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Nouvelles

Arnaud Gbétchédji à propos de la sûreté radiologique : « Les rayonnements ionisants donnent des maladies comme le cancer »
Le Bénin dispose désormais d’une loi qui réglemente le secteur de la radiologie. Une avancée en matière de protection des populations contre les méfaits des rayonnements radiologiques, selon Arnaud Gbétchédji, chef de la sûreté radiologique à l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection (Ansr). Ce qui revient aux exploitants des différentes sources radiologiques de déclarer à l’autorité, leurs sources et le domaine dans lequel ils l’exploitent, pour des mesures. Quel processus suivre au plan national pour réglementer l’usage des matières radiologiques trois ans après le vote de la loi n°2017-29 du 15 mars 2018 portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin ? Arnaud Gbétchédji : Toutes les installations au Bénin qui utilisent des sources de rayonnements ionisants dans le cadre de la recherche ou du développement devraient se rapprocher de l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection (Ansr) pour faire une déclaration desdites sources et le domaine dans lequel elles sont utilisées. A la suite de cette démarche, l’Ansr répondra à la déclaration pour accorder l’autorisation si cela est nécessaire, puisque toutes les sources ne vont pas bénéficier d’une autorisation. Certaines pourraient être exemptées. Mais c’est à l’autorité de notifier à l’exploitant que sa source peut être exemptée de la réglementation ou qu’elle est sous réglementation. C’est dans ce sens que nous rencontrons les exploitants pour les sensibiliser, conformément à la loi, qu’ils ont l’obligation de déclarer leurs sources et d’avoir une autorisation avant de les exploiter. Ils ne peuvent pas utiliser ces sources simplement sans autorisation puisqu’elles peuvent porter des dommages aussi bien aux travailleurs qu’au public. Par conséquent, ceux qui utilisent les sources de rayonnements ionisants doivent les déclarer afin d’avoir une autorisation avant de les utiliser. Que peut-on entendre par rayonnements ionisants ? Les rayonnements ionisants sont des énergies un peu comme de la lumière, mais une lumière qui comporte une quantité d’énergie qui est capable de faire du mal. Ça traverse des matières, ça peut traverser des murs, des chaises, l’eau… A l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection, nous avons la capacité de donner des informations aux gens pour les orienter sur le type de matériel à prendre pour réduire cette lumière à une quantité qui ne va pas causer de dommages. On utilise ces sources dans le domaine de la santé, dans l’industrie, dans le domaine de la recherche et ce n’est pas limitatif, la science étant en évolution. On peut même introduire des sources dans des matières sans qu'on le sache au niveau de l’autorité. La science évolue et dès lors que ça entre dans la constitution de ces matériaux, les exploitants ont le devoir de nous les déclarer parce que quand nous allons sur le terrain avec des équipements, on a la capacité de détecter ces rayonnements. Les matières à rayonnements ionisants se trouvent-elles sur le territoire béninois? Les matières à rayonnements ionisants existent dans notre pays. Nous ne souhaitons pas des catastrophes dans notre pays parce que les rayonnements ionisants créent des dommages et donnent des maladies comme le cancer. C’est pour cela que le chef de l’Etat a jugé utile de mettre en place l'Ansr qui est là pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de danger sur la santé des populations. Santé 31 août 2021


Revue 2020 du secteur agricole: Des propositions pour améliorer les indicateurs
La revue 2020 du secteur agricole a pris fin, vendredi 27 août dernier, sur des notes de satisfaction. Plusieurs propositions ont été faites pour améliorer les performances à l’avenir. Les leçons de 2020 tirées, les acteurs agricoles se projettent dans l’avenir. Après deux jours de discussions, ils ont fait des propositions fortes pour continuer à produire, malgré les contraintes du climat et de la Covid-19. Lesquelles propositions ont été saluées par le chef de file des partenaires techniques et financiers (Ptf) du secteur. « Il est aujourd’hui important de poursuivre les efforts pour soutenir le secteur agricole béninois face aux effets immédiats de la Covid. Cependant, il faut sans doute aussi innover, chercher des solutions sur le long terme. L’une des options par exemple serait de travailler sur la production nationale d’intrants. Aussi, la question climatique doit être plus que jamais au cœur de nos actions. Il faut poursuivre les efforts sur la transition agroécologique, en amont et en aval des filières. C’est-à-dire en amont sur les aménagements, la gestion d’eau, la production d’intrants. Puis en aval, il faut travailler sur la qualité, la transformation et la disponibilité de la production sur le marché », a souligné Jean Huchon, au nom des Ptf. Ces travaux ont permis d’évaluer le niveau de mise en œuvre des recommandations de la revue de 2019, les performances physique et financière de 2020 et la contribution des autres secteurs. Pendant deux jours, les débats et analyses ont permis non seulement de faire le point sur la campagne agricole, mais aussi de se pencher sur les défis pour la mise en œuvre du Pag2. Les menaces climatiques et sanitaires vont demeurer, mais les acteurs ont identifié des portes de sortie. « Nous ne devons pas perdre de vue que des efforts restent à fournir pour atteindre les objectifs de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de réduction de la pauvreté », a laissé entendre Dossa Aguemon, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Les acteurs entendent faire un véritable suivi des recommandations issues de cette revue. Actualités 30 août 2021


6e édition de Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix: Le banquier Jean-Jacques Golou distingué
Jean-Jacques Golou, responsable d’établissement financier, a été distingué à l’occasion de la 6e édition de Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix, samedi 14 août dernier à Cotonou. Un prix qui témoigne de son œuvre. Jean-Jacques Golou rejoint le cercle restreint des lauréats de Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix. Pour son édition 2021, l’initiative de l’Ong Paix Liberté a reconnu les mérites de ce banquier, directeur général d’établissement financier. Il a reçu le trophée à lui décerné en présence de plusieurs personnalités dont Victor Adossou, président de la Cour Suprême. Jean-Jacques Golou a été nominé pour ses qualités humaines et de leadership, son engagement professionnel et social, son sens de responsabilité et sa disponibilité envers les plus vulnérables. Des atouts que reconnaissent les promoteurs de l’initiative. « C’est avec une grande émotion, mêlée de joie, que nous vous remettons ce prix pour vous rendre un hommage à la mesure de qui vous êtes. Cette distinction témoigne de votre leadership au service de l’humanité », a indiqué Hugues Hector Zogo, président de l’Ong Paix Liberté. Selon des témoignages recueillis sur l’homme, Jean-Jacques Golou, membre fondateur du club Lions Cotonou cristal, a toujours montré sa disponibilité et son engagement non seulement pour toutes les actions s’inscrivant dans l’éducation, la paix, mais également dans la solidarité envers les couches les plus vulnérables. 1er président du club Toastmasters, Cotonou Elite, un club engagé au service du leadership et de la communication, il a sponsorisé en 2020 la création du premier club Toastmasters de Bohicon, Audace, qui est le point de rassemblement des jeunes du Couffo, du Zou et des Collines désireux de progresser en communication et leadership. Bien que très rigoureux et exigeant avec un sens de l’organisation très poussé, Jean-Jacques Golou, président d’honneur de l’Ong Le Bon Pasteur des Enfants, dont il est membre, fait preuve d’ouverture d’esprit, de beaucoup d’humilité, de simplicité, d’amour et de sagesse dans toutes ses démarches. Ce prix décerné à l’expert-comptable formé au Canada et diplômé Mba en Banque et Finance de la Birmingham Business School au Royaume-Uni, en reconnaissance de ses actions depuis plusieurs années, est également une invite à impacter davantage au quotidien son environnement à travers un leadership plus remarquable. La Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix est intiée depuis le 8 mai 2016 pour honorer la mémoire de Cardinal Bernadin Gantin. L’Ong a donné le nom du Cardinal Gantin à cette Palme pour son rôle de bâtisseur d’une Afrique unie dans la paix. Elle récompense les hommes et femmes qui travaillent au respect de la dignité humaine. Société 30 août 2021


Systèmes financiers décentralisés: Des engagements pour réduire l’exclusion financière au Bénin
L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin (Consortium Alafia) a tenu, vendredi 27 août dernier à Cotonou, son assemblée générale. A cette occasion, il a été rappelé aux institutions de microfinance leur rôle dans le développement économique et combien elles doivent concilier obligation de résultats et respect des textes régissant leur secteur. L’année 2020 a été particulière pour l’ensemble des acteurs des Systèmes financiers décentralisés (Sfd) au regard du contexte en lien avec la crise sanitaire de la Covid-19. Mais les Sfd membres du Consortium Alafia ont su dans l'ensemble montrer leur résilience. « La bataille contre Covid-19 n’est pas encore gagnée. En continuant d'unir nos efforts, nous sommes sûrs d'avoir des lendemains meilleurs », a indiqué, optimiste, Clément Yadonta, président du Conseil d’administration de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin (Apsfd). 2020 a été une année plus particulièrement difficile pour le Consortium Alafia, convient-il. Selon lui, la crise sanitaire a rendu difficile la réalisation de plusieurs actions planifiées. Mais tout n’aura pas été que du fiel. Nonobstant le contexte difficile, l’association professionnelle a réalisé de bonnes performances retracées dans les différents rapports examinés au cours des travaux de cette assemblée générale. Par exemple, en matière de représentation des Sfd membres et la défense des intérêts collectifs, l’association professionnelle a mené des plaidoyers au niveau régional avec la faîtière des associations professionnelles sur l’amendement de la nouvelle loi uniforme réglementant la microfinance dans la zone Uemoa, le vote d'une Loi-cadre qui détermine les obligations des parties relatives à une activité de crédit et le régime des responsabilités en cas de non remboursement, et l’amélioration des conditions des Sfd. Au niveau national, pour une meilleure collaboration entre les communes et les Sfd, des actions ont été également menées, rappelle Clément Yadonta. Dans le domaine du renforcement des capacités, le Consortium Alafia a pu mettre en œuvre son plan annuel de formation et d'assistance technique aux Sfd membres. En dehors de la formation, l’association a aussi beaucoup fait durant 2020 en matière d'assistance technique, reconnait le président du Conseil d’administration. Il en voudra pour preuve, la réalisation de la Plateforme mutualisée de finance digitale des Sfd du Bénin, le PowerCard Microfinance en partenariat avec la Firme Hps du Maroc, la création d'une centrale d’information sur le risque crédit… Des défis Clément Yadonta reconnaitra les efforts déployés par l’ensemble des Sfd pour en arriver à ces résultats. « Ces réalisations ont été obtenues dans un contexte de crise sanitaire et aussi marqué par la rareté des ressources », souligne-t-il. Cependant, relève-t-il, beaucoup reste à faire et le chantier du développement de la microfinance au Bénin est encore immense. « Des défis restent à relever sur le plan de la gouvernance, du contrôle interne, du système d’information, de gestion, d'interconnexion des bases de données, de digitalisation de l'offre de services financiers, d'accroissement de la portée des Sfd dans les milieux les plus reculés, de transformation institutionnelle… », mentionne Clément Yadonta. L’engagement et la détermination des Sfd à atteindre leurs objectifs plaisent bien au projet d’Appui au développement, à la professionnalisation et à l'assainissement de la microfinance (Adapami). Maurille Maurice Couthon représentant ledit projet à l’occasion insistera sur les dispositions pour le respect de la nouvelle réglementation qui encadre le secteur. Le vrai problème des Sfd, selon lui, réside au niveau de la gouvernance. Représentant le ministère d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, Abou Bakary Issiaka va féliciter l’association pour la stabilité de sa gouvernance. Aussi, invitera-t-il à éviter les dérives constatées au niveau de certains systèmes financiers décentralisés et à la résorption des différentes faiblesses relevées au quotidien dans la gouvernance de certains. « L’efficacité des Sfd aujourd'hui passe par leur aptitude à évoluer en conformité avec la réglementation d’une part, et d’autre part à développer des produits et services de microfinance répondant aux exigences du temps », conseille-t-il. « Si nous sommes convaincus que la microfinance est un puissant instrument au service des populations démunies et appelons par ailleurs dans une certaine mesure l'Etat à appuyer les institutions desservant ces populations, nous devons accepter, et même demander aussi que l'Etat prenne en continu des mesures pour assurer la pérennité du secteur », souligne-t-il. Economie 30 août 2021


Risques de catastrophe et changement climatique: La Plateforme départementale de l’Ouémé en état d’alerte
Les membres de la Plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de l’Ouémé sont plus que par le passé mobilisés pour mieux assurer leur mission surtout en ces temps de montée des eaux fluviales et de resurgence de la grippe aviaire dans nombre de communes du département. Mener des réflexions pour la prévention de tout risque de catastrophe dans le département de l’Ouémé, traiter les informations collectées auprès des différentes plateformes communales et en faire la synthèse et identifier les besoins en formation des acteurs. Telles sont, entre autres, les missions assignées aux membres de la Plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de l’Ouémé dont la troisième session ordinaire au titre de l’année 202 a été close, vendredi 27 août dernier. Il s’agissait également pour les participants de réfléchir aux autres volets de leurs attributions à savoir préparer les autorités administratives départementales de même que les populations à pouvoir faire face aux risques majeurs, centraliser et coordonner les secours à apporter aux populations sinistrées et surveiller les sites ou endroits à risque du département. La plateforme doit se pencher sur les voies et moyens pour son bon fonctionnement et son efficacité afin de combler les attentes des uns et des autres. La cérémonie d’ouverture a été placée sous l’égide du préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. L’autorité préfectorale a insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour le bon fonctionnement dudit creuset au profit des populations. « Le fonctionnement de la plateforme est un problème crucial. Il faut que nous montrions notre capacité en tant qu’acteurs et membres de la plateforme départementale. C’est à nous-mêmes de donner du souffle à notre plateforme », a souligné le préfet de l’Ouémé. Marie Akpotrossou a exhorté la Plateforme à inscrire parmi ses priorités la situation des eaux du fleuve Ouémé dans plusieurs communes du département et celle relative à la résurgence de la grippe aviaire à Tohouè dans la commune de Sèmè-Podji. A cet effet, les maires ont été conviés à faire parvenir à la préfecture de Porto-Novo leurs plans de contingence actualisés pour une gestion efficace des éventuels risques de catastrophe dans le département. Société 30 août 2021


Adaptation aux changements climatiques: Les acquis du projet d'appui aux plans nationaux présentés
Les documents nationaux d'adaptation aux changements climatiques sont désormais " climato-sensibles " grâce à l'appui allemand. Les bilan et perspectives ont été présentés aux acteurs clés, ce jeudi 26 août, à Cotonou, lors de l’atelier de clôture dudit projet. Fruit de la Coopération bénino-allemande, le Projet d’appui scientifique au processus de Plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques (Pas-Pna+), mis en œuvre par la Giz pendant cinq ans, est arrivé à terme. Ce projet a offert un appui continu à la formulation, à la mise en œuvre et au suivi-évaluation du processus national des Plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques. L’atelier de clôture du projet a été l’occasion pour les parties prenantes de mesurer la contribution du Psa-Pna+ à la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques au Bénin. De la restitution faite, l’on retient que le projet a à son actif des résultats élogieux et encourageants. Entre autres, il a soutenu l’intégration des changements climatiques dans plusieurs stratégies nationales comme le Plan national de développement et le Plan national de développement sanitaire. Avec ce projet, des études de vulnérabilité ont été réalisées dans quatre secteurs à savoir agriculture, ressources en eau, protection du littoral et santé. Ces études ont permis de définir les mesures prioritaires dans les quatre secteurs cités, de les hiérarchiser pour permettre au pays de mieux faire face aux effets néfastes des changements climatiques. Le Psa-Pna a également contribué au renforcement de capacités scientifiques des universitaires dans le domaine des changements climatiques, et facilité les échanges d’expériences entre acteurs des pays dans lesquels il a été mis en œuvre. Avec le travail abattu, le Bénin peut être sûr d’avoir des stratégies qui intègrent les effets néfastes des changements climatiques dans les domaines du développement durable, de l’économie, etc. pour le bonheur des populations. Nole Buenner, chargée du projet, et Michael Derus, ambassadeur d’Allemagne au Bénin, apprécient fortement les acquis du projet et la collaboration de toutes les parties prenantes. Après avoir rappelé l’importance du Pas-Pna+ et les résultats obtenus, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José D. Tonato, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement allemand et aux parties prenantes, puis rassuré l’Allemagne de l’engagement du Bénin à poursuivre les actions engagées afin de pérenniser l’œuvre. Forts des prouesses réalisées, le Bénin et l’Allemagne demeurent convaincus qu’une riposte efficace aux effets néfastes des changements climatiques exige une approche multisectorielle impliquant l’ensemble des acteurs et une coopération internationale soutenue. Le Pas-Pna est financé par le ministère allemand de l’Environnement, de la Protection de la nature et de la Sûreté nucléaire. Il est mis en œuvre au Bénin, au Burkina Faso et au Sénégal. Environnement 27 août 2021


Libération des espaces publics: Les mendiants en perte de repère
Au lendemain de la reprise de l’opération de libération des espaces publics, la débrouil-lardise est devenue la règle chez certains mendiants à Cotonou, autrefois occupants desdits lieux. Ils essayent vaille que vaille de s’adapter à la nouvelle donne en étant moins visibles dans les périmètres qu’on leur connaissait. A chacun sa stratégie de survie. Le petit Arouna, 11 ans, doit désormais redoubler d’efforts pour assurer sa collecte quotidienne de numéraires et autres aliments. La reprise de l’opération de déguerpissement des espaces publics l’a soumis au nomadisme. Il sait qu’il n’a pas d’autre alternative s’il veut s’en sortir et surtout, éviter d’être la cible des hommes en bleu. « Je préfère faire mon job ici. Je suis plus à l’aise dans ce cadre. Depuis quelques jours, j’ai suivi l’un de mes parents sur ce nouveau site », explique-t-il, tout en mangeant son beignet, tout débraillé. En fait, sa tante et lui, essayent de s’adapter aux nouvelles réalités qu’impose l’assainissement du cadre de vie à Cotonou. Ils se sont repliés sur le terre-plein central menant à Guinkomey à quelques encablures de l’ancien site au quartier Zongo, dans l’intention d’être à l’abri des forces de l’ordre qui cassent tout sur leur passage pour rendre attrayantes la capitale économique et les autres villes du pays. Ainsi évolue le phénomène de la mendicité depuis l’annonce des couleurs par les pouvoirs publics. Sans avoir reçu la visite des hommes en uniforme, certains mendiants qui opèrent sur les espaces publics ont compris l’enjeu. Ils ont décidé d’un repli tactique vers d’autres aires pour ne pas donner du fil à retordre aux commis de l’opération en cours. Ce vendredi 13 août aux environs de 15 h, leur principale zone d’affaires ‘’officieusement délimitée’’ dans les rayons de la mosquée centrale de Zongo n’a pas enregistré son effectif habituel. Ils ont reconstitué un nouveau périmètre pour leur business où ils siègent, imperturbables. A l’abri des regards indiscrets et du viseur des forces de l’ordre. Ils se retrouvent dans le même panier que les conducteurs de véhicules mal stationnés, les gros porteurs, les occupants illégaux des espaces publics, certains vendeurs à la sauvette qui tentent désormais de survivre au gré des stratégies. Repli stratégique Le constat n’a pas varié ce mercredi 25 août. Ils sont des dizaines d’hommes, femmes et enfants à prendre d’assaut la zone de démarcation de la route à double sens, à quelques mètres de leur ancien site. Ici, on retrouve des enfants et adolescents, debout, le regard dans le vide. D’autres assis scrutent l’horizon, ‘’bol de collecte d’aumône’’ en main. Enfants déscolarisés, adultes analphabètes, tous se prêtent à l’exercice en espérant gagner leur pain grâce à la charité des passants. Les mendiants sont conscients qu’ils doivent retrousser davantage leurs manches pour survivre. Selon Bruno Montcho, sociologue de la débrouille et de la déviance, enseignant chercheur à l’Uac, le repli des acteurs de la mendicité est stratégique. «Quand le pouvoir choisit de rétablir l’ordre, les acteurs qui occupent l’espace doivent prendre conscience pour revoir leur stratégie d’occupation de l’espace. L’occupation de l’environnement obéit aujourd’hui à des exigences que tout acteur doit respecter. Ils sont obligés de se réadapter à cette réalité», admet-il. Point besoin d’y aller par la force. «On n’a pas besoin de leur demander de partir. Au fur et à mesure qu’on aménage les lieux, ils doivent prendre conscience de leur départ de ces espaces. Lorsque le pouvoir va rendre pérenne cette initiative, ça amènera les acteurs de la mendicité à changer de stratégie. Vous pouvez les voir bien habillés et toujours faire le même job», poursuit-il. Avec la lutte contre la recolonisation de l’espace public, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Beaucoup de citoyens sont heureux de vivre dans un cadre aéré, propre et sain, même si l’on enregistre des grincements de dents dans les rangs de certains tenanciers de boutiques et autres occupants de l’espace public. Même au niveau du nouveau périmètre qu’ils se sont tracé, Josué Adé, 17 ans, est sur le qui-vive permanent, mais il n’est pas prêt à abandonner son job. « J’ai appris que les flics pourront encore nous chasser d’ici mais qu’on nous trouve un autre endroit ou du travail pour nous permettre d’assouvir notre faim », fulmire-t-il. L’opération n’est dirigée contre personne Mais pour Alain Orounla, préfet du Littoral, l’opération en cours n’est dirigée contre personne. « Aucune population n’a jamais été dégagée. On n’est jamais entré dans une maison. On n’a jamais remis en cause un titre foncier. On a remis en cause l’incivisme. L’espace public appartient à nous tous. Ce n’est pas la propriété privée des contrevenants et donc il y a une opération de libération de cet espace pour la construction et l’édification d’infrastructures pour le bien-être des Béninois dans leur ensemble», a-t-il justifié sur un média de la place. Bruno Montcho acquiesce cette thèse : « Soit nous sommes dans l’espace urbain, soit nous n’y sommes pas. Les dispositions de l’Etat s’appliquent à tous. Nous allons chercher à atteindre un certain niveau d’assainissement des espaces urbains. Lorsque les mendiants vont se replier de cet espace, les personnes de bonne volonté iront vers eux pour leur donner l’aumône ». A travers un communiqué en date du 23 juillet, l’autorité préfectorale avait déjà donné le ton en déplorant notamment l’occupation des espaces publics par des commerçants, vendeurs à la sauvette et mendiants ainsi que certains récidivistes qui peinent à obtempérer. A l’heure du grand ménage, chaque occupant illégal sait qu’il doit se ranger. « Des centaines de milliards ont été consacrés à l’asphaltage de nos rues qui ne peuvent pas continuer à subir les actes d’incivisme que nous avons, par négligence, tolérés par le passé. Il s’agit de rappeler à nos compatriotes que nous sommes dans le cadre d’une activité permanente. Il n’y a pas de saison pour rappeler les gens à l’ordre. Ils ont été suffisamment informés de ce qu’ils doivent prendre le soin de libérer les espaces avant que les forces de sécurité ne soient obligées d’intervenir », précise Alain Orounla. Casimir Boton, conducteur de taxi-moto, perçoit cette option des pouvoirs publics comme une sanction contre l’occupation illégale de l’espace public et l’incivisme à Cotonou. Toutefois, un plan de relogement des mendiants serait le bienvenu pour éviter qu’ils reviennent. Société 27 août 2021


Assurance pour le renforcement du capital humain: Un projet porteur d’espoir pour les pauvres
Ces dernières années, le gouvernement du président Patrice Talon s’évertue à accroître la capacité et l’accès aux services sociaux de base ainsi qu’aux opportunités économiques de façon durable et équitable aux Béninois, notamment les plus démunis. Il revient donc aux bénéficiaires de se l’approprier pour jouir des retombées. Le projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain apporte un grand espoir aux populations, notamment les plus démunies. D’un montant de 94,818 milliards F Cfa, soit environ 172,5 millions Usd, il est soutenu par le budget national à hauteur de 1 milliard F Cfa et par les partenaires techniques et financiers (Crédit suisse, Banque mondiale, Usaid et Unicef) pour un montant de 93,818 milliards F Cfa. L’ambition du gouvernement, à travers ce projet, est d’améliorer l’accès aux services de santé pour toute la population, de fournir aux acteurs démunis du secteur informel (agriculteurs, commerçants, transporteurs, artisans et artistes) des formations opérationnelles, de faciliter ou d’améliorer l’accès aux crédits aux différents acteurs susvisés et leur assurer une pension de retraite. Des résultats significatifs Depuis sa mise en œuvre, plusieurs actions ont été menées et des résultats significatifs ont été atteints. Au niveau du ciblage et de l’identification des pauvres, l’identification communautaire des ménages pauvres à 100 % a été réalisée globalement dans les 77 communes de même que l’identification de 541 748 ménages pauvres (extrêmes et non extrêmes). En ce qui concerne le volet assurance maladie, l’accent a été mis sur l’identification du panier de soins de base et de la liste des médicaments remboursables. Le gouvernement a lancé aussi la phase pilote de l’assurance maladie dans 7 communes pour 105 000 bénéficiaires, la distribution des cartes biométriques aux bénéficiaires, la signature de convention de partenariat avec l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) pour l’établissement des cartes au profit des nouvelles cibles identifiées, soit environ 1 million de bénéficiaires et enfin le lancement de la phase de généralisation de l’assurance maladie. Sur ce point, 5 175 bénéficiaires ont été pris en charge pour un montant de 16 548 633 F Cfa. Par rapport au volet formation, il a été procédé à la mise en place d’un comité interministériel du volet Arch-Formation. L’autre action menée est la validation des documents d’opérationnalisation et l’élaboration du manuel de procédures de Arch-formation. Le lancement de la phase pilote du volet formation dans huit communes dont Abomey-Calavi, Porto-Novo, Parakou, Abomey, Djakotomey, Djougou et Lokossa font aussi partie des priorités du gouvernement. Il s’est agi également de passer à la sélection des six premières formations à mettre en place dans chacune des communes pilotes (boulangerie-pâtisserie, mécanique automobile et diesel, électricité automobile, menuiserie bois, électricité-bâtiment et énergies renouvelables). S’agissant du volet crédit et du volet retraite, le Fonds national de microfinance (Fnm) a activé la phase pilote du crédit digital au profit des commerçants. Les nombreuses autres réformes menées dans ce domaine concernent la préparation de l’extension du crédit aux artisans, l’élaboration de la fiche de crédit aux artisans et la conception d’un produit d’assurance retraite Arch au profit des acteurs du secteur informel. Pour les années à venir, les perspectives regroupent la généralisation du volet assurance maladie à 1,2 million de personnes y compris l’extension du volet crédit à tous les secteurs d’activités pour un montant de 10 milliards de F Cfa sans oublier le volet retraite Arch. Société 27 août 2021


Festival Danhomey land Hip-hop show: Entre révélations et démonstrations
La sixième édition du Festival Danhomey land Hip-hop show (Dalah’sh) a pris fin sur des notes de satisfaction, aussi bien pour le public que pour les organisateurs et artistes en herbe qui ont eu l’occasion de faire parler leur talent. Le Festival Danhomey land Hip-hop show (Dalah’sh) a connu diverses fortunes depuis son avènement. Mais l’édition de cette année a donné l’occasion à plus d’une dizaine de jeunes rappeurs d’exprimer leurs talents et ainsi, de se révéler au public ainsi qu’aux promoteurs de spectacles. Même si officiellement, rien n’est dit à propos, les coulisses du festival laissent entrevoir des envies de promouvoir plusieurs de ces jeunes dont le talent a besoin d’être soutenu. Pour en arriver là, les participants à cette édition ont donné le meilleur d’eux-mêmes à toutes les étapes de sélection pour âtre présents à la grande soirée-concert qui a clôturé le festival. Ils sont venus chacun avec sa spécificité pour marquer la différence. Ils ont pour la plupart surfé sur les langues nationales pour se démarquer du lot. Ensuite, la différence s’est faite sur les thématiques choisies et enfin sur la musique. Le Centre de Lobozounkpa, lieu hôte de cette sixième édition aura en tout cas, pendant plusieurs jours, vibré aux sons et lumière du hip-hop, certes avec des artistes en herbe, mais à l’avenir prometteur. Autant on peut parler de la kyrielle d’artistes en devenir très engagés, autant il convient de relever la participation active des jeunes des communes de Cotonou et d’Abomey-Calavi au géant concert-clôture du festival organisé au Centre de Lobozounkpa. Ils ont effectué en grand nombre le déplacement pour être les témoins de cette scène hip-hop qui a également vu défiler, quelques artistes confirmés. Au nombre de ceux-ci, le groupe Cotonou city crew, mais aussi et surtout, l’une des grandes révélations du moment, Vano Baby. Le jeune artiste qui caracole au sommet des hit parades et impose sa version et sa vision de cette musique a clôturé ce grand show de plus de trois heures par une prestation très appréciée par le public. Le festival Dalah’sh 2021 n’a pas été consacré qu’à la musique. Plusieurs ateliers et rencontres thématiques ont été organisés avec de grands noms du monde du showbiz pour les rapprocher des jeunes artistes. Il y a eu surtout une journée de réflexion sur le thème « Industrie musicale au Bénin: Repenser les mécanismes de promotion et les sources de revenus dans la musique » et un débat libre de l’art urbain. Culture 27 août 2021


Amélioration des services sociaux de base: Des Ong renforcent leurs capacités
Un atelier de Formation des formateurs sur le Bulletin communautaire de performance des Objectifs de développement durable (Bcp-Odd) a démarré, mardi 24 août dernier à Parakou. Cette rencontre qui prend fin ce jeudi 26 août, s’inscrit dans le cadre du plan de travail annuel 2021 du Réseau des Organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd). Renforcer les capacités de 33 Ong des six départements du Centre et du Nord Bénin afin qu’elles soient en mesure de conduire les membres de la communauté, les usagers et les prestataires de services publics, à faire une vérification, concevoir et élaborer un Bulletin communautaire de performance des Odd, pour l’amélioration de la prestation des services de base.Tel est l’objectif visé par le Réseau des Organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd), en organisant du 24 au 26 août, à leur intention un atelier avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). La formation permettra de faire le suivi et d’ajuster les Odd dans les Pdc. Sa tenue se justifie par le fait que le Bulletin communautaire de performance (Bcp) est perçu comme un outil pour améliorer la redevabilité et la réactivité des prestataires de services, un instrument puissant d’autonomisation communautaire. De façon plus spécifique, il s’agira pour les participants de s’approprier le rapport national de spatialisation des cibles Odd et de s’approprier les cibles spatialisées au niveau de chaque commune. Procédant au lancement des travaux, le directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Noël A. Gankpé, a indiqué que l’atelier entre dans la droite ligne des stratégies pour la promotion de la culture de la bonne gouvernance locale et des valeurs citoyennes, puis l’amélioration des indices de perception de la gouvernance, de redevabilité, de participation et des droits humains au Bénin. Selon lui, nul ne serait de trop dans l’atteinte des Odd. Les Organisations de la Société civile (Osc) étant une partie prenante de ce processus d’épanouissement général de la population, il estime, qu’elles ont un rôle important à jouer dans la formulation de bons projets à fort impact Odd. « L’atelier de ce jour nous facilitera la disponibilité au niveau local des compétences adéquates pour assurer non seulement une prise en compte effective des cibles priorisées mais aussi la conduite par la communauté du processus d’élaboration du Bcp-Odd », a déclaré la présidente du Conseil d’administration du Rodd, Carmen Gaba. L’objectif, a-t-elle assuré, est que chaque commune dispose de son Bcp-Odd afin de concevoir et de mettre en œuvre un Plan conjoint d’amélioration des services sociaux de base en faveur de ces cibles prioritaires Odd. Société 26 août 2021


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