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Nouvelles

Gestion des forêts en Afrique: Défis pressants face aux changements climatiques
Une étude réalisée dans 15 pays africains dont le Bénin dévoile les efforts à faire pour améliorer la gouvernance forestière. Les résultats ont été présentés le 30 août dernier à l’atelier régional organisé par African Forest Forum. Priorité aux approches intégrées. C’est la voie à suivre pour une gestion durable des forêts. Elle a été recommandée par l’étude approfondie menée sur la gouvernance forestière dans 15 pays d’Afrique centrale et occidentale, dont le Bénin. « D’après l’étude, la gouvernance forestière est en général partiellement bonne dans les pays concernés. Des problèmes peuvent survenir au niveau de la prise de décision opérationnelle où la coordination est insuffisante. Aussi, malgré des efforts considérables, il est nécessaire de renforcer les efforts par des approches intégrées. La plupart des documents relatifs aux politiques forestières accordent peu d’attention au changement climatique », soulignent les auteurs. Le diagnostic ainsi que les solutions proposées ont été débattus à l’atelier régional sur les « réponses nationales à l’Accord de Paris et la promotion des gommes et résines en Afrique pour la résilience au climat ». En effet, l’objectif de cette session est de partager les leçons issues de ces travaux menés par l’African Forest Forum (Aff) ces deux dernières années sur la gestion des forêts et le rôle qu’elles jouent face au changement climatique. « L’Aff a travaillé dur pour jeter un pont entre les connaissances scientifiques et des politiques solides qui pourraient soutenir la gestion durable et l’utilisation judicieuse de ces ressources au profit du présent et de l’avenir », a souligné le Professeur Godwin Kowero, secrétaire exécutif de l’Aff. Cette étude fournit donc des informations clés aux décideurs politiques ainsi qu’à d’autres acteurs qui interviennent dans le secteur des forêts et du climat dans la sous-région. Cela permettra à ces derniers d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques, des plans et des programmes visant à promouvoir la bonne gouvernance forestière et d’autres initiatives liées au changement climatique. Il est surtout attendu l’actualisation de la loi sur le régime des forêts pour être en phase avec les exigences de l’Accord de Paris. A l’occasion, Dr Ben Chikamai, secrétaire exécutif du Network for Gums and Resins in Africa (Ngara), a expliqué combien une gestion durable des forêts constitue une réponse efficace aux chocs climatiques surtout dans les régions arides et semi-arides. Pour lui, les études menées montrent la capacité actuelle du continent à renforcer les chaînes de valeur des gommes et résines naturelles dans le but de renforcer la résilience des communautés. Le Bénin est présent à cet atelier avec une dizaine de participants, issus du monde scientifique, de la société civile, des médias et du ministère du Cadre de vie. Environnement 01 sept. 2021


Concours médias sur des faits de corruption : Josué Méhouénou de La Nation décroche le 3e prix
Josué Méhouénou du quotidien La Nation a décroché le 3e prix du concours de journalisme d’investigation portant sur les faits de corruption. Il a reçu sa distinction au terme d’une cérémonie, ce mardi 31 août à Cotonou. Troisième meilleure enquête dans la catégorie presse écrite, Josué Méhouénou séduit le jury présidé par Guy Constant Ehoumi, avec sa production sur des faits de corruption dans la commune de Zagnanado. Il vient juste derrière Michel Clément Sossou dont l’œuvre a trait au rançonnement des détenus et parents de détenus dans les prisons, et Félicienne Houessou qui a porté sa plume sur des pots-de-vin glissés dans le recrutement des agents électoraux, lors des élections communales et locales de 2020 au Bénin. Trois autres journalistes dont deux de la Radio, et un de la télévision seront aussi distingués, au terme de la première édition de l’initiative d’appui financier à la pratique du journalisme d’investigation des faits de corruption initiée par le Programme d’appui à la lutte contre l’impunité et au renforcement de l’Etat de droit au Bénin (Palired) et le Projet de renforcement des capacités des Organisations de la Société civile pour la détection et la dénonciation de la corruption (projet 2D Corruption). Selon Zakiath Latoundji, présidente de l’Upmb, la mise en œuvre de ces projets par Transparency International, Social Watch Bénin et Alcrer, a permis le renforcement des capacités de 120 journalistes en 2020 sur les techniques d’investigation. Et avec la délibération de ce concours qui consacre la distinction des meilleures productions, elle indique que les objectifs de l’Union sont atteints. « Le journalisme d’investigation pratiqué de façon éthique et rigoureuse joue un rôle primordial dans la dénonciation des pratiques de corruption, et dans le processus pour traduire les mis en cause devant la justice ». Telle est la conviction de Blanche Sonon de Social Watch Benin. La deuxième phase de cet appui à l’endroit des médias est lancée pour le compte de l’édition 2021. Culture 01 sept. 2021


Rentrée scolaire 2021 – 2022: Les assurances du porte-parole du gouvernement
Le gouvernement ne reste pas indifférent aux préoccupations des Aspirants au métier d’enseignant (Ame). Il s’emploie à leur offrir les meilleures conditions de travail pour leur épanouissement et un bon encadrement des apprenants. C’est l’explication fournie par Wilfried Léandre Houngbédji lors de son deuxième rendez-vous avec les Internautes sur la page Facebook « gouvernement du Bénin ». La première inquiétude des aspirants rapidement dissipée par le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement concerne les Ame admis aux tests, inscrits dans la base de données mais non déployés dans les établissements. « S’il y a des aspirants non déployés, c’est probablement parce que les matières dans lesquelles ils ont été évalués ne nécessitent pas de nouveaux déploiements. Il y a de l’offre au-delà des besoins », fait comprendre Wilfried Léandre Houngbédji. Autrement dit, le gouvernement ne peut pas employer plus de personnes qu’il en a besoin. Mais pourquoi faire des tests à de nouveaux aspirants et les inscrire dans la base de données alors que tous ceux qui y sont ne servent pas encore dans un établissement ? s’interrogeaient également les aspirants. La réponse est toute simple. « Les tests qui vont se faire concernent essentiellement les matières où il y a des places à pourvoir », clarifie le porte-parole du gouvernement. Par exemple, il peut y avoir un surplus d’enseignants d’Anglais dans la base de données et un déficit d’enseignants de mathématiques. La logique impose de faire des tests pour avoir des enseignants aspirants à mettre en position de classe dans les établissements publics. S’agissant des retards de paiement des heures supplémentaires aux aspirants qui doivent en bénéficier, il est dû aux actes de mal gouvernance notés par les auditeurs du ministère en charge des Finances. Des écarts ayant été relevés entre les chiffres du ministère des Finances et ceux des établissements où les Ame sont en position de classe, un audit a été commandité afin de lever toute équivoque. Le constat est amer. « Sur un échantillon de 17 % d’établissements, il s’est dégagé une différence de 10 millions FCfa », informe le Secrétaire général adjoint du gouvernement. Conséquence: le ministère des Finances a décidé d’étendre l’audit à tous les établissements. Cela ne devrait pas surprendre, car le gouvernement a toujours donné une grande importance au respect de l’orthodoxie financière et à la bonne gestion des ressources publiques. Mais Wilfried Léandre Houngbédji rassure tous les concernés qu’ils entreront en possession de leurs ressources financières dès que tout sera clair. Dans tous les cas, entre le statut de vacataire et celui d’aspirant, la différence est grande. Les aspirants le reconnaissent même s’ils veulent toujours de meilleures conditions. Cela y va de l’intérêt de toutes les parties prenantes du secteur de l’éducation? Par J.C.T Education 01 sept. 2021


Les changements climatiques: Notre combat à tous
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) vient de publier son sixième rapport sur le climat intitulé : « L’humanité est au pied du mur ». Comme d’habitude, ce rapport attire avec plus d’insistance, l’attention de la communauté internationale sur la progression alarmante du réchauffement climatique et ses conséquences dévastatrices pour la vie sur la planète. Depuis son rapport de 2013 qui prévoyait de maintenir le réchauffement de la terre en dessous de 1,5°C à la fin du siècle, seuil critique au-delà duquel la vie serait difficile sur terre, les prévisions actuelles font état d’une augmentation de 1,1°c en 2021. Une augmentation aussi rapide remet en cause les objectifs fixés par l’Accord de Paris de 2015 sur le climat et appelle donc à une action urgente. Ce phénomène est dû, entre autres, à l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre (Ges) dont plus de la moitié proviennent des industries. Ces émissions de Ges provoquent le réchauffement climatique causant d’une part la fonte des glaces induisant l’élévation du niveau de la mer, l’acidité des océans et la diminution de leur oxygénation et d’autre part, des pluies excessives et/ou des sécheresses prolongées. Les principaux acteurs de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre sont donc les pays développés. Le monde est de plus en plus exposé aux conséquences dramatiques des changements climatiques Ces dernières années, des affres du changement climatique se font de plus en plus répétitives un peu partout dans le monde : Des vagues meurtrières de chaleur font des ravages dans les pays d’Europe, en Inde et au Pakistan. Des inondations ont dévasté habitats, cultures et plongé de nombreuses populations dans la précarité en Asie du Sud-Est, au Bangladesh, en Inde et au Nepal. Plusieurs pays africains notamment l’Algérie, la Tunisie, le Mozambique et le Niger alternent de longues sécheresses et de sévères inondations entrainant des pertes en vie humaine et des dégâts matériels importants. Le Bénin qui était un puits net de Gaz à effet de serre (Ges) en 1990 (c’est-à-dire absorbe plus qu’il n’émet), est devenu une source nette d’émission de Ges à partir de 1997. Le pays subit dangereusement les conséquences du réchauffement climatique qui se manifestent par les inondations cycliques, les pluies tardives, les vents violents, les sécheresses prolongées et la chaleur excessive. Le Bénin a connu les inondations les plus désastreuses de son histoire en 2010, qui ont touché 55 communes sur les 77, ont fait 46 victimes et affecté plus de 680 000 personnes, dont environ 60 000 enfants. Plus récemment, le pays a enregistré des inondations un peu partout. Le gouvernement du Bénin est proactif dans la lutte contre les effets des changements climatiques Face à ce tableau mondial qui n’épargne pas le Bénin, le gouvernement du président Talon a engagé des actions pour contrer la menace et renforcer la résilience des écosystèmes et des systèmes socio-économiques. Citons notamment : • la Loi N°2018-18 du 06 août 2018 sur les changements climatiques en République du Bénin ; • l’adoption en 2021 de la politique de gestion des changements climatiques à l’horizon 2030 ; • l’ élaboration de la troisième Communication sur les changements climatiques en 2019 ; • l’élaboration conformément à ses engagements au titre de l’Accord de Paris de sa Contribution prévue déterminée puis sa Contribution déterminée au niveau national (Cdn) en cours d’actualisation ; • l’élaboration d’une stratégie de développement à faible intensité de carbone et résilient aux changements climatiques ; • les actions pour compenser les émissions de Co2 : plantation de palétuviers ; protection des parcs naturels tels que la Pendjari ; protection des zones humides ; utilisation des mangroves ; incitation des populations à l’utilisation de l’essence sans plomb ; taxes douanières pour limiter l’importation des véhicules vétustes ; investissement dans les énergies renouvelables. Plus que le corpus légal et réglementaire qui se met méthodiquement en place, le Pag 1 2016-2021 a permis au gouvernement d’initier et de mettre en œuvre des projets emblématiques pour attaquer avec résolution la construction d’une véritable résilience nationale face aux effets du changement climatique. C’est le cas notamment dans les domaines de la lutte contre l’érosion côtière, la dégradation des sols, la désertification, de la maîtrise des inondations et crues cycliques, de la construction d’infrastructures résilientes dans tous les secteurs. Ces actions sont le fruit de notre capacité désormais avérée à mobiliser des ressources financières sur tous les fronts, y compris le bouclage récent d’un Euro bond Odd. Le Pag 2 2021-2026 est prioritairement destiné à renforcer l’orientation climato-sensible du Pag 1, par une consolidation encore plus responsable de ces acquis de développement durable, au niveau politique le plus élevé de la gouvernance de notre nation. La responsabilité morale de chaque citoyen est engagée Consciemment ou inconsciemment, chacun contribue au réchauffement climatique et à la pollution de l’environnement en général de par nos activités à savoir : • l’utilisation du bois de chauffe; • l’usage de kérosène pour l’éclairage domestique ; • la prolifération des ventes d’essence au bord des voies ; • la mauvaise maintenance des moteurs à essence et le choix du type de moteur ; etc. Nous devons donc tous nous engager et contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre. La société civile, les autorités communales et les citoyens doivent chacun en ce qui le concerne soutenir les actions du gouvernement par ses propres moyens. Nous pouvons y contribuer par nos moyens de production comme par nos modes de consommation. L’agenda 2030 sur le développement durable et ses Objectifs de développement durable (Les Odd) nous appellent à un élan solidaire. Mais à la veille de la prochaine rencontre internationale sur le sujet- La Cop 26 à Glasgow en Ecosse- il faut encore une fois marteler la responsabilité des grands pays industriels. Sur les 100 milliards de dollars par an promis aux pays en développement pour aider à la mitigation des risques, très peu a été décaissé. Les plus gros pays pollueurs du monde doivent être mis face à leur responsabilité qui est de remplir leurs obligations, sinon la Cop restera un leurre. Ces jours-ci, les incendies en Californie et un peu partout en Europe, les inondations au Japon et en Chine sont des catastrophes qui appellent à réfléchir et nous rappellent en même temps que nul ne sera épargné si nous n’agissons pas. En effet, à regarder les conséquences dévastatrices de ces changements climatiques, nous sommes tous au pied du mur. Il faut donc agir maintenant n Par ABDOULAYE BIO TCHANE ET JOSE TONATO Abdoulaye BIO TCHANE, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale. José Didier TONATO, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Environnement 01 sept. 2021


Révolution numérique: Les cybercafés appelés à se réinventer
Avant qu’internet ne soit accessible à volonté sur les smartphones, voire à domicile, les cybercafés ont fait la pluie et le beau temps. Mais aujourd’hui, avec l’avancée de la technologie et la démocratisation de la connexion internet, c’est le déclin de l’activité à Cotonou et ses environs. Ce n’est plus la pluie et le beau temps pour les cybercafés qui, il y a quelques années, avaient le vent en poupe. Aujourd’hui, avec la révolution numérique, ce secteur connaît une descente aux enfers. Maurice Hangbé, graphiste, qui s’est investi dans cette activité a un passé qu’il ne regrette pas. « Je gérais un cybercafé et ça marchait bien », témoigne-t-il, sans révéler de chiffres. Pour sa part, Hervé Tokou, promoteur de cybercafé à Tankpè, commune d’Abomey-Calavi, exerce dans le domaine depuis huit ans. A l’en croire, l’activité donnait bien. Ses recettes journalières, révèle-t-il, étaient de vingt mille F Cfa. Mais comme dans toute belle histoire, un élément perturbateur est intervenu pour tout bouleverser. Il s’agit, dit Maurice Hangbé, de la percée fulgurante de l’internet à Cotonou et environs. « Avec l’arrivée des téléphones intelligents et des forfaits à bas prix qu’offrent les réseaux Gsm, il est devenu difficile de maintenir le cap. Les choses sont allées de mal en pis. Les recettes mensuelles ne suffisaient plus à payer les factures. On a dû fermer », précise-t-il. Il s’est reconverti mais en restant toujours dans les Technologies de l’information et de la communication. Il est devenu graphiste. Cependant, il s’est résolu à croire que ce temps des cybercafés est révolu. De son côté, Hervé Tokou n’a pas fermé même s’il reconnaît que le secteur bat de l’aile ces derniers temps. Informaticien réseau et promoteur de cybercafé, il s’adapte aux réalités actuelles du secteur. Au-delà de l’avènement des téléphones intelligents, il incrimine aussi d’autres facteurs. Il indique que c’est la mauvaise qualité de la connexion internet et son coût élevé qui ont contribué à rendre déserts les cybercafés. « La connexion est de mauvaise qualité, mais est très coûteuse », se plaint-il. Du coup, les recettes journalières ont chuté, passant de vingt mille à deux mille cinq cents, voire deux mille F Cfa. Des progrès qui ont tout bouleversé La démocratisation des Tic a pris une allure fulgurante cette dernière décennie. Le rapport Emicov publié en 2011 par l’Insae en dit long sur l’état de la fracture numérique. En 2011, 3,6 % des Béninois disposaient d’un ordinateur contre 2,0 % en 2010. De 52,9 % en 2010, le nombre de détenteurs de téléphones intelligents est passé à 71,7 % en 2011, soit une hausse de plus de 18 points sur la période d’un an. Le pourcentage d’utilisateurs réguliers d’internet s’élevait à 10,2 % au Bénin, mais ce chiffre cachait déjà des écarts importants. Aujourd’hui, le taux s’est considérablement amélioré de sorte à réduire le fossé aux dépens des cybercafés. Ces centres ont presque disparu des coins de rue et des abords des établissements scolaires et universitaires. Ceux qui résistent encore se comptent du bout des doigts. L’affluence n’est plus de mise. Elle a considérablement chuté, le chiffre d’affaires aussi. « Il y a encore quelques années, la salle était saturée presque tous les jours. Il arrivait même très souvent que les clients manquent de postes pour travailler. Mais aujourd’hui, les smartphones, les portatifs et la connexion internet sont à la portée de tous. Rares sont ceux qui y viennent encore. Cette situation agit beaucoup sur nos recettes qui ont complètement chuté », témoigne George Daaga, gérant d’une salle de navigation à Abomey-Calavi. Renaissance du secteur Pas question de fermer. Malgré l’évolution des Tic, certains croient encore à l’importance des cybercafés. C’est le cas de Gildas da Silva, étudiant, qui s’y rend souvent dans le cadre de la préparation sa thèse. « La connexion domestique n’est pas toujours de bonne qualité et s’épuise très vite. Quand j’active un forfait internet de 500 F Cfa via mon téléphone portable, à peine je fais une heure et le forfait s’épuise. Or, avec 400 F Cfa, je peux avoir 3 h dans un cyber-café», souligne-t-il. Cependant, pour continuer à exercer cette activité, il urge de repenser la chose. Hervé Tokou est décidé à rester dans le secteur. Pour lui, il n’est pas question d’y faire une croix. L’idéal est d’innover pour redonner vie à cette activité. Pour maintenir sa clientèle, il offre d’autres prestations en dehors de l’accès à l’internet. « Je vends des ordinateurs. Je réalise la maintenance informatique et réseau », fait-il savoir. Il pense aussi que le relooking du cadre peut attirer la clientèle. « Il faut créer d’autres activités et des espaces de coworking au sein des cybercafés. Cela va permettre aux clients de travailler et de rencontrer d’autres personnes avec qui, ils peuvent définir de nouvelles perspectives pour leurs projets », souligne Hervé Tokou. Ce n’est pas seulement au Bénin que ces centres sont condamnés à innover au risque de disparaître. Depuis 2013, au Sénégal, certains cybercafés se sont mis à la mode en donnant la possibilité aux clients de naviguer sur des tablettes. Aucune innovation ne saurait être de tropen la matière. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 01 sept. 2021


Développement durable au Bénin: De jeunes volontaires s’investissent
A travers des activités et programmes appropriés, l’association Mam@ki entend œuvrer au renforcement des capacités de jeunes volontaires afin de permettre non seulement l’épanouissement des populations, mais également inciter à la culture du travail, de l’excellence et de l’innovation. Elle a fait part de sa mission à travers une conférence de presse, dimanche 29 août dernier, à Parakou. A la faveur d’une conférence de presse organisée, dimanche 29 août dernier à Parakou, il a été procédé au lancement et à la présentation de l’association Mam@ki. L’occasion a permis d’exposer ses quatre projets phares. Il s’agit entre autres de zéro chômage dans ma ville, des projets safari football, corps sain ou environnement sain ou zéro déchet dans ma ville, puis santé plus. L’impact desdits projets qui seront réalisés pour l’intérêt de tous, grâce à l’implication de la jeunesse, n’est plus à démontrer. Selon son promoteur, Moufil Assouma, Mam@ki est un creuset de jeunes aux grandes ambitions. « Nous avons choisi d’agir sur l’axe de l’employabilité de la jeunesse, en apportant des solutions aux nombreux problèmes auxquels le secteur est confronté », a-t-il expliqué. « Dans le secteur de la santé, l’objectif est d’offrir une meilleure hygiène de vie à notre entourage et aussi des projets dans celui de l’environnement », a également insisté le promoteur. Mam@ki, poursuit-il, est ouvert à toutes les personnes de bonne volonté soucieuses du développement. Il sera d’abord expérimenté à Parakou, avant d’être étendu à d’autres localités, puis aller au-delà du Bénin. Ainsi, à l’horizon 2030, Mam@ki espère avoir 5 000 personnes impactées, transformées, autonomes et épanouies vivant dans un environnement sain, puis travaillant activement pour le développement durable au Bénin avec des répercussions objectives et perceptibles. Moufil Assouma indique que Mam@ki est apolitique. Ses adhérents se donnent pour ambition de vivre épanouis et en parfaite santé dans un cadre de vie sain. C’est pour participer avec efficacité au développement durable de leur cité. Société 31 août 2021


Le ronflement: Une pathologie gênante mais curable
Le ronflement est une maladie curable qui se manifeste par un bruit respiratoire qui survient pendant le sommeil. Bien qu’il soit banal, il est considéré comme une nuisance pour l’entourage du dormeur. Le ronflement survient comme un bruit de moteur. Et quand ça commence, Rosalie S. est embarrassée à côté de son mari. « C’est inconsciemment que mon mari ronfle à mes côtés pendant la nuit. Mais ça perturbe énormément mon sommeil », confie-t-elle. Cette jeune dame ne vit pourtant rien d’extraordinaire. Son époux souffre de troubles de sommeil dont les conséquences sociales se traduisent par la perturbation du vivre ensemble, et créent même des disputes entre le ronfleur et sa partenaire. Selon une publication scientifique et socio-anthropologique intitulée «La consigne n’est pas de ronfler», les effets sociaux de ce mal ont été analysés. Le ronflement est dérangeant pour celles et ceux qui sont exposés à la promiscuité du corps en sommeil. « Le ronflement peut en effet avoir de fâcheuses conséquences et donner lieu à des comportements violents. On trouve plusieurs faits divers où des voisins exaspérés ont recours à la violence contre des ronfleurs dont les sons nocturnes traversent les cloisons des hôtels ou des appartements », rapporte la publication. Une pathologie En réalité, le ronflement traduit un problème de santé, notamment celui du syndrome d’apnée de sommeil. « C’est le bruit rauque ou discordant qui provient des narines ou de la bouche. Il se produit lorsque la respiration est partiellement obstruée pendant le sommeil », explique Dr Léonel Amoussou, oto-rhino-laryngologiste (Orl). Les causes de cette pathologie sont diverses. À travers une étude publiée en 2015, Dr Gildas Agodokpessi a évalué la prise en charge du syndrome d’apnée du sommeil à Cotonou. Il a noté que la somnolence diurne et le ronflement étaient quasi présents. Les comorbidités identifiées étaient plus portées vers le surpoids et l’hypertension artérielle. De même, la consommation excessive d’alcool ou encore le tabagisme favorisent le ronflement. Des facteurs anatomiques sont aussi concernés. « Par exemple, chez certaines personnes, la cloison qui sépare les deux narines appelée septum nasal est déviée, entrainant un ronflement. Les patients présentant des allergies du nez et des sinus, qui se grattent les narines ou qui ont les narines bouchées sont susceptibles de ronfler. Aussi, les patients qui ont des troubles de sommeil, qui n’arrivent pas à dormir sans somnifère, ronflent beaucoup », explique le médecin Orl. Il est possible de s’en remettre. Des remèdes naturels, dont ceux à base du gingembre, sont plus cités. Dr Léonel Amoussou recommande surtout une bonne hygiène de vie et des activités physiques régulières. Une consultation est indispensable en vue de traitements appropriés. Cependant, le sujet devra reconnaître qu’il est un ronfleur. Sans quoi, il ne saura vouloir un traitement. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Santé 31 août 2021


Parlements: Conférence mondiale à Vienne début septembre
Organisée conjointement par l'Union InterParlementaire et le Parlement autrichien, en coopération avec l'Onu, la cinquième Conférence mondiale des présidents de parlement se tiendra, en présentiel, à Vienne (Autriche) les 7 et 8 septembre prochains. L’événement sera précédé du 13e Sommet des présidentes de parlement et suivi du Premier Sommet parlementaire mondial sur la lutte contre le terrorisme. La plus importante réunion au monde du plus haut niveau de représentation parlementaire aura lieu la semaine prochaine en Autriche. Ce volet en présentiel de la Conférence de l’Union Interparlementaire (Uip) fait suite à la réunion qui avait eu lieu en ligne les 19 et 20 août 2020. Plus de 110 présidents de parlement du monde entier sont attendus à Vienne pour la première réunion interparlementaire de grande envergure à être tenue en présence physique des participants depuis le début de la pandémie de Covid-19. Les autorités autrichiennes ont mis en place des mesures sanitaires strictes pour garantir la sécurité de la Conférence, notamment des tests de dépistage du virus, obligatoires pour accéder au site de la réunion, une limitation du nombre de délégués, une distanciation sociale et des masques obligatoires. La Conférence, qui se déroulera sur deux jours, est placée sous le thème général : « Les dirigeants parlementaires au service d'un multilatéralisme plus efficace qui assure la paix et le développement durable pour les citoyens et la planète ». Les présidents de parlement mettront l'accent sur les priorités qui nécessitent une action parlementaire internationale urgente, notamment la riposte mondiale à la pandémie et la reprise post-Covid-19, l'urgence climatique, la lutte contre la désinformation, la participation des jeunes à la vie politique et l'égalité des sexes. L'ouverture de la Conférence sera marquée par les discours de Duarte Pacheco, Président de l'Uip, Wolfgang Sobotka, Président du Conseil national autrichien, Peter Raggl, Président du Conseil fédéral autrichien, Tone Wilhelmsen Trøen, Présidente du Storting norvégien (qui rendra compte des résultats du Sommet des présidentes de parlement) et Abdulla Shahid, originaire des Maldives, Président de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Les présidents de parlement entendront également de jeunes militants, dont l’activiste mexicaine Xiye Bastida, qui fait partie des principaux responsables du mouvement des jeunes pour la justice climatique. Le volet présentiel du 13e Sommet des Présidentes de parlement aura lieu le 6 septembre et aura pour thème : «Les femmes au cœur de l'action : de la lutte contre la pandémie à la sauvegarde des acquis ». Au programme sont inscrits un point sur la situation mondiale dans cette tentative de reprise, la reconnaissance aux femmes de tous les horizons qui ont joué un rôle déterminant dans la lutte contre le virus. Une réflexion se tiendra pour identifier les voies et moyens pour préserver et consolider les réalisations. Ouverte aux présidentes de parlements nationaux ainsi qu’à celles qui président des assemblées parlementaires régionales et internationales, membres associés de l’Uip, la réunion reçoit également des invitées prestigieuses. Le Premier Sommet parle-mentaire mondial sur la lutte contre le terrorisme organisé en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Unodc) et, le Bureau de lutte contre le terrorisme de l’Onu, se tiendra le 9 septembre. Les participants entendront, entre autres, les témoignages de victimes du terrorisme en Afghanistan, au Kenya et une intervention de la Pramila Patten, représentante spéciale du Secrétaire général de l’Onu chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit. La Conférence mondiale des présidents de parlement a lieu tous les cinq ans. Son objectif est de renforcer la dimension parlementaire de la gouvernance mondiale. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). International 31 août 2021


Qualité des prestations à l’hôpital de zone Lokossa-Athiémé: Le Parlement s’en préoccupe
En quête d’un meilleur fonctionnement de l’hôpital de zone Lokossa-Athiémé, une délégation de députés avec à sa tête le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Dakpè Sossou, séjourne depuis hier, lundi 30 août, dans la zone sanitaire où ils échangent avec les populations et les acteurs impliqués dans la gestion de l’hôpital. Cette activité, qui va durer quatre jours, est financée par le Paaajrc II, un projet logé au ministère de la Justice et de la Législation. La qualité des prestations de l’hôpital de zone Lokossa-Athiémé préoccupe l’Assemblée nationale dont une dizaine de députés procède depuis hier, à l’évaluation. Intitulé « Mise en œuvre de la fiche d’évaluation citoyenne à l’hôpital de zone Lokossa-Athiémé et au Chd Zou d’Abomey », cet exercice en cours simultanément dans la cité des Kotafon et dans la ville historique d’Abomey, consiste en l’organisation d’une série de séances de travail avec les populations bénéficiaires des prestations de l’hôpital, les maires des deux communes, les chefs d’arrondissement et bien d’autres catégories d’animateurs impliqués dans la gestion de la structure sanitaire. Ces différents acteurs partagent avec les parlementaires, leurs appréciations mais aussi les difficultés d’accès aux soins et leurs attentes dans une démarche participative. Outre les échanges, il est prévu au cours de cet exercice d’évaluation, une visite guidée de l’hôpital. Cette activité qui va se poursuivre jusqu’au jeudi 2 septembre prochain sous l’égide du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Dakpè Sossou, est l’étape pratique d’un processus entamé il y a deux ans par l’appropriation de la fiche d’évaluation. La pandémie de Covid-19 est la cause de la pause observée un moment. En décidant de relancer hier le processus, les députés soutenus par des cadres de l’administration de l’Assemblée nationale entendent apporter des éléments devant « éclairer la lanterne des décideurs » pour la prise des mesures idoines. «Notre mission si elle était réussie devrait permettre d’améliorer un peu plus la qualité des prestations fournies aux populations de la région », projette au lancement des travaux, le deuxième vice-président du Parlement. Selon Dakpè Sossou, le secteur de la Santé retient tant l’attention de l’institution parlementaire qu’il occupe une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement. Pour lui, ce secteur est « l’un des baromètres avec lesquels, l’on peut mesurer les résultats du premier quinquennat du régime de la Rupture ». Le travail qui s’y fait depuis 2016, appuie-t-il, est caractérisé par « un engagement sincère, une vision claire et une planification cohérente ». Le contrôle de l’action du gouvernement autrement L’exercice entrepris depuis hier dans la zone sanitaire Lokossa-Athiémé tout comme à Abomey au niveau du Chd-Zou est une réforme introduite dans les pratiques parlementaires. Et à ce titre il était important de rassurer sur son utilité. Gérard Gbénonchi, président de la Commission des échanges et des Finances, qui fait partie de la délégation parlementaire à Lokossa, soutient que l’exercice est une belle approche de la mission relative au contrôle de l’action gouvernementale. Les députés, insiste-t-il, sont bel et bien dans leur prérogative du contrôle de l’action du gouvernement. « Il ne suffit pas que les hôpitaux existent, mais il est de notre devoir, en tant que mandataires du peuple, de vérifier si les services de ces structures sont offerts dans des conditions meilleures, avec les profils qu’il faut », explique le député. Et pour que cela ne soit un vœu pieux, il sera mis en place, dit-il, une fiche d’évaluation citoyenne récapitulative des notes par lesquelles les populations ont sanctionné les prestations suivies des recommandations destinées à élever le niveau de fonctionnement de l’hôpital. Lesquelles recommandations seront mises en œuvre sous la houlette d’un comité de neuf membres. Cette approche innovante de la mission parlementaire est également saluée par Bienvenu Yaï, directeur de l’Unité d’analyse, de contrôle et de l’évaluation du budget de l’Etat (Unaceb) à l’Assemblée nationale. Se félicitant de ce que « Le contrôle de l’action du gouvernement s’exerce autrement», il détaille le mécanisme de la nouvelle approche. « Cette fois-ci, enseigne-t-il, nous mettons en exergue la population, les prestataires de service et les députés pour l’amélioration des conditions de vie des populations». Actualités 31 août 2021


Enseignement du français et de mathématiques: De nouveaux curricula pour les classes de Ci dès la rentrée (Les livres seront distribués gratuitement aux écoliers)
Les programmes d’enseignement de français et de mathématiques du Cours d’initiation (Ci) ont connu une refonte totale avec l’introduction de nouveaux documents dont des cahiers d’activités et des manuels scolaires. Lesquels seront généralisés dans toutes les écoles dès la rentrée scolaire prochaine, après une phase pilote qui s’est révélée concluante à l’évaluation. 600 inspecteurs et conseillers pédagogiques du sous-secteur des enseignements maternel et primaire venus de l’ensemble du territoire national, renforcent leurs capacités, depuis ce lundi 30 août, à l’Ecole urbaine centre de Porto-Novo sur les programmes révisés du Cours d’initiation (Ci) en français (lecture-écriture) et en mathématique. Cette formation qui précède celle de 22 mille enseignants de la classe de Ci et des directeurs des établissements publics et privés s’inscrit dans le cadre de la généralisation de l’utilisation des curricula révisés de Cp en français et en mathématiques à la rentrée scolaire 2021-2022. La révision de ces curricula se veut la réponse du gouvernement du Bénin pour sonner le glas de la faible maitrise des disciplines de français dans les premières classes du primaire (Ci et Cp) due, selon plusieurs évaluations, à la non appropriation et la densité des programmes d’études dans ces deux disciplines. « Une évaluation des programmes d’études basés sur les compétences dans les écoles primaires a conclu que les programmes étaient trop complexes, trop ambitieux pour le niveau 1 du primaire et que les enseignants, qui n’étaient pas suffisamment outillés, ne pouvaient pas enseigner efficacement tout le contenu tel qu’il est présenté jusque-là», a fait savoir Raliou Arinloyé, représentant du ministre des Enseignements maternel et primaire, qui a ouvert les travaux. Selon lui, le processus de révision curriculaire a été conduit par la direction de l’Innovation et de l’Inspection pédagogique (Diip). Il est arrivé à terme pour le Ci. 36 écoles pilotes ont expérimenté les différents documents pédagogiques révisés au cours de l’année scolaire 2020-2021. La Banque mondiale en appui Les différentes missions de suivi et d’évaluation des apprenants à la fin de l’année scolaire ont montré une nette progression en français et en mathématiques des écoliers des écoles pilotes par rapport à ceux des écoles témoins choisies dans les mêmes contextes. Pour Raliou Arinloyé, ces différents résultats rassurent que le Bénin est sur la bonne voie et que la généralisation peut s’opérer. C’est ce qui motive, explique-t-il, l’initiative de cette formation pour outiller les conseillers pédagogiques et inspecteurs pour la réussite de cette généralisation et assurer un meilleur encadrement des enseignants en situation de classe. Les 22 mille enseignants de Ci ainsi que les directeurs d’école seront formés en deux vagues courant septembre prochain. Le représentant du ministre assure que des changements importants vont s’opérer dans les classes de Ci dès la rentrée prochaine avec l’introduction de nouveaux documents pédagogiques et la mise en œuvre des approches et pratiques pédagogiques innovantes. A cet effet, informe Raliou Arinloyé, les nouveaux cahiers d’activités de mathématiques et de français ainsi que le nouveau manuel de français seront distribués gratuitement à tous les apprenants du Ci. Yacinthe Gbayé, chargé de programme Education à la Banque mondiale, institution financière qui appuie le Bénin dans ce projet à travers le Partenariat mondial pour l’éducation phase 3 (Pme3), se réjouit de l’heureux aboutissement du processus de réforme curriculaire en cours depuis deux ans. Il a salué la qualité des documents pédagogiques conçus par les équipes techniques et dont des extraits ont été donnés aux participants à savoir notamment le référentiel révisé de français et de mathématiques ; la planification hebdomadaire des apprentissages et les progressions annuelles systématiques pour chacune des deux disciplines ; le livre de lecture décodable ; le cahier d’activités de l’élève aussi bien en français qu’en mathématiques et le guide révisé de l’enseignement de chacune des deux matières réformées. Yacinthe Gbayé a exhorté les participants à prendre la formation au sérieux afin de maîtriser au mieux la nouvelle approche pédagogique des curricula révisés au Ci. Education 31 août 2021


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