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Nouvelles

Détection automatique des fuites d’eau: Une solution technologique en expérimentation
Mettre en place un système permettant de détecter automatiquement et avec précision les fuites : c’est le défi d’une start-up béninoise soutenue par le Partenariat national de l’eau (Pne). La commune de Sakété va bientôt expérimenter un système automatique de détection de fuites d’eau en adduction d’eau villageoise. L’innovation est l'oeuvre de la start-up Cercle d’Innovation en Informatique et Electronique (C2I) qui a remporté le 1er prix Innovation de l’eau, décerné en cette année, par le Partenariat national de l’eau (Pne). Cadre de concertation de tous les partenaires impliqués dans le secteur de l’eau, le Pne soutient l’initiative et son implémentation dans la commune de Sakété. Dans un contexte où les pannes liées aux fuites d’eau sont récurrentes et occasionnent souvent de grosses pertes en eau, ce système doit pouvoir aider les techniciens à détecter avec précision et rapidité les fuites. Ils gagneraient ainsi le précieux temps consacré à la recherche de la fuite pour vite s’attaquer à la résolution du problème. Cette solution technologique vient confirmer l’efficacité de la start-up C2I qui a déjà réalisé plusieurs innovations et reçu de nombreux prix au plan national et international. La sirène automatique fut l’une des premières créations de la start-up. L’idée de la sirène automatique est venue du constat que les surveillants dans les écoles doivent appuyer la sirène à tout moment. « Nous avons alors réalisé un système électronique qui se déclenche toute seule, sonne et s’arrête automatiquement. Une fois programmée, elle joue ce rôle tout au long de l’année scolaire. Elle ne sonne pas pendant les congés, les jours fériés et les week-ends, et peut être spécialement déclenchée à distance à partir d’un smartphone », explique Venceslas Kanontin, ingénieur en conception électronique et responsable de la start-up C2I. L’expérience de la sirène automatique a été un véritable déclencheur, une porte ouverte sur d’autres idées. L’une des plus récentes innovations de C2I, c’est la mise en place d’un système intelligent d’irrigation qui consiste à arroser les champs automatiquement à base d’une application. C’est un système électronique qui permet de donner la quantité d’eau exacte qu’il faut aux plants. Le système a été développé. C’est d’ailleurs sur la base de ce projet que la start-up a été retenue pour participer au projet IncubIma de Sèmè City. Composée d’une équipe jeune et dynamique, C2I est dans l’ingénierie informatique et surtout dans l’innovation. Lancée en 2016, cette start-up travaille sur le développement des applications web et mobiles, la conception électronique, le graphisme et le réseau informatique…La particularité de la start-up, c’est la synergie entre les applications et les équipements pour impacter le monde. Un environnement favorable, un parcours élogieux L’année 2016 sonne comme le début d’une ère de gloire pour les start-up. Jamais des gouvernants n’avaient accordé autant d’attention au numérique. L’environnement devient propice et les concepteurs laissent leur potentiel s’éclore. Après un quinquennat d’existence, les lauriers de la start-up C2I ne se comptent plus. « Il faut avouer que, depuis 2016, nous avons saisi beaucoup d’opportunités grâce à la révolution numérique et technologique soutenue par le gouvernement. La même année, nous avons été primés "Meilleure start-up" par le ministère de l’Economie numérique et de la Communication parce que nous avions développé une application portant sur l’hymne national. Ce qui nous a permis d’avoir un ordinateur. Cela nous a vraiment encouragés, car nous avions commencé sans équipements », relate Venceslas Kanontin. Revigorée par ses premiers succès, C2I prend son envol et confirme ses performances. En 2017, C2I a postulé pour le projet Préci-Agri et a été primée "Meilleure start-up en Agri challenge". « C’est ce qui nous a permis de voyager, d’aller à Barcelone, de rencontrer des partenaires techniques et financiers », ajoute Venceslas Kanontin. Les fruits tiennent la promesse des fleurs, la motivation s’en trouve décuplée, les ambitions s’étendent désormais à l’international. C2I se montre à la hauteur et remporte, en 2018, au plan international, le 1er prix d’innovation Africa start-up Tour (Astour) et le 1er prix du salon international des incubateurs et start-up numériques ; puis au plan national, le 1er prix d’innovation en e-agri au Bénin. Les prix n’ont pas plombé la curiosité et la soif de perfectionnement de la start-up C2I. La jeune entreprise aura l’opportunité en 2020 de profiter de l’une des grosses initiatives du gouvernement dans le secteur de l’innovation : Sèmè City. Sans l’ombre d’une hésitation. Venceslas Kanontin soutient : « Par rapport à ce qui se faisait avant, je pense que les start-up ont vraiment beaucoup plus d’opportunités ». Il salue d’ailleurs la création du ministère du Numérique et de la Digitalisation qui joue un rôle capital dans la promotion des start-up. Par ailleurs, le manager de la start-up C2I relève deux difficultés majeures. « Nos universités ne forment pas encore assez bien. Quand tu es concepteur et que tu veux faire une réalisation ou que tu as fini de réaliser, pour embaucher d’autres personnes qui puissent reproduire la réalisation, tu es obligé de les former encore », note Venceslas Kanontin. Illustrant le deuxième obstacle que rencontrent les innovateurs, il poursuit : « Nous Béninois et Africains en général, on a en tête que ce que fait le Béninois ou l’Africain n’est pas de bonne qualité. Par contre, quand on entend que le produit vient de l’Occident, on pense que ça doit être un produit de qualité », regrette le Ceo de la start-up C2I. Société 20 sept. 2021


Centre d’incubation pour jeunes enseignants débutants : des mentors outillés sur le fonctionnement du système mural
Des professeurs de français outillés sur le fonctionnement du système mural sur le web. Cette initiative qui s’inscrit dans le cadre du programme Centre d’incubation pour jeunes enseignants débutants (Cijed) a réuni, samedi 18 septembre dernier, plusieurs professeurs de français à l’Institut français de Cotonou. « Comprendre le fonctionnement du système mural sur le web ». C’est autour de cette thématique que sont mobilisés des enseignants de la langue française. Il s'agit d’une préformation dans le cadre du programme Centre d’incubation pour jeunes enseignants débutants (Cijed) appuyé par le projet Plurilinguisme et enseignement au Bénin, Sensibilisation des acteurs de l’éducation (Pebs). «C’est un programme de l’Association des professeurs de français qui vise à accompagner ceux qui sont sortis de l’université ou de l’école normale, et s’essaient à l’enseignement… », a déclaré Anicet Mingnigbeto, secrétaire général de l’Association des professeurs de français du Bénin. A l’en croire, ce programme mis en place par l’association béninoise a été récupéré par la Fédération internationale des professeurs de français qui l’a étendu au niveau mondial. Ainsi, en dehors du Bénin qui a démarré cette expérience, on peut compter la Roumanie, la Tunisie et le Brésil. Le système mural sur le web est un logiciel conçu par le Suisse François Miller. Un outil qui permet à ce psychopédagogue d’informer et d'échanger avec ceux qu’il forme. Sauf qu'il faut être véritablement formé pour accéder facilement auxdites informations, inter-échanger afin de répondre efficacement aux exigences du formateur suisse. D’où la formation continue d’une vingtaine de mentors à Cotonou pour leur permettre de comprendre le fonctionnement du programme. «Déjà, nous sommes gagnants à double titre, parce que les jeunes sortis de l’université auront désormais des mentors. Au finish, nous aurons une vingtaine de mentors pour 100 jeunes enseignants déjà sélectionnés et donc la déperdition du début va cesser parce que ces jeunes seront outillés sur les préalables par des mentors », a expliqué le secrétaire général de l’Association des professeurs de français du Bénin, Anicet Mingnigbeto. Le Centre d’incubation est donc installé aux fins d’une interconnexion entre les mentors en formation et les 100 jeunes sélectionnés. « C’est le système éducatif national qui en bénéficie parce que ces jeunes auront véritablement une aisance à exercer dans les classes », souligne Anicet Mingnigbeto. Il se déroulera du 18 au 20 octobre, la formation avec François Miller, concepteur du logiciel. Une autre est prévue en 2022. A terme, les mentors pourront efficacement prendre en charge les jeunes et les accompagner sur une période de cinq ans. Ils auront un accompagnement à la fois didactique, pédagogique et psychologique. « Le dispositif est de telle sorte qu'il y a des groupes WhatsApp, Messenger, ainsi de suite. Les jeunes seront en permanence en contact avec les mentors et à toutes sortes de questions liées à l’enseignement, ils auront des réponses », fait observer le secrétaire général de l’Association des professeurs de français du Bénin qui ajoute que cette activité est mise en œuvre grâce au projet Plurilinguisme et enseignement au Bénin, Sensibilisation des acteurs de l’éducation (Pebs). Education 20 sept. 2021


Renforcement de ses équipements: Bénin terminal se dote de deux nouveaux Stackers
Bénin Terminal poursuit son programme d’investissements et continue à œuvrer pour la modernisation des activités portuaires au Port Autonome de Cotonou. L’opérateur vient de mettre en service deux engins de manutention de conteneurs vides. Cette action vise à davantage fluidifier les activités et améliorer la qualité des prestations pour les clients armateurs et réceptionnaires. Bénin Terminal, opérateur du terminal à conteneurs du Port de Cotonou, a mis en service le 1er septembre 2021 deux engins de manutention de conteneurs vides construits par Konecranes, s pécialisé dans les équipements de levage. Leur réception a eu lieu à la mi-août et a été suivie d’une phase de montage et de formation des agents opérateurs. D’un coût total de 300 millions FCfa (467 000 €), financés par Bénin Terminal, ces deux engins à la pointe de la technologie ont la particularité d’offrir des hauteurs d’empilement allant jusqu’à sept conteneurs standards permettant ainsi une maximisation des espaces et une hausse des volumes manutentionnés. Ces nouveaux équipements vont ainsi permettre d’améliorer la productivité de Bénin Terminal, de renforcer les cadences de livraison, et de réduire les délais de traitement des marchandises. Ils viendront également renforcer les performances du port de Cotonou mais aussi soutenir la compétitivité du pays et contribuer à dynamiser les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest. « Malgré la pandémie de Covid-19, Bénin Terminal poursuit son programme d’investissements et continue à œuvrer pour la modernisation des activités portuaires au Port Autonome de Cotonou. Ces nouveaux équipements de 16 tonnes chacun vont davantage fluidifier nos opérations de manutention et améliorer la qualité des prestations pour nos clients armateurs et réceptionnaires », a déclaré Yann Magarian, directeur général de Bénin Terminal. À propos de Bénin Terminal Bénin Terminal, concession de Bolloré Ports, est l’opérateur du terminal à conteneurs du Port de Cotonou. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à 95 milliards de FCfa (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Il participe à faire de Cotonou un port plus performant, plus moderne et plus attractif au service du développement économique du Bénin. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 677 Béninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions en faveur des populations en partenariat avec des Ong, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le Vih, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement. Economie 20 sept. 2021


Campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité: Renforcer la synergie d’actions
La campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité a été lancée, hier jeudi 16 septembre à Nikki, dans le département du Borgou. A l’occasion, la ministre de l’Industrie et du Commerce avait à ses côtés, son homologue en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Pour une synergie d’actions, l’objectif est de mobiliser tous les acteurs de cette spéculation afin d’en faire une filière d’exportation à fort potentiel et un véritable moteur de renforcement de l’économie nationale. Le karité est une richesse naturelle porteuse. Filière émergente et productrice de la richesse, il a le mérite d’aider à combattre la pauvreté, puis à lutter contre la dégradation de l’environnement. Malheureusement, cette espèce végétale est de nos jours menacée de disparition dans nos brousses. Le gouvernement béninois a conscience qu’il faut la sauver. Ainsi, le lancement de la campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité, hier jeudi 16 septembre à Nikki, traduit sa volonté de promouvoir cette filière. En effet, la cérémonie organisée, hier, a permis de rendre désormais publiques les conditions de déroulement de la présente campagne. Elle marque, selon la ministre de l’Industrie et du Commerce, le démarrage des activités de commercialisation des amandes de karité au Bénin. Le prix plancher d’achat aux producteurs, a-t-elle rappelé, est de 100 F Cfa par kilogramme. La campagne a débuté hier jeudi 16 septembre pour s’achever le 31 mai 2022. La ministre a exhorté les acteurs de la filière à plus de sérieux dans la mise en œuvre des diverses décisions pour une réussite de la campagne. Toujours est-il que le gouvernement a pris des mesures pour suivre et réguler les flux transfrontaliers afin d’éviter la concurrence déloyale, faire respecter les textes en vigueur au Bénin, puis infliger les sanctions aux acteurs indélicats. « Pour espérer des revenus meilleurs tout le long des chaînes de valeur karité, plusieurs défis doivent être relevés », a fait observer la ministre. Il s’agit, selon elle, d’assurer une gestion durable de la ressource karité, de faciliter l’accès aux parcs pour le ramassage des amandes, de faciliter l’accès aux marchés internationaux aux exportateurs et transformateurs et de poursuivre la promotion de la filière en l’intégrant dans les divers programmes. Il est aussi question de maîtriser les flux transfrontaliers, d’accroître les investissements structurants dans l’industrie et autres équipements de transformation. Protéger la ressource Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, a évoqué les nombreuses qualités dont regorge le karité. Il a appelé à protéger cette ressource. Pour la représentante de l’Interprofession Karité Bénin (Ikb), Mamatou Djaffa, il n’y a point de doute que le gouvernement accorde une importance particulière à cette filière. C’est dire, assure-t-elle, qu’il est bel et bien conscient de son potentiel énorme et du rôle clé qu’elle joue dans le développement économique et social de plus de 200 000 femmes rurales ramasseuses et productrices de karité dans les hameaux et villages du centre et du nord Bénin. Pour sa part, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement et aux différents acteurs, pour les efforts déployés en vue de l’organisation et de la dynamisation de la filière au Bénin. Il a rassuré que, dans le département du Borgou, les dispositions seront prises en vue du respect des textes fixant les conditions de déroulement de la présente campagne. Quant au maire de Nikki, Roland Gounou Lafia Joseph, il a indiqué que cette cérémonie de lancement permet de valoriser les parcs à karité qui sont en train d’être installés dans les arrondissements de Tasso et autres. « Il s’agit de motiver nos populations à produire en quantité et en qualité les amandes, amener les producteurs et les commerçants à mieux s’organiser autour de cette filière porteuse. En d’autres termes, de développer les activités industrielles et commerciales, puis de lutter contre la pauvreté », a-t-il insisté. La cérémonie a connu la présence des représentants des associations ou des groupements des collectrices, des producteurs et acheteurs des amandes de karité. Il y avait également ceux des sociétés exportatrices desdites amandes ou des groupements chargés de leur transformation. Economie 17 sept. 2021


Covid-19 et changement climatique: Les émissions de CO2 rebondissent
La reprise de l’économie mondiale accentue déjà la pollution atmosphérique. C’est ce qu’indique le rapport de l’Organisation météorologique mondiale (Omm) publié ce jeudi 16 septembre 2021. Après la pause contraignante de 2020 pour les industries, du fait de la Covid-19, la reprise des activités économiques impacte déjà la planète. Les Nations Unies s’en préoccupent dans un rapport lancé ce jeudi. En effet, les émissions de dioxyde de carbone se redressent rapidement après un creux temporaire dû au ralentissement économique, et sont très loin des objectifs fixés en matière de réduction. Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère se maintiennent à des niveaux record qui placent la planète sur une trajectoire de réchauffement dangereux. « Tout au long de la pandémie, on nous a répété que nous devions “reconstruire en mieux” pour placer l’humanité sur une trajectoire plus durable et éviter les pires effets du changement climatique sur la société et les économies. Ce rapport montre que pour l’heure, en 2021, nous n’allons pas dans la bonne direction », a souligné Petteri Taalas, secrétaire général de l’Omm. Ce document intitulé United in Science 2021 est une compilation des dernières informations scientifiques sur le climat. Il fournit des détails sur les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, les émissions et budgets mondiaux de gaz à effet de serre, les écarts d’émissions. L’état du climat mondial entre 2017-2021 et les prévisions de la période de 2021-2025 y ont été abordés. On y retrouve aussi les points saillants du sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Des températures historiques Au cours des cinq dernières années, la température moyenne du globe a été l’une des plus élevées enregistrées. Selon le rapport, il y a de plus en plus de probabilité que les températures dépassent temporairement le seuil de 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels au cours des cinq prochaines années. Des conséquences sont à craindre. «Nous restons très en retard sur les objectifs de l’Accord de Paris. Cette année, les émissions émanant de combustibles fossiles ont rebondi, les concentrations de gaz à effet de serre ont continué à augmenter et de graves phénomènes météorologiques amplifiés par les activités humaines ont affecté la santé, les vies et les moyens de subsistance des populations de chaque continent», a déclaré António Guterres, secrétaire général de l’Onu. À moins d’une réduction immédiate, rapide et à grande échelle des émissions de gaz à effet de serre, il sera impossible de limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius. Cela va entrainer des conséquences catastrophiques pour les populations et la planète dont nous dépendons. L’ampleur des changements récents dans l’ensemble du système climatique est sans précédent depuis plusieurs siècles à plusieurs millénaires. Selon le rapport, même si des mesures ambitieuses sont adoptées pour ralentir les émissions de gaz à effet de serre, le niveau des mers continuera à augmenter, menaçant les îles de faible altitude et les populations côtières du monde entier. A ce rythme, la hausse des températures pourrait attiser les phénomènes météorologiques extrêmes dévastateurs dans le monde entier, entrainer une spirale de répercussions sur les économies et les sociétés. Environnement 17 sept. 2021


Situation politique en Guinée et au Mali: Les propositions de la délégation béninoise au sommet de la Cedeao
Au sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de la Cedeao tenu au Ghana, ce jeudi 16 septembre, le ministre Aurelien Agbénonci, représentant le chef de l’Etat, a fait part des approches de solutions de son pays pour un retour à l’ordre constitutionnel en Guinée et au Mali. Le Bénin suit avec grand intérêt l’évolution de la situation au Mali et en Guinée et reste avec la Cedeao dans la dynamique d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération l’a fait savoir lors du sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui s’est tenu hier à Accra au Ghana. Saluant les efforts consentis par la Cedeao, en particulier le président en exercice de la Conférence pour la promotion de la démocratie au sein de l’espace, Aurelien Agbénonci appelle à rester dans la même logique. Particulièrement au Mali, la situation devient plus préoccupante avec les autorités qui tendent à proroger la période de transition, demandant à faire des consultations à la base avant les assises nationales et semblent perdre de vue l’organisation des élections présidentielle et législatives dans un court délai. Du moins, c’est ce que les autorités de la transition ont indiqué à la délégation de la Cedeao conduite par le médiateur Goodluck Ebele Jonathan qui a rencontré toutes les parties prenantes de la vie sociopolitique du pays. Elles ont d’ailleurs fait savoir cette démarche qu’elles entendent suivre aux diplomates accrédités auprès de leur pays le 10 septembre dernier. Sur cette position, le chef de la diplomatie béninoise a suggéré à la Cedeao d’œuvrer avec la classe politique malienne à l’élaboration d’un calendrier et l’implication de toutes les institutions devant travailler à l’organisation desdites élections dans le délai imparti à la transition. Mais pour cela, il faudra une franche collaboration des autorités maliennes pour une rapide sortie de crise. La Guinée aussi La Cedeao est sur tous les fronts pour prévenir les foyers de tension. Au Mali comme en Guinée, elle condamne la prise du pouvoir par des coups d’Etat mais s’applique à contribuer à l’apaisement et au retour à l’ordre constitutionnel. Le sommet de ce jeudi est d’ailleurs d’une grande importance car depuis le début de la crise en Guinée, c’est la toute première fois qu’un sommet physique est organisé. Il a permis aux présidents Nana Addo Dankwa Akufo-Addo du Ghana, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Faure Gnassingbé du Togo, Georges Weah du Libéria, Maky Sall du Sénégal et à leurs collègues présents ou représentés de convenir de la stratégie de négociation à adopter face à la junte militaire en Guinée et d’affiner la liste des sanctions supplémentaires à mettre en œuvre. Déjà, un Sommet par visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao sur cette crise politique survenue en Guinée avait été organisé le 8 septembre dernier et avait été marqué par la condamnation du coup d’Etat militaire. Au cours de cette rencontre virtuelle, les participants avaient décidé à l’unanimité de la suspension de la Guinée de toutes les institutions et organes de la Cedeao, exigé un retour rapide à l’ordre constitutionnel, à la suite d’une courte période de transition avec l’organisation d’élections démocratiques. La même Conférence a exigé des putschistes, la libération sans condition du président Alpha Condé avec des garanties pour son intégrité physique ainsi que celle de toutes les personnalités arrêtées dans la foulée du coup d’Etat militaire. Par la suite, une délégation de quatre ministres était à Conakry pour échanger avec les dirigeants militaires et rencontrer le président déchu. C’est donc à la suite de toutes ces actions que s’est tenu le sommet d’hier. Actualités 17 sept. 2021


Eglise catholique / Curie romaine: Le père Dieudonné Datonou nommé évêque
L’Eglise famille de Dieu du Bénin a un nouvel évêque. Son nom: père Dieudonné Datonou. Bonne nouvelle pour l’Eglise famille de Dieu du Bénin. Le pape François a nommé un nouvel évêque béninois à la Curie romaine. Il s’agit du père Dieudonné Datonou, prêtre de l’archidiocèse de Cotonou. L’annonce officielle en a été faite, dimanche 12 septembre dernier, par le successeur de Saint Pierre au cours de son voyage en Hongrie, rapporte le site www.vaticannews.va. A 57 ans, le nouvel évêque dont la date d’ordination épiscopale n’est pas encore précisée est un fin connaisseur de la diplomatie du Vatican. Il exerce dans cet appareil depuis plusieurs années et y a occupé plusieurs fonctions. Mgr Dieudonné Datonou a été nonce apostolique au Cameroun avant de se retrouver à la Secrétairerie d’Etat, le plus grand dicastère de la Curie romaine. Dans sa dernière position administrative, le nouveau promu était chargé d’organiser les voyages du souverain pontife. C’est d’ailleurs lui qui a été le principal organisateur du tout dernier voyage du pape à Budapest en Hongrie. Le Béninois est nommé au même moment que Mgr Guido Marini, Maître des célébrations liturgiques pontificales, à en croire le site www.vaticannews.va. Selon des sources proches de la Curie romaine, Mgr Dieudonné Datonou sera bientôt nommé nonce apostolique dans un pays. Dans l’administration de l’Eglise catholique romaine, le nonce apostolique est « un évêque qui tient le rôle d’envoyé permanent du pontife romain en tant que chef de toute l’Eglise auprès des Eglises locales et en tant que souverain de la cité du Vatican auprès des gouvernements ». Le nonce, un ambassadeur du pape Conformément aux canons 361 à 365 du Code de droit canonique, il a pour rôle de rendre fermes et effectifs les liens d’unité qui existent entre le Pape et l’Église dans le monde entier. Il se doit d’informer le Siège apostolique de la situation des Églises particulières et de tout ce qui touche la vie même de l’Église et le bien des âmes, d’aider les évêques par son action et ses conseils et d’entretenir des relations fréquentes avec la conférence des évêques, en lui apportant toute aide possible. Il est chargé aussi, en ce qui concerne la nomination des évêques, de transmettre au Siège apostolique ou de lui proposer les noms des candidats, ainsi que l’enquête concernant les sujets à promouvoir, selon les règles données par le Siège apostolique. Mgr Dieudonné Datonou, à l’instar des autres nonces, aura aussi à charge d’encourager ce qui concerne la paix, le progrès et la coopération des peuples, de collaborer avec les évêques pour développer des relations opportunes entre l’Église catholique et les autres Églises ou communautés ecclésiales, et même les religions non chrétiennes, de défendre auprès des chefs d’État, en action concertée avec les évêques, ce qui concerne la mission de l’Église et du Siège apostolique, etc. Actualités 17 sept. 2021


Don de kits scolaires aux apprenants de Massè: Nocibe fait du hautement social une priorité
Pour le compte de la rentrée scolaire 2021-2022, la Nouvelle Cimenterie du Bénin (Nocibe) a procédé ce jeudi 16 septembre, à la distribution de près de 5 300 kits scolaires aux apprenants de toutes les écoles de l’arrondissement de Massè dans la commune d’Adja-Ouèrè. Une solidarité agissante pour faciliter la scolarisation des enfants. La Nouvelle Cimenterie du Bénin fait œuvre utile dans la commune d’Adja-Ouèrè. Cette société s’inscrit aussi dans le hautement social en facilitant la scolarisation des cinq mille deux cent soixante-huit (5 268) apprenants que compte l’arrondissement de Massè, sa zone d’implantation. Chaque élève a reçu son kit scolaire comprenant des fournitures et manuels scolaires, le tout dans un sac à dos adapté à l’âge des enfants. Grâce à la Nocibe, les apprenants des trois écoles maternelles, vingt-trois écoles primaires publiques et deux collèges d’enseignement général que compte l’arrondissement de Massè sont désormais pourvus en fournitures scolaires. En plus des fournitures et manuels scolaires, les frais de scolarité des apprenants des deux collèges d’enseignement général de l’arrondissement de Massè seront totalement pris en charge par la Nocibé. C’est ce qu’a annoncé Jean Philipe Equilbec, directeur général adjoint de Nocibe. « J’ai le plaisir de vous confirmer officiellement qu’en plus des fournitures scolaires, la Nocibe a décidé encore, pour le compte de l’année scolaire 2021-2022, de payer intégralement les frais de scolarité de tous les élèves assujettis. Aucun élève ne sera donc plus renvoyé de la classe ou lors des évaluations pour non payement des frais de scolarité », informe-t-il. Latfallah Layousse, président directeur général de la Nocibe a voulu, par cette action aider les parents d’élèves. «Nous sommes tous conscients que c’est pour une question de moyens financiers que les parents n’envoient pas leurs enfants et surtout les filles à l’école ou les déscolarisent. La Nocibe à travers ses actions sociales vise à garantir, à tous les enfants, l’accès à une éducation équitable, gratuite et de qualité afin de faire d’eux des citoyens modèles. Nocibe en tant qu’entreprise citoyenne joue et jouera parfaitement sa partition pour assurer le bien-être et un meilleur avenir aux enfants afin qu’ils obtiennent de meilleurs résultats en fin d’année», a ajouté Jean Philipe Equilbec, directeur général adjoint de Nocibe. Peace Houmènou, porte-parole des élèves, promet que les bénéficiaires feront bon usage des kits scolaires. «La pauvreté est la principale cause de l’analphabétisme et la déscolarisation dans nos villages. C’est pourquoi nous vous remercions pour ce grand geste qui nous galvanise et nous inspire à redoubler d’efforts pour de meilleurs résultats. Nous vous promettons donc qu’un bon usage sera fait de ces kits», a-t-elle ajouté. Quid des réalisations sociales de Nocibe ? Les réalisations sociales de la Nocibe depuis son installation au Bénin ne sont plus à compter. Précisément dans l’arrondissement de Massè, sur le plan sanitaire, la Nouvelle Cimenterie du Bénin a mis deux médecins, des équipements et une ambulance à la disposition du centre de santé de la localité. Mieux, les travaux de construction et de rénovation du centre de santé de Massè ont déjà démarré. La distribution journalière d’eau potable via le camion-citerne de la société dans les écoles primaires, le centre de santé de Massè ainsi que les localités permet aux populations d’avoir accès à l’or bleu en qualité et en quantité suffisante. En tout, c’est 27 bonbonnes de 1 000 litres chacune qui sont approvisionnées au quotidien. Soit 1 940 m3 d’eau distribués d’avril à juin 2021 à raison de 636 m3 en avril, 624 m3 en mai et 680 m3 en juin. La fourniture permanente d’énergie électrique au Collège d’enseignement général de Massè et la réhabilitation du réseau d’eau potable dudit collège sont aussi à l’actif de Nocibe. Le don de déchets inertes à l’arrondissement, au commissariat et à la caisse rurale de Massè pour le remblayage, le reprofilage des pistes et le curage des caniveaux, le don de matériaux de construction à 26 sinistrés victimes de la tornade du 14 avril 2021, le don de 10 000 litres d’eau au Groupement national des sapeurs-pompiers de la commune de Bohicon ne peuvent être occultés. En 2017, la Nocibe a réfectionné les salles de classe, le bloc administratif et réalisé la clôture du Collège d’enseignement général de Massè centre sans oublier la construction de huit modules de salles de classe dans l’école primaire publique de Kodjèguèdè. Toujours grâce à la Nocibe, plusieurs établissements d’Adja-Ouèrè disposent désormais de groupes électrogènes qui fournissent l’énergie électrique à plein temps. Au plan national, elle a répondu favorablement à l’appel du gouvernement dans le cadre de la riposte à la pandémie du Covid-19. Une enveloppe financière de 100 millions F Cfa avait été débloquée en son temps. Le représentant de l’Association des parents d’élèves a formulé quelques doléances à l’endroit du directeur général adjoint de Nocibe. « Je voudrais saisir cette opportunité pour vous demander de doter le Ceg de Massè-centre d’une salle multimédia, d’une bibliothèque et d’un laboratoire afin de permettre aux élèves des séries scientifiques de toucher du doigt ce qu’on leur enseigne car, par les expériences on assimile vite », a laissé entendre Joseph Houndjo. Pour améliorer les conditions de travail des enseignants, le porte-parole de l’Association des parents d’élèves demande aux responsables de Nocibe l’aménagement des voies qui donnent accès au Ceg Massè-centre. Société 17 sept. 2021


Changement climatique et migration: Les avertissements de la Banque mondiale
A travers Groundswell2, la Banque mondiale prévient par rapport à une poussée migratoire du fait des changements climatiques. L’Afrique subsaharienne n’est pas épargnée. Elle va s’accentuer, la crise des migrations, avec l’aide cette fois-ci des caprices du climat. Les projections faites par la Banque mondiale dévoilent des chiffres inquiétants. D’ici à 2050, pas moins de 216 millions de personnes pourraient être des migrants climatiques internes dans l’ensemble des six régions couvertes par la Banque mondiale. Ce chiffre représente quasiment 3 % de la population totale prévue dans ces régions. Assez fragile, l’Afrique subsaharienne pourrait enregistrer pas moins de 85,7 millions de migrants climatiques internes soit 4,2 % de la population totale. Ailleurs, comme dans le Nord de l’Afrique, les estimations indiquent 9 % de la population totale. Les effets ne sont plus trop loin. Les résultats de la modélisation montrent des schémas spatiaux d’immigration et d’émigration climatique à l’intérieur de chaque pays et de chaque région, notamment des foyers qui apparaissent dès 2030. Pis, ils vont s’intensifier d’ici 2050. Ces prévisions sont presque des avertissements quand on sait que déjà, sous la pression de dame nature, les populations sont à la conquête de nouveaux espaces de subsistance. « Les problèmes liés au climat tels que la pénurie d’eau, la baisse de la productivité des cultures et l’élévation du niveau de la mer jouent un rôle dans cette migration. Même les endroits qui pourraient devenir des points chauds d’émigration climatique en raison d’impacts accrus supporteront probablement encore un grand nombre de personnes», précise Juergen Voegele, vice-président de la Banque mondiale pour le Développement durable. Pendant ce temps, les zones d’accueil sont souvent mal préparées pour accueillir des migrants climatiques internes et leur fournir des services de base, voire utiliser leurs compétences. Un coût humain considérable La crainte du changement climatique réside surtout dans le coût qu’il engendre. Au Bénin, les autorités se préoccupent de plus en plus du poids des dégâts causés surtout par les inondations cycliques. « L’évaluation des dommages, pertes et besoins post catastrophes a révélé que les inondations de 2019 ont coûté environ 53 milliards de F Cfa de dommages et pertes», renseigne Alassane Seidou, ministre de l’Intérieur lors de la session de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes le 7 septembre 2021. Et les indicateurs contenus dans le rapport Groundswell sur le coût humain du changement climatique sont préoccupants pour les plus pauvres. Il y a lieu, selon la Banque mondiale, d’anticiper pour planifier dès aujourd’hui des migrations climatiques internes ordonnées et bien gérées. « Le rapport explique comment y parvenir, notamment en intégrant les migrations climatiques dans la planification du développement et en comprenant mieux les facteurs qui les motivent afin d’élaborer des politiques bien ciblées. Cela suppose également que chaque phase des migrations avant, pendant et après le déplacement soit planifiée en fonction des différents besoins des communautés et des pays», insiste Juergen Voegele. Ce rapport permet donc aux décideurs d’envisager plusieurs scénarii. Des recommandations y sont formulées pour ralentir les facteurs sous-jacents des migrations climatiques et se préparer à des flux migratoires inévitables. Environnement 16 sept. 2021


Inondations dans le département du Mono: Le bilan s’alourdit
Le débordement du fleuve Mono, accentué par les lâchers d'eau du barrage hydroélectrique de Nangbéto, continue de causer d’importants préjudices aux populations des communes traversées. D’Athiémé à Grand-Popo en passant par Lokossa et Houéyogbé, le bilan s’alourdit. Deux décès dont le premier a été enregistré dans l’arrondissement de Dédékpoè, à Athiémé, et le second à Houéyogbé s’ajoutent désormais au bilan des dégâts matériels des inondations. Induites par le débordement du fleuve Mono celles-ci ne font pas de cadeau aux communautés d’Athiémé, de Lokossa, de Houéyogbé et de Grand-Popo dans le département du Mono. Au nom de la Plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique, Arnaud Agon a présenté, hier, à la session mensuelle de la Conférence administrative départementale (Cad), le lourd bilan des dégâts enregistrés dans chacune des quatre communes, à la date du 13 septembre dernier. A Athiémé où il est déploré le décès d’un élève âgé de 13 ans, aucun des cinq arrondissements n’est épargné. Dans la population sinistrée, on dénombre 5 236 femmes enceintes et 15 478 enfants de moins de cinq ans alors que sept centres de santé d’arrondissement sont touchés par les inondations. Il s’agit des centres de santé d’Adohoun, d’Aguidahoué, de Dédékpoè, de Konouhoué, d’Atchannou, d’Awamè, et d’Akonana. Ont été également signalés sous l’eau, 122 points d’eau, 14 pistes de transport et le Centre de promotion sociale. En somme, au dire d’Arnaud Agon, secrétaire général du département du Mono, ce sont 54 villages sur les 61 que compte la commune d’Athiémé qui affrontent, depuis peu, la catastrophe, source de la destruction de 608,84 ha de diverses cultures. La rentrée scolaire qui s’annonce ne se fera non plus dans de bonnes conditions dans les zones inondées d’Athiémé. Et pour cause, quatre écoles maternelles, 12 écoles primaires publiques et trois collèges d’enseignement général manqueront sur la liste des dispositifs d’accueil des usagers de l’école pour cause d’inondation. 28,35 km de routes impraticables à Grand-Popo La commune de Grand-Popo vient en deuxième position par rapport à l’ampleur des dégâts liés au débordement du fleuve Mono. 19 595 sinistrés dont 2 479 femmes enceintes et 10 309 enfants de moins de cinq ans y sont recensés, selon le bilan de la Plateforme départementale qui poursuit qu’on dénombre également à Grand-Popo, 19 595 producteurs touchés dont 10 189 femmes. Ceux-ci ont perdu au total 196 ha de cultures. Concernant les infrastructures sociocommunautaires rendus inaccessibles par le sinistre, il y a les centres de santé des arrondissements de Sazué, de Gnito, de Hêvê et de Kpatcha-Condji. La commune de Grand-Popo est aussi diminuée de sept points d’eau et il lui sera difficile d’effectuer convenablement la rentrée scolaire dans ses zones inondées. Entre autres infrastructures qui ne pourront pas accueillir les apprenants, on dénombre neuf écoles primaires publiques et deux collèges d’enseignement général. En plus de tout cela, le rapport mentionne que 28,35 km de routes sont submergés à l’échelle de la commune de Grand-Popo. Du reste, Lokossa, chef-lieu du département du Mono, affronte l’inondation dans une moindre mesure notamment au niveau de l’arrondissement de Ouèdèmè-Adja. Sur place, ce sont cinq villages qui sont touchés. Il s’agit, selon la Plateforme départementale, de Djondji-Zounmè, d’Agonkanmey, de Totinga, d’Atinmado, et d’Adjohoué. A cela, s'ajoutent la voie Adjohoué coupée au niveau de son pont de franchissement et la localité d’Avinouhoué rendue inaccessible. L’eau a détruit également plusieurs exploitations agricoles dans la commune de Lokossa où les écoles primaires publiques de Mambé et de Djondji-Zoumè risquent de ne pas connaître l’ambiance de la rentrée scolaire, le 20 septembre prochain si l’eau continuait d’y élire domicile. Quant au point relatif à Houéyogbé, c’est au niveau des localités de Gbadagli et Souhoume, dans l’arrondissement de Sè que la commune subit les affres de l’inondation. Celle-ci a d’ailleurs causé, le week-end dernier, le décès de l’un des habitants; ce qui porte à deux le nombre de décès au bilan de la période d’inondation que traverse le département du Mono. Relativement aux dégâts matériels à l’échelle de Houéyogbé, on peut dire qu’ils sont moindres. Le rapport fait état de 15 personnes touchées à savoir cinq femmes et 10 hommes. Leurs âges sont compris entre 30 et 60 ans. Environnement 16 sept. 2021


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