La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Concours des conseillers et inspecteurs pédagogiques du Memp: Salimane Karimou enclenche la refonte des textes
Les textes sur les concours probatoires du Certificat d’aptitude aux fonctions de conseiller pédagogique (Cafcp) dont la session 2020 a été annulée pour soupçons de fraude et du Certificat d’aptitude à l’inspectorat pédagogique (Caip) des Enseignements maternel et primaire sont caducs et doivent être relus. C’est dans ce cadre que le ministère des Enseignements maternel et primaire a organisé ce lundi 12 juillet à Porto-Novo, un atelier de réflexion sur les conditions d’organisation et de déroulement desdits concours probatoires. La session 2021 du concours probatoire du Certificat d’aptitude aux fonctions de conseiller pédagogique (Cafcp) aura lieu le 21 août prochain. Ceci après celui de 2020 qui a été annulé pour soupçons de fraude. En attendant l’organisation de ce concours pour lequel tous les candidats de l’année dernière se sont déjà inscrits pour tenter à nouveau leur chance, le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) a organisé ce lundi 12 juillet à l’Ecole normale des instituteurs de Porto-Novo, un atelier de réflexion sur les conditions d’organisation et de déroulement desdits concours afin de réduire, voire enrayer les cas de fraude. Après plus de dix heures d’échanges avec en ligne de mire le Cafcp session de 2020 annulé, les participants ont suggéré la relecture des textes qui encadrent lesdits concours pour plus de transparence et de crédibilité. A l’occasion, les participants ont suivi deux communications. La première a porté sur les rapports des commissions d’enquêtes mises sur pied pour tirer au clair les soupçons de fraude et la seconde sur le processus d’organisation du Cafcp et du Caip et les difficultés. Des différentes communications, il ressort que le concours probatoire du Certificat d’aptitude aux fonctions de conseiller pédagogique session 2020 est émaillé de fraudes. Seulement que pour le moment, les auteurs des fraudes et leur mode opératoire n’ont pas encore été détectés par les enquêteurs. Les travaux de correction et de recorrection entreprises par les enquêteurs ont confirmé les cas de fraudes avec des similitudes au niveau des réponses de certains candidats ressortissants pratiquement d’un même département. Alors que les noms des mis en cause ne commencent pas par les mêmes alphabétiques de sorte à penser qu’ils se seraient recopiés, étant restés l’un derrière l’autre dans la salle de composition. Les enquêtes se poursuivent Ainsi, face à la situation, les enquêteurs disent avoir purement et simplement proposé au ministre des Enseignements maternel et primaire d’annuler les résultats provisoires déjà proclamés et de reprendre le concours pour des raisons de justice et d’équité. Cela en attendant de poursuivre les enquêtes pour éventuellement démasquer les auteurs de la fraude. Le ministre Salimane Karimou a entériné en janvier 2021 cette suggestion de la commission d’enquête en annulant les résultats. Pour lui, ce n’est pas parce que les fraudeurs n’ont pas été démasqués qu’on ne va pas conclure à la fraude alors qu’il y a eu des indices évidents et concordants. L’atelier de ce lundi s’est penché de long en large sur la question. Il a réuni des acteurs à divers niveaux des sous-secteurs des enseignements maternel, primaire, secondaire et supérieur ; des responsables des centrales et confédérations syndicales ; des cadres du ministère, des représentants de la direction des Examens et Concours (Dec) du Memp, des hommes des médias et autres. Les travaux ont abouti à des recommandations pour une organisation sans faille à l’avenir de ces deux concours. Des suggestions ont été faites dans ce sens depuis l’ouverture des dossiers de candidatures jusqu’à la proclamation des résultats en passant par la proposition et le tri des épreuves, la surveillance des candidats, la grille des barèmes, la correction des copies, le choix des contrôleurs, le secrétariat d’anonymat et autres. Il s’agit des étapes très sensibles du processus d’organisation et de déroulement dudit concours et devant nécessiter que le principe de la confidentialité soit garanti à tous égards. Le ministre Salimane Karimou, clôturant les travaux, s’est réjoui de la qualité des recommandations. Il a réitéré toute sa détermination à assainir le milieu pour une organisation sans le moindre soupçon de fraude du Cafcp et du Caip. L’autorité ministérielle rassure que les efforts seront constatés déjà à la session du 21 août prochain. Salimane Karimou promet une organisation sans faille dudit concours. Maxime Agossou-vê, secrétaire général de la Confédération des syndicats leaders du Bénin (Cslb) et porte-parole des organisations syndicales du Memp, souhaite vivement que cet atelier ne soit pas un de plus. Car, selon lui, le ver est dans le fruit. Maxime Agossou-Vê veut que les actions et recommandations puissent réellement contribuer à réduire, voire enrayer les situations de fraudes dans l’organisation du Cafcp et Caip. Actualités 13 juil. 2021


Journée mondiale de la population: Assouplir les mesures au profit de la santé sexuelle et procréative
La communauté internationale a célébré ce dimanche 11 juillet, la Journée mondiale de la Population. Occasion pour l’Organisation des Nations Unies (Onu), de s’attarder sur les vulnérabilités des femmes dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, dans un contexte de pandémie, ainsi que les actions à mettre en place pour assurer leur santé. La problématique de la santé sexuelle et procréative dans un contexte de Covid-19 est au cœur de la Journée mondiale de la population, édition 2021. A l’occasion, l’Organisation des Nations Unies note un fléchissement des efforts en matière de santé reproductive dans le monde. La cause, les restrictions dans le cadre de la lutte contre la pandémie qui induisent des flottements dans la livraison des services et produits de contraception. « Alors que celles et ceux qui ont accès à ces services retardent habituellement les grossesses en cas d’incertitude économique ou de crise, on estime que les perturbations dans les livraisons de contraceptifs ainsi que les confinements vont provoquer une augmentation sensible des grossesses non planifiées chez les plus vulnérables », relève le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). Le constat d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’Onu, est le même : « Alors que dans de nombreux pays, la population est confinée et le système de santé mis à rude épreuve, la santé sexuelle et procréative est reléguée au second plan et la violence de genre est en augmentation ». Les violences basées sur le genre, les mariages infantiles et les mutilations génitales féminines ont pris de l’ampleur du fait de la perturbation des programmes destinés à éliminer ces phénomènes. L’Unfpa alerte sur les conséquences futures si des mesures d’assouplissement ne sont pas envisagées pour rendre plus accessibles les prestations en matière de santé reproductive. Elle prévoit que, si les mesures de confinement accompagnées de perturbations majeures des services de santé devaient se poursuivre pendant encore six mois, ce sont quarante-sept millions de femmes qui, dans les pays à faibles revenus, risquent de ne pas pouvoir accéder à des moyens de contraception moderne. Ce qui entraînerait 7 millions de grossesses non désirées. Quelque trente-et-un millions de nouveaux cas de violences de genre pourraient également être enregistrés. Mettre en avant les droits Plus illustratif sur les violences auxquelles les femmes et les filles sont exposées, le Rapport sur l’état de la population mondiale 2020, publié en mars dernier, indique comment les mesures de confinement motivées par la pandémie ne feront qu’aggraver la situation. « Plus de quatre millions de filles subiront, cette année, des mutilations génitales féminines et douze millions seront soumises à un mariage forcé », renseigne le rapport de l’Unfpa. C’est pourquoi, le secrétaire général de l’Onu exhorte la communauté internationale à mettre en avant les droits sexuels et reproductifs des femmes. « En cette journée mondiale de la population, faisons en sorte de préserver les soins de santé sexuelle et procréative, de protéger la santé et les droits des femmes et des filles et de mettre fin à la violence de genre. La pandémie a rendu notre tâche beaucoup plus ardue, mais nous devons persévérer », lance-t-il. Pendant ce temps, l’Unfpa s’attarde sur la « nécessité de donner la priorité aux droits et à la santé procréative de toutes et de tous, en garantissant l’accès à l’information et aux services, y compris en cas de bouleversement démographique ou de changement de tendance dans la fécondité ». La communauté internationale s’est engagée à assurer un accès universel aux services de santé sexuelle et procréative, à répondre aux besoins insatisfaits en matière de contraception et à mettre fin à toutes les formes de violences à l’égard des femmes à l’échéance 2030, conformément à l’esprit des Objectifs de développement durable et de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd). Forts de cet engagement, les acteurs entendent mettre tout en œuvre afin d’éviter que la maladie à coronavirus anéantisse les progrès accomplis jusque-là. Société 13 juil. 2021


Cena nouvelle mandature: Patrice Talon installe le Conseil électoral mercredi prochain
Le président de la République, Patrice Talon, reçoit en présence du bureau de l’Assemblée nationale, mercredi 14 juillet prochain, le serment des cinq membres du Conseil électoral. Ces derniers prendront officiellement service en remplacement de la Commission électorale nationale autonome (Cena) dont le mandat prend fin demain, mardi 13 juillet à minuit. Les cinq membres du Conseil électoral seront officiellement installés mercredi 14 juillet prochain. La cérémonie d’installation est prévue pour démarrer à 12 h 30min à Sèmè-City à Cotonou sous l’égide du président de la République, Patrice Talon. Il s’agit d’Adolphe Djima désigné par le président de la République, Sanni Gounou par le chef de file de l’Opposition, Nicolas Assogba choisi par les magistrats, de l’ancien ministre Sacca Lafia et Abou Boukari Adam Soulé choisis respectivement par la majorité parlementaire c’est-à-dire l’Union progressiste (Up) et la minorité parlementaire, le Bloc républicain (Br). Les cinq membres nommés, après leur désignation, par décret en mai dernier en Conseil des ministres sont attendus pour prêter chacun le serment suivant : « Je jure de bien remplir fidèlement et loyalement, en toute impartialité et équité les fonctions dont je suis investi, de respecter en toutes circonstances les obligations qu’elles m’imposent et de garder le secret des délibérations auxquelles j’ai pris part ». Ils seront ensuite renvoyés par le chef de l’Etat à l’exercice de leurs fonctions pour un mandat de cinq ans non renouvelable en présence du bureau de l’Assemblée nationale. Ils vont succéder à la Commission électorale nationale autonome (Cena) dont le mandat de sept ans expire demain, mardi 13 juillet à minuit. Mais aussitôt installé, les regards seront tournés vers le Conseil électoral (Ce) par rapport à celui qui conduira la destinée de l’organe. Puisque le Code électoral prévoit que le Conseil électoral est dirigé par un président et un rapporteur élus par leurs pairs. Les cinq membres devront donc se réunir pour élire les deux membres de leur bureau. Le président du Conseil électoral est le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Ce dernier va succéder à Emmanuel Tiando en fin de mandat à la tête de la Cena. Laquelle est composée désormais du Conseil électoral et de la direction générale des Elections (Dge). En effet, aux termes de la loi, la Dge est l’organe technique et opérationnel de la Cena. Elle est placée sous la supervision du Conseil électoral et est chargée de la gestion de l’administration. Mission de la Dge et du Ce Le directeur général des Elections est l’ordonnateur du budget de la Cena. Il est recruté par appel à candidatures tout comme tous les autres membres du personnel à savoir les directeurs techniques et la personne responsable des marchés publics. Ces recrutements sont assurés par le Conseil électoral en collaboration avec le ministère en charge de la Fonction publique. Le Conseil électoral veille à la bonne organisation des scrutins et à la sincérité des votes ; adopte le règlement intérieur de la Cena, approuve le programme d’activités de la Direction générale des élections, valide les projets de budget élaborés par la direction générale des élections; adopte les rapports d’activités du Directeur général des élections, organise des concertations avec toutes les parties prenantes au processus électoral et informe l’opinion du chronogramme de chaque élection. Aussi, le Ce a pour prérogatives d’examiner les dossiers de candidatures, de valider et de publier les candidatures; de s’assurer de la mise en place à temps du matériel électoral et des documents électoraux ; de superviser les opérations de vote et la centralisation des résultats; d’examiner les réclamations portant sur les opérations préélectorales et électorales, sans préjudice des attributions de la Cour constitutionnelle et des autres juridictions compétentes. Enfin, le Ce est compétent pour publier les résultats provisoires des élections législatives et de l’élection du président de la République et les transmet à la Cour constitutionnelle. Il est chargé aussi de proclamer les résultats définitifs des communales et d’organiser les élections en cas d’annulation et publie son rapport général d’activités notamment de l’année électorale, au plus tard 60 jours après la proclamation des résultats définitifs du dernier scrutin. Actualités 12 juil. 2021


Le chef de l’Etat sur la construction du Bénin: « Donner aux générations à venir une vie meilleure… »
Au séminaire sur la Stratégie de développement de l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, samedi 10 juillet dernier à Cotonou, il y avait un participant dont la présence ne pouvait passer inaperçue. Le président de la République a pris une part active aux travaux de cette rencontre censée donner le top pour une meilleure gouvernance dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation. Mais avant les travaux, il a eu un bref message à l’endroit des participants. Le séminaire national sur la Stratégie de développement de l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation « revêt une importance cruciale pour toute notre nation car l’enseignement, la recherche et l’innovation constituent un important levier de développement. Ils conduisent au renouvellement de la pensée et à l’actualisation des méthodes et techniques permettant aux personnes formées d’être compétentes et compétitives ». Eléonore Ladekan Yayi, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique le rappelait aux participants à cette importante assise, dès l’entame. Pour elle, le développement passe nécessairement par la qualité de la formation, la recherche et l’innovation. Le président Patrice Talon n’est pas d’avis contraire. Le chef de l’Etat a rappelé aux membres du Conseil national de l’éducation, à ceux de la commission chargée de la mise en place de la stratégie de développement de l’enseignement supérieur, aux doyens de facultés, directeurs des grandes écoles, et directeurs d’organismes de recherche… mobilisés pour la circonstance, le défi qui est le leur. « Nous avons l’obligation de ne pas laisser aux générations à venir, ce dont nous avons hérité, à nos jeunes frères et sœurs, à nos enfants, à nos petits-enfants, à nos arrière-petits-enfants, les peines dont nous avons hérité, que nous vivons malgré nos compétences, nos savoirs, nos expertises et bien que le monde entier nous appelle à de meilleures conditions de vie », a lancé à leur endroit le président de la République. Chaque communauté humaine a le devoir de se construire génération après génération, a aussi expliqué le chef de l’Etat pour qui, la communauté béninoise a l’obligation de se construire elle aussi, génération après génération. C’est pourquoi, il a exhorté les participants au séminaire à prendre leur part, à assumer leur responsabilité devant l’histoire, « de sorte qu’un jour, nous puissions constater que notre pays a fait du chemin, et que chacun puisse dire, moi aussi j’ai contribué par mes peines, par mes efforts, j’ai pris une part du mérite». Le chef de l’Etat a indiqué à l’occasion que la volonté, l’engagement de construire le Bénin doit être partagé par tout le monde. « Nous avons ensemble, universitaires, chercheurs, enseignants à tous les niveaux, artisans, paysans, élites politiques et économiques, l’obligation d’organiser avec nos moyens, notre modèle de fonctionner, afin que les efforts de chacun mis bout à bout, concourrent à construire le pays, à donner aux générations à venir une vie meilleure ». Actualités 12 juil. 2021


Issa Adamou Osséni, clinicien à la Clinique légale d’Amnesty international Bénin: « Les demandeurs d’asile disposent des mêmes droits que tout citoyen »
Les réfugiés et demandeurs d’asile font partie intégrante de la société béninoise. Ils jouissent des droits universels et doivent également répondre à certaines obligations sur le territoire national. Issa Adamou Osséni, spécialiste des questions des droits de l’Homme et agent d’Amnesty international Bénin à la clinique légale, aborde ces différents aspects dans cette interview. La Nation : Qu’entend-on par demandeur d’asile ? Issa Adamou Osséni : Un demandeur d’asile est un individu qui quitte son pays d’origine pour rejoindre un autre et enclenche les procédures d’octroi du statut de réfugié. On l’appelle demandeur dans la période où elle est en attente d’une réponse favorable à sa demande de statut de réfugié, parce qu’ayant introduit déjà une demande de protection internationale au niveau de la structure compétente. Au Bénin, c’est la Commission internationale chargée des réfugiés qui s’en occupe. Quelle nuance peut-on faire entre un demandeur d’asile, un réfugié et un migrant ? Ce qui différencie un demandeur d’asile et un refugié, c’est le facteur temps. Lorsqu’on introduit sa demande de statut de réfugié, jusqu’à ce que la commission compétente donne une réponse favorable, cette personne en attente de réponse est appelée un demandeur d’asile. Lorsque ladite commission finit par lui accorder une réponse favorable et lui octroie le statut de réfugié, elle devient réfugiée. C’est le demandeur d’asile qui devient réfugié. En revanche, un migrant prend délibérément la décision de quitter son pays d’origine pour aller vivre dans un autre pays, à la recherche du mieux-être social. La migration est un terme générique. Lorsqu’on migre par contrainte, on devient un réfugié. Généralement, le réfugié a une bonne raison qui le pousse à demander l’asile. Quelles raisons pourraient amener un individu à demander l’asile auprès d’un autre pays ? Dans ce registre, on peut évoquer les raisons d’opinion politique, de race, de pratique religieuse ou la guerre, qui peuvent contraindre un individu à demander l’asile ailleurs parce que sa sécurité est menacée dans son pays d’origine. Elle craint peut-être d’être persécutée à cause de ses opinions politiques, de sa race ou de ses croyances et ne fait pas confiance à la justice de son pays. Elle va demander la protection internationale dans un autre pays, d’où le statut de réfugié. Suffit-il de demander l’asile pour l’obtenir ? La demande d’asile est avant tout un droit universel parce que, face à la persécution ou à une menace, tout le monde a le droit de demander l’asile ailleurs et de l’obtenir. La demande d’asile exige toute une procédure. Si les éléments fournis sont largement suffisants et convaincants, la demande d’asile passe sans difficulté. Dans le cas contraire, la demande est défavorable. Quels textes encadrent le processus au Bénin ? Le Bénin dispose d’une Commission nationale chargée des réfugiés (Cnr) installée par un décret. Il existe également le décret de 1975 qui organise la vie des réfugiés sur le territoire béninois. Les demandeurs d’asile disposent des mêmes droits que tout citoyen : droit à l’éducation, à la pratique religieuse, à la propriété intellectuelle, à la propriété mobilière. Dans ce registre, on peut également évoquer le principe de non-refoulement. On ne peut pas renvoyer un réfugié sur un territoire où il craint d’être persécuté. On ne peut pas renvoyer ou emprisonner un réfugié dans un pays parce qu’il y est entré de façon illégale. La Convention de 1951, qui régit la vie des demandeurs d’asile et des réfugiés au plan mondial, doit être appliquée de façon équitable et non discriminatoire. Les demandeurs d’asile sont des êtres humains à part entière. Ils bénéficient à ce titre du pacte international relatif aux droits civils et politiques, du pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. En revanche, ils ne peuvent pas exercer leur droit politique dans un pays autre que le leur parce que la politique est une question de souveraineté de chaque Etat. Il est donc difficile de permettre à un étranger qui ne partage pas les intérêts nationaux d’exercer ce droit. Le Bénin compte actuellement environ 1 800 réfugiés sur son territoire. Comment peut-on évaluer leur contribution à l’économie nationale ? Les raisons qui contraignent les réfugiés à fuir leur pays d’origine ne sont pas souhaitables. Quand ces situations arrivent, on ne peut que chercher les voies et moyens pour donner le nécessaire à ces personnes afin de leur permettre de vivre dignement. Parmi les personnes qui demandent la protection internationale, il y en a qui détiennent des diplômes de formation professionnelle. On enregistre plusieurs compétences en leur sein : des élèves et étudiants, des professeurs, des commerçants…Lorsqu’ils s’installent sur un territoire, ils exercent leurs métiers et constituent, de ce point de vue, une main- d’œuvre de qualité. Lorsqu’ils mettent à la disposition de l’Etat béninois leur savoir-faire le pays en profite. Quelle est la part d’Amnesty international dans la protection des réfugiés ? Amnesty international en partenariat avec le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) pilote un projet sous la section de la Clinique légale au Bénin. A ce titre, la clinique apporte une assistance juridique aux réfugiés et demandeurs d’asile sur le territoire béninois. Amnesty international les entretient sur leurs droits et devoirs et les assiste juridiquement lorsqu’ils rencontrent des problèmes d’ordre juridique ou avec des particuliers afin de veiller au respect de leurs droits. C’est la population qui accueille les réfugiés. L’accueil ne sera pas aisé si elle n’est pas préparée à recevoir ces genres de personnes. D’où les sensibilisations d’Amnesty international afin de favoriser leur accueil et les plaidoyers à l’endroit des autorités politico-administratives pour l’amélioration du cadre légal et social en faveur de ces personnes sur le territoire béninois. Le pays qui accorde l’asile ne s’expose-t-il pas parfois à des risques, notamment dans un contexte de crise sanitaire ? En cas de pandémie, on peut craindre une contamination des populations si les gestes barrières ne sont pas respectés. On peut également craindre la menace terroriste ou la présence d’un opposant politique qui abuse de son statut d’exilé politique ou de réfugié pour attaquer ouvertement son pays. Ces genres de comportements peuvent compromettre les relations diplomatiques entre les deux pays. C’est pourquoi, le contrôle de la police est nécessaire. Qu’en est-il des devoirs du réfugié ou du demandeur d’asile ? Les réfugiés ont l’obligation de se conformer aux lois, aux règlements, aux mesures prises pour le maintien de l’ordre public du pays d’asile. Ils reçoivent également des interdictions concernant toute activité subversive dirigée contre un Etat membre de l’Union africaine (Ua). Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO Société 09 juil. 2021


Appui aux collectivités territoriales du Mono: 12 sites aménagés pour drainer des touristes
Des sites de vestiges coloniaux ou de curiosités naturelles, sélectionnés dans chacune des six communes du département du Mono, se dotent de commodités inédites pour un meilleur accueil des touristes. Les travaux d’aménagement qui s’étendent aux voies d’accès aux sites sont financés par l’Union Européenne dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui au développement territorial (Padt). Objectif, relever le niveau des recettes liées au tourisme. Exit le visage sauvage qu’affichaient certains sites touristiques du département du Mono. Douze au total, à raison de deux par commune, ces sites deviennent depuis peu des espaces agréables à visiter grâce à quelques commodités introduites. De celles qui sautent à l’œil, on note la construction de latrines modernes alimentées en eau de forage. Lequel liquide serait propre pour se désaltérer aussi. De même, le nouveau décor est marqué par la présence de paillotes rectangulaires ou circulaires en matériaux définitifs et artistiquement décorées pour servir d’abri contre les intempéries. Les voies d’accès aux sites ne sont pas oubliées dans l’agenda des travaux d’aménagement. Il en est de même du renforcement des capacités des guides et autres animateurs du tourisme. A la suite de ce qui est déjà fait, on a du plaisir à visiter, par exemple, le fétiche mythique Lowunvodo, dans sa forêt sacrée à Lokossa. Idem pour le lac aux crocodiles à Doukonta, le second site aménagé pour le compte de la cité des Kotafon. On peut savourer le même plaisir dans le reste des communes où les travaux tirent à leur fin. Notamment à Athiémé où ça vaut la peine de tenter un détour sur l’ancien port fluvial ayant reçu sa dose d’aménagement. Athiémé c’est aussi l’antre d’importants vestiges coloniaux qui ne laissent pas indifférent. Pour le compte de Houéyogbé, les aménagements portent sur le site de la poterie de Sè et le mausolée de Sossa Guèdèhounguè, premier président de la Communauté nationale des cultes vodoun du Bénin. La berge lagunaire d’Awamè ainsi que la place Saradji et son arbre fétiche, grand symbole dans la représentation du peuple Waci, sont les sites qui retiennent l’attention à Comé. La commune de Bopa, quant à elle, bénéficie de l’aménagement du belvédère de Kpindji et du site de la tombe de Paul Jean-Marie Grange du nom du commandant de cercle qui avait dirigé la répression contre la résistance de la communauté Sahoué. Français d’origine, M. Grange est décédé en juillet 1918 à Doutou. Sa dépouille ramenée à Bopa a été enterrée dans l’enceinte de ce qui tient lieu de l’hôtel de ville. Le défunt a été administrateur adjoint de 1re classe des colonies. Pour le compte de Grand-Popo, les sites retenus sont la bouche du Roy et la place Agbolou. Premier volet de manifestation culturelle de la fête de Yêkê-yêke à Agoué-Adjigo, Agbolou est la danse qui annonce l’entrée dans une nouvelle année chez les peuples Guin-Mina. Mais ici comme au niveau de la Bouche du Roy, les travaux d’aménagement ont eu du plomb dans l’aile au point où l’on a craint, à un moment donné, le retour au bailleur des fonds alloués à la commune. Cet état de chose, se défend le maire Jocelyn Ahyi, est dû à des incompréhensions qui ont fini par être clarifiées. A l’en croire, le rythme d’exécution des travaux augure désormais de ce que « Aucun des fonds destinés à Grand-Popo ne seront retournés ». Création de plus de mille emplois Engagés depuis décembre 2019 pour une durée de 24 mois, les travaux qui rendent un peu plus attractifs les sites mentionnés ci-haut sont des investissements de l’Union Européenne à travers le Programme d’appui au développement territorial. En effet, le Padt avait lancé un appel à projets à l’intention des communes et des intercommunalités. Sur 80 dossiers, le Padt n’a retenu que douze dont le projet du Groupement intercommunal du Mono. Il s’agit de la création d’un Circuit touristique intercommunal dans le département du Mono (Cirtoum). Il est question de mettre les sites aménagés en tourisme de façon qu’il ait une synergie. « On ne doit pas voir la même chose d’une commune à l’autre », souligne le directeur exécutif du Gi-Mono. Patriege Romain Agbadja, le De/Gi-Mono, développe : « Mettre en tourisme les sites c’est faire en sorte que les informations afférentes circulent dans le secteur. Les acteurs doivent savoir les endroits à visiter, comment aller de tel endroit à tel autre ». En parallèle à l’aménagement des sites touristiques, Cirtoum promeut aussi l’avènement des « quartiers modèles sans déchets créés ». En somme, il s’agit d’un projet qui tranche d’avec la tradition des services sociaux gratuits en inaugurant l’ère de création de richesse. Au dire de ses initiateurs, Cirtoum s’inscrit dans la logique de « l’optimisation des ressources fiscales en vue d’améliorer le potentiel des communes et par ricochet leurs interventions au niveau des populations ». « Cirtoum est un projet à vocation économique », précise le directeur exécutif. De la mise en place du circuit touristique, qui traverse chacune des six communes du Mono, il est attendu entre autres impacts, la création de plus de mille emplois n Culture 09 juil. 2021


Sécurité sanitaire des aliments: Alerte sur une cargaison de viande de dinde contaminée
De la viande de dinde en provenance de la Pologne pour le Bénin, contiendrait de la salmonelle. Ayant eu vent de l’information, l’Union européenne a alerté les autorités béninoises qui prennent déjà des dispositions pour maîtriser la situation. C’est ainsi que le 7 juillet dernier, le secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, Amzat B. Salami, au travers d’une correspondance, a partagé l’information avec le secrétaire exécutif du Conseil national du patronat du Bénin. « Je vous saurai gré des dispositions que vous ferez prendre pour une large information des opérateurs économiques », précise le secrétaire général du ministère. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), la salmonella est une bactérie qui provoque la maladie de salmonellose. Cette affection est non seulement présente chez les animaux destinés à l’alimentation humaine tels que les volailles, les porcs et les bovins, mais aussi chez les animaux de compagnie. La maladie se caractérise habituellement par une apparition brutale de fièvre, des douleurs abdominales, de la diarrhée, des nausées et parfois des vomissements après consommation de viande contaminée. Toujours selon l’Oms, les symptômes apparaissent de 6 à 72 heures (généralement de 12 à 36 heures) après l’ingestion de salmonelles, et l’affection dure de 2 à 7 jours. Mais ces symptômes sont relativement bénins et, dans la majorité des cas, les patients guériront sans traitement particulier, souligne l’Organisation mondiale de la Santé.   Santé 09 juil. 2021


Réalisation des programmes et projets communautaires: Le Bénin s’active pour la première place dans l’Uemoa
La Cellule de suivi de l’intégration régionale du ministère de l’Economie et des Finances organise les 8 et 9 juillet à Cotonou, un atelier dans le cadre des préparatifs de l'édition 2021 de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires. Depuis 2013, l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a instauré une revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires afin de donner un coup d'accélérateur au processus d'intégration régionale. Ainsi, cinq revues annuelles ont été organisées au Bénin, en liaison avec la Cellule de suivi de l’intégration régionale du ministère de l’Economie et des Finances. Le pays s’est illustré au cours de ces trois dernières années comme l’un des pays de l’espace communautaire ayant réalisé plusieurs bonds, avec un taux moyen de 77 % dans la mise en œuvre des réformes communautaires, indique Armand Sounton, coordonnateur de ladite cellule. Il rappelle que l’ambition pour cette année est d'amener le Bénin au premier rang en matière de taux de réalisation des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Uemoa. C’est pourquoi, en prélude à la revue annuelle de 2021, toutes les parties prenantes nationales, notamment les ministères sectoriels font à Cotonou, les 8 et 9 juillet, le point de la mise en œuvre des recommandations de l’institution à l’endroit du Bénin pour « ainsi procéder à des réglages en vue d'améliorer le score du Bénin lors de la revue annuelle proprement dite». L’atelier organisé à cet effet « vise donc à évaluer le niveau d'avancement de la transposition et de la mise en œuvre des directives, règlements et décisions de l’Uemoa impliquant plusieurs ministères et structures. Yawovi Batchassi, représentant résident de l’Uemoa au Bénin, insiste sur la portée d’un tel exercice. C’est pour favoriser l'accélération de l'application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l'Union, que la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement a institué une revue annuelle par Acte additionnel, rappelle-t-il. L'objectif de cet exercice qui sera à sa 7e édition cette année, est de favoriser l'accélération de l'application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires dans le but d'approfondir le processus d'intégration régionale. Cette revue permet donc de renforcer le suivi de la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires ainsi que la concertation entre la Commission et les Etats membres. Elle vise aussi à faciliter la mise en œuvre dans les délais prévus des réformes, politiques, programmes et projets communautaires ainsi que la coordination des politiques sectorielles nationales dans le but de réaliser le schéma d'intégration de l'Union, tout en favorisant l’harmonisation des législations nationales et leur conformité à la réglementation communautaire. Pour mieux la préparer, l’atelier y consacré fait une place de choix au bilan de l'édition 2020 avant d'aborder les dispositions nécessaires pour l'organisation de celle de 2021. « Il constitue une auto-évaluation et représente une étape très importante dans le processus de la revue annuelle», selon Yawovi Batchassi et «contribue fortement à l'amélioration des taux de mise en œuvre des réformes au niveau du Bénin afin que les résultats de l'édition 2021 dépassent ceux réalisés au cours des précédentes éditions ». Pour y parvenir, le Bénin compte cultiver la proactivité susceptible de promouvoir et de révéler la participation effective du pays au processus régional afin de bénéficier des avantages de l’appartenance aux institutions communautaires, révèle pour sa part Chabi Kassim Taba, représentant le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances. D’ailleurs, conclura-t-il, le Bénin à travers le pilier 2 du Programme d’action du gouvernement met l’accent sur l’accélération de l’intégration sous régionale. Actualités 09 juil. 2021


En visite dans les locaux de l’entreprise Copharbiotec Sarl: Shadiya Assouman constate la disponibilité et la qualité des produits
Suite au rappel à Dieu du directeur général de l’entreprise Copharbiotec Sarl, la ministre du Commerce, Shadiya Assouman, s’est rendue dans les locaux de la société, ce mercredi 7 juillet, à Pahou, pour témoigner son soutien et celui du ministère au personnel de l’entreprise. Occasion pour elle de visiter les lieux. Elle en ressort rassurée de la disponibilité des produits en qualité et en quantité, et de la relève de qualité qui est en place. Un visiteur pas comme les autres dans les locaux de l’entreprise Coopération pharmaceutique Biologique et Technique (Copharbiotec Sarl), ce mercredi après-midi. Il s’agit de Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce. Elle vient témoigner son soutien et celui de son département ministériel au personnel de l’entreprise endeuillé par le décès de leur directeur général, Dr Dominique Marcel Léon d'Almeida, titulaire de la pharmacie Saint Jean (Cotonou), directeur des laboratoires Copharbiotec Sarl et promoteur des eaux minérales Kuwabo. Sur place, la délégation de la ministre du Commerce a renouvelé ses condoléances au personnel de l’entreprise et effectué une visite guidée des lieux, de la salle de production jusqu’aux magasins de matières premières et de produits finis. Cette plongée dans les opérations de production de l’entreprise a permis à la ministre de constater des installations ultra- modernes, et la disponibilité en qualité et en quantité des différents produits. A la faveur des échanges avec des responsables de l’entreprise dont Rufin Goudjo, directeur administratif et financier, et Charles d’Almeida, directeur technique, la ministre s’est imprégnée des difficultés de la société et a promis de faire ce qui est de son pouvoir pour les accompagner. En outre, elle s’est assurée qu’une relève de qualité est en place au niveau de cette société qui fait partie des entreprises qui font la fierté du Bénin. Raison sociale Copharbiotec Sarl est une entreprise à responsabilité limitée créée en 1978 par Dr Justin d’Almeida, pharmacien biologiste. Elle a pour objet social la production, l’importation et la distribution de produits pharmaceutiques et agroalimentaires, et la valorisation des plantes médicinales. Copharbiotec Sarl demeure une entreprise centrée sur la recherche développement dans l’industrie pharmaceutique et agroalimentaire. Elle est partie de la maîtrise des processus de transformation à l’échelle artisanale pour une production industrielle moderne suivant les besoins et exigences du marché. Ainsi, elle a développé différents produits comme l’eau minérale Kuwabo naturelle présentée en conditionnement de 0,33 L, 0,5 L, 1 L, 1,5 L, 2 L et la bonbonne de 19 L. Elle a aussi développé l’eau minérale Kuwabo aromatisée Menthe, Citron, Fraise et Tutti-Frutti présentée en conditionnement 0,33 L, 0,5 L et 1 L. Copharbiotech Sarl produit de sirops alimentaires de Kola, de gingembre, de curcuma et autres ; de sirops médicamenteux comme le sirop Armand et le Paludose ; de liqueurs « Le pastis du Docteur », de Cola et de Citron ; de produits pharmaceutiques pour soins corporels notamment la poudre Saint Jean et le produit dénommé Peau lisse. En matière de valorisation de plantes médicinales, l’entreprise produit des gélules de plantes. A Copharbiotec, la production respecte les normes de bonnes pratiques pharmaceutiques et alimentaires. Des échantillons sont prélevés sur chaque production et aux différents points critiques pour des analyses physico-chimiques et bactériologiques dans les laboratoires agréés. Les produits de Copharbiotec Sarl sont agréés par l’Uemoa et la Cedeao, et certifiés Hazard analysis critical control point (Haccp) pour le respect des méthodes et principes de gestion de la sécurité sanitaire des aliments. Société 08 juil. 2021


Communiqué Ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin
Exprimez-vous ! La liberté d'expression, droit précieux et indispensable inscrit dans les documents constitutifs de nos deux nations, est depuis longtemps la pierre angulaire d'un partenariat solide entre les États-Unis et le Bénin, fondé sur des valeurs démocratiques communes telles que la tolérance, le respect mutuel et la résolution pacifique des différends. De Cotonou à Washington, la liberté durement acquise de penser, d'imaginer, de parler et de rêver, est appréciée par tous nos citoyens, quels qu'ils soient ou ce qu'ils croient. Qu'ils manient un pinceau ou un stylo, nos concitoyens sont unis dans leur pouvoir de prendre la parole, de s'exprimer et de vendre leur vision de l'avenir sur le marché des idées. Cette année, en l'honneur du 61ème anniversaire de l'indépendance du Bénin et du 245ème anniversaire de l'indépendance des États-Unis, l'ambassade des États-Unis et l’Association des anciens boursiers du YALI au Bénin ont le plaisir d'annoncer un concours visant à sélectionner vingt-cinq artistes béninois pour peindre les jardinières le long du boulevard de la Marina, avec des dessins mettant en valeur l'amitié entre les États-Unis et le Bénin et racontant l'histoire de nos valeurs démocratiques communes. Peu de moyens d'expression partagent le pouvoir de l'art de provoquer, d'impressionner et d'inspirer. Citons par exemple les œuvres de l'artiste béninois Romuald Hazoumè, dont l'obsédant La Bouche du Roi est un rappel brûlant mais nécessaire des méfaits de l'esclavage, tant historiques que modernes, ou encore Flag Raising on Iwo Jima de Joe Rosenthal, la photographie emblématique de Marines américains surmontant l'adversité, qui suscite encore de fortes émotions chez les Américains près de 76 ans plus tard. L'art célèbre et commémore l'expérience humaine dans toute sa beauté, sa douleur, son abondance et ses insuffisances.  Une seule œuvre d'art peut transmettre en un instant les idées les plus complexes et être comprise universellement, même par ceux qui ne partagent pas la même langue ou la même culture. L'art peut et doit nous unir. Dans cet esprit d'unité, j'invite les artistes béninois de tous horizons à soumettre des dessins célébrant nos libertés démocratiques communes et le travail que les peuples de nos deux nations accomplissent ensemble pour parvenir à un monde plus sain, plus sûr, plus prospère et plus démocratique. Les artistes sélectionnés seront invités à l'ambassade pour réaliser leur vision artistique et partager leur art avec le monde entier. Nous sommes impatients de célébrer la liberté avec vous. Patricia Mahoney Ambassadeur des États-Unis d'Amérique près le Bénin Pour plus d'informations ou pour soumettre votre projet, veuillez consulter l’article suivant sur notre site internet: 
https://bj.usembassy.gov/concours-artistique/   Société 08 juil. 2021


849 - 1560