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Nouvelles

Culture d’ignames: 500 ha de terre octroyés à Olushegun Obasanjo à Kétou
L’ex-chef d’Etat nigérian, Olushegun Obasanjo, un des plus grands fermiers du continent africain, pose désormais ses valises au Bénin dans le cadre d’un partenariat public-privé pour la production à grande échelle d’ignames. Un domaine agricole de 500 hectares lui a été octroyé à cet effet à Kétou dans le département du Plateau. Il est précisément situé à Igbo Olokoïko, un hameau du village frontalier d’Egbèdjè dans l’arrondissement d’Idigny. Une délégation des autorités béninoises conduite par le ministre d’Etat chargé des Finances et de l’Economie, Romuald Wadagni et son collègue en charge de la Décentralisation, Raphaël Akotègnon a effectué, jeudi 12 août dernier, une visite conjointe sur le site avec le promoteur nigérian. A l’occasion, le domaine de 500 hectares a été identifié et délimité. Ce qui a permis à l’ancien président nigérian d’avoir une idée claire de son champ destiné à la culture d’ignames. Olushegun Obasanjo a rassuré du démarrage imminent des travaux d’exploitation du site. Il annonce le déploiement dans les tout prochains jours de ses équipes sur le terrain pour donner vie à ce projet qui profitera aux deux pays. La délégation béninoise a réaffirmé sa disponibilité à faciliter la concrétisation de l’ambition de l’ancien président nigérian. Toutes choses qui témoignent de l’engagement du gouvernement du président Patrice Talon à accompagner l’ancien chef d’Etat nigérian dans son vaste projet. Lequel va contribuer au réchauffement des relations de bon voisinage entre le Bénin et le Nigeria avec la promotion de milliers d’emplois stables pour la jeunesse. La visite de terrain a connu également la présence du maire de Kétou, Lucie Sessinou et des membres de son conseil communal ainsi que des propriétaires terriens. Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Société 16 août 2021


Cour suprême: Le projet de modernisation prend corps
A sa prise de fonction, le 25 mars dernier, à la tête de la Cour suprême, le magistrat Victor Dossa Adossou avait fait la promesse d’engager l’institution dans la modernité. Ce projet a franchi une grande étape, les 12 et 13 août à Grand-Popo, à travers la revue des textes fondamentaux. Trois textes fondamentaux de la Cour suprême ont été revisités, la semaine dernière. Sous la houlette du président de l’institution Victor Dossa Adossou, le collège des magistrats conviés à Grand-Popo, dans le département du Mono, a passé en revue d’abord la loi portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Cour suprême, ensuite la loi portant règles de procédure applicables devant ses formations juridictionnelles et enfin le projet de loi portant statut des magistrats de l’institution. Durant les deux jours de travaux, ils ont procédé au toilettage des lois à travers leurs titres, chapitres, sections et articles. En somme, ce fut une mission de validation du travail abattu pendant quatre mois par un comité de relecture placé sous l’égide du procureur général près la Cour suprême, Onésime Gérard Madodé. Rappelant que les deux premières lois qui constituent des outils de travail ont été adoptées en 2007, Onésime Gérard Madodé soutient qu’il est apparu nécessaire de faire ce toilettage en tenant compte des dynamiques nouvelles en cours dans leur secteur après une quinzaine d’années de pratique. Ceci urge, selon lui, d’autant plus que « Depuis l’année dernière, dit-il, il y a eu le vote de la loi sur la modernisation de la Justice, qui a prévu un certain nombre d’axes dont la dématérialisation des procédures, l’introduction des technologies de l’information et de la communication, un nouvel univers vers lequel toutes les juridictions sont en train de marcher». « C’est tous ces aspects qui ont été pris en compte par le comité que j’ai eu l’honneur de présider », a-t-il précisé. Relativement au statut des magistrats, il a expliqué que ce projet de loi découle de l’alinéa 2 de l’article 134 de la Constitution qui dispose : « La loi détermine le statut des magistrats de la Cour suprême». Ceci, parce qu’au titre des animateurs de l’institution, poursuit-il, outre les magistrats de l’ordre judiciaire, la Constitution a prévu la nomination des juristes de haut niveau en l’occurrence des professeurs d’université ou des administrateurs civils. En d’autres termes, il s’agit d’un groupe de personnalités venant d’horizons professionnels divers qui doivent être régis par une loi. Cap sur la bataille législative L’objectif poursuivi à travers la revue des textes fondamentaux est de hisser la Cour suprême au diapason des exigences et mutations de toutes natures en cours, soutient le président de la Cour suprême, Victor Dossa Adossou, qui se convainc que la modernisation de l’institution passe par l’actualisation et la pertinence de son cadre normatif. Ce chantier, il l’avait annoncé comme une priorité de sa mandature. Au regard de ce qui a été fait, le président s’est déclaré satisfait des «travaux féconds » qui, selon lui, projettent déjà la Cour suprême dans la modernité. Mieux, au-delà du souci de consolider l’ancrage de l’institution dans un tel contexte, dit-il, « Ce chantier important de relecture des textes régissant les attributions, l’organisation, le fonctionnement et les règles de procédure devant la Cour suprême mettra fin à une situation singulière qui faisait de la haute juridiction, la seule institution constitutionnelle de la République non dotée de textes élevés au rang de lois organiques ». A la suite de Grand-Popo, le président Victor Dossa Adossou fait savoir que le cap sera mis sur Porto-Novo, précisément sur l’Assemblée nationale. « A présent, déclare le magistrat, il faut engager la bataille législative qui va couronner les efforts consentis et graver dans le marbre les légitimes ambitions de notre mandature ». Société 16 août 2021



Soisante ans du Trésor public: Les manifestations commémoratives lancées
Pendant trois jours, les agents de la trésorerie, en poste ou à la retraite, vont vivre un programme riche en couleurs dans le cadre de la célébration des soixante ans d’existence du Trésor public. Les manifestations commémoratives ont été lancées, hier jeudi 12 août, par Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances. Conférences-débats, tribune aux doyens, jeux radiophoniques, compétitions dans diverses disciplines sportive et ludique…, la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique a prévu plusieurs activités pour marquer les soixante ans de l’institution. C’est devant des agents à la retraite et ceux en fonction que les manifestations ont été lancées hier. Pour Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, la célébration de cet événement donne l'occasion de faire un brassage, un dialogue intergénérationnel. Thierry Dossa, président du comité d'organisation et directeur adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique, souligne d’ailleurs la participation de trois générations d’agents à cette célébration. Il va sans dire que le partage d’expériences promet d’être enrichissant. A tour de rôle, les secrétaires généraux des deux syndicats de la maison Trésor ont, à l’occasion de la cérémonie de lancement des festivités, félicité le personnel et le directeur général pour l’engagement et les efforts faits au quotidien. « Vous avez le mérite d’avoir fait du Trésor public une administration performante aux standards élevés. Les objectifs fixés par les autorités sont régulièrement comblés malgré les conditions parfois difficiles de travail. J’ai grand espoir que le vent du mandat hautement social soufflera également sur nous au Trésor public », va soutenir François Kotche du Syndicat national des agents de la Trésorerie publique du Bénin (Synatb). Son homologue Kader Yarou, du Syndicat national des agents du Trésor public (Synatrep), a rendu hommage aux aînés qui ont accompli leurs missions dans des conditions précaires. Portant la voix de l’autorité de tutelle, Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, a félicité tout le personnel qui a travaillé depuis 1961 pour maintenir allumé le flambeau du Trésor public, la première banque publique. Il précise que les grands pas posés ne doivent pas faire perdre de vue que des défis restent à relever. C’est pourquoi, le porte-parole du ministre d’Etat a souhaité que cette célébration soit le point de départ d’une nouvelle dynamique. En attendant l’apothéose, demain samedi 14 août, la célébration des soixante ans du Trésor public a ainsi démarré, avec l’espoir que les festivités se déroulent bien et qu’à terme, tout le personnel soit davantage mobilisé pour l’atteinte des objectifs de l’institution. Sous le sceau de la dématérialisation « Le Trésor public à l’ère de la dématérialisation », c’est le thème retenu pour célébrer les noces de diamant de l’institution. Pour Oumara Karimou Assouma, ce thème est tout à fait opportun, car l’événement intervient dans un contexte où le Trésor public fait de la digitalisation le socle de ses réformes. Plusieurs innovations ont été introduites et sont positivement appréciées. Il s’agit notamment de la dématérialisation des fiches de paie des agents de l’Etat, la bancarisation des dépenses, la mise en œuvre des paiements électroniques… Les secrétaires généraux des deux syndicats de la maison ont d’ailleurs salué les réformes du gouvernement en cours et qui impactent positivement l’administration du Trésor. Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, est reconnaissant à l’égard du chef de l’État qui a su élaborer un programme favorable à la modernisation du Trésor ; envers le ministre d’État chargé de l’Economie et des Finances pour l’appui constant sans oublier le personnel passé et présent grâce à qui l’institution a joué et continue de jouer son rôle. Il rappelle que l’institution a obtenu, depuis 2019, la certification à la norme Iso 9001 version 2015 et entend s’améliorer au quotidien. Actualités 13 août 2021


Sèmè-Podji: Six cybercriminels arrêtés en pleine opération
Les éléments du commissariat de Police de l’arrondissement d’Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji ont mis la main, mercredi 11 août dernier, sur six individus présumés cybercriminels. Des sources policières renseignent que ceux-ci étaient en pleine commission d’actes de cybercriminalité dans une maison à Agblangandan quand les forces de l’ordre ont surgi pour les interpeller. La perquisition des lieux a permis à la police de retrouver treize ordinateurs; trois routers wifi; dix portables dont huit smartphones, des cartes bancaires et des plaquettes de cartes Sim et autres. L’interpellation des six individus doit être un soulagement pour les populations de cette commune et surtout de l’arrondissement d’Agblangandan qui se plaindraient au niveau de ce commissariat de police de plusieurs cas d’arnaque. Ils sont actuellement en garde à vue et en instance d’être présentés au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) qui décidera de la suite de la procédure judiciaire.   Société 13 août 2021


Développement des Collines: Le préfet échange avec le président Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a reçu en audience, ce jeudi 12 août à son cabinet, le préfet des Collines Saliou Odoubou. Les deux personnalités ont passé en revue des questions relatives au développement du département des Collines. Le système éducatif, la situation sécuritaire dans le département des Collines, les réformes majeures induites par la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement, le sport, la culture, les projets au profit des communautés à la base…, sont autant de sujets qui ont meublé les échanges entre le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, et le préfet des Collines, Saliou Odoubou. « Nous avons dans un premier temps discuté des questions liées à la situation sécuritaire et à la pacification du département, ainsi qu’aux initiatives que j’ai entreprises et que je suis en train de mettre en œuvre », précise Saliou Odoubou, préfet du département des Collines, au sortir d’audience. En plus, avec son hôte, ils ont abordé d’autres questions touchant au développement du département. Le préfet des Collines est revenu sur la question de l’éducation, notamment les résultats peu satisfaisants aux examens nationaux enregistrés au niveau de sa circonscription administrative. Au cours des échanges, a-t-il poursuivi, il a été aussi question d’une part, des inondations dans certaines localités de son territoire et des dégâts occasionnés par celles-ci, et d’autre part, des activités qui se déroulent dans son département à savoir la fête de l’igname à Savalou et le pèlerinage à la grotte mariale à Dassa le 15 août prochain. Ces activités, a-t-il souligné, se dérouleront dans le strict respect des gestes barrières et de toutes autres dispositions prises pour assurer la sécurité de la population. L’avenir de la jeunesse et le cadre de vie de la population ont été aussi au cœur des préoccupations entre les deux personnalités. A en croire le préfet Saliou Odoubou, le président de la Cour constitutionnelle a montré beaucoup d’intérêt à tous ces sujets, lui a prodigué des conseils avisés et suggéré des approches de solutions à cet effet. « J’ai eu beaucoup de conseils de la part du président puisque en tant qu’homme averti, il s’est préoccupé de la situation du Bénin en général et du département des Collines en particulier. Je suis sorti satisfait», s’est-il réjoui. Par Mathilde ASSOGBA & Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 13 août 2021


Eradication définitive des Mgf et Vbg au Bénin: L’ultime assaut lancé à la cour impériale de Nikki
A la cour impériale de Nikki où ils étaient en colloque les 11 et 12 août, les rois, vice-reines ou Gnonkogui, chefs traditionnels, dignitaires du Borgou et de l’Alibori se sont engagés contre les mutilations génitales et autres violences basées sur le genre. Le clou de leur rencontre a été la remise du mémorandum commun en faveur de la lutte à la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé Yérima. C’est une initiative de Cuso International à travers l’exécution de son projet « Femmes engagées pour la dignité humaine (Fedi-Djirima) » financé par le gouvernement canadien par le biais des Affaires mondiales Canada. L’assaut final contre les mutilations génitales féminines (Mgf) en général et l’excision en particulier ainsi que d’autres formes de violences basées sur le genre (Vbg), a été lancé hier, jeudi 12 août, à la cour impériale de Nikki. C’est à la faveur d’un colloque organisé par Cuso International et qui a réuni les rois, vice-reines ou Gnonkogui, chefs traditionnels, dignitaires de l’aire Baatonu, Boo, Gando et Peule du Borgou et de l’Alibori. Le mémorandum issu de la rencontre et signé par chacun d’eux est la matérialisation de leur engagement dans le cadre de cette lutte. Après avoir procédé à la lecture de son contenu à l’assistance, Sa Majesté le Sinadounwirou, premier ministre de l’Empereur de Nikki, l’a remis à la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé Yérima. « Concernant les mutilations génitales féminines, si hier, elles étaient pratiquées pour assurer la domination masculine, aujourd’hui, qu’est-ce qui peut encore les justifier ? Qu’est-ce que les sociétés y gagnent, en continuant à s’adonner à leur pratique qui expose des vies et hypothèque des avenirs, puis compromet l’épanouissement des filles et retarde leur développement ?», s’est interrogée la vice-présidente de la République. Au Bénin, a-t-elle indiqué, en plus des instruments adoptés au plan international, des lois ont également été votées et promulguées visant la protection des enfants contre de telles pratiques, sans oublier les campagnes de sensibilisation des populations et les plaidoyers. Mais, malgré les actions conjuguées et concertées du gouvernement, des Ong et des Organisations de la Société civile, même s'il a reculé depuis quelques années, le phénomène a survécu et ressurgi au niveau des contrées et villages les plus éloignés et inaccessibles du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga, déplorera-t-elle. Au nom du chef de l’Etat, Patrice Talon, elle a remercié Cuso International pour son initiative d’impliquer de façon accrue les garants de la tradition dans la lutte contre les Mgf et les Vbg au Bénin. Cuso réaffirme sa détermination Comme elle, Baboni Yacoubou Sinimbou, Zalia Bacoudogo Alassane, les représentantes respectives des ministres en charge des Affaires sociales et de la Justice ont également loué l'engagement pris par ces autorités traditionnelles de jouer leur partition, en aidant à éradiquer définitivement sous l’égide de Son Altesse impériale, le Sinamboko Sabi Naïna III, ce mal qui mine l'aire Baatonu, Boo, Gando et Peule. A travers son représentant-Pays, Landry Sabin Faton, appuyé par le premier secrétaire du Bureau pays de l’ambassade du Canada, Charles Sarr, Cuso International a réaffirmé sa détermination à restaurer les droits et la dignité des femmes et des filles. Il a promis qu’après le présent colloque, son organisation se servira du projet Fedi-Djirima pour soutenir dans la mesure de ses capacités au niveau de ses zones d’intervention, les actions de restitution et de sensibilisation portées par les rois et têtes couronnées ayant pris part au colloque. intervenant dans 23 pays dans le monde, Cuso International est une Ong de bienfaisance et de développement présente dans 6 pays africains dont le Bénin. Ses premières actions dans le pays remontent à 2014. Travaillant avec des partenaires locaux, cette Ong impacte plusieurs secteurs dont ceux de la santé, de l’agriculture, du social, de l’environnement, de l’autonomisation et de l’entrepreneuriat des femmes. Société 13 août 2021


Recherches scientifiques contre le paludisme: L’Usaid s’imprègne des travaux du Crec
Une délégation de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) était, ce jeudi 12 août, dans les locaux du Centre de recherche entomologique de Cotonou (Crec) qui bénéficie de l’appui de l’organisme américain dans le domaine de la recherche scientifique contre le paludisme. Cette visite a permis à la délégation de s’imprégner du bon déroulement des travaux de recherches au niveau du centre. Keisha Effiom, représentante résidente par intérim de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid), Donald Dickerson, conseiller technique sur le paludisme, et plusieurs de leurs collègues en visite guidée dans les laboratoires du Centre de recherche entomologique de Cotonou (Crec), un organisme qui s’investit dans la recherche scientifique pour la lutte contre le paludisme. La délégation américaine a entrepris cette visite afin de toucher du doigt les travaux scientifiques réalisés ou en cours de réalisation au Crec grâce à l’appui de l’Usaid. Deux temps forts ont marqué la visite. Le premier est la séance d’échanges entre la délégation américaine et les responsables du Crec. Le second est la visite proprement dite des laboratoires sous la conduite des responsables du centre. Dans son mot de bienvenue, le directeur du centre, Germain Gilles Padonou, a remercié l’Usaid, au nom des autorités béninoises, pour l’aide colossale qu’elle apporte à sa structure dans le cadre de la lutte contre le paludisme à travers le financement de plusieurs activités de recherches scientifiques. Il rappelle que cette contribution vient en appui au gouvernement dans l’atteinte de son objectif qui est d’éliminer le paludisme d’ici 2030. Mais le chemin est encore long pour y arriver ; raison pour laquelle le Bénin à travers le Crec, a toujours besoin de ce financement pour poursuivre le combat, surtout en ce moment où subsistent des menaces telles que la résistance du vecteur du paludisme, les facteurs anthropiques, l’environnement, les fièvres hémorragiques et la pandémie de Covid-19, a fait savoir le directeur du centre. «Des efforts doivent alors être faits pour continuer les œuvres entamées, et il nous faut innover pour aborder les problèmes qui sont restés sans solutions adéquates jusqu’ici… », plaide-t-il. A sa suite, le chargé des travaux de recherches, professeur Martin Akogbéto, a présenté le rôle du Crec qui est de procéder au suivi-évaluation des impacts des interventions du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), les différentes activités mises en œuvre par le Crec grâce à l’aide américaine, quelques résultats de recherches et les défis à relever. Entre autres, l’on retient que le financement de l’Usaid permet au Crec de mener des études pour mieux comprendre comment les ménages béninois utilisent les moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (Mild) et l’effet de la non-utilisation de ces moustiquaires sur le risque de transmission du paludisme. Ce financement sert également à réaliser les tests d’efficacité des insecticides utilisés pour imprégner les moustiquaires, la pulvérisation intra-domiciliaire (Pid) de même que le suivi de la résistance des moustiques infectieux aux insecticides. En outre, l’aide américaine permet au Crec de renforcer les capacités de plusieurs scientifiques ouest-africains et centre-africains spécialisés dans la lutte contre cette maladie. Immersion en laboratoires Au cours de la visite proprement dite, la délégation a exploré l’insectarium du centre, le laboratoire de Bioessais, le poste de réalisation des tests de sensibilité des moustiques anophèles aux insecticides, le poste de réalisation des tests d’efficacité des Mild, et celui de dosage des résidus d’insecticide dans les Mild 2020, de même que le laboratoire de Biologie moléculaire et Biochimie. A chaque étape, les hôtes du Crec ont a eu droit à des explications sur les travaux effectués ou en cours. Au terme de la visite, la délégation américaine est repartie, sans doute, satisfaite des travaux du Crec qui constituent des bases scientifiques pour la prise de décisions et la mise en œuvre d’activités antipaludiques au Bénin. L’Usaid apporte un soutien technique et financier à l’Etat béninois dans la lutte contre le paludisme depuis 2006 grâce à l’Initiative présidentielle des Etats-Unis contre le paludisme (Pip). A ce jour, l’initiative a débloqué 9,4 milliards F Cfa au profit de la lutte contre le paludisme au Bénin par le biais de l’Agence américaine de développement international. Le Pip soutient 24 pays partenaires en Afrique subsaharienne et trois programmes dans le Grand Mékong en Asie du sud-est pour contrôler et éliminer le paludisme. Société 13 août 2021


Championnats du Monde de pétanque 2021: Huit Ecureuils boulistes affûtent leurs armes
Les boulistes vont prendre part en novembre prochain au championnat du monde de pétanque en Espagne. Dans ce cadre, huit Ecureuils boulistes ont démarré, lundi 9 août dernier au Centre international de Formation en Pétanque (Cifop) dans la commune d’Abomey-Calavi la première phase de leur préparation. Huit boulistes béninois sont en mise au vert depuis lundi 9 août dernier au Centre international de Formation en Pétanque (Cifop) dans la commune d’Abomey-Calavi. Il s’agit de: Marcel Bio, Marcel Gbétagblé, Gontrand Méhinto, Amir Adéniyi, Moustaïne Adéniyi, Vivian Zinvidjo, Emmanuel Agonkan et Roland Fagbohoun.Ils ont bénéficié de la confiance de la direction technique nationale et du staff technique conduits respectivement par Guy Tronou et Thierry Babagbéto pour prendre part à cette première phase des préparatifs. Au bout de ce stage, ils seront quatre boulistes à être sélectionnés pour défendre les couleurs nationales en Espagne. « Il faut que les quatre boulistes sélectionnés à l’issue de cette mise au vert soient performants, des métronomes et des hommes à tout faire », a déclaré le directeur technique national qui souligne que le Bénin, vice-champion du monde en 2016, envisage de réécrire une nouvelle page de l’histoire de son sport boule. C’est pourquoi, la concentration est de mise dans ce centre de formation à Abomey-Calavi où Marcel Bio et ses coéquipiers répètent les gammes afin d’être compétitifs lors des prochaines échéances à savoir : le championnat du monde et celui d’Afrique. «Nous allons travailler pendant deux semaines fermes pour atteindre nos objectifs», a-t-il confié. En triplette ou doublette, ils se mettent aussi face à face pour se jauger. Ainsi, le directeur technique national (Dtn) s’est doté d’une feuille de route rigoureuse dont la première phase prendra fin le 22 août prochain. A trois mois de ce championnat du monde de pétanque, l’encadrement technique des Ecureuils boulistes en accord avec la fédération compte sur ces talents qui viennent de tous les départements. Après 48 heures, la forme des boulistes béninois est satisfaisante. « Nous avons les meilleurs talents de toutes les ligues départementales. Ce qui nous permet d'avoir la crème des crèmes pour aller à ces mondiaux », conclut Guy Tronnou, directeur technique national. Sports 12 août 2021


Electrification par l’énergie solaire photovoltaïque: Un marché prometteur en quête de durabilité
Dans le futur, la filière de l’énergie solaire photovoltaïque pourrait peser lourd dans l’économie béninoise. Les entreprises profitent des opportunités du marché et des facilités accordées par l’Etat. Mais des défis restent à relever. Faustin Dahito totalise 35 ans d’expertise dans l’énergie solaire photovoltaïque. Aujourd’hui, dans son bureau à Cotonou, le président de l’Association interprofessionnelle des spécialistes en énergies renouvelables (Aiser) scrute l’horizon. « L’avenir est très prometteur pour le solaire. Les cadres politique et stratégique sont en place. La vision de l’Etat est déclinée », apprécie-t-il. A force de discuter avec celui qui fait partie des premiers à accompagner l’Etat sur les chemins du solaire, dans les années de la révolution, on comprend mieux ses motifs de satisfaction. «Quand nous parlions du solaire dans le temps, beaucoup de gens ne nous croyaient pas. Aujourd’hui, c’est complètement démocratisé. Nous sommes à l’âge du solaire», explique ce féru de cette matière. C’est la réalité quand on se rend dans les boutiques de produits électriques ou que l’on voit trôner des installations photovoltaïques, même en ville, sur les toits des ménages. Les acteurs ont réussi à gagner progressivement la confiance des consommateurs. Cependant, très vite, la filière se découvre une épine dans les pieds : la qualité des équipements. En effet, la clientèle a parfois un goût d’inachevé qui se justifie bien, selon Erwan Adoté, ingénieur en génie industriel, en fonction dans une entreprise d'énergies renouvelables. «Actuellement, sur le marché on a des équipements de qualité qui viennent d’un peu partout. Cependant, il y a aussi des composants peu recommandables qui parviennent à passer entre les mailles pour faire leur entrée sur le territoire national. Et si les populations sont trompées en douce, c’est parce qu’elles ne font pas appel aux spécialistes du domaine avant d’acheter les équipements ou de faire les installations », relève-t-il. Le combat des normes En réalité, ce ne sont pas les équipements de qualité qui font défaut sur le marché. Seulement, il vaut mieux se référer à des fournisseurs spécialisés pour éviter des désagréments, quelques semaines plus tard. L’assainissement du marché devient indispensable au risque de perdre la confiance des consommateurs. « Toute nouvelle technologie a ses maladies de jeunesse. Néanmoins, des accompagnements sont en cours au niveau normatif. Avec l’Agence nationale de normalisation (Anm), nous avons procédé à la validation de beaucoup de normes. Il y a près de 400 normes d’énergies solaires que le Bénin a mises en route. Des travaux se font dans le même sens avec la Cedeao», rassure le président de l’Aiser. La bataille pour sécuriser le marché s’est intensifiée ces dernières années. Un travail a été fait pour l’adoption d’une norme pour les kits solaires domestiques « Plug-and Play» de 0 à 350Wc au niveau régional. Dans le même temps, d’autres normes sont en cours de développement au niveau des mini-réseaux et sont d’application obligatoire au niveau national. Néanmoins, la qualité a un prix dont le ménage ne dispose pas forcément au point de miser, consciemment ou non, sur l’à-peu-près au niveau du marché. Il faudra du temps et encore plus d’énergie pour changer la donne. Tel n’est pas le cas en ce qui concerne les projets. «Les équipements doivent être normés, certifiés par rapport à une certaine référence. Nous en tenons rigueur pour les projets stratégiques. Si ces normes ne sont pas au rendez-vous, les équipements ne sont pas validés. Les progrès que nous faisons au niveau national permettent de ne plus s’inquiéter. Je crois que le Bénin fait le nécessaire», insiste Faustin Dahito. Viser la compétitivité Au Bénin, l’irradiation est en moyenne de 3,9 kWh/m².j au sud et 6,2 kwh/m².j au nord sur toute l’année, selon des études. Avec les besoins en énergie et les opportunités d’investissements, l’Etat a tôt fait de remettre à jour le cadre réglementaire. Le décret n°2018-415 du 12 septembre 2018 réglemente l’Electrification Hors Réseau et la Loi n°2020-05 du 1er avril 2020 révise le code de l’électricité qui se focalise sur les énergies renouvelables en son chapitre IX. Cela va de soi surtout que le potentiel annualisé du marché ne cesse d’augmenter. « Nous voulons attirer les investisseurs privés vers le secteur. C’est pourquoi le gouvernement a mis en place des textes réglementaires. Le décret qui réglemente l’électrification hors-réseau est assez lisible pour les investisseurs privés. Le code de l’électricité offre aussi de nombreux avantages avec des facilités et des exonérations pour ceux qui veulent investir dans les énergies renouvelables», explique Oscar Chabi, directeur des Energies renouvelables et de l’Efficacité énergétique. En son article 78.1, le nouveau code de l’électricité prévoit au profit des titulaires d’exploitations et leurs sous-traitants des exonérations de droits et taxes. De même, l’article 14 de la loi de finances de 2020 exonère les matériels et équipements de production de l’énergie solaire (photovoltaïques et thermiques) de la Tva ainsi que les accessoires d’installations à l’exception des onduleurs importés ou acquis au Bénin. En outre, il n’est pas question de laisser de mauvaises graines compromettre les investissements. « Si l’on n’est pas capable de contrôler, l’exonération de l'ensemble des équipements sera préjudiciable. Nous risquons d’exonérer ceux qui ne sont pas destinés aux énergies renouvelables. Les commerçants pourraient profiter des brèches », relativise le directeur des Energies renouvelables et de l’Efficacité énergétique. L'heure du réveil ! Tout n’est pas si rose, surtout pour les entreprises locales. Elles veulent surfer sur la volonté politique pour profiter des potentialités. Mais des embûches se dressent sur le chemin. « Il y a la réticence des systèmes financiers à développer des lignes de crédit à taux réduits pour permettre l’éclosion », se plaint Henock Gnanga, spécialiste des énergies renouvelables. Le président de l’Aiser renchérit : «Nous avons un gouvernement qui encourage par les textes et des mesures. Mais l’environnement du financement est un désert. Il faut un fonds souverain pour le développement industriel. Sinon, le jeune qui démarre son unité avec une brillance intellectuelle et technologique n’y arrivera pas», fulmine-t-il. Pour d’autres, c’est aussi une question d’organisation. « On ne peut pas dire tout le temps que c’est la faute aux banques. Il y a un travail à faire au niveau des entreprises qui doivent se mettre en règle et disposer d’une base de données. Je propose que les entreprises fédèrent aussi leurs énergies », analyse Olou JP Koucoi, manager de Focus Energy. Cependant, le débat est plus profond que ça. Dans son fauteuil, Faustin Dahito préfère ne pas trop rêver. Le président de l’Aiser ne voit pas d’un bon œil l’importation des équipements pour répondre aux besoins du marché. « Nous n’allons pas perdre le temps à importer les équipements. C'est vrai qu'il existe des technologies d’un certain niveau auxquelles nous n’avons pas encore accès. Mais nous devons avoir une assise dans le domaine de l’innovation et de la recherche. Nous n’allons pas passer la vie à importer après 61 ans d’indépendance. Nous devons en avoir honte. Nous devons nous réveiller et nous battre dans ce monde de compétition », note Faustin Dahito. Pour finir, il est moins optimiste : « Mais ma crainte est que ça ne porte qu’en faveur des étrangers ». Il y a une certitude : la filière est en pleine maturité. Il ne reste qu’à dissiper les inquiétudes. Pour qu’elle soit profitable, la révolution solaire a besoin d’autres révolutions: celles de la disponibilité de compétences au niveau national, de la science au service du développement, d’un accès plus facile aux financements. Et peut-être ainsi, l’économie rayonnera. Société 12 août 2021


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