La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Débordement du fleuve Mono: Au moins trois communes en proie aux inondations
Athiémé n’est plus la seule commune où le fleuve Mono déborde dans des concessions et exploitations agricoles. L’inondation touche aussi plusieurs autres communes telles que Grand-Popo dans le département du Mono et Dogbo dans le Couffo. Dogbo et Grand-Popo rejoignent Athiémé sur la liste des communes touchées par le débordement du fleuve Mono. A Dogbo dans le département du Couffo, ce sont des villages de l’arrondissement de Dévé, notamment le village de Tchangba, qui sont en train de subir le diktat des eaux. Plusieurs exploitations agricoles et concessions y sont sous l’eau. Les populations sinistrées ont reçu, mardi dernier, la visite du maire de la commune, Magloire Agossou. Ce dernier est allé assister les populations sinistrées et faire le constat. Par contre, dans le département du Mono, si le sinistre que provoque la sortie cyclique du fleuve de son lit à Athiémé défraie la chronique, il y a d’autres communes qui sont aussi touchées par les inondations. C’est le cas de Grand-Popo et de Comé dans une moindre mesure. A Grand-Popo, cinq arrondissements sur sept sont submergés. Il s’agit d’Adjaha, d’Avloh, de Djanglanmey, de Sazoué, et de Grand-Popo centre. Agoué et Gbéhoué sont les arrondissements épargnés pour le moment. Dans la commune, le fleuve a atteint, hier, 2,05 m de hauteur contre un seuil critique de 1,85 m relevé, samedi dernier, où le pluviomètre a marqué 7m au niveau d’Athiémé. Grand-Popo et Athiémé qui, ajoutées à Dogbo, portent à au moins trois les communes touchées par le débordement du fleuve Mono n’ont pas le même relief par rapport au lit d’écoulement du fleuve. Relativement aux dégâts matériels, ils sont considérables à Grand-Popo comme à Athiémé, selon des témoins. Entre autres, dans la commune des bois blancs où le sinistre est criant, les activités économiques au niveau de la berge, encore appelée l’ancien port, sont suspendues, la berge étant fermée aux visiteurs à l’aide de chicanes. Sur le plan communal, les inondations ne se limitent plus aux exploitations agricoles. Les eaux fluviales entrent dans les habitations contraignant les occupants à vivre les pieds dans l’eau. Seulement que l'ampleur dans les milieux de vie ne serait pas ce qu'elle est si l’embouchure d’Avlo était maintenue fermée. Société 10 sept. 2021


Audience au médiateur de la République: Pascal Essou et les Pays-Bas explorent des pistes de partenariat
Le médiateur de la République, Pascal Essou, a reçu en audience ce jeudi 9 septembre, à son cabinet à Porto-Novo, l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, To Tjoelker-Kleve, avec qui il s’est entretenu notamment sur la possibilité de réactiver le partenariat existant par le passé entre leurs deux structures. Les deux personnalités ont exprimé leur souhait d’approfondir ensemble les pistes de coopération dans l’intérêt du Bénin. Cette rencontre, la première entre Pascal Essou et son hôte, a été une occasion pour les deux de se connaitre. Elle a permis à la diplomate hollandaise de présenter de vive voix ses félicitations au médiateur de la République pour sa brillante nomination en mai dernier. To Tjoelker-Kleve se dit admirative des efforts du médiateur de la République dans le sens du renforcement de la paix, de la cohésion sociale et de la consolidation d’une bonne ambiance au Bénin. Elle a insisté dans ce cadre qu’il est important que tous les jeunes soient impliqués dans le développement du Bénin. «Si on veut un Bénin pacifié et positif, il est nécessaire que les jeunes prennent part au développement. Il faut leur donner les outils et la chance de se développer», a fait savoir l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin. Selon elle, c’est à ce travail que s’attèle depuis des lustres la Hollande au Bénin à travers notamment l’encadrement des jeunes agriculteurs, producteurs et autres. Ce qui permet aux jeunes bénéficiaires des projets néerlandais de se prendre en charge et de gagner leur vie. To Tjoelker-Kleve note que cette vision de la coopération néerlandaise au Bénin rejoint celle du médiateur de la République qui œuvre pour une jeunesse béninoise pacifiée et positive. Les jeunes peuvent beaucoup apporter dans le cadre d’un changement positif du Bénin notamment sur les plans politique, social et économique, insiste-t-elle. To Tjoelker-Kleve a précisé qu’en dehors du secteur de l’entrepreunariat et de l’autonomisation des jeunes, son pays appuie également le Bénin dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la santé de reproduction.   Actualités 10 sept. 2021


Journée internationale de l’alphabétisation:  Plus d’engagement pour une éducation multilingue
L’alphabétisation est un facteur de développement durable. C’est ce qu’a fait comprendre Yves Kouaro Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle à l’occasion de la 56e Journée internationale de l’Alphabétisation. Tout en rappelant l’importance de l’alphabétisation, il invite chaque acteur à plus d’engagement afin de gagner le pari d’une éducation multilingue basée sur les technologies dans le contexte de la pandémie de Covid-19. « L’alphabétisation pour une reprise axée sur l’humain: réduire la fracture numérique ». C’est le thème de la 56e édition de la Journée internationale de l’Alphabétisation. Dans ce cadre, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Yves Kouaro Chabi, a fait savoir que l’alphabétisation, au-delà de son importance inhérente en tant qu’élément du droit à l’éducation, permet à l’individu de s’émanciper et d’améliorer ses conditions de vie en lui procurant plus de capacités à choisir un type de vie qui pourrait lui convenir. Il revient sur le Programme d’action du gouvernement, en son Axe 5 qui stipule que: « Les ambitions actuelles du développement et les réformes éducatives exigent une meilleure organisation et l’arrimage du sous-secteur de l’alphabétisation au système éducatif formel afin de lui donner toutes les prérogatives concourant à l’élimination de l’analphabétisme ». A cet effet, explique-t-il, son département ministériel s’est engagé dans la promotion d’une éducation de développement en adéquation avec le Plan sectoriel de l’éducation qui vise l’accès équitable aux programmes d’alphabétisation, l’arrimage de l’alphabétisation à la formation professionnelle, l’amélioration de la qualité des ressources humaines, des programmes et curricula ainsi que du système de suivi- évaluation sans oublier l’amélioration du pilotage et de la gestion du sous-secteur. Dès lors, l’éducation constitue au Bénin, ajoute-t-il, l’un des leviers sur lesquels le gouvernement compte agir pour le décollage socioéconomique du capital humain. Ceci se traduira, poursuit-il, par une forme de mutualisation des programmes d’alphabétisation avec ceux de l’enseignement technique et de la formation professionnelle dans le but d’améliorer les compétences professionnelles des enseignants et des maitres artisans à l’aide d’outils performants pour une meilleure adéquation des actions de formation avec les besoins du monde économique. Importance Yves Kouaro Chabi souligne que cette journée est une occasion pour examiner la façon dont l’alphabétisation peut contribuer à bâtir un fondement solide pour l’épanouissement de l’homme, en mettant en avant les interactions entre l’alphabétisation et les compétences numériques dont ont besoin les jeunes et les adultes non alphabétisés. Elle va amener également à explorer les facteurs qui permettent de concevoir une alphabétisation fondée sur la technologie inclusive et utile afin de ne laisser personne de côté. Aussi, cette journée constituera-t-elle l’occasion de réinventer l’avenir de l’enseignement et de l’apprentissage dans le domaine de l’alphabétisation tout en tenant compte du contexte de la pandémie de coronavirus. « Pour cela, il sera question de réfléchir et de discuter de la conception des pédagogies liées aux enseignements/apprentissages. Un accent sera également mis sur l’analyse du rôle des éducateurs, des systèmes de gouvernance ainsi que les mesures efficaces susceptibles de soutenir l’apprentissage tout en visant l’atteinte de l’Objectif de développement durable N° 4 qui mentionne que l’alphabétisation fait partie intégrante de l’éducation et de l’apprentissage tout au long de la vie», a-t-il indiqué. Actions du gouvernement Le gouvernement, quant à lui, accorde une attention particulière à l’atténuation de l’impact de la crise de Covid-19 sur l’alphabétisation en encourageant le développement des pédagogies et des méthodes adaptées au contexte de cette crise. L’autorité ministérielle en veut pour preuve la mise en place de la plateforme de la bibliothèque numérique en langues nationales, le référentiel intégré de l’alphabétisation à la formation professionnelle en lien avec le numérique, la réalisation des modules de formation multimédia et la traduction en langues nationales des modules de formation en électricité. Il a saisi l’occasion pour féliciter tous les acteurs à divers niveaux, qui ne cessent de consentir des sacrifices pour alphabétiser les compatriotes dans les langues nationales. Education 09 sept. 2021


Impact économique du mauvais assainissement: Le Bénin perd 52 milliards F Cfa
Dans un récent rapport, le Programme eau et assainissement a révélé l’impact économique d’un mauvais assainissement dans les pays d’Afrique. Pour le compte du Bénin, le pays perd environ cinquante-deux milliards de francs Cfa pour défaut d’assainissement. « Le Bénin perd 52 milliards de francs Cfa chaque année à cause d’un mauvais assainissement ». C’est le constat que fait le Programme eau et assainissement dans une étude documentaire. Cette somme, précise le rapport, est équivalente à 12 dollars Us par personne au Bénin et par an, ou 1,5 % du Pib national. Ledit rapport explique que 2,5 millions de Béninois utilisent des latrines insalubres ou partagées. 5,2 millions n’ont pas de latrines du tout et font leurs besoins en plein air. Le quintile le plus pauvre est 25 fois plus susceptible de pratiquer la défécation en plein air que le plus riche… « La défécation en plein air coûte au Bénin plus de 75 millions de dollars Us par an. Pourtant, l’élimination de cette pratique nécessiterait la construction et l’usage de moins d’un million de latrines », détaille le rapport du Programme eau et assainissement. Chaque personne pratiquant la défécation en plein air passe presque 2,5 jours par an à trouver un endroit isolé pour déféquer, ce qui conduit à de grandes pertes économiques estimées à 21 millions de dollars Us en temps d’accès chaque année. Ce coût pèse disproportionnellement sur les femmes qui sont pourvoyeuses de soins et qui peuvent passer plus de temps à s’occuper des jeunes enfants, des parents malades ou des personnes âgées, selon le Programme eau et assainissement. Le rapport évoque aussi une perte de 79 millions de dollars Us chaque année à cause de la mort prématurée d’environ 7 000 Béninois. Il s’agit notamment de 4 300 enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année de diarrhée. Lesquels décès sont à presque 90 % directement attribués à l’impureté de l’eau et au manque d’assainissement et d’hygiène. Il est utile de rappeler que le mauvais assainissement est un facteur contributif, de par son impact sur les taux de malnutrition, aux autres causes principales de mortalité infantile, notamment le paludisme, les maladies respiratoires graves et la rougeole. Le temps où l’on est absent au travail ou à l’école à cause de la diarrhée, le temps passé à se faire soigner au centre de santé ou à l’hôpital et celui passé à s’occuper des enfants de moins de 5 ans souffrant de diarrhée ou d’autres maladies attribuables à un mauvais assainissement sont évalués à 0,7 million de dollars Us chaque année à cause des pertes de productivité pendant la maladie ou l’accès aux soins de santé. « 3,1 millions de dollars Us sont dépensés chaque année en soins de santé directement et indirectement à cause de la malnutrition et ses conséquences liées à d’autres maladies telles que les infections respiratoires et le paludisme, toutes les maladies diarrhéiques qui constituent la cause principale de morbidité. Les coûts associés à la recherche de soins de santé incluent la consultation, les médicaments, le transport et, dans certains cas, l’hospitalisation, ce qui est un fardeau sur les dépenses des ménages et du gouvernement », détaille le rapport Water and sanitation program (Wsp). Les ménages pauvres paient un lourd tribut Le poids économique d’un mauvais assainissement pèse plus sur les pauvres, comme le précise si bien ce document des spécialistes. Selon le rapport la défécation en plein air coûte plus qu’une toilette fixe, et la contamination de l’environnement par les selles est la cause profonde d’une moyenne annuelle de 475 cas de choléra affectant le Bénin. Ainsi, les implications économiques d’une flambée de choléra vont au-delà de la réaction du système de santé auxquelles on ajoute des coûts liés à la perte de productivité et aux décès prématurés, détournant ainsi les dépenses pour d’autres articles essentiels et conduisant à des pertes en termes de commerce et de revenu provenant du tourisme. Au Bénin, les coûts annuels des funérailles liées à l’assainissement sont estimés à 0,9 million de dollars US, selon le rapport Wsp. Relativement à la pollution des eaux, il indique que l’impact adverse du rejet dangereux des matières fécales dans les ressources en eau n’est pas inclus dans l’estimation du coût d’autant que les chiffres ne sont pas disponibles pour l’Afrique. Et d’ajouter aux coûts relatifs au mauvais assainissement les effets qu’ont ces rejets dangereux sur la fourniture en eau potable, la distribution d’eau, les coûts du traitement pour la consommation et sur d’autres usages domestiques. Le projet de loi sur l’hygiène publique au Bénin innove Le Bénin se prépare à se doter d’une nouvelle loi sur l’hygiène publique. Beaucoup d’innovations sont contenues dans ce projet de loi en attente d’être voté. Selon Yadjidé Adissoda Gbèdo, ingénieur eau et assainissement, la responsabilisation des communes dans la prise en compte des questions d’hygiène et d’assainissement figure dans les dispositions de ladite loi, ce que l’ancien code n’avait pas abordé. Elle confirme que le vote permettra aux communes de mieux exercer leur rôle de maîtrise d’ouvrage en matière d’hygiène et d’assainissement, conformément aux lois sur la décentralisation. « En ce temps où le monde entier est secoué par la Covid-19, le vote de ce projet de loi va rendre fonctionnelle, plus légitime, plus forte la police sanitaire, dans l’exercice de ses fonctions. Cette police sanitaire si elle était vraiment fonctionnelle, aiderait au respect des mesures d’hygiène et à la sensibilisation sur la Covid-19 », explique Mme Gbèdo. Mieux, elle ajoute que cette nouvelle loi contribuera au repositionnement du Bénin parmi les pays qui, dans la sous-région, priorisent l’hygiène et l’assainissement. Elle contribuera aussi aux résultats tangibles dans l’atteinte des Objectifs de développement durable 6.2. Car la priorisation de l’hygiène et de l’assainissement au Bénin aura pour résultat positif le financement du sous-secteur et le relèvement de son profil institutionnel. Le respect effectif des règles d’hygiène et d’assainissement au sein de la communauté et dans les lieux publics, la réduction des maladies liées à l’insalubrité et au péril fécal… sont autant d’innovations contenues dans la proposition de loi sur l’hygiène publique. Environnement 09 sept. 2021


Au sujet de la vaccination contre la Covid-19: « Les agents de santé ne sont pas perçus comme une mauvaise cible »
Les réactions de certains acteurs du monde syndical face à l’obligation faite aux agents de santé de se faire vacciner contre le Covid-19 ne cadrent pas avec la logique du pouvoir exécutif. La lecture à avoir de l’option faite par le gouvernement a été rappelée par le porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 8 septembre. L’obligation de la vaccination pour les personnels de santé est remise en cause par un syndicat des travailleurs du domaine. Le gouvernement ne voit pas d’un bon œil cette position et s’en défend. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres, s’est prononcé sur le sujet. Selon ses explications, ces acteurs du monde syndical qui d’ailleurs ne sont plus en activité ne devraient pas empêcher leurs collègues en fonction d’aller se faire vacciner. La démarche du gouvernement est d’assurer la continuité du service public dans le domaine de la santé. Raison pour laquelle, les agents de santé doivent être présents pour servir la population, au regard de l’engouement qui se note dans les centres de vaccination. Il n’est pas concevable que ceux-ci n’y soient pas alors que les populations se déplacent pour prendre leurs doses. L’engouement dans les centres de vaccination est tel que les agents de santé sont astreints à l’obligation de se faire vacciner. Le porte-parole du gouvernement fait en tout cas savoir auxdits syndicalistes que « le temps n’est pas à empêcher ou distraire leurs collègues d’aller se faire vacciner». Au contraire, soutient-il, il faut faire ensemble front contre la pandémie. D’ailleurs, rectifie-t-il, les agents de santé ne sont pas perçus comme une mauvaise cible. Parce qu’ils sont très importants dans le dispositif de prévention et de prise en charge, obligation leur est faite de se faire vacciner afin d’assurer la continuité du service. Actualités 09 sept. 2021


50es Championnats du monde de pétanque : Un boulodrome international pour abriter l’évènement
En prélude à la 50e édition des championnats du monde de pétanque que le Bénin s’apprête à abriter, le Conseil des ministres a marqué son accord, mercredi 8 septembre, pour la construction d’un boulodrome. L’infrastructure de 2500 places avec des aires annexes de distraction sera érigée dans la commune d’Abomey-Calavi. Le Bénin abrite en 2022, la 50e édition des championnats du monde de pétanque. Dans la perspective de l’évènement, le gouvernement, au cours du conseil des ministres de ce mercredi 8 septembre, a validé le projet de construction et d’équipement d’un boulodrome international à Abomey-Calavi. « Le gouvernement a décidé de doter notre pays d’infrastructures conformes aux standards internationaux avec la construction d’un boulodrome de 2500 places intégrant des aires annexes de distraction», précise le relevé du Conseil des ministres. A cet effet, un cabinet d’architecture spécial en mesure de livrer un travail de qualité dans les délais prescrits a été identifié. Le gouvernement souhaite que ce cabinet réalise une conception architecturale à la hauteur du projet ainsi que des ouvrages répondant aux impératifs de sécurité, de fonctionnalité des espaces et de confort des spectateurs. « Le Conseil a marqué son accord pour qu’il soit procédé aux formalités d’attribution du marché », conclut le relevé du Conseil des ministres. Cette décision est l’aboutissement de la synergie d’actions entre le gouvernement béninois et les instances mondiales de pétanque. Faut-il le signaler, Claude Azéma, président de la Fédération internationale de Pétanque et jeu provençal (Fipjp), Oswald Homéky, ministre des Sports, et des techniciens et ingénieurs ont tenu une séance de travail à Paris sur la construction de boulodromes modernes dans le cadre de cette compétition internationale au Bénin. Vice-champion du monde de cette discipline en 2017, le Bénin reste une des meilleures nations de pétanque, un sport rassembleur. Le gouvernement a compris les enjeux de cette compétition et travaille pour l’organiser dans les règles de l’art afin de saisir cette occasion pour révéler une fois encore le Bénin au monde entier. Au total, 48 équipes des 5 continents dont 12 délégations africaines sont attendues au Bénin. Sports 09 sept. 2021


Conseil des ministres : Les conditions de la commercialisation des amandes de karité fixées
Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 8 septembre 2021, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives Fixation des conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité. L'ouverture de ladite campagne aura lieu le 16 septembre 2021 à Nikki. Elle s'achèvera le 31 mai 2022. Le prix plancher d'achat au producteur est fixé à 100 F Cfa/kg et constitue une reconduction du prix de la campagne écoulée, conformément aux propositions des acteurs de la filière. Le Conseil des ministres exhorte ceux-ci à continuer d'observer les bonnes pratiques de collecte destinées à améliorer sensiblement la qualité des produits et à se conformer strictement aux prescriptions relatives à leur commercialisation. Au titre des autres mesures normatives, le Conseil a adopté les décrets portant : - approbation des statuts du Fonds de développement de l'Artisanat (Fda); et - nomination des membres et du président du Conseil d'administration du Fonds national pour l'Environnement et le Climat. II- Communications. II-1. Réalisation de la mission de maîtrise d'œuvre complète du projet de construction et d'équipement d'un boulodrome international à Abomey-Calavi. Dans la perspective de l'organisation, par le Bénin, du championnat mondial de pétanque et jeu provençal en 2022, le gouvernement a décidé de doter notre pays d'infrastructures conformes aux standards internationaux, avec la construction d'un boulodrome de 2500 places, intégrant des aires annexes de distraction. A cet effet, un cabinet d'architecture spécialisé, en mesure de livrer un travail de qualité dans les délais prescrits, a été identifié. Il devra réaliser une conception architecturale à la hauteur d'un pareil projet ainsi que des ouvrages répondant aux impératifs de sécurité, de fonctionnalité des espaces et de confort des spectateurs. Le Conseil a marqué son accord pour qu'il soit procédé aux formalités d'attribution du marché. II-2. Mission de contrôle et de surveillance des travaux du projet d'alimentation en eau de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé. Dans le cadre de la mise en place d'un système autonome d'alimentation en eau de cette zone, les études techniques détaillées ont été déjà effectuées aux fins de déterminer la consistance des travaux. De même, l'appel d'offres international y relatif a été lancé, et il est indispensable, à cette phase, de commettre un cabinet pour la mission de contrôle et de surveillance desdits travaux, afin d'en garantir la qualité. Le Conseil a donc autorisé la contractualisation avec le cabinet sélectionné. Le ministre de l'Eau et des Mines assurera un suivi rigoureux du projet. II-3. Dédommagement des personnes affectées par les travaux de raccordement du nouveau poste 161/20 KV de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé, dans le cadre du projet d'accès durable et sécurisé du Bénin à l'énergie électrique. La construction de ces infrastructures nécessite des disponibilités foncières pour lesquelles une expropriation pour cause d'utilité publique doit être prononcée. A ce sujet, l'étude environnementale et sociale commanditée a évalué à 50 hectares, la superficie nécessaire pour la réalisation des ouvrages. Aussi, le Conseil a-t-il instruit le ministre de l'Economie et des Finances à l'effet de mettre à la disposition du Fonds de Dédommagement foncier, les ressources subséquentes. III- Rencontres et manifestations internationales. Le Conseil a autorisé l'organisation : - en septembre 2021 à Cotonou, de la 16e Assemblée générale biennale du West African Collège of Nursing (Wacn) et de la 25e session scientifique ; puis - la participation du Bénin à la 26e Conférence des parties (Cop26) à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques à Glasgow, au Royaume-Uni, du 1er au 12 novembre 2021. IV- Mesures individuelles. Des nominations ont été prononcées comme ci-dessous : - A la présidence de la République Sur proposition du président de la République, Vice-grand Chancelier de l'Ordre national du Bénin Monsieur Falilou Adissa Akadiri - Dans les ministères, sur proposition des ministres, - Ministère du développement et de la Coordination de l'Action gouvernementale Directeur adjoint de cabinet Monsieur Yacoubou Amadou Conseiller technique Monsieur Bédou Saré - Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Bénin près la Fédération de Russie Monsieur Akambi André Okounlola-Biaou - Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche Directeur général de la Société nationale de Mécanisation agricole (SoNaMa) Monsieur Eric Renaud Directeurs départementaux de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, ainsi qu'il suit : Borgou Monsieur Damien Agossou Hounkpèvi Collines Monsieur Ezin Philbert Aïgbanvi Couffo Monsieur Sèdoté Zounhiho Rubinxe Behanzin Aouagbe Donga Monsieur Christian Bio Sabi Tannon Littoral Monsieur Mohamed Youssouf Fara Mono Madame Baké Tounkara Madeleine Lafia Mora Zou Madame Satolé Gaëlle Gnakadja - Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale Directeur de cabinet Monsieur Emile Gnonlonfoun Directeur adjoint de cabinet Monsieur Jean-Marie Houndéton Secrétaire général du ministère Monsieur Crespin Guidi Secrétaire général adjoint du ministère Monsieur Abrahams Sidokpohou Directeur des Collectivités territoriales Monsieur Soulé Alagbé Directeur de l'Administration d'Etat Madame Ghislaine Kpossa Conseiller technique à la Gouvernance locale Monsieur Barthélémy Hounsounou Conseiller technique à la Décentralisation Monsieur Dieudonné Hodonou Conseiller technique à la Réforme institutionnelle Monsieur Pascal Dohou Conseiller technique juridique Monsieur Djamiou A. Aboudou Conseiller technique au Suivi-évaluation des programmes et projets Monsieur Ismaël Kaffo Fait à Cotonou, le 8 septembre 2021 Le secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro. Actualités 09 sept. 2021


Résurgence du virus de la grippe aviaire: Les mesures de biosécurité renforcées dans le Borgou
Depuis le 25 août dernier, l’heure est à la résurgence du virus de la grippe aviaire dans certaines localités du Bénin. Pour le moment, les communes du Borgou ne sont pas touchées. Malgré cela, les agents en service à la direction de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche au niveau du département sont présents sur le terrain pour mener des actions de sensibilisation afin de limiter sa propagation, s’il se manifestait. Il vaut mieux prévenir que guérir. Conscients de cela, le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou, Damien Hounkpèvi et ses collaborateurs ont, depuis quelques jours, investi le terrain pour procéder à la sensibilisation et à la prise de mesures contre la propagation du virus de la grippe aviaire. Leur démarche fait suite aux instructions qu’ils ont reçues de leur ministre de tutelle. Il leur a été demandé de veiller au renforcement des mesures de biosécurité au niveau des agriculteurs et éleveurs de volailles du département, puis la surveillance surtout aux frontières. Dans le Borgou, informe le directeur Damien Hounkpèvi, des sites infectés n’ont pas été enregistrés jusqu’à présent. « La semaine dernière, il y a eu des mortalités dans un élevage à Kalalé. Ce qui a été signalé immédiatement. Nous avons ensuite porté l’information au niveau national, puis procédé à des prélèvements qu’on a envoyés au laboratoire. Les analyses effectuées se sont révélées négatives. Ce n’était pas la grippe aviaire. Mais dans cet élevage, la vaccination n’avait pas été faite comme cela se doit », a-t-il expliqué. « Il n’y a donc pas encore de foyer de grippe aviaire à déplorer dans le Borgou », a insisté le directeur départemental. « Toutefois, nous restons en alerte générale », a poursuivi Damien Hounkpèvi. Installés au niveau des communes frontalières du département comme Tchaourou, Nikki, Kalalé et Pèrèrè, des agents de contrôle de la direction départementale veillent également au grain. Ils surveillent et empêchent les entrées de volailles et leurs dérivés sur le territoire national. D’une commune à une autre, il n’est également plus facile de faire déplacer ces produits de l’aviculture. Sur les différents marchés de volailles du département, le contrôle a également été renforcé. Les populations sont invitées à signaler les cas de mortalités massives de volailles constatés. Société 09 sept. 2021


Gilles Arsène Aïzan, psychologue clinicien: « Le viol affecte la personnalité des victimes et leur rapport à la société »
Il se note dans plusieurs localités du Bénin, ces derniers temps, une récurrence des cas de viol, notamment sur des mineures. Le phénomène prend de l’ampleur, mais la société peine à y trouver une solution. Gilles Arsène Aïzan, psychologue clinicien, évoque les conséquences du mal et suggère des pistes de solutions. La Nation : Comment expliquer la récurrence des cas de viol notamment sur les mineures ces derniers temps dans plusieurs localités du pays ? Gilles Arsène Aïzan : En réalité, le phénomène a toujours existé. Nous avons la chance maintenant qu’avec les réseaux sociaux, les nouvelles vont loin et vite. C’est ce qui fait qu’on en apprend beaucoup plus sur ces faits aujourd’hui mais je peux vous assurer que cela a toujours existé et presque dans les mêmes proportions. Il n’y a jamais eu d’étude spécifiquement orientée vers la prévalence de ce phénomène, autrement vous apprendrez qu’un fort pourcentage de femmes a été abusé sexuellement dans leur enfance ou a été agressé dans leur enfance. Pourtant, ce sont des actes qui ne manquent pas de conséquences sur la vie sociale des adolescentes surtout ! Les abus sexuels, y compris le viol, sont à l’origine de graves conséquences sur l’intégrité physique et psychique, directement liées à l’installation de troubles psychotraumatiques sévères, dont l’état de stress post traumatique. Quand ces conséquences ne sont pas prises en charge spécifiquement, quand les victimes ne sont pas secourues, écoutées, crues et bien accompagnées, elles peuvent se chroniciser et durer de nombreuses années, voire toute une vie, et avoir un impact très lourd sur la santé des victimes. Le viol affecte considérablement la personnalité des victimes et leur rapport à la société. Le viol sur la victime a le même impact psychologique que la torture. Cela traumatise et affecte la vie affective des victimes jusqu’à impacter leur descendance. La législation béninoise ne punit-elle pas assez ce mal ? Je ne porterai pas de jugement sur ce qui se fait en la matière mais je dis simplement « peut mieux faire ». Il faut suffisamment de dispositions sur le plan législatif pour prévenir ces faits et punir les auteurs. Il faut encourager les dénonciations, revoir la notion de consentement. Une victime n’arrive souvent pas à dénoncer les faits au moment de son occurrence mais beaucoup plus tard. Il faudra que le législateur connaisse les mécanismes en jeu dans un cas de viol et le processus de dénonciation par la victime ou sa prise de parole afin de mieux apporter les dispositions de lutte contre le phénomène. Revoir le délai de prescription pour que cela soit le plus long possible. A qui imputer la responsabilité entre les parents, les enfants, les auteurs et la société ? Dans notre société, les victimes de viol sont doublement victimes parce que c’est à elles qu'on reproche d’avoir eu des attitudes provocatrices ou de ne s’être pas suffisamment défendues. La faute est d’abord à la société parce que tout individu est le produit de sa société : en bien et en mal. Et il y a des références socioculturelles et au niveau pensée sociétale qui n’encouragent guère les dénonciations telles que le rang social de l’abuseur, le fait de ne pas considérer l’enfant comme sujet et croire en son discours. Que peut-on faire pour y remédier ? Il faut sensibiliser les décideurs et toute la population aux conséquences d’un viol et la dangerosité de l'acte quand la victime est une mineure. Il faut des actes forts, punir sévèrement les faits connus, mettre suffisamment de dispositions pour protéger toute personne contre des actes d’agression sexuelle évidente ou non. Il faut toutefois des mesures pour éviter toute forme de délation. Qu'en est-il des préjudices causés aux enfants en particulier ? Le viol intervenu sur un enfant a de graves conséquences sur sa vie et cela plus encore quand l’auteur est un ascendant ou s’il s’agit d’un acte incestueux (le sens de l’inceste ici est plus large et va au-delà de parent biologique pour prendre en compte toute personne en charge de l’éducation de l’enfant : parrain, enseignant, encadreur scolaire et sportif, père spirituel…) En dehors des troubles psychotraumatiques que le viol installe chez la victime, l’un des troubles les plus graves est la dissociation de la personnalité avec clivage psychique. Dans ce cas, la sexualité de la victime est profondément affectée avec une sexualité débridée, à la limite de la déviance comportementale avec une addiction à l’adrénaline et sensations fortes, une quasi perte de la notion de risque en matière de sexualité, ce qui frise parfois la provocation, voire de l’outrecuidance. Une appétence sexuelle au-dessus de la moyenne avec des comportements à risque. Dans un autre cas, on peut assister à une inhibition totale du comportement sexuel avec développement de troubles psychosomatiques (ulcère gastrique, trouble cardio-vasculaire, chute des cheveux, prise de poids…) de l’alexithymie, des difficultés relationnelles avec les proches, une quête affective massive, perte de confiance en soi. Un enfant victime de viol subit d’autres épisodes de viol avant l’âge adulte ou à l’âge adulte. Les personnes ayant subi un viol parviennent-elles à avoir une existence normale ? Non ! Elles n’arrivent pas à avoir une existence normale quoique certaines personnes fassent l’effort de contrôler leurs comportement et pensée, mais cela n’est pas facile compte tenu des conséquences traumatiques de l’acte de viol avec la construction de la personnalité de l’enfant qui en prend un coup, la construction de la suggestivité également est affectée. Tout cela est assez considérable pour une seule personne. La question de viol doit être considérée comme une question de santé publique et tous les moyens seront mis à disposition pour lutter contre, à voir le nombre de personnes que le viol touche par mois et par an. Les conséquences s’installant pour de longue durée, cela doit être véritablement pris en compte.   Société 08 sept. 2021


Intégration régionale et enseignement supérieur: Un nouveau pas vers le bac harmonisé dans l’Uemoa
La mise en œuvre de la réforme du baccalauréat harmonisé à l’échelle de l’Uemoa se précise. Un atelier régional tenu la semaine dernière à Lomé a permis de tirer leçon de l’expérimentation du « bac blanc » organisé cette année. Le processus d’harmonisation du baccalauréat dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a amorcé un tournant décisif. Un atelier régional s’est penché, du 30 août au 3 septembre dernier à Lomé au Togo, sur la production de contenus, compétences et ressources nécessaires pour son aboutissement à court terme. Les experts nationaux réunis ont analysé l’état d’avancement de l’initiative du point de vue institutionnel, pédagogique et organisationnel. Le but visé est d’opérationnaliser la directive n°07/2020/CM/Uemoa du 28 septembre 2020 portant organisation du baccalauréat harmonisé au sein des Etats membres de l’espace communautaire. L’atelier régional a permis de faire un focus sur les mesures transitoires édictées en attendant l’effectivité de cette réforme visant à faire du bac non seulement un véritable outil d’intégration régionale, mais aussi et surtout un examen répondant aux standards internationaux en matière d’évaluation des compétences des élèves à la fin du second cycle. Il fait suite à une réunion du Comité interparlementaire de l’Union (Cip-Uemoa) sur la question tenue en juin dernier à Cotonou et aux ateliers nationaux de renforcement des capacités des acteurs impliqués. Les participants ont tiré leçon de l’organisation du « Bac blanc » national organisé cette année dans les Etats membres pour éprouver le mécanisme et les outils élaborés et les ajuster au besoin. La révision des contenus des examens a abouti à la production d’épreuves-types dans les disciplines pilotes : Français/Portugais, Histoire-Géographie, Sciences de la vie et de la terre (Svt) et Mathématiques. Les bacs blancs nationaux se poursuivront jusqu’à l’organisation du « Bac blanc Uemoa » et l’internalisation des acquis en vue de l’effectivité du baccalauréat unique pour les huit Etats membres de l’Uemoa. Pour ce faire, les Etats sont appelés à engager l’extension de l’expérimentation de cette harmonisation à toutes les autres disciplines enseignées en Terminale, prioritairement la Physique-chimie, l’Anglais et la Philosophie. Le baccalauréat harmonisé permettra aux jeunes bacheliers d’entreprendre des études supérieures conformément aux exigences du système Licence-Master-Doctorat (Lmd). Car, «La crise persistante de l’emploi à laquelle sont confrontés les Etats membres de l’Union met au cœur des défis à relever par les systèmes d’enseignement supérieur et de recherche, leur capacité à y apporter des réponses adéquates et durables», estime Amadou Tchambou, directeur de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle au département du Développement humain (Ddh) de la Commission de l’Uemoa. Outre l’adaptation des curricula pour répondre aux besoins en constante évolution des secteurs productifs, indique-t-il, il s’agira de rapprocher davantage les institutions universitaires et le monde professionnel. Société 08 sept. 2021


831 - 1560