La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Réforme curriculaire en français et en mathématiques aux Ci et Cp: Salimane Karimou fait le point aux acteurs de l’école
Le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, a fait aux acteurs de son sous-secteur, notamment les cadres de l’administration, Partenaires techniques et financiers, syndicats et Ong, le point de la réforme curriculaire en français et en mathématiques dans les Cours d’initiation (Ci) et Cours préparatoire (Cp). C’était vendredi 3 septembre dernier, à Porto-Novo. Les programmes d’enseignement du français et de mathématiques du Cours d’initiation (Ci) changent désormais avec l’introduction de nouveaux documents dont des cahiers d’activités et des manuels scolaires. Ils seront généralisés dans toutes les écoles dès la rentrée scolaire du 20 septembre prochain, après une phase pilote qui s’est révélée concluante à l’évaluation. C’est du moins ce qu’il faut retenir du point fait par le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, aux acteurs de son sous-secteur à la faveur d’une rencontre d’échanges, vendredi 3 septembre dernier, à Porto-Novo. Selon lui, cette réforme curriculaire était nécessaire pour corriger les difficultés qu’éprouvent les écoliers du Ci et du Cp en français et en mathématiques. Notamment, ces apprenants ne savent ni lire, ni écrire ni compter. Toutes les évaluations à l’interne comme à l’externe ont révélé que le problème se situe à plusieurs niveaux, mais beaucoup plus à travers les curricula en termes de contenu des formations. Les programmes d’études basés sur les compétences, précise l’autorité ministérielle, n’ont pas été remis en cause dans les écoles primaires mais plutôt le contenu des formations en français et en Mathématiques jugé trop complexe, trop ambitieux pour le niveau 1 du primaire. Le contenu des formations, poursuit Salimane Karimou, était à la fois complexe pour les apprenants que pour les enseignants qui n’étaient pas suffisamment outillés et ne pouvaient pas enseigner efficacement tout le contenu tel qu’il est présenté jusque-là (Pse 2018-2030). Il fallait donc agir pour corriger le tir. La révision curriculaire a donc été initiée pour effectuer cette correction, avec l’appui de la Banque mondiale à travers le Partenariat mondial de l’éducation phase 3 (Pme3) et le budget national. Deux consultants dont un international ont été recrutés et mis à la disposition du Bénin pour accompagner les experts nationaux dans cette réforme, explique le ministre. Les produits de cette révision sont là, se réjouit-il. Les écoles privées prises en compte Salimane Karimou a expliqué que le processus a suivi trois étapes. Le premier niveau a concerné l’état des lieux où il a fallu mettre en place le dispositif requis pour apporter les corrections nécessaires aux différents documents, notamment le programme d’études. Il y a eu ensuite la phase expérimentale qui a permis de voir si ce qui est fait, correspond aux besoins à la fois des apprenants et des enseignants. Dans ce cadre, 36 écoles pilotes ont abrité la mise à l’essai des différents documents pédagogiques révisés au cours de l’année scolaire 2020-2021. Pour une comparaison objective et intelligente, il a été mis en place 36 autres écoles témoins qui ne sont pas dans le bassin expérimental pour voir si la voie choisie est meilleure à celle qui existe. Cette évaluation, à en croire le ministre, a montré une nette progression des apprenants des écoles pilotes dans les deux matières en cause par rapport à ceux des écoles témoins ciblées dans les mêmes contextes. Le processus est actuellement en train de franchir la troisième étape, celle de la généralisation. Ainsi, informe le ministre, à partir de l’année scolaire 2021-2022, les apprenants du Ci auront de nouveaux programmes en français et en mathématiques avec de nouveaux outils (manuels et cahiers d’activités). En ce qui concerne le Cp, le processus expérimental est déjà avancé. La phase expérimentale va se dérouler dès la rentrée prochaine dans les mêmes conditions que celle du Ci avec 36 classes pilotes l’année scolaire écoulée, indique le conférencier. Selon Salimane Karimou, comme changements fondamentaux dans les classes du Ci, les programmes qui étaient complexes en français et en mathématiques sont simplifiés à la fois pour les apprenants que pour les enseignants. Les manuels et cahiers d’activités seront donnés gratuitement à chaque apprenant, tant dans les écoles publiques que privées. L’écolier a la possibilité de rentrer chez lui avec le manuel et de continuer à s’exercer à la maison. Ce qui n’était pas le cas jusqu’ici où il y avait un manuel pour deux apprenants, lequel est retiré aux enfants par l’enseignant après le cours. Le ministre rassure que tous les enseignants concernés seront formés à l’usage des nouveaux outils pédagogiques aussi bien en français qu’en mathématiques. La série de formations a déjà démarré avec 600 inspecteurs et conseillers pédagogiques. Ils seront des super-formateurs qui iront à leur tour outiller 22 000 directeurs d’écoles et 150 000 enseignants du Ci des écoles publiques et privées. L’impression des livres est en cours avec une imprimerie retenue suite à un appel d’offres international. Les ouvrages seront disponibles d’ici à là, assure le ministre avant d’informer que toutes les dispositions sont prises pour leur distribution. Une agence sera recrutée pour assurer l’opération sous la houlette du ministère afin que les livres soient mis en place dans toutes les écoles publiques et privées au même moment. Education 06 sept. 2021


Crue du fleuve Mono: Des villages inondés à Athiémé
Le fleuve Mono a atteint 7 m de hauteur, samedi 4 septembre dernier, avec pour conséquence le débordement des eaux dans des exploitations agricoles et habitations. Plusieurs villages sont sous les eaux dans la commune d’Athiémé. Togblo, Adhamè et quelques autres villages de l’arrondissement d’Athiémé centre sont sous les eaux depuis quelques jours où le barrage hydroélectrique de Nangbéto a entrepris de déverser son trop plein dans le bassin du fleuve Mono en plus de ce que celui-ci recevait déjà de dame nature. Les lâchers du barrage sont si importants qu’au niveau de l’ancien port d’Athiémé, les instruments de mesure indiquaient, samedi dernier, 7 m de hauteur pour le fleuve. Le constat a été fait par le préfet du département du Mono, Bienvenu Milohin, en compagnie du maire de la commune et la directrice départementale en charge du Cadre de vie. Pour ce qui est du constat des dégâts liés au débordement du fleuve, c’est à Lonou dans l’arrondissement de Dédékpoè que la délégation s’est rendue au moyen d’une barque motorisée de la Police républicaine. Ce hameau d’environ 250 habitants fait partie des premières localités où la crue du fleuve était source de grande désolation. «Presque toutes les habitations y étaient démolies et les animaux décimés. Lonou est l’indicateur du sinistre cyclique qui frappe Athiémé », explique Célestin Amouzounvi, président des chefs de village de la commune. Contrairement à ce tableau, on a pu constater, samedi dernier, que les eaux fluviales n’ont pas quitté leur bassin. Aucune habitation n’est encore inondée à Lonou. La communauté des pêcheurs y était plutôt sereine. Néanmoins le préfet puis le maire se sont employé à la sensibilisation aux bons comportements en appelant à la vigilance dès un revirement de la situation. Au plan communal, retient le maire Saturnin Dansou, « La situation est au rouge, dans la mesure où le niveau de l’eau a atteint 7 m ». A l’en croire, l’on doit s’inquiéter notamment pour les habitants de Togblo dans l’arrondissement d’Atchannou où les informations reçues, dit-il, font état de ce que ce village est pratiquement sous l’eau. Il y a aussi, poursuit le maire, le cas du village d’Adhamè dans le même arrondissement où les exploitations agricoles sont déjà envahies par les eaux fluviales. Dans l’arrondissement d’Adohoun, ajoute-t-il, deux villages sont en souffrance. Ici, l’eau dicte sa loi dans les champs. L’arrondissement d’Athiémé centre n’est pas épargné même si l’eau n’est pas encore dans les habitations. « ous devons continuer de sensibiliser les populations qui s’entêtent à rester dans le lit du fleuve afin qu’elles comprennent que c’est déjà trop tard d’aller faire des récoltes dans les champs », conseille l’autorité communale. Le groupement de sinistrés écarté Président de la plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique, Bienvenu Milohin soutient qu’il était important d’effectuer cette descente sur le terrain en vue d’apprécier le niveau de risque pour déclencher, au besoin, l’alerte au niveau de cette plateforme mais aussi mettre en branle toutes les diligences requises dans ce genre de situation. «Nous avons quatre pluviomètres ici. Trois sont déjà dans l’eau », précise-t-il. Mais, selon le préfet, la grande satisfaction réside dans le fait que la situation reste sous contrôle comparativement aux années antérieures où à ce même niveau d’eau, le sinistre touchait déjà beaucoup de villages à partir de Lonou pris comme indicateur. Pour cela, il a tenu à saluer tous les acteurs de l’atténuation des nuisances de la crue du fleuve Mono. A leur tête, il retient le ministère du Cadre de vie pour avoir débouché la bouche du Roy à Grand-Popo. Le préfet défend que « La satisfaction que nous avons aujourd’hui est due en grande partie à cette ouverture de l’embouchure. On a pu l’observer sur la vitesse d’écoulement des eaux qui fait qu’on n’a pas une concentration à Athiémé ». Ceci, ajoute-t-il, pourrait être un important facteur de réduction des risques cette année. Par contre, les présentes inondations surviennent dans un contexte où le Bénin connaît une troisième vague de la pandémie de la Covid-19. Au regard de ce paramètre, l’autorité projette des mesures spéciales. « Nous sommes en train d’écarter la possibilité de déplacer les sinistrés pour les regrouper dans un centre ». Dans sa nouvelle approche, des familles d’accueil sont en cours de recensement pour que si déplacement il devrait en avoir, les sinistrés soient référés vers ces familles. Il est envisagé aussi d’accompagner ces familles pour leur permettre de garantir les besoins fondamentaux et offrir des conditions pour le respect des gestes barrières. Le préfet entend également privilégier dans ce cadre, une campagne de vaccination afin que les mesures qui seront prises ne soient pas des portes ouvertes à la Covid-19. Actualités 06 sept. 2021


Meilleures conditions d’études à Cotonou: Un programme de construction de salles de classe lancé
Ce mardi 31 août 2021, la mairie de Cotonou a procédé au lancement d’un vaste programme de construction de salles de classe sur tout le territoire de la ville. Dans le souci d’offrir aux apprenants de meilleures conditions de travail et d’études, la mairie de Cotonou a lancé, mardi 31 août 2021, la construction de plusieurs salles de classe. D’un coût total de 835 464 395 francs Cfa, ce projet vise la construction de quinze modules de trois salles de classe plus des bureaux et magasins, six modules comprenant six salles de classe plus bureaux et magasins, quatre clôtures d’écoles ainsi que la réfection d’un module de trois salles de classe dans vingt-six écoles primaires publiques et maternelles réparties sur toute l’étendue de la ville de Cotonou. Les travaux ont officiellement été lancés par Luc Atrokpo, maire de la ville de Cotonou, en présence des entreprises adjudicataires. Un délai de six mois leur a été donné pour que les infrastructures soient fin prêtes pour usage. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Education 03 sept. 2021


Choix de filières sur la plateforme apresmonbac.bj: Les bacheliers alertés sur la date limite des inscriptions
A la date du 1er septembre, 32 802 bacheliers ont satisfait au choix de leur filière sur la plateforme apresmonbac.bj sur un total de 51 668 attendus, soit un taux de 63,49 %. Et seulement 70,43 % ont activé leur compte sur ladite plateforme. Dans la matinée du mardi 31 août, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tiré la sonnette d’alarme. La date limite pour cette phase d’inscription et de choix de filière est fixée au dimanche 5 septembre prochain. Le ministère rappelle donc aux nouveaux bacheliers que la plateforme sera définitivement fermée ce dimanche à minuit. A juste titre, le ministre Eléonore Yayi Ladékan invite ceux qui sont encore à la traîne à se rendre sur cet outil, car aucun prolongement de délai ne sera accordé. Après le Bac, « On ne vient pas à l’université n’importe comment. Il faut s’inscrire. Avant de s’inscrire, il faut faire son choix », avait prévenu la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan. En effet, cette plateforme vise à permettre aux nouveaux bacheliers de compléter l’étape de choix des formations dans les institutions publiques d’enseignement supérieur au Bénin. Désormais le temps presse pour les retardataires. Ils sont appelés à se rendre au plus vite sur la plateforme apresmonbac.bj muni de leur numéro de table à l’examen du Bac et d’une adresse mail valide.   Education 03 sept. 2021


Développement du département du Mono: Les opérateurs économiques invités à y investir davantage
Opérateurs économiques, représentants des associations de développement ainsi que sages et chefs traditionnels du département du Mono se sont entretenus avec Dêdêgnon Bienvenu Milohin, préfet du Mono, mercredi 1er septembre dernier à la préfecture de Lokossa. Le resserrement des rangs autour des défis de valorisation du potentiel des six communes du Mono constitue l’objectif de cette rencontre. Passer en revue l’état du développement des territoires du Mono et recueillir les attentes en vue de la mobilisation pour relever les défis qui s’imposent. A cet exercice, le préfet Bienvenu Milohin s’est employé, toute la journée du mercredi 1er septembre, avec plusieurs catégories de personnalités intervenant dans le département. Opérateurs économiques et représentants des associations de développement ont été rencontrés en premier lieu avant de laisser place, dans la soirée, aux sages et chefs traditionnels. Tour à tour, chacune des deux catégories d’invités a fait le diagnostic des maux qui minent, selon elle, le développement du département avant de passer aux propositions. Entre autres maux identifiés, il y a la qualité de la formation, au plan local, de la main-d’œuvre notamment pour le secteur du tourisme. Viennent ensuite les difficultés de prise en charge au niveau de la pyramide sanitaire du département puis les rapports souvent tendus entre la plupart des mairies et les associations puis la diaspora. En somme, le tableau peu reluisant présenté n’est pas loin de l’état des lieux déjà fait par le préfet et ses proches collaborateurs lors d’une récente tournée de prise de contact avec les administrations des six communes et les services déconcentrés de l’Etat. Mais pour les uns et les autres, il est encore possible de renverser la tendance. Dans cette perspective, la main tendue du préfet aux créateurs de richesse et autres acteurs de premier plan du processus de développement a été saluée. Le département du Mono, retiennent-ils, est riche de la qualité de ses ressortissants en plus de ses potentialités naturelles qui n’attendent que d’être valorisées. « Nous avons besoin de vous en tant qu’investisseurs» Voir dans quelles mesures les défis peuvent être relevés en parfaite entente est, au dire du préfet, l’objectif poursuivi à travers ces séances dédiées non seulement au recensement de ce qui handicape le développement, mais aussi à son message invitant au resserrement des rangs. A l’en croire, c’est une nouvelle dynamique dans laquelle il attend l’implication de tous. Notamment, les personnalités conviées aux échanges ainsi que leurs confrères à mobiliser. « Vous êtes un maillon essentiel de la chaîne des acteurs de développement. Même si dans l’organisation administrative, vous n’êtes pas intégrés, il est important de reconnaître que la mise en œuvre des politiques de développement, le relèvement des défis de notre communauté dépendent forcément de votre engagement aux côtés des communes et des préfectures », développe le préfet Milohin avant d’insister sur ce qu’il attend d’eux. « Nous avons besoin de vous en tant qu’investisseurs et en tant que poumon économique dans le département », clarifie l’autorité. A l’issue de ces assises, il est retenu la prise d’un arrêté de création de forum départemental assorti d’une feuille de route pour donner un coup d’accélérateur au développement des territoires du Mono. Marquant leur adhésion à toutes ces initiatives, les opérateurs économiques Laurent Zomaï et Annie Paulette Kembo ainsi que le colonel des Douanes à la retraite, Barthélémy Gagnon, président de l’Association de développement de l’arrondissement de Bopa, ont promis de jouer leur partition notamment en ce qui concerne la mission de mobilisation. Société 03 sept. 2021


Hausse des prix des engrais: Craintes pour la productivité et la sécurité alimentaire
La hausse des prix des engrais sur le marché international fait craindre une baisse de la productivité, avec de surcroît une insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest fortement dépendante des importations d’intrants. Les coûts des engrais se sont envolés sur le marché international ces derniers mois. A titre indicatif, l’urée à destination de l’Afrique de l’Ouest grimpe de 265 à 500 dollars Us la tonne entre décembre 2020 et juin 2021, soit une augmentation de 75 %, souligne Patrice Annequin, spécialiste du marché des engrais au Centre international de développement des engrais (Ifdc). Le Dap (composé d’azote et de phosphore) provenant du Maroc est passé de 365 à 665 dollars la tonne (+82 %) sur la même période. Le chlorure de potassium granulé (Kcl) provenant de la mer Baltique s’est envolé de 255 à 405 dollars (+59 %). Le Npk (composé d’azote, de phosphore et de potassium) du Maroc est acheté à 460 dollars contre 245 dollars six mois plus tôt (+88 %). A cela s’ajoute la forte hausse des taux de fret du fait du manque de disponibilité de bateaux et de conteneurs. Le fret maritime depuis la mer Baltique est passé de 40 à 65 dollars la tonne entre décembre 2020 et juin 2021, soit une hausse de 62 %. Du Maroc, il se situe à 60 dollars la tonne en juin dernier contre 32 dollars en décembre. Ainsi, les prix de certains fertilisants ont quasiment doublé en six mois, atteignant un niveau jamais vu depuis la crise de 2008-2009 marquée par de brutales fluctuations, fait remarquer le spécialiste du marché des engrais. Cette situation est essentiellement due à la pandémie de Covid-19 qui a créé des dysfonctionnements dans la chaîne d’approvisionnement des engrais dont les agriculteurs ont besoin. Cela a peu affecté la dernière campagne agricole, les commandes d’engrais ayant été passées au quatrième trimestre de 2019 et au premier trimestre de 2020, avant la crise sanitaire, nuance Patrice Annequin. Les fermetures d’entreprises, des frontières et autres restrictions des transports induites par la pandémie ont fragilisé les mécanismes nationaux d’approvisionnement. Du coup, les prix qui étaient bas depuis 2015 atteignent des niveaux très élevés. La situation pourrait s’aggraver avec l’augmentation de la demande sur les marchés d’importations.

Pénurie

A fin août, jusqu’à 50 % de la demande d’engrais n’est pas encore disponible en Afrique de l’Ouest, selon l’Ifdc. « Plusieurs pays n’ont pas pu acheter et importer les quantités d’engrais nécessaires pour cette campagne », laisse entendre M. Annequin. La situation n’est guère reluisante au Bénin, au Togo et au Niger où les marchés croissent mais ne sont pas couverts. La hausse des prix des intrants entraînerait une augmentation du coût de production et par conséquent celle des prix des produits alimentaires qui connaissent déjà une flambée depuis plusieurs mois, poursuit-il. La pénurie de l’offre ferait grimper davantage les prix d’engrais dans les mois à venir et impacter sérieusement la campagne agricole 2021-2022. Elle se fera sentir dans les récoltes, notamment dans les pays enclavés et les petits marchés plus exposés, où la majorité des sols cultivables sont fragiles et souvent de très faible fertilité et la productivité agricole dépend essentiellement des intrants de qualité, en l’occurrence les engrais. « Si 1 kilogramme d’engrais permet de produire 20 kg de grains, 1 million de tonnes en moins entraînerait un manque de 20 millions de tonnes de céréales dans la région », analyse Patrice Annequin. Si des subventions des Etats s’avèrent nécessaires pour maintenir la dynamique de la production agricole et éviter le renchérissement des prix des denrées alimentaires, la mise en place de politiques favorisant la production sur place d’engrais organiques avantagerait la disponibilité et l’accessibilité des engrais. En attendant, face à la fermeté des marchés des engrais, les espoirs sont portés sur le projet Feed the Future Enhancing Growth through Regional Agricultural Input Systems Project for West Africa (2018-2023). Il vise à promouvoir un marché régional des engrais compétitif, inclusif et dirigé par le secteur privé, de concert avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Conseil de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour la recherche et le développement agricoles (Coraf), l’Association des engrais de l’Afrique de l’Ouest (Wafa) et d’autres organisations du secteur privé. Les solutions pourraient également provenir du Mécanisme africain de financement du développement des engrais (Mafde) de la Banque africaine de développement qui devrait mobiliser plus de ressources pour de nouveaux projets.
Société 03 sept. 2021


Transition énergétique au Bénin: Un impératif axé sur deux programmes
La transition énergétique reste un défi pour le développement économique et social durable au Bénin. Pour ce faire, le ministère de l’Energie a retenu deux programmes basés sur la diversification de l’offre et l’amélioration de l’accès à l’énergie, dans son Document de programmation pluriannuel des dépenses 2022-2024. Le ministère de l’Energie entend assurer une transition énergétique pour le développement économique et social durable dans les trois années à venir. C’est l’objectif exprimé dans le Document de programmation pluriannuel des dépenses (Dppd) 2022-2024 qui présente la traduction budgétaire des stratégies à mettre en œuvre dans le secteur, après en avoir fait l’analyse diagnostique. Il s’inscrit dans la vision déclinée dans le Plan stratégique 2020-2025 dudit ministère : « En 2025, le Bénin est autosuffisant en énergie, permettant à tous d’avoir accès à l’énergie moderne, en quantité, en qualité et à moindre coût ». L’accent est mis sur l’offre des services énergétiques de qualité, en toute sécurité et à moindre coût ainsi que sur le renforcement des bases de la gouvernance et de la coordination sectorielle. Cinq axes stratégiques sont définis dans le document à savoir la diversification et la consolidation des ressources énergétiques, l’amélioration de l’accès de tous à l’énergie et aux connaissances, la mobilisation du financement adapté à la réalisation des infrastructures énergétiques, la promotion d’une gouvernance sectorielle efficace et le renforcement des réformes sectorielles et institutionnelles. Ces axes sont structurés autour de deux programmes retenus : le Programme Pilotage et soutien aux services du ministère et le Programme Energie pour lesquels seront respectivement affectés 2 036 248 000 F Cfa et 38 757 678 000 F Cfa au titre de 2022. En fait, le budget gestion 2022 du ministère de l’Energie est évalué à 40 793 926 000 F Cfa dont 38 999 998 000 F Cfa pour les dépenses en capital et 1 793 928 000 F Cfa pour les dépenses ordinaires.
Programme Energie
Les investissements permettront de poursuivre les travaux de construction des infrastructures de production d’énergie électrique dans la perspective de consolider et diversifier les sources nationales de production, d’électrification des localités tant rurales qu’urbaines et de mettre en œuvre les mesures d’atténuation et d’adaptation aux effets du changement climatique dans le secteur de l’énergie. Les efforts consentis dans le secteur au cours des cinq dernières années ont permis d’atteindre une puissance installée propre de 181,5 Mw, faisant passer le taux de dépendance de 90 % à 30 %, selon l’édition 2020 de Bilan et perspectives à court et à moyen termes de l’économie nationale (Bipen). Le Programme Energie est tiré du plan de développement stratégique du secteur de l’énergie. Il a pour objectif d’assurer l’offre des services énergétiques de qualité et en toute sécurité. Entre autres défis à relever, il y a l’insuffisante capacité interne de production électrique en dépit des potentialités dont le Bénin dispose, la vulnérabilité du système d’approvisionnement en énergie électrique, la relative maîtrise des pertes d’énergie, la prépondérance de l’utilisation de la biomasse énergie. S’agissant des énergies utilisées pour la cuisson et la conservation des aliments au Bénin, le bois de chauffe et le charbon de bois sont dominants avec respectivement 36,4 % et 33,8 % des ménages. L’accès au gaz butane reste très faible (6,9 kg/an/ménage) et la proportion des ménages utilisant des foyers améliorés est également très faible (17,64 %). Le Plan national de développement (Pnd 2018-2025) ambitionne de porter l’utilisation des foyers améliorés à 52,97 % à l’horizon 2025. Il est aussi question de réduire l’écart prononcé du taux d’électrification entre les zones urbaine et rurale. En effet, l’analyse des statistiques sectorielles d’accès à l’électricité montre que la proportion de ménages raccordés au réseau conventionnel de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) est de 29,7% en 2018 avec des inégalités entre le milieu urbain (54,8 %) et le milieu rural (6,6 %). A l’horizon 2025, le Bénin devrait disposer d’une capacité propre de production d’électricité d’environ 548 Mw dont 232 Mw en énergie renouvelable représentant 42 % dans le mix énergétique. Et, le taux d’électrification national sera porté à plus de 51,3 % pour satisfaire l’ensemble des besoins en milieux urbain et rural.
Améliorer la distribution
Les sociétés de production, de transport et de distribution devront être en mesure de fournir partout sur l’étendue du territoire national, de l’énergie électrique de façon régulière, fixer les prix à la consommation en tenant compte du coût de revient de production. Dans la mesure du possible, elles deviendront exportatrices d’énergie électrique vers les pays de la sous-région structurellement déficitaires, grâce à une politique d’interconnexion des réseaux électriques. Pour les investisseurs et les producteurs indépendants d’électricité (Ipp), il s’agit de disposer d’un cadre réglementaire et institutionnel incitatif, qui favorise la réalisation de leurs investissements et la vente de leur production. Quant au gouvernement, les réformes et investissements lui permettront de limiter, voire d’éviter les charges budgétaires constituées par les subventions, de faire assurer une bonne régulation du secteur, de voir assurer l’autonomie énergétique du pays et de développer une coopération sous-régionale basée sur la solidarité. Le Programme Pilotage et soutien aux services du ministère vise essentiellement le renforcement des bases de la gouvernance et de la coordination sectorielle. C’est un programme d’appui formulé pour accompagner les programmes métiers du ministère dans l’atteinte de ses objectifs. Il permettra de pallier les insuffisances telles que la prise en compte disparate du genre dans les projets et programmes du ministère, l’absence de données sur l’utilité des services rendus, le déficit de personnel qualifié en matière de passation de marchés publics, la difficulté de mise en œuvre des outils de gestion des ressources humaines.
Actualités 02 sept. 2021


Assemblée générale élective de la Fédération béninoise de Basket-ball: Une commission électorale de 5 membres installée
Ismahinl Onifadé, président de la Fédération béninoise de Basketball (Fbbb) a procédé, hier mercredi 1er septembre à Cotonou, à l’installation des membres de la Commission électorale. Cette cérémonie lance la course au renouvellement du comité exécutif lors de l’Assemblée générale élective prévue pour le 18 septembre prochain. La Commission électorale installée hier par Ismahinl Onifadé, président de la Fédération béninoise de Basketball (Fbbb), est chargée de préparer et de gérer la prochaine assemblée générale élective de la Fbbb prévue pour samedi 18 septembre 2021 à Porto-Novo. Conformément aux textes de cette fédération, la commission aura entre autres missions pour veiller à la bonne organisation du scrutin et à la sincérité des votes, de superviser les opérations de vote et la centralisation des résultats, de procéder aux vérifications et contrôles nécessaires et de publier les résultats définitifs de l’élection. Elle est présidée par Moumouni. Sidonie Kiki est la vice-présidente tandis que Josué Babalola siège en tant que secrétaire. Ils seront assistés pa Aliawal Alli et Karl Zannou. Au cours de cette cérémonie d’installation, Martin Djogui, secrétaire général de la Fbbb a rappelé les dispositions de l’article 30 du Règlement intérieur de la Fbbb qui exigent la mise en place d’une Commission ad hoc de contrôle et d’étude des candidatures aux différents postes du nouveau Comité exécutif dans le cadre du renouvellement de l’instance. Les membres ont prêté serment en jurant de bien remplir fidèlement et loyalement, en toute impartialité et équité les fonctions dont ils sont investis, de respecter en toutes circonstances les obligations qu’elles leur imposent et de garder le secret des délibérations. Prenant acte du serment, Ismahinl Onifadé leur a souhaité bonne chance dans l’exercice de leurs nouvelles fonctions. Signalons que l’installation de la commission électorale intervient quelques jours après la mise en place du Conseil d’arbitrage chargé de statuer en dernier ressort en matière de contentieux électoraux, de conflit entre dirigeants d’organes de la Fbbb, entre les structures d’organisation. Sports 02 sept. 2021


Francophonie numérique : Le Bénin carrefour d’une rencontre majeure ce jour
En prélude au 18e Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage prévu pour les 20 et 21 novembre prochains à Djerba en Tunisie, Cotonou abrite dès ce jeudi 2 septembre une réunion du Réseau Francophone des ministres en charge de l’Economie numérique (Rfmen). Pendant 48 heures, les ministres et experts se pencheront sur les enjeux de la coopération entre Etats francophones dans le domaine du numérique et proposeront des livrables qui seront soumis à l’appréciation des chefs d’Etat et de gouvernement lors de ce sommet. Cotonou accueille dès ce jeudi 2 septembre une réunion du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique (Rfmen). Cette rencontre préparatoire au 18e Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage va connaitra la participation de la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, arrivée à Cotonou dans la soirée du mardi 31 août dernier. Accueillie par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, elle a expliqué le bien-fondé de cet événement majeur de la francophonie numérique. Les ministres et experts se pencheront pendant deux jours sur les enjeux de la coopération entre Etats francophones dans le domaine du numérique et proposeront des livrables qui seront soumis à l’appréciation des Chefs d’Etat et de gouvernement, lors du prochain sommet de la Francophonie. Également à l’ordre du jour, la définition d’un format de fonctionnement innovant et agile pour le Rfmen et l’actualisation de la Stratégie de la Francophonie Numérique. Au cours d’une audience hier, mercredi à son cabinet, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a présenté à Louise Mushikiwabo, les avancées faites par le Bénin dans le domaine du numérique et de la digitalisation. En sa qualité de présidente en exercice du Réseau Francophone des ministres en charge de l’Economie numérique, elle a partagé avec son hôte sa vision pour un fonctionnement innovant et agile de ce réseau qui regroupe les ministres en charge du numérique de tous les pays francophones. Actualités 02 sept. 2021


Couverture maladie universelle et assainissement pluvial : Le Bénin obtient 86 milliards de la Bid
Le Bénin obtient deux financements concessionnels de 86 milliards de francs Cfa auprès de la Banque islamique de développement (Bid) pour la mise en œuvre de deux grands projets du Programme d’action du gouvernement. Ces accords de prêt ont été signés lors de la 46e assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du groupe de la Bid entre Muhammed Sulaiman Al-Jaser, président dudit groupe et Romuald Wadagni, ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances. Le projet « Combler les écarts: santé commu-nautaire, ressources humaines et nutrition » ainsi que celui « d’Appui au Programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou (Papc) » deviendront bientôt réalité au Bénin. Le gouvernement vient de signer deux accords de prêt de 86 milliards F Cfa avec la Banque islamique de développement (Bid), lors de la 46e Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du groupe de la Banque islamique de développement (Bid). Le projet « Combler les écarts : santé communautaire, ressources humaines et nutrition » vise à améliorer l’offre de services en santé en vue d’une couverture maladie universelle pour la population à l’horizon 2025. Ce projet a pour but de rendre accessibles les services de santé de façon permanente à toute la population à travers le renforcement du système de santé communautaire, des ressources humaines de qualité en santé et des services de nutrition. Pour sa part, le projet d’Appui au programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou (Papc) consiste en la construction de 13 km de collecteurs de drainage toutes sections confondues dans les quatre bassins versants de la ville de Cotonou. Cet ouvrage contribuera à améliorer la qualité de vie des habitants de plusieurs quartiers défavorisés.

Excellentes relations saluées

Saisissant l’opportunité de cette cérémonie, le ministre d’Etat Romuald Wadagni a transmis au président de la Bid, Muhammed Sulaiman Al-Jaser, les chaleureuses félicitations du président de la République Patrice Talon pour sa brillante élection aux fonctions de président du groupe de la Bid, ainsi que ses vœux d’excellente santé et de plein succès pour le développement des pays membres. Il a aussi salué les excellentes relations entre la Bid et le Bénin, matérialisées par des financements substantiels au profit du Programme d’action du gouvernement, puis exprimé ses vifs remerciements pour le soutien constant apporté au Bénin par son prédécesseur Mohamed Bandar Hajjar. A son tour, Muhammed Sulaiman Al-Jaser a exprimé ses sincères remerciements au ministre d’Etat Romuald Wadagni, et l’a rassuré de la poursuite sans relâche des appuis du groupe de la Bid au profit de la prospérité et du bien-être des populations du Bénin. Il a enfin félicité le président de la République et son gouvernement pour les grandes avancées du pays sur le front économique. Rappelons que la cérémonie de signature a connu la présence de tous les membres de la délégation du Bénin dont Hamet Aguemon, ministre conseiller aux Investissements, et Zul-Kifl Salami, chargé de mission du président de la République, ainsi que les cadres du ministère de l’Economie et des Finances du Bénin.
Actualités 02 sept. 2021


833 - 1560