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Nouvelles

Approvisionnement des cantines scolaires: 8007 T de vivres convoyés dans 3850 écoles bénéficiaires
Une quantité totale de 8 007 tonnes de vivres composés de céréales, de légumineuses, d’huile et de sel de cuisine est en cours de convoyage depuis lundi 16 août dernier, au profit de 656 700 écoliers de 3 850 écoles maternelles et primaires publiques bénéficiaires des cantines scolaires. Ces vivres sont mis en place pour le compte du premier trimestre de l’année scolaire 2021-2022. Le gouvernement et le Programme alimentaire mondial (Pam) assurent une bonne rentrée des classes aux écoles à cantines scolaires. Ils ont anticipé en mettant en place, à plus d’un mois de la rentrée scolaire 2021-2022, les vivres destinés à alimenter les établissements à cantines scolaires du sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire. Une quantité totale de 8 007 tonnes de vivres est actuellement en cours de convoyage sur le terrain. L’opération prend en compte 3 850 écoles comprenant au total 656 700 écoliers dont 299 026 filles répartis dans les 77 communes du Bénin. Les écoles concernées sont celles bénéficiaires du programme de cantines appuyé par le Pam ainsi que celles prises en compte par le Programme national d’alimentation scolaire intégrée (Pnasi) financé par le gouvernement et mis en œuvre par le Pam. 42 348 sacs de 50 kg de vivres sont prévus pour être mis en place dans ces établissements bénéficiaires. 81 159 sacs de riz de 50 kg ; 6120 sacs de 50 kg de haricot ; 19 357 sacs de 50 kg de pois jaune ; 25 477 sacs de 50 kg de niébé ; 93 071 bidons de 4,55 kg d’huile et 5355 sacs de 25 kg de sel sont également acheminés.Ces vivres provenant des huit magasins du Pam sont destinés pour la période allant du 20 septembre au 23 décembre prochain ; c’est-à-dire les trois premiers mois de l’année scolaire 2021-2022. Le convoyage a démarré lundi 16 août dernier et s’étend jusqu’au 30 août prochain, selon le calendrier du Pam. Le programme onusien met en jeu son expertise pour accompagner le gouvernement dans le domaine de l’alimentation scolaire. Le Pam conduit l’opération en complicité avec le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) qui veille au grain sur le terrain. Les deux structures ont d’ailleurs rendu public, le 13 août dernier, un communiqué de presse conjoint pour annoncer le démarrage dès lundi 16 août des livraisons de vivres au profit des établissements à cantines scolaires. Le communiqué a invité les directeurs d’école, les présidents et membres des bureaux des Associations des parents d’élèves et les membres des comités de gestion des cantines scolaires des écoles concernées à se rendre disponibles, à préparer les magasins de stockage pour la réception des vivres et en assurer la sécurité. Les directeurs départementaux des Enseignements maternel et primaire, les chefs des régions pédagogiques, pour leur part, ont été également exhortés, chacun en ce qui le concerne, à prendre dans les meilleurs délais les dispositions nécessaires pour un bon déroulement de l’opération. Ainsi, lentement mais sûrement, le gouvernement est en train de gagner le pari de l’approvisionnement à bonne date des cantines scolaires dans les écoles maternelles et primaires publiques bénéficiaires. Education 18 août 2021


37e Championnat d’Afrique des Clubs vainqueurs de Coupe: L’Aspac se retrouve dans le groupe B chez les dames
La cérémonie de tirage au sort du 37e Championnat d’Afrique des Clubs vainqueurs de Coupe s’est déroulée, lundi 16 août dernier à Casablanca au Maroc. Le Bénin sera représenté au niveau des dames par l’Aspac Hbc à ce rendez-vous continental à Meknès au Maroc du 24 août au 2 septembre prochain. Au terme du tirage au sort, l’équipe de l’Aspac a hérité dans la poule B de Dgsp, Fap et Habitat tandis que le groupe A est composé de Pétro, Tkc, Héritage et Rumuri. Chez les hommes Groupe A: Al ahly – Fap – Red star oja – Sokoto Rima Groupe A: Widad Smara – Jsk – Inter club – Asfa Chez les Dames Groupe A: Petro – Tkc – Heritage – Rumuri Groupe B: Dgsp – Fap – Habitat – Aspac. Sports 18 août 2021


Eliminatoires de la Coupe du Monde Féminine U20: Les Ecureuils dames se préparent à recevoir le Mena
Les Ecureuils dames, après leur exploit face à la sélection féminine du Niger écrasée par le score de 1-6, au stade Seyni Kountché de Niamey, lors de la manche aller des éliminatoires du mondial féminin U20, affûtent leurs armes pour la manche retour prévue pour le week-end prochain. Au total, 19 joueuses ont pris part aux deux premières séances d’entrainement hier, mardi 17 août au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo sous l’égide du sélectionneur national Ouzérou Abdoulaye. En prélude au match retour des éliminatoires de la Coupe du monde féminine U20 contre le Mena du Niger, les Ecureuils dames ont effectué deux séances d’entrainement hier, mardi 17 août au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Dix-neuf joueuses venues d’Elite Ac, Léopard, Tigresses, Black stone, Naja et Ainonvi ont pris part à ces séances d’entrainement. Après une semaine de repos, Edwige Kedokpo, Mahoussi Henriette, Marguerite Ahouasou, Eunice Sagbohan et autres ont repris du service sous la houlette de l’encadrement technique dirigé par le sélectionneur national Ouzérou Abdoulaye. Des exercices physiques et techniques sont au menu. Ainsi, des foulées ainsi que des exercices d'étirement, d'assouplissement et de relaxation leur ont permis de réveiller leurs muscles. Ces exercices ont été suivis de jonglages et de touches de balles entre elles sur la pelouse. Des exercices techniques avec déplacement de ballon sur un espace réduit ont également agrémenté cette séance. Réparties en deux groupes, elles ont bénéficié également d’exercices de conduite de balle, de pas chassés à gauche et à droite et de génuflexions. « La séance de la matinée a été consacrée à la mise en condition physique afin de voir la bonne occupation du terrain », a-t-il confié. Ce stage de préparation va se poursuivre jusqu’à vendredi 20 août prochain, veille du match. Selon Ouzérou Abdoulaye, l’effectif n’a pas été renforcé. « Le temps est trop court pour étoffer l’effectif, nous allons faire avec les mêmes joueuses qui ont défendu valablement les couleurs nationales à l’aller », a-t-il poursuivi. Rappelons qu’en déplacement au stade Seyni Kountché de Niamey, lors de la manche aller, samedi 7 août dernier, les Ecureuils dames du Bénin ont pris une sérieuse option pour la qualification au second tour en dominant le Mena du Niger par le score de 6-1. Sports 18 août 2021


Numérique en bref: Monnaie numérique : le Ghana se prépare pour le e-cedi
Le Ghana a sélectionné une entreprise allemande pour l’aider à concrétiser son rêve d’avoir une monnaie numérique, l’e-cedi, informe Radio France internationale. Premier pays ouest-africain à avoir annoncé son désir de se doter d’une devise numérique en juin, à l’instar de la Chine, de l’Europe ou encore de la Russie, il a sollicité les services de Giesecke Devrient (Gd), une entreprise munichoise spécialisée dans les cartes à puces, l’impression de billets de banque et la sécurisation des monnaies. Plusieurs pays africains envisagent aussi d’élaborer leur devise numérique. C’est le cas de l’Afrique du Sud, du Kenya, du Nigeria et du Maroc. Le continent africain n’entend donc pas être à la traîne en la matière. Société 17 août 2021


« Pim-Pim Tché » de Jean Odoutan: Un succès cinématographique revisité
Le cinéma béninois a fait parler de lui un peu partout courant 2010-2011 grâce à Jean Odoutan. Le réalisateur du film «Pim-Pim Tché » venait ainsi de s’illustrer à travers son coup de génie qui fera date dans l’histoire cinématographique de son pays. Grâce au projet « Wà Cinéma » du centre de Lobozounkpa, il était à l’honneur il y a quelques jours. « Pim-Pim Tché, Toast de vie » est le cinquième long métrage de Jean Odoutan et son deuxième entièrement tourné au Bénin après Barbecue Pejo. Cette chronique est centrée sur Chimène (Aïcha Ouattara), jolie fille bien charpentée de 17 ans surnommée Pim-Pim Tché, « ma sale garce». Autour de cette comédie qui dure un peu moins de quatre-vingt-dix minutes, le réalisateur embarque le cinéphile dans l’aventure de Aïcha, petite perle, prête à toute arnaque sentimentale pour passer en classe de quatrième et bénéficier d’une bourse scolaire. Elle tourne autour de trois hommes et cela fera l’objet d’un film. Film que le projet « Wà Cinéma » porté depuis quelques mois par le centre de Lobozounkpa a proposé aux cinéphiles il y a quelques jours. Le cadre et le contexte choisis pour projeter « Pim-Pim Tché » semblent d’ailleurs bien étudiés. Par ces temps de vacances faits de toutes sortes de caprices, une petite projection pour conscientiser les élèves avant le retour en classe n’est pas mal. Ceux qui ont fait le déplacement pour cette projection en sont repartis satisfaits. De quoi faire la joie des organisateurs qui ont eu le génie de prévoir une petite causerie avec le réalisateur autour de la projection. Et c’est bien cette épice de plus qui a donné une saveur originale à cette soirée cinéma, devenue tradition à Lobozounkpa et environs. Sans être accro de salle noire, Annick Nobimè a fini par s’abonner à ce rendez-vous cinématographique mensuel. Son premier contact avec « Pim-Pim Tché » ne la laisse pas indifférente. « Le comportement de l’héroïne du film m’a permis de comprendre qu’en tant que jeune fille, nous devons bien nous comporter et ne pas compter sur nos atouts physiques pour réussir », fait savoir la jeune élève de 16 ans. Tourné en pellicule au Bénin courant 2008, « Pim-Pim Tché» se déroule à Ouidah, terre d’origine de son géniteur. On y découvre Aïcha Ouattara dans le rôle de Chimène, une petite garce à qui l’arnaque sentimentale marche bien. A dix-sept ans, « Pim-Pim Tché », entendez « ma sale petite garce » porte bien son surnom. Pour bénéficier d’une bourse et passer en classe supérieure, elle est prête à tout. Elle parvient même à voler de ses propres ailes, multipliant les petits boulots et les arnaques pour subvenir aux besoins de ses parents. Ruse et espièglerie soit avec son professeur, soit avec d’autres hommes, s’enchaînent. Au charme de la jeune fille s’allie un personnage adorable, amusant, ambitieux, mais pourtant très sympathique, et on peut logiquement se poser la question de savoir pourquoi elle passe pour une « sale petite garce », si elle ne l’est que dans l’imaginaire des hommes qui lui tournent autour et qui entendent profiter avec parfois beaucoup d'inventivité et à coup d’argent de son corps. L’histoire qu’évoque ce film est intéressante à maints égards et c’est bien là le mérite du projet « Wà Cinéma » qui aura réussi deux grands coups. Le premier, c’est d’avoir ramené à la mémoire collective, un film qui n’a certainement pas été assez vu au Bénin, surtout par des populations d’un milieu défavorisé comme Lobozounkpa. Le second mérite, c’est l’aspect sensibilisateur de ce film qui, on ne sait par quelle magie, a mobilisé une belle brochette de vacanciers qui ont dû tirer leur propre conclusion avec l’histoire de Chimène. Culture 17 août 2021


Mise en service de la nouvelle gare de Bohicon: Le chargement et le déchargement hors parc réglés
Implantée à l’entrée de la ville de Bohicon, la nouvelle gare, l’une des plus modernes du Bénin, est désormais opérationnelle pour résoudre le problème de chargement et de déchargement hors parc. Elle a été mise en service, hier lundi 16 août, par le maire Rufino d’Almeida. Afin de faire efficacement face au problème de chargement et de déchargement hors parc dans la ville de Bohicon, la mairie a initié la construction d’une nouvelle gare routière. Les travaux terminés, l’infrastructure a été mise en service en attendant son inauguration prochaine. Érigée dans l’arrondissement de Saclo, à l'entrée de la ville de Bohicon en venant de Cotonou, la nouvelle gare routière est mise en service par le maire Rufino d’Almeida entouré des autres conseillers de Bohicon. Cette gare moderne est composée d’un bâtiment principal, d’une banque, d’un parking personnel, d’un parking taxis, d’un parking taxi motos, d’un quai de débarquement, d’un quai d'embarquement, de boutiques, d’un jardin, de toilettes et de stations-service. Elle dispose de toutes les caractéristiques d'une gare moderne. D’une capacité de plus de 150 véhicules, ce joyau aura coûté un milliard de francs Cfa, financé par le gouvernement béninois, la Banque mondiale et le Paurad. C'est la première gare de ce standing au Bénin. Mise en régie pour des raisons d’efficacité et de rentabilité, cette nouvelle gare devra régler le grand problème de chargement et de déchargement hors parc dans la ville carrefour. Un phénomène face auquel le maire s’est vu impuissant malgré tous ses efforts pour y mettre un terme. Avec la mise en service de cette infrastructure, la ville de Bohicon dispose officiellement de trois gares. Toutes les petites gares cesseront d’exister, assure le maire Rufino d’Almeida. Mobilisés au mât, ce lundi matin, pour le cérémonial de la montée des couleurs, les équipes de gestion, les différents acteurs de la chaîne de transport, les conseillers communaux et le maire de la ville ont acté la mise en service. Au cours de ce cérémonial, le maire de Bohicon, après la présentation des différents acteurs impliqués dans la vie de cette gare, a mis un accent particulier sur la propreté et l’assainissement constants qui doivent faire la particularité de ces lieux. La gare moderne, la première du genre au Bénin, doit maintenir le cap, prévient Me Rufino d’Almeida. « Je ne veux pas voir de déchets traîner sur le sol ici, encore moins des conducteurs faisant leurs besoins contre les murs. Jamais de ces mauvaises habitudes par ici ! Il faut qu’on soit digne de ce nouveau cadre de vie qui est désormais le nôtre », a-t-il martelé. L’autorité est aussi préoccupée par la bonne gestion de l’infrastructure qui se doit d’être un exemple et une fierté pour Bohicon. Economie 17 août 2021


Douane béninoise: Des réformes significatives pour l’amélioration du climat des affaires
L’ambition du gouvernement du président Patrice Talon est de faire de l’administration des douanes, l’une des plus modernes de la sous-région à l’horizon 2022, du port de Cotonou le plus grand hub, vu sa position stratégique et de lutter efficacement contre la fraude douanière et la corruption. Ces dernières années, plusieurs actions sont engagées dans ce sens pour améliorer le climat des affaires au Bénin. Lentement mais sûrement, le Bénin poursuit son chemin vers la modernisation de son administration douanière. Depuis 2016, des réformes courageuses ont été opérées en vue de hisser le port de Cotonou parmi les meilleurs de la sous-région. Ces actions concernent entre autres, la mise en œuvre du Programme de vérification des importations piloté par le partenaire technique Benin control avec comme tâches principales : la maîtrise de la valeur en douane des marchandises, le tracking des marchandises en transit, l’inspection pour la certification des poids et des valeurs des marchandises importées en vrac au port de Cotonou et via les frontières terrestres. Y figurent aussi le suivi électronique des véhicules d’occasion en transit, le contrôle des cargaisons à l’aide de scanners à rayon X pour accroître l’efficacité de l’administration des douanes, la dématérialisation des procédures de dédouanement via l’installation d’un portail électronique pour toutes les formalités afférentes aux transactions du commerce extérieur sur toute l’étendue du territoire national (Guichet unique de commerce extérieur Guce) via l’assistance du partenaire technique Webb Fontaine. S'y ajoutent la migration de toutes les unités douanières vers le Sydonia world, sans oublier la gestion de l’agrément des commissionnaires en douane avec comme action phare la gestion automatisée des cautions à travers des notifications, la délivrance d’agréments définitifs aux sociétés. Plus encore En plus de toutes ces réformes, on peut citer la comptabilité matière dans les entrepôts en cours de finalisation avec comme effets la gestion automatisée de la comptabilité matière dans les Mad mae, les entrepôts de stockage, les entrepôts spéciaux et industriels, l’instauration du comité valeur qui permet une introduction des abattements automatiques dans le Sydonia par type de produit. Rappelons également qu’au niveau de la recette des douanes ‘’Cotonou hydrocarbure et du Guichet unique du commerce extérieur (Guce)’’, les opérations de pré-dédouanement et de dédouanement sont entièrement fonctionnelles depuis novembre 2020. En ce qui concerne le commerce extérieur, plusieurs autres réformes sont engagées dont la création du Guichet unique du commerce extérieur. Ce guichet qui est un portail unique pour toutes les opérations du Commerce extérieur vise entre autres, la dématérialisation totale des opérations par la sécurisation des recettes de l’État grâce au paiement électronique et l’amélioration du Climat des Affaires. La mise en place de toutes ces réformes a connu une réussite grâce à la détermination et au pragmatisme du gouvernement. En 2017, le Bénin avait été classé 1er dans l’espace Uemoa par ‘’l’Observatoire des pratiques anormales’’, comme détenant les corridors les plus fluides en matière de facilitation des échanges. En plus de cela, dans le rapport de la Task force Cedeao publié lors de la 55e session des chefs d’Etat tenue à Abuja en juin 2019, le Bénin est classé premier dans la zone Cedeao en matière de facilitation des échanges et de libre circulation des personnes et des biens. Société 17 août 2021


66e pèlerinage à la grotte mariale de Dassa-Zoumé: Des restrictions et exigences pour cause de Covid-19
Le pèlerinage marial annuel des chrétiens catholiques se tiendra le week-end du 20 au 22 août prochain, dans des conditions particulières. « Tous frères, sous le manteau de Marie, étoile de l’évangélisation ». C’est autour de ce thème que les membres du clergé et les fidèles catholiques se retrouveront du 20 au 22 août 2021 à la grotte mariale Notre-Dame d’Arigbo de Dassa-Zoumè, ville située au Centre du Bénin. A travers messes, séances d’adoration du Saint Sacrement, de chemin de croix, de confessions, la retraite aux flambeaux et différentes communications, ces chrétiens venus de par le monde sacrifieront pour une 66e fois à cette dévotion qui a commencé depuis 1954 avec Mgr Louis Parisot. Pour cette édition en cette 160e année d’évangélisation au Bénin, c’est John Olorunfèmi cardinal Onaiyekan, archevêque émérite d’Abudja, qui présidera la messe pontificale prévue dans la matinée du dimanche. Le prélat âgé de 77 ans partagera avec les fidèles ses réflexions sur le thème de l’année. Seulement, du fait de la pandémie du coronavirus, certaines mesures spécifiques sont prises, selon le Père Fortuné Badou, recteur du sanctuaire marial. D’abord, ce pèlerinage est proscrit à certaines catégories de personnes. « Nous demandons aux personnes souffrant de maladies chroniques de ne pas faire le déplacement pour Dassa-Zoumè cette année. Il en est de même pour les personnes âgées », éclaire le prêtre, premier responsable du lieu du pèlerinage. Toutefois, si les concernés se font vacciner, ils pourront participer aux activités liturgiques comme tout autre fidèle chrétien, dans le strict respect des gestes barrières. « En dehors de cette restriction, nous recommandons aux pèlerins d’avoir sur eux au moins deux cache-nez qu’ils pourront utiliser du vendredi jusqu’au dimanche. Ils pourront aussi avoir des gels hydroalcooliques», conseille le Père Badou. Dans la même logique, sous le contrôle des autorités administratives, la distanciation sera une règle d’or lors de ce grand rassemblement. La distance d’un mètre sera strictement respectée lors de l’installation des sièges et les déplacements seront limités au strict minimum. Toujours en matière de mesures barrières, le père recteur annonce que des dispositifs de lavage des mains seront installés en quantité suffisante sur le site, dans les coins et recoins. Les chrétiens catholiques, en suivant les instructions des autorités, pourront donc vivre ce pèlerinage, contrairement à l’année dernière où il n’a pu tenir à cause de la pandémie n Société 17 août 2021


Rapport du Giec sur le dérèglement climatique: Une alerte rouge qui force la prise de conscience
Dans son rapport publié le 9 août 2021, le Groupe d’experts Climat de l’Onu annonce un réchauffement climatique plus fort que ce que l’on craignait. Au Bénin, pour les acteurs de protection de l’environnement, c’est le moment de prendre conscience. Péremptoire. Le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) n’en est pas moins. Il intervient dans un contexte où les inondations, incendies, sècheresses, cyclones, et tant d’autres calamités se succèdent, comme pour dévaster la Terre. Selon ledit rapport dévoilé lundi dernier, la planète pourrait se réchauffer de 1,5 °C d’ici 2030. Président de l’Association internationale de Climatologie, Expédit Vissin n’est pas étonné. Au contraire, l’hydro climatologue craint pour la suite, même pour le Bénin. « Nous allons assister à l’amplification des extrêmes. Nous avons déjà des signes annonciateurs du bouleversement du climat. Je peux vous assurer que le dérèglement est observé au Bénin. Si nous ne prenons pas garde, nous allons assister à un changement global du climat du Bénin », confie-t-il. Code rouge Le document publié expose des prévisions climatiques angoissantes, à quelques pas de la 26e Conférence des parties sur le climat (Cop26). Selon le Giec, la température à la surface du globe a augmenté de 1,09 °C au cours de la décennie 2011-2020 par rapport à la décennie 1850-1900. Les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850. Le niveau de la mer ne cesse d'augmenter. L’Onu parle de « code rouge ». Mais pour Dr Edmond Sossoukpè, responsable de la section Bénin du Lobby climatique citoyen, l’alerte était déjà au rouge, au point de forcer l’accord de Paris. « Mais rapidement, cet élan est tombé du fait de la course des pays pour le classement économique mondial. Cela a conduit certains à mettre en veilleuse leurs engagements et à reprendre avec l’utilisation massive des énergies fossiles. Même si le Giec ne parlait pas d’alerte rouge, le niveau de calamités et de catastrophes tel qu’on le vit depuis quelques semaines pouvait donner à chacun l’idée que quelque chose de grave se réalise », déplore ce responsable du Lobby climatique citoyen. Un rapport qui éveille… L’humanité a le dos au mur. Les menaces sont telles que même les climato-sceptiques doivent se réveiller. Le Lobby climatique citoyen, mouvement associatif indépendant, veut inciter les autorités à réaliser une politique climatique efficace et ambitieuse dans le monde. « Cela doit déclencher de la part des pays, la prise d’engagements fermes allant dans le sens de la limitation considérable et de la réduction sensible du niveau d’émission des gaz à effet de serre », souligne Dr Edmond Sossoukpè. Pour lui, il faut revoir les techniques culturales cesser de recourir à certains gaz des réfrigérants qui contribuent au réchauffement climatique. « Le recours aux énergies renouvelables devient un impératif. Nous ne pourrons plus nous cacher derrière la nécessité de redresser l’économie ou de nous positionner à un niveau donné du classement mondial pour continuer à recourir massivement aux énergies fossiles », ajoute-t-il. C’est le moment de prendre les mesures qu’il faut pour atténuer les effets à défaut du miracle, pour inverser la tendance. « Nous avons tout ce qu’il faut pour faire face à ces dérèglements, si nous changeons d’habitude et de comportements vis-à-vis de l’environnement. L’atmosphère est la même pour tous. Ce qui est fait ailleurs peut influencer le Bénin. Une action individuelle est importante. Mais une synergie d’actions des pays est encore plus importante », insiste le président de l’Association internationale de Climatologie. L’heure n’est plus aux sensibilisations. La nature force l’humanité à se rendre compte de ce qui change. Il ne reste qu’à agir ou périr. Environnement 16 août 2021


Campagne agricole 2020-2021: 3,15 millions de tonnes d’ignames produites
Ces deux dernières décennies, le Bénin a fait des progrès dans la production des racines et tubercules. La campagne 2020-2021 a donné 3 150 248 tonnes d’ignames. Néanmoins, des menaces climatiques et biotiques sont à suivre de près. Sans pour autant bousculer les rangs dans la sous-région, le Bénin marque des points. C’est ce que révèlent les données obtenues à la direction de la Statistique agricole du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). La campagne 2020-2021 a donné 3,15 millions de tonnes d’ignames. Comparée à 20 ans en arrière, c’est-à-dire à la campagne 2000-2001 qui avait enregistré 1,74 millions de tonnes, c’est presque le double. Pour ce qui est du rendement, il est de 13, 76 tonnes à l’hectare contre 11,18 tonnes deux décennies plus tôt. Le Borgou se positionne comme le bassin de cette denrée fêtée chaque année le 15 août à Savalou. La production y est de 1,32 million de tonnes. Le département des Collines en a produit 576 558 tonnes, l’Atacora 527 174 tonnes, la Donga 339 601 tonnes, le Zou 193 114 tonnes et l’Alibori 133 625 tonnes. La production est faible dans les départements du Sud du Bénin et quasiment rare dans l’Atlantique-Littoral. « Le Sud n’est vraiment pas propice à cette culture. Ce n’est pas les mêmes conditions qui prévalent dans les zones agro-écologiques», souligne Dr Alban Etchiha, chercheur au Laboratoire de Biotechnologies, Ressources génétiques et Amélioration des espèces animales et végétales (Biorave). En ce qui concerne la superficie cultivée, elle est de 228 998 ha pour la campagne 2020-2021. Deux décennies plus tôt, l’espace sollicité tournait autour de 160 000 ha. « L’igname est une culture exigeante en fertilité des sols. Le rendement en dépend. Ce qui fait que les producteurs sont souvent à la recherche de sols fertiles en détruisant les forêts », explique Dr Alban Etchiha. Des menaces à prendre en compte Les données de la campagne 2021-2022 ne sont pas encore disponibles. Les récoltes ne font que commencer. Cependant, si la campagne 2020-2021 a donné 3,15 millions de tonnes, les deux précédentes avaient été plus productives, soit 3,36 millions de tonnes pour 2019-2020 et 3,35 millions de tonnes pour 2018-2019. En réalité, plusieurs contraintes entrent en jeu. Selon des études, il s’agit de la baisse de fertilité des sols, des variabilités climatiques, du manque de cultivars performants. « Il faut trouver des variétés résistantes et adaptées à chaque zone. Pour ce qui concerne les vagues de sécheresse, on préconise que la production des variétés plus sensibles à la chaleur soit déplacée vers les plaines inondables dans de grosses buttes, avec un lit de semis en profondeur pour protéger les semenceaux. Il est aussi préconisé de mettre des pailles pour conserver un peu l’humidité dans les buttes. Par rapport à la fertilité des sols, une association de la culture d’igname avec les plantes légumineuses est souhaitée », recommande le chercheur. ll y a aussi les ravageurs dont les nématodes viennent en rajouter au stress des producteurs. Le Laboko, une variété très prisée à cause de ses qualités organoleptiques y est très sensible. « Certains producteurs pensent que l’attaque des nématodes est liée à un mauvais sort alors que ce sont des vers qui restent dans le sol et provoquent des dégâts. Il y a plusieurs nématodes qui attaquent l’igname. Le plus abondant au Bénin cause la pourriture sèche. Elle se manifeste par des taches jaunes, brunes ou noires qu’on remarque en pelant l’igname. Mais il y a un autre nématode qui cause des boutons un peu partout sur les tubercules, les rendant assez vilains avec une dépréciation de leur valeur marchande », précise Dr Alban Etchiha. Des efforts restent à faire pour bousculer le classement dans la sous-région, surtout avec le Nigeria qui totalise 70% de la production mondiale. Société 16 août 2021


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