Police de Malanville ;
Sèvi Alakou, mère de l’honorable Evariste M. Sinkpota, ancien député de la 6e législature, 2e adjoint au maire de la commune de Toffo ;
Veuve Rennée Antoinnette Vieyra épouse de Dravo, mère de de Dravo Marie José épouse Zinzindohoué, conseiller technique juridique du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a examiné des dossiers dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’économie maritime, de l’assainissement, de l’éducation, de l’eau et des finances.
Dans le domaine de l’énergie, le Conseil a approuvé une communication du ministre en charge de l’Energie relative à l’autorisation de signature avec l’entreprise chinoise Sinohyhydro d’un contrat clé en main (EPC) pour la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique du site de Dogo Bis et d’un protocole d’accord pour l’aménagement de tout le potentiel du fleuve Ouémé en République du Bénin. En examinant cette communication, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de l’Energie en lien avec le ministre d’Etat à la présidence de la République en charge des Grands travaux aux fins de rendre compte par une communication au prochain Conseil des ministres de l’avancement des programmes d’énergie solaire en cours d’exécution sur l’ensemble du territoire national. Le Premier ministre a été également instruit de rendre compte par une communication du projet pilote ‘Lumière pour tous’ qui sera présenté lors de la COP 21 à Paris.
Dans le domaine de l’agriculture, deux communications relatives :
au financement au titre de la campagne 2015-2016 des activités de développement des technologies d’accompagnement de la filière coton au Centre de Recherches agricoles Coton et Fibres (CRA-CF). En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a demandé aux ministres membres du comité interministériel coton de prendre les dispositions pour faire assurer chaque année la couverture des activités de recherches du centre de Recherches agricoles (CRA-CF) non seulement par le budget national mais également par les fonctions critiques de la filière coton ; à la cession aux éleveurs des taurillons de race Azawak acquis par le projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) à un prix subventionné par l’Etat béninois ;
Dans le domaine de l’assainissement et de l’urbanisme, le ministre en charge du secteur a rendu compte au Conseil des ministres :
du démarrage des travaux de pavage et d’assainissement des 43 chefs-lieux sur les 77 communes. En examinant ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de l’Urbanisme à l’attention des agences de maitrise d’ouvrage délégué (Mod) aux fins du lancement, sous quinzaine, des études avec l’accompagnement de la direction nationale du Contrôle des marchés publics et des agences de Maîtrise d’ouvrage délégué (Mod) ;
des financements qui viennent d’être accordés par la Banque Ouest-africaine de Développement (BOAD) et la Banque pour l’Industrie, le Développement et le Commerce (Bidc) pour les travaux de pavage et d’assainissement des 28 communes restantes. Les autorités communales concernées sont invitées à se rendre disponibles à travers leurs services techniques pour accompagner les bureaux d’études afin que les travaux démarrent effectivement avant le 31 décembre 2015 ;
des dispositions prises par le ministre en charge de l’Urbanisme et les Mod dans le cadre de la poursuite des travaux de construction des infrastructures de la zone non sinistrée du marché Dantokpa. En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit ledit ministre de rendre compte au prochain Conseil des ministres du point relatif à l’avancement des travaux ; de l’évolution des travaux d’achèvement du siège de l’Assemblée nationale en lien avec le ministre d’Etat à la présidence de la République en charge des Grands travaux.
Dans le domaine de l’éducation et suite aux mesures prises au cours du dernier Conseil des ministres pour consacrer la gratuité de la scolarisation des filles jusqu’en classe de Terminale, le Conseil des ministres a décidé d’accompagner ces mesures par :
la réduction significative du déficit d’enseignants à travers le recrutement spécial de douze mille (12 000) enseignants dont 6 750 au profit de l’enseignement maternel et primaire. Des dispositions devront être prises par le vice-Premier ministre, le ministre en charge de l’Enseignement Secondaire et le ministre des Enseignement maternel et primaire en vue de la prise de service des intéressés dès le 02 janvier 2016 au terme d’un processus de recrutement qui sera confié au Conseil national de l’Education appuyé par un cabinet de manière à ce que toute la République se sente concernée.
L’inventaire des infrastructures scolaires et universitaires aux fins d’apprécier leur qualité et le niveau des investissements à consentir par l’Etat afin de les rénover pour offrir un cadre de vie sain et agréable aux apprenants ;
la mise en place :
-d’un dispositif d’évaluation des enseignants en lien avec le bureau de l’auditeur général ;
-d’un comité de réforme des régies (Douanes, impôt et Trésor) pour l’amélioration de leur performance en termes de recettes aux fins du financement du système éducatif en relation avec les contributions très appréciées des partenaires techniques et financiers.
En outre, le vice-Premier ministre a présenté une communication relative à la situation qui prévaut dans les universités nationales et qui concerne l’encadrement des étudiants et le manque d’infrastructures malgré les efforts importants faits depuis quelques années. Ceci, après l’audience accordée par le chef de l’Etat à l’équipe rectorale de l’Uac accompagnée des Responsables d’étudiants : Fneb, Uneb et Unseb.
Au regard de cette situation, le Conseil des ministres a décidé d’autoriser le recrutement de 100 assistants supplémentaires d’ici la fin de 2015. Ce recrutement vient en complément des 180 déjà autorisés pour l’année 2015, donc 280 assistants pour la seule année 2015, un effort exceptionnel consenti pour améliorer le niveau d’encadrement des étudiants et par conséquent la qualité des formations.
S’agissant des infrastructures, le gouvernement a décidé de la construction de 4 nouveaux amphithéâtres en procédure d’urgence.
En ce qui concerne les inscriptions dans les universités classiques de l’Uac, le gouvernement a demandé instamment aux autorités rectorales de poursuivre la réflexion afin que les réformes proposées soient appliquées progressivement de manière inclusive après la sensibilisation de toutes les parties prenantes de l’Uac notamment des étudiants.
En tout état de cause, la mise en œuvre des réformes préconisées ne concerne pas l’année académique 2015-2016 qui sera mise à profit pour les travaux préparatoires dont le séminaire d’évaluation du Lmd.
Enfin le Conseil des ministres invite toute la communauté universitaire à maintenir le dialogue, à cultiver les valeurs de respect mutuel et de courtoisie qui doivent permettre de sauvegarder la paix et la sécurité sur les campus et assurer une année scolaire 2015-2016 de travail studieux.
Dans le domaine de l’eau, le Conseil a instruit le ministre d’élaborer et de présenter au prochain Conseil des ministres, un programme de construction d’infrastructures aux fins d’améliorer l’accès des populations à l’eau ;
Dans le domaine des finances, le Conseil des ministres a instruit le ministre d’Etat en charge des Finances de finaliser le dossier du crédit Suisse aux fins de sa transmission à l’Assemblée nationale dans un délai de quarante-huit (48) heures.
Le Conseil des ministres a autorisé :
* la participation du Bénin :
- à la 3e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil de l’entente ;
au 48e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement et à la commémoration du 40e anniversaire de la Cedea ;
- la visite au Bénin du ministre de l’Energie de l’Azerbaïdjan pour la signature d’un protocole d’accord de partenariat stratégique dans le secteur des hydrocarbures ;
- le stage diplomatique de quinze (15) agents du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des béninois de l’extérieur ;
- la poursuite des décaissements subséquents aux préparatifs des obsèques officielles de son Excellence feu Mathieu Kérékou, ancien président de la République du Bénin du 09 au 12 décembre 2015 sur la base du chronogramme et du budget de 490 millions de francs CFA arrêtés.

3e revue du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées: Evaluer les actions menées pour mieux repartir en 2016
Une soixantaine d’acteurs du système sanitaire béninois ainsi que des élus locaux prennent part à Bohicon, du 23 au 26 novembre prochain, à la 3e revue annuelle du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). Il s’agit pour eux, de faire le point des activités de lutte contre ces maladies au titre de l’année 2015.
A l’ouverture des travaux de cette rencontre, le Dr Raoul Saïzonou, représentant le représentant résident de l’OMS a expliqué les contours de ce projet, en exhortant surtout tous ses acteurs à véritablement s’impliquer pour l’atteinte des résultats attendus. Il a loué «l’appui considérable du partenaire RTI au programme et grâce auquel le Bénin a pu achever la cartographie des maladies tropicales négligées ainsi que la couverture thérapeutique à certains endroits».
Quant au Dr Jean-Jacques Tougoué, conseiller technique en charge du Bénin pour le RTI à Washington aux USA, il s’est réjoui de la grande mobilisation des différents acteurs à cette rencontre. Ce qui témoigne, selon lui, de l’intérêt qu’ils accordent à la lutte contre les maladies tropicales négligées. La preuve,a-t-il poursuivi, en est que le Bénin est désormais cartographié pour les seules maladies ciblées. «Nous avons une couverture géographique de 100% pour l’Onchocercose. Nous étions à une couverture de 98% pour la bilharziose avec l’espoir que cette couverture sera à 100% en 2016. En ce qui concerne les parasitoses intestinales, on en est à près de 70 % de couverture» indique-t-il. A en croire Dr Jean Jacques Tougoué, le programme évolue à un bon rythme. Après le lancement des activités dans ce secteur, une mise à l’échelle aura permis de partir de zéro cartographie pour aboutir à un Bénin cartographié dans son ensemble au cours de cette année, sans occulter les traitements de masse.
Toutefois, précise Dr Jean-Jacques Tougoué, il ne s’agit pas juste d’une mise à l’échelle, mais de s’assurer que les maladies ciblées pour élimination le seront vraiment et que les ciblées pour les contrôles le seront certainement. C’est dire que «les acteurs concernés ont désormais l’obligation d’atteindre une certaine couverture programmatique afin d’amener le niveau de transmission de ces maladies en dessous du seuil qui pourrait permettre l’élimination», avertit Dr Jean-Jacques Tougoué.
Aujourd’hui, les maladies dites MTN impactent disproportionnellement les populations pauvres et rurales qui n'ont pas accès à l’eau, aux médicaments essentiels.
Invité à procéder à l’ouverture de cette 3e revue, le directeur départemental de la Santé (DDS) du Zou-Collines, François Kossouoh, a rappelé l’importance de cette rencontre qui vise à faire le bilan des actions menées sur le terrain en 2015 par le Projet de lutte contre les maladies tropicales puis à jeter les bases des perspectives pour l’année à venir.
Entre temps, le Dr Wilfrid Bacho, coordonateur national du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées a rappelé que les affections les plus fréquentes au sein de la population béninoise sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës, les affections gastro-intestinales, les diarrhées, les anémies, les affections dermatologiques, le diabète, l’hypertension artérielle, les affections urogénitales, les affections respiratoires, sans oublier des affections oculaires. S’agissant de ces maladies tropicales négligées dites MTN, elles sont un groupe de maladies transmissibles qui sévissent dans les pays pauvres comme le Bénin et altèrent la vie des personnes vulnérables?

Audience au palais de la Marina: La coopération portuaire entre Cotonou et Yokohama s'intensifie
Le président de la République a reçu, vendredi 13 novembre dernier, une délégation du conseil municipal de la ville japonaise, Yokohama, en compagnie du maire de Cotonou. Il a surtout été question de la coopération entre ces deux villes portuaires.
La coopération portuaire entre Cotonou et Yokohama est une initiative de l’ancien maire de Cotonou, le président Nicéphore Soglo. Dans le sillage des actions menées par son prédécesseur, l’actuel locataire de l’Hôtel de ville de Cotonou, Léhady Soglo a accueilli la semaine dernière une délégation de la ville japonaise de Yokohama. Les hôtes du maire ont effectué, vendredi dernier, en compagnie de ce dernier, une visite de courtoisie au président Boni Yayi. «Nous avons échangé sur les différents axes de coopération entre nos deux villes et nos deux ports», a confié Léhady Soglo qui salue cette coopération inédite entre une ville africaine et une ville japonaise.
Hirofumi Sato, et Katsunori Watanabe, respectivement président du groupe d’Amitié Japon-Afrique de Yokohama et adjoint au maire de Yokohama se réjouissent de l'hospitalité du peuple béninois et cotonois. «Nous avons décidé de venir à Cotonou pour notre premier voyage d'affaires. Avec cette expérience, nous comptons renforcer notre coopération avec le Bénin dans plusieurs domaines», assure Hirofumi Sato. Katsunori Watanabe poursuit que deux axes vont meubler cette coopération, en l'occurrence, la coopération portuaire et les échanges entre la jeunesse des deux villes. Dans le domaine portuaire, précise-t-il, il est envisagé une formation à l'endroit des experts portuaires béninois, en vue d'un partage d'expériences en matière de gestion portuaire.
Le chef de l'Etat a également échangé avec le directeur du génie militaire Bonaventure Vigan-Medjè. Il est allé faire au président Boni Yayi, le point d'avancement du chantier de reconstruction du marché Dantokpa. Les travaux, assure-t-il, avancent selon le calendrier établi. Il promet de tenir dans le délai de deux mois souhaité par le chef de l'Etat pour le relogement des sinistrés, en attendant le vaste projet de modernisation du marché ébauché par le gouvernement?
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