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Nouvelles

Réforme de la décentralisation: Les acteurs de la gouvernance locale apprécient
La réforme de la gouvernance locale est favorablement accueillie par les acteurs de ce secteur. Faire les réformes avec méthode et minutie. C’est le mode opératoire du gouvernement de la Rupture, dans chacun des domaines de la vie publique. Le président Patrice Talon vient d’annoncer les couleurs en ce qui concerne la décentralisation. Il envisage une « réforme ambitieuse de la gouvernance locale », en collaboration avec l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Vieille de 18 ans, la décentralisation nécessitait bien d’être réaménagée. A l’unanimité, experts et élus communaux approuvent ce choix du gouvernement. « Je suis totalement d’accord avec la vision du chef de l’Etat de réformer la gouvernance locale. Les mairies sont très importantes dans le processus de développement. Après avoir expérimenté la décentralisation pendant un certain temps, il est normal de revoir les textes pour son amélioration. Je suis certain que la réforme annoncée apportera un mieux-être aussi bien aux populations qu’aux conseils communaux », apprécie Antoine Djédou, maire de la commune d’Abomey. Des fleurs, l’initiative de Patrice Talon en a reçues également de la part de Christian Houétchénou, maire de la commune de Ouidah. Pour cette autorité qui est aussi secrétaire chargé de l'Economie et des Finances locales à l’Association nationale des communes du Bénin, « la réforme de la gouvernance locale est opportune et importante ». A en croire ces acteurs, le changement de paradigme en matière de gouvernance locale était très attendu. L’hymne de la réforme entonné par le gouvernement ne pouvait donc que recevoir leur assentiment et adhésion pour le rayonnement des 77 communes du Bénin. Un diagnostic partagé « La décentralisation, effective depuis bientôt 20 ans, connaît des faiblesses qui impactent négativement le développement des communes », indiquait le communiqué du Conseil des ministres du 2 juin 2021. Selon des experts sur les questions de décentralisation, il y a des problèmes politiques au niveau des collectivités locales qui ne favorisent pas le développement. A cela s’ajoutent les problèmes de ressources humaines. « Les recrutements de personnels ne tiennent pas souvent compte de la compétence ni des besoins réels des mairies. Ainsi, en général, nos communes ne disposent pas de cadres ayant des compétences en adéquation avec les exigences techniques des postes qu’ils occupent », relevait le même Conseil des ministres. L’autre difficulté que pose le mode actuel de gouvernance locale et que soulignent les acteurs, c’est celle liée aux ressources financières. Selon les maires, la réforme doit aussi impacter les rémunérations des autorités communales. « Aujourd’hui, un maire n’a pas de salaire, mais des indemnités », clame Christian Houétchénou. Cette situation ne peut qu’impacter négativement la gouvernance locale. Administrateur de la planification du développement local, Moïse Dossoumou estime que « si on veut obtenir des résultats probants de la décentralisation, il est nécessaire de corriger la politisation à outrance qui y règne ». Le consultant indépendant « insiste également sur la participation citoyenne et le contrôle qui doit en découler. Car des communautés éveillées et conscientes de leurs droits et obligations exigeront plus de résultats de leurs élus». Quant à l’Etat central, l’expert pense qu’il doit davantage mettre les ressources financières à la disposition des collectivités. Des orientations essentielles Le gouvernement est bien déterminé à faire aboutir avec célérité la réforme. Selon le Conseil des ministres du 2 juin 2021, « l’instauration d’un nouveau cadre législatif et institutionnel au niveau de la gouvernance locale doit suivre quatre principes directeurs ». D’abord, il est nécessaire de renforcer la séparation des fonctions politiques et techniques pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité. La deuxième directive consiste à mettre en place un dispositif opérationnel de relai des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal. Quant à la troisième, elle vise l’amélioration des mécanismes de financement des investissements communaux. La quatrième directive conduira à des synergies d’actions entre le conseil communal, ses démembrements, les associations de développement et les Ong. Sur la base de ces orientations essentielles, le gouvernement a mis en place un comité de réforme appuyé de deux experts nationaux et un international.   Actualités 04 août 2021


Cohabitation entre agriculteurs et éleveurs de Malanville : Le gouvernement sensibilise les acteurs concernés
Une délégation gouvernementale composée du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Séidou Alassane et de son homologue de la Décentralisation, Raphaël Akotègnon, était à Malanville, hier mardi 3 août. C’est pour une séance de sensibilisation à la cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs de la commune. Dans sa nouvelle politique pour éviter les conflits entre agriculteurs et éleveurs, le gouvernement a fait l’option de les prévenir, plutôt que d’avoir à les gérer. N’empêche que dans la localité de Isséné et Gah-Béri, arrondissement de Guéné, à Malanville, des affrontements survenus en raison des dissensions liées à la gestion de zones délimitées pour les activités agro pastorales, ont fait des morts, des blessés et des personnes portées disparues, samedi 24 juillet dernier. Qu’à cela ne tienne, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a tenu à dépêcher une délégation composée du ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Séidou Alassane, puis de celui de la Décentralisation, Raphaël Akotègnon, hier mardi 3 août à Malanville. En effet, les deux ministres avaient pour mission de sensibiliser les élus locaux, les agriculteurs et éleveurs de la commune de Malanville aux mesures prises par le gouvernement pour gérer au mieux la déplorable situation qui s’est produite à Isséné et au campement peul de Gah-Béré, tous dans l'arrondissement de Guéné. Ils ont également saisi l’occasion pour expliquer, à travers la nouvelle dynamique relative à la sédentarisation, les réformes entreprises par le gouvernement dans le secteur de l'agropastoralisme. L’objectif poursuivi, ont-ils insisté, est de voir les agriculteurs et éleveurs cohabiter pacifiquement. Pour l’atteindre, nul ne sera de trop. Ils souhaitent une réelle implication des élus locaux. Ainsi, les élus locaux de Malanville ont été invités à assurer leurs responsabilités. Ils ont également été appelés à démontrer leur capacité à anticiper sur les conflits, en collaboration avec les services de l'Etat, pour un dénouement rapide des situations de crises entre agriculteurs et éleveurs. Par ailleurs, les deux ministres ont averti que les auteurs des actes de violences enregistrés et qui ont malheureusement fait des victimes au nombre desquelles des morts et des blessés à Isséné et au campement de Gah-Béré, ne resteront pas impunis. Ils seront, ont-ils annoncé, recherchés et retrouvés pour répondre de leurs actes devant la justice, selon les lois de la République en vigueur. Pour ce qui est des principales victimes de cette situation déplorable, le gouvernement n’est pas insensible à leur cas. Il compte, ont-ils rassuré, les dédommager à l’issue d’une évaluation dont la mission sera confiée à des structures compétentes. Le maire de Malanville, Guidami Gado, a salué la promptitude avec laquelle le gouvernement a réagi, par rapport au conflit d'Isséné. A la fin de la séance, la délégation s’est rendue à Isséné et à Gah-Béri, les lieux du drame. C’est pour apporter, à travers l’Agence nationale de protection civile, le soutien du gouvernement aux sinistrés. L’appui est composé de 40 sacs de riz de 25 kg, de 20 bidons d’huile de 25 l, 60 cartons de pâtes alimentaires, 41 cartons de boîtes de sardines, 101 moustiquaires imprégnées, 14 cartons de savon, 101 nattes, des paquets de feuilles de tôles, 15 cartons de pointes galvanisées et autres, sans oublier une enveloppe financière. Société 04 août 2021


Approvisionnement des communes: Un outil innovant dans la gestion de l’eau
L’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr) dispose d’un outil d’aide à la décision en matière de gestion de l’eau dans les communes. Vendredi 30 juillet dernier, elle a organisé un atelier national à l’intention des maires pour leur présenter ce nouvel outil, dénommé « UtilitY85 », les innovations qu’elle apporte et l’impact de son action pour une meilleure disponibilité de l’eau potable. Après avoir optimisé le suivi de la gestion des systèmes d’adduction d’eau villageoise en milieu rural par l’outil à travers plusieurs opérations pilotes, l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr) a retenu la plateforme UtilitY85 pour le suivi-gestion du patrimoine et de l’exploitation des Adductions d’eau potable (Aep) en milieu rural au Bénin. Cette technologie innovante et facile d’utilisation par tous les acteurs impliqués a permis à l’agence d’instrumentaliser avec précision la transformation à un rythme accéléré mais totalement maitrisé du secteur de l’eau en milieu rural. Outil innovant, mais peu connu des utilisateurs, ceux-ci ont été invités, vendredi 30 juillet, à un atelier national pour en savoir davantage. Pour l’exercice, 74 communes à l’exception des trois communes à statut particulier ont été retenues. Cet atelier national est très important pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) et pour la mise en œuvre du programme pour l’accès universel à l’eau potable en milieu rural, expliquera Youssouf Abou, secrétaire général adjoint, représentant du ministre en charge de l’Eau à l’occasion. Selon lui, le gouvernement a introduit les technologies de l’information et de la communication dans la gestion et le suivi du système d’alimentation en eau pour garantir une meilleure gestion afin d’améliorer les performances du pays. « La vision du gouvernement est de développer des systèmes d’approvisionnement de plus grande taille et mieux adaptés dont la gestion doit être confiée à des opérateurs professionnels pour garantir un service de qualité aux populations », fait-il savoir. Aussi, décrira-t-il « UtilitY85 », comme un outil innovant, facile d’utilisation et qui assure la qualité. Sylvain Adokpo-Migan, directeur général de l’Anaepmr, révèle que grâce à cet outil, les données sur tous les aspects de l’infrastructure et de l’opération des Aep en milieu rural sont acquises, informatisées, analysées, sauvegardées, sécurisées et accessibles à travers des tableaux de bord interactifs de la plateforme UtilitY85 par chaque acteur qui peut ainsi suivre les performances de son propre dispositif. La plateforme UtilitY85, précise-t-il, n’est pas un site internet. « C’est un instrument de travail, un outil d’aide à la décision. Il est un instrument de maitrise du patrimoine, du suivi de l’exploitation et de gestion des contrats de délégation du service d’eau potable en milieu rural ». Vague d’innovations Les innovations introduites dans le secteur de l’eau, ces dernières années, confortent le patron de l’Anaepmr qui, à l’occasion, présentera quelques chiffres illustratifs. Fin 2017, le taux de desserte tutoyait les 42 %, soit un gap de 58 % à rattraper. Mais en cinq ans, grâce aux énormes investissements dans le secteur, ce gap a été en partie comblé. Mieux, les ressources sont rendues disponibles à la date d’aujourd’hui et leur mobilisation pour atteindre les objectifs dans le secteur laisse voir que le Bénin marque de gros points avec un arrangement institutionnel important, apprécie Sylvain Adokpo-Migan. Malgré ces performances, le secteur a besoin de professionnalisation, manque encore de données fiables et contextualisées. Autant de dysfonctionnements que le nouvel outil vient corriger en permettant une professionnalisation du secteur avec, en toile de fond, l’introduction des technologies de l’information et de la communication dans le suivi-gestion des systèmes d’alimentation en eau potable en milieu rural, pour garantir une gestion durable des services d’eau et la disponibilité des données et informations sur les performances afin d’identifier les pistes d’amélioration. A ce jour, UtilitY85 comprend une base de données complète et à jour détaillant tous les éléments du réseau depuis la station de pompage jusqu’au point de desserte. Cette base est nourrie par un inventaire exhaustif des infrastructures d’eau existant en milieu rural, soit 649 Aev, relevées et digitalisées. A cela s’ajoutent un benchmarking et la programmation des performances du rendement jusqu’au tarif de l’eau par adduction d’eau villageoise, la valorisation financière de l’ensemble du patrimoine des réseaux, l’estimation des budgets de renouvellement, la programmation des études pour les travaux d’extension des systèmes existants comme pour la construction de nouveaux systèmes et un dispositif de suivi granulaire des activités des services de gestion digitalisée. En somme, c’est un outil qui permet d’envisager une accélération de l’atteinte des objectifs de développement pour les pays désireux de s’engager dans une approche identique à celle du Bénin. Cela fait la fierté des maires présents à l’atelier. La plupart, à la suite de la présentation de la plateforme et des explications de l’opérateur en charge de la gestion, ont salué les innovations dans le secteur. Innovations qui, reconnaissent-ils, permettront aux populations de disposer de l’eau à moindre coût et en temps réel. Actualités 03 août 2021


Développement du Handball au Bénin: Rock Feliho échange avec Oswald Homéky
Rock Feliho, handballeur franco-béninois et ancien sociétaire de Nantes en France a été reçu en audience, vendredi 30 juillet dernier, par Oswald Homeky, ministre des Sports. Au cours de cette rencontre, les deux hommes ont échangé autour du développement du sport en général et du handball en particulier au Bénin. Ancien sociétaire de Nantes en France, le handballeur franco-béninois Rock Fèliho a échangé avec Oswald Homéky, ministre des Sports, sur sa vision du développement du sport en général et du handball en particulier au Bénin. Engagé à contribuer au rayonnement du handball béninois, Rock Feliho se réjouit de cette audience avec le garant du sport au gouvernement béninois. « On partage la même vision du développement du sport en général et du handball en particulier au Bénin », a-t-il confié. Il se dit très attaché à ses origines en dépit du fait qu’il évolue dans l’hexagone. « Même si je vis en France, je suis tout ce qui se passe au Bénin », a-t-il poursuivi. Le handballeur français d’origine béninoise promet d'accompagner la jeunesse et le handball béninois dans les années à venir. Il pense apporter sa pierre à la construction de l’édifice. «L’idée, c’est d’avoir à apporter beaucoup à la jeunesse et au handball béninois à travers des projets», a-t-il confié. Conscient qu’il y a encore beaucoup à faire pour cette discipline au Bénin, il a salué la volonté de professionnalisation soutenue par le gouvernement béninois. Antoine Bonou, président de la Fédération béninoise de handball (Fbh), se dit heureux de la démarche de cet international qui a manifesté sa volonté de contribuer au développement du handball au Bénin. Oswald Homéky, quant à lui, est fier de ce compatriote qui a évolué au haut niveau en France. « Il a eu un parcours exemplaire assorti d’une bonne réputation qu’il peut mettre au service du sport béninois », a-t-il souligné. Après lui avoir présenté l’environnement du handball béninois, il l’a invité à soutenir les nombreuses initiatives du gouvernement pour cette discipline. «Je lui ai demandé d’être ambassadeur et acteur pour nous aider à avoir des contacts », a-t-il conclu. Sports 02 août 2021


Célébration des 22 ans de règne du roi Mohammed VI: Les félicitations de Patrice Talon au souverain chérifien
Le roi Mohammed VI, il y a 22 ans, le 30 juillet, accède au trône du Maroc à la suite du décès de son père, le roi Hassan II. Un évènement dont s’est rappelé le président Patrice Talon en adressant au souverain chérifien ses félicitations. A l’occasion de la fête du Trône, un événement national célébré au Maroc, le 30 juillet de chaque année, le président Patrice Talon s’est fait le devoir d’adresser au souverain chérifien, le roi Mohammed VI, ses félicitations à travers un message dont la teneur témoigne du bon état des relations entre les deux Etats et de l’importance de la fête du trône telle que dénommée au Maroc. Dans son message au souverain du Royaume du Maroc, le président de la République exprime, au nom du peuple et du gouvernement béninois et en son nom personnel, ses vives et chaleureuses félicitations au souverain, formant le vœu que le Tout Puissant accorde à Sa Majesté paix, santé, bonheur, longévité et la force nécessaire pour poursuivre la noble mission à la tête du Royaume du Maroc. Saisissant l’occasion de la célébration du 22e anniversaire de l’accession au trône des glorieux ancêtres de Sa majesté le roi, Patrice Talon s’est réjoui de l’excellente qualité des relations de coopération existant entre les deux pays et a assuré de sa constante disponibilité à œuvrer avec le roi du Maroc pour le renforcement continu de cette coopération. La fête du Trône habituellement marquée par plusieurs cérémonies officielles et populaires ne sera pas célébrée avec faste du fait de la crise sanitaire et de l’évolution de la situation épidémiologique ces dernières semaines. Le roi du Maroc a décidé de reporter toutes les festivités, cérémonies et activités. Société 02 août 2021


Enseignements primaire et secondaire: L’usage des languesa locales encouragé
Plurilinguisme et enseignement au Bénin, sensibilisation des acteurs de l’éducation (Pebs) est une initiative portée par l’Ambassade de France au Bénin. Elle entend sensibiliser les acteurs du système éducatif à l’usage des langues nationales parlées aux côtés de la langue de travail qu’est le français. Le Pebs a été lancé, jeudi 29 juillet dernier, à l’Institut français du Bénin (Ifb) à Cotonou. L’usage d’une langue locale dans le système éducatif aux côtés de la langue officielle de travail, facilite à l’apprenant, la compréhension des matières qui lui sont enseignées. La maîtrise des langues locales dans les écoles, collèges et lycées est donc un facteur accélérateur de la réussite des apprenants. C’est fort de cela que l’Ambassade de France, en collaboration avec les autorités béninoises à divers niveaux, a initié le projet Plurilinguisme et enseignement au Bénin, sensibilisation des acteurs de l’éducation (Pebs). L’initiative ambitionne de « sensibiliser les acteurs de l’éducation à la complexité des situations sociolinguistiques en contexte plurilingue et encourage l’adoption d’une posture plurilingue, en capitalisant l’usage des langues des apprenants dans l’enseignement, le français demeurant celle officielle d’enseignement ». Ainsi, le Pebs se propose de sensibiliser les parties prenantes à l’usage d’environ 60 langues nationales, dont font usage au quotidien, enseignants et apprenants aux côtés du français comme langue d’enseignement. Il expérimente une approche participative multi acteurs en mobilisant des artistes pour la mise en œuvre d’activités culturelles nécessitant l’usage du français et des langues nationales. L’introduction de la littérature de jeunesse selon des modalités innovantes est aussi expérimentée. L’initiative sera mise en œuvre dans sept départements sur une durée de deux ans pour plus de 210 millions F Cfa. Facteur d’éveil Marc Vizy, ambassadeur de France, est convaincu que la diversité linguistique est un atout pour l’humanité contrairement au globish. « Qu’un enfant pratique deux, voire trois langues n’est pas un fardeau pour lui. C’est plutôt un facteur d’éveil pour peu qu’on pose un certain nombre de règles, et c’est d’ailleurs tout le sens de ce projet… », soutient le diplomate français. Il prône la sauvegarde des langues locales, « car elles peuvent disparaitre en une génération ». Le Pebs est en cohérence avec l’objectif d’amélioration de la qualité de l’enseignement et des apprentissages au Bénin conformément au Plan sectoriel de l’éducation 2018-2030, en tenant compte du facteur inclusif et axé sur des mesures équitables et inclusives envers les publics vulnérables. L’initiative nécessite l’apport de la recherche universitaire. C’est pourquoi l’Université d’Abomey-Calavi et l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo en sont parties prenantes. Leur représentant mesure l’importance du projet et souligne que les deux structures vont assurer leurs missions comme il se doit. Au nom des ministres des Enseignements secondaire et technique, et de la Culture, Arnaud Gbaguidi et Florent Couao-Zotti ont respectivement affirmé l’engagement des autorités béninoises à contribuer fortement à l’initiative. « Le Pebs est une opportunité qui permet à chaque maillon de la grande chaîne que nous formons de pouvoir réfléchir sur comment faire en sorte que les langues que nous parlons puissent nous auto enrichir et puissent favoriser le développement de nos différents pays », apprécie le représentant du ministre de la Culture. La cérémonie de lancement du Pebs a été agrémentée par des parties de poésie et de lecture plurilingue, animées par trois jeunes filles élèves. Ce qui a permis aux invités de constater, une fois de plus, toute la richesse et la portée du plurilinguisme. Actualités 02 août 2021


61e anniversaire de l’indépendance du Bénin: Les défis de développement interpellent à Porto-Novo
Le souvenir et l’avenir sont les deux évènements que rappelle, selon le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, l’indépendance du Bénin dont le 61e anniversaire est commémoré ce dimanche. Comme c’est le cas partout, les festivités se sont déroulées à Porto-Novo dans la sobriété. Elles ont été marquées par un seul temps fort : le traditionnel dépôt de gerbe au monument aux morts suivi de la revue des troupes. Pas de défilé civil militaire et pas de discours des autorités comme les années antérieures. La cérémonie s’est déroulée sur l’esplanade du palais des Gouveneurs à Porto-Novo où a été proclamée, lundi 1er août 1960, l’indépendance du Dahomey devenu Bénin. Pour le préfet de l’Ouémé, cette fête marque le souvenir, la mémoire des filles et fils du Bénin qui ont contribué à l’accession à cette souveraineté internationale. Elle rappelle aussi l’avenir en ce sens qu’elle interpelle tous les citoyens à divers niveaux à se mobiliser pour relever les défis de développement du Bénin. Marie Akpotrossou remercie, à cet effet, le président de la République, Patrice Talon, qui a déjà tracé le chemin à travers le Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026). « Nous devrons aller dans cette dynamique pour construire le Bénin parce que les défis sont grands », a souligné l’autorité préfectorale. Elle a mis en terre un arbre sur le site pour marquer l’évènement et sa première célébration en tant que préfet de l’Ouémé. Pour le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, le 1er août est un jour très important dans la vie du Bénin mais il est encore plus important pour Porto-Novo, la capitale où a été proclamée en 1960 l’indépendance du pays. Il dit voir déposé avec fierté la gerbe avec le préfet pour rendre hommage aux filles et fils du Bénin qui se sont battus pour la liberté. « Cette fête est un moment de recueillement et en même temps de réflexion sur la capitale qui a vu naître l’indépendance mais qui malheureusement peine à décoller. Il y a lieu de faire le bilan et d’envisager les perspectives », indique le maire de Porto-Novo. Charlemagne Yankoty félicite aussi le président de la République pour ses nombreux investissements à Porto-Novo, lesquels sont en train de transformer le visage de la ville. Les deux autorités avaient à leurs côtés les membres du Conseil communal de Porto-Novo ainsi que ceux de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé?   Actualités 02 août 2021


Message du chef de l’Etat à la Nation: Le nouvel état d’esprit des Béninois exalté
Dans le cadre du 61e anniversaire de l’indépendance du Bénin, Patrice Talon a mis un point d’honneur sur la prise de conscience par ses compatriotes de ce que « notre destin est exclusivement entre nos mains». C’est un nouvel état d’esprit qu’il a loué, le 31 juillet 2021, dans son message à la nation. C’est un Patrice Talon débordant de fierté qui est apparu samedi dernier sur les écrans de millions de téléspectateurs. C’est avec sérénité que le chef de l’Etat a tenu, avant tout, à reconnaître le mérite de ses compatriotes. «Nous pouvons être fiers de ce que nous sommes désormais capables de construire notre pays, et de réaliser l’essentiel de ce qui nous manque», a-t-il déclaré. Au début de son discours de quelques minutes, le président de la République a loué le « nouvel état d’esprit» des Béninois, cette soif du progrès qui crée le changement. « C’est elle qui explique les avancées remarquables qui nous permettent de construire pas à pas, dans tous les domaines, les fondamentaux de notre développement socioéconomique, en vue de notre mieux-être individuel et collectif. C’est encore cette volonté, issue de notre nouvel état d’esprit, qui rend le Bénin si ambitieux et si laborieux », a-t-il fait savoir. Ce qu’il faut savoir sur ce nouvel état d’esprit Reconnaître les efforts de ses compatriotes, Patrice Talon ne manque souvent de le faire, dans ses interventions officielles. Et ce nouvel état d’esprit, il lui avait déjà donné, à suffisance, du contenu en janvier 2021 face aux présidents des institutions. Le chef de l’Etat faisait allusion à l’engagement du peuple de parcourir, avec foi et détermination, le chemin du développement. « Ce nouvel état d’esprit du peuple que j’évoque à juste titre est principalement dû à la dynamique positive que nous avons su collectivement insuffler. Portée elle-même par les réformes structurantes initiées dès 2016, cette dynamique crée une nouvelle vague d’espoir au sein du peuple. Elle redonne confiance à nos concitoyens qui, au regard de l’ampleur, du rythme et de la qualité des réalisations destinées à améliorer nos conditions de vie, sont de plus en plus rassurés que le développement est à notre portée », avait-il déclaré en janvier passé. Ce nouvel état d’esprit en question, Patrice Talon y met aussi la renonciation à la facilité et au populisme. Cette fierté qui l’anime donc, à la veille du 61e anniversaire de l’indépendance du Bénin, il la puise dans cette «nation qui s’impose désormais par cette discipline et qui progresse». Mais la dynamique n’est pas prête de s’arrêter. Là-dessus, d’un ton grave, ce samedi soir, comme s’il regardait droit dans les yeux de ses compatriotes, Patrice Talon a été ferme: «cet élan, nous le garderons à jamais ». Actualités 02 août 2021


Message du chef de l’Etat à la Nation: Promesse de réhabiliter les femmes
Le chef de l’Etat ne cesse de multiplier les actions volontaristes en faveur de l’émancipation des Béninoises. Dans son message à la nation, le 31 juillet 2021, Patrice Talon a réaffirmé son engagement à porter plus haut la gent féminine. Féministe ? Patrice Talon ne le revendique pas. Cependant, son engagement en faveur de l’égalité genre le pousse à porter davantage la cause de la femme béninoise, gagnant ainsi des points chez les féministes. A la veille de la célébration du 61e anniversaire de l’indépendance du Bénin, le président de la République ne s’est pas empêché une fois encore d’honorer cette couche majoritaire mais qui n’occupe pas encore la place méritée dans la société. Dans son message à la Nation, Patrice Talon a réitéré sa volonté de protéger et de promouvoir la gent féminine pour ainsi créer les conditions d’un développement équilibré. « Un chantier sur lequel les femmes apporteront toute leur contribution. Elles seront ainsi réhabilitées en tant que composante indispensable de la société. C’est pourquoi, j’en appelle à un sursaut collectif afin que chacun adhère à cet idéal », a-t-il déclaré. Cette promesse n’est pas anodine. Il y a quelques jours, le président de la République déplorait ouvertement l’absence d’au moins une femme parmi les membres du Conseil électoral dont il recevait les serments. S’en est suivi le repositionnement de l’Institut national pour la promotion de la femme (Inpf), en la faveur du Conseil des ministres du 21 juillet 2021. Le gouvernement a décidé ainsi du relooking de l’institution pour en faire une véritable machine de lutte contre les discriminations et violences à l’endroit de la femme. L’Inpf devient un organisme public doté de personnalité juridique, d’une autonomie financière et de prérogatives importantes pour faire face aux défis actuels. En évoquant ce progrès, samedi dernier, le chef de l’Etat dit vouloir donner les mêmes chances de réussite à toutes les couches de la société. « Mon gouvernement a montré sa détermination à lutter contre toutes les formes de discriminations et de violences faites aux femmes et aux filles. C’est le sens de la mise en place de l’Institut national de la Femme, nouvelle formule», a-t-il défendu. C’est alors une nouvelle ère qui s’ouvre pour cette couche au Bénin. Actualités 02 août 2021


Camp médical à Bétérou: Ahmadiyya dépiste 145 patients de la hernie et de la prostate
Comme elle en a pris l’habitude au profit des populations démunies des localités reculées du pays, la clinique médicale Ahmadiyya de Parakou était, samedi 24 juillet dernier, dans l’arrondissement de Bétérou, à Tchaourou, pour une séance de dépistage de la hernie et de la prostate. Au total, 245 patients ont bénéficié d’un traitement médical, puis reçu des comprimés. L’implication de la Jama’at islamique Ahmadiyya au service de l’humanité et du bien-être des populations démunies est sans retenue. Comme les précédents camps médicaux de soins gratuits que sa clinique médicale Ahmadiyya de Parakou a déjà eu à organiser, celui qui s’est traduit par une séance de dépistage de la hernie et de la prostate, samedi 24 juillet dernier à Bétérou, dans la commune de Tchaourou, participe également de cette volonté. A l’occasion, 245 patients ont, en dehors des comprimés qui leur ont été dis-tribués, bénéficié d’un traitement médical sur autorisation de la Direction départementale de la Santé du Borgou. C’est le médecin chef de la clinique médicale de Porto-Novo, le docteur Fazal Mahmood Bhunno qui a conduit l’équipe médicale à Bétérou. Il avait à ses côtés le médecin de la clinique médicale de Parakou, le docteur neurologue Aneela. C’est à la grande satisfaction des populations que les patients ont été consultés et soignés. Elles souhaitent même revoir périodiquement l’équipe médicale. D’autres localités espèrent également voir leurs populations être prises en compte. En effet, ces camps médicaux organisés dans les coins reculés ont pour objectif d’aider les plus démunis souffrant de certaines maladies qui, comme la hernie, les myomes, les fibromes nécessitent des interventions chirurgicales. De même, un rendez-vous est donné aux patients pour des interventions chirurgicales à coûts réduits à la clinique à Parakou. Pour les maladies qui nécessitent des traitements immédiats, des comprimés ont été distribués et des soins dispensés. La communauté islamique Ahmadiyya est présente au Bénin depuis 1967. Au service de l’humanité pour la propagation de l’islam authentique débar-rassé de toute violence avec comme mot d’ordre ‘’Amour pour tous, Haine pour personne’’, elle est dans 213 pays à travers le monde. Société 30 juil. 2021


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