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Directeur général du Groupe African Guarantee Fund, Félix Bikpo revient dans cet entretien sur la vision de son institution et ses services en direction des PME africaines en général et béninoises en particulier.
La Nation : Lorsqu’on parle de fonds de garantie, de quoi est-ce qu’il s’agit ?
Félix Bikpo : Un Fonds de garantie pourquoi ? Un fonds de garantie, c’est d’abord un instrument financier que nous mettons à la disposition des autres établissements financiers qui lèvent les ressources mises à disposition des différents opérateurs économiques, en particulier, dans notre cas, les PME. Le fonds de garantie a ceci de différent en ce qu’il est un instrument plus liquide, un instrument qui permet d’améliorer les ratios prudentiels de nos banques et établissements financiers et qui leur apporte le confort dans un environnement des affaires qui n’est pas toujours favorable à ceux qui prêtent de l’argent. Le fonds de garantie vient également rehausser la qualité des suretés que les établissements financiers peuvent prendre lorsqu’ils font leur activité d’octroi de crédit. Le fonds de garantie est un instrument qui vient accompagner les établissements financiers dans un partenariat pour réduire les risques auxquels ils sont exposés.
Quelles sont alors les spécificités de African Guarantee Fund ?
African Guarantee Fund, est le premier fonds de garantie panafricain. Nous avons des fonds de garantie sectoriels, des fonds de garantie régionaux. Mais c’est la première fois qu’au niveau de notre continent nous mettons un instrument aussi grand pour pouvoir bénéficier des effets de synergie. En Afrique de l’Est, il y a des mécanismes en place pour traiter de l’acteur économique que sont les PME. En Afrique de l’Ouest, il y a des mécanismes de financement des PME, en Afrique du Nord également. Il est donc important d’avoir une institution qui puisse assurer la coordination et transférer les succès pour qu’ensemble, on puisse de façon valable et efficace, relever les défis de croissance. Relever les défis de croissance, c’est permettre aux vrais acteurs de développement, les petites et moyennes entreprises, d’avoir accès au financement qui, aujourd’hui malheureusement reste le premier obstacle à leur émergence.
Pourquoi le Fonds s’intéresse-t-il aujourd’hui au marché béninois ?
Le marché béninois est très dynamique. Quand j’étais dans d’autres institutions, notamment à CitiBank, je me posais la question de savoir pourquoi on avait beaucoup de clients béninois alors même que nous n’étions pas installés au Bénin. La réponse, c’est parce que le Bénin est un marché dynamique, un marché porté par le secteur des PME. Il y a une différence entre le secteur informel et le secteur des PME. Mais les microentreprises au Bénin représentent au moins 80% des entreprises enregistrées. Ce sont ces entreprises qui sont porteuses de croissance, ce sont elles qui peuvent permettre au Bénin de passer à l’étape suivante du développement. Nous venons au Bénin pour offrir aux béninois, une possibilité de régler leurs problèmes d’accès au financement et de jouer le rôle qui est le leur.
AGF a racheté le Fonds GARI bien connu en Afrique de l’Ouest. Qu’est-ce qui justifie le rachat et quelles sont les retombées possibles pour les PME de la région ?
Nous sommes très fiers de cette opération. On a été fondé il y a seulement 5 ans et dans notre développement on s’est rendu compte que l’Afrique de l’Ouest a commencé à avoir une part très importante dans le portefeuille. Il fallait que nous puissions être beaucoup plus proches de nos partenaires, banques et établissements financiers de la région. Il s’est trouvé qu’il y avait déjà ici un instrument, le Fonds GARI, dont j’ai été le premier directeur général au passage, qui avait les mêmes ambitions et objectifs que nous. On s’est dit pourquoi ne pas se rapprocher de l’instrument, lui donner les moyens financiers, techniques et opérationnels afin qu’il puisse vraiment jouer son rôle dans cette partie du continent. C’est ce qui nous a amené à nous rapprocher du Fonds GARI et à pouvoir faire cette opération où les actionnaires de base du Fonds GARI, arrivés à la fin de leur processus, cherchaient un mécanisme de sortie. Il fallait que nous venions pour qu’ils trouvent des partenaires capables de continuer sur la même lancée.
Le Fonds GARI va-t-il disparaitre ?
Non. Le Fonds GARI devient une filiale d’AGF. Le nom pourrait changer mais le Fonds GARI continue ses activités avec ses partenaires. Nous allons au contraire lui donner beaucoup plus de moyens pour mieux faire ce qu’il a toujours fait, parce que apprécions ses interventions dans la sous-région.
Propos recueillis par Par Gnona AFANGBEDJI
Economie 21 oct. 2016

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a reçu jeudi 20 octobre à son cabinet à Porto-Novo, le directeur général par intérim de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb), Georges Amlon et le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy.
Le directeur général par intérim de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), Georges Amlon a été la première personnalité reçue en audience jeudi 20 octobre par le médiateur de la République. Il s’agissait d’une visite de courtoisie qui lui a permis d’échanger avec Joseph Gnonlonfoun sur la participation du médiateur de la République à l’animation des grilles des programmes de l’Ortb. Un espace d’antenne télévisuelle est réservé à cet effet à l’institution pour parler de sa mission et de ses activités. Cette innovation, à en croire Georges Amlon, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de l’office qui entend désormais donner la parole à tous ses partenaires, qu’ils soient simples citoyens ou institutions. « Nous voulons faire en sorte que tout le monde puisse venir s’exprimer. Nous sommes convaincus qu’au sein des institutions de la République, nous avons des personnes et des cadres capables de répondre aux interrogations de nos concitoyens. Il est alors préférable qu’ils viennent à l’Ortb apporter des éléments de réponses aux préoccupations recueillies des populations pour les satisfaire », a insisté l’hôte du médiateur de la République. Georges Amlon confie par ailleurs, avoir échangé avec Joseph Gnonlonfoun sur la question du financement pérenne des médias de service public. « Aujourd’hui c’est une grande souffrance pour les médias de service public que d’être financés tel qu’ils le sont. Nous avons besoin aujourd’hui d’une loi sur le financement des médias de service public pour que ceux-ci puissent se mettre entièrement au service des populations en conduisant de grands projets. Ce qui n’est pas possible pour l’instant avec le mode de financement actuel », a souligné Georges Amlon qui s’est réjoui de la qualité des entretiens avec le médiateur de la République. En effet, aux dires du Dg par intérim de l’Ortb, le médiateur de la République en homme pétri d’expériences et surtout fin connaisseur du domaine des médias au Bénin, serait bien conscient des problèmes qu’il a évoqués. Joseph Gnonlonfoun trouve effectivement nécessaire la question du financement par une loi des médias de service public pour les mettre à l’abri de toutes formes de pressions et de manipulations. En tant que médiateur de la République, il a promis de faire le plaidoyer auprès des institutions compétentes pour que l’avènement de cette loi soit une réalité au Bénin.
A la suite du Dg par intérim de l’Ortb, le médiateur de la République s’est entretenu avec le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy. Celui-ci a aussi rendu une visite de courtoisie qu’il a entamée jeudi 20 octobre, pour faire ses civilités aux différents présidents d’institutions de la République. Selon lui, le tête-à-tête avec le médiateur de la République lui a permis de se replonger une fois encore dans sa mission de préfet de département. Joseph Gnonlonfoun a partagé avec lui ses nombreuses expériences issues des différentes fonctions notamment de haut magistrat, d’ancien ministre et de médiateur de la République. Le préfet Joachim Apithy a confié qu’il sort des échanges très enrichi par ses conseils, lesquels lui serviront de boussole pour la réussite de sa mission à la tête de la préfecture de l’Ouémé?

Le président de la République Patrice Talon a eu, mercredi 19 octobre, un entretien avec Dana J. Hyde, présidente directrice générale du Millennium Challenge Corporation (Mcc). Au menu, le second compact de l’institution dont le Bénin est bénéficiaire et qui permettra de résoudre les difficultés énergétiques du pays.
Dana J. Hyde, présidente directrice générale du Millennium challenge corporation, en séjour au Bénin a été reçue en audience, mercredi 19 octobre par le président de la République Patrice Talon. Les échanges entre les deux personnalités ont eu pour point d’ancrage, le second compact du Mcc dont le Bénin est bénéficiaire. Toute chose que Dana J. Hyde considère comme un honneur pour le pays, puisqu’à peine la moitié des bénéficiaires du premier compact ont eu droit à ce privilège, martèle-t-elle. «Je suis très fière du partenariat que nous avons avec le gouvernement béninois et nous sommes dans un partenariat durable où nous avons déjà eu un premier compact qui a tourné autour de l’accès à la justice, du port autonome de Cotonou, l’accès au marché », souligne la présidente directrice générale du millennium Challenge Corporation.
Avec le président Patrice Talon, elle précise avoir eu des échanges concernant le deuxième compact dont « le Bénin va bientôt bénéficier et qui est essentiellement concentré sur le secteur de l’énergie ». Il s’agira, note-elle, de donner un accès accru à l’énergie électrique fiable du Bénin. « Le deuxième compact est encore à ses débuts et vise essentiellement à améliorer l’accès à l’énergie électrique à la population béninoise mais également l’introduction d’autres sources d’énergie notamment le solaire dans certaines zones du pays.Il y a aussi des réformes à réaliser au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique, de l’Autorité de régulation », insiste-t-elle.
Mais si le Bénin a pu être sélectionne pour la phase II du projet, se satisfait la présidente directrice générale du Mcc, c’est surtout en raison de l’engagement dont le pays a fait montre face aux critères qui, précise-t-elle, sont stricts. « C’est pour cela que je suis fière d’être ici », se réjouit-elle aussi.
Dana J. Hyde informe aussi qu’elle a eu « des échanges très fructueux » sur le rôle vital que joue l’énergie électrique avec le président Patrice Talon» qui partage les mêmes préoccupations qu’elle et qui se sent « très heureux » de cet appui du gouvernement américain. Le séjour au Bénin de la présidente directrice générale du Mcc, a-t-elle aussi précisé, s’inscrit dans le cadre d’une visite qui couvre quatre pays pour faire avancer avec l’appui du Mca, le programme du président Obama appelé Power Africa qui permet l’accès à l’énergie pour une grande partie de la population africaine. « Je suis très heureuse du leadership du président de la République du Bénin et de son équipe... Nous avons discuté sur les points concernant le développement du secteur de l’énergie au Bénin et des réformes qui doivent être réalisées afin d’avoir un secteur énergétique sain pour fournir de l’énergie électrique à la population, aux entreprises, hôpitaux et ménages », conclut-elle.
L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Lucy Tamlyn, le coordonnateur national du Millennium Challenge Account, Samuel Batcho, ainsi que les ministres Abdoulaye Bio Tchané, Aurélien Agbénonci, Romuald Wadagni et Jean-Claude Houssou ont pris part à cette audience?

L’importation des marchandises par voie terrestre constitue un créneau de fraude fiscale pour certains opérateurs économiques véreux. A travers la note d’interdiction temporaire de mise à la consommation de certains produits par voie terrestre, la douane vient de taper dans la mare des trafiquants aux bras longs.
«Il est temporairement mis fin à l’importation par voie terrestre de tout chargement homogène des marchandises non communautaires». La note de service du directeur général des Douanes et Droits indirects en date du 17 octobre dernier, sonne comme une énième mesure contre les pertes de recettes induites par la fraude fiscale et la contrebande, entretenues au niveau des frontières terrestres du pays. La raison évoquée par le service des douanes tient du fait que certaines marchandises tierces sont introduites sur le territoire national par les frontières terrestres au mépris de la réglementation douanière en matière de valeur taxable. «Il est fréquent de constater une disparité des valeurs au niveau des différentes unités douanières lors des opérations de mise à la consommation et ceci en fonction des moyens de transport des marchandises (conteneurs, camions ou fourgons)», explique la note de service signée du directeur général des Douanes, Pierre Claver Tossou.
Les failles du TEC !
Les mesures d’interdiction temporaire touchent 15 produits d’importation, en l’occurrence, la farine de blé, les pâtes alimentaires, les huiles végétales, des viandes et abats congelés, le lait, la sardine, les concentrés de tomate, les boissons alcoolisées, les levures alimentaires, les friperies et bonneteries, les chaussures et sacs chinois, les meubles et cuirs, les pneumatiques, le riz et les tissus.
La décision des autorités, bien qu’elle vise une optimisation des recettes douanières en cette période de tassement des recettes de porte, constitue à n’en point douter une mesure d’assainissement des opérations douanières aux frontières terrestres du pays. Il est devenu un secret de polichinelle que les importateurs béninois souvent soucieux de leurs intérêts propres usent des subterfuges pour contourner la législation communautaire en matière de Tarif extérieur commun (TEC). En principe, les dysfonctionnements ne devraient pas exister si tous les pays de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA), voire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l'Ouest (CEDEAO) jouaient le jeu de l’union douanière. Ce qui n’est pas souvent le cas. Lorsque par exemple le port de Lomé contourne le TEC pour attirer le maximum de trafic en direction de la sous-région, il met en difficulté son concurrent du Bénin, le port de Cotonou et crée par ricochet des pertes de recettes importantes pour le Trésor public béninois. La manœuvre est toute simple. L’importateur d’un conteneur de farine de blé, conscient des tarifs préférentiels à Lomé, fait passer ses marchandises en consommation sur le territoire togolais. Une fois stockées au magasin, ces marchandises sont transférées dans des camions ou fourgons pour se retrouver sur le territoire béninois soit par la voie de la contrebande ou par un procédé de minoration de la valeur où l’agent de douane trouve parfois son compte. Le cas de l’huile végétale est plus préoccupant. Il arrive parfois que l’huile importée des pays asiatiques transite par des huileries installées dans un pays voisin. Après avoir subi un changement d’emballage, cette huile est écoulée sur le territoire béninois comme un produit d’origine de l’espace CEDEAO.
Pendant longtemps, les autorités béninoises ont mené une lutte contre ces trafics illicites qui créent non seulement des pertes de recettes mais surtout de la concurrence déloyale aux industries locales. Les industriels ont toujours mené la bataille contre l’importation par voie terrestre sans gain de cause d’autant que les trafiquants constituent pour la plupart des lobbies politico-financiers très déterminés à préserver leur business. Résultat, les mesures d’interdiction dites temporaires font assez souvent long feu. Celle que vient de décider l’administration douanière risque de subir la même suite. Sauf si le vent de la rupture a décidé de sonner la fin du festin.

Cotonou pourrait offrir bientôt, à partir d’un centre qui y sera implanté, des solutions pour aider les pays africains à lutter efficacement contre les changements climatiques. Un projet initié dans ce sens a été discuté mardi 11 octobre entre le président de la République et le directeur de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) au cours d’une audience au palais de la Marina.
Nteranya Sanginga, directeur général de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) basé à Ibadan au Nigeria a été la première personnalité reçue en audience, mardi 11 octobre par le président de la République, Patrice Talon. Les solutions envisageables aux effets néfastes des changements climatiques sur les pays africains ont été largement abordées par les deux hommes. L’IITA, confie son directeur, envisage l’implantation d’un centre international basé à Cotonou pour s’occuper des aspects liés aux changements climatiques. « J’ai été très fier d’avoir rencontré le président de la République et d’avoir échangé avec lui. Il a bien accueilli ce projet et nous a donné sa parole, qu’il pourra soutenir », indique ensuite, satisfait, Nteranya Sanginga.
Ce centre, poursuit-il, va proposer des solutions de recherches pratiques pour pallier certaines catastrophes engendrées par les changements climatiques. « Nous pourrions avec lui faire cette requête auprès de la communauté internationale pour baser le centre à Cotonou au centre de l’IITA qui existe déjà », a-t-il aussi précisé dans sa déclaration au terme de cette audience.
Une délégation du bureau du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (HCBE) conduite par son président Romain da Costa était aussi au cabinet du chef de l’Etat. Avec celle-ci, les contributions de la diaspora béninoise aux projets de développement et surtout aux réformes en cours ont été abordées. « Nous avons exposé au président que le nouveau bureau donne un air de renaissance au HCBE. Depuis 19 ans, notre institution a dormi et la place qui lui était réservée a été laissée à l’abandon. Nous avons présenté nos doléances et nos projets au président et il nous a entendu et manifesté sa satisfaction de voir en nous un bureau qui veut resserrer les rangs avec le gouvernement sur tous les plans notamment politique, économique et social », a déclaré Romain da Costa au terme de la rencontre.
Dans l’imminence, celui-ci sollicite l’accompagnement du gouvernement pour un recensement exhaustif des Béninois de l’extérieur. « Notre première contribution est déjà d’essayer de participer à l’enrôlement des Béninois de l’extérieur. Jusqu’à présent, cela a été très mal fait », souligne également le président du HCBE qui dit avoir expliqué au chef de l’Etat, le bien-fondé d’un tel recensement qui permettra à la diaspora béninoise d’apporter sa contribution à l’essor du pays et surtout de participer aux réformes en cours. Toutes ces préoccupations, se réjouit-il, ont trouvé un écho favorable auprès du président de la République Patrice Talon qui rencontrera sous peu, à Paris, la communauté béninoise pour des échanges?
Actualités 12 oct. 2016

Dans le combat pour l’émancipation de la femme et le respect de ses droits, les actrices et comédiennes pourraient prendre une part importante. A travers leur art, elles peuvent agir et impacter leurs pairs encore sujettes à de nombreuses violations de leurs droits. C’est ce à quoi l’association Action pour la solidarité (Aps) les a invitées, du 1er au 8 octobre dernier à Cotonou à travers une résidence qui débouchera sur des créations.
Une quinzaine de comédiennes amatrices et professionnelles et d’actrices d’horizons divers mobilisées autour de Carole Lokossou, comédienne, faisant office de formatrice à l’occasion. Du 1er au 8 octobre dernier, le centre culturel Artisttik Africa de Agla a connu des moments assez animés à travers un atelier de formation sur le thème «Regard des comédiennes béninoises sur la dignité féminine : Création et diffusion de représentations théâtrales ». Le projet est porté par l’association Action pour la solidarité (Aps) et se propose, entre autres, de contribuer à la promotion de la pratique théâtrale au profit de la jeunesse féminine au Bénin. Jean Florentin Agbona, président de ladite association précise qu’il s’agit aussi d’un créneau pour valoriser la comédienne dans le domaine de la création artistique et théâtrale, renforcer ses capacités professionnelles, créer une mise en scène théâtrale à partir d’une œuvre littéraire portant sur la dignité de la femme… Mais le projet ne compte pas se limiter à la seule création. Il englobe aussi à la suite de la résidence, une tournée de diffusion des créations dont le lead est laissé à la libre appréciation des impétrantes. Mais ce sur quoi insiste Aps, c’est que lesdites créations permettent de sensibiliser la femme sur ses droits et devoirs et sur sa place dans la construction de la société à travers des spectacles qui permettent à la population béninoise d’en savoir davantage sur l’importance de la femme dans le développement social, économique et politique.
In fine, projette Jean Florentin Agbona, la pratique du théâtre sera valorisée et promue au sein de la jeunesse féminine et les comédiennes auront aussi amélioré leurs capacités professionnelles dans l’exercice de leur métier. Ce projet rendra aussi disponibles des créations spécifiques à la thématique de la dignité féminine. L’exposition itinérante support de cette série de diffusion se fera à travers des villes comme Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Parakou, Natitingou.
«Le présent projet s’inscrit dans la dynamique de la reconnaissance des efforts, des réalisations mais aussi des difficultés que rencontrent les femmes exerçant le métier de comédienne et d’animatrice de la création artistique et de la dramaturgie», ont expliqué les organisateurs à l’occasion du lancement officiel de la résidence. En plus des enseignements théoriques mais surtout pratiques dispensées par l’experte Carole Lokossou, il est aussi prévu une conférence-débat sur le thème : «Femme et création théâtrale au Bénin» et les comédiennes béninoises impliquées ou non dans la mise en œuvre des activités dudit projet bénéficieront de diverses récompenses. Plus qu’un projet, il s’agit, comme on le voit, d’un enjeu qui réintègre la femme de théâtre dans le confort et la pleine jouissance de l’exercice de sa profession. Il contribuera aussi à la valorisation et au repositionnement de la femme non seulement dans la société, mais aussi dans l’animation de la vie culturelle ¦

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu, en audience à son cabinet mardi 4 octobre, l’ambassadeur du Japon près le Bénin. DainiTsukahara, en fin de mission au Bénin, est allé faire ses adieux.
L’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara quitte le Bénin. Il part après quatre années de mission diplomatique au cours de laquelle il a renforcé les relations de coopération entre les deux pays. A la veille de son départ définitif du Bénin, le diplomate nippon a jugé utile d’aller faire ses adieux aux présidents d’institutions de la République qu’il a côtoyés lors de l’exercice de sa mission. Daini Tsukahara était mardi 4 octobre à la Cour suprême. C’est dans ce cadre qu’il a échangé avec le président Ousmane Batoko. Selon lui, sa fin de mission au Bénin coïncide avec la fin de sa carrière diplomatique. Il est venu remercier le président de la Cour suprême pour toutes la sympathie et les amitiés qu'il a manifestées en son égard et également à son épouse. Daini Tsukahara a saisi l’occasion pour annoncer à son hôte son successeur en la personne de Kiyotumi Konishi qui a longtemps travaillé à l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Il est attendu au Bénin en novembre prochain. Le Bénin peut compter sur ce dernier pour poursuivre le renforcement des liens de coopération entre les deux pays, assure le diplomate japonais en fin de mission. Il s’agira notamment d’insister sur le domaine de renforcement des capacités humaines au Bénin pour lequel le Japon a déjà réalisé la construction de plus d’un millier de salles de classe sur toute l’étendue du territoire national. Il caresse l’espoir que son successeur Kiyotumi Konishi va poursuivre sur la même lancée, voire élargir les domaines de cette coopération entre le Bénin et le Japon à travers la Jica?
Actualités 05 oct. 2016

Déclenchée depuis un mois à Parakou et environs, l’épidémie de choléra continue de sévir. A la date du lundi 3 octobre dernier, la zone sanitaire Parakou-N’dali a enregistré dix cas mais, heureusement, aucune perte en vie humaine, souligne Dr Yarou Gado, médecin-chef de N’dali.
La commune de Parakou s’avère la plus touchée avec neuf cas contre un seul pour celle de N’dali, précise-t-il. Le quartier Camp Adagbè dans le 1er arrondissement est le plus enclin à l’infection diarrhéique aiguë avec huit cas au total contre un seul pour Banikanni dans le 2e arrondissement. Le manque d’hygiène, l’insalubrité du cadre de vie, le défaut de couverture des repas sont pointés du doigt comme causes de la maladie dans ce quartier précaire qui abrite un dépotoir sauvage d’ordures et de matières fécales avec des essaims de mouches, vecteurs potentiels des germes du bacille Vibriocholerae responsable de la maladie.
Sous la houlette de Dr Akim Abdou Gouda, coordonnateur de la zone sanitaire Parakou-N’dali, la plupart des personnes infectées sont traitées, notamment au Centre hospitalier départemental CHD-Borgou. Les cliniques et cabinets privés sont appelés à la vigilance et priés de signaler tous cas suspects de diarrhée et vomissement.
Au nombre des actions menées en collaboration avec les services d’hygiène pour freiner la propagation de la maladie, il y a : le traitement des puits des quartiers touchés, la sensibilisation des populations sur les pratiques d’hygiène et d’assainissement, la distribution de comprimés d’Aquatabs, la désinfection des maisons (ustensiles, literie, latrines et habitats) d’où proviennent les malades, le traitement préventif des sujets en contact avec ces derniers. Avec la rentrée des classes, l’accent devrait être mis sur les actions de sensibilisation pour plus de vigilance, et le lavage régulier des mains à l’eau coulante et au savon dans les établissements comme dans les maisons, afin de préserver la santé des tout-petits qui sont plus fragiles, préconise Dr Yarou Gado. Aussi, faudra-t-il éviter les aliments exposés à l’air libre et au bord de la voie, consommer de préférence les repas chauds et rendre l’eau toujours potable avant de boire.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Le président de la Cour suprême s’est entretenu mercredi 21 septembre à son cabinet à Porto-Novo, avec plusieurs délégations venues vers lui pour des préoccupations diverses et variées.
Les doléances des Béninois de l’extérieur et les problèmes du patronat de la presse ont été les deux sujets débattus mercredi 21 septembre par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko avec ses hôtes. La première personnalité reçue en audience a été Alfred Idohou, secrétaire général mondial du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe). Celui-ci effectuait hier une visite de courtoisie pour présenter à Ousmane Batoko le nouveau bureau de l’association. Il dit avoir saisi l’occasion pour recevoir les sages conseils du président de la Cour suprême pour la réussite du mandat. Aussi, Alfred Idohou a-t-il fait part au président Ousmane Batoko des difficultés de l’association. Lesquelles difficultés sont surtout, selon lui, d’ordre administratif.
En effet, à en croire le secrétaire général du Hcbe, l’association est une institution créée par décret présidentiel. Mais jusqu’ici rien n’est fait pour lui permettre de mériter cette considération. Alfred Idohou est allé solliciter l’appui du président de la Cour suprême pour que la place du Hcbe soit respectée dans le concert des autres institutions de la République. «Les Béninois de la diaspora sont des ambassadeurs du Bénin à l’extérieur qui œuvrent aussi pour le développement du pays de par le reste du monde», souligne Alfred Idohou.
A sa suite, le président Ousmane Batoko a échangé avec une forte délégation du nouveau bureau du Conseil national du patronat et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa Bénin). Celle-ci est conduite par son président Basile Tchibozo. La délégation est allée partager avec le président de la Cour suprême les problèmes auxquels sont confrontés les promoteurs d’organes de presse au Bénin. Il s’agit notamment de la défiscalisation des médias, le problème de suppression des contrats avec les organes de presse par le gouvernement, l’aide de l’Etat à la presse privée qui est passée de 300 millions de FCFA de 1997 à 350 millions sous le régime du président Boni Yayi malgré l’existence d’un relevé de Conseil des ministres en date de 2007 qui prévoit son augmentation progressive. A tous ces problèmes, la délégation ajoute plusieurs autres difficultés tels que les avantages que confère la carte de presse de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) validés en Conseil des ministres et dont n’en bénéficient pas jusqu’ici les professionnels des médias. La situation du journal «Le Béninois libéré» suspendu par la HAAC et dont l’affaire est pendante devant la Cour suprême n’a pas été occultée.
Relativement à ce dernier point, le président de la Cour suprême, aux dires de Basile Tchibozo, aurait rassuré la délégation. Selon lui, les choses évoluent. Dès octobre prochain, les conseillers de la Cour vont statuer sur le dossier pour fixer les deux parties en conflit. Ousmane Batoko aurait martelé que le droit sera dit.
Le président Ousmane Batoko aurait été admiratif par rapport aux autres doléances. Il a donné des conseils au bureau du Cnpa-Bénin et a promis de les évoquer auprès du président Patrice Talon lors de la prochaine rencontre des présidents des institutions de la République.

Le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, a souhaité, ce samedi à Daoukro, voir inscrire, ''sans détour'', dans la nouvelle Constitution ivoirienne en élaboration, ''la sanction de la prise du pouvoir par les armes''.
Le président Bédié, par ailleurs, président de la conférence des présidents du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) s'exprimait à l'occasion de la célébration de l'An 2 de l'Appel de Daoukro. Relevant des ''aspects confligènes'' de l'actuelle Constitution qui date de 2000, M. Bédé a indiqué que ''celle qui nous est proposée doit permettre de les corriger pour donner à la Nation un texte'' qui agrée à la majorité de
la population. ''Elle doit, en particulier, tirant les leçons de notre histoire récente, prévoir de manière formelle et sans détour la sanction de la prise du pouvoir par les armes ou par toute action violente'', a plaidé Henri Konan Bédié, en présence du Premier ministre Kablan Duncan, de plusieurs membres du gouvernement et de présidents d'institutions. Ainsi, a poursuivi M. Bédié, devront être déclarés ''hors-la loi tous ceux qui voudront accéder au pouvoir par des voies violentes, coups d'Etat ou coups de force aboutissant au changement de l'ordre constitutionnel établi'', a-t-il insisté. Le président Bédié, victime d'un coup d'Etat en 1999, a ajouté ''partager ce point de vue'' avec le chef de l'Etat Alassane Ouattara, initiateur du projet de réforme constitutionnelle, qui en a, selon lui, ''informé'' le
gouvernement.
Par ailleurs, Il a invité les Ivoiriens à aller au référendum, ''une forme de démocratie directe'' pour se prononcer sur la nouvelle Constitution, expliquant que ''le référendum permet aux citoyens de donner chacun son point de vue sur la manière dont il souhaite voir le pays dirigé''
APA
International 20 sept. 2016