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Nouvelles

Pour tentative de vol avec port d’arme et violence et complicité (2e dossier): Cosme A. Hounkanrin condamné à 10 ans de travaux forcés et Didier Todomihou acquitté au bénéfice du doute

Le deuxième dossier inscrit au rôle de la 2e session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a été pris hier, après plusieurs heures de tractations, vers midi. L’audience a été présidée par Marie Godonou épouse Soudé assistée de Kodjo William Kpakpassou et Florentin Gbodou. Les jurés qui ont siégé à leurs côtés ont noms Martin Gbèmènou, Dominique Mensan Lanmadoucélo, Sétoungan Mèdévo et Lambert Aguessy. La mémoire de l’audience a été tenue par Victoire Oladikpo tandis que le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou.

Cosme A. Hounkanrin poursuivi pour tentative de vol avec port d’arme et avec violence, a été condamné à 10 ans de travaux forcés tandis que Didier Todomihou entendu pour complicité des mêmes faits, s’en sort avec un acquittement au bénéfice du doute. Les faits se sont produits le 31 janvier 2013. Ce jour-là, le nommé Cosme A. Hounkanrin a quitté son domicile à Akpro-Missérété à destination de Porto-Novo aux environs de 21 heures. Il a négocié à cet effet la moto de Bernard Midissolé, conducteur de taxi moto à qui il devait payer la somme de trois cents francs CFA. Arrivé à destination, Cosme A. Hounkanrin qui trainait à payer le conducteur lui a subitement intimé l’ordre de descendre de sa moto. Face à la résistance de Bernard Midissolé, Cosme A. Hounkanrin se saisit de son pistolet préalablement dissimulé dans son vêtement et l’atteignit à la cuisse. Alerté par la détonation de l’arme et les appels au secours de la victime, Cosme A. Hounkanrin a été rattrapé par la population. Interpellé, il a reconnu les faits tout en précisant que le pistolet et les munitions lui ont été fournis par son ami Didier Todomihou qui a rejeté cette affirmation. Les casiers judiciaires des inculpés ne portent mention d’aucune condamnation. Cependant, Didier Todomihou reconnaît lui-même avoir été déjà incarcéré une fois pour vol. L’enquête de moralité ne leur est pas favorable. Les rapports d’examen psychologique et psychiatrique les concernant ont conclu qu’ils jouissaient tous de toutes leurs facultés mentales au moment des faits.
Cosme A. Hounkanrin à la barre explique que l’idée de vol lui a été inculquée par son ami, Didier Todomihou, conducteur de véhicule comme lui. Il lui aurait remis deux armes avec des munitions suite à des problèmes financiers qu’il lui a soumis. C’est pour s’en tirer, poursuit-il, que son ami lui aurait fait cette proposition, lui miroitant qu’ils iraient commettre un vol qui pourra lui procurer l’argent pour régler ses problèmes. Qu’ainsi, tout s’arrangerait à son retour du voyage du Nigeria.
Appelé à la barre, Didier Todomihou nie avoir remis des armes à qui que ce soit. Les multiples questions du ministère public Honoré Alowakinnou, de la Cour et parfois de la défense n’ont pas fait changer d’avis à l’accusé.

Sous la menace d’un pistolet

Bernard Midissolé, la victime, tailleur de profession, raconte qu’il a effectivement transporté l’accusé Cosme A. Hounkanrin qu’il a déposé à la destination convenue. Son prétendu client en lieu et place du prix du transport arrivé à destination lui réclama la clé de la moto sous la menace d’un pistolet. Ce qu’il a dû faire pour avoir la vie sauve. Il a expliqué avoir opposé ensuite une certaine résistance lorsqu’il a senti une faille dans la position de son assaillant. Ayant perdu l’équilibre, ce dernier a détalé abandonnant le butin et lui. La victime explique avoir entre-temps reçu du renfort. «J’ai été transporté ensuite à l’hôpital pour des soins», expose-t-il.
Procédant ensuite à la lecture des pièces du dossier pour clôturer l’instruction ou les débats, Marie Godonou épouse Soudé a relevé que les accusés sont de moralité douteuse, selon l’enquête conduite à leur égard auprès du maire et d’autres autorités.
C’est alors que Honoré Alowakinnou, plante le décor de ses réquisitions. «L’homme est un loup pour l’homme», explique le représentant du ministère public introduisant ses réquisitions. Il a ensuite repris les faits qui se sont déroulés le jour du drame. Après les avoir résumés, il raconta que le criminel a agressé sa victime en tirant une balle dans sa cuisse droite afin de lui arracher sa moto. Les faits qui fondent l’accusation de tentative de vol avec port d’arme et avec violences puisent leurs sources dans les articles 379 et 381 du Code pénal. Ce sont des faits simples mais à ne pas banaliser ni à négliger ou laisser impunis. Il a attiré l’attention des jurés sur leurs rôles aux côtés des magistrats pour juger les malfaiteurs.
Examinant les cas de chacun des accusés, pour le premier, le port d’arme et les violences exercées ne font l’ombre d’aucun doute. L’article 2 du code pénal stipule que la tentative est punissable au même titre que le crime s’il y a un commencement d’exécution. Selon le représentant du ministère public, il est clair que dans les faits et gestes de l’accusé, sa volonté était de déposséder la victime en la menaçant et faisant usage de l’arme. Le crime de tentative est constitué en tous ses éléments, conclut-il.
Quid de Didier Todomihou, son présumé complice ? Il a nié avoir commis ou remis des armes à qui que ce soit. C’est l’article 60 du Code pénal qui permet d’apprécier la situation du complice en de pareilles circonstances. Honoré Alowakinnou a distingué plusieurs cas. Mais la fourniture de l’arme du crime, siège du texte qui permet d’apprécier le cas du sieur Didier Todomihou, selon Honoré Alowakinnou n’est pas claire. Donc sa responsabilité devrait être dégagée. Selon son intime conviction, aucun élément du dossier ne permet d’affirmer que Didier Todomihou savait pertinemment que l’arme remise, si remise il y a eu, permettrait d’aller commettre un acte peu recommandable. Il y a doute concernant cet accusé, expose-t-il et le doute profite toujours à l’accusé.
Il a requis donc au total de reconnaître le sieur Cosme A Hounkanrin coupable des faits mis à sa charge et de le condamner à 15 ans de travaux forcés. Et d’acquitter Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Des réquisitions qui ont suscité l’admiration de la défense assurée par Me Liliane Amoussou assurant la défense des intérêts du sieur Cosme A. Hounkanrin et de Me Bernard Paraïso pour Didier Todomihou.

Le pardon de la cour

Me Liliane Amoussou se demande ce qu’elle peut répliquer à la suite d’une aussi brillante réquisition si ce n’est de clamer le pardon de la Cour. Pour elle, ce dossier met en cause deux jeunes qui se sont impliqués dans l’alcool et la drogue, deux éléments qui n’ont jamais amené à bon port, confesse-t-elle. Son client, Cosme A. Hounkanrin est un jeune de 25 ans qu’on peut réinsérer. «Je regrette mon acte», rappelle-t-elle pour expliquer que son client s’est bien repenti. Elle a alors plaidé pour que les membres de la Cour s’appesantissent sur le sort de son client qui a encore tout l’avenir devant lui et de le repêcher. Clémence et pardon, plaide-t-elle.
Me Bernard Paraïso assurant quant à lui la défense de Didier Todomihou a expliqué qu’il félicite le ministère public parce qu’il a requis en disant le droit. Il n’a pas, selon lui, suivi l’accusation. « Il a adopté un réquisitoire de la rupture», souligne Me Bernard Paraïso. Le ministère public, a-t-il expliqué, s’est appesanti sur l’article 60 du Code pénal alinéa 2. Il a rappelé "les donnez acte" qu’il s’est fait donner: «Je ne sais pas manipuler une arme ; je n’en ai pas ; je ne sais comment introduire une cartouche dans l’arme. Nous n’avons convenu ni d’un jour encore moins d’un plan.», a-t-il expliqué. Par ailleurs, la défense a justifié qu’il y a des armes dans tous les coins et tous les quartiers à Porto-Novo jusqu’à aller dans la Vallée. «Quand un ami remet une arme et dit d’attendre on n’agit pas avec une légèreté.», conseille-t-il à l’accusé Cosme A Hounkanrin et pour mettre hors de cause son client. Au principal, il a plaidé un acquittement pur et simple et au subsidiaire le bénéfice du doute pour Didier Todomihou.
Après examen, la Cour a condamné Cosme A Hounkanrin à 10 ans de travaux forcés et a acquitté Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Statuant ensuite sur les intérêts civils quelques minutes après le prononcé de la sentence, sans le concours des jurés, la Cour expose à la victime qu’elle a droit de réclamer ce qu’elle a dépensé quitte à la Cour de les ramener à de justes proportions, si les réclamations sont exagérées. L’intéressé demande à la Cour de voir ce qu’elle peut faire. Sur insistance de la Cour, il a demandé trois millions pour les dépenses faites et les préjudices subis.
Pour le représentant du ministère public, s’il est réel qu’aucun document ne justifie le montant des dépenses faites, il est tout aussi vrai que les préjudices subis sont réels et certains. Sur cette base, il a demandé à la Cour de faire suite à la demande de la victime en réparation des préjudices subis.
Pour la Cour, le préjudice subi par Bernard Midissolé est certain, direct et a donc condamné l’accusé à lui verser la somme de trois millions de francs pour toutes causes de préjudices confondus.

Société 29 juil. 2015


Pour tentative de vol avec port d’arme et violence et complicité (2e dossier): Cosme A. Hounkanrin condamné à 10 ans de travaux forcés et Didier Todomihou acquitté au bénéfice du doute

Le deuxième dossier inscrit au rôle de la 2e session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a été pris hier, après plusieurs heures de tractations, vers midi. L’audience a été présidée par Marie Godonou épouse Soudé assistée de Kodjo William Kpakpassou et Florentin Gbodou. Les jurés qui ont siégé à leurs côtés ont noms Martin Gbèmènou, Dominique Mensan Lanmadoucélo, Sétoungan Mèdévo et Lambert Aguessy. La mémoire de l’audience a été tenue par Victoire Oladikpo tandis que le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou.

Cosme A. Hounkanrin poursuivi pour tentative de vol avec port d’arme et avec violence, a été condamné à 10 ans de travaux forcés tandis que Didier Todomihou entendu pour complicité des mêmes faits, s’en sort avec un acquittement au bénéfice du doute. Les faits se sont produits le 31 janvier 2013. Ce jour-là, le nommé Cosme A. Hounkanrin a quitté son domicile à Akpro-Missérété à destination de Porto-Novo aux environs de 21 heures. Il a négocié à cet effet la moto de Bernard Midissolé, conducteur de taxi moto à qui il devait payer la somme de trois cents francs CFA. Arrivé à destination, Cosme A. Hounkanrin qui trainait à payer le conducteur lui a subitement intimé l’ordre de descendre de sa moto. Face à la résistance de Bernard Midissolé, Cosme A. Hounkanrin se saisit de son pistolet préalablement dissimulé dans son vêtement et l’atteignit à la cuisse. Alerté par la détonation de l’arme et les appels au secours de la victime, Cosme A. Hounkanrin a été rattrapé par la population. Interpellé, il a reconnu les faits tout en précisant que le pistolet et les munitions lui ont été fournis par son ami Didier Todomihou qui a rejeté cette affirmation. Les casiers judiciaires des inculpés ne portent mention d’aucune condamnation. Cependant, Didier Todomihou reconnaît lui-même avoir été déjà incarcéré une fois pour vol. L’enquête de moralité ne leur est pas favorable. Les rapports d’examen psychologique et psychiatrique les concernant ont conclu qu’ils jouissaient tous de toutes leurs facultés mentales au moment des faits.
Cosme A. Hounkanrin à la barre explique que l’idée de vol lui a été inculquée par son ami, Didier Todomihou, conducteur de véhicule comme lui. Il lui aurait remis deux armes avec des munitions suite à des problèmes financiers qu’il lui a soumis. C’est pour s’en tirer, poursuit-il, que son ami lui aurait fait cette proposition, lui miroitant qu’ils iraient commettre un vol qui pourra lui procurer l’argent pour régler ses problèmes. Qu’ainsi, tout s’arrangerait à son retour du voyage du Nigeria.
Appelé à la barre, Didier Todomihou nie avoir remis des armes à qui que ce soit. Les multiples questions du ministère public Honoré Alowakinnou, de la Cour et parfois de la défense n’ont pas fait changer d’avis à l’accusé.

Sous la menace d’un pistolet

Bernard Midissolé, la victime, tailleur de profession, raconte qu’il a effectivement transporté l’accusé Cosme A. Hounkanrin qu’il a déposé à la destination convenue. Son prétendu client en lieu et place du prix du transport arrivé à destination lui réclama la clé de la moto sous la menace d’un pistolet. Ce qu’il a dû faire pour avoir la vie sauve. Il a expliqué avoir opposé ensuite une certaine résistance lorsqu’il a senti une faille dans la position de son assaillant. Ayant perdu l’équilibre, ce dernier a détalé abandonnant le butin et lui. La victime explique avoir entre-temps reçu du renfort. «J’ai été transporté ensuite à l’hôpital pour des soins», expose-t-il.
Procédant ensuite à la lecture des pièces du dossier pour clôturer l’instruction ou les débats, Marie Godonou épouse Soudé a relevé que les accusés sont de moralité douteuse, selon l’enquête conduite à leur égard auprès du maire et d’autres autorités.
C’est alors que Honoré Alowakinnou, plante le décor de ses réquisitions. «L’homme est un loup pour l’homme», explique le représentant du ministère public introduisant ses réquisitions. Il a ensuite repris les faits qui se sont déroulés le jour du drame. Après les avoir résumés, il raconta que le criminel a agressé sa victime en tirant une balle dans sa cuisse droite afin de lui arracher sa moto. Les faits qui fondent l’accusation de tentative de vol avec port d’arme et avec violences puisent leurs sources dans les articles 379 et 381 du Code pénal. Ce sont des faits simples mais à ne pas banaliser ni à négliger ou laisser impunis. Il a attiré l’attention des jurés sur leurs rôles aux côtés des magistrats pour juger les malfaiteurs.
Examinant les cas de chacun des accusés, pour le premier, le port d’arme et les violences exercées ne font l’ombre d’aucun doute. L’article 2 du code pénal stipule que la tentative est punissable au même titre que le crime s’il y a un commencement d’exécution. Selon le représentant du ministère public, il est clair que dans les faits et gestes de l’accusé, sa volonté était de déposséder la victime en la menaçant et faisant usage de l’arme. Le crime de tentative est constitué en tous ses éléments, conclut-il.
Quid de Didier Todomihou, son présumé complice ? Il a nié avoir commis ou remis des armes à qui que ce soit. C’est l’article 60 du Code pénal qui permet d’apprécier la situation du complice en de pareilles circonstances. Honoré Alowakinnou a distingué plusieurs cas. Mais la fourniture de l’arme du crime, siège du texte qui permet d’apprécier le cas du sieur Didier Todomihou, selon Honoré Alowakinnou n’est pas claire. Donc sa responsabilité devrait être dégagée. Selon son intime conviction, aucun élément du dossier ne permet d’affirmer que Didier Todomihou savait pertinemment que l’arme remise, si remise il y a eu, permettrait d’aller commettre un acte peu recommandable. Il y a doute concernant cet accusé, expose-t-il et le doute profite toujours à l’accusé.
Il a requis donc au total de reconnaître le sieur Cosme A Hounkanrin coupable des faits mis à sa charge et de le condamner à 15 ans de travaux forcés. Et d’acquitter Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Des réquisitions qui ont suscité l’admiration de la défense assurée par Me Liliane Amoussou assurant la défense des intérêts du sieur Cosme A. Hounkanrin et de Me Bernard Paraïso pour Didier Todomihou.

Le pardon de la cour

Me Liliane Amoussou se demande ce qu’elle peut répliquer à la suite d’une aussi brillante réquisition si ce n’est de clamer le pardon de la Cour. Pour elle, ce dossier met en cause deux jeunes qui se sont impliqués dans l’alcool et la drogue, deux éléments qui n’ont jamais amené à bon port, confesse-t-elle. Son client, Cosme A. Hounkanrin est un jeune de 25 ans qu’on peut réinsérer. «Je regrette mon acte», rappelle-t-elle pour expliquer que son client s’est bien repenti. Elle a alors plaidé pour que les membres de la Cour s’appesantissent sur le sort de son client qui a encore tout l’avenir devant lui et de le repêcher. Clémence et pardon, plaide-t-elle.
Me Bernard Paraïso assurant quant à lui la défense de Didier Todomihou a expliqué qu’il félicite le ministère public parce qu’il a requis en disant le droit. Il n’a pas, selon lui, suivi l’accusation. « Il a adopté un réquisitoire de la rupture», souligne Me Bernard Paraïso. Le ministère public, a-t-il expliqué, s’est appesanti sur l’article 60 du Code pénal alinéa 2. Il a rappelé "les donnez acte" qu’il s’est fait donner: «Je ne sais pas manipuler une arme ; je n’en ai pas ; je ne sais comment introduire une cartouche dans l’arme. Nous n’avons convenu ni d’un jour encore moins d’un plan.», a-t-il expliqué. Par ailleurs, la défense a justifié qu’il y a des armes dans tous les coins et tous les quartiers à Porto-Novo jusqu’à aller dans la Vallée. «Quand un ami remet une arme et dit d’attendre on n’agit pas avec une légèreté.», conseille-t-il à l’accusé Cosme A Hounkanrin et pour mettre hors de cause son client. Au principal, il a plaidé un acquittement pur et simple et au subsidiaire le bénéfice du doute pour Didier Todomihou.
Après examen, la Cour a condamné Cosme A Hounkanrin à 10 ans de travaux forcés et a acquitté Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Statuant ensuite sur les intérêts civils quelques minutes après le prononcé de la sentence, sans le concours des jurés, la Cour expose à la victime qu’elle a droit de réclamer ce qu’elle a dépensé quitte à la Cour de les ramener à de justes proportions, si les réclamations sont exagérées. L’intéressé demande à la Cour de voir ce qu’elle peut faire. Sur insistance de la Cour, il a demandé trois millions pour les dépenses faites et les préjudices subis.
Pour le représentant du ministère public, s’il est réel qu’aucun document ne justifie le montant des dépenses faites, il est tout aussi vrai que les préjudices subis sont réels et certains. Sur cette base, il a demandé à la Cour de faire suite à la demande de la victime en réparation des préjudices subis.
Pour la Cour, le préjudice subi par Bernard Midissolé est certain, direct et a donc condamné l’accusé à lui verser la somme de trois millions de francs pour toutes causes de préjudices confondus.

Société 29 juil. 2015


Epreuves orale et sportive du Bepc: 2263 candidats admissibles composent au CEG Gbégamey

Les candidats admissibles au Brevet d’études du premier cycle ont commencé hier, lundi 13 juillet, à plancher sur tout le territoire national dans les épreuves orale et sportive. 2263 candidats sont retenus pour composer au CEG Gbégamey dans trois épreuves sportives.

Les résultats d’admissibilité du Brevet d’études du premier cycle proclamés jeudi dernier, les candidats admissibles ont planché hier lundi 13 juillet dans les épreuves d’éducation sportive. Ils ont été soumis à trois activités sportives. Le CEG Gbégamey, l’un des centres retenus à cet effet à Cotonou reçoit 2263 candidats durant les deux jours réservés pour lesdites épreuves. Parmi eux, 243 candidats qui ont composé à l’écrit au Lycée technique Coulibaly et 329 au CSP ont fait le lancer de poids. Les filles au cours de cette épreuve sportive avaient à projeter des poids de 3kg et les garçons, 4kg. Tous ont ensuite été soumis à la vitesse et à la gymnastique. L’après-midi 374 candidats admissibles du centre d’examen du CEG Gbégamey rejoints par les 462 du Collège Notre-Dame des Apôtres ont été aussi soumis aux mêmes exercices. Ce jour mardi 14 juillet, les 416 candidats admissibles du centre d’examen du CEG Ste Rita seront à leur tour au CEG Gbégamey, avant que les 178 du CEG le Lac et 261 du CEG Dantokpa ne prennent le relai dans l’après-midi. C’est ce que Maurille Mondé, censeur et chef d’atelier pour les épreuves d’éducation physique et sportive, a indiqué en ce qui concerne l’effectif des candidats admissibles attendus au CEG Gbégamey. Les épreuves sportives se sont bien déroulées au CEG Gbégamey hier, lundi 13 juillet. Toutefois, un candidat est venu en retard, au moment où l’examinateur chargé de lui faire passer les épreuves sportives s’apprêtait déjà à ranger les listes qui lui avaient été affectées. Sa mère qui l’accompagnait, a dû solliciter l’indulgence de l’enseignant avant qu’il ne finisse par plancher sous un soleil ardent.

Education 14 juil. 2015


Table ronde des bailleurs du PCD/CEDEAO: 21,431 milliards de dollars à rechercher pour des projets intégrateurs

Une conférence de haut niveau prévue à Abidjan dans la première quinzaine du mois de septembre prochain se penchera sur le financement du Programme communautaire de développement dans la région Afrique de l’Ouest. Il s’agit d’une conférence qui sera le carrefour économique incontournable pour les investisseurs de la sous-région.

La tenue de la conférence de haut niveau, en prélude à la future Table ronde des bailleurs pour le financement du Programme communautaire de développement de la CEDEAO (PCD/CEDEAO), selon un communiqué de la CEDEAO est rendue possible par l’aboutissement heureux d’un processus participatif et inclusif de formulation du PCD.

En effet, la Commission de la CEDEAO, a conclu, le dimanche 14 juin dernier à Abidjan, une consultation avec ses partenaires, dont la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), les plate-formes régionales du secteur privé et la Société civile, la Banque d’Investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), la Communauté économique de l’Afrique (CEA), la Banque ouest africaine de développement (BOAD), etc. Au cours de cette consultation, les actions de coordination à mener pour une bonne préparation de la conférence de haut niveau et la Table ronde des bailleurs ont été examiniées.
Selon le commissaire aux Politiques macro-économiques et à la Recherche économique de la CEDEAO, Ibrahim Bocar Bâ, qui a présidé la rencontre, précise le communiqué, l’idée de l’organisation d’une conférence de haut niveau avant la Table ronde des bailleurs vient satisfaire les exigences de la Communauté de développer et de faire fonctionner des leviers nouveaux de mobilisation de ressources internes et propres à la région en vue d’un financement autonome d’une partie non négligeable de ses investissements.
«Sans la mobilisation des ressources nécessaires à son financement et à sa mise en œuvre, le PCD/CEDEAO serait réduit à un simple vœu de la Communauté, sans rien apporter au bien-être des populations et à l’amélioration des performances de croissance et de développement de la région , a expliqué Ibrahim Bocar Bâ. Selon lui, un tel immobilisme se traduirait par un gaspillage de tous les efforts fournis dans la phase de formulation et une perte des opportunités d’investissements en faveur du développement et de l’intégration de la région.
Selon le communiqué, il a été élaboré un Document régional PCD/CEDEAO (DR-PCD) organisé en trois volumes couvrant des domaines prioritaires tels que l’intégration des peuples, la gouvernance et le développement humain, l’approfondissement de l’intégration économique, notamment le développement des infrastructures, la création de richesses, la coopération et le financement en Afrique de l’Ouest.

Supprimer les duplications

Le communiqué rappelle qu’au cours de sa 45è session, tenue en juillet 2014 à Accra, au Ghana, la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO a adopté ce document et a instruit la Commission de la CEDEAO de prendre les mesures nécessaires à la mobilisation des ressources pour le financement du PCD. La CEDEAO ambitionne ainsi de supprimer les duplications et le manque de synergies entre les projets et programmes en Afrique de l’Ouest.
Le coût du compact du PCD/CEDEAO, qui couvre à ce jour 242 projets et programmes intégrateurs, a été estimé à 28,440 milliards de dollars US, dont 7,009 milliards sont déjà acquis et 21,431 milliards à rechercher.
Après son adoption par la région, l’un des défis majeurs du PCD/CEDEAO est son financement en vue d’une mise en œuvre réussie. Le programme ambitionne de promouvoir une croissance économique forte, créatrice d’emplois, surtout celui des jeunes, et un développement durable au sein de l’espace CEDEAO.

Economie 13 juil. 2015


Audience à la présidence de la République: Lilianne Ploumen reçue par Boni Yayi

Le président de la République s’est entretenu, hier jeudi 9 juillet, avec Lilianne Ploumen, ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement. Cette dernière effectue depuis le 8 juillet dernier, une visite de travail au Bénin.

L’audience de la ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement avec le président de la République, a pris l’allure d’une séance de travail. Sans doute que l’affaire de détournement des fonds relatifs au Programme pluriannuel Eau et Assainissement (PPEA) s’est invitée au débat. Mais la coopération entre le Bénin et les Pays-Bas ne se limite pas seulement au programme d’hydraulique. Les deux personnalités ont aussi fait un tour d’horizon du partenariat qui lie les deux pays.

La revue conjointe de la coopération bilatérale tenue en octobre 2013, a permis aux Néerlandais de revoir à la hausse leurs engagements pour le programme pluriannuel de coopération 2014-2017. D’un montant total de 139 millions d’euros, soit 91 milliards de francs CFA, ce financement est orienté vers les secteurs Eau/ assainissement, sécurité alimentaire, santé repr oductive/droits sexuels et développement du secteur privé. Le royaume des Pays-Bas assure également le rôle de chef de file des Partenaires techniques et financiers dans le domaine du développement du secteur privé. Ce partenariat se déploie à travers plusieurs instruments dont notamment ORIO (appui aux PME), CBI (renforcement de la compétitivité des entreprises béninoises), MMF (création des joint-ventures d’entreprises béninoises et néerlandaises), PSI (appui aux projets d’investissements innovants), et PUM (Programme d’assistance technique des experts séniors néerlandais). L’arrivée de Lilianne Ploumen va donner au gouvernement l’occasion de rassurer les partenaires néerlandais par rapport aux mesures engagées pour assurer une meilleure gouvernance des programmes.

Actualités 10 juil. 2015


Bureau béninois des droits d’auteur et des droits voisins: Le soupçon de magouille se fait persistant

Y a-t-il ou non malversations sur les droits des artistes sociétaires du Bureau béninois des droits d’auteur et des droits voisins (BUBEDRA) ? Visiblement oui ! Et la Confédération béninoise des acteurs des arts et de la culture (CBAAC), devenue depuis décembre le premier creuset porteur de la voix des artistes en est convaincu, mais invite les artistes au calme, le temps que la lumière soit faite.

On aurait pu prendre avec des pincettes, et même se méfier et s’écarter des « révélations faisant état de malversations sur les droits des artistes sociétaires » du Bureau béninois des droits d’auteur et des droits voisins (BUBEDRA) si entre temps, l’information n’avait pas été confirmée par la Confédération béninoise des acteurs des arts et de la culture (CBAAC), qui n’est rien d’autre que la faîtière des fédérations d’acteurs de la culture et des arts au Bénin.

A travers un communiqué en date du 26 juin dernier et signé de son président Victorien Philippe Abayi, ladite confédération soutient qu’elle a « initié et tenu séparément » , eu égard aux « dénonciations d’une extrême gravité faite dans les médias par le précédent président du Conseil d’administration du BUBEDRA relativement à des droits qui seraient indûment payés à de faux sociétaires », des séances d’échanges avec les organes et structures concernés par ce dossier à savoir l’actuel président du Conseil d’administration, puis le directeur général du BUBEDRA. Cette démarche de clarification, précise le même communiqué, a permis de se rendre à l’évidence qu' « il existe des documents susceptibles de prouver la véracité des faits dénoncés » et qu’à l’interne,
« la direction générale du BUBEDRA a entrepris des vérifications internes pour la manifestation de la vérité… ». De même, l’autorité de tutelle, en l’espèce, le ministre en charge de la Culture aurait elle aussi
« commis l’Inspection générale du ministère aux fins d’investigation ».
Il n’en fallait pas plus pour ameuter les acteurs culturels qui y ont vu une manière d’accroître leur misère déjà trop ambiante. D’où l’appel au calme des responsables de la CBAAC qui ont exhorté au calme leurs membres, le temps que la lumière y soit faite. En tout cas, précise le communiqué, ladite confédération, assez préoccupée par le mieux-être des acteurs culturels, « n’acceptera d’aucune façon que des malversations restent impunies ».

Culture 10 juil. 2015


Audiences du président de la République: Le groupe Bolloré rassure sur ses travaux ferroviaires

Le président de la République s’est entretenu, hier mardi 7 juillet, avec une délégation de Bolloré Africa Logistics. Le groupe français rassure sur les travaux de réhabilitation de la voie ferrée Cotonou-Parakou.

Le directeur général des chemins de fer du groupe Bolloré Thierry Ballard a d’abord tenu à démentir les allégations de certains médias faisant état d’un refus de parrainage par le président français François Hollande, de la signature de la convention de la Boucle ferroviaire. « Rien n’a été prévu en termes de signature de convention. Tout ce qui a été dit n’est pas exact », dément-il. Les travaux de construction de la ligne Cotonou-Pahou vont bon train, rassure Thierry Ballard. «Nous avons déjà approvisionné les rails et les traverses. Les équipes sont déjà sélectionnées et sont en train de s’implanter», souligne-t-il, ajoutant que les travaux démarreront effectivement en septembre prochain.
Le directeur général des chemins de fer dit avoir aussi enregistré la requête du chef de l’Etat de voir parallèlement le lancement de la construction de la voie ferrée Parakou-Malanville. Il indique que ce tronçon sera également lancé pour le bonheur des populations du septentrion. La situation des agents de l’ex-OCBN préoccupe également le chef de l’Etat. « Des mesures sociales seront prises en faveur de tout le personnel de l’ex-OCBN qui va être pris en charge par Benirail. Nous savons qu’il y a des arriérés salariaux. Nous allons subvenir à ces arriérés dans le cadre de la nouvelle société», rassure Thierry Ballard.
Le président de la République a également reçu les responsables de la société nigériane Genesis Energies, désireuse de construire une centrale électrique au Bénin. Un mémorandum d’entente a été signé hier sur la mise en œuvre du projet.
Selon Spéro Mensah, ministre en charge de l’Energie, ce protocole d’accord permettra d’ouvrir les discussions pour la signature d’un contrat de fourniture en B.O.T d’une centrale de 20 Mw sur le site de Maria Gléta. «L’objectif, c’est d’avoir des capacités additionnelles à des coûts compétitifs. C’est un premier pas vers la stratégie mise en place. Nous comptons signer ce contrat dans deux mois au plus tard, et rendre la centrale disponible six mois plus tard», conclut-il.

Actualités 07 juil. 2015


Approche par compétence (APC): Des inspecteurs parlent des difficultés de mise en œuvre

En vigueur au Bénin depuis quelques années, l’Approche par compétence (APC), caractéristique des situations d’apprentissage dans les établissements scolaires, fait parfois l’objet de critiques acerbes et la baisse actuelle du niveau des apprenants est imputée au contenu des programmes d’études. Mais les inspecteurs Désiré Guédémè et Barnabé Dégon, respectivement chefs des circonscriptions scolaires de Toffo et d’Allada, estiment qu’il convient plutôt d’évoquer des difficultés de mise en œuvre.

Le programme d’études en vigueur au Bénin depuis quelques années et qui d’ailleurs est sujet à polémique n’est pas mauvais, à en croire des acteurs du secteur éducatif. Cette approche consiste en une stratégie par laquelle l’enseignant amène l’apprenant à découvrir le savoir lui-même en participant au processus de sa construction, estiment ces derniers.

Pour les inspecteurs du premier degré Désiré Guédémè et Barnabé Dégon, l’Approche par compétence (APC) n’est pas mauvaise et n’est pas responsable de la baisse de niveau des apprenants dont parlent certains. Selon eux, il faut plutôt parler de difficultés de mise en œuvre de l’approche par compétence. Désiré Guédémè, chef de la circonscription scolaire de Toffo, indique que « Le programme est élaboré de telle sorte qu’il n’admet pas que l’on fasse du colmatage, du bachotage ni du saupoudrage ». Ce qui impose, souligne-t-il, qu’il faille suivre rigoureusement tout ce qui est prévu.
Son collègue de la circonscription scolaire d’Allada, Barnabé Dégon, en bon apologiste de cette approche, insiste sur le fait que les programmes sont bons. Prenant l’exemple des champs de formation, il retient que l’élève qui aura bien suivi ses programmes va émerveiller à partir des classes du CE1 et CE2. Ainsi, selon lui, le véritable problème se situe au niveau des grèves qui perturbent l’évolution dans les programmes. Il estime que les syndicalistes se sont très tôt levés contre ces programmes avec des préjugés. Or, soutient-il, ces programmes nécessitent un peu plus d’effort de la part des enseignants. C’est cet effort qu’ils éviteraient en se réfugiant derrière le syndicalisme. « Certains enseignants ne sont pas sincères », relève Barnabé Dégon. Comparant l’ancien système d’enseignement au nouveau, il fait savoir qu’avant c’était plus facile d’enseigner le périmètre. Mais avec l’Approche par compétence, c’est un peu plus compliqué. L’enseignant doit partir du vécu de l’apprenant, de son environnement familier pour l’amener à découvrir. « Tous nos programmes de la Maternelle au Cours moyen deuxième année partent toujours des situations quotidiennes », précise le chef de la circonscription d’Allada. Ainsi, on peut partir des jouets pour enseigner la notion de rectangle. De même, pour enseigner les mesures agraires, dit-il, l’APC recommande que l’on puisse partir du lotissement qui est une opération où l’on fait usage des notions de mesures agraires. Il soutient que cette stratégie est intéressante du fait que l’enfant, croyant jouer, acquiert enfin le savoir.

Des aspects à polémique

Mais Barnabé Dégon reconnaît que des experts canadiens du projet Teacher Motivation and Training (TMT) ont indiqué que l’Approche par compétence est très mal appliquée au Bénin. Celui-ci dénonce alors une certaine précipitation dans la mise en œuvre du programme ainsi qu’une impréparation. Ces programmes, à l’en croire, ne sont pas encore appliqués comme il se doit.
Pour sa part, Désiré Guédémè note que les programmes sont denses et contraignants. Dès lors, il craint qu’on ne puisse les terminer. Cela conduit souvent à des situations de tension entre les directeurs d’école et les enseignants. A titre d’exemple, il prend le cas de la planification des activités pédagogiques au niveau d’une classe par un enseignant. A cause de la densité, cela peut prendre banalement une semaine. « Cela impose aux enseignants d’écrire en détail le déroulement du cours. Avant la planification tenait en une feuille de cahier mais aujourd’hui, cela couvre quatre feuilles » signale-t-il. Car, il faut suivre les étapes prescrites pour chaque champ de formation, explique-t-il.
Par contre, Barnabé Dégon estime que les difficultés ne doivent pas être imputées à la densité des programmes. Par rapport aux griefs relatifs à la non-maîtrise de l’écriture, de la lecture par les apprenants aujourd’hui, il répond également que la faute n’est pas à imputer aux programmes mais aux enseignants eux-mêmes. « Rares sont les enseignants qui appliquent les stratégies de façon soignée à 50% », avance-t-il. Dans ces conditions, soutient-il, les lacunes qu’on note aujourd’hui chez les apprenants s’expliquent par le fait qu’en passant en classe supérieure, ils ont à peine le tiers du profil requis. Et cela se répète chaque année jusqu’à ce que l’enfant atteigne le CM2. Cette situation est plutôt due, répète-t-il, aux mouvements de grève et à la mauvaise foi des enseignants qui ne veulent pas se conformer aux principes de l’APC.

Education 07 juil. 2015


Plusieurs mois après l’incendie qui l’a décimé: L’espace culturel « Agbodo » d’Apollinaire Pèdé renaît de ses cendres

Le monde culturel et nombre de ses acteurs ont suivi avec émoi et effroi, le drame qui a frappé il y a quelques mois, l’espace culturel « Agbodo » sis à Adandokpodji dans la commune d’Abomey. Quelques mois après, les ruines cèdent déjà place à une nouvelle construction.

Apollinaire Pèdé, marchant à pas rassurant sur des caillasses derrière des ouvriers qui s’échinent à la tâche. Cette scène a de quoi épater, surtout ceux qui ont vécu il y a quelques mois, le drame qui a frappé cet acteur culturel. L’année dernière, un incendie avait dévasté l’ensemble des ateliers, de même que toutes les collections du sieur Pèdé. L’artiste en avait perdu la voix. On se rappelle même la vive émotion avec laquelle il contait cet épisode qui a fait basculer sa vie et sa carrière. A juste titre, parce que ce drame ne pouvait pas choisir pire moment ! En dehors de ces outils et objets de travail, de ses biens personnels et autres objets précieux et de grande valeur ramenés de ces nombreux voyages et séjours à travers le monde, l’artiste avait surtout perdu dans le temps, l’essentiel de l’exposition grandeur nature qu’il préparait pour un musée en France. Plus qu’un simple incendie, c’était donc toute une vie artistique qui était partie en fumée. Et comme il est de notoriété sous nos cieux, les cris de cœur et autres appels à la détresse d’Apollinaire Pédé n’ont pas vraiment eu de suites favorables. L’artiste, pourrait-on dire a été abandonné à son sort.

Mais le beau temps s’installant après la tempête, les ruines s’éclipsent à petits coups. L’homme a entrepris depuis peu la reprise de sa bâtisse, pour s’y réinstaller et reprendre à nouveau ses activités. Là encore, il faudra patienter, les travaux n’étant qu’à leurs débuts. Mais ce qui est heureux, c’est de voir que l’atelier « Agbodo » pousse à nouveau et que les cendres et les murs noirs, les toits brulés… bref la ruine qui s’est installée depuis plusieurs mois est enfin en train de disparaître. Nouvelle bâtisse certes, mais cela ne restituera pas la vraie perte engendrée par ce drame. Car, bien plus qu’une simple construction, c’est autour des objets artistiques et autres biens culturels perdus que demeure l’émotion. Aux heures chaudes du drame, Apollinaire Pèdé qui se refusait de pleurer sur le lait renversé, s’était contenté au cours d’un entretien à nous accordé de s’en remettre à Dieu. «Le pire aurait pu arri-
ver», s’était-il exclamé tout émotif. Une émotion qui se comprend, lorsqu’on sait que l’artiste qui venait de congédier ses ouvriers et collaborateurs après une rude journée de travail, poursuivait tout seul ses travaux, instant où survînt une coupure d’électricité. Et c’est à ce moment-là qu’il a entrepris d’aller dîner, le temps de revenir travailler nuitamment comme à ses habitudes. La suite, on la connaît. C’est qu’il n’y a jamais eu de suite et il n’y en aura plus jamais. Sauf peut-être dans les nouveaux locaux actuellement en construction de l’atelier «Agbodo». Lequel, érigé sur les ruines de l’ancien qui s’apparentait plutôt à un musée privé ne pourrait plus dégager la même vigueur culturelle, puisque émanant de vestiges et diminué des objets de valeur, des collections ramenées de dizaines de voyage et travaux à travers le monde et qui jadis faisait la fierté de cet atelier. Reste à savoir si l’artiste lui-même, à la suite de ce choc aura la même inspiration qu’on lui connaît depuis des décennies. Car, faut-il le rappeler, Apollinaire Pèdé qui passe pour un homme discret, est néanmoins l’homme à qui l’on doit les premiers bas-reliefs réalisés à la présidence de la République, sans oublier ceux de la place du Non-retour de Ouidah qui portent sa griffe à côté de celles d’autres artistes.

Culture 06 juil. 2015


Audience à la présidence de la République:Le dossier de l’aéroport de Glo-Djigbé relancé

Le président de la République a reçu, vendredi 3 juillet dernier en audience la ministre sud-africaine des Transports, avec qui il a évoqué la reprise des discussions sur le projet de l’aéroport de Glo-Djigbé.

Le dossier de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé est relancé avec les Sud-africains. Vendredi dernier, Elizabeth Dipuo Peters, ministre sud-africaine des Transports a rencontré le président de la République pour lui faire le point du processus de concrétisation de ce projet important pour le gouvernement. « Nous avons rendu compte au chef de l’Etat de ce que nous voulons aller très vite pour concrétiser ce projet. Nous venons de signer lors de notre séjour, deux accords importants sur la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé et les questions connexes aux transports. Nos experts ont mis en place une équipe technique bilatérale pour faire avancer les discussions», indique-t-elle. La ministre sud-africaine des Transports souligne que le financement est déjà disponible pour la réalisation des études de faisabilité. «Le projet de l’aéroport de Glo-Djigbé sera un catalyseur pour les activités aéroportuaires non seulement pour le Bénin mais aussi pour l’ensemble des pays de la sous-région ouest-africaine», conclut-elle.
Le président de la République s’est également entretenu avec André Rougé, directeur du développement de Bouygues. Il dit avoir rendu compte à Boni Yayi des avancées enregistrées sur les études concernant les grands projets à travers lesquels le groupe veut investir au Bénin. Il s’agit notamment de la construction d’un hôpital de référence à Cotonou, la construction d’un quatrième pont dans la capitale économique ainsi qu’un projet autoroutier pour relier le Nigeria. «Le chef de l’Etat suit tous ces projets de très près et nous avons profité de l’arrivée du président François Hollande à Cotonou pour leur donner un coup d’accélérateur», déclare-t-il.

Actualités 06 juil. 2015


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