La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Marché de bétail de Tohoué à Sèmè-Podji: Ultimatum aux vendeurs de moutons pour déguerpir
Les vendeurs de moutons et autres acteurs du marché illégal de bétail de Tohouè dans la commune de Sèmè-Podji ont été une énième fois sommés de vider sans délai les lieux pour regagner le site de Zè réservé par le gouvernement à cette activité. Autrement, ils subiront les conséquences de leur entêtement pouvant aller jusqu’à leur arrestation par la Police. Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, a été on ne peut plus claire avec eux lors de sa visite, mercredi 8 septembre dernier sur le terrain. Mais, à la date de ce lundi 13 septembre, les intéressés n’ont pas bougé. C’est le statu quo sur le site laissant croire que l’autorité préfectorale a prêché dans le désert lors de sa dernière visite inopinée où elle a relevé le caractère illégal du marché de bétail de Tohouè. Et elle a invité les occupants du site à cesser de faire de la rébellion et la sourde oreille à la décision du gouvernement les sommant de rejoindre le marché de bétail de Zè. « Lorsque l’État prend une décision, celle-ci doit être exécutée. C’est après avoir fini de l’exécuter que l’on peut maintenant faire des doléances et être mieux écouté », a insisté le préfet de l’Ouémé. Cette descente de Marie Akpotrossou intervient après une énième visite de son prédécesseur sur le même site. «Je ne suis pas contente de vous. Ici, ce n’est pas un marché, il faut écouter et respecter la décision du gouvernement. En tant que bons croyants, vous devez respecter celui que Dieu a placé devant vous », a fait observer Marie Akpotrossou. Elle a sensibilisé ses interlocuteurs en langue française, fon et dendi afin de mieux faire passer son message. Le préfet de l’Ouémé a poursuivi en constatant avec amertume que l’opération menée par la Police républicaine, le 15 juillet dernier, où la saisie d’une vingtaine de bêtes a été opérée n’a pas du tout servi de leçon aux intéressés pour les amener à quitter les lieux. Ce sera désormais des hommes, qui seront arrêtés prochainement en plus des bêtes si les vendeurs de moutons continuent de faire la sourde oreille, menace Marie Akpotrossou. Le président des vendeurs du marché de bétail de Tohouè, Arouna Moumouni, et la représentante des femmes, Djémilath Idohou, disent ne pas être contre la décision de leur déguerpissement prise par le gouvernement. Ils affirment même être prêts à l’instant pour partir. Seulement, ils plaident que l’Etat leur trouve un autre endroit dans la commune de Sèmè-Podji. Pour eux, le site de Zè est trop éloigné pour leurs clients dont la grande partie habite les régions de l’Ouémé-Plateau et le Nigeria. L’autorité préfectorale était accompagnée, pour la circonstance, des cadres techniques et administratifs de la préfecture de Porto-Novo ainsi que de ceux des directions départementales de l’Elevage et de la Police nationale de l’Ouémé.   Actualités 14 sept. 2021


Promotion des Pme au Bénin : Entre précarité et quête de prospérité
Alors qu’elles produisent plus de 40 % de la richesse nationale, les micro, petites et moyennes entreprises sont confrontées à des défis de restructuration et de survie, en dépit des instruments dédiés à leur compétitivité. Quelque 3 512 886 emplois sont créés par les micro, petites et moyennes entreprises (Mpme), tous secteurs d’activités confondus au Bénin, selon Alexandre Houédjoklounon, directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (Anpme). Qu’elles soient du secteur formel ou de l’informel, elles occupent 94,2 % des actifs et produisent plus de 40 % de la richesse nationale, poursuit-il. Ces chiffres révélés lors de la vingt-quatrième édition de la conférence périodique du ministère de l’Economie et des Finances en août dernier témoignent de la «contribution indéniable » des Mpme à la création d’emplois dans notre pays. Les travaux qui ont porté sur le thème « Déterminants de la pérennité des entreprises privées au Bénin, défis et perspectives », ont permis d’analyser les difficultés auxquelles sont confrontées ces entreprises qui sont pour un grand nombre dans l’informel. Il est à noter que 84,1 % des emplois créés proviennent des Unités de production informelles, si l’on s’en tient aux chiffres issus de l'Enquête régionale intégrée sur l'emploi et le secteur informel (Eri-Esi 2018) réalisée par l’ex-Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) avec l’appui technique de l’Observatoire économique et statistique d'Afrique subsaharienne (Afristat). De fait, ces emplois sont vulnérables avec de fortes disparités selon le niveau d’instruction et le milieu de résidence. Une certaine dynamique de croissance de la formalisation et de la création d’entreprises est enregistrée ces dernières années, grâce aux réformes Doing Business enclenchées. Le nombre d’entreprises formalisées est passé respectivement à 23 705 en 2018 puis à 26 658 l’année suivante, note l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex). Ces données sont toutefois loin de refléter la réalité sur les Mpme en matière de création d’entreprise au Bénin. Déjà, au 31 décembre 2018, 1 305 162 unités de production exerçaient dans le secteur informel, a révélé l’Eri-Esi. Limites des dispositifs Deux principaux instruments assurent la promotion des Pme au Bénin. L’Agence de développement de l’entreprenariat des jeunes (Adej) est un dispositif de mise en œuvre des programmes d’appui à l’entreprenariat en constituant des pépinières de Pme capables de créer de la valeur et d’offrir des opportunités d’emplois durables. Elle contribue à la préparation de la Pme via l’incubation, le mentorat et la capacitation des primo-entrepreneurs qui viennent de démarrer. L’Anpme, quant à elle, procède à l’identification et au diagnostic des Pme ainsi qu’à la facilitation au financement et aux marchés à travers l’accès à l’information et aux technologies, le coaching, le réseautage et le suivi. Comme acquis, indique son directeur, l’agence a réalisé un répertoire des Pme sur tout le territoire national et mis en place un dispositif d’intervention opérationnel et des partenariats divers avec l’écosystème des Pme. Malgré l’existence de ces dispositifs, les Mpme sont minées par des difficultés telles que le manque de synergie des actions en leur faveur, la superposition de structures ou cellules de projets avec des missions proches, voire similaires, l’insuffisance des ressources financières, la lourdeur administrative, diagnostique le Dg/Anpme. Les défis sont donc énormes pour améliorer l’environnement des activités des entreprises en vue d’une croissance durable de l’économie. Un meilleur financement de l’Anpme permettrait d’assurer l’accompagnement à une meilleure gouvernance des Mpme et la mise en place d’un système d’information comptable et financière fiable. En cela, soutient M. Houédjoklounon, la création et l’opérationnalisation du Fonds de développement des Mpme s’avèrent nécessaires à côté d’un environnement plus propice et incitatif à la formalisation des Mpme. La mise en place d’un programme de développement des entreprises au niveau local est aussi importante. Défis En matière de promotion des petites entreprises, c’est le fonds qui manque le plus. Il est question de faciliter l’accès au financement adapté à leurs activités et aux marchés publics et aux marchés régional et international, d’encadrer et de renforcer les capacités des porteurs d’initiative, managers et autres acteurs qui appuient les entreprises. En fait, les institutions de financement classiques se montrent frileuses dans l’octroi des crédits productifs, ne voulant prendre aucun risque, a fait remarquer Dr Nguéto Tiraïna Yambaye, directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) lors de son installation. S’il faut que les institutions de garantie se réinventent pour s'adapter aux nouveaux modèles économiques et aux besoins des promoteurs d’entreprises, conçoit-il, il est aussi impérieux que ces derniers renforcent leurs capacités en matière des techniques de montage des dossiers de crédit. Les entrepreneurs se plaignent des règles quelque peu rigides, des produits financiers peu diversifiés et des taux d’intérêt non adaptés. C’est le cas de Georgette Taraf, responsable d’une usine de transformation de cajou, qui fustige par ailleurs le système d’approvisionnement et la forte volatilité des prix des matières premières pour les unités de transformation. Le bien-être des entreprises passe aussi par la promotion du label béninois, à travers le quota à l’importation, la taxation à l’importation, la détaxe à l’exportation et la fiscalisation différenciée pour les produits fabriqués au Bénin, suggère Alexandre Houédjoklounon. Faire respecter la préférence nationale reste un défi pour l’accès des produits locaux aux marchés, analyse-t-il. Pour cela, il faudra privilégier la production pour la commande publique. Le directeur général de l’Anpme souligne que 50 % des commandes publiques d’une valeur inférieure à 10 millions devront revenir aux Pme locales ; les achats de mobiliers fabriqués localement devront représenter au moins 60 %. Il faudra également prioriser les produits locaux à 80 % dans les restaurants universitaires, les cantines scolaires, les casernes, 80 % au moins des produits d’entretien fabriqués localement, 80 % de fournitures de bureaux aux fournisseurs locaux. Par ailleurs, l’administration fiscale doit poursuivre les efforts pour une fiscalité de développement, tout en facilitant l’accès à la bonne information et en levant l’analphabétisme fiscal dans lequel végètent de nombreux promoteurs de Pme n

Encadre

Stratégie d’intervention La stratégie d’intervention de l’Anpme est déployée en fonction de la situation de l’entreprise. Le dispositif « Mpme (Nouveau) Départ » s’adresse aux entreprises au démarrage qui ont besoin d’incubateurs ou celles en difficulté qui nécessitent un plan de restructuration, explique M. Alexandre Houédjoklounon. Il aide également les entreprises du secteur informel ayant une forte capacité de production désireuses de migrer vers le secteur formel. Quant au dispositif « Pme Pro », poursuit-il, il vise à travailler au cœur des métiers, à développer les compétences métiers des Pme, tels que les processus de production, l’approvisionnement, le design. La bonne gouvernance est également de mise, ajoute-t-il. « Mpme Label » est le programme « normal » de l’Anpme sur des entreprises formelles à travers une série de services non financiers pour rendre crédible la Pme auprès des institutions de financement. « Mpme Elite » concerne toute entreprise à fort potentiel labélisée, potentiel champion national. L’Agence apporte l’aide nécessaire pour préparer l’entreprise à entrer à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). Elle peut également bénéficier d’un accompagnement volontaire basé sur un contrat de croissance. En plus de ces instruments, dix incubateurs, pépinières et hôtels d’entreprises (Iphe) sont prévus, notamment au profit des filières agricole et agroalimentaire, avec l’appui de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Ils devraient constituer l’arsenal infrastructurel et technique dans lequel les entreprises, quel que soit le stade de leur développement, trouveront les conditions optimales pour leur épanouissement et la bonne gouvernance.  
Actualités 14 sept. 2021


Probable augmentation du prix de la farine de blé: Un coup dur pour les consommateurs
Les consommateurs de pain, pâtes alimentaires et autres produits à base de blé ont des soucis à se faire. Le prix du blé pourrait connaitre une hausse dans les jours à venir. A la base de cette situation, des menaces sur les récoltes du blé dans les pays producteurs. Le blé, matière première pour la fabrication des pâtes alimentaires devrait connaitre une flambée les jours à venir. Des fabricants français de pâtes alimentaires alertent sur une pénurie à venir du blé dur, provoquée par des problèmes climatiques au Canada et en Europe. Le Canada, touché cet été par une vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle, est le premier pays producteur de blé dur, dont il représente à lui seul les deux tiers du commerce mondial. « Le dôme de chaleur qui a affecté le pays, devrait conduire à une récolte de moins de 4,2 millions de tonnes, soit 32 % de moins que la moyenne des cinq dernières années et près de 30% de moins que les prévisions», selon les chiffres publiés par un bureau statistique canadien. En cause, des pluies beaucoup trop abondantes en Europe et une sécheresse sans précédent au Canada, qui conduisent à une pénurie de blé dur et « à la flambée historique des prix mondiaux», indiquent d’autres sources documentaires. Entre la mi-juillet et la mi-août, le prix mondial de référence des blés durs a subi une augmentation historique de plus de 30 %. Une hausse qui pourrait encore fortement s’accélérer lorsque le Canada aura fini de récolter et confirmer une pénurie mondiale de blé dur, selon des industriels. Pour une tonne de blé dur, l'indice de prix calculé s'établissait déjà aux alentours de 326 euros en moyenne sur le mois de juillet, contre 305 euros au mois de juin et 293 euros au mois de mai. Au Bénin, la réalité est perceptible. Même si le blé est produit bien loin des terres africaines, il demeure très présent dans l’alimentation, notamment pour la fabrication de certains produits de grande consommation comme le pain et ses dérivés et les pâtes alimentaires. Inquiétudes Doit-on craindre une hausse des prix des produits à base de blé dur ? « Oui. Elle est inévitable vu la situation au niveau mondial et cela dès les semaines à venir », prévient un fabricant de pâtes alimentaires au Bénin contacté par notre rédaction. « La flamblée du blé au niveau mondial entraînera une hausse des prix des produits alimentaires à base de cette matière première, notamment les prix des pâtes alimentaires, du pain, des nouilles et autres produits fabriqués à partir du blé, qu’il soit blé dur ou blé tendre», poursuit notre source. Selon elle, « le Bénin ne produit pas de blé mais en importe. Les entreprises qui commercialisent ou fabriquent les pâtes alimentaires par exemple risquent de payer cher les produits finis (s’ils sont importateurs) ou de payer cher la matière première, le blé, pour ceux-là qui sont eux-mêmes fabricants de pâtes alimentaires, de nouilles, de pain». Conséquence, « cette hausse se répercutera sur le produit final et à l’achat, le consommateur paiera le produit cher à son tour», tranche notre interlocuteur. Si cet acteur à un niveau plus élevé perçoit déjà la menace et s’en inquiète, les acteurs au bas de l’échelle n’en savent presque rien. Aminou Konaté, 21 ans, tenancier d’une cafétéria au quartier Zogbo, continue de payer ses pâtes alimentaires au même prix. « Il n’y a même pas eu 5 F de plus sur le prix d’achat », confie son jeune frère en déchargeant un tricycle contenant des cartons de pâtes alimentaires. « Je n’ai pas entendu parler de hausse de prix pour le moment », reprend-il comme pour rassurer. Ange-Edgard Agbokou, boulanger à Houéyiho, est un peu plus avancé dans l’information. Il a suivi des informations sur des médias internationaux évoquant des difficultés dans des pays producteurs de blé. « J’ai entendu dire que les changements climatiques ont fait chuter les récoltes », explique-t-il. D’ici là, il n’exclut pas de renforcer son stock de farine de blé, histoire de moins ressentir le coup de la hausse en son temps. « Le dérèglement climatique met en danger le marché des pâtes alimentaires », alerte le Syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires (Sifpaf) et le Comité français de la semoulerie industrielle (Cfsi), dans un communiqué. A cela s'ajoute « une récolte insuffisante en Europe… réduisant fortement le potentiel utilisable de blé dur pour faire des pâtes alimentaires ». Les effets de la faible récolte canadienne devraient donc se ressentir au niveau mondial et conduire à une « flambée historique des prix mondiaux », apprend-on aussi. «On n'aura pas le choix, il faudra que le prix des pâtes augmente en linéaire », explique François Rouilly, un expert français consulté sur la question par des médias étrangers. Economie 13 sept. 2021


Excellence en milieu scolaire: Les meilleurs élèves aux examens nationaux formés
Un atelier de formation sur le leadership et a été lancé, ce samedi 11 septembre 2021 à Cotonou. Y ont pris part, les meilleurs élèves aux différents examens nationaux de l’année scolaire 2020-2021 des départements de l’Atlantique et du Littoral. Former vingt meilleurs candidats au Cep, Bepc et Bac des départements de l’Atlantique et du Littoral aux examens nationaux en leadership et entrepreneuriat, c’est le but de l’Atelier inclusif de leadership et d’entrepreuneurship (Aile). « L’objectif, c’est de leur permettre d’acquérir d’autres compétences en dehors de tout ce qu’on nous apprend de façon classique à l’école, notamment les valeurs d’un leader, comment choisir sa profession et comment développer son intelligence émotionnelle», a fait savoir Lhys Dègla, chargée de communication de la fondation Build Africa. Il est question de permettre aux élèves qui ont déjà la capacité intellectuelle nécessaire de la combiner avec la capacité émotionnelle afin de mieux affronter la vie active. Car, « il est scientifiquement démontré que ceux qui réussissent le plus ne sont pas ceux qui ont un quotient intellectuel très élevé mais c’est ceux qui ont un bon quotient émotionnel. Il faut donc pouvoir amener ces jeunes à concilier quotient intellectuel et quotient émotionnel pour mieux s’en sortir dans la vie active » a précisé Lhys Dègla.l’entrepreneuriat Trois thématiques ont meublé cet atelier. La première met l’accent sur le développement des valeurs d’un leader visionnaire. La deuxième porte sur l’orientation professionnelle et la troisième met en exergue l’intelligence émotionnelle, c’est-à-dire les valeurs à développer pour nouer de bonnes relations avec les autres en société. « Cet atelier a été très enrichissant pour chacun de nous. Il permettra, à nous bacheliers, d’être mieux orientés pour la suite de nos études universitaires », a précisé Josué Fréjus Godémé, premier du Bénin toutes séries confondues au Bac 2020-2021. Après l’atelier, les récipiendaires ont reçu leurs prix au cours de la soirée de l’excellence académique organisée pour la circonstance. Ils ont eu droit à des livres, des kits scolaires, des bons de formation au numérique, au digital, au stylisme, des produits cosmétiques naturels, etc. Lhys Dègla a tenu à préciser que les autres départements n’ont pas été exclus. « L’ambition aurait été de couvrir les douze départements, mais c’est un budget colossal que nous n’avons pas. Nous avons donc décidé de le faire de façon rotative, c’est-à-dire deux départements à la fois. Pour la prochaine édition, nous espérons avoir des appuis conséquents pour être en mesure de couvrir deux autres départements », a-t-elle conclu. Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Société 13 sept. 2021


Insécurité à Parakou: Trois présumés braqueurs abattus par la police
Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 septembre dernier, les éléments du commissariat de police du 3e arrondissement de Parakou ont mené une opération musclée au quartier Nima, derrière l’église du christianisme céleste. Bilan : trois présumés braqueurs abattus. Au détour d'une conférence de presse animée, vendredi 10 septembre à la direction départementale de la Police républicaine du Borgou, des précisions par rapport à l’intervention ont été apportées. La direction départementale de la Police républicaine du Borgou, à Parakou, a servi de cadre, vendredi 10 septembre dernier, à une conférence de presse. C’est pour préciser les tenants et les aboutissants de l’opération musclée menée dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 septembre dernier par les éléments du commissariat de police du 3e arrondissement de Parakou et qui a été fatale à trois présumés braqueurs, au quartier Nima. Selon le film de l’évènement tel que rapporté par le commissaire Ambroise Koffi Hounhouédo, du commissariat de police du 3e arrondissement, le jeudi 9 septembre tard dans la nuit, son équipe de patrouille a été alertée par la société " Gozem" du vol de l'une de ses motos Bajaj, suite à un braquage. Sous prétexte qu'il ne reconnaît plus exactement la voie qui mène vers sa destination, le client que le conducteur de l’engin a pris au carrefour '' Papinini'' pour le quartier Nima lui aurait demandé de faire demi-tour. Il se fera rejoindre par un complice, pour pouvoir l’attaquer et le déposséder de sa moto. Le conducteur a dû s’enfuir, avant d’alerter les responsables de la société. Ces derniers ont saisi la police. La moto étant dotée d’un dispositif de tracking (Gps), les recherches ont permis, poursuit le commissaire Ambroise Koffi Hounhouédo, de la localiser dans un domicile au quartier Nima. Des personnes interrogées dans ladite maison, par rapport à la provenance de la moto retrouvée, ont laissé entendre qu’elle a été ramenée par leur frère qui a fait un tour en ville. Mais, pour les nécessités de l'enquête, la police a préféré les garder, en mettant la maison sous surveillance. A en croire le commissaire, c’est au petit matin du vendredi vers 5 h 40 min que l'équipe de patrouille a été informée que trois personnes viennent d'y rentrer. Pour les arrêter, le dispositif d’intervention a été aussitôt mis en place. Mais sommés d'ouvrir la porte, ils n’ont pas cru devoir obtempérer. Ce qui a obligé les policiers à la défoncer pour accéder aux deux chambres de la maison. Au cours de la manœuvre, l’un des suspects a escaladé le mur par la douche pour s’enfuir. Poursuivi, il va chercher à se cacher dans des herbes, avant de dégainer son poignard, au moment où un policier tentait de l’interpeller. Il a finalement été neutralisé, en voulant arracher à l’agent son Akm. Ses deux autres compères s’étaient entre-temps cachés sur les plafonds. Alors que les policiers évoluaient à l'intérieur des chambres, l'un d'eux sauta du plafond avec un pistolet double canon de fabrication artisanale dont il était prêt à faire usage. Manque de pot pour lui, la riposte des policiers ne s’est pas fait attendre. Elle lui a été fatale tout comme au dernier qui a dû sortir de sa cachette, pour escalader le mur par l'arrière-cour, tenant une machette accrochée à la hanche. C’est au moment où il se préparait à la saisir que la police l’a descendu. La fouille effectuée sur leurs corps ainsi que la perquisition de la maison ont permis de retrouver du chanvre indien, un arrache clou, un marteau, des poignards, des gourdins, une musette militaire, une tenue militaire, la clé d’une moto neuve, des téléphones portables, etc. Informé, le procureur a ordonné que leurs dépouilles soient déposées à la morgue, en attendant la poursuite de l’enquête pour retrouver leurs éventuels complices. Pour le commissaire Alain Bamenou Sènignon, directeur départemental adjoint de la Police républicaine du Borgou, cette prouesse traduit l’engagement du directeur général de la Police républicaine (Dgpr), Soumaïla Yaya, et de ses collaborateurs, à en découdre avec les criminels. A cet effet, explique-t-il, un planning de patrouille a été établi par la direction départementale de la Police du Borgou, pour la quiétude des populations dans les zones rouges et difficiles d’accès, mal éclairées, les ghettos ou lieux de vente de produits illicites. Dans le cadre de la coproduction de la sécurité, il a invité les populations à collaborer avec les forces de l’ordre, pour démasquer les hors-la-loi qui perturbent leur quiétude. Société 13 sept. 2021


Journée africaine de la propriété intellectuelle: Le message de Shadiya Assouman aux acteurs de la créativité
A l’instar de la communauté africaine, le Bénin célèbre, ce lundi 13 septembre, la 22e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle. Occasion pour Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, de rappeler le rôle que joue la propriété intellectuelle dans le développement technologique. « Propriété intellectuelle, innovation et développement des entreprises en Afrique ». C’est le thème de la 22e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle. Dans son message, Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, a rappelé que la célébration de cette journée est marquée cette année par deux faits majeurs à savoir la persistance de la pandémie de la Covid-19 qui a des effets rémanents sur tout l’environnement économique et industriel et l’adoption par le conseil d’administration de l’organisation commune d’un mécanisme de financement des innovations technologiques de l’espace. Le signal positif donné, à travers le second fait majeur, en dépit des défis liés à la pandémie, précise-t-elle, est l’occasion pour les Etats, la société civile et les partenaires au développement de se rappeler l’un des défis majeurs du continent, celui de son développement technologique et économique. « C’est pourquoi, à l’instar de la communauté africaine, notre pays, membre de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) célèbre cette journée pour sensibiliser les inventeurs, les chercheurs, les autres acteurs de la créativité, les opérateurs économiques et les investisseurs potentiels, au rôle que jouent la propriété intellectuelle et l’innovation dans le développement technologique et celui des entreprises, et par conséquent, dans le développement socio-économique », a-t-elle noté. Moteur de croissance pour des entreprises innovantes De nombreuses études ont démontré que les plus grandes entreprises dans le monde sont celles qui ont fait de l’utilisation stratégique de la propriété intellectuelle et de celle de l’innovation, la pierre angulaire de leur développement et de leur compétitivité. Shadiya Assouman précise que le gouvernement, dans sa politique visant le développement socio-économique du Bénin, a fait de la création et du développement des entreprises un maillon essentiel dans la création des richesses et des emplois. C’est pour cela, explique-t-elle, qu’il ne ménage aucun effort pour encourager et accompagner toute initiative publique ou privée, dont le but est la création et le développement d’entreprises par l’utilisation stratégique et efficace de la propriété intellectuelle.«C’est dans cette perspective que l’Oapi, dans le cadre de sa mission d’accompagnement des Etats membres dans leur développement technologique et économique, va mettre en place des plateformes innovateurs/ entreprises en vue de permettre aux Pme/Pmi de ses Etats membres de disposer des innovations nécessaires à leur développement, leur compétitivité et leur croissance », fait-t-elle savoir. La ministre de l’Industrie et du Commerce encourage, par ailleurs, les inventeurs, les innovateurs, les centres de recherche, les universités et tous les autres acteurs de la créativité du Bénin, les opérateurs économiques, responsables des Pmi/Pme à participer activement à la mise en place de cette plateforme afin de donner une impulsion au développement d’entreprises au Bénin. Société 13 sept. 2021


Inhumation de l’ancienne première dame : Le Parlement rend hommage à l’ex-doyenne d’âge
« C’est avec beaucoup de tristesse et d’émotion que l’Assemblée nationale a appris la triste nouvelle du décès de Rose-Marie Honorine Vieyra Soglo, ex-première dame et ancienne députée à l’Assemblée nationale. Le rappel à Dieu de celle que nous appelions affectueusement «Maman», est une grande perte pour la nation béninoise qui vient d’être privée ainsi d’une femme d’Etat engagée, combative et aux convictions inébranlables, dont le parcours politique inspirera plusieurs générations de notre pays », a écrit dans le livre de condoléances le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Robert Gbian a présenté, en lieu et place du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou en mission hors du territoire, les sincères compassions de l’institution parlementaire à la famille Soglo qui pleure Rosine Vieyra Soglo décédée, le 25 juillet dernier, à l’âge de 87 ans. Les obsèques de l’ex-première dame du Bénin se sont déroulées samedi 11 septembre dernier à Cotonou. Mais avant, la huitième législature a tenu à rendre hommage à l’illustre disparue qui a été membre de l’Assemblée nationale dont six mandatures durant sur huit dont quatre en tant que doyenne d’âge. Pour le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Rose-Marie Honorine Vieyra Soglo a été une véritable amazone des temps modernes, une figure emblématique qui aura marqué de façon décisive, l’histoire récente du Bénin. « En témoigne son combat pour la justice, l’égalité et la démocratie ainsi que pour l’autonomisation et l’épanouissement de la gent féminine. Au nom de l’Assemblée nationale et de son président Louis Gbèhounou Vlavonou, j’adresse mes condoléances les plus attristées et ma profonde sympathie au président Nicéphore Dieudonné Soglo et ses enfants ainsi qu’à la famille biologique et politique de l’illustre disparue», a ajouté Robert Gbian. Il est entouré pour la circonstance de certains de ses collègues du bureau, des membres du cabinet du président de l’Assemblée nationale et des cadres de l’administration parlementaire. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale a effectué, jeudi 9 septembre dernier, le déplacement au domicile du couple Soglo à Cotonou avec une forte délégation. Les condoléances du Parlement à Feue Rosine Vieyra Soglo ont été reçues par l’ancien président de la République, Nicéphore Soglo en présence de son fils Galiou   Actualités 13 sept. 2021


Inhumation de l’ancienne première dame: L’adieu du Bénin à Rosine Vieyra Soglo
Décédée dimanche 25 juillet 2021 dans sa 87e année, l’ancienne première dame, l’honorable Rosine Vieyra Soglo, a reçu le «dernier adieu », communément appelé absoute, de l’Eglise catholique romaine. Mgr Eugène Houndékon, évêque d’Abomey, a présidé samedi 11 septembre dernier à l’espace Vidolé à Cotonou, cet office religieux empreint d’hommages à l’endroit de la défunte. Prédication, invocations, aspersion d’eau bénite et encensement du corps aux fins de l’honorer. C’est la quintessence de cette dernière prière de la liturgie des défunts, prévue dans les rites de l’Eglise catholique romaine, qui a été conduite par Mgr Eugène Houndékon, évêque d’Abomey, porte-parole de la Conférence épiscopale du Bénin. A cette occasion, un parterre de personnalités, sympathisants et amis ont pris d’assaut le siège de Vidolé ce samedi 11 septembre à Cotonou, pour rendre hommage à une femme politiquement engagée, un modèle, une mère, un parent tout court. Chacun s’est donné une raison pour vaincre la peur de la pandémie du coronavirus afin d’honorer ce rendez-vous du « dernier adieu ». Pour la mémoire de Rosine Vieyra Soglo, effectuer ce déplacement était un impératif. « Nous avons été dépêchés par le président Faure Gnassingbé à la tête d’une délégation pour apporter le soutien, la solidarité, la compassion de l’ensemble du peuple togolais… », a déclaré Lamadokou Kossi, ministre togolais de la Culture et du Tourisme, avant d’ajouter: « Le sentiment qui nous anime, est celui du regret d’une si grande perte pour le Bénin et l’Afrique, parce que la personnalité de Mme Rosine Soglo est très connue de nous tous, et ses œuvres, ses actions vont au-delà du territoire béninois ». Sous des tentes aménagées pour la circonstance, sont installées des chaises de couleur blanche comme pour symboliser la pureté du cœur de l’illustre disparue. Les invités sont tout aussi de blanc vêtus pour la plupart, avec un foulard en rayures, rouge clair, frappé du blanc. Même dame nature sera clémente en cette saison pluvieuse. Pas une goutte de pluie. En respect des gestes barrières, une partie des invités suivra l’office religieux sur des écrans géants posés de part et d’autre dans la grande cour. De l’autre côté de la clôture, une petite cour abrite la cérémonie proprement dite. Aux premières loges, l’ancien président Nicéphore Dieudonné Soglo, époux de la défunte, et son hôte de marque, l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo. Sous cette tente, on pourrait identifier le président du parti Union progressiste, Bruno Amoussou, le professeur Paulin Hountondji, l’ancien ministre Pierre Osho, le député Nazaire Sado et autres personnalités de la vie socio-économique et politique du Bénin. « Je me dois d’être là aujourd’hui, un jour inoubliable pour tout le Bénin. Avec cette dame j’ai passé huit ans à l’Assemblée nationale. Elle a été présidente de mon groupe parlementaire pendant huit ans. Je n’ai pas pu passer signer le livre de condoléances et j’ai donc tenu à venir lui rendre un dernier hommage. J’en suis très content», a confié le député Nazaire Sado de la 23e circonscription électorale. Au terme du culte, place sera faite aux différents messages d’hommage. L’un des plus émouvants est celui du fils aîné, Léhady Soglo, qui a fait couler des larmes à nombre d’invités. « Ton héritage te survivra. Ma chère Maman. Toi qui m’as conduit dans ce monde, moi ton premier né, j’aurais dû être là pour te conduire à ta dernière demeure. Je n’éprouve aucune rancune, aucune amertume. Cette épreuve est la volonté de Dieu…». C’est presque sur cette note de tristesse qu’il conclut son adresse, diffusée au titre des hommages. Et à son frère Ganiou de lui répondre: «Léhady, tu as été digne, tu l’as toujours été. Je t’envoie tout mon amour ainsi qu’à toute ta famille. Un jour, tu viendras honorer ta mère sur la terre de nos ancêtres ». Il faut dire que le président Nicéphore Dieudonné Soglo est resté joyeux tout au long de la célébration. On pouvait le surprendre en train d’esquisser quelques pas de danse sous le chant de la chorale. A la fin des hommages, l’inhumation sera faite dans l’intimité familiale. Actualités 13 sept. 2021


Saison des pluies et paludisme: Aucune couche n’est à l’abri
Le paludisme tue. Cette réalité est connue de tous. La période des pluies est davantage propice au développement du parasite, vecteur de la maladie. A chaque saison des pluies, chaque famille doit donc renforcer les mesures pour se prémunir. Qu’elles soient abondantes ou peu, les pluies exacerbent souvent la menace du paludisme en Afrique. Le Bénin connaît lui aussi les affres de cette maladie à chaque saison des pluies. La toute dernière vient de faire ses victimes. Akoko Dorothée Kindé Gazard, ancienne ministre de la Santé et professeur titulaire de parasitologie-mycologie au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu), décrit le lien entre les différents facteurs et êtres concernés par la maladie. « Il existe une relation entre le climat et le paludisme notamment la pluie, l'humidité et la température. Le paludisme, met en présence trois êtres vivants : l'homme, le parasite et l'insecte vecteur ou anophèle femelle », précise-t-elle. L’eau, source de vie est aussi source de maladies et parfois même de mort en temps de pluies. « L'anophèle a besoin d'eau dans laquelle elle pond ses œufs qui vont se transformer en larves puis en moustiques adultes », explique-t-elle. L’homme en paye souvent le prix fort, au regard de ses relations avec la nature. « Lorsque les moustiques sont infestés par le parasite, ils transmettent la maladie à l'homme. La saison pluvieuse est la période de transmission par excellence du paludisme », poursuit-elle. Les enfants et femmes enceintes, proies faciles Premières cibles du paludisme simple ou grave, les enfants de moins de cinq ans y sont doublement exposés. « Il suffit de se rendre dans les services de pédiatrie pour voir les nombreux enfants alités, anémiés ou dans le coma (neuro-paludisme), du fait du paludisme. A cet âge, ils n'ont pas encore développé leur immunité contre la maladie. Immunité qui n'est d'ailleurs pas stable ni définitive. Ils développeront progressivement les anticorps avec l'âge. Donc à chaque période de transmission, ils peuvent faire la maladie », développe le professeur titulaire de parasitologie-mycologie. Le stress du personnel soignant dans les formations sanitaires, en période de pluie notamment en dit long sur leur peine à sauver la couche infantile en détresse, du fait du paludisme. La pléthore de cas les déboussole. « C’est la course pour trouver du sang, car les enfants sont très anémiés et il faut les transfuser. Ces enfants meurent, faute de sang. Le personnel est déboussolé par ces décès », se désole-t-elle. Le Littoral et le Borgou figurent parmi les départements fortement touchés. Il ressort que les enfants de moins de cinq ans ont souffert « du paludisme dans des proportions respectives de 75,76 % et 96,5 % dans ces deux départements en 2020, révèle-t-elle, faisant référence à une étude du professeur Ogouyémi Hounto et ses collaborateurs. Les femmes enceintes n’y sont pas moins vulnérables. « Les risques sont les mêmes surtout pour les populations fragiles ayant une baisse de l'immunité comme la femme enceinte, deuxième cible du paludisme », se désole l’ancienne ministre de la Santé. Au demeurant, le parasite, vecteur du paludisme, ne fait de cadeau à aucune couche sociale. «Dans tous les cas, tout le monde doit se protéger en cette période et éviter surtout les piqûres de moustiques en dormant sous une moustiquaire imprégnée, en utilisant des répulsifs… », préconise-t-elle. Toutes les périodes s’y prêtent A ces consignes, elle ajoute le recours aux soignants en cas de symptômes : « Les populations doivent se présenter dans une formation sanitaire dès l'apparition des signes de la maladie. Nous conseillons surtout la prévention. Il faut dormir sous une moustiquaire imprégnée chaque nuit et toutes les nuits ». Ces recommandations sont à prendre au sérieux, car toutes les périodes sont propices à la maladie. « Le paludisme peut sévir tout au long de l’année dans une région donnée. C’est ce que nous constatons souvent dans la région du sud. Il peut également sévir sur une partie de l’année (trois à quatre mois), notamment pendant la saison pluvieuse », souligne-t-elle. Le paludisme représente une grande menace de santé publique en Afrique. Aucune solution définitive n’a pu être encore trouvée à ce jour contre cette endémie. On comprend alors l’alerte du professeur Akoko Dorothée Kindé Gazard, dans une interview accordée à notre journal, lundi 26 avril 2021, à l’occasion de la 21e journée mondiale contre le paludisme. Pour elle, il n’est pas question de baisser la garde, sous prétexte de la Covid-19. Entre 2006 et 2010, le paludisme était la première cause d’hospitalisation au Bénin. Plus de dix ans après, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) assure que l’objectif zéro cas est presque atteint dans le monde. Du chemin a été donc parcouru après une décennie d’engagement contre le fléau à l’échelle internationale. Cette détermination doit rester intacte en vue d’un bilan élogieux à l'échéance des Odd. En la matière, le Bénin a encore beaucoup à faire pour assainir ses zones humides et inondables. Société 10 sept. 2021


Animation de la vie politique : Peu d’engouement malgré le financement public des partis
Si ce n’est en période électorale, il est rare de voir les partis politiques animer véritablement la vie politique comme l’imposent les dispositions légales en vigueur. Même la mise en œuvre du financement public des partis politiques n’y change pas grand-chose. Silence radio des leaders des partis politiques sur l’actualité nationale. Et pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent. Viols récurrents sur mineures, déguerpissements des populations des abords des trottoirs, délogement des habitants de Xwlacodji, opérations du Bénin sur le marché financier international… la liste des sujets qui attendent les avis des formations politiques est longue. Surtout pour un gouvernement engagé dans des réformes profondes sur plusieurs plans, il était logique d’attendre que les partis politiques, aussi bien de la mouvance que de l’opposition, montent au créneau pour faire savoir leurs positions et qu’ils aillent aussi vers les populations. Même sur l’épineuse question de la vaccination contre la Covid-19, ils sont à peine trois partis politiques à organiser quelques actions pour sensibiliser leurs militants. La plupart se limitent à des visuels graphiques diffusés sur les réseaux sociaux. Une option qui ne permet pas à la grande masse de bien comprendre les décisions du gouvernement. Ce qui pourrait laisser croire que les partis optent pour la facilité plutôt que d’organiser de véritables campagnes de mobilisation et de sensibilisation. Même sur leurs projets de société, c’est le calme plat. Difficile, voire impossible de connaître au moins les grandes lignes des projets comme le recommande la Charte des partis politiques. Des actions sporadiques C’est seulement en période électorale, soit quelques mois avant les scrutins, que des mobilisations se font constater au niveau des différentes localités à travers les meetings, l’assistance à diverses couches sociales, l’organisation de diverses compétitions, etc. Toutefois, quelques actions sporadiques s’observent à certains niveaux. C’est le cas des formations politiques comme le Parti du renouveau démocratique et le Bloc républicain qui organisent des universités de vacances. Le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin, pour sa part, mène des actions ciblées comme l’hommage à l’artiste Gbèmanwonmèdé en région Agonlin le 28 août dernier. De son côté, l’Union progressiste avait démarré récemment une compétition de football mais qui a été écourtée en respect des dispositions de l’arrêté interministériel en date du 25 août 2021 portant suspension des activités à caractère culturel, sportif et festif. Quid de la Charte ? Selon l’article 2 de la loi 2019 – 41 modifiant et complétant la loi n° 2018-23 du 17 septembre 2018 portant Charte des partis politiques en République du Bénin, « les partis politiques sont des groupes de citoyens partageant des idées, des opinions et des intérêts communs et qui s’associent dans une organisation ayant pour objectif de conquérir et d’exercer le pouvoir et de mettre en œuvre un projet politique… ». Projet politique souvent inconnu des militants et électeurs. Cette même loi en son article 7 garantit la liberté d’expression aux partis politiques. « Les partis politiques peuvent exprimer leurs opinions sur toute question d’intérêt local, national ou international », stipule la loi qui offre le maximum de protection aux leaders dans l’animation de la vie politique, y compris l’accès aux médias de service public. L’opposition aussi Dans une certaine mesure, le silence des partis soutenant les actions du gouvernement peut se comprendre. Dans le fond et dans la forme, ils ne pourront que soutenir, sauf circonstances particulières, les décisions de l’Exécutif. Encore qu’il faille bien que ces décisions jugées bonnes soient portées à la connaissance des populations qui en sont bénéficiaires. Un rôle que les partis politiques proches de la Rupture devraient jouer. Mais l’Opposition, elle, répond aux abonnés absents sur tous les sujets. En dehors de la stratégie de mise en place d’un cadre de concertation, le chef de file de l’Opposition, encore moins les responsables des autres partis de ce camp, n’interviennent pas pour mettre fin à la sécheresse dans l’animation de la vie politique. Une situation bien surprenante car Paul Hounkpè et autres ont normalement pour objectif de «conquérir et de gérer le pouvoir ». Une chose est certaine, ce n’est pas dans le silence constaté actuellement qu’ils y parviendront. Malgré le financement ! Le gouvernement de la Rupture a pleinement assumé sa partition pour que la vie politique soit animée par les acteurs concernés. Le cadre légal ainsi que les avantages devant leur permettre de répondre à cette exigence de la loi leur sont offerts. En dehors de la protection, des ressources financières publiques sont mises à la disposition du Bloc républicain, de l’Union progressiste et des Forces cauris pour un Bénin émergent conformément à la Constitution, à la Charte des partis politiques et à la loi 2019 – 44 du 15 novembre 2019 portant financement public des partis politiques en République du Bénin. Selon l’article 5 de la Constitution, « L'Etat concourt au financement des partis politiques aux conditions fixées par la loi. Le montant alloué à cette fin ne peut diminuer d'un exercice budgétaire à un autre. Toutefois, en cas de diminution des ressources propres du budget général de I'Etat, I ’allocation pourra être réduite dans les mêmes proportions ». L’article 5 de la loi sur le financement précise clairement les fins auxquelles les ressources sont destinées : « Le financement public des partis politiques concourt, entre autres : au fonctionnement des partis, à la promotion de leur programme politique, à leur participation aux consultations électorales, à la formation de leurs militants, à l'éducation civique et politique de leurs membres et des citoyens en général ». Mieux, à travers le décret 2020-362 du 22 juillet 2020 portant financement des partis politiques, une somme de 1,5 milliard F Cfa a été débloquée en faveur de l’Up, du Br et des Fcbe pour les deux derniers trimestres de l’année 2020. Chacun de ses partis a d’ailleurs encaissé depuis le 22 janvier 2020 la totalité de ce qui lui revient. Sauf que l’animation sur le terrain tarde à se faire sentir malgré ce financement. L’argument « Covid » Le prétexte tout trouvé pour justifier le désert concernant l’animation de la vie politique, c’est la Covid-19. Avec les restrictions imposées par le gouvernement pour contenir la pandémie, il est impossible pour les acteurs politiques d’organiser de grands rassemblements. « … Les mesures ci-après sont réactivées et/ou instituées pour renforcer la lutte contre la Covid-19 : … interdiction de rassemblements festifs dans les endroits publics, y compris les plages ; interdiction de rassemblements festifs dans les endroits publics, y compris les plages ; interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes ». Certes, les rassemblements politiques ne sont pas cités puisqu’ils n’existaient presque pas, mais ils sont certainement concernés par les mesures. Cependant, plusieurs autres moyens s’offrent aux partis politiques. Entre autres, la limitation des effectifs, l’organisation des rassemblements au niveau local, etc. Mais il va falloir attendre longtemps pour voir une telle détermination. Actualités 10 sept. 2021


830 - 1560