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Nouvelles

Championnat national de tennis 2021: Plus de 200 tennismen s'affrontent
Venus de tous les départements du pays, plus de 200 jeunes tennismen des catégories 12, 14, 16 ans et moins, filles comme garçons, prennent part depuis ce lundi 26 juillet à l’édition 2021 du championnat national de tennis au Tennis club de l’Amitié (Tca) du stade Général Mathieu Kérékou de Kouhounou. Qualifiés au terme des phases départementales, ils ont à cœur non seulement de s’aguerrir pour les prochaines compétitions continentales mais aussi d’améliorer leur ranking. Plus de 200 jeunes tennismen des catégories 12, 14, 16 ans et moins, filles comme garçons, participent depuis ce lundi 26 juillet à l’édition 2021 du championnat national de tennis au Tennis club de l’Amitié (Tca) du stade Général Mathieu Kérékou de Kouhounou. L’objectif est de permettre à ces jeunes joueurs d’avoir plus de matches afin d’être aguerris pour les prochaines compétitions de la Confédération africaine de Tennis. Ce championnat va également permettre aux athlètes des 14 ans et moins de grappiller des points quitte à améliorer leur ranking sur le continent, selon Bernadin Codjo Agossou, secretaire général de la Fédération béninoise de Tennis. Car au terme du championnat, les résultats de cette catégorie sont reversés à la Confédération africaine de Tennis qui en tient compte pour établir son classement au plan africain pour les joueurs de la catégorie. A l’en croire, les meilleurs de la catégorie senior seront présélectionnés pour la participation du Bénin à la Coupe Davis? Quelques résultats de la 1re journée -Filles Tohoussou Séréna-Toviessa Durant (6/0, 6/2) Afo Anita – Sonou Fifamè (6/3, 6/4) Honvou Chamiza –Nouati Natalie (2/6, 6/1, 11/9) Yaya Foulera – Houngbo Ornella (6/2, 6/0) Dohou Yasmine – Salanon Raïssa (6/0, 6/0) Biaou Nassirath –Zannou Mirabelle (6/3, 6/4) Marété Naomie –Wanvèmédé Princesse (6/4,6/0) Ayé Bouki Chimath – Darcel Faucette (6/2,6/1) -Garçons Ponthy Isman – Kassa Azaria (6/1,6/1) Tohou Elisé –Avagba Eli (6/3,6/2) Gandonou Précieux – Bakaki Samsdine (6/1,6/3) Gandonou Frédy – Becoudé Godwin (6/1,6/0) Agoun Horace – Adjahossou Enock (6/0,6/1) Biokou Andy – Gandonou Auréol (6/1,6/2) Abikou Joseph – Ibrahim Kémal (6/3, 3/6,6/0) Bécoudé Précieux –Alao Manel (6/1, 7/ 5, 6/0) Akakpo Pacôme –Dogo Florent (6/4,6/0) Sports 28 juil. 2021


20e session de formation continue du Cifaf: Cinq jours de renforcement de capacités au profit des avocats
Du lundi 26 au vendredi 30 juillet, Cotonou abrite la vingtième session de formation continue organisée par le Centre international de formation en Afrique des avocats francophones. Comme il est de coutume, les avocats stagiaires participant à cette session de renforcement des capacités seront édifiés sur plusieurs thématiques d’actualité et de grand intérêt. La technique de cassation, la préparation et les techniques de rédaction des contrats d'affaires, le référé-liberté, l’arbitrage et la sûreté, la défense de la défense, les notions de base du contentieux des élections, la gestion du contentieux des élections, la déontologie de l'avocat aujourd’hui, le contentieux des assurances, le contentieux de la saisie immobilière… Ce sont les thématiques au cœur de la vingtième session de formation continue organisée par le Centre international de formation en Afrique des avocats francophones. Ouverte hier par Me Séverin Maxime Quenum, ministre de la Justice et de la Législation, en présence du président de la Cour constitutionnelle et de divers représentants de la famille judiciaire, cette édition a été baptisée « Formation Cifaf Cotonou promotion Brice Hervé Tohoungba ». Au lancement des travaux, Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, a salué l’engagement constant du Cifaf et de son président le bâtonnier Jacques Migan pour le renforcement des capacités des avocats d’une part et l’Organisation internationale de la francophonie pour son soutien à l’initiative d’autre part. « C'est un honneur pour le Bénin d’être la terre d’accueil de cette rencontre internationale francophone ; une activité phare de l’Oif devenue une tradition depuis deux décennies », va ajouter Professeur Adolphe Codjo Kpatchavi, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la francophonie. Le président du Cifaf, Me Jacques Migan, insiste sur le fait que le respect des gestes barrières doit faire force de loi lors de la session. A l’en croire, c’est pour aider les avocats à mieux remplir leurs engagements que le Cifaf tient annuellement cette session de formation. Il est question de se former pour mieux répondre aux sollicitations des clients. Parrain de l’événement, Séverin Maxime Quenum, Garde des sceaux, affirme : « Le ministère de la Justice et de la Législation ne peut que s’associer à toute initiative qui a pour finalité l’amélioration des services offerts aux justiciables ». Cette session de formation, précise-t-il, a l’avantage d’offrir un enseignement de qualité, dispensé par des professionnels aguerris sur un large éventail de problématiques qui se posent à l’avocat dans sa pratique quotidienne. « Les temps changent et changent si vite que force est de concéder que la pratique de l’avocat doit évoluer face à une clientèle plus exigeante dans un contexte où le droit devient un bien de consommation comme tout autre, soumis au diktat des lois du marché. Ne vous y méprenez pas, il faut vous armer de science jusqu'aux dents pour espérer affronter victorieusement les défis présents et futurs de l’avocat du 21e siècle», a conseillé le ministre Séverin Maxime Quenum. La formation continue : une obligation « La compétence constitue l'une des exigences fondamentales de notre profession. Or, la science du droit n'est pas une science infuse. Elle s’enseigne au travers des études universitaires, s’adapte à la pratique et se ressource tout au long de la carrière… », fait observer Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin. La formation universitaire et la formation continue se complètent et constituent, selon lui, une urgence et une nécessité. C’est pourquoi, l'avocat se doit tout au long de sa carrière d’entretenir son savoir, de le mettre sans cesse à jour, de l’ouvrir aux nouvelles matières… Pour expliquer l’importance de la formation continue, le ministre Séverin Maxime Quenum évoque un enseignement du regretté Me Maurice Garçon : « Écrire, lire, réciter sont les trois conditions techniques essentielles à la vocation d'avocat » ; il appuie avec une citation de Boileau : «Il faut se hâter lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier, émettre l’ouvrage, le polir, le repolir sans cesse, agiter quelquefois et souvent effacer ». Puis il conclut avec une assertion de Me Prosper Ahounou : « Le ministère que nous avons choisi d’embrasser est ainsi fait qu’on ne finit jamais de s’y former si l’on veut rester performant et utile ». « Les pères fondateurs du Cifaf étaient donc visionnaires en créant dès la fin des années 90, une université d’été des jeunes avocats francophones », apprécie le ministre Séverin Maxime Quenum qui salue l’intrépidité du bâtonnier Jacques Migan. Avocats hier, avocats pour toujours, le Garde des Sceaux et le président de la Cour constitutionnelle ont toujours soutenu et honoré les initiatives qui contribuent au rehaussement de la profession. C’est ce que reconnaît Me Prosper Ahounou qui a salué leur accompagnement constant. «Par votre présence, vous manifestez encore la preuve de votre attachement à cette profession commune et à tout ce qui participe à son rayonnement », a soutenu le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin. Professeur Adolphe Codjo Kpatchavi, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la francophonie, rappelle que cette formation est soutenue depuis son origine par l’Oif dans le cadre de la promotion de la paix, des droits de l’homme et de la démocratie. Il espère voir le Bénin garder ce flambeau du pays de référence en matière de démocratie en Afrique? Hommage à Me Brice Hervé Tohoungba « Me Brice Hervé Tohoungba était jeune, trop jeune pour nous quitter. Passionné de droit fiscal, il intervenait au Cifaf et aurait dû partager avec nous, ce jour, son savoir sur le thème de la fiscalité et les obligations de l’avocat, sujet plus actuel pour nous, avec la numérisation du système fiscal», fait savoir le président du Cifaf, le bâtonnier Jacques Migan. Puis il explique : « Afin que le nom de notre confrère Me Brice Hervé Tohoungba perdure au Bénin et auprès des confrères francophones avec qui il partageait ses connaissances, le conseil d’administration du Cifaf a décidé de baptiser la présente session de formation continue : Formation Cifaf Cotonou Promotion Me Brice Hervé Tohoungba, dans le but d’immortaliser son nom ». Pour Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, placer cette promotion sous la mémoire de Me Brice Hervé Tohoungba, avocat fiscaliste décédé il y a moins d’un an, est un vibrant hommage pour le professionnel dévoué que le disparu a été et pour son action au service du droit et de la formation continue. Toute la famille judiciaire reconnaît en l’avocat disparu, un homme brillant, doté de grandes qualités humaines. « Il était un concentré de ce que doit être l’avocat : affable, bienveillant et humble. Les confrères et les autres auxiliaires en témoignent. Je forme le souhait que ces qualités inspirent les auditeurs de cette promotion du Cifaf », conclut le ministre Séverin Maxime Quenum. Actualités 28 juil. 2021


Décès de Rosine Vieyra Soglo: Les femmes leaders témoignent
Elle restera dans la mémoire collective béninoise, africaine et mondiale comme une figure de proue de l’ère contemporaine. Rosine Vieyra Soglo aura été incontestablement une femme unique, tant par sa détermination en politique que par son engagement pour la vie sociale. Les femmes leaders du Bénin saluent la mémoire de l’icône. Christelle Houndonougbo Alioza, directrice de l’administration de l’Union progressiste « Nous venons de perdre une figure de la République » Feue Rosine Vieyra Soglo aura été incontestablement une grande figure ayant marqué la vie politique du Bénin. Elle restera une source d’inspiration pour les personnes engagées dans tout secteur d’activité, notamment les femmes engagées en politique. Chacun pourra tirer le nécessaire de ses expériences, les adapter à sa vision de la politique en vue d’atteindre ses objectifs. Chaque femme en politique ou qui aspire à la politique a la liberté de s’inspirer de son engagement politique pour aller de l’avant. Nous venons de perdre une figure de la République, une brave dame. A travers les témoignages sur elle, ses combats, ses positions dans la République et pour la République, je lui tire chapeau. Je demande à tous d’avoir une pensée pieuse pour l’illustre disparue. Bien entendu que feue Rosine Vieyra Soglo a vécu avec ses forces et faiblesses en tant qu’être humain. Face à l’épreuve, nous restons tous solidaires pour présenter nos condoléances aux familles Vieyra et Soglo.     Geneviève Boko Nadjo, ancienne vice-présidente de la Cena « C’est une femme au sens plein et entier » Rosine Vieyra Soglo est une femme atypique, en avance sur son environnement. Adulée par les femmes et décriée par les hommes qui supportaient mal son franc-parler, son audace et son intelligence. En un mot, elle est une femme au sens plein et entier du terme : citoyenne, épouse et mère. Elle regrettait de n’avoir pas eu de filles pour les forger à son image. Que la providence nous donne beaucoup d’autres Rosine Vieyra Soglo. Huguette Akplogan Dossa, présidente du Réseau des femmes leaders africaines, chapitre du Bénin « Nous nous évertuons à mouler les femmes sur les pas de cette pachyderme » J’adresse au nom du Comité stratégique du Réseau des femmes leaders africaines du Bénin (Awln-Bénin), mes vives condoléances à sa famille biologique, politique et à tout le peuple béninois. Feue Rosine V. Soglo a été, sans nul doute, le modèle de femme, au parcours élogieux et inspirant. Une femme leader. C’est pourquoi, depuis sa création, Awln-Bénin s’évertue quotidiennement à mouler les femmes sur les pas de cette pachyderme qui a pu et a su s’imposer et forcer l’admiration et le respect de la gent féminine au sein d’une société culturellement non encore conquise pour la cause féminine. Je prie l’invisible d’accueillir la défunte dans la paix et dans l’éternité de son royaume et de faire descendre sur ceux et celles qui sont touchés par cette disparition, l’abondance des bénédictions, gage de réconfort et d’espérance. Françoise Sossou Agbaholou, présidente du réseau Wildaf-Bénin « Elle a été une femme forte et compétente » Nous avons appris avec consternation le décès de Mme Rosine Soglo. C’est une figure de la politique béninoise qui s’en est allée. Elle a été une femme forte, compétente, qui a su marquer son passage dans l’histoire politique du Bénin. Elle est un exemple à suivre par les femmes et la jeune génération. Elle a été une femme de conviction, une femme endurante. Elle n’a pas vécu inutilement. Elle restera gravée dans la mémoire des Béninoises et Béninois. Paix à son âme ! Marie-Elise Gbèdo, présidente de l’Association des femmes juristes du Bénin « C’est grâce à elle que nous sommes capables de prendre la parole aujourd’hui devant les médias » C’est une femme de l’Association des femmes juristes du Bénin. Nous avons travaillé ensemble sur le projet du Code des personnes et de la famille. Elle a été huissier de justice pendant trois ans avant de devenir avocate. Plus qu’une amazone, moi, je l’appelle la guerrière des temps modernes. Je la vois sous plusieurs angles : associatif, professionnel, social, politique. Le statut de première dame a véritablement pris corps avec elle. Elle a réussi à assumer cette place. Chef de parti politique, elle s’est battue pour le droit des femmes en politique. C’est grâce à elle que nous sommes capables de prendre la parole aujourd’hui devant les médias. Elle nous encourageait beaucoup. Je me rappelle cette belle et grande dame qu’elle fût, avec ses grands chapeaux sur la tête. Peu de gens connaissaient son côté humoristique. Elle a des mots pour faire rire tout le monde afin de détendre l’atmosphère. Nous l’avions vue sillonner ce pays les bras chargés de vivres et d’argent, d’outils agricoles, de matériels, de matériaux, pour les distribuer aux femmes et aux enfants. C’est avec la Conférence des Forces vives de la Nation et la désignation de son mari comme premier ministre que Rosine Soglo est entrée véritablement en politique à travers son rôle de femme publique. Contrairement aux premières dames en Occident qui n’ont ni de titre ni de mandat électif, (elles œuvrent dans le domaine caritatif ou pour des causes personnelles telles que l’éducation ou l’aide au développement aux Etats-Unis) ‘’notre Rosine’’ a été un maillon essentiel du dispositif politique de son mari. Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO Actualités 27 juil. 2021


1re édition des ateliers « Internet Community Meetup »: Fédérer plus d’acteurs autour du développement de l’écosystème
La communauté de l’Internet au Bénin a renoué avec ses activités, samedi 24 juillet dernier, à travers le lancement des ateliers « Internet Community Meetup » à Cotonou. En initiant cette activité, le chapitre Bénin d’Internet society (Isoc) a pour double objectif d’informer de façon trimestrielle sa communauté sur ses activités et de fédérer plus d’acteurs autour du développement de l’écosystème internet au Bénin. A travers l’organisation de la 1re édition des ateliers «Internet Community Meetup», samedi 24 juillet dernier à Cotonou, le chapitre Bénin d’Internet society (Isoc) a procédé à la relance de ses activités dans le contexte post-pandémique. Engagé depuis quelques années sur les questions liées à l’appropriation et au développement de l’internet et du numérique au Bénin, le chapitre du Bénin d’Isoc s’est toujours appuyé sur sa communauté et ses partenaires pour la mise en œuvre de ses actions et projets, selon son président Harold Adjaho. Cette première édition a permis aux participants de réfléchir sur «comment fédérer plus d’acteurs autour du développement de l’écosystème internet au Bénin » et « comment favoriser l’inclusion des filles et des femmes dans le numérique.». A en croire Harold Adjaho, la résolution de ces problèmes est essentielle pour le développement d’Internet, des usages et une réelle inclusion qui impactera tout l’écosystème. Cet atelier a été un moment de brainstorming assorti de propositions pour non seulement sensibiliser les participants à adhérer au chapitre Bénin d’Isoc, mais aussi inciter les différentes parties prenantes à jouer pleinement leurs rôles pour un Internet responsable au Bénin. « Ce sont des rencontres dont le but est de susciter la motivation et l’engagement de la société d’Internet au Bénin », a confié Harold Adjaho. C’est le lieu pour lui de revenir sur les projets phares de son mandat qui portent sur quatre leviers : renforcer l’internet et le développer, révéler la communauté de l’internet au Bénin et promouvoir le chapitre Bénin d’Internet Society. Plusieurs actions dont la promotion du livre sur l’histoire de l’Internet au Bénin ont été menées lors du premier semestre de l’année 2021. Avec la reprise des activités, le chapitre Bénin d’Isoc n’entend pas baisser les bras. Il se lance comme défi de réaliser les activités prévues dans son programme d’activités et prend date pour la deuxième édition d’Internet Community Meetup dans trois mois. Actualités 27 juil. 2021


Sous l’ère du renouveau démocratique: Rosine Soglo a installé cinq présidents du Parlement sur huit
Sur les huit présidents de l’Assemblée nationale qu’a connus le Bénin jusqu’ici depuis 1990, la désormais Feue Rosine Vieyra Soglo en a installé à elle seule cinq, en sa qualité de doyen d’âge, pendant les six législatures auxquelles elle a successivement participé. Rosine Vieyra Soglo mérite tous les éloges à elle faits, depuis dimanche 25 juillet dernier, suite à l’annonce de son décès. L’ex-Première dame du Bénin aura vraiment marqué les esprits. Surtout à l’Assemblée nationale où elle a participé à six législatures sur les huit qu’a connues actuellement le Bénin sous le renouveau démocratique. Sur les six législatures, Rosine Vieyra Soglo a eu la grâce de conduire et d’installer le bureau de cinq en sa qualité de doyen d’âge. Elle a eu ce privilège d’être le plus âgé des députés d’abord à la troisième législature, (1999-2003), ensuite la quatrième (2003-2007), la cinquième (2007-2011), la sixième (2011-2015) et la septième (2015-2019). Le destin ne lui a pas donné cette chance à sa première expérience parlementaire, c’est-à-dire sous la deuxième législature (1995-1999). Le doyen d’âge ici était Feu Amadou Tchinin. A chacune de ces cinq législatures, l’ex-Première dame du Bénin a conduit avec sagacité les travaux de début de mandature conformément à l’alinéa 1 de l‘article 3 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lequel dispose qu’ « Au début de chaque législature, l’Assemblée nationale est convoquée par le doyen d’âge des députés qui met en œuvre tous les moyens de communications permettant de toucher effectivement chaque député dans les délais utiles ». Ainsi, usant de ses prérogatives constitutionnelles, elle a procédé à l’installation de Me Adrien Houngbédji qui faisait son come-back pour la deuxième fois à la tête du Parlement sous la troisième législature. Et ensuite Antoine Kolawolé Idji sous la quatrième mandature du Parlement. Il y a eu, sous la cinquième législature, Mathurin Nago qui a été ensuite installé par Rosine Vieyra Soglo avant d’être ensuite reconduit au perchoir sous la sixième législa-ture en 2011. Rosine Vieyra Soglo a fermé la marche avec Me Adrien Houngbédji qui faisait son retour en mai 2015 pour la troisième fois à la tête du Parlement. En sa qualité de doyen du bureau d’âge, Rosine Vieyra Soglo que pleure tout le peuple béninois aujourd’hui a toujours fait preuve de rigueur même si quelques fois elle laissait manifester certains caprices sur fond de calculs poli-tiques. Ce comportement a surtout été constaté sous la quatrième législature. Dur de caractère mais pas inflexible L’ex-présidente de La Renaissance du Bénin (Rb) a su s’illustrer au perchoir de façon mémorable. Elle avait en effet développé l’art de bloquer le processus de l’élection et de l’installation du bureau de cette législature au moyen de multiples suspensions et de reports de séance. On se rappelle, elle a exigé que soit accordé au sein du bureau au moins un poste à son parti tombé en minorité. En dépit des pressions, elle est restée intransigeante. Il a fallu la décision Dcc 03-078 du 12 mai 2003 de la Cour constitutionnelle pour la faire plier. Le juge constitutionnel l’a sommée de poursuivre les travaux et d’achever la mise en place du bureau de la quatrième législature dans un délai de 48h. Autrement, la décision donnait feu vert à ses collègues députés de la déchoir et de la remplacer par le doyen d’âge suivant de la législature pour poursuivre le processus électoral. Il a fallu cette injonction et menace de la Cour constitutionnelle pour que Rosine Vieyra Soglo abdique. Elle a lâché prise, la mort dans l’âme, puisqu’à l’arrivée aucun poste n’a été concédé à l’ex-Rb au sein de ce bureau élu et présidé par Antoine Kolawolé Idji. Mais si elle a échoué en 2003, tel n’a pas été le cas en mai 2015, lors de l’installation de la 7e législature. L’on se souvient que grâce à Rosine Vieyra Soglo qui dirigeait encore les travaux, elle a réussi un coup politique en portant Me Adrien Houngbédji au perchoir pour la 3e fois en tant que candidat de la coalition de l’Opposition contre le poulain du régime d’alors, Komi Koutché. Ceci à travers un score très étriqué de 42 voix pour Me Adrien Houngbédji et 41 pour Komi Koutché de la majorité présidentielle qui partait favori sur papier. Le contrôle du perchoir en 2015 par la coalition de l’Opposition avec Me Adrien Houngbédji a sonné le glas de la descente aux enfers du pouvoir d’alors en place. Le régime de la Refondation a commencé par perdre du terrain depuis cette défaite politique au Parlement avant de s’éteindre complètement à la faveur de la présidentielle de 2016. Personne n’oubliera de sitôt au Parlement ce vote de 42 voix contre 41 de ce 19 mai 2015 dont le déclic a certainement favorisé l’alternance au pouvoir en avril 2016. Tout le monde est unanime que Rosine Vieyra Soglo a beaucoup apporté au Parlement tant dans la production législative que dans la bonne marche de la vie parlementaire dans ses fonc-tions de doyen d’âge. Témoignages Pascal Essou, médiateur de la République « Rosine Soglo a marqué l’histoire politique béninoise et africaine» « C’est avec regret que nous avons appris dans l’après-midi de ce dimanche 25 juillet 2021, le décès de madame Rosine Vieyra Soglo. Ex-première Dame de la République du Bénin, ancienne parlementaire béninoise et de la sous-région (Cip-Uémoa), elle a marqué l’histoire béninoise et africaine en particulier au plan politique. Brave femme, madame Rosine Vieyra Soglo a simplement prouvé l’assertion selon laquelle, ‘’une femme bien éduquée est une richesse pour sa nation’’. Autrement, l’intellectuel ghanéen, James Emman Aggrey ne s’est pas trompé lorsqu’il affirme : «Eduquer un homme, c’est éduquer un individu. Éduquer une femme, c’est éduquer toute une Nation». Notre ancienne collègue parlementaire l’a sans nul doute confirmé. Aux familles Soglo, Vieyra, à ses enfants et spécialement à son époux, le président Dieudonné Soglo, je vous envoie au nom de l’institution qu’est le médiateur de la République, tout mon amour et ma sympathie pendant ces moments douloureux. Les mots ne peuvent exprimer à quel point je suis attristé par cette perte pour la nation.   Robert Gbian, 1er vice-président de l’Assemblée nationale « Beaucoup de femmes se sont engagées en politique à cause de Rosine Soglo » « ..Comme la plupart de mes compatriotes, j’ai appris le décès de l’honorable Rosine Vieyra Soglo, femme politique, de notre cher pays, le Bénin. Mes pensées vont à l’endroit de sa famille en général et particulièrement envers son époux, l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo sans oublier ses enfants Galiou et Léhady Soglo. Sans aucun doute et au-delà de toutes considérations politiques, le Bénin a perdu une femme politique qui d’une manière ou d’une autre aura marqué son histoire politique. Beaucoup de femmes béninoises se sont engagées en politique parce qu’avant elles, il y a eu Rosine Vieyra Soglo qui l’a fait. Je présente mes condoléances à sa famille et au peuple béninois...» Communiqué du parti Fcbe « Le décès de Rosine Soglo est une grande perte » « C’est avec beaucoup d’émotion, de douleur et de tristesse que le parti Fcbe a appris cet après-midi du dimanche 25 juillet 2021, le rappel à Dieu de madame Rosine Vieyra Soglo, épouse du président Nicéphore Soglo, ancienne Première Dame, ancienne député à l’Assemblée, combattante intrépide pour la paix, la liberté et la démocratie au Bénin. En cette douloureuse occasion, le parti Fcbe par la voix de son secrétaire exécutif national présente aux familles explorées et au président Nicéphore Soglo ses condoléances les plus attristées et leur témoigne toute sa solidarité et sa compassion pour cette épreuve. Le décès de madame Rosine Soglo, figure emblématique de l’histoire politique du Bénin depuis l’historique Conférence nationale de février 1990, est une grande perte pour notre pays et notre démocratie. Daigne le Seigneur l’accueillir dans son royaume et lui accorder toute sa grâce et ses bénédictions pour qu’elle repose en paix». Paul Hounkpè Actualités 27 juil. 2021


Lancement du Projet d’électrification rurale: Plus de 200 localités à sortir de l’obscurité
La commune d’Adjarra a abrité le lancement officiel du Projet d’électrification rurale (Peru), jeudi 22 juillet. Financé par le gouvernement béninois avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad), le Peru vise principalement l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le relèvement sensible du taux d’accès à l’électricité et du taux de couverture en milieu rural. Chants, danses, remerciements et ovations ont accueilli le lancement officiel du Projet d’électrification rurale (Peru), dans la commune d’Adjarra. Cette initiative du gouvernement qui bénéficie du soutien de la Banque africaine de développement pour un montant global de 61,77 millions d’euros, soit 40,5 milliards F Cfa inaugurera l’ère du développement dans plusieurs contrées du pays, appelées à tourner la page de l’obscurité. Le Peru prend en compte 209 localités dont l’électrification de 133 nouvelles localités rurales et l’extension/densification du réseau dans 76 localités péri-urbaines réparties dans onze départements pour une soixantaine de communes. Sylvain Sèkloka, coordonnateur dudit projet, explique qu’il permettra l’électrification de 133 nouvelles localités rurales dont 100 grâce au financement de la Bad et 33 sur la contrepartie nationale, de même que l’extension du réseau dans 76 localités péri-urbaines, le raccordement immédiat de 48 400 ménages ruraux au réseau conventionnel à un coût forfaitaire de 25 000 F Cfa et à terme, l’accès à l’électricité de 120 000 ménages. Grâce au Peru, soutient Sylvain Sèkloka, le Bénin espère aussi l’accroissement du taux de couverture en milieu rural de 7,11 % et la réduction des réseaux de fortune communément appelés « toiles d’araignées ». C’est donc un projet bénéfique pour les populations et le développement local et national, se félicite le maire de la commune d’Adjarra, Germain Wanvoègbè. Deux arrondissements de la localité sont pris en compte par le projet et si besoin en était encore, ce lancement est « une occasion de se convaincre que le gouvernement est déterminé à combattre l’obscurité », reconnait le maire. « La lumière est indispensable pour assurer la sécurité des populations, la croissance économique, le développement des communes, l’autonomisation des femmes, l’entrepreneuriat des jeunes », poursuit l’élu, saluant le gouvernement qui s’emploie depuis 2016 à faire de l’électricité pour tous un grand challenge. Le Peru traduit la volonté du chef de l’Etat et du gouvernement d’offrir de meilleures conditions aux populations à travers le dynamisme et le pragmatisme du ministre de l’Energie, laisse-t-il entendre. Améliorer les conditions de vie des populations A la manœuvre, le directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale (Aberme), Jean-Francis Tchèkpo qui se réjouit des impacts du projet sur le développement. Il est l’un des plus importants projets du gouvernement en la matière et permettra, apprécie-t-il, de sortir plusieurs dizaines de localités de l’obscurité tout en contribuant au développement de l’économie locale et à l’amélioration des services sociaux de base. Disposer de l’énergie en quantité et en qualité notamment en milieu rural où le taux de couverture est encore faible, c’est l’un des défis que vient relever le Peru avec le soutien de la Bad qui n’a pas hésité à donner son accord au regard de l’importance du projet. Pour Marie Akpotrossou, préfet du département de l’Ouémé, le lancement du Peru est l’aboutissement heureux d’un long processus. « La promesse d’électrification faite par le chef de l’Etat et son gouvernement n’est pas un mythe, mais une réalité. Ce projet est un outil de bonheur et de développement », indique-t-elle. John Andrianarisata, représentant-pays de la Bad renouvelle le soutien de son institution prête à être aux côtés du Bénin un partenaire de choix. Le Peru ne sera pas un cas isolé, promet-il. Bien d’autres initiatives visant le développement du pays recevront le soutien de la Bad, s’est-il engagé. Pour rappel, c’est en décembre 2018, lors d’une mission de prospection de l’institution au Bénin, qu’un projet d’électrification de 100 localités rurales a été soumis. La banque y a alors manifesté son intérêt et a organisé une mission de préparation en avril 2019 puis une mission d’évaluation en juin 2019. Par la suite, et compte tenu de son impact sur les populations, le projet a couvert l’extension et/ou la densification du réseau dans 76 localités péri-urbaines. Raoul Armand Dakehoun, directeur de cabinet représentant le ministre Dona Jean-Claude Houssou, soulignera, pour sa part, toute l’importance de la disponibilité de l’énergie pour le gouvernement. Depuis 2016, le secteur connait une mutation avec des performances inédites qui rendent la lumière aux populations urbaines et rurales. «Les actions engagées ont permis que la situation énergétique de notre pays soit significativement améliorée et se traduisent désormais par une meilleure disponibilité en quantité et au meilleur coût », fait-il observer. Les nombreux investissements réalisés et en cours de réalisation dans le secteur ont pour effet une augmentation de la capacité de production propre du pays. Selon lui, le Peru contribuera significativement à mettre à la disposition des populations de l’énergie, améliorer les conditions d’études des apprenants, de soins sanitaires, d’accès à l’eau potable par la réduction du coût de production…D’autres initiatives sont prévues pour la densification, promet Raoul Armand Dakehoun. La mise en œuvre du Peru est planifiée pour une durée de quatre ans, de décembre 2019 à décembre 2023. Plusieurs étapes clés du projet ont été déjà exécutées. Actualités 27 juil. 2021


Mise en place d’infrastructures muséales à Ouidah: Abimbola exige le respect des normes et standards
Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, s’est rendu, vendredi 23 juillet dernier, sur les différents chantiers de construction d’infrastructures muséales et touristiques en cours à Ouidah. Occasion pour lui d’insister sur la qualité des travaux et le respect des délais. La détermination du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, à voir aboutir les différents chantiers de construction d’infrastructures muséales et touristiques est sans faille et il en a donné une fois encore la preuve à travers sa visite à Ouidah, vendredi 23 juillet dernier. À la tête d’une délégation composée entre autres du directeur général de l’Agence nationale de promotion des Patrimoines et de développement du Tourisme (Anpt), du directeur adjoint de cabinet et de la coordonnatrice du Projet de compétitivité du tourisme transfrontalier, il a manifesté son intérêt pour les travaux exécutés par les entreprises en charge en vue de la réalisation effective des infrastructures devant accueillir les 26 trésors royaux d’Abomey retenus depuis la colonisation par la France. Le transfert physique de ces biens culturels se précisant, il s’emploie à l’instar du gouvernement de Patrice Talon à booster ce qui doit l’être pour réunir les meilleures conditions de sécurité et de conservation des œuvres. Etape primordiale, la mise en place des infrastructures muséales reste son souci et il en a fait part aux différents acteurs impliqués dans le projet. Le Fort Portugais de Ouidah a été la première étape de sa visite. Les différents compartiments de cette infrastructure qui prend corps ont été scrutés par le ministre. Il s’entretiendra par la suite avec la mission de contrôle, le maître d’ouvrage et les entrepreneurs. S’assurant du respect des standards internationaux tels qu’exigés sur tous les chantiers muséaux, conformément aux orientations et exigences du gouvernement. Sur la question des délais, le ministre Jean-Michel Abimbola reste intransigeant. La mission de contrôle ne l’est pas moins. Tous rassurent et travaillent d’arrache-pied pour que la Maison du Gouverneur qui accueille les œuvres culturelles à l’intérieur du Fort Portugais soit achevée et climatisée pendant plusieurs semaines avant le transfert physique des œuvres. La délégation a ensuite mis le cap sur la Place aux enchères, la Route de l’esclave, le Lieu de recueillement et la Porte du non-retour. Jean-Michel Abimbola et sa suite ont achevé la tournée de ce vendredi par le chantier de construction du Complexe de la Marina à Djègbadji. A chaque étape, il questionne, rassure de son soutien et rappelle la politique touristique et culturelle du gouvernement ainsi que les délais de livraison des travaux. Ses descentes répétées sur les divers chantiers montrent, si besoin en est, tout son attachement à voir les infrastructures touristiques en construction sur l’ensemble du territoire national aboutir dans les délais et le respect des normes et standards internationaux. Actualités 26 juil. 2021


Erosion de la côte entre deux épis: Une vague d’inquiétudes submerge Akpakpa
Ces dernières semaines, les vagues se brisent avec force sur la côte béninoise. Au quartier Jak à Cotonou, l’inquiétude monte d’un cran face aux creusements qui s’observent entre les deux épis. Les spécialistes rassurent. De loin, pas d’anomalie perceptible sur la plage, à la hauteur du quartier Jak. Seul le défilé d’engins lourds pour la construction de la corniche devant desservir le nouveau complexe touristique retient l’attention. Mais ce décor change brusquement au voisinage des rochers qui font barrières à l’avancée de l’océan. Daniel Pognon, la trentaine, et ses frères ont l’habitude d’emprunter cette partie de la côte pour rejoindre Akpakpa Dodomè. Cet après-midi du vendredi 23 juillet 2021, ils ont été obligés de faire un saut dans le vide pour continuer le chemin. « C’est vraiment un fossé dans lequel on entre. Ça fait au moins un mètre. Depuis que les pluies ont commencé, le courant est si fort et rase le sable qui a servi à recharger la plage. Il y a un mois, on pouvait encore faire six mètres avant de mettre les pieds dans la mer », confie-t-il, l’air bien préoccupé. Un stress nocturne Pourtant, les vagues ne sont pas si agressives. Du moins, à cette heure de la journée, elles s’enroulent pour s’écraser calmement au creux des épis. Cependant, Doris Alapini, une riveraine dit se coucher le soir avec la peur de voir son restaurant englouti. Puis, elle se réveille le matin avec l’assurance d’en avoir encore pour quelque temps. Cette dame ne cesse de déplacer les piquets de délimitation de son restaurant, au rythme de la dégradation. « Hier nuit, à 1 h 30 du matin, nous avons été obligés de déplacer encore les barrières. Ça sert de sécurité pour éviter que les gens ne tombent dans le trou. D’un autre côté, ça permet de suivre l’évolution de l’érosion. A chaque fois qu’on repousse, on a une idée de ce qu’on a perdu de nouveau. La mer monte tard la nuit à des hauteurs incroyables », s’inquiète-t-elle. Debout sur la dune de sable, le regard concentré sur l’océan, Doris Alapini est connue, dans ce quartier si calme, comme une lanceuse d’alerte. « Le rôle de tout citoyen est d’attirer l’attention du chef de l’Etat pour que les dispositions soient prises. J’ai tiré la sonnette d’alarme plusieurs fois. Mais apparemment, les gens ne prennent pas ça au sérieux parce qu’ils ne vivent pas la situation. Si mon restaurant disparait, c’est tout le quartier qui va suivre », martèle Doris Alapini. « La situation reviendra à la normale » Les creusements qui se notent ces dernières semaines n’étonnent guère les océanographes et les autorités en charge de la protection de la côte. Ceux-ci font le lien avec la marée haute, dont la période critique va de mai à septembre, voire octobre. C’est un phénomène cyclique qui crée des débordements. Les relevés de la semaine dernière indiquent une hauteur de 1,5 m en moyenne. « C’est normal en cette période de grande houle. Au fil des années, il y aura une stabilité dans cette zone. Il n’y a pas longtemps que les épis et le moteur de sable ont été installés. L’accumulation et la sédimentation ne se font pas en un seul jour. Ça prend du temps. La situation reviendra à la normale », explique Dr. Zacharie Sohou, directeur de l’Institut de Recherches halieutiques et océanologiques du Bénin (Irhob). De son côté, le directeur de la Protection de la Côte, Philippe Zoumènou, suit tout de près. Il espère aussi un retour, sous peu, à la normale. « Nous sommes en période de marée haute. C’est ce qui explique ce creusement. C’est un remodelage naturel de la plage qui se produit avec les mouvements des vagues qui sont plus fortes à cause de la marée haute. Lorsque nous allons descendre dans la petite marée, vous verrez que le système va se réguler », rassure Philippe Zoumènou. L’Etat ne baisse pas non plus la garde. Les travaux s’intensifient pour stabiliser la côte à l’Est de Cotonou et créer une destination touristique prisée. Environnement 26 juil. 2021


Affrontements entre agriculteurs et éleveurs: Des morts, blessés et portés disparus déplorés à Issene
Agriculteurs et éleveurs se sont affrontés, samedi 24 juillet dernier dans le village d’Issene, arrondissement de Guéné, à Malanville. Outre des blessés et des portés disparus, des pertes en vie humaine sont déplorées des deux côtés. Malgré toutes les sensibilisations, la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs continue de donner lieu à des conflits aux bilans déplorables dans certaines localités du Bénin. C’est le cas, samedi 24 juillet dernier à Issene, un village de l’arrondissement de Guéné, dans la commune de Malanville. Sur le champ, on a déploré, selon les informations, deux morts des suites de coups de machette du côté des agriculteurs, puis trois par balles, au niveau des éleveurs, sans oublier les blessés et les portés disparus. Informé de la situation, le maire de Malanville, Guidami Gado, accompagné des responsables de la police républicaine au niveau du département de l’Alibori et de sa commune, ainsi que du chef de l’arrondissement de Guéné et du chef du village, est aussitôt descendu sur le terrain. Il était plus précisément dans le champ d’une victime, principal lieu du drame où les bœufs ont complètement tout dévasté. C’est pour constater les dégâts occasionnés et sensibiliser les parties en conflit à ne pas procéder à des représailles. Selon les mêmes sources d’informations, dans la foulée, la sécurité a été renforcée au niveau de la localité, sur instructions du préfet de l’Alibori. C’est avec la présence des éléments du 7e Bia basés à Kandi. En effet, à en croire le chef du village, tout est parti des informations faisant état d’un ultimatum lancé par les peuls de la localité, dans la soirée du vendredi 23 juillet dernier, en direction des agriculteurs qui occupent les couloirs de passage. Ils ont ensuite laissé leurs troupeaux de bœufs envahir le champ d’un agriculteur, sous prétexte qu’il était situé dans le couloir. Un autre foyer de tensions Par ailleurs, dans la même journée du samedi 24 juillet, le maire Guidami Gado s’est penché sur des différends entre les populations de Garou et les agents en charge de la réalisation des travaux de la piste Garou-Gabo. C’est suite à la fermeture de certaines canalisations naturelles de drainage des eaux de ruissellement par ces agents, créant des désagréments aux populations riveraines, par ces temps de pluies, qu’ils sont nés. Société 26 juil. 2021


Coopération Sud-Sud: Le renforcement de l’axe Bénin-Rwanda en question
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a reçu en audience, jeudi 22 juillet dernier, Alsa Kirabo Kacyira, nouvelle ambassadrice du Rwanda près le Bénin. Au menu des échanges, le renforcement des liens de coopération entre les deux pays dans plusieurs secteurs. Suite à la présentation de ses lettres de créance au chef de l’Etat, Patrice Talon, jeudi 22 juillet dernier, la nouvelle ambassadrice du Rwanda près le Bénin avec résidence à Accra, Alsa Kirabo Kacyira, a échangé dans la même journée avec le patron de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. Occasion pour les deux personnalités d’examiner les voies et moyens pour renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays. « Je suis très honorée et heureuse pour l’accueil au Bénin. Déjà ce matin, j’ai reçu un accueil très chaleureux de la part du président de la République, Patrice Talon et je viens d’avoir une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères », a-t-elle déclaré à sa sortie d’audience. Elle note que le Bénin et le Rwanda ont mis en place un cadre de partenariat qu’il urge de passer en revue afin d’évaluer sa mise en œuvre. « La dernière séance d’évaluation de ce cadre de partenariat remonte à 2016 et je crois qu’il est temps de faire le bilan de la coopération pour voir comment aller de l’avant», a-t-elle fait comprendre. Secteurs prioritaires Alsa Kirabo Kacyira précise que le premier secteur prioritaire de coopération entre le Bénin et le Rwanda est le secteur de l’éducation. « Au cours de nos échanges, le ministre m’a fait part de l’intérêt particulier que le gouvernement du Bénin accorde à l’enseignement technique et la formation professionnelle dont l’objectif est de doter les citoyens béninois de compétences pratiques dans la perspective de développement du Bénin», fait-t-elle savoir. Elle souligne que le Rwanda a aussi investi énormément dans le secteur de l’éducation afin de pouvoir développer le pays. Le Rwanda, selon elle, est disposé à partager ses expériences dans le domaine éducatif avec le Bénin. Le deuxième secteur abordé par les deux personnalités est le tourisme. Où il y a beaucoup d’opportunités à explorer ainsi que des possibilités de collaboration et de partage d’expériences. Le troisième secteur, selon l’ambassadrice, est celui de l’économie numérique. « C’est un secteur dans lequel il existe déjà un partenariat très avancé entre le Bénin et le Rwanda », a-t-elle rappelé. Concernant ce secteur, elle note que le Rwanda a appuyé le Bénin dans le cadre de la mise en œuvre des différents projets du numérique, notammanet la dématérialisation de l’administration publique. Et le dernier secteur de coopération sur lequel les deux diplomates se sont penchés est le secteur agricole. « Nous avons vu qu’il y a des potentialités énormes dans le cadre de la culture du coton et du cajou au Bénin. Concernant le coton, le Bénin est passé du 4e rang au premier rang en l’espace de quatre ans sur le continent africain. Ce qui veut dire qu’il y a des opportunités dans ce secteur », a-t-elle apprécié. Elle poursuit qu’au Rwanda, l’accent est mis sur la productivité et le pays est passé en l’espace d’un temps réduit de la pénurie à l’abondance grâce au développement des systèmes de productivité. Actualités 26 juil. 2021


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